HIER, le procès du docteur Jean-Pierre Giolitto, poursuivi pour homicide involontaire, a été reporté au 5 juillet prochain. Une épreuve supplémentaire pour Franck et Catherine Gommenne dont le fils, Romain, est décédé sur une table d'opération de la clinique des Bleuets à Reims, le 22 août 2006.
« Ça fait deux fois que l'audience est reportée. Nous sommes venus le 18 octobre 2010, puis le 16 mai (Ndrl : hier), et la date est à chaque fois repoussée. Surtout, ça fait cinq ans que l'on attend de connaître la vérité », lâche Franck Gommenne. « Que faut-il pour qu'une sanction digne de ce nom soit enfin prononcée sachant que le cas de Romain a été le catalyseur ? », s'emporte-t-il.
Pour l'heure, la seule petite sanction qui a atteint l'urologue est une interdiction d'exercer de six mois dont quatre avec sursis prononcée par le conseil de l'ordre de la région Alsace dans le cadre de la mort de Romain, en mars dernier. Mais là encore, les parents de Romain ne comprennent pas que le docteur Giolitto ait fait appel. Ils y voient la marque de cette arrogance dont le praticien ne semble pouvoir se départir. « Cet ego terrible » qui consiste à ne demander conseil à personne et à surestimer ses capacités et ses compétences comme dans le cas de leur fils.
« Une brebis galeuse dans ses rangs »
Sur le plan disciplinaire, le couple attend maintenant la décision qui sera prise en appel par les instances nationales, sans se faire trop d'illusions. « Quand on a une brebis galeuse dans ses rangs, il faudrait pourtant faire ce qu'il faut pour s'en séparer », complète Catherine Gommenne. « Vous savez que devant le conseil de l'ordre, il a osé dire qu'il avait quitté Reims pour atténuer notre peine », reprend son époux.
En attendant de comparaître devant le tribunal correctionnel de Reims en juillet, le docteur Giolitto devra répondre aux questions des experts judiciaires à la fin du mois. A Charleville, l'urologue est attendu à la barre le 19 octobre pour répondre de blessures involontaires avec ITT supérieure à trois mois sur une Sedanaise, en compagnie de son collègue carolo, Célestin Esso.http://www.lunion.presse.fr/article/marne/le-proces-du-docteur-giolitto-de-nouveau-reporte
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