mardi 12 juin 2012

Accusée du meurtre de son bébé

Les deux prochaines affaires examinées par la cour d'assises sont un meurtre de bébé en Thiérache et un viol à La Fère. Les débats débutent ce matin.

UNE longue vie s'offrait à lui mais son existence n'a duré que quelques minutes. Ce bébé est mort le 25 mai 2009 à La Capelle. La petite victime est décédée asphyxiée dans trois couches de sac-poubelle. Trois ans après, ce destin tragique ressurgit.
La maman, Angélique Millot, âgée de 26 ans, est jugée par la cour d'Assises pour ce meurtre, pendant trois jours à partir d'aujourd'hui.

Dissimuler sa grossesse

L'accusée, défendue par Me Carlier-Brame, a été abandonnée à la naissance par ses parents. « Elle ne voulait pas de cet enfant. L'expertise psychologique a révélé qu'il ne s'agissait pas d'un déni, mais d'une volonté de dissimuler sa grossesse. Elle en avait conscience, elle ne voulait pas que ça se sache », avait à l'époque estimé une substitut du procureur de Laon.
Angélique Millot était consciente d'être enceinte, mais elle aurait caché son état à ses proches. La naissance se serait déroulée au domicile de son petit ami, qui ne serait pas le père du nourrisson. Aux enquêteurs, elle aurait indiqué avoir entendu le bébé pleurer avant de le laisser succomber.
Le corps avait été amené chez elle. Il a été découvert derrière la télévision grâce à un concours de circonstances : c'est en se présentant aux urgences au centre hospitalier de Fourmies à la suite de saignements qu'elle a attiré la curiosité des médecins. Ils ont rapidement constaté que la jeune fille venait d'accoucher. Mais l'enfant était introuvable. Selon l'autopsie, il était viable.
Le verdict est prévu dans la soirée du jeudi 14 juin.
L'affaire suivante est bien différente : Vincent Bayle-Ferrier, un chauffeur routier incarcéré, âgé de 42 ans, sera jugé du vendredi 15 au mardi 19 juin pour viols. Ces faits se seraient déroulés du 5 mars 2003 au 30 septembre 2005 dans le secteur de La Fère, à l'encontre de sa belle-fille. La justice s'intéresse également à des agressions sexuelles commises entre février 2005 et le 30 septembre de la même année.
L'accusé, jamais condamné jusqu'à maintenant, reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Il est défendu par Me Delavenne, du barreau de Laon.
Deux affaires, deux histoires, et toujours une découverte d'existences tourmentées devant la cour d'assises


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/accusee-du-meurtre-de-son-bebe-0

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