samedi 8 juillet 2017

Un éleveur de bovins excédé, condamné pour des violences

Installé comme éleveur bovin depuis 2016 au cœur de la tourmente anti-éolienne qui frappe le secteur de Toureilles-Bouriège, en Limouxin, Simon, âgé de 23 ans, a comparu devant le tribunal correctionnel de Carcassonne hier matin, pour répondre de «violence suivie d'une incapacité supérieure à huit jours». Des faits qui remontent au 7 février dernier, au préjudice d'un ostéopathe connu sur le secteur pour son positionnement anti-éolien.

Un veau mort sur le perron

Le jour des faits, c'est à bord d'un pick-up que le prévenu est arrivé dans la cour de la victime avec son père. Sur place, c'est le cadavre d'un de leurs veaux d'à peine deux jours, tué par des chiens, qu'ils ont déposé sur le perron de la porte de l'ostéopathe, avant de repartir comme ils étaient arrivés. Le hic, c'est que l'ostéopathe est aussitôt sorti muni d'un portable, avec lequel il a filmé la scène.
Il n'en fallait pas plus pour provoquer le prévenu qui a immédiatement cherché à prendre le téléphone de force. Selon la victime, plusieurs coups lui ont alors été portés au visage, avec pour conséquence dix jours d'interruption totale de travail (ITT)…
Une agression violente, vue sous cet angle, si ce n'est que le prévenu assure qu'il n'a voulu qu'arracher le téléphone des mains de l'ostéopathe cinéaste. «Avec mon père, nous avons des veaux qui ont été tués par les chiens des anti-éoliens installés sur le site pour faire barrage au projet. Notre but était de montrer que le veau avait bel et bien été tué par des chiens…»
Présent à l'audience, ce n'est pas tout à fait la même histoire que semble avoir vécu la victime : «Des coups m'ont été portés… D'ailleurs, j'ai eu une fracture des os propres du nez.» Pour les intérêts de la victime, Me Xavier Fermond a regretté «cette triste affaire qui n'est que la conséquence d'une attitude aussi stupide qu'injustifiée». Un problème de méthode pour se faire entendre, comme l'a relevé la vice-procureur Sun-Yung Lazare, «mais la version de la victime, à mon sens, est plus en phase avec ce qui a été constaté…» Un travail d'intérêt général a ainsi été requis. C'est «une véritable entreprise de manipulation», a dénoncé Me Sébastien Leguay, persuadé que la victime a usé d'un certificat médical de complaisance. «Il faut essayer de savoir qui ment dans cette affaire !»
Au final, c'est une peine de 300 € d'amende qui a été prononcée par le tribunal.

                                                       

Un éleveur de bovins excédé, condamné pour deshttp://www.ladepeche.fr/article/2017/07/08/2609116-un-eleveur-de-bovins-excede-condamne-pour-des-violences.html

Bagarre : deux avocates de Perpignan portent plainte l’une contre l’autre

L’affaire bruisse depuis quelques jours dans les couloirs du palais de justice de Perpignan. Deux avocates du barreau des P.-O. ont déposé plainte l’une contre l’autre pour violences.
Selon les premiers éléments, une bagarre aurait éclaté voilà une dizaine de jours entre les deux « robes noires », au sein du cabinet où elles officient. Pour un motif encore inconnu, le ton serait monté et elles en seraient venues aux mains.
Échanges de coups mutuels, morsures, étranglement... des versions différentes circulent sur le déroulé de cette altercation. L’une des protagonistes se serait vue prescrire un arrêt de travail par son médecin. Toutefois, les causes comme la nature exacte des blessures sont encore entourées de zones d’ombre.
Une enquête disciplinaire a été déclenchée par le bâtonnier Me Arnaud Tribillac afin de déterminer « ce qui s’est réellement passé ». Pour l’heure, aucune sanction n’a été prise


Bagarre : deux avocates de Perpignan portent plainte http://www.lindependant.fr/2017/07/07/bagarre-deux-avocates-de-perpignan-portent-plainte-l-une-contre-l-autre,3032587.php

vendredi 7 juillet 2017

Affaire Grégory : Murielle Bolle demandera sa remise en liberté lundi

Son avocat a fait savoir que la détenue n’allait "pas bien du tout"

Les avocats de Murielle Bolle, témoin clé de l’affaire Grégory en 1984, aujourd’hui soupçonnée d’enlèvement et placée en détention provisoire, vont déposer lundi une demande de remise en liberté de leur cliente.
"Cela nous a semblé indispensable car Murielle Bolle ne va pas bien du tout", a-t-il déclaré, précisant qu’elle poursuivait sa grève de la faim entamée la veille. La réponse de la justice doit intervenir "dans un délai de 20 jours", durant lequel la défense espère que pourra être organisée une confrontation avec un cousin de Murielle Bolle, dont les récentes déclarations ont été déterminantes dans sa mise en cause. 
"Nous allons déposer plainte pour faux témoignage et dénonciation calomnieuse", a ajouté Me Ballorin, avertissant que le même sort sera réservé à "tout apprenti corbeau" qui apparaîtrait dans cette affaire. 

A La Unehttp://www.sudouest.fr/

Affaire Grégory: l'avocat de Murielle Bolle annonce qu'il va porter plainte pour faux témoignage

C'est le temps de la contre-attaque. L'avocat de Murielle Bolle, mise en examen et placée en détention dans l'affaire Grégory, a annoncé ce vendredi matin sur BFM TV qu'il allait porter plainte pour faux témoignage ou dénonciation calomnieuse. L'objet de son courroux: le témoignage surprise d'un cousin germain qui a envoyé sa cliente en prison. 
Persuadé que ce «témoin tardif» n’est pas fiable, Me Jean-Paul Tessonnière a ajouté qu’il allait déposer au début de la semaine prochaine une nouvelle demande de remise en liberté. «Nous avons des preuves, de très nombreux détails donnés par ce témoin qui ne correspondent pas à la réalité, nous n’aurons aucune difficulté pour démontrer que ce fameux témoignage est un tissu de mensonges», a-t-il encore plaidé, précisant que sa cliente était à la fois «indignée» de sa mise en examen et «révoltée» par ce témoin qui «ment de bout en bout». Elle est «bien sûr atteinte par la situation» mais «déterminée à réagir», a-t-il ajouté. «Nous attendons la confrontation avec impatience».  

  1. Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

Le dur quotidien des petits dealers

Guetteur ou vendeur ? Devant le tribunal correctionnel de Toulouse s'explique un jeune garçon, arrêté lundi à La Reynerie avec 700 g d'herbe. Sans papier, Ayoub affirme être mineur mais il a refusé une expertise osseuse par «peur des rayons». Il reconnaît sa participation à un trafic de stupéfiants comme simple guetteur. Son implication s'arrêterait là.

«Lors de l'intervention de la police, vous avez pris la fuite pour vous réfugier dans un appartement. Après avoir enfoncé la porte, les policiers vous ont retrouvé caché. Ils ont mis la main sur un sac-poubelle contenant 67 pochons de drogue», raconte le président Didier Suc.
«J'ai fui quand j'ai vu les policiers, répond le prévenu. La porte de l'appartement était ouverte. Je ne savais pas qu'il y avait ce sac. Je n'y ai pas touché.»Les policiers avaient remarqué le manège des dealers et le vendeur qui prenait les doses dans un sac-poubelle identique à celui qui a été retrouvé. «Je faisais le guet. On ne m'a pas dit combien j'allais être payé. On m'a manipulé, on a exploité ma faiblesse.»
«Soyons sérieux : il serait mineur, malchanceux et manipulé ! Ce n'est pas le cas», s'agace la procureur Hélène Gerhards. Elle requiert cinq mois de prison. En défense, Me Seignalet-Mauhourat défend la position de son client «identique depuis le départ». Le tribunal n'a pas été convaincu. Ayoub a été condamné à 4 mois de prison et écroué.

Toulousehttp://www.ladepeche.fr/grand-sud/haute-garonne/

jeudi 6 juillet 2017

Affaire Grégory: Murielle Bolle entame une grève de la faim

Murielle Bolle, témoin-clé dans l'affaire Grégory, vient d'entamer une grève de la faim, d'après son avocat, Me Christophe Ballorin, selon l'édition de Dijon du journal Le Bien Public
» Lire aussi - Affaire Grégory : de nouveaux éléments mettent à mal la déposition d'un témoin-clé
L'avocat dijonnais de Murielle Bolle, incarcérée depuis la semaine dernière à la maison d'arrêt de Dijon a rendu visite ce matin à sa cliente.
"Mme Bolle vit un calvaire. Elle est menacée de mort, elle est à l'isolement mais elle n'en peut plus. Elle vit un cauchemar ! Elle clame son innocence. Comme elle, nous demandons une confrontation avec son cousin le plus vite possible. Pour protester, Murielle Bolle a débuté ce jour une grève de la faim..." explique l'avocat.
Par ailleurs Me Ballorin explique avoir "reçu beaucoup d'appels de gens scandalisés, et même de magistrats, qui estiment que l'incarcération de Murielle Bolle, mineure de 15 ans au moment des faits, constitue une atteinte aux libertés publiques."
Pour ce qui est du lieu d'hébergement que doivent trouver les avocats pour que leur cliente soit remise en liberté, Me Ballorin avoue n'avoir "encore rien trouvé". "C'est très compliqué : elle n'a pas d'attaches ni d'amis hors des Vosges, alors qu'elle ne peut pas y aller... Si une congrégation religieuse ou une maison du diocèse peut l'accueillir en Côte-d'Or, nous sommes preneurs... "

  1. Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php


mercredi 5 juillet 2017

Affaire Troadec: Lydie Troadec, la compagne du principal suspect, remise en liberté

Elle avait été mise en examen et écrouée en mars dernier pour « recel de cadavre » et « modification des lieux d’un crime », après le quadruple meurtre de la famille Troadec en février dernier à Orvault.
Lydie Troadec, la compagne du principal suspect Hubert Caouissin, a été remise en liberté, indique ce mercredi le procureur de la République Pierre Sennès, confirmant une information de Presse Océan. Le procureur explique que dans son cas, pour des qualifications qui relèvent de la correctionnelle, la loi prévoit que la durée de détention provisoire maximale ne dépasse pas quatre mois.
>> A lire aussi : Récit terrifiant de la nuit du crime par le principal suspect

Sous contrôle judiciaire

Cette femme de 47 ans, la soeur de Pascal Troadec (tué avec sa femme et ses deux enfants, Sébastien et Charlotte) est repartie vivre en Bretagne, dans un lieu tenu secret. Elle est soumise à un contrôle judiciaire, lui interdisant de rentrer en contact avec les parties civiles ou avec les médias. Lydie Troadec encourt trois ans de prison.
Hubert Caouissin, lui, est toujours en détention. Il avait été mis en examen pour « assassinats » et « atteinte à l’intégrité d’un cadavre » et encourt la perpétuité.
Mots-clés :

Descente musclée sur le chantier

Ces quatre prévenus sont partiellement responsables de la délinquance dans le Pays d'Olmes.» Lors de l'audience de comparution immédiate, le procureur Karline Bouisset a insisté sur le fait que les quatre prévenus sont «à l'origine de nombreux incidents qui émaillent ce territoire.»
À la barre, donc, quatre jeunes hommes de 21 et 22 ans, qui affichent de deux à dix mentions sur leur casier judiciaire. Et une de plus depuis l'audience d'hier, au cours de laquelle ils ont été condamnés pour dégradation de biens et/ou violence avec arme et en réunion. Les faits se sont déroulés le 13 juin, peu avant 17 h 15 à Laroque d'Olmes. M.M, un peintre en bâtiment, roule, à l'intérieur de sa camionnette, dans une rue en direction d'un chantier. Trop vite, peut-être, en effrayant en tout cas une famille, dont le jeune Kévin. Les habitants invectivent le conducteur, lequel s'arrête. Et, selon les dires de la famille, sort de sa voiture, couteau à la main, lame sortie… ou selon son témoignage, reste dans sa voiture, avec dans ses mains un couteau à la lame pliée. Après cette altercation, il part sur un chantier, sur une place voisine. C'est alors que, d'après la version retenue hier par le tribunal, les quatre jeunes hommes arrivent sur le chantier, trois d'entre eux frappant ou tentant de frapper le peintre à coups de barre de placoplatre ou lui jetant des cailloux. Kévin a uniquement jeté des cailloux sur la voiture. «On se défendait parce que le monsieur avait un couteau à la main, il nous a fait reculer», assure l'un d'entre eux. Aux gendarmes, l'artisan a déclaré : «Heureusement que j'avais un couteau, sinon ils se seraient acharnés sur moi.»
Les avocats de la défense ont assuré : «Pour ces faits, il s'en fallait très peu pour que les rôles soient inversés et que M.M se retrouve dans le box des accusés. On voit bien que M.M est bien content d'en découdre.»

Laroque-D'olmesLaroque-d'OlmesLaroque-d'Olmeshttp://www.ladepeche.fr/article/2017/07/05/2606552-descente-musclee-sur-le-chantier.html                                         

mardi 4 juillet 2017

Affaire Grégory: Murielle Bolle reste en détention

La chambre de l'instruction de Dijon a décidé aujourd'hui du maintien en détention de Murielle Bolle dans l'affaire Grégory, a annoncé l'avocate des parents Villemin.
» Lire aussi - Affaire Grégory : questions autour du clan Bolle
Le procureur général Jean-Jacques Bosc avait requis le maintien en détention tandis que Me Jean-Paul Teissonnière a demandé pour sa cliente une remise en liberté sous contrôle judiciaire, mesure dont avaient bénéficié les époux Jacob le 20 juin.
Murielle Bolle, 48 ans, avait été mise en examen et écrouée à titre conservatoire jeudi dernier. En cause, son témoignage d'il y a 32 ans dans lequel, à 15 ans, elle avait accusé Bernard Laroche du rapt du garçon de quatre ans retrouvé mort dans la Vologne, le 16 octobre 1984. Avant de se rétracter brusquement, un revirement au coeur des soupçons aujourd'hui.

  1. Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

Affaire Grégory: pourquoi la convocation de Marie-Ange Laroche semble inéluctable

Affaire Grégory: Murielle Bolle fixée ce mardi

Murielle Bolle restera-t-elle sous les verrous ou va-t-elle bénéficier, comme les époux Jacob, d'un contrôle judiciaire ? La chambre de l'instruction de Dijon décide mardi du sort de ce témoin clé de l'affaire Grégory en 1984, suspecté d'enlèvement aujourd'hui.
Cette femme de 48 ans, qui en avait 15 à l'époque, a été mise en examen et écrouée à titre conservatoire, jeudi. En cause, son témoignage d'il y a 32 ans dans lequel elle accusait Bernard Laroche du rapt du garçon de quatre ans retrouvé mort dans la Vologne. Avant de se rétracter brusquement.
Ce 16 octobre 1984, son beau-frère est-il venu la chercher en voiture à la sortie du collège avant de passer prendre Grégory chez ses parents, comme elle l'avait d'abord raconté aux gendarmes puis au juge Lambert ? Ou bien l'a-t-on forcée à le dire, comme elle l'avait affirmé le lendemain - ce qu'elle maintient depuis ?
Trois décennies après cette volte-face, l'accusation veut démêler le vrai du faux dans les déclarations de Murielle Bolle - où une analyse scientifique du dossier a permis de déceler de nouvelles incohérences - pour tenter de résoudre l'une des plus grandes énigmes judiciaires en France.

  1. Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

lundi 3 juillet 2017

Val-de-Marne : un homme jugé pour avoir massacré sa famille

Il avait poignardé sa femme enceinte, avant d'égorger ses deux enfants un soir d'été en 2014, mais n'a jamais expliqué son geste : un électricien moldave comparaît à partir d'aujourd'hui devant la cour d'assises du Val-de-Marne.
L'homme de 40 ans sera jugé jusqu'à vendredi et encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Ses enfants de 18 mois et 5 ans et sa femme enceinte de sept mois, tombée sous treize coups de couteaux, avaient été retrouvés dans une mare de sang par le beau-frère, qui travaillait comme lui sur des chantiers. Comment un ouvrier du bâtiment qui vivait en France depuis neuf ans et sans antécédents judiciaires en arrive-t-il à tuer sa famille de bon matin au couteau de cuisine? C'est ce que les jurés tenteront d'éclaircir pendant une semaine.
L'accusé s'était rendu à la police de Forbach (Moselle), après s'être enfui pendant quatre jours en Allemagne, à Francfort. Il a reconnu le crime devant les enquêteurs, mais a livré tout au long de l'instruction des explications nébuleuses. Est-il passé à l'acte juste après un reproche de sa femme qu'il aurait interprété comme une volonté de séparation? Ou bien les problèmes financiers du couple ont-ils servi de catalyseur? A son hôtel de Francfort, les enquêteurs ont retrouvé une lettre dans laquelle il explique préférer voir ses enfants mourir plutôt que mendier. L'instruction a reconstitué les difficultés d'un couple modeste. La mère de 36 ans partageait un deux-pièces avec ses enfants, son mari, mais aussi sa sœur et son beau-frère. L'homme, qui assure avoir tenté de se suicider plusieurs fois lors de sa fuite en Allemagne, n'a livré que des souvenirs parcellaires sur le déroulement du triple meurtre.
Aux enquêteurs, il avait lâché mystérieusement : «Dieu en a décidé autrement, peut-être il était jaloux sur ma vie heureuse. (...) Je suis devenu un numéro et les numéros on n'a pas droit à des sentiments».

dimanche 2 juillet 2017

Commissariat caillassé à Bellefontaine : un prévenu relaxé

«Un capitaine de police était dans son bureau lorsqu'il a entendu un deux roues s'approcher. Le conducteur et le passager étaient tous deux capuchés. Ensuite, le passager a lancé plusieurs projectiles sur la fenêtre du bureau du commissariat», raconte le président du tribunal correctionnel de Toulouse, Jérôme Glavany.
Plusieurs projectiles, comme des «morceaux de parpaings» ont été retrouvés au sol et sur la vitre du commissariat de Bellefontaine. Ils ont été analysés pour tenter d'identifier les auteurs, qui avaient rapidement pris la fuite. Le prévenu, qui comparaissait mercredi après-midi, a pu être identifié par son ADN, retrouvé sur l'un des projectiles utilisés lors des faits le 24 avril dernier. Le jeune homme âgé de 21 ans et condamné le 2 mai pour détention de stupéfiants, possède déjà 10 mentions à son casier judiciaire.
«Je ne sais pas pourquoi mon ADN est dessus, j'ai dû toucher le cailloux à un moment, mais
c'était pas moi ! Je venais de sortir de prison et j'allais commencer un contrat de travail, j'ai pas besoin de faire ce genre de choses», explique-t- il à la barre. Pour la procureur de la République, «cette scène consiste à récupérer un territoire considéré comme occupé par la police !», s'énerve la procureur, qui requiert deux ans de prison. «Des raccourcis un peu facile», dénonce la défense, incarnée par Me Mouton. «La colère n'est jamais bonne conseillère», ajoute-t- il, en indiquant qu'on veut faire porter au prévenu la responsabilité de tous les actes des quartiers. Le raccourci est un peu facile selon lui : «un ADN retrouvé sur un cailloux, et on demande deux ans de prison, alors que le conducteur du scooter n'est pas entendu et qu'il n'y a aucun témoin.» Finalement, le prévenu est relaxé «pour absence d'éléments suffisants.»

Commissariat caillassé à Bellefontaine : un prévenu relaxéhttp://www.ladepeche.fr/article/2017/07/02/2604947-commissariat-caillasse-un-prevenu-relaxe.html

samedi 1 juillet 2017

Cinq ans avec sursis pour le mari modèle de 92 ans jugé pour avoir tué sa femme

Il encourait en principe la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir étranglé Jacqueline, sa femme, dans un appartement de la rue Masséna à Menton.
Il encourait en principe la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir étranglé Jacqueline, sa femme, dans un appartement de la rue Masséna à Menton. Maurice(1), 92 ans, a été condamné hier à cinq ans de prison avec sursis.
Le procureur de la République ne s'était pas précipité pour renvoyer le vieil homme devant la justice. Maurice, qui avait eu jusque-là une santé de fer, avait perdu 10 kg en deux mois, miné par une douleur intolérable. Le charcutier à la retraite était persuadé d'être rongé par un cancer.
Jacqueline, l'amour de sa vie, présentait les premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer. "Elle me répétait : ne me laisse pas toute seule ", raconte l'élégant retraité. Le couple, fusionnel, avait fait le choix de ne pas avoir d'enfant.
"Je lui parle tous les soirs"
Le matin du 7 juin 2014, Maurice a pris sa ceinture, a serré le cou de sa femme de toutes ses forces. Un geste qui mettait fin à soixante-huit ans de vie commune, soixante-huit ans de bonheur. Il a ensuite avalé une cinquantaine de somnifères et s'est coupé les tendons du poignet. Il a été sauvé grâce à la présence d'esprit de la gardienne.
Aujourd'hui, le nonagénaire, pensionnaire d'une maison de retraite, se porte comme un charme. Il est venu chercher sa condamnation "pour pouvoir faire [son] deuil, retrouver un peu plus de sérénité", précise-t-il. "Je lui parle tous les soirs", ajoute l'émouvant vieux monsieur, en sanglots devant la cour et les jurés.
L'avocat général Sylvie Canovas s'appuie sur l'expertise psychiatrique du Dr Patrick Saget pour évoquer "l'altération du discernement" de Maurice, au moment du drame, submergé par "un raptus anxieux", "un désespoir aigu". Après son geste irréparable, le retraité a été hospitalisé en milieu psychiatrique pendant trois mois avant de rejoindre une maison de retraite traditionnelle.
Discernement altéré
L'avocat général Sylvie Canovas, au nom de la société, requiert une peine avec sursis à l'encontre "d'un travailleur" (il a exercé son métier pendant 52 ans), "d'un homme d'honneur", (...) "un homme rigoureux qui n'a jamais eu une contravention de sa vie".
"Vieillir, c'est accepter de se faire aider", souligne le magistrat de l'accusation, en reprenant les propos du psychiatre qui comparait jeudi, Maurice et Jacqueline à un château de cartes, se soutenant l'un l'autre. Quand l'un a défailli, tout s'est effondré. Me Emmanuel Moncho-Philippe décrit "un couple idéal mais réel, un couple à la Peynet". L'avocat grassois n'exclut pas que le cocktail de médicaments (corticoïdes et somnifères) ait modifié le comportement de Maurice. Tout au long des débats, l'accusé a répété : "Je n'avais plus ma raison. Comment voulez-vous que je conçoive un acte aussi terrible ? Je n'étais pas moi-même. Au plus profond de moi, je suis innocent."
Pour l'avocat de la défense, "le consentement de Maurice était aboli" au moment du drame. Autrement dit, le retraité ne peut être tenu responsable pénalement de son acte. Un pas que n'ont franchi ni les experts ni les jurés.


                                      Faits-Divers http://www.nicematin.com/sujet/faits-divers

  • Braquages des bureaux de poste à Toulouse : Redouane Ikil acquitté et Fabien Djetcha condamné

    À l’issue d'un long délibéré, la cour d’assises de la Haute-Garonne a acquitté ce vendredi 30 juin Redouane Ikil. Fabien Djetcha a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
    « En conséquence, M. Ikil, vous êtes acquitté ! » Aux premiers rangs de la salle d’audience de la cour d’assises de la Haute-Garonne, la compagne, la mère, le frère, les sœurs de Redouane Ikil laissent exploser leur joie après 6 longues heures d’attente et d’angoisse. Des applaudissements vite stoppés. «M. Djetcha, vous êtes condamné à 15 années de réclusion criminelle », enchaîne le président Huyette.
    Redouane Ikil peut tomber dans les bras de Me Edouard Martial et Fabien Djetcha esquisse un mince sourire. Ses avocats Mes Emmanuelle Franck et Ferdinand Djammen-Nzepa, ne dissimulent pas leur satisfaction. Ils ont obtenu l’acquittement sur la bande organisée et surtout coupé en deux les réquisitions pour un homme dont l’ADN avait été identifié sur les deux scènes d’extorsion.
    De l’autre côté de la salle, les victimes restent dignes, comme du reste tout au long de ces huit journées d’audience. Le procès a été pour elles le réveil de souffrance « qui ne s’effaceront jamais », a souligné mercredi leurs avocats Me Christophe Moretto. Ces femmes, et leur famille pour la caissière de Saint-Cyprien prise en otage à son domicile de Plaisance-du-Touch, n’ont jamais montré d’agacement, jamais réclamé vengeance, jamais crié leur douleur pourtant si palpable.
    Longtemps fermé, crispé, tendu, Redouane Ikil, 45 ans, affiche désormais son soulagement. Ses proches se congratulent. Sa mère pleure à chaudes larmes. « Je remercie Dieu et les hommes. Nous avons pris un coup de massue jeudi quand l’avocat général a réclamé 30 ans de réclusion. Mon fils, je le connais. Il ne ment pas. Je savais qu’il serait écouté. Enfin. »
    Depuis sa mise en examen et son incarcération en avril 2014, Redouane Ikil n’a eu de cesse de clamer son innocence et réclamer sa remise en liberté. « Cet acquittement est aussi le fruit du travail réalisé pendant toute l’instruction par Me Alexandre Martin », n’oublie pas de souligner Me Edouard Martial. Jeudi avec Mes Alice Cohen-Sabban et Joseph Cohen-Sabban, ils ont formé un trio de défenseurs redoutables, décortiquant les 3 heures de réquisitoire et les cinq ans d’instruction. Chassant « les fausses évidences », « les vérifications oubliées », « les complicités imaginées » pour réclamer l’acquittement. « Vous n’avez pas le droit de vous tromper, avait prévenu Me Joseph Cohen-Sabban. Si vous avez un doute, vous devez l’acquitter. »
    Les jurés, quatre femmes et deux hommes, ont réfléchi presque 6 heures ce vendredi avant de rendre leur décision. Des jurés qui n’ont rien manqué des débats où tout le dossier a été discuté, disséqué, démonté et qui ont pris leur décision selon leur « intime conviction ». Tard vendredi soir, après 38 mois de détention, Redouane Ikil est sorti de la prison de Seysses. Libre.

    Toulousehttp://www.ladepeche.fr/grand-sud/haute-garonne/