Lui qui comparaissait pour des agressions sexuelles commises entre 2002 et 2006 à Montrottier (Rhône) sur deux de ses belles-filles alors adolescentes, puis entre 2007 et 2009 à Saint-Martin-la-Sauveté (canton de Saint-Germain-laval) sur sa propre fille de 5 ans et son autre belle-fille âgée de 8 ans.
Domicilié à Saint-Etienne depuis un peu plus de deux mois, ce quadragénaire passait pour un « tyran » et « un manipulateur ». Telle est la description que sa future ex-femme, mère de cinq enfants issus de trois lits, avait faite du prévenu, père de deux de ses enfants, quand ces faits ont éclaté en mai 2009 après qu’une infirmière scolaire a donné l’alerte.
Des faits que les quatre victimes ramenaient à « des bisous sur la bouche, et des caresses sur les seins et les fesses au vu de tout le monde, alors que toutes ont affirmé aux gendarmes que ça les dérangeait, sans oser vous le dire » insistaient les avocates des parties civiles.
« Je reconnais avoir embrassé mes enfants sur la bouche et leur avoir fait des câlins, mais c’était pour rigoler. J’ai voulu être un bon père » tentait de se défendre à la barre le prévenu, rejetant toute idée de perversion, alors que les victimes gardaient le silence ou pleuraient sur le banc de la salle, aux côtés de leur mère, aujourd’hui domiciliée dans l’Ain avec son nouveau compagnon, qui, pendant des années, est restée aveugle. Après avoir délibéré, le tribunal a condamné à 18 mois de prison avec sursis ce père de famille (1), qui devra verser au total 7 300 euros de dommages et intérêts.
(1) En raison du lien de parenté entre les victimes et le prévenu, nous ne publions pas les identités
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire