mercredi 11 mars 2015

Le procès Belmon et deux autres affaires

Une session très attendue de la cour s'assises du Lot s'ouvre demain à Cahors. Trois affaires y sont appelées dont celle dite Belmon : Matthias Belmon, accusé du meurtre de sa sœur, Stéphan, en octobre 2011. Le procès débute lundi 16 mars.
C'est une session exceptionnelle de la cour d'assises du Lot qui s'ouvre demain au palais de justice de Cahors.
Trois procès sont prévus sous la présidence de Michelle Salvan, conseillère à la cour d'appel d'Agen. L'affaire la plus attendue se déroulera du lundi 16 au vendredi 20 mars. Après trois ans et demi d'instruction, Matthias Belmon (35 ans au moment des faits, le 17 octobre 2011), l'architecte cadurcien, accusé d'avoir tué sa sœur Stéphan (31 ans) dans la maison de cette dernière, rue Saint-Urcisse, à Cahors. Accusé d'homicide volontaire, Matthias Belmon risque en théorie la réclusion criminelle à perpétuité. Il sera défendu par Me Georges Catala, l'expérimenté avocat toulousain, lui-même assisté par Me Maud Sécheresse, avocate au barreau de la Gironde. L'avocat général sera le procureur de la République de Cahors, Nicolas Septe, qui a étudié le dossier dans ses moindres détails.
L'avocat cadurcien Laurent Belou représentera la seule partie civile dans ce dossier : la mère de Matthias et Stéphan Belmon, Françoise Belmon, d'une grande dignité durant ces longues années, ne demandera pas de dommages et intérêts. Sa présence à l'audience ne poursuit qu'un objectif : comprendre ce qui s'est passé et défendre la mémoire de sa fille dont elle était si proche.
Ce procès s'annonce hors norme, à plusieurs niveaux. D'abord à cause du statut de la famille frappée. Les Belmon, originaires de Goujounac, sont des gens qui comptent dans le Lot. Travailleur, entrepreneur hors pair, l'architecte Christian Belmon, ancien maire de Goujounac, était brutalement décédé un an avant le meurtre de sa fille.

Un député, un entraîneur de rugby…

Au fil des années, il avait transformé le village de Goujounac, créé son entreprise dans l'immobilier, monté un domaine viticole de référence, sans oublier la carrière qu'il exploitait. Le poids du père sera étudié dans ce dossier qui pourrait révéler bien des surprises. Et pour lequel une soixantaine de témoins, dont le député des Hautes-Pyrénées, Jean Glavany, et manager sportif de l'équipe de rugby d'Agen, Mathieu Blain, ont été cités par la défense. De nombreux experts seront également entendus afin notamment de mieux cerner le profil psychologique de Matthias Belmon.
L'autre dossier «lotois» concerne une affaire de viols et violences entre époux. Michel Maurand, 58 ans, est accusé de viols, viols aggravés et violences aggravées sans incapacité sur son ancienne épouse et une ancienne relation, qu'il aurait commis de 2000 à 2004 et de 2007 à 2010. Son avocate, Me Sophie Lagarde (du barreau du Lot-et-Garonne) est explicite : «Je conteste formellement les faits reprochés à mon client. C'est un procès de la morale.» Les défenseurs des deux parties civiles au dossier sont Me Henri Touboul, pour l'ancienne épouse de l'accusé, et Me Emmanuel Gauthier (barreau du Lot-et-Garonne). 18 témoins sont cités dans ce procès qui démarre demain et devrait se finir tard vendredi soir.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/11/2064410-le-proces-belmon-et-deux-autres-affaires.html

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