Mais ce n'est que l'un des aspects de cette contre-attaque annoncée. "S'agissant des politiques, les Alain Juppé, Hervé de Charette, Charles Millon, Dominique de Villepin et consorts, qui ont menti sous serment, je compte déposer plainte contre eux", assure en outre l'ancien ministre. "De toute façon je vais me retourner contre l'Etat", poursuit-il. "J'ai subi un préjudice considérable qu'il va falloir réparer. J'ai attendu plus de dix ans, mais le moment est venu de me rendre justice."
Une décision "normale, logique"
Le juge Courroye "n'a instruit qu'à charge et a même systématiquement écarté de la procédure tous les éléments à décharge", accuse encore Charles Pasqua. "Il a lancé des centaines de commissions rogatoires dans le monde entier. Il a associé mon nom au trafic d'armes et au trafic d'influence. Il est clair qu'il a été le principal exécutant d'une opération politique visant à m'éliminer de l'élection présidentielle de 2002".
Charles Pasqua estime que sa relaxe n'est pas une décision d'"indulgence", mais une décision "normale, logique", qui "a permis de réparer partiellement une injustice". Le sénateur dit par ailleurs avoir "la preuve qu'il y a eu une réunion à l'Elysée, avec Laurent Le Mesle, conseiller juridique de Chirac, et des avocats. La question posée était : est-ce qu'(un) retrait de plainte favoriserait Charles Pasqua ? Réponse : oui. Conclusion: dans ce cas, il ne fait pas le faire."
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