jeudi 10 février 2011

Le dernier jour du procès Bissonnet en direct

Le verdict du très mouvementé procès Bissonnet est attendu cet après-midi. Le principal accusé se présentera-t-il dans le box ce matin ? L'ultime plaidoirie de Me Leclerc est très attendue.






9 h 21 - reprise.
La cour d'assises siège pour son dernier jour. Des dizaines de journalistes entourent les avocats et notamment Me Leclerc, le célèbre pénaliste, avocat de Jean-Michel Bissonnet.


9 h 23 - Bissonnet est venu... Et reparti
Dans le box des accusés, Jean-Michel Bissonnet est toujours absent. Le président Mocaer détaille :
"Comme chaque
jour, nous avons fait une sommation de comparaître, La première réponse est venue à 7 h 50 de la maison d'arrêt : "j'ai accepté d'être extrait et une décision finale sera prise avec mes avocats. La deuxième réponse est de 9 h 20 : "je refuse d'assister à la plaidoirie de Me Leclerc, pour être conforme aux jours précédants". Nous passerons donc outre sans requérir la force publique". L'audience reprend donc. Me Leclerc se lève, Bissonnet n'est donc pas là.


9 h 25 - Les sanglots de Me Leclerc
"Cet homme je veux le défendre, contre tous ceux qui voudraient en faire un monstre, un pervers, et je veux le défendre aussi contre lui-même lance Me Leclerc. Emu aux larmes, il sanglote en évoquant les enfants de son client et leur mère Bernadette Bissonnet. "Je suis un peu vieux, parfois l'émotion me transperce, mais je pense à Marc et Florent pris dans cette tragédie judiciaire et à leur mère qui est présente, et qui n'est pas, comme je l'ai presque entendu, responsable de sa propre mort".


9 h 33 - "On m'attend comme le ténor à l'opéra"
Le ténor du barreau démine une éventuelle trop grande attente. Mais il est certain que la foule s'est pressée aujourd'hui encore plus que ces derniers jours pour assister aux débats également retransmis dans une autre salle voisine.
"Monsieur l'avocat général a dit en me montrant du doigt : "je ne vous permettrai pas...Je ne veux pas que... Mais je suis libre de dire ce que je veux ! L'avocat qui se lève est libre ! Mais je ne vous tromperai pas, je ne vous mentirai pas dit Me Leclerc à la cour. La salle est pleine, tout le monde m'attend comme on attend le ténor à l'opéra, je hais ça. Moi je m'adresse aux jurés, je ne vais pas vous donner des certitudes mais vous donner des points certains, d'autres incertains".


"Abandonner tout préjugé"
Dans ses préliminaires, Me Henri Leclerc, évoque bien évidemment la présomption d'innocence.
"L'intime conviction ce n'est pas une impression, vous jugez un présumé innocent. Abandonnez tout préjugé, toute décision qui a déjà été prise dans votre tête. Certains disent qu'il est coupable à la tête ! Mais tous les innocents se défendent mal, surtout quand il s'agit de la perte d'un proche et qu'on est accusé. Il se défend de plus en plus mal, mais ça n'en fait pas un coupable ! Qui ne serait pas obsessionnel de sa défense ?".


9 h 54 - Bissonnet c'est le diable"
Le pénaliste rentre dans le vif du sujet.
"Qu'est-ce que vous avez dans ce dossier ? La vérité du jardinier. Le problème est de savoir si cette vérité doit devenir une vérité judiciaire. Il y a les accusations croisées de Belkacem et d'Harcourt or ces deux se défendent en accusant Bissonnet, vous avez entendu leurs avocats. Jean-Michel Bissonnet, cet homme n'est pas pervers, pas diabolique, ah diabolique... Tout est diabolique ! Cet homme n'est pas un homme, c'est le diable ! Je ne plaide pas pour que vous descendiez à 20 ans, pas du tout, ça ne correspond pas à la réalité. Mais le petit Bissonnet étouffée par la grande Bernadette, ça ne correspond à rien, si ce n'est au talent de Me Christol".




10 h 03 - "Vous citez Lénine, moi je m'occupe des faits"
L'ultime défenseur de Jean-Michel Bissonnet entreprend son travail de sape pour démonter toute l'accusation. Et lance cette pique à l'avocat général : "les faits sont têtus, les faits sont têtus... Vous l'avez répété dix fois monsieur l'avocat général ! Vous citez Lénine, moi je m'occupe des faits".
Me Leclerc repasse un à un les éléments du dossier.
La question du numéro de Belkacem non communiqué et effacé : "il ne le donne pas mais est-ce qu'on lui demande ? Il l'a effacé, l'expert est venu le confirmer, pour des raisons qui ne sont peut-être pas bonnes, mais peu importe".
Le chien Pit est abordé, les psychologues pour dire que Bissonnet est parfaitement normal. Et l'avocat tape sur les gendarmes, comme son client l'a toujours fait, en évoquant des précédentes erreurs judiciaires : "la garde à vue est imprégnée de la conviction des gendarmes. Combien de personnes ai-je fait acquitter après avoir passé des aveux aux gendarmes ?".


10 h 26 - "J'en ai assez que l'on parle du pauvre Arabe !"
Méziane Belkacem est sur le gril de l'avocat. Qui note ses supposés contradictions et mensonges.
"Méziane Belkacem est un garçon intelligent, j'ai ai assez qu'on parle du pauvre Arabe ! On nous dit qu'il a peur de d'Harcourt, mais il n'a pas eu peur de tirer sur une femme ! Belkacem il mettra longtemps à parler du garage, il mettra longtemps à parler des gants". La robe noire s'en prend aussi au vicomte :
"où est la veste polaire ? Et les 5000 € que le jardinier a demandé le matin à Bissonnet, je lui ai posé la question le matin parce que le soir il est fatigué, il a dit oui que cette scène existait. D'Harcourt a jeté l'arme dans le Lez, peu importe comment mais il va y avoir douze versions".
Suivez le direct et le verdict en cliquant sur ce lien....http://www.midilibre.com/articles/2011/02/10/A-LA-UNE-Le-dernier-jour-du-proces-Bissonnet-en-direct-1534266.php5

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