Condamnés à 10 mois d'interdiction d'exercer, 15 000 euros d'amende et un an de prison avec sursis en première instance pour avoir « charcuté » Hélène Braz, une Sedannaise de 63 ans devenue totalement incontinente au terme d'un improbable marathon chirurgical, Célestin Esso, chirurgien à la polyclinique du parc de Charleville-Mézières, et Jean-Pierre Giolitto, alors urologue à la clinique des Bleuets de Reims, avaient fait appel de la décision estimant, pour l'un, « n'avoir commis aucune faute », pour l'autre, être tout au plus « responsable de simples imprudences » (l'union du 22 mars).
Mal leur en a pris… Hier, la cour d'appel de Reims, allant même au-delà des réquisitions de l'avocat général qui avait dénoncé « la répétition de gestes invasifs, sans fondement préalable », évoquant une « incompétence inadmissible qui a abouti à la mutilation sexuelle d'une femme », a prononcé des peines beaucoup plus lourdes à leur encontre : 18 mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende pour les deux chirurgiens, 3 ans d'interdiction d'exercer la profession de chirurgien urologue et chirurgien gynécologue pour le Dr Esso et 5 ans d'interdiction d'exercer la profession de chirurgien pour le Dr Giolitto.
Entre 1994 et 2003, Hélène Braz avait été opérée à 14 reprises par les deux chirurgiens. Dix-sept ans plus tard, elle est totalement incontinente. C'est aujourd'hui une femme mutilée au plus profond de son intimité, privée de toute vie…
Un calvaire quotidien
Lors de l'audience en appel, Hélène Braz avait une nouvelle fois évoqué son calvaire au quotidien… « Je suis obligée de rester assise, toute ma vie… Je suis désolée, c'est trop difficile. »
Et de livrer à l'état brut : « Je me lève 5, 6, 7 fois dans la nuit. Mes draps sont trempés, mes vêtements sont trempés… Il y a eu un tel remaniement en moi que je ne suis plus une femme. A 63 ans, je dois gérer mes mouvements pour éviter les fuites. Je passe mon temps à ma lessive, aux toilettes pour préserver mes protections ou dans la douche. C'est un calvaire cette vie… ».
Et d'avouer simplement : « Si je vis encore 20 ans, ça va me coûter 333 000 euros de frais de protection… Je les trouve où ? ». Sur ce point, l'affaire sera traitée au niveau des intérêts civils au cours d'une prochaine audience.
Les docteurs Giolitto et Esso ont désormais 5 jours pour se pourvoir en cassation…
Rappelons que le Dr Giolitto actuellement sous le coup d'une suspension de l'ARS pour 5 mois - il aurait enlevé « par erreur » un rein sain à une patiente opérée à la clinique Sainte-Anne de Strasbourg (notre édition du 22 mars) - a également été condamné le 16 décembre 2011 en appel pour « homicide involontaire » à 18 mois de prison avec sursis, ainsi qu'à une interdiction d'exercer pendant un an pour avoir involontairement causé la mort du jeune Romain Gommenne, emporté par une hémorragie massive le 22 août 2006. Il devait se faire opérer d'une dilatation veineuse au testicule à Reims, une intervention chirurgicale bénigne. Il a rendu son dernier souffle entre les mains du Dr Giolitto. Dans ce dossier, le Dr Giolitto s'est pourvu en cassation.http://www.lunion.presse.fr/article/marne/sedannaise-mutilee-interdiction-dexercer-pour-les-chirurgiens-pendant-3-et-5-ans
Il faut faire confiance en la justice (Hegel) Revue de la presse judiciaire ici........
mercredi 18 avril 2012
16 mois de prison pour le voleur qui a rendu la voiture
Un Vicois d'une trentaine d'années dort en prison à Seysses, près de Toulouse, depuis mercredi soir. Il a été condamné à douze mois de prison (plus quatre mois pour la révocation d'un sursis précédent) pour avoir volé une Peugeot 307 le 19 mars, pour avoir roulé sans permis, et aussi pour avoir fait une grivèlerie dans une station essence près du tribunal, à Auch, le 22 mars. Pris de remord, il avait pourtant posté une enveloppe sans destinataire les jours suivants, avec la clé de la voiture à l'intérieur. Cette lettre, ouverte au centre de tri, invitait la personne qui la lirait à prévenir la gendarmerie. Le voleur indiquait aussi l'adresse où les gendarmes pourraient trouver la 307 à Auch. Sur place, ils ont aussi trouvé un indice qui leur a permis de remonter jusqu'au suspect. Convoqué mercredi matin à la gendarmerie, il a été jugé en comparution immédiate l'après-midi. Ses remords n'ont pas ému le procureur de la République qui a demandé la peine plancher contre ce multirécidiviste qui avait déjà quatorze condamnations à son casier. Le vol simple ayant été retenu, ce Vicois a finalement écopé de seize mois.
auch > Relaxé dans une affaire de cambriolage. Un SDF bien connu à Auch l'a échappé belle, mercredi au tribunal. Déjà condamné à de multiples reprises, il risquait la peine plancher, soit 3 ans fermes, pour avoir cambriolé la halte de jour dans la nuit du 4 au 5 avril. C'est tout au moins ce que les policiers du commissariat d'Auch et le procureur de la République croyaient au vu du dossier. Mais le tribunal n'a pas vu dans les empreintes relevées sur la porte dégondée de la halte de jour une preuve irréfutable. Le suspect a indiqué qu'il avait pu toucher la porte car il allait souvent à la halte de jour. Il a finalement été relaxé au bénéfice du doute.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/13/1330167-vic-fezensac-16-mois-de-prison-pour-le-voleur-qui-a-rendu-la-voiture.html
auch > Relaxé dans une affaire de cambriolage. Un SDF bien connu à Auch l'a échappé belle, mercredi au tribunal. Déjà condamné à de multiples reprises, il risquait la peine plancher, soit 3 ans fermes, pour avoir cambriolé la halte de jour dans la nuit du 4 au 5 avril. C'est tout au moins ce que les policiers du commissariat d'Auch et le procureur de la République croyaient au vu du dossier. Mais le tribunal n'a pas vu dans les empreintes relevées sur la porte dégondée de la halte de jour une preuve irréfutable. Le suspect a indiqué qu'il avait pu toucher la porte car il allait souvent à la halte de jour. Il a finalement été relaxé au bénéfice du doute.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/13/1330167-vic-fezensac-16-mois-de-prison-pour-le-voleur-qui-a-rendu-la-voiture.html
Mireille, 80 ans, a fait face à son agresseuse
C’est un petit, tout petit bout de femme qui se lève et fait face à l’accusée. Mireille, 80 ans en juin, fut victime de l’agresseuse de vieilles dames le 19 mai 2009, dans son pavillon de Gonesse. Laure M. l’avait frappée à la tête à l’aide d’une boîte de conserve. Après avoir obtenu 250 €, elle avait saisi une lampe de chevet et lui à de nouveau porté des coups violents.
Consommatrice de crack à la dérive, Laure M., 47 ans, comparaît depuis jeudi devant la cour d’assises du Val-d’Oise pour une série de cinq agressions violentes, qui pouvaient mettre en jeu la vie des victimes.
« Je voudrais lui poser une question les yeux dans les yeux. » Mireille qui souffre de polyarthrite s’appuie sur sa canne, néglige l’usage qui veut qu’on s’exprime face à la cour et se tourne vers Laure M. « Pourquoi me frapper à nouveau, alors que je vous avais donné l’argent? demande-t-elle avec fermeté. C’était une satisfaction personnelle? »
« Je ne me l’explique toujours pas, répond Laure, qui reconnaît l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Tout ce que vous avez subi, je l’ai fait. Mais je ne sais pas pourquoi je vous ai frappée une première fois et encore moins pourquoi j’ai continué. »
Mireille ne se faisait pas d’illusion. « Je savais bien que je n’aurai pas de réponse. Mais ce qui s’est passé reste pour moi une hantise. J’ai toujours peur de la voir. C’est une obsession. Cela durera jusqu’à la fin de mes jours », assure-t-elle.
Elle a raconté comment son agresseuse est entrée chez elle en se faisant passer pour une bénévole du Secours populaire avant de la frapper. « En partant, elle m’a dit : Si vous appelez à l’aide, je rentre et je vous tue. Elle avait quelque chose dans le regard qui me laissait croire que c’était vrai. Elle m’a enfermée dans la chambre. J’ai attendu, complètement paniquée. »
Le choc psychologique fut intense. Elle parle de ses cauchemars la nuit, de ses angoisses le jour. « Il ne se passe pas une journée sans que j’y pense. C’est presque un réconfort de venir aujourd’hui parler de tout cela. Je suis soulagée, même si cela ne changera rien du tout. Je suis diminuée. Je ne sors plus qu’accompagnée parce que j’ai peur. Je n’ai pas pris le RER depuis trois ans. »
Mireille est la seule victime à être venue témoigner devant la cour d’assises. Gilberte, 82 ans, hospitalisée pour un grave traumatisme crânien à Arnouville, a gardé des douleurs et subit toujours le contrecoup psychologique. Elle n’a pas supporté l’idée de revoir l’accusée. Paule est décédée en décembre dernier à 94 ans après avoir perdu toute autonomie et gardé des séquelles. Elle avait aussi subi un traumatisme crânien à Sarcelles. Jeanine, 91 ans, absente également, avait été frappée avec un fossile à Montmorency : « Vu la violence des coups, elle a eu beaucoup de chance de garder si peu de séquelles » a estimé le médecin expert devant la cour.
http://www.leparisien.fr/gonesse-95500/mireille-80-ans-a-fait-face-a-son-agresseuse-14-04-2012-1954583.php
« Je voudrais lui poser une question les yeux dans les yeux. » Mireille qui souffre de polyarthrite s’appuie sur sa canne, néglige l’usage qui veut qu’on s’exprime face à la cour et se tourne vers Laure M. « Pourquoi me frapper à nouveau, alors que je vous avais donné l’argent? demande-t-elle avec fermeté. C’était une satisfaction personnelle? »
« Je ne me l’explique toujours pas, répond Laure, qui reconnaît l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Tout ce que vous avez subi, je l’ai fait. Mais je ne sais pas pourquoi je vous ai frappée une première fois et encore moins pourquoi j’ai continué. »
Mireille ne se faisait pas d’illusion. « Je savais bien que je n’aurai pas de réponse. Mais ce qui s’est passé reste pour moi une hantise. J’ai toujours peur de la voir. C’est une obsession. Cela durera jusqu’à la fin de mes jours », assure-t-elle.
Elle a raconté comment son agresseuse est entrée chez elle en se faisant passer pour une bénévole du Secours populaire avant de la frapper. « En partant, elle m’a dit : Si vous appelez à l’aide, je rentre et je vous tue. Elle avait quelque chose dans le regard qui me laissait croire que c’était vrai. Elle m’a enfermée dans la chambre. J’ai attendu, complètement paniquée. »
Le choc psychologique fut intense. Elle parle de ses cauchemars la nuit, de ses angoisses le jour. « Il ne se passe pas une journée sans que j’y pense. C’est presque un réconfort de venir aujourd’hui parler de tout cela. Je suis soulagée, même si cela ne changera rien du tout. Je suis diminuée. Je ne sors plus qu’accompagnée parce que j’ai peur. Je n’ai pas pris le RER depuis trois ans. »
Mireille est la seule victime à être venue témoigner devant la cour d’assises. Gilberte, 82 ans, hospitalisée pour un grave traumatisme crânien à Arnouville, a gardé des douleurs et subit toujours le contrecoup psychologique. Elle n’a pas supporté l’idée de revoir l’accusée. Paule est décédée en décembre dernier à 94 ans après avoir perdu toute autonomie et gardé des séquelles. Elle avait aussi subi un traumatisme crânien à Sarcelles. Jeanine, 91 ans, absente également, avait été frappée avec un fossile à Montmorency : « Vu la violence des coups, elle a eu beaucoup de chance de garder si peu de séquelles » a estimé le médecin expert devant la cour.
http://www.leparisien.fr/gonesse-95500/mireille-80-ans-a-fait-face-a-son-agresseuse-14-04-2012-1954583.php
mardi 17 avril 2012
Haute-Saône : tuée dans son appartement incendié
C’est une déclaration d’innocence qu’a livrée d’emblée hier matin Mohamed Moussati en direction de la famille de Laura Juif : « Je vous présente mes condoléances. Ce n’est pas moi qui ai tué votre fille. Je n’ai rien fait, je partage votre douleur. J’essaie de comprendre la vérité autant que vous. Je viens de passer trois années horribles en prison. Je clame mon innocence depuis trois ans. Je suis content d’être ici, je veux qu’on arrête de s’acharner sur moi ».
En 2009, et depuis plus d’un an alors, ce jeune intérimaire de Saint-Loup-sur-Semouse était le petit ami deLaura Juif, une animatrice de centre aéré de Luxeuil. Ils s’étaient rencontrés en boîte, comme des jeunes de leur âge.
Peu de temps après le début de leur relation, Laura avait pris un appartement, qui était devenu aussi un peu celui de Mohamed quand il ne dormait pas chez ses parents. Il avait un jeu de clés. Ensemble, dit-il, ils vivaient des « moments de bonheur » et des « moments difficiles ». Difficiles, notamment lorsque la jeune femme « (lui) reprochait de ne pas assez (s’)occuper d’elle, de passer du temps avec (ses) potes, de parler avec beaucoup de filles… ». Ça, Mohamed revendique même carrément un statut de tombeur : « Je l’aimais cette fille ; mais j’avais des relations avec d’autres, il y en a beaucoup mais je ne connais pas leur nom… ». « Charmeur, doux comme un agneau au début, puis un être violent », jauge le gendarme directeur d’enquête.
Lundi matin, au premier jour du procès en assises de Vesoul où il est renvoyé pour meurtre, Mohamed Moussati n’a jamais parlé de « Laura » mais toujours de « Mademoiselle Laura Juif ».
D’après les dires d’une de ses copines, Laura voulait rompre ce mois de mai 2009 mais ne savait pas comment s’y prendre. « Sans doute la peur de représailles », estime la jeune témoin, avec qui Laura passa la soirée en boîte à Vesoul ce samedi soir précédant le crime. Laura déposa son amie luxovienne chez elle « vers 5 h, 5 h 30 ».
De son côté, Mohamed est sorti aussi ce soir-là, avec deux copains de Saint-Loup. Il en raccompagne un « vers 2 h », l’autre, « vers 4 h » après un « passage éclair vers 3 h » chez Laura, qui n’était donc pas là. Mohamed dit ensuite être rentré dormir chez ses parents.
Laura Juif sera retrouvée morte par les pompiers, dans son appartement du 9 rue Lafayette à Luxeuil, alors qu’ils venaient y maîtriser un incendie. Le corps de la victime, dénudé, portait des traces de coups de couteau, dont deux au cou qui ont été très vite mortels, a décrit hier le médecin-légiste. Le feu a quant à lui été allumé en deux endroits du logement.
Pour l’heure, l’absence d’alibi et des contradictions pèsent sur Mohamed Moussati. Mais « des preuves formelles et scientifiques, on n’en a pas », reconnaît le directeur d’enquête.
« Je n’ai rien à me reprocher. Quelqu’un voulait me faire porter le chapeau. Le coupable court toujours dans la nature », répétera plus ou moins sèchement l’accusé, « avec toutes les preuves que vous avez pour m’innocenter, je veux la liberté que vous m’avez volée ».
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/04/17/l-accuse-nie-les-faits
En 2009, et depuis plus d’un an alors, ce jeune intérimaire de Saint-Loup-sur-Semouse était le petit ami deLaura Juif, une animatrice de centre aéré de Luxeuil. Ils s’étaient rencontrés en boîte, comme des jeunes de leur âge.
Peu de temps après le début de leur relation, Laura avait pris un appartement, qui était devenu aussi un peu celui de Mohamed quand il ne dormait pas chez ses parents. Il avait un jeu de clés. Ensemble, dit-il, ils vivaient des « moments de bonheur » et des « moments difficiles ». Difficiles, notamment lorsque la jeune femme « (lui) reprochait de ne pas assez (s’)occuper d’elle, de passer du temps avec (ses) potes, de parler avec beaucoup de filles… ». Ça, Mohamed revendique même carrément un statut de tombeur : « Je l’aimais cette fille ; mais j’avais des relations avec d’autres, il y en a beaucoup mais je ne connais pas leur nom… ». « Charmeur, doux comme un agneau au début, puis un être violent », jauge le gendarme directeur d’enquête.
Lundi matin, au premier jour du procès en assises de Vesoul où il est renvoyé pour meurtre, Mohamed Moussati n’a jamais parlé de « Laura » mais toujours de « Mademoiselle Laura Juif ».
« Avec toutes les preuves que vous avez pour m’innocenter, je veux la liberté que vous m’avez volée. »
Une certaine distance entre eux deux que l’on retrouve au fil des premières déclarations de témoins, à propos de la relation du couple, décrite surtout à travers des disputes. « On s’est battus comme dans tous les couples mais c’est resté que verbal », précise l’accusé.D’après les dires d’une de ses copines, Laura voulait rompre ce mois de mai 2009 mais ne savait pas comment s’y prendre. « Sans doute la peur de représailles », estime la jeune témoin, avec qui Laura passa la soirée en boîte à Vesoul ce samedi soir précédant le crime. Laura déposa son amie luxovienne chez elle « vers 5 h, 5 h 30 ».
De son côté, Mohamed est sorti aussi ce soir-là, avec deux copains de Saint-Loup. Il en raccompagne un « vers 2 h », l’autre, « vers 4 h » après un « passage éclair vers 3 h » chez Laura, qui n’était donc pas là. Mohamed dit ensuite être rentré dormir chez ses parents.
Laura Juif sera retrouvée morte par les pompiers, dans son appartement du 9 rue Lafayette à Luxeuil, alors qu’ils venaient y maîtriser un incendie. Le corps de la victime, dénudé, portait des traces de coups de couteau, dont deux au cou qui ont été très vite mortels, a décrit hier le médecin-légiste. Le feu a quant à lui été allumé en deux endroits du logement.
Pour l’heure, l’absence d’alibi et des contradictions pèsent sur Mohamed Moussati. Mais « des preuves formelles et scientifiques, on n’en a pas », reconnaît le directeur d’enquête.
« Je n’ai rien à me reprocher. Quelqu’un voulait me faire porter le chapeau. Le coupable court toujours dans la nature », répétera plus ou moins sèchement l’accusé, « avec toutes les preuves que vous avez pour m’innocenter, je veux la liberté que vous m’avez volée ».
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/04/17/l-accuse-nie-les-faits
Un trio propret pour un film gore
Un Tourneur ou un Chabrol auraient eu matière à faire un petit chef-d'œuvre avec ce fait divers sordide, orchestré par un trio qui répond de la mort d'un homme.
La soirée tragique s'est déroulée en avril 2008, dans un appartement de Saint-Quentin, dans le cadre d'une alcoolisation générale et massive.
Aujourd'hui, les trois protagonistes disent s'être libérés de leur addiction. Leur comportement ne manque pas de surprendre.
Christophe Vautrin, 33 ans, est le seul détenu. Souriant, en dépit d'un fond de timidité relevé par l'enquêteur de personnalité, il emploie un vocabulaire varié pour répondre, sans hésitation, aux questions posées et exprimer ses remords.
En dépit d'un brevet en informatique, sa vie professionnelle a été faite de petits boulots divers, plus ou moins déclarés. Il a tâté de l'alcool (jusqu'à plus de deux litres de whisky par jour) et de l'héroïne.
Il est connu pour ne pas être violent. Pourtant, il aurait tranché la gorge de Pascal Damhet, le mari de Laëtitia Duez parce que ce dernier aurait insulté sa femme.
Laëtitia a nettoyé les lieux après le bain de sang
Jérôme Cardot, 38 ans, a le nez plongé dans un gros dossier de toile bleue et prend scrupuleusement des notes. Il a modifié son look depuis ses apparitions devant le tribunal correctionnel de Saint-Quentin pour divers délits.
Cheveux bruns coupés court, soupçon de barbiche sur le menton, il adopte un ton presque professoral pour raconter sa vie. Bien que mince, il accuse près de 23 kilos supplémentaires sur la balance, suite à son sevrage à l'alcool. Il était l'amant de Laëtitia Duez.
Il a aidé Christophe Vautrin à enrouler le corps de Pascal Damhet dans des couvertures ; puis à le placer dans un container qu'ils ont tous deux tiré jusque dans un garage où ils l'ont abandonné, après l'avoir enveloppé de plastiques.
À 31 ans, Laëtitia Duez (ex-épouse Damhet) a conservé un corps juvénile malgré six grossesses. Secouée de tics, elle tire ses jolis traits en grimaces, qui ne parviennent pas à enlaidir un visage éclairé par deux yeux magnifiques.
Impressionnée par la solennité des lieux, elle a des gestes saccadés, se tord les mains et gratte furieusement ses paumes, en agitant sa tête dans des mouvements irrépressibles. Elle doit prononcer chaque syllabe séparément pour se faire comprendre et elle y met de la bonne volonté.
Elle a nettoyé les lieux après le bain de sang qui avait couvert les sols de l'appartement.
Tous trois sont loin de l'image que l'on se fait d'acteurs dans un film gore. On basculera dans le sordide, demain matin, lorsque le médecin légiste décrira les lésions de la victime et que l'on abordera la reconstitution des faits.
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Un-trio-propret-pour-un-film-gore
Alpes : jugé pour douze coups de pic à glace sur son épouse
En demandant avec candeur au médecin légiste si un coup porté au coeur avec ce pic à glace d'une trentaine de centimètres, aurait pu tuer, l'avocat de la défense espérait sans doute que la réponse serait affirmative. Elle l'a été. Le président Ros aussi souhaite des précisions : "Est-il facile de tuer quelqu'un avec cette pointe ?" s'enquiert-il.
"Ce qui me paraît difficile, c'est de ne pas l'avoir tuée, n'a cessé de s'étonner le Dr Valla. C'est une grande chance qu'elle ne soit pas morte", ajoute-t-il, rappelant que chacune des trois plaies au thorax, dans la zone du coeur, était de nature à causer la mort. Quant aux autres coups, sur les douze relevés sur les membres et le visage de la victime, "ils ont été assenés avec une grande violence". Un rein et l'estomac ont été perforés. Même le tympan a éclaté.
Les rôles inversés
Ce soir de juin 2009 la violence contenue d'Abdellah depuis son retour d'une année passée au Maroc, pendant laquelle son épouse s'est émancipée, atteint son paroxysme. N'ayant cure de la présence de ses enfants et d'une amie de sa femme, il la frappe avec le pic à glace laissé près du micro-ondes. "Il y avait énormément de sang, partout dans la pièce, sur les murs, le sol, le canapé", témoigne un policier. "La scène était atroce, ajoute un autre. J'imaginais la violence qu'il a pu y avoir".
Une violence engendrée semble-t-il par la frustration et l'humiliation de dépendre désormais financièrement de sa femme. Lui qui ne comprend pas qu'une femme puisse avoir son propre compte : "Pour quoi faire ? Si elle a besoin, elle demande", se justifie-t-il encore. Lorsqu'il part au Maroc en 2008, cet homme, propriétaire de plusieurs maisons dans son pays, exige que sa femme ne dépense que 50 € par semaine pour faire vivre leurs cinq enfants, alors âgés de 3 à 17 ans. Latifa, 40 ans aujourd'hui, se voit alors contrainte de travailler. Ce sera le début d'une nouvelle vie.
Reprise des débats ce matin
Pour la première fois depuis qu'elle a suivi son époux en France, ce pays où, lui avait-il dit : "Je t'emmène pour faire des enfants parce que là-bas il y a les allocations familiales", elle mène une vie "normale". Elle qui, jusque-là , était battue, insultée, et qui n'avait pas le droit de sortir de l'appartement et de parler aux voisines, s'assume financièrement. Elle déménage et peut gâter ses enfants. La voici libre et autonome. Et elle aime ça. Et puis, les 1 200 € d'allocations (logement et familiales) sont désormais versés à son nom.
À son retour, Abdellah découvre que les choses ont bien changé. Adieu les "allocs". Il se retrouve soudain dépendant d'elle financièrement. Et puis, c'est lui qui reste seul à la maison. Pour la première fois de sa vie, il prépare ses repas. Une situation offensante pour cet être frustre qui ne fonctionne que par la terreur. "Il a été violent dès la première année de mariage", affirme Latifa, laissée pour morte ce soir de juin. Lors de sa garde à vue, l'accusé avait reconnu avoir donné des coups de pic à glace à son épouse, avant d'être frappé d'amnésie deux jours plus tard. Hier encore, il a assuré au président Ros : "Je ne me souviens de rien, je te le jure Monsieur le juge !" Les débats reprennent ce matin
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/alpes-juge-pour-douze-coups-de-pic-a-glace-sur-son-epouse
"Ce qui me paraît difficile, c'est de ne pas l'avoir tuée, n'a cessé de s'étonner le Dr Valla. C'est une grande chance qu'elle ne soit pas morte", ajoute-t-il, rappelant que chacune des trois plaies au thorax, dans la zone du coeur, était de nature à causer la mort. Quant aux autres coups, sur les douze relevés sur les membres et le visage de la victime, "ils ont été assenés avec une grande violence". Un rein et l'estomac ont été perforés. Même le tympan a éclaté.
Les rôles inversés
Ce soir de juin 2009 la violence contenue d'Abdellah depuis son retour d'une année passée au Maroc, pendant laquelle son épouse s'est émancipée, atteint son paroxysme. N'ayant cure de la présence de ses enfants et d'une amie de sa femme, il la frappe avec le pic à glace laissé près du micro-ondes. "Il y avait énormément de sang, partout dans la pièce, sur les murs, le sol, le canapé", témoigne un policier. "La scène était atroce, ajoute un autre. J'imaginais la violence qu'il a pu y avoir".
Une violence engendrée semble-t-il par la frustration et l'humiliation de dépendre désormais financièrement de sa femme. Lui qui ne comprend pas qu'une femme puisse avoir son propre compte : "Pour quoi faire ? Si elle a besoin, elle demande", se justifie-t-il encore. Lorsqu'il part au Maroc en 2008, cet homme, propriétaire de plusieurs maisons dans son pays, exige que sa femme ne dépense que 50 € par semaine pour faire vivre leurs cinq enfants, alors âgés de 3 à 17 ans. Latifa, 40 ans aujourd'hui, se voit alors contrainte de travailler. Ce sera le début d'une nouvelle vie.
Reprise des débats ce matin
Pour la première fois depuis qu'elle a suivi son époux en France, ce pays où, lui avait-il dit : "Je t'emmène pour faire des enfants parce que là-bas il y a les allocations familiales", elle mène une vie "normale". Elle qui, jusque-là , était battue, insultée, et qui n'avait pas le droit de sortir de l'appartement et de parler aux voisines, s'assume financièrement. Elle déménage et peut gâter ses enfants. La voici libre et autonome. Et elle aime ça. Et puis, les 1 200 € d'allocations (logement et familiales) sont désormais versés à son nom.
À son retour, Abdellah découvre que les choses ont bien changé. Adieu les "allocs". Il se retrouve soudain dépendant d'elle financièrement. Et puis, c'est lui qui reste seul à la maison. Pour la première fois de sa vie, il prépare ses repas. Une situation offensante pour cet être frustre qui ne fonctionne que par la terreur. "Il a été violent dès la première année de mariage", affirme Latifa, laissée pour morte ce soir de juin. Lors de sa garde à vue, l'accusé avait reconnu avoir donné des coups de pic à glace à son épouse, avant d'être frappé d'amnésie deux jours plus tard. Hier encore, il a assuré au président Ros : "Je ne me souviens de rien, je te le jure Monsieur le juge !" Les débats reprennent ce matin
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/alpes-juge-pour-douze-coups-de-pic-a-glace-sur-son-epouse
Un vieux soldat légaliste mais en infraction...
Comparution singulière que celle d'A.M., 78 ans, droit comme un « i » à la barre, la casquette de commando vissée sur la tête. Il est vrai que, ancien harki, il fut au service de la France durant la guerre d'Algérie et qu'il le revendique.
Il affirmera haut et fort qu'il n'a « commis aucune infraction au code de la route », sauf, lui rappellera la présidente Combettes de Caumon, qu'il « a été contrôlé du côté de Varilhes à bord de sa voiture sans permis avec un taux d'alcoolémie dépassant largement la norme admise », qui plus est « en récidive de récidive ». Soumis, lors de sa précédente comparution pour des faits similaires, à « un délai d'épreuve et une obligation de soins », A.M. avait opté de son propre chef pour l'utilisation d'un alcootest avant que de prendre le volant. « Cette fois, vous avez visiblement omis de l'utiliser avant de prendre la route… », lance la présidente, dont Me Maissonnier, le défenseur d'A. M., tentera d'apaiser le courroux, mêlant humour et humanité à la tentative de sauver la voiturette de « la confiscation » : « Pour ce vieil homme, qui s'est battu pour la France, cette petite voiture est un aboutissement ; la modeste concrétisation de toute une vie de services et d'efforts… » Mais A.M. a visiblement trop tiré sur la corde et ne peut, aux yeux du ministère public autant qu'à ceux du tribunal, que représenter un danger vis-à-vis des usagers de la route. Le jugement tombe : « 300 € d'amende (au lieu des 800 € requis) et confiscation du véhicule ». Le permis, quant à lui, ne pourra être suspendu vu qu'il n'a jamais été en possession d'A. M. Au final, dépassé par l'événement, le vieil homme prononce au premier degré et sans malice un « vive la France et vive le gouvernement… ».
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/12/1329345-varilhes-un-vieux-soldat-legaliste-mais-en-infraction.html
Il affirmera haut et fort qu'il n'a « commis aucune infraction au code de la route », sauf, lui rappellera la présidente Combettes de Caumon, qu'il « a été contrôlé du côté de Varilhes à bord de sa voiture sans permis avec un taux d'alcoolémie dépassant largement la norme admise », qui plus est « en récidive de récidive ». Soumis, lors de sa précédente comparution pour des faits similaires, à « un délai d'épreuve et une obligation de soins », A.M. avait opté de son propre chef pour l'utilisation d'un alcootest avant que de prendre le volant. « Cette fois, vous avez visiblement omis de l'utiliser avant de prendre la route… », lance la présidente, dont Me Maissonnier, le défenseur d'A. M., tentera d'apaiser le courroux, mêlant humour et humanité à la tentative de sauver la voiturette de « la confiscation » : « Pour ce vieil homme, qui s'est battu pour la France, cette petite voiture est un aboutissement ; la modeste concrétisation de toute une vie de services et d'efforts… » Mais A.M. a visiblement trop tiré sur la corde et ne peut, aux yeux du ministère public autant qu'à ceux du tribunal, que représenter un danger vis-à-vis des usagers de la route. Le jugement tombe : « 300 € d'amende (au lieu des 800 € requis) et confiscation du véhicule ». Le permis, quant à lui, ne pourra être suspendu vu qu'il n'a jamais été en possession d'A. M. Au final, dépassé par l'événement, le vieil homme prononce au premier degré et sans malice un « vive la France et vive le gouvernement… ».
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/12/1329345-varilhes-un-vieux-soldat-legaliste-mais-en-infraction.html
Un accident lourd de conséquences
Le 15 août 2011, dans l'après-midi, A. M., 46 ans, empruntait à vive allure (90 km/h) la bretelle de sortie à Varilhes, se dirigeant par la quatre voie vers Verniolle lorsqu'il a perdu le contrôle de son véhicule, percutait un panneau de signalisation et était projeté en contrebas sur un arbre…
Un choc violent qui a littéralement pulvérisé ledit véhicule d'où sa passagère et amie, Mme R., était extraite avec de multiples fractures, dont le bassin.
Hospitalisée en urgence à Rangueil, celle-ci ne devait ressortir de l'hôpital que plusieurs mois après, sans qu'elle ait été entendue préalablement par les autorités, d'où un litige sur la qualification de l'ITT : « Supérieure ou inférieure à trois mois ».
« Nous allions récupérer deux amis pour nous rendre à une fête. Je discutais et n'ai pas fait attention en sortant sur la bretelle : la voiture a décroché et je n'ai pas pu la rattraper », affirme A. M..
Un témoin immédiat confirme que la chaussée était mouillée et que lui-même « était parti de l'arrière ».
Aujourd'hui, la partie civile de Mme R., Me Plais, demande réparation pour sa cliente « qui n'a pas été entendue » (l'ITT au sens pénal n'est pas la même qu'au sens médical…) et « réserve ses droits par renvoi sur intérêts civils » devant la gravité des blessures.
Le ministère public estime que « ce dossier bancal est en mesure d'être jugé cependant » et requiert « quatre mois de suspension, 400 € d'amende et deux fois 90 € pour les contraventions ».
Le tribunal l'a condamné à 400 € d'amende, deux fois 90 € pour les contraventions, trois mois de suspension de permis. Les droits de la partie civile sont réservés.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/13/1330157-varilhes-un-accident-lourd-de-consequences.html
Un choc violent qui a littéralement pulvérisé ledit véhicule d'où sa passagère et amie, Mme R., était extraite avec de multiples fractures, dont le bassin.
Hospitalisée en urgence à Rangueil, celle-ci ne devait ressortir de l'hôpital que plusieurs mois après, sans qu'elle ait été entendue préalablement par les autorités, d'où un litige sur la qualification de l'ITT : « Supérieure ou inférieure à trois mois ».
« Un dossier bancal »
Les constatations de la gendarmerie attesteront qu'A. M., le conducteur, n'était ni en état d'alcoolémie ni sous l'emprise de stupéfiants. On lui reproche aujourd'hui à la barre, hormis le « défaut de maîtrise » et l'excès de vitesse, l'absence d'assurance de son véhicule.« Nous allions récupérer deux amis pour nous rendre à une fête. Je discutais et n'ai pas fait attention en sortant sur la bretelle : la voiture a décroché et je n'ai pas pu la rattraper », affirme A. M..
Un témoin immédiat confirme que la chaussée était mouillée et que lui-même « était parti de l'arrière ».
Aujourd'hui, la partie civile de Mme R., Me Plais, demande réparation pour sa cliente « qui n'a pas été entendue » (l'ITT au sens pénal n'est pas la même qu'au sens médical…) et « réserve ses droits par renvoi sur intérêts civils » devant la gravité des blessures.
Le ministère public estime que « ce dossier bancal est en mesure d'être jugé cependant » et requiert « quatre mois de suspension, 400 € d'amende et deux fois 90 € pour les contraventions ».
« Marqué lui-même dans sa chair »
Me Rabat, pour la défense d'A. M., plaidera au final : « Je m'associe au procureur pour la requalification de la prévention à une ITT de moins de trois mois. Un accident qui aurait pu arriver à n'importe qui… Depuis, mon client a perdu son amie et est allé de dépression en dépression et il porte d'autant plus dans sa chair sa culpabilité que lui-même, victime il y a quelques années d'un accident de la route lui ayant fait perdre l'usage de sa jambe (broyée et plusieurs muscles amputés), est devenu, depuis, vice-champion du monde handisport… » Et de demander « une indulgence particulière ».Le tribunal l'a condamné à 400 € d'amende, deux fois 90 € pour les contraventions, trois mois de suspension de permis. Les droits de la partie civile sont réservés.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/13/1330157-varilhes-un-accident-lourd-de-consequences.html
lundi 16 avril 2012
Le meurtrier présumé d’une Luxovienne de 19 ans jugé à Vesoul
Mis en examen pour le meurtre de Laura Juif, 19 ans, et placé en détention depuis juillet 2009, Mohamed Moussati comparaît devant la cour d’assises de Haute-Saône à partir de ce lundi 16 avril à Vesoul. Le procès est programmé sur toute la semaine.
En garde à vue comme devant le juge d’instruction, l’homme n’a jamais reconnu les faits. Il est soupçonné d’avoir tué, le dimanche 24 mai 2009 à Luxeuil-les-Bains, celle qui était jusqu’alors sa petite amie.
Ce jour-là, c’est un voisin qui avait déclenché l’alerte des pompiers en début de matinée, après avoir senti une odeur de brûlé et remarqué des traces noires sur la porte d’entrée de l’appartement qu’occupait cette animatrice des Francas, rue Lafayette.
Les pompiers avaient découvert le corps de la jeune femme gisant dans sa chambre.
Très vite, les enquêteurs avaient privilégié la piste criminelle : le corps de la victime présentait de nombreux hématomes et l’autopsie allait révéler que Laura Juif avait été frappée de plusieurs coups de couteau, dont un mortel. Le feu avait été ensuite mis à l’appartement.
Interrogé par les enquêteurs de la section de recherches de Besançon, le principal suspect, un Lupéen alors âgé de 25 ans, possédait les clés de l’appartement mais n’avait pas d’alibi précis. Il a, au contraire, livré des versions fluctuantes sur cette période précise du dimanche.
La rupture amoureuse semble être le mobile de ce crime.
M e Patrick Uzan assistera le meurtrier présumé, et M e Franck Gardien, les parties civiles. L’avocat général sera Mme Philiponet, substitut général à la cour d’appel de Besançon.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/04/16/tuee-a-l-arme-blanche-razr
En garde à vue comme devant le juge d’instruction, l’homme n’a jamais reconnu les faits. Il est soupçonné d’avoir tué, le dimanche 24 mai 2009 à Luxeuil-les-Bains, celle qui était jusqu’alors sa petite amie.
Ce jour-là, c’est un voisin qui avait déclenché l’alerte des pompiers en début de matinée, après avoir senti une odeur de brûlé et remarqué des traces noires sur la porte d’entrée de l’appartement qu’occupait cette animatrice des Francas, rue Lafayette.
Les pompiers avaient découvert le corps de la jeune femme gisant dans sa chambre.
Très vite, les enquêteurs avaient privilégié la piste criminelle : le corps de la victime présentait de nombreux hématomes et l’autopsie allait révéler que Laura Juif avait été frappée de plusieurs coups de couteau, dont un mortel. Le feu avait été ensuite mis à l’appartement.
Rupture amoureuse
Les faits se sont produits entre 5 h 30, heure du retour de boîte de nuit de la jeune femme, et 8 h, lorsque les pompiers ont été appelés pour un incendie. Durant ce laps de temps, le voisinage a entendu une altercation chez elle, dont la voix d’un homme « à l’accent maghrébin ». Ils ont témoigné que cette dispute n’était pas la première.Interrogé par les enquêteurs de la section de recherches de Besançon, le principal suspect, un Lupéen alors âgé de 25 ans, possédait les clés de l’appartement mais n’avait pas d’alibi précis. Il a, au contraire, livré des versions fluctuantes sur cette période précise du dimanche.
La rupture amoureuse semble être le mobile de ce crime.
M e Patrick Uzan assistera le meurtrier présumé, et M e Franck Gardien, les parties civiles. L’avocat général sera Mme Philiponet, substitut général à la cour d’appel de Besançon.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/04/16/tuee-a-l-arme-blanche-razr
Un trio jugé à Laon dans l'affaire de l'homme décapité
Un an après son décès, le corps d'un homme a été retrouvé, décapité, dans une poubelle cachée dans un garage. Un trio est jugé dans l'Aisne.
Le crime aurait pu passer inaperçu sans la dénonciation de Jérôme Cardot, titillé par sa conscience. Le 15 mai 2009, il entre à la gendarmerie de Saint-Quentin pour raconter une histoire sordide.
Les protagonistes de cette soirée fatale ne se souviendraient plus du jour exact du drame. Tout au plus «qu'il s'agissait d'une fin de journée d'avril », en 2008.
Il aurait été aux environs de 17 heures lorsque Pascal Damhet serait arrivé au domicile de son épouse, Laëtitia Duez, alors âgée de 27 ans. Ils étaient en instance de divorce et elle vivait, depuis le mois de février, avec Jérôme Cardot, de sept ans son aîné.
Laëtitia Duez et Jérôme Cardot réveillés par un cri
Dans leur appartement de la rue de Guise, ils hébergent Christophe Vautrin, 29 ans. Celui-ci n'aurait pas apprécié que Pascal Damhet injurie Laëtitia Duez, partie se coucher vers 20 heures laissant son mari endormi sur le canapé. Son nouveau concubin somnolait sur la table, tandis que Christophe Vautrin aiguisait des couteaux dans la cuisine pour préparer le repas.
Laëtitia Duez et Jérôme Cardot auraient été réveillés par un cri. Ils auraient découvert Pascal Damhet allongé sur le sol de la cuisine, le cou et l'oreille coupés, du papier dans la bouche. Face à lui, Christophe Vautrin, un tranchoir de boucher à la main. Affolé le couple aurait voulu prévenir la police ; ils en auraient été empêchés par Christophe Vautrin.
La suite se perd dans le brouillard de souvenirs alcoolisés. Le corps de Pascal Damhet enveloppé dans des couvertures et placé dans la douche de la salle de bain pendant deux jours. Le nettoyage de l'appartement pour nettoyer les taches de sang. par Christophe Vautrin et Laëtitia Duez, le cadavre à deux pas d'eux. Le surlendemain, Vautrin et Cardot auraient décidé de se débarrasser du corps. Ils l'auraient placé dans un container à poubelle, qu'ils auraient fait rouler en remontant la rue, jusqu'à un garage loué par Jérôme Cardot.
Inquiets, les deux hommes se seraient rendus plusieurs fois au garage pour l'aérer et disposer de la cellophane autour du container, pour limiter les odeurs.
Un corps desséché près d'une tête séparée
Jusqu'à ce mois de mai 2009, et les révélations de Jérôme Cardot. Lorsqu'ils arrivent sur les lieux, les gendarmes découvrent un corps quasiment réduit à l'état de squelette. Dans le garage, le container recouvert d'une bâche et d'un film plastique jonché de larves ; un liquide brunâtre a séché au sol.
À l'intérieur, enveloppé dans des tissus et entouré de déchets, gît le corps de Pascal Damhet ; sa tête est enveloppée dans un sac poubelle distinct.
Il porte deux blessures à la tête, deux coups tranchants, un au-dessus de l'orbite gauche, l'autre sur le côté droit. Trois coups de couteau lui ont été administrés au niveau des cervicales, du thorax, de l'abdomen.
Qui les a portés et avec quelle arme ? Seul incarcéré sur les trois, Christophe Vautrin tente d'accuser Jérôme Cardot. Mais si le tranchoir (de 29,5 cm avec une lame de 17,6 cm) a été retrouvé, le couteau manque à l'appel.
Le procès du trio va durer une semaine. Il débute ce lundi et le verdict sera rendu vendredi prochain.
Trois avocats saint-quentinois défendront les mis en examen : Me Sylvie Racle pour Christophe Vautrin ; Me Philippe Vignon pour Jérôme Cardot ; M e Anne-Sophie Baert pour Laëtitia Duez. Me Hubert Delarue, du barreau d'Amiens, sera le conseil des parties civiles.
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Un-trio-juge-a-Laon-dans-l-affaire-de-l-homme-decapite
Il accuse à tort sa belle-mère de l'avoir grugé
Christiane, 65 ans, tailleur et coiffure blonde impeccables, s'avance à la barre avec un air de chien battu. En face d'elle, sur le banc des parties civiles, un jeune homme à l'air un peu paumé s'agite : c'est Frédéric, le fils de son mari, qui l'accuse d'avoir vidé ses comptes et empoché 8.624 €. Rien que ça. La dame est mal à l'aise et ne parle pas beaucoup. Elle gère les comptes de son beau-fils depuis que ce dernier est revenu vivre avec son père, après le divorce d'avec sa mère. En suivant l'instruction de la présidente Gadoullet, l'affaire ne semble pas bien jolie. Brusquement, Frédéric se lève, tend un doigt en l'air, comme un gamin à l'école : « Ouais, mais c'est pas ça en fait ! C'est ma mère et son copain qui m'ont monté la tête. Elle a rien fait, Christiane ! » La tentative pour arrêter le rouleau compresseur judiciaire semble vaine. Pourtant, le tribunal va écouter attentivement les explications, un peu chaotiques du jeune homme, et surtout celles, cohérentes, du ministère public. Frédéric est un peu « simple » comme on dit à la campagne et surtout très bordélique, incapable d'organiser quoi que ce soit. Les comptes, pour lui, c'est du grec ancien. Du coup, c'est sa belle-mère qui gérait son pécule, en lui donnant de l'argent de poche chaque semaine. Lors d'une visite chez sa mère, qui manifestement a mal supporté que son ex se remarie avec Christiane, tout a basculé et le jeune homme, sous influence, a porté plainte. Depuis que Christiane a cessé toute gestion, Frédéric est largement à découvert et fait n'importe quoi avec son argent. D'où la demande de Me Odile Chambeyron, défenseur de Christiane, de placer Fred sous tutelle et surtout de relaxer sa cliente. C'est ce qu'elle obtiendra.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/12/1329260-il-accuse-sa-belle-mere-de-l-avoir-gruge-il-mentait.html
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/12/1329260-il-accuse-sa-belle-mere-de-l-avoir-gruge-il-mentait.html
Deux dealers d'appartement
Un appartement presque au-dessus de tout soupçon, des transactions à l'abri, des interventions policières plus difficiles qu'à l'air libre. Hier, une nouvelle fois, cette pratique se retrouvait sur la sellette. L'action se déroule rue Jean Zay, le 5 avril, dans le sud de Lille.
Objectif : Abibakre Saidi, 25 ans, qui revend depuis quelques mois de la résine de cannabis. Il ne demeure pas là mais il fréquente souvent un appartement, celui de Thomas F., 21 ans, un Parisien venu étudier l'économie à Lille. « J'étais tout seul, je ne connaissais personne à Lille, j'ai sympathisé avec ce jeune homme » assure Thomas F. en désignant son coprévenu.
De l'argent et du cannabis
Abibakre Saidi a lui aussi sa petite histoire : « Je ne suis pas du tout un dealer au départ. Mais, dans une boîte de nuit, j'ai rencontré quelqu'un qui m'a prêté des stocks de résine de cannabis pour que je la revende. J'avais besoin d'argent ». Toujours est-il que, le jour de l'intervention de la police, Abibakre Saidi est interpellé dans le couloir de l'appartement de F. Sur le dealer et dans l'appartement, quelques centaines d'euros en liquide et trois cents grammes de cannabis. L'interpellation est tumultueuse ; le dealer se rebelle ; appelle les jeunes du coin à s'opposer à l'opération de police. « Il ne faut pas exagérer » explique le prévenu défendu par Me Nathalie Greugny.
Thomas F. explique les choses ainsi : « Je l'ai d'abord laissé séjourner chez moi car il regardait des films pendant que j'étais à la fac. Après, je lui ai laissé les clés. Un jour, il m'a dit stocker des trucs chez moi. Et là, son attitude a changé, il s'incrustait ». Et d'ajouter : « Bien sûr, j'ai compris de quoi il s'agissait. Mais j'avais peur, je ne savais pas comment faire. Plusieurs appartements d'étudiants ont été mis à sac comme ça dans le quartier par des dealers ».
Le complice défendu par Me Michel Dieu écope de quatre mois avec sursis tandis que le prévenu principal va en prison pour six mois. À l'heure du jugement, la moitié de la salle se vide. Proches, témoins, clients, commanditaires
http://www.nordeclair.fr/Actualite/Justice/2012/04/11/deux-dealers-d-appartement.shtml
Objectif : Abibakre Saidi, 25 ans, qui revend depuis quelques mois de la résine de cannabis. Il ne demeure pas là mais il fréquente souvent un appartement, celui de Thomas F., 21 ans, un Parisien venu étudier l'économie à Lille. « J'étais tout seul, je ne connaissais personne à Lille, j'ai sympathisé avec ce jeune homme » assure Thomas F. en désignant son coprévenu.
De l'argent et du cannabis
Abibakre Saidi a lui aussi sa petite histoire : « Je ne suis pas du tout un dealer au départ. Mais, dans une boîte de nuit, j'ai rencontré quelqu'un qui m'a prêté des stocks de résine de cannabis pour que je la revende. J'avais besoin d'argent ». Toujours est-il que, le jour de l'intervention de la police, Abibakre Saidi est interpellé dans le couloir de l'appartement de F. Sur le dealer et dans l'appartement, quelques centaines d'euros en liquide et trois cents grammes de cannabis. L'interpellation est tumultueuse ; le dealer se rebelle ; appelle les jeunes du coin à s'opposer à l'opération de police. « Il ne faut pas exagérer » explique le prévenu défendu par Me Nathalie Greugny.
Thomas F. explique les choses ainsi : « Je l'ai d'abord laissé séjourner chez moi car il regardait des films pendant que j'étais à la fac. Après, je lui ai laissé les clés. Un jour, il m'a dit stocker des trucs chez moi. Et là, son attitude a changé, il s'incrustait ». Et d'ajouter : « Bien sûr, j'ai compris de quoi il s'agissait. Mais j'avais peur, je ne savais pas comment faire. Plusieurs appartements d'étudiants ont été mis à sac comme ça dans le quartier par des dealers ».
Le complice défendu par Me Michel Dieu écope de quatre mois avec sursis tandis que le prévenu principal va en prison pour six mois. À l'heure du jugement, la moitié de la salle se vide. Proches, témoins, clients, commanditaires
http://www.nordeclair.fr/Actualite/Justice/2012/04/11/deux-dealers-d-appartement.shtml
dimanche 15 avril 2012
Culoz: quatre mois ferme pour un viticulteur ivre au volant de son tracteur
Le 5 avril, cet homme de 37 ans, employé d’une exploitation viticole de Culoz, rentrait chez lui, en Savoie, au volant de son tracteur qui roulait en pleine gauche. Il a été condamné, ce mardi, à huit mois de prison dont quatre ferme.
Jeudi après-midi, les gendarmes croisent un tracteur qui empiète largement sur la voie de gauche. Quand ils contrôlent le conducteur, l’éthylotest révèle alors une alcoolémie de 3,52 g. Cet homme de 37 ans, originaire de Lucey (Savoie), rentrait tranquillement chez lui, de l’autre côté du Rhône, après une journée de travail sur une exploitation viticole. Déjà condamné en 2006 et en 2010 pour conduite en état alcoolique, il venait précisément ce jour-là d’en terminer avec sa « mise à l’épreuve » imposée par la justice.
Jugé dans le cadre d'une comparution immédiate, le tribunal l'a condamné à huit mois de prison dont quatre avec sursis et mise à l’épreuve, sans incarcération immédiate. En revanche, il a l'interdiction de fréquenter les débits de boisson.
http://www.leprogres.fr/faits-divers/2012/04/10/culoz-quatre-mois-ferme-pour-un-viticulteur-ivre-au-volant-de-son-tracteur
Jeudi après-midi, les gendarmes croisent un tracteur qui empiète largement sur la voie de gauche. Quand ils contrôlent le conducteur, l’éthylotest révèle alors une alcoolémie de 3,52 g. Cet homme de 37 ans, originaire de Lucey (Savoie), rentrait tranquillement chez lui, de l’autre côté du Rhône, après une journée de travail sur une exploitation viticole. Déjà condamné en 2006 et en 2010 pour conduite en état alcoolique, il venait précisément ce jour-là d’en terminer avec sa « mise à l’épreuve » imposée par la justice.
Jugé dans le cadre d'une comparution immédiate, le tribunal l'a condamné à huit mois de prison dont quatre avec sursis et mise à l’épreuve, sans incarcération immédiate. En revanche, il a l'interdiction de fréquenter les débits de boisson.
http://www.leprogres.fr/faits-divers/2012/04/10/culoz-quatre-mois-ferme-pour-un-viticulteur-ivre-au-volant-de-son-tracteur
Viol à Braine L'accusé échappe à la prison
Un jeune homme a été condamné hier à une peine de sursis pour un viol commis à Braine. C'est un message envoyé de sa part par erreur au téléphone qui avait permis de l'appréhender.
APRÈS trois jours de débats à huis clos, un jeune homme, originaire du sud de l'Aisne, a été condamné, hier après-midi, par la cour d'assises des mineurs, à une peine de cinq ans d'emprisonnement avec sursis pour viol.
Après trois heures et demi de délibéré, il échappe donc à la prison. Ce dénouement est lié à une maladresse de l'accusé : Il avait envoyé un message écrit au téléphone à la sœur de la victime au lieu de cette dernière. Ce court texte était rédigé ainsi : « Tu ne portes pas plainte et t'en parles à personne ». La destinatrice de ce texte, qui ne lui était pas destiné, s'est alors aperçue d'une situation anormale. Elle s'est renseignée et la justice a été saisie.
L'avocate générale, Hanène Romdhane, a requis une peine de trois ans de détention avec un emprisonnement immédiat.
La victime était âgée de quatorze ans au moment des faits qui se sont déroulés dans une cave de Braine en novembre 2008. C'est un avocat de Laon, Me Delavenne, qui a été chargé d'exprimer sa souffrance : « Elle voulait uniquement être reconnue comme victime. Pour elle, qu'importe la peine. »
L'accusé, défendu par Me Duflot, comparaissait libre. Il a déjà été condamné pour des vols. Après un apprentissage en pâtisserie, il s'était engagé dans l'armée où son contrat n'avait pas été prolongé.
Deux estimations différentes
Ce jeune homme, âgé de vingt ans aujourd'hui, (17 ans et demi au moment des faits) était jugé capable de céder à nouveau à ses pulsions selon un psychiatre. Un psychologue estimait qu'il ne présentait pas d'anormalité dans le domaine sexuel.
Deux estimations qui illustrent bien la difficulté d'évaluer un profil en disposant pourtant des mêmes éléments. Des rapports qui pointent également du doigt la fragilité de ces travaux basés souvent sur une unique et brève rencontre d'une trentaine de minutes.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/assises-viol-a-braine-laccuse-echappe-a-la-prison
APRÈS trois jours de débats à huis clos, un jeune homme, originaire du sud de l'Aisne, a été condamné, hier après-midi, par la cour d'assises des mineurs, à une peine de cinq ans d'emprisonnement avec sursis pour viol.
Après trois heures et demi de délibéré, il échappe donc à la prison. Ce dénouement est lié à une maladresse de l'accusé : Il avait envoyé un message écrit au téléphone à la sœur de la victime au lieu de cette dernière. Ce court texte était rédigé ainsi : « Tu ne portes pas plainte et t'en parles à personne ». La destinatrice de ce texte, qui ne lui était pas destiné, s'est alors aperçue d'une situation anormale. Elle s'est renseignée et la justice a été saisie.
L'avocate générale, Hanène Romdhane, a requis une peine de trois ans de détention avec un emprisonnement immédiat.
La victime était âgée de quatorze ans au moment des faits qui se sont déroulés dans une cave de Braine en novembre 2008. C'est un avocat de Laon, Me Delavenne, qui a été chargé d'exprimer sa souffrance : « Elle voulait uniquement être reconnue comme victime. Pour elle, qu'importe la peine. »
L'accusé, défendu par Me Duflot, comparaissait libre. Il a déjà été condamné pour des vols. Après un apprentissage en pâtisserie, il s'était engagé dans l'armée où son contrat n'avait pas été prolongé.
Deux estimations différentes
Ce jeune homme, âgé de vingt ans aujourd'hui, (17 ans et demi au moment des faits) était jugé capable de céder à nouveau à ses pulsions selon un psychiatre. Un psychologue estimait qu'il ne présentait pas d'anormalité dans le domaine sexuel.
Deux estimations qui illustrent bien la difficulté d'évaluer un profil en disposant pourtant des mêmes éléments. Des rapports qui pointent également du doigt la fragilité de ces travaux basés souvent sur une unique et brève rencontre d'une trentaine de minutes.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/assises-viol-a-braine-laccuse-echappe-a-la-prison
samedi 14 avril 2012
Paris : huit ans de prison ferme pour le meurtrier du jeune Malik
La cour d'assises des mineurs de Paris a condamné vendredi soir à huit ans de prison un garçon pour avoir poignardé mortellement le 5 février 2010 le jeune Malik près de la porte de Saint-Cloud (XVIe), a-t-on appris auprès de son avocat, Me Aurélien Hamelle. Depuis mardi, le procès se tenait à huis clos. Plus tôt, le parquet avait demandé la requalification des faits en «meurtre» et requis entre «huit et dix ans» de prison. Finalement, la cour n'a pas retenu le meurtre mais les «coups mortels».
Benjamin, âgé de 17 ans et élève en seconde professionnelle au moment de l'homicide, est détenu depuis un peu plus de deux ans. Le vendredi 5 février 2010, peu avant 19 heures, Malik, élève en première, et trois de ses copains avaient croisé Benjamin près de la porte de Saint-Cloud, dans le XVIe arrondissement. Après une altercation verbale, une bagarre avait éclaté entre Malik et Benjamin.
Dans le feu de la lutte, le second avait poignardé le premier à deux reprises à l'aide de son porte-clé opinel. Victime d'une hémorragie pulmonaire, Malik était décédé dans les minutes qui avaient suivi. Deux jours après les faits, quelque 500 personnes avaient défilé en silence dans les rues des XVe et XVIe arrondissements en mémoire de la victime. A l'époque du meurtre, la police avait évoqué un conflit de territoire entre bandes rivales. Mais l'enquête a montré qu'il n'en était rien.
A l'origine de la rixe, il y aurait plutôt eu un différend entre deux groupes de jeunes sur fond de rumeurs liées à une histoire sentimentale. La semaine précédant le meurtre, plusieurs échauffourées avaient déjà opposé les deux groupes.
http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-huit-ans-de-prison-ferme-pour-le-meurtrier-du-jeune-malik-13-04-2012-1953452.php
Benjamin, âgé de 17 ans et élève en seconde professionnelle au moment de l'homicide, est détenu depuis un peu plus de deux ans. Le vendredi 5 février 2010, peu avant 19 heures, Malik, élève en première, et trois de ses copains avaient croisé Benjamin près de la porte de Saint-Cloud, dans le XVIe arrondissement. Après une altercation verbale, une bagarre avait éclaté entre Malik et Benjamin.
Dans le feu de la lutte, le second avait poignardé le premier à deux reprises à l'aide de son porte-clé opinel. Victime d'une hémorragie pulmonaire, Malik était décédé dans les minutes qui avaient suivi. Deux jours après les faits, quelque 500 personnes avaient défilé en silence dans les rues des XVe et XVIe arrondissements en mémoire de la victime. A l'époque du meurtre, la police avait évoqué un conflit de territoire entre bandes rivales. Mais l'enquête a montré qu'il n'en était rien.
A l'origine de la rixe, il y aurait plutôt eu un différend entre deux groupes de jeunes sur fond de rumeurs liées à une histoire sentimentale. La semaine précédant le meurtre, plusieurs échauffourées avaient déjà opposé les deux groupes.
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