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C’est derrière les barreaux, après « trois, quatre tentatives de suicide » qu’elle s’est décidée à répondre aux courriers de Djamel pour retrouver un peu d’espoir. Sauf qu’elle n’imaginait pas que cette « correspondance épistolaire » se retrouverait devant la cour d’assises.
« J’ai le droit d’être enceinte si je veux »
« Vous écrivez que vous aimeriez bien être de nouveau enceinte, attaque Marie Grimaud, avocate de l’association Innocence en danger. Parce que vous aimez trop les enfants… » Stupeur dans la salle d’audience. Et énervement dans le box des accusés.Evasive jusque-là, la mère de Fiona s’emporte. « Vous cherchez la p’tite bête, vous allez la trouver, assène-t-elle à l’avocate. Je fais ce que je veux. J’ai le droit d’être enceinte si je veux. J’ai des droits de citoyenne… »
Fiona « tristounette » et parfois « en état végétatif »
Si le but était de susciter une réaction, la manœuvre est réussie. La vérité sur toute cette affaire, elle, attendra encore un peu. Appelé à la barre dans la foulée, Clément, le frère de Cécile Bourgeon n’a fait que confirmer l’horreur. Il a d’abord décrit une petite Fiona « tristounette » et même parfois « en état végétatif ». C’est d’ailleurs à cause de ça qu’il ne parle plus à sa sœur depuis trois ans. Pour autant, il la connaît bien et assure : « Si elle savait [où elle a enterré Fiona], elle le dirait… »En pleurs pour la première fois depuis le début de l’audience, Cécile Bourgeon confirme à sa façon. « J’ai donné tout mon possible pour retrouver ma fille. Vous croyez que je vis bien cette situation ? » Il lui reste dix jours pour tenter de l’améliorer. Tout comme son ancien compagnon, hagard durant toute l’audience, elle risque une peine de trente ans de prison.
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