Une affaire qui fait pschitt
À l’arrivée, en fait de dealer, Olivier Courbet comparaît à la barre du tribunal d’Amiens, mardi matin. Il le reconnaît, lui qui est connu sur la place comme un spécialiste des produits vétérinaires, il a vendu du Ventipulmin (un bronchodilatateur) à des propriétaires de chevaux dont les protégés souffraient d’une toux persistante. « Ses clients, moins d’une dizaine, voulaient éviter de coûteuses visites de vétérinaires alors qu’il ne s’agissait que de renouveler le produit. Mon pharmacien aussi me délivre quelquefois des médicaments sans ordonnance. C’est condamnable mais ça facilite la vie », glisse Me Marguet.
Le « dangereux trafiquant » avait même, toujours histoire de rendre service, décidé de baisser le prix du Ventipulmin. « On a été confronté à de nombreux cas de toux chez les chevaux et, pour certains clients, le traitement commençait à revenir cher », justifie-t-il.
Pour ne rien arranger, quand les enquêteurs ont épluché son ordonnancier, ils ont suspecté une filouterie parce que figuraient dans les cases « prescripteur » des noms de médecins généralistes, de praticiens hospitaliers et même d’un vétérinaire hélas décédé. Là encore, l’affaire a fait pschitt. « Il s’agissait d’un bug informatique. Quand on n’indiquait pas de prescripteur, l’ordinateur mettait tout simplement le nom du dernier médecin connu », explique M. Couret.
La peine est finalement à la hauteur de la procédure : 1 000 € d’amende.
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Le-pharmacien-coupable-d-avoir-voulu-rendre-service
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