Le procès de Jean-Philippe Caffin, accusé d'avoir tué Jean-François son frère d'un coup de fusil dans le dos, a débuté hier et se termine ce soir.
Lorsque le président Philippe Damulot ordonne aux policiers de faire entrer l'accusé, Jean-Philippe Caffin, 60 ans, entre dans le box. Il ressemble physiquement à l'acteur Jean-Claude Dreyfus. La voix est faible mais le vocabulaire est choisi, adapté. Cet homme est accusé d'avoir, le vendredi 10 juillet 2008, tué son frère Jean-François d'un coup de fusil dans le dos.
Comme il l'explique lui-même, Jean-Philippe Caffin a eu une enfance plutôt heureuse. Élevé par des parents qui étaient clercs de notaire, il est le cadet d'une fratrie de trois garçons. Il a reçu une bonne éducation. Contrairement à ses deux frères, Jean-Philippe Caffin n'est pas devenu musicien mais moniteur d'auto-école. Cela ne l'a pas empêché d'obtenir une capacité en droit, puis une licence.
Jean-François Caffin a reçu un coup de fusil dans le dos
Lorsque ses parents décèdent, l'accusé, qui habite alors Paris, décide de venir vivre dans la maison familiale, au 13 de la rue de Paris à Neuilly-en-Thelle. Il ne s'y installe pas seul mais en compagnie d'une femme, d'origine vietnamienne. Elle vient expliquer à la barre des témoins qu'elle considérait plutôt Jean-Philippe Caffin comme un frère que comme un amant. Un curieux couple que ces deux êtres. L'accusé parle très peu et, le dimanche, exige que sa compagne ne mange pas avec lui. « Nous avons des habitudes alimentaires différentes.», explique l'accusé.
Il est décrit par ses amis comme un homme plutôt sympathique qui aime la marche et la chasse mais qui vit dans une habitation d'une saleté repoussante. Il a indiqué, lors de l'enquête, qu'il n'avait pas le temps de nettoyer mais également qu'il pensait décourager des acheteurs éventuels car son frère Jean-François voulait vendre.
Le jour du drame, Jean-François était venu s'installer dans la maison. Une dispute a éclaté, affirme l'accusé. Alors qu'il était sur le trottoir, Jean-François Caffin a reçu un coup de fusil dans le dos.
Les témoins garderont le souvenir d'une image terrible : la victime vient de s'effondrer sur le ventre. L'accusé soulève sa tête en la tenant par les cheveux. Il tire ensuite le corps vers l'intérieur de la maison et, avant de fermer la porte, donne un coup de pied dans la tête de son frère.
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