Un procès très particulier a eu lieu mercredi après-midi à Châlons-en-Champagne. En effet, ni la victime ni l'auteur présumé du délit, pourtant sous contrôle judiciaire, n'étaient présents. La plainte initiale avait même été retirée. Les faits sont survenus dans le huis clos d'une famille châlonnaise, au cours de la nuit du 8 au 9 février 2008.
L'affaire, présentée par le président Delpierre, nouveau juge d'instruction, est dramatiquement simple. C'est celle d'une femme en détresse, victime des agressions sexuelles de son mari. N'en pouvant plus, elle lui annonce un jour qu'elle va divorcer et décide de dormir sur le canapé du salon. L'homme ne veut pas entendre cette décision et la rejoint au milieu de la nuit.
Un an de prison
Il commence par lui tenir les bras, et la dénude. L'un des enfants se lève, aperçoit la scène et, paniqué, ordonne à son père d'arrêter. Le jeune homme recommande également à sa mère de faire appel à la justice.
Mais rien n'arrête le mari, qui arrivera à ses fins. « Il nie le viol », a rappelé le procureur, avant de souligner qu'il s'agit bien d'un « crime » traité en audience « en l'absence de tout le monde ». La mère de famille aurait retiré sa plainte par la suite, pour protéger ses enfants. Les experts ont conclu dans leur rapport qu'aucun trouble psychique n'avait aboli le jugement de l'accusé, âgé d'une cinquantaine d'années et jamais condamné jusqu'à présent.« Il s'agissait, de la part du père, de violences récurrentes, envers sa femme mais aussi envers ses enfants », a précisé le ministère public. Le juge des enfants est, en effet, intervenu dans un précédent dossier. « Nous sommes là pour des faits d'agression sexuelle, mais il s'agit bien d'un viol. L'accusé n'est pas là, il n'y a pas de prise de conscience de cet acte, malgré le contrôle judiciaire », a rappelé le procureur avant de requérir deux ans de prison, avec un mandat d'arrêt.
Reconnu coupable, il sera finalement condamné à un an ferme, sans obligation de soins.http://www.lunion.presse.fr/article/marne/son-mari-tente-de-la-violer-sur-le-canape-du-salon
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