Parties civiles cet après-midi, réquisitoire demain et verdict attendu jeudi.
Pour chacun des protagonistes du procès Bissonnet, ce week-end fut sans doute très particulier. L’occasion, pour les avocats comme pour les magistrats du ministère public, de chercher le mot juste, l’argument imparable. Car désormais, il va falloir convaincre. Ce matin, le président Mocaer va laisser à chacun la possibilité d’interroger les trois accusés.
De même, Jean-Pierre Juan, le frère de Bernadette, ainsi que Marc et Florent, ses enfants, veulent aussi parler une dernière fois. Ensuite, les débats seront clos : dès cet après-midi devraient débuter les plaidoiries des parties civiles. C’est Me Raphaële Chalié, qui représente les enfants du couple Bissonnet, leurs compagnes et
Pierre Juan, le père de la victime, qui sera la première à prendre la parole. Son objectif : démontrer que l’accusé n’est pour rien dans la mort de son épouse, ainsi que ses clients en sont convaincus.
Changement radical ensuite, avec les plaidoiries de Me Luc Abtratkiewicz et Jean-Robert Phung, également attendues cet après-midi : eux se feront fort de démontrer que Jean-Michel Bissonnet est bien le commanditaire de ce crime hors-norme, ainsi que le pense Jean-Pierre Juan, le frère de Bernadette.
Mardi matin, les deux avocats généraux, Georges Guttierez et Pierre Denier, diront aussi pourquoi les trois accusés doivent être condamnés, et fixeront les peines qu’ils réclament. Elles pourraient être lourdes : pour l’auteur d’un assassinat comme pour ses complices, la peine maximale encourue est la réclusion criminelle à perpétuité. Vont-ils l’exiger pour Meziane Belkacem et Jean-Michel Bissonnet ? Quel quantum vont-ils demander pour le vicomte Amaury d’Harcourt, qui a joué, selon l’accusation, un rôle moindre dans ce crime ?
Selon la longueur de ces réquisitoires, la défense du vicomte et de Meziane Belkacem plaideront à partir de demain après-midi. Mercredi, voire jeudi matin, ce sera au tour des trois avocats de Jean-Michel Bissonnet, Me Henri Leclerc intervenant en dernier, avant un verdict attendu jeudi après-midi.
Alors oui, forcément, les deux jours écoulés ont été très particuliers. Notamment pour deux hommes. Amaury d’Harcourt, qui sait qu’il sera emprisonné jeudi soir, a passé chez des amis, dans un village héraultais proche de Montpellier, son dernier week-end en liberté. Si Jean-Michel Bissonnet est acquitté, ce fut pour lui le dernier derrière les barreaux. Dès jeudi, il pourrait retrouver une liberté perdue il y a près de trois ans.
http://www.midilibre.com/articles/2011/02/06/A-LA-UNE-Proces-Bissonnet-les-premieres-plaidoiries-debutent-aujourd-hui-1530375.php5
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