UN intérimaire, âgé de 24 ans, originaire de Soissons, est jugé pour viols d'une mineure, pendant trois jours, à partir d'aujourd'hui par la cour d'assises. Il est incarcéré depuis juillet 2009 et défendu par Me Gilles Laurent, du barreau de Saint-Quentin, un avocat expérimenté qui parvient à convaincre, sans brusquerie, en misant sur la psychologie alliée à la logique.
La victime est la nièce de l'accusé. Très éprouvée, celle-ci a déjà tenté de mettre fin à ses jours et elle est représentée par Me Anne-Sophie Baert.
Les débats devraient se tenir à huis clos.
Les faits se seraient déroulés à Saint-Quentin en 2006 et en 2007. Ils ont été dénoncés par la victime, alors âgée de 15 ans, en juillet 2009. Aux policiers saint-quentinois, l'adolescente avait expliqué que les viols avaient été commis quand elle était âgée de 12 ans. Lors d'une scène, elle se serait enfermée en étant paniquée dans la salle de bains. Là, elle aurait téléphoné à une amie afin que celle-ci prévienne sa mère. Lors de sa garde à vue, l'accusé avait fini par reconnaître deux rapports sexuels et évoqué une relation amoureuse consentie et même parfois appréciée.
Le choc de deux versions
Son accusatrice est bien loin de cette présentation, de toutes les façons, inacceptable pour la justice et la morale, entre un enfant et un adulte. Elle évalue à treize le nombre d'agressions qu'elle aurait subies dans une ambiance douloureuse, confrontée à un bourreau lui demandant de « lui faire confiance ».
Deux versions s'affrontent donc, dans une ambiance tendue. La concubine de l'accusé le défend âprement. Elle ne croit pas à l'existence de viols et affirme que l'oncle et sa nièce ont continué à se voir normalement après les faits dénoncés.
La personnalité de la victime est jugée crédible par les experts qui mettent en avant son désarroi.
La vérité judiciaire devrait être proclamée, jeudi soir, après des débats intenses.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/assises-de-laisne-viols-dune-mineure
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