mardi 6 mai 2014

Le «troisième procès Outreau» se tiendra du 18 mai au 5 juin 2015

Daniel Legrand fils, pourtant acquitté pour des faits de viols, va être jugé devant une cour d'assises des mineurs...
Le fiasco judiciaire n'est pas terminé...
Pendant trois semaines, du 18 mai au 5 juin 2015, la cour d'assises des mineurs d'Ile-et-Vilaine va juger à Rennes Daniel Legrand fils pour des viols présumés, rapporte Le Parisien.
Ce «troisième procès Outreau» risque de rouvrir les cicatrices encore mal fermées de cette douloureuse affaire de pédophilie aux douze enfants victimes et treize accusés acquittés.

Déjà acquitté pour les mêmes faits

Daniel Legrand fils va devoir faire à nouveau face à la justice pour des faits commis alors qu'il était mineur. Il est accusé de viols sur les quatre enfants du couple Badaoui-Delay entre 1997 et 1999 à Outreau (Pas-de-Calais). Il a pourtant été acquitté par la cour d'appel de Paris en 2005.
Mais son procès aurait dû se tenir devant une cour d'assises des mineurs puisqu'il était mineur à l'époque des faits. Au vu du fiasco de cette affaire, personne n'avait eu à redire.
Personne, sauf l'association de défense des enfants Innocence en danger qui a relancé l’affaire du «procès oublié». En juin 2013, le parquet général de Douai a décidé d'audiencer à Rennes ce procès.

http://www.20minutes.fr/societe/1368829-20140506-troisieme-proces-outreau-tiendra-18-mai-5-juin-2015

Quatre morts pour un bouchon de gaz à 3,5€ ?

WITRY-LES-REIMS (51). Au premier jour du procès de l’explosion de gaz de Witry-lès-Reims, l’accusation laisse entendre que les quatre morts auraient pu être évitées par l’achat d’un bouchon à 3,50 euros.
Un miraculé s’avance à la barre. Malgré le souffle reçu de plein fouet, des brûlures au 2e et 3e degrés sur 60 % du corps, un mois de coma et le pronostic initial des médecins qui le donnaient pour mort, Éric Duloquin a survécu à l’explosion de gaz qui a tué quatre de ses voisins à Witry-lès-Reims, le 3  avril  2013, rue de la Neuville. Peu de séquelles visibles, mais une voix fatiguée et l’autorisation de s’asseoir lors de son audition à la barre du tribunal correctionnel de Reims, lundi, au premier jour du procès rassemblant dans une salle des assises bondée trente parties civiles, familles des défunts et locataires de l’immeuble sinistré.

Alcoolisme chronique

L’expert technique interrogé en matinée est formel : l’explosion s’est produite « au milieu de l’appartement de M. Duloquin », la fuite provient de son appartement et le robinet d’arrivée de tuyau de gaz retrouvé dans les décombres « en position grande ouverte, dépourvu de bouchon obturateur » est bien le sien, autant d’affirmations qui devraient être contestées aujourd’hui par la défense.
Sous curatelle de l’Udaf depuis 2007, Éric Duloquin, 51 ans, était connu du voisinage pour être un « alcoolique chronique » . « Un à deux litres de vin rouge chaque jour, plus du mousseux » , avoue-t-il. Les témoignages recueillis par les gendarmes abondent : « Il était saoul tous les jours, du matin au soir »  ; « Il était en permanence dans un état second »  ; « Il ne savait plus se gérer. Il avait des soucis avec le gaz »  ; « Il a déjà laissé sa poêle cramer sur le feu »  ; « J’avais peur qu’il laisse le gaz allumé chez lui. C’est un sujet qui était régulièrement soulevé entre voisins. »
Le médecin traitant d’Éric Duloquin fut alerté par une patiente. Début 2013, il adressait un courrier à l’Udaf : « Je pense qu’il est impératif de supprimer le gaz de son appartement. » Décision fut prise de remplacer l’installation par une cuisinière électrique, et de confier l’intervention à la petite entreprise de Jean-Robert Augustin, Rémois de 54 ans.
Avec la cuisinière récupérée par l’Udaf auprès d’une autre personne assistée qui la vendait 40 euros, l’artisan s’est présenté l’après-midi du 2 avril chez Éric Duloquin pour l’installer. « Quand je suis rentré, M.Duloquin est allé regarder la télévision dans le salon et j’ai vu la gazinière avec un feu allumé sans ustensile dessus. C’est moi qui l’ai éteinte. »
Après avoir fermé la vanne et retiré la gazinière, l’artisan a constaté qu’il n’avait pas de bouchon pour obturer le tuyau d’arrivée. « Je lui ai demandé où se trouvait son compteur de gaz. Il m’a dit qu’il ne savait pas. Je n’ai pas insisté. De toute façon, je n’aurais pas pu lui couper le gaz car il n’aurait plus eu de chauffage ni d’eau chaude. »
Jean-Robert Augustin escomptait revenir poser un bouchon le lendemain. « Il me paraissait saoul », avait-il dit de son coprévenu lors de l’enquête, l’accusation qualifiant ainsi son attitude condamnable en ce sens qu’il ne pouvait qu’avoir conscience du danger à laisser l’installation en l’état avec une personne alcoolisée.
Il dément à la barre : « Je n’avais pas la tête à ce que je disais. Mon corps était là mais mon esprit près des gens sous les décombres. M. Duloquin n’avait aucun signe d’alcoolémie. Je ne pensais pas qu’il allait ouvrir la vanne.
– Pourquoi n’êtes-vous pas allé acheter un bouchon pour revenir le poser le jour même ? », interroge le procureur.
« J’interviens chez des personnes qui n’ont pas trop d’argent. Dès qu’il y a des frais supplémentaires, je dois demander l’autorisation à l’Udaf de les engager. J’avais quitté M.Duloquin vers 17 h 30. Vu l’heure, je n’avais pas pu contacter l’Udaf. Ce n’est pas une question de coût, mais une question de principe. C’est un schéma de travail. J’étais coincé par ce schéma. »
Une vague d’indignation parcourt la salle à l’annonce du prix d’un bouchon  obturateur : « Trois euros cinquante chez Leroy-Merlin ! »

http://www.lunion.presse.fr/region/quatre-morts-pour-un-bouchon-de-gaz-a-3-5-ia3b24n342964

Procès Leulmi : les "doutes" de la première enquêtrice

La gendarme chargée des investigations sur la mort de l'ex-femme de Jamel Leulmi s'expliquait lundi sur les troublantes conclusions de son enquête.

L'enquêtrice chargée des investigations sur la mort de l'ex-femme de Jamel Leulmi en 2007, et qui s'étaient soldées par un classement sans suite, a fait part lundi de ses "doutes" à l'époque des faits, devant la cour d'assises de l'Essonne. "J'ai gardé ce dossier très longtemps et je n'arrivais pas à le clôturer, car j'avais des doutes sur un simple accident de la circulation", a dit la gendarme Marie-Brigitte K, directrice d'une enquête qui avait cependant conclu à un accident de la route avant que les faits ne soient requalifiés en assassinat lors de la réouverture de l'enquête en 2010.
La militaire a indiqué à la barre avoir manqué "d'éléments" pour conclure à l'époque à autre chose qu'à un accident de la circulation après la mort de Kathlyn Vasseur Pontonnier, épouse de Jamel Leulmi, renversée par une voiture sur une route de l'Essonne, le soir du 30 janvier 2007. Décrivant "un veuf accablé et aphone", elle a contesté avoir été "manipulée" par l'accusé, qui avait voulu "créer une intimité qu'(elle) ne souhaitai(t) pas", lui offrant notamment des fleurs, déjeunant avec elle et lui proposant de lui payer un avocat après une agression dont elle avait été victime.

"Erreurs"

Les doutes de cette directrice d'enquête ont surgi à l'époque quand elle a appris que des contrats d'assurance-décès avaient été souscrits par la victime pour des montants très importants. Mais l'enquêtrice n'arrivera pas à suffisamment les étayer pour que les investigations puissent se poursuivre, faisant l'impasse sur des éléments troublants du dossier qui seront mis au jour lors de la reprise de l'enquête en 2010. Des avocats de la partie civile ont ainsi pointé les "erreurs" commises lors de cette première enquête, l'un d'eux, Me Thierry Lacamp, affirmant même que la gendarme avait été "sous l'emprise de Leulmi".
Interrogée par un avocat sur la remise en cause de son enquête, la gendarme a indiqué à la barre : "C'est difficile, mais ça le restera moins que d'avoir l'impression d'être passé à côté de quelque chose." Soupçonné d'avoir assassiné sa femme et tenté de tuer une seconde compagne pour toucher des millions d'euros en assurance-décès, Jamel Leulmi est jugé depuis le 28 avril par la cour d'assises de l'Essonne. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

http://www.lepoint.fr/societe/proces-leulmi-les-doutes-de-la-premiere-enquetrice-05-05-2014-1819218_23.php

Oscar Pistorius «brisé» par son geste

Le champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius était «brisé» après avoir tué sa petite amie, ont témoigné hier deux personnes présentes immédiatement après le drame en février 2013, à la reprise du procès pour meurtre du sportif après deux semaines d'interruption.
Johan Stander, gérant de la résidence fortifiée de la banlieue de Pretoria où habitait l'athlète, est la première personne qu'il a appelée après avoir abattu sa petite amie Reeva Steenkamp.
Très ému, il a dit avoir reçu un appel du sportif à 3h18 le matin du meurtre : «Oom (oncle) Johan, s'il te plaît, s'il te plaît, viens chez moi, j'ai tiré sur Reeva, je croyais que c'était un intrus !»
Accouru sur les lieux avec sa fille Carice Viljoen, il dit être entré chez Oscar Pistorius par la porte entrouverte. «Nous avons vu Oscar Pistorius descendre les escaliers avec Reeva dans ses bras. (…) Il a eu l'air soulagé quand il nous a vus.» Il était en larmes, demandant de l'aide pour emmener sa victime à l'hôpital, a témoigné Johan Stander. «Il criait, il pleurait, il priait…», a ajouté le témoin.
Oscar Pistorius a d'abord affirmé qu'il avait tiré sur un intrus, avant de dire qu'il avait simplement fait feu sur la porte des toilettes sans réfléchir, sous le coup de la panique. Une nouvelle prolongation n'est pas à exclure, d'autant que l'accusation pourrait appeler de nouveaux témoins.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/05/06/1876044-oscar-pistorius-brise-par-son-geste.html

Béziers : la jeune fille de bonne famille et le bad boy devenus des braqueurs

Le 29 avril, le garçon avait choisi sa cible boulevard de la Liberté, à Béziers (Hérault). 
Elle est fille de notable, lui est issu d’un milieu familial plus difficile, avec un père violent.
Tous deux ont un casier judiciaire vierge. Et pourtant, le 29 avril dernier, vers 11 h 30, le garçon de 25 ans, casque de moto sur la tête, le visage caché par des lunettes et une écharpe, entre dans un tabac presse de l’avenue de la Liberté, à Béziers (Hérault). Derrière le comptoir, la gérante et sa mère. Le braqueur menace les femmes d’un pistolet. La maman croit à une blague.
peux tirer
"J’ai l’air de plaisanter, lance le jeune homme calmement, en mettant en joug la maman, je peux tirer". Il se fait remettre 180 € et trois paquets de cigarettes. Il ressort. Une jeune fille est en train de l’attendre sur un scooter en pianotant sur son téléphone portable, tranquillement elle aussi. Les jeunes gens s’enfuient sur le scooter et sèment une patrouille de police.
Grâce au scooter personnalisé, on remonte à la mère du truand. Il est arrêté avec sa complice. Tous deux reconnaissent les faits. "Je savais ce qu’il voulait faire, j’ai essayé de l’en dissuader mais il a insisté, je l’ai suivi", explique la jeune fille, âgée de 19 ans, en apprentissage dans un restaurant de la ville, où travaille également son petit ami.
Trois ans et quatre ans requis
"Je suis parti faire un braquage, je ne savais pas encore où, je suis passé et j’ai vu le magasin vide, explique le prévenu en larmes, je ne sais pas ce qui m’a pris, j’étais à découvert, je vivais sur le dos de ma mère, j’avais aussi des problèmes d’alcoolisme et de personnalité.
"Rien n’excuse ces faits qui relèvent du crime et des assises et qui ont été disqualifiés en vol en réunion avec violence, rétorque le parquet, leur facilité à passer à l’acte et leur calme sont sidérants ils ont tout préparé ! Ensuite, ils rentrent et reprennent le cours de leur vie. Aujourd’hui il pleure mais je doute qu’il ait pris conscience de la gravité de son acte". Il requiert trois ans d’emprisonnement pour la prévenue et quatre ans pour le jeune homme.
Sursis pour la prévenue, trois ans pour le garçon
"Le ciel me tombe sur la tête en entendant ces réquisitions", s’émeut Me Desruelles, l’avocat de la jeune fille. Pour lui, il s’agit d’une histoire d’amour qui a mal tourné : "C’est une femme amoureuse qui rencontre un bad boy. Elle est montée sur ce scooter pour le dissuader. Pourquoi n’est-elle pas partie ? Elle aurait eu l’impression de le trahir. elle a été placée en garde à vue elle a pris conscience de tout".
Me Castan démontre "l’amateurisme le plus total et le parcours de vie délicat de mon client, Il n’a pas sa place en prison. Sinon, quand il sortira, on aura un marginal de plus".
La jeune fille a été condamnée à un an de prison avec sursis et le jeune homme à trois ans avec maintien en détention.

http://www.midilibre.fr/2014/05/05/la-jeune-fille-de-bonne-famille-et-le-bad-boy-devenus-des-braqueurs,857041.php

lundi 5 mai 2014

Laon: Lewis Peschet jugé aujourd’hui pour la prise d’otage

Lewis Peschet, meurtrier présumé de la jeune Sonia Brunbrouck, sera jugé ce lundi pour avoir pris en otage un surveillant de la maison d’arrêt de Laon le 13 avril dernier.

Il n’a pas encore eu l’occasion de s’expliquer publiquement, mais les premiers mots de Lewis Peschet ne concerneront pas le crime dont il est accusé mais la prise d’otage survenue le 13 avril dernier au sein de la maison d’arrêt de Laon. Sa parole est attendue, déjà pour comprendre la psychologie d’un garçon attiré par la mort et incarcéré pour avoir froidement tué sa camarade de 17 ans en avril 2012.
« Si je fais un truc de fou, est-ce que tu vas me prendre au sérieux ? » avait lancé le jeune homme de 19 ans à un gardien. Il a ensuite sorti une arme artisanale, (un stylo avec une lame de ciseaux attaché à l’extrémité) avant de déclarer : « Je te prends en otage ! Je veux voir la direction, je veux être transféré. Si tu bouges, je te plante. »
Après de longues minutes de négociation, il avait pu être maîtrisé avant d’être placé en garde à vue. Cette prise d’otage avait provoqué la colère des gardiens qui avaient bloqué la maison d’arrêt pendant une journée.
Ce prisonnier pas comme les autres avait été présenté en comparution immédiate mais l’affaire a été renvoyée. Le jugement sera donc rendu dans l’après-midi. La peine sera assurément anecdotique comparée à celle qu’il risque au cours de son procès en cour d’assises prévu fin septembre.

http://www.aisnenouvelle.fr/region/laon-lewis-peschet-juge-aujourd-hui-pour-la-prise-d-otage-ia16b111n60283

Ouverture du procès de l'explosion de l'immeuble de Witry-lès-Reims, en 2013

Le procès du locataire et de l'artisan soupçonnés d'être à l'origine de l'explosion de l'immeuble de Witry-lès-Reims (Marne) qui avait fait quatre morts en avril 2013 s'est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Reims.
Le locataire de l'appartement d'où est partie l'explosion, un homme sous curatelle âgé de 51 ans, a pris place sur le banc des prévenus, tête baissée, fixant le sol, devant une salle comble, composée des familles des victimes et de nombreux habitants de l'immeuble.
Il est poursuivi pour homicides et blessures involontaires par imprudence.
"C'est lui aussi une victime", a seulement affirmé à l'AFP son avocate Christine Cordier-Dumetz.
Le deuxième prévenu, un artisan de 54 ans vêtu d'un strict costume sombre, est quant à lui poursuivi pour homicides et blessures involontaires par manquement délibéré à une obligation de sécurité concernant la conduite de gaz dans l'appartement du locataire.
Les deux hommes encourent chacun jusqu'à trois ans de prison.
"Ce que nous souhaitons ce sont déjà des condamnations, la hauteur des peines n'est pas une priorité", a estimé l'avocate Agnès Mercier qui représente 18 locataires qui se sont portés parties civiles.
Le 3 avril 2013 à l'aube, l'explosion avait ravagé un immeuble HLM de la commune située à une dizaine de kilomètres de Reims, tuant quatre personnes de la même famille, un couple de 30 et 34 ans et leur enfant de 4 ans, ainsi que leur oncle âgé de 50 ans qui vivait dans un autre appartement.
La façade avait été entièrement détruite par la déflagration. Le souffle avait projeté des débris sur une centaine de mètres, endommageant au passage quelques vitrines de commerces situés au centre de ce petit quartier HLM.
Le locataire de l'appartement théâtre de la déflagration avait fait l'objet de plusieurs signalements en raison de négligences dangereuses avec sa gazinière. Son curateur avait décidé de lui octroyer un matériel électrique.
Selon les enquêteurs, l'artisan avait négligé de placer un bouchon obturateur de gaz en remplaçant la gazinière par une cuisinière électrique. Le locataire en état d'ivresse a ouvert la conduite, probablement par inadvertance, provoquant l'explosion.
Le locataire avait été très grièvement brûlé. Il était resté plusieurs semaines dans le coma.
Le procès doit s'achever mardi en fin de journée.

http://www.lepoint.fr/societe/

Justice: l'audition libre va être réformée - 05/05

Reprise du procès Pistorius après deux semaines d'interruption

Après deux semaines d'interruption, le procès pour meurtre du champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius a repris lundi matin avec l'audition de la première personne arrivée sur les lieux après les faits, le 14 février 2013.

C'est une audition très attendue au premier jour de la reprise du procès d'Oscar Pistorius après deux semaines d'interruption. Johan Stander, gérant de la résidence fortifiée de la banlieue de Pretoria où habitait l'athlète, est la première personne qu'il a appelée après avoir abattu sa petite amie Reeva Steenkamp, au matin de la Saint-Valentin. Johan Stander faisait partie de la longue liste de témoins de l'accusation, mais il n'a pas été appelé à la barre. C'est finalement la défense qui l'a cité lundi.

Emu, il a été interrogé par l'avocat Kenny Oldwadge, et pas par le ténor du barreau Barry Roux, le chef de l'équipe de défense de Pistorius. Il a dit avoir reçu un appel du sportif à 03H18 (01H18 GMT) le matin du meurtre: "S'il te plaît, s'il te plaît, viens chez moi, j'ai tiré sur Reeva, je croyais que c'était un intrus!"Arrivé sur les lieux, il a trouvé un Pistorius en larmes, demandant de l'aide pour emmener sa victime à l'hôpital. "C'est comme s'il était déchiré... brisé, désespéré, implorant..."
 
Quatre balles super-puissantes
Oscar Pistorius, 27 ans, risque une peine incompressible de 25 ans s'il est reconnu coupable de l'assassinat de Reeva Steenkamp, un mannequin de 29 ans qu'il connaissait depuis trois mois quand il l'a abattue à 03H17 le 14 février 2013, alors qu'elle était aux toilettes. Le procureur Gerrie Nel pense que le jeune couple, dont la relation était déjà passablement agitée, se disputait encore, qu'elle voulait rentrer chez elle et que Pistorius l'a poursuivie. C'est en toute conscience, pense-t-il, que l'athlète a tiré quatre balles super-puissantes sur la porte des toilettes dans lesquelles elle s'était réfugiée pour échapper à sa colère.

Le tribunal de Pretoria s'est pour le moment donné jusqu'au 16 mai pour en finir avec cette longue série d'audiences qui tiennent l'Afrique du Sud en haleine depuis le 3 mars. Mais l'accusation pourrait jouer les prolongations en appelant de nouveaux témoins. Le verdict ne sera pas prononcé immédiatement après la fin de ces audiences. Le procureur Gerrie Nel et l'avocat Barry Roux devront ensuite transmettre leurs conclusions écrites à la juge Thokozile Masipa. Celle-ci pourrait ensuite prendre plusieurs semaines avant de rendre une décision.
 

dimanche 4 mai 2014

Accusé de tentative de meurtre et libéré deux fois...

Un Toulousain de 27 ans, soupçonné de tentative de meurtre sur le pizzaïolo du Milano, route de Launaguet, à Toulouse, va bénéficier d'une seconde remise en liberté.
Ouicem A., ce Toulousain de 27 ans, mis en examen pour la tentative de meurtre sur un pizzaïolo de l'enseigne le Milano, le 5 décembre 2013, route de Launaguet, à Toulouse, va bénéficier d'une deuxième remise en liberté dans cette même affaire. Cette homme était sorti de prison,une première fois, le 27 décembre 2013 et placé sous contrôle judiciaire. Interpellé en janvier en possession de produit stupéfiant, il est reparti en détention pour un mois. Mais sa peine se prolonge, dans le dossier de la tentative de meurtre, en raison de la violation de son contrôle judiciaire liée à sa première libération. Dernièrement, le commerçant victime et pris pour cible par du 11.43 lors de l'attaque du 5 décembre aurait refusé une confrontation dans le bureau de la juge d'instruction avec Ouicem A. Ce dernier aurait été vu dans la voiture des assaillants, en compagnie d'un autre individu, écroué dans cette affaire. «Notre client a toujours indiqué qu'il ne se trouvait pas sur les lieux de cette tentative de meurtre, ce 5 décembre 2013. Un autre témoin de la scène ne le reconnaît pas», précisent les avocats de Ouicem A., Mes Alexandre Martin et Emmanuellle Franck. Face à un dossier visiblement affaibli, la défense du mis en cause a donc obtenu de la juge d'instruction la remise en liberté de cet homme qui devrait intervenir dans les prochains jours. C'est la seconde fois que ce même suspect est libéré dans ce dossier criminel. Dans le sillage de cette affaire, les enquêteurs du SRPJ travaillent toujours sur les coups de feu devant le salon de coiffure, le 4 décembre, dans le quartier des Izards. Coups de feu qui auraient visé l'un des principaux suspects accusés des tirs sur le commerçant du Milano, le lendemain, et arrêté quelques jours plus tard. Ces représailles ont-elles un lien avec les meurtres de Nabil Bennani, 19 ans, tué d'une rafale de kalachnikov, le 8 décembre, aux Izards, et de Miloud Nemar, 25 ans, abattu devant le Milano, le 21 janvier d'un tir de fusil à pompe ? Ce dernier meurtre est entre les mains des magistrats de la juridiction interrégionale spécialisée de Bordeaux, en charge de la criminalité organisée. La piste d'un règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants, entre deux clans rivaux, est toujours étudiée. Même si les deux jeunes victimes n'étaient pas connues dans le milieu des trafiquants de drogue.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/05/04/1874689-accuse-de-tentative-de-meurtre-et-libere-2-fois.html

samedi 3 mai 2014

Tarbes. L'ex-artisan a démoli son épouse

«Ça fait cinq ans que je ne couche plus avec ma femme. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ?» interroge ce plombier en retraite. Et de répondre lui-même : «Si à la maison il n'y en a pas, il faut bien trouver ailleurs». Aussi, en 2009, quand son épouse s'absente plusieurs mois pour s'occuper de son petit-fils, il noue une relation avec la voisine.
Depuis, le couple bat de l'aile. Les disputes, vexations et violences psychologiques s'enchaînent. «Ma mère est obligée de s'acheter à manger. Il fait tout pour qu'elle ne se sente plus chez elle et quitte le domicile… Il a menacé de faire sauter la maison, a cassé du mobilier… Ces violences sont destructrices pour ma mère». La présidente Élisabeth Gadoullet cite le témoignage de la fille du couple. Puis, il y a eu les faits du 7 mars dernier. Une nouvelle dispute éclate. Il attrape sa femme par les cheveux, lui serre violemment le bras et la blesse en lui arrachant ses lunettes. Elle parvient à avertir sa sœur qui alerte la police. Pour Me Chambeyron, conseil de l'épouse, cet épisode violent n'est pas le plus grave. «Depuis 2009, tous les jours, ce qu'elle a vécu est insupportable. C'était une entreprise de démolition. Il attendait qu'elle craque… Voire, comme elle était malade, il espérait une autre issue». Pour Annie Servat, substitut du procureur, «les violences sont caractérisées» ainsi que la volonté d'humilier son épouse. L'avocate du plombier plaide d'abord le contexte. «Ils n'ont pas su gérer la retraite de l'un et de l'autre. Il n'y a plus rien dans le couple. Les esprits s'échauffent, les mots fusent… C'est la première fois qu'il y a eu des violences physiques. Ce sont des violences ponctuelles et il n'y avait pas de volonté de les commettre… On ne se trouve pas face à un bourreau. C'est juste un couple triste qui n'arrive plus à communiquer». Le tribunal a condamné son client à rembourser les lunettes (662 €), à une amende de 1.500 € dont 1.000 € avec sursis et à verser 1.000 € de préjudice moral à son épouse.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/05/03/1874238-l-ex-artisan-a-demoli-son-epouse.html

vendredi 2 mai 2014

Affaire Neyret: 18 et 12 ans de prison pour les deux personnages centraux du trafic

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné à 18 et 12 ans d’emprisonnement les deux personnages centraux d’un trafic de stupéfiants démantelé en 2010 lors de la saisie de 111 kg de cocaïne à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), point de départ de l’affaire Neyret.
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet concernant Gilles Tepie, multi-récidiviste de 42 ans, considéré comme le cerveau de ce trafic et condamné à 18 ans d’emprisonnement (assorti d’une période de sûreté de 12 ans) ainsi qu’à une amende d’un million d’euros.
M. Tepie est actuellement incarcéré au Venezuela où il a été condamné à 16 ans de prison, également pour trafic de stupéfiants. L’autre grande figure du dossier, Yannick Dacheville, 34 ans, a été condamné à une peine de 12 années d’emprisonnement, assortie d’une période de sûreté de 8 ans, ainsi qu’à une amende d’un million d’euros.
Le tribunal n’a, dans ce cas, pas suivi le ministère public, dont la représentante avait demandé une peine de 16 années de réclusion. Surtout connu pour son implication dans la fraude à la TVA sur le marché des quotas de carbone, M. Dacheville aurait été le financier du trafic, libérant les fonds pour acheter la marchandise.
C’est par M. Dacheville que le nom de Michel Neyret est entré dans le dossier, jusqu’à provoquer la chute de l’ancien numéro 2 de la police judiciaire de Lyon. Par l’entremise de Gilles Bénichou, soupçonné d’appartenir au milieu lyonnais, M. Dacheville aurait obtenu de M. Neyret des informations relatives aux enquêtes menées sur lui par la police.
Ancienne icône de la police lyonnaise, il a été révoqué en septembre 2012 par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Son affaire est toujours à l’instruction à Paris. M. Dacheville n’était pas présent au procès. Il vit depuis plusieurs années à Dubaï et fait l’objet d’un mandat d’arrêt.
C’est depuis le Venezuela qu’auraient été importés en France les 111 kg de cocaïne saisis en novembre 2010 à Neuilly, au domicile d’une princesse saoudienne. La valeur marchande de cette saisie était d’environ 25 millions d’euros. Outre MM. Tepie et Dacheville, le tribunal a prononcé des peines d’emprisonnement allant de deux à sept ans contre quatre des six autres personnes jugées dans cette affaire.

http://www.ledauphine.com/france-monde/2014/05/02/affaire-neyret-18-et-12-ans-de-prison-pour-les-deux-personnages-centraux-du-trafic

Une mère et ses fils aux assises pour le meurtre d'un père alcoolique et violent

Aujourd'hui débute le procès aux assises de Paris d'une mère et de ses deux fils, jugés pour le meurtre à Noël 2003 du père de famille, alcoolique et violent.

Une mère de 53 ans et ses deux fils de 30 et 37 ans comparaissent à partir d'aujourd'hui aux assises de Paris pour le meurtre à Noël 2003 du père de famille, alcoolique et violent.

Le corps de la victime avait été découvert par des promeneuses en février 2004, enterré dans un bois à Guigneville-sur-Essonne. Mais c'est seulement en 2010 que les enquêteurs ont fait le rapprochement et identifié le corps.
La disparition d'Aldo Buzzetti n'avait été signalée que quelques mois plus tôt par la fille, issue d'un premier lit. Un signalement tardif car il pouvait arriver à cet homme de ne pas donner de nouvelles pendant de longues périodes.
A Noël 2003, le père de famille rentre ivre à son domicile parisien, au lieu d'avoir consacré sa soirée au petit dernier du couple, alors âgé de trois ans. Une violente dispute éclate. Puis il demande à sa compagne des comprimés contre le mal de tête. Elle lui donnera des somnifères.
Etranglé avec un cable électrique
Après un changement de version durant l'instruction, où la mère a voulu endosser, malgré des invraisemblances dans le récit qu'elle avait livré, la responsabilité du meurtre de son compagnon pour protéger son fils Stéfano, avec qui elle avait une relation fusionnelle, ils ont fini par revenir à leurs déclarations initiales. Ainsi, ce dernier a reconnu avoir étranglé son père avec un câble électrique.
Stéfano "a systématiquement pris un rôle de bouclier, de protecteur de sa mère", explique son avocate, Me Laurence Levy, soulignant le "climat de violence familiale extrême" qui régnait au sein du foyer. Quand il s'interposait pour protéger sa mère, il subissait lui aussi les coups du père.
Après le meurtre, Stéfano avait appelé son demi-frère, né d'une précédente union de sa mère. Ce dernier, élevé par sa mère et son beau-père, avait quitté six ans auparavant le domicile familial et l'atmosphère étouffante qui y régnait et fondé une famille.
La réclusion criminelle à perpetuité encourue
Mis devant le fait accompli, il avait accompagné Stéfano dans la forêt pour creuser un trou, avant d'y revenir pour y enterrer le corps, sans réellement l'aider dans cette entreprise.
Ensuite, ils avaient prétendu que le père de famille était parti en Italie, où il avait des attaches.
Stéfano, poursuivi pour meurtre sur ascendant, encourt la réclusion criminelle à perpétuité, tout comme sa mère, qui comparaît quant à elle pour complicité. Poursuivi pour recel de cadavre, l'autre fils, le seul à comparaître libre, encourt deux ans de prison.
Les avocats de ce dernier et de sa mère n'ont pas souhaité s'exprimer avant le procès, qui doit se dérouler jusqu'au 9 mai.
Stéfano purge une peine de 13 ans de réclusion criminelle pour violences
volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur sa petite amie en juillet 2005. Le corps de la victime avait été retrouvé découpé en plusieurs morceaux coulés dans du béton dans la rivière Essonne à Guigneville, non loin du lieu où le corps d'Aldo Buzzetti avait été enterré environ un an et demi auparavant.
 

Bailleur HLM accusé de discrimination raciale : jugement ce vendredi

L'un des plus gros bailleurs sociaux d'Ile-de-France, Logirep, saura ce vendredi si le tribunal correctionnel de Nanterre le condamne pour avoir refusé en 2005 un logement à un homme au motif qu'il était noir et avoir procédé à un "fichage ethnique" de ses locataires.
Une amende de 50 000 € avait été requise à l'audience, le 7 mars dernier, par le parquet qui avait également demandé l'effacement des données relatives aux origines ethniques des locataires contenues dans un fichier retrouvé lors de l'instruction.
La société HLM, qui gère quelque 36.000 logements, avait été visée par une enquête après le dépôt de plainte pour "discrimination raciale" d'un homme d'origine ivoirienne qui s'était vu refuser, en juillet 2005, un trois-pièces dans une tour de Nanterre (Hauts-de-Seine).
Le demandeur, agent de la RATP, avait visité l'appartement avant d'apprendre que son dossier était rejeté par la commission d'attribution des logements qui, pour motiver son refus, avait coché la case "mixité sociale". Afin d'en savoir plus, le jeune homme avait appelé la Logirep et enregistré sa conversation avec une employée lui expliquant qu'il était "d'origine africaine et qu'il y avait déjà assez de Noirs dans cette tour".
"Cette femme s'est fait l'écho de la doctrine du bailleur sur la mixité sociale", avait plaidé l'avocat du plaignant, Me Eric Najsztat, qui a demandé 50 000 € de dommages et intérêts pour son client.
Fichier informatique
Le représentant du bailleur, Franck Girouard, s'était défendu en indiquant que sa société ne "s'associait pas aux propos de l'employée et qu'il s'agissait d'une interprétation personnelle".
Interrogé sur la découverte d'un fichier informatique comportant des informations sur les origines raciales des locataires comme "Alg" pour Algérie ou "Gy" pour Guyane, ce qu'interdit la loi, le représentant avait expliqué qu'il s'agissait d'un champ destiné à l'informaticien qui ne servait pas aux gestionnaires du parc locatif. 

http://www.midilibre.fr/2014/05/02/bailleur-hlm-accuse-de-discrimination-raciale-jugement-ce-vendredi,855732.php

jeudi 1 mai 2014

La compagne de Jamel Leulmi témoigne pour le sauver de la prison

Accusé d'avoir assassiné sa femme et d'avoir tenté de tuer une énième conquête, pour toucher les assurances vies qu'elles avaient souscrites à son nom, Jamel Leulmi risque la prison à vie. Ce mercredi, sa nouvelle compagne lui a fourni un alibi.

Le troisième jour du procès de Jamel Leulmi fut déterminant. Céline David, qui est encore pacsée à ce séducteur que certain nomme "le Barbe bleue de l'Essonne", pourrait bien renforcer la défense du mis en cause. Elle affirme ne pas l'avoir quitté le week-end, où ce dernier est accusé d'avoir tenté de tuer Julie Derouette, une conquête qui avait souscrit des assurances vies à son nom.
Jamel Leulmi, également soupçonné d'être à l'origine du décès de sa première femme, qui lui avait rapporté plus d'un million d'euros grâce à quatre assurances vies, peut espérer que le témoignage d'Alice David apporte du crédit sa défense.
Une femme blessée mais qui croit en l'innocence de son compagnon
Malgré toutes les aventures et la réputation de séducteur de son compagnon, Céline David croit toujours en lui. Elle est d'ailleurs toujours pacsée à cet homme qu'elle a toujours défendu. Son témoignage, qui donne un alibi à l'accusé, n'est donc pas une surprise. Cette femme blessée a pourtant des raisons d'en vouloir à son compagnon. Elle déclare avoir pris connaissances de l'infidélité de ce dernier par les enquêteurs, ce qui l'a "profondément blessé".
Mais cela n'affecte pourtant pas sa confiance. "Je ne comprends pas pourquoi je suis là devant vous, ni pourquoi il est là" a-t-elle déclaré ce mercredi devant la Cour
 
L'accusatrice serait « une mythomane, follement amoureuse »
Selon Céline David, Julie Derouette, celle qui accuse Jamel Leulmi d'avoir voulu la tuer, était « une mythomane, follement amoureuse de Jamel » mais ce dernier n'aurait jamais partagé ses sentiments.  Elle ajoute que cette femme harcelait son compagnon en lui rendant visite tous les jours, en lui envoyant des centaines de sms.
De plus, le week-end où l'homme de 36 ans aurait tenté d'assassiner Julie Derouette, Céline David prouve, grâce aux billets d'avion à leurs deux noms, qu'elle était au Maroc avec lui. Celle qui accuse Jamel Leulmi aurait voulu le récupérer, sans succès.
Quel crédit donner à ce témoignage ?
Mais, Jamel Leulmi à la réputation d'avoir un double visage : tantôt séducteur et attentionnée, tantôt manipulateur et menteur. Sa supposée capacité à faire signer toutes ces assurances vies à ces femmes prouvent qu'on est peut-être en face d'un maître de la manipulation. Ainsi, le témoignage de Céline David, soupçonnée d'être manipulée, pourrait remis en cause par les jurés, tout comme l'alibi de Jamel Leulmi.