vendredi 10 octobre 2014

Agnès Marin : perpétuité pour le meurtrier de la collégienne du Chambon-sur-Lignon

Matthieu a été condamné à la réclusion à perpétuité en appel vendredi. La cour d'assises de Riom (Haute-Loire) a confirmé la peine qui lui avait été infligée en première instance, après six heures trente de délibération. La défense du jeune homme âgé de 20 ans, rejugé à huis clos pour le viol et l'assassinat d'Agnès Marin en 2011 en Haute-Loire, avait annoncé avant le verdict si si les jurés se prononçaient pour la perpétuité
«On ne peut pas à la fois reconnaître une altération du comportement, du discernement (de Matthieu au moments des faits, ndlr) comme l'a fait l'avocate générale, comme c'est établi par les expertises, et n'en tirer aucune conséquence sur la peine. Ce n'est pas pensable», a déclaré l'une des avocates de l'accusé, Me Isabelle Mimran, après sa plaidoirie devant la cour d'assises de Riom (Puy-de-Dôme). «Je conseillerai à la famille un pourvoi en cassation», a-t-elle ajouté.

Matthieu avait été
condamné à la perpétuité en juin 2013 par les assises du Puy-en-Velay (Haute-Loire).  Une peine rarissime pour le mineur qu'il était à l'époque des faits et dont il a fait appel. La cour avait alors été au-delà des 30 ans de réclusion réclamés par le ministère public à son encontre.Le 18 novembre 2011, le corps carbonisé d'Agnès Marin, 13 ans, élève de troisième au collège-lycée Cévenol, établissement privé du Chambon-sur-Lignon, avait été retrouvé dans une forêt alentour sur les indications de Matthieu, placé en garde à vue la veille. Outre des violences sexuelles, l'autopsie avait révélé 17 coups de couteau.

L'accusé avait intégré
le collège Cévenol dans le cadre d'un contrôle judiciaire strict après quatre mois de détention provisoire pour le viol, sous la menace d'une arme, d'une camarade de 15 ans, Julie, un an auparavant dans le Gard. Une affaire pour laquelle il est également rejugé à Riom.

«La
ne peut être la surenchère des insuffisances ou des incohérences du système judiciaire. Ce n'est pas possible. Soit on reconnaît qu'effectivement il y a des éléments extérieurs à lui et auquel cas sa peine diminue. Mais on ne fait pas payer sur la de Matthieu les incohérences et les insuffisances qui ont été dénoncées», a martelé son autre avocate, Me Joëlle Diez, allusion aux défaillances du suivi socio-judiciaire de son client, pointées du doigt lors des deux procès.

L'avocate n'exclut pas non plus un recours auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme «car la convention internationale relative aux droits de l'enfant interdit l'enfermement à vie avec aucune chance de sortie pour un mineur».

http://www.leparisien.fr/faits-divers/agnes-marin-perpetuite-pour-le-meurtrier-de-la-collegienne-du-chambon-sur-lignon-10-10-2014-4203029.php

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