(...)À la reprise d’audience de l’après-midi, Me Vincent Billecoq, partie civile pour la victime, Christelle Dupiedfort, plaidait en premier. « Ce n’est pas un crime passionnel, c’est le résultat d’une jalousie abominable. L’avocat dessina le portrait d’un accusé calculateur : « En fait, il est froid, il a beaucoup de présence d’esprit. Il a pris l’arme, caché sa voiture, attendu Christelle, avec le pistolet dans sa poche droite. C’est la jalousie qui le ronge. Il n’aime pas, il possède. D’ailleurs, quand elle arrive chez elle vers 2 heures, la seule chose qui l’intéresse, c’est de savoir si lui a été bafoué ! »
(...)
Concernant la préméditation, « il a bien élaboré un plan, fait plusieurs kilomètres à pied en pleine nuit pour se rendre au domicile de sa victime, attendu deux heures pour s’assurer qu’elle n’était pas en compagnie d’un autre homme, en possession d’une arme à feu chargée, pointée l’arme, saisi la tête de sa victime de sa main gauche en tirant un seul coup de feu à 20 cm de son visage ».(...)
Défenseure de l’accusé, Me Isabelle Mauguère s’est appliquée à montrer que la jalousie était mutuelle. « Après avoir déposé une plainte contre lui, elle lui adresse un SMS : “Je t’aime, je t’aimerai toujours ! Reviens !” Comme il est accro, il accourt ! »
http://www.lejdc.fr/editions_locales/nevers/assises_de_la_nievre_douze_ans_de_reclusion_pour_a_frebault@CARGNjFdJSsBEB0DBR4-.html
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