L'accusée était jugée en récidive après avoir été condamnée pour un premier infanticide commis en 2002: les assises de l'Ain, déjà, lui avaient infligé 15 ans de réclusion en 2005. Mais elle avait été libérée à mi-peine en décembre 2010, les psychiatres estimant qu'elle "ne présentait pas de risques de récidive".
"Des dysfonctionnements"
"Je n'évacuerai pas la responsabilité de l'institution, car il y a eu aussi dysfonctionnement", avait déclaré l'avocat général dans son réquisitoire, pointant le fait que l'on "n'avait pas vérifié" que Audrey Chabot se soumettait bien au "suivi psychologique" ordonné par la justice dans le cadre de sa libération conditionnelle.
Le 24 mars 2013, le petit ami de cette serveuse de restaurant découvrait un petit corps dans le congélateur du modeste appartement où elle vit à Ambérieu (Ain). Il alertait les gendarmes, qui retrouvaient sur place un deuxième corps congelé.
Placée en garde à vue, Audrey Chabot, "très abattue" selon les enquêteurs, reconnaissait avoir accouché à l'automne 2011 et 2012 à l'insu du père des enfants, qui ne vivait pas avec elle. Deux petits garçons, nés viables, qu'elle avouait avoir noyés dans le bac à douche. Une semaine après sa naissance pour le premier.
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