Gros couac dans l'appareil judiciaire. La cour d'assises de l'Ain n'a pu visionner mardi l'enregistrement de la première audition de la garde à vue de Stéphane Moitoiret, jugé pour l'assassinat du petit Valentin, la bande ayant été perdue, ce qui a été découvert à l'audience et a fait bondir ses avocats.
La cour doit cependant visionner une autre de ses auditions durant l'après-midi, mais pas celle demandée par sa défense, qui, selon eux, montrait le mieux son état d'esprit, c'est-à-dire sa folie. Me Franck Berton, un des trois avocats de Moitoiret, a annoncé qu'il allait déposer dans les prochaines heures "une plainte pour faux en écriture", alors que dans les procès-verbaux des scellés figurait la mention de l'enregistrement de cette audition.
Deux officiers de gendarmerie, qui ont pour l'un mené la garde à vue de Moitoiret après son arrestation début août 2008 et pour l'autre participé à l'enquête de flagrance, étaient venus mardi matin pour la diffusion des enregistrements vidéo. Après quelques manipulations, ils se sont aperçus que la première des huit auditions de Moitoiret en garde à vue s'était volatilisée. "Au moment du gravage des auditions (sur un DVD depuis l'ordinateur) nous avons fait appel aux techniciens de la gendarmerie", a expliqué un des gendarmes, obligé de constater que désormais "il manque ce fichier" mais pas les suivants. "Nous le découvrons" à l'instant, a ajouté son collègue.
Le ton est alors monté entre la défense de Moitoiret, le président de la cour et les officiers. Des membres de la famille de Valentin Crémault, ce garçonnet de 10 ans tué de 44 coups de couteau à Lagnieu (Ain), ont quitté la salle, visiblement excédés. "Je mandate la gendarmerie pour faire toutes les recherches" utiles pour retrouver cet enregistrement, a finalement décidé le président, Dominique Bréjoux, sans accorder à Me Berton la suspension d'audience qu'il demandait. Mais les enquêteurs pensent que le fichier a disparu de tout disque dur d'ordinateur. "Le procès-verbal d'audition fait foi jusqu'à preuve du contraire", a rappelé l'avocat général, Jean-Paul Gandolière. Il en a été donné lecture.
Deux officiers de gendarmerie, qui ont pour l'un mené la garde à vue de Moitoiret après son arrestation début août 2008 et pour l'autre participé à l'enquête de flagrance, étaient venus mardi matin pour la diffusion des enregistrements vidéo. Après quelques manipulations, ils se sont aperçus que la première des huit auditions de Moitoiret en garde à vue s'était volatilisée. "Au moment du gravage des auditions (sur un DVD depuis l'ordinateur) nous avons fait appel aux techniciens de la gendarmerie", a expliqué un des gendarmes, obligé de constater que désormais "il manque ce fichier" mais pas les suivants. "Nous le découvrons" à l'instant, a ajouté son collègue.
Le ton est alors monté entre la défense de Moitoiret, le président de la cour et les officiers. Des membres de la famille de Valentin Crémault, ce garçonnet de 10 ans tué de 44 coups de couteau à Lagnieu (Ain), ont quitté la salle, visiblement excédés. "Je mandate la gendarmerie pour faire toutes les recherches" utiles pour retrouver cet enregistrement, a finalement décidé le président, Dominique Bréjoux, sans accorder à Me Berton la suspension d'audience qu'il demandait. Mais les enquêteurs pensent que le fichier a disparu de tout disque dur d'ordinateur. "Le procès-verbal d'audition fait foi jusqu'à preuve du contraire", a rappelé l'avocat général, Jean-Paul Gandolière. Il en a été donné lecture.
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