Julien avait fait la fête jusqu'à plus soif. Ce samedi après-midi, il avait participé au mariage civil de son frère. Vers minuit, pour prolonger la fête, il se rend au dancing H²O où il consomme une quantité impressionnante de vodka, en y ajoutant au passage un peu de speed. C'est quand sa copine s'écroule de fatigue, vers 5 h du matin, qu'il prend le volant pour rentrer chez lui, surexcité et fortement alcoolisé.
Au centre de Pecq, il veut forcer un contrôle de police. L'inspecteur Lefranc, tout d'abord, peut s'écarter de justesse quand la Fiat Punto fonce.
Malheureusement pour Isabelle Leroy, elle se retrouve face au véhicule qui la fauche aux jambes, l'envoyant à près de 20 mètres du point d'impact ou elle percute encore un mur.
Malgré la violence du choc qui a endommagé le pare-brise à hauteur du conducteur, Julien fuit pour se réfugier chez lui. Il raconte le drame à sa soeur.
« J'avais pas vu qu'il y en avait un autre », lui dit-il. Mais par les médias, il est informé de l'état de santé critique de la victime. Il sait qu'il finira par être reconnu. Il consulte un avocat, fait toute une série de démarches administratives, et finalement, il va se rendre le 9 juin au commissariat de Pecq, là ou les faits ont été commis.
Jugement le 31 mai
La police fédérale de son côté avait mené une enquête très efficace et connaissait à ce moment l'identité du chauffard. Pour le procureur du roi, les faits sont extrêmement graves. Mme Algoet dresse avant tout le portrait du métier de policier caractérisé par un grand altruisme.
« Le policier est là pour protéger. La victime a été fauchée telle une quille dans un jeu de bowling. Un carnage. Et cela aurait pu être pire. » Le ministère public requiert le maximum pour ces faits : 2 ans.
Me Demey ne veut pas que son client, en quelques secondes, passe d'un profil de gendre idéal à celui de monstre sanguinaire. « Sans minimiser les gravissimes conséquences pour la victime, c'est un acte involontaire. Il donnerait tout ce qu'il a pour revenir quelques secondes en arrière.
Mais il a commis l'irréparable. » Julien explique son geste par la peur de perdre son permis de conduire, vu son état plus que brumeux lors du passage au contrôle. Il parle ensuite de lâcheté pour expliquer sa disparition durant 3 jours.
« Mais il a eu le courage de se présenter auprès des collègues de la victime à Pecq », avance la défense qui plaide pour un sursis. « Cela lui permettra de poursuivre son travail pour indemniser la victime. » Le prévenu exprime une dernière fois ses regrets avant que la juge mette fin aux débats et fixe le jugement au 31 mai.
http://www.nordeclair.fr/Actualite/Justice/2011/05/04/le-jeune-lillois-avait-fauche-une-polici.shtml
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire