lundi 13 janvier 2014

Disparus de Bolivie. Ouverture d'un procès sous haute tension

Le procès des meurtriers présumés de Fannie et Jérémie, disparus en Bolivie en août 2010, devrait débuter cette semaine. Mais le parcours est là aussi semé d'écueils pour les parents des deux jeunes qui veulent connaître la vérité et retrouver les corps.


Jérémie Bellanger, 25 ans, et Fannie Blancho, 23 ans, ont été assassinés en août 2010, à la suite d'une mauvaise rencontre à Guayamerin, un lieu reculé dans l'extrême Nord-Ouest de la Bolivie.

M. Bellanger, le père de Jérémie - comme tous les proches des deux jeunes disparus -, espère de ce procès "que les accusés, qui, pour l'instant, nient les faits, finissent au moins par dire ce qu'il s'est passé ce jour-là précisément, la raison de leur geste également, et ce qu'ils ont fait des corps".  "Nous souhaitons ardemment retrouver Fannie et Jérémie pour enfin faire un deuil réel."


Eviter le classement sans suite
Selon les éléments de l'enquête rendus publics, Jérémie et Fannie se sont rendus dans la nuit du 28 au 29 août 2010, dans la ferme du principal suspect, Jaime Martinez, et leur assassinat (d'abord celui de Fannie, puis celui de Jérémie) a eu lieu après une tentative de viol.


Un souhait de délocalisation
Les parents de Fannie doivent également se rendre à Santa Ana s'il est confirmé que le procès reprendra bien dans cette ville. Mais les parents de Jérémie ont d'ores et déjà indiqué qu'ils réclameraient la délocalisation du procès à Trinidad pour des raisons de sécurité, compte tenu des pressions éventuelles que pourraient subir témoins et jurés à Santa Ana, d'où est originaire le meurtrier présumé.

Dans l’hypothèse où un dépaysement du procès à Trinidad est accepté par les juges du tribunal de Santa Ana de Yacuma à l’audience de ce 13 janvier, le procès serait suspendu pendant 10 jours maximum, ce qui signifie que l’ouverture du procès à Trinidad pourrait avoir lieu d'ici le 23 janvier.


La sécurité en question
Pour sa part, l'avocate de la famille des deux Français, Me Audalia Zurita, a estimé que le tribunal de Santa Ana, dans le département de Beni, "ne possédait pas l'infrastructure nécessaire" pour le bon déroulement du procès. Elle confirme que les "conditions de sécurité n'étaient pas réunies à Santa Ana".

Initialement, le procès devait se dérouler à Guayaramerin, puis à Riberalta et finalement à Santa Ana, des localités se situant toutes dans la région de Beni où s'est déroulé le drame.


L'ambassadeur sur place ?
Les familles souhaitent fortement la présence de l'ambassadeur de France au procès. Elles espéraient également une escorte policière et la présence d'un observateur de l'Onu. Mais ce lundi, rien ne semble partir dans ce sens...


http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/nantes/disparus-en-bolivie-ouverture-d-un-proces-sous-haute-tension-13-01-2014-2366633.php

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