jeudi 16 juin 2011

Antibes: trafic de cannabis, huit et six mois de sursis pour les deux "nourrices"

Quentin guyot et Sofiane Picard, deux Antibois de vingt ans se sont rencontrés par le biais de connaissances communes. Rapidement ils se sont découvert une même addiction au cannabis. Et ont voulu s'essayer au rôle de dealer. Ils ont monté un petit trafic avec clients réguliers. En l'espace de deux ans et demi, les transactions se sont faites plus régulières et importantes. Jusqu'au mois de janvier dernier où ils ont été rattrapés par la patrouille. Dénoncés par leurs acheteurs.
Ils comparaissaient libres et non assistés, ce jeudi, à la barre du tribunal correctionnel de Grasse.

« Vous livrez des pizzas au cannabis »

Attitude décontractée et nonchalante, ils ont vite été recadrés par la présidente De Rosa. « Les faits sont reconnus, qu'avez-vous à dire ? », interroge la magistrate. « Nous regrettons », rétorquent en choeur les deux comparses. « C'est un peu léger ! C'est de trafic de drogue dont vous devez répondre aujourd'hui. Vous expliquez que vous revendiez à une dizaine de clients pour pouvoir assurer votre propre consommation. Comment avez-vous connu ces personnes ? », renchérit Emmanuelle De Rosa.

« Au travail, je suis livreur de pizzas »
, répond le jeune Guyot. « Vous livrez des pizzas au cannabis alors. Vous touchiez de l'argent pour ça ? », insiste ironiquement la présidente. La réponse négative agace la juge, qui hausse le ton. « Vous vous moquez ! Vous ne savez pas si vous avez vendu, donné, touché ce cannabis. Vous déclarez être des intermédiaires, des nourrices comme on dit, mais aux yeux de la justice, vous êtes des dealers » En interrogeant Sofiane Picard, les explications sont tout aussi évasives. Et lorsqu'ils prétendent avoir tout arrêté, personne ne s'en convainc.

Surtout pas la procureure Mallier. « Le trafic est caractérisé. Même si ces messieurs ont beaucoup de mal à reconnaître les faits. Qu'ils continuent à minimiser, alors que tout les accable surtout les échanges de SMS. Ils doivent être condamnés », insiste-t-elle avant de requérir six et trois mois de sursis avec mise à l'épreuve.

Le tribunal, moins clément, prononcera des peines plus lourdes de 8 et 6 mois de sursis assorties d'une mise à l'épreuve de trois ans.

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