vendredi 16 juin 2017

De 5 à 20 ans de prison pour les barbares

Les jurés et les magistrats de la cour d'assises des mineurs ont tranché, hier soir, dans l'affaire de vol avec torture et ses quatre accusés. Les peines vont de 20 ans à 5 ans de prison.
C'est dans un silence pesant que les quatre accusés attendent le verdict de la cour d'assises des mineurs. Deux majeurs et deux mineurs, au moment des faits, sont accusés d'avoir commis un vol avec des tortures, sur un quinquagénaire de Mazamet, le 25 février 2015. Pour ces faits barbares commis au domicile d'un des accusés, les jurés et la cour ne leur ont guère trouvé de circonstances atténuantes. Ni l'avocate générale, d'ailleurs.
Charlotte Belluet a requis 30 ans de réclusion criminelle à l'encontre des deux majeurs, Thomas Jamme, 25 ans, de Mazamet et Malik Irain, 21 ans, également de Mazamet, condamné il y a 15 jours à 2 ans de prison ferme par le tribunal de Castres pour une affaire de vol avec violence. Elle a demandé une peine de 17 ans pour un mineur et 10 ans pour l'autre.

«Ce n'est plus le même»

Au premier rang de la salle d'assises, Georges, 58 ans, la victime attend la fin du procès. «Il n'est plus que l'ombre de lui-même. Il a failli mourir ; c'était quelqu'un de bien qui avait le cœur sur la main. C'est le grand-père de 15 petits-enfants. Regardez ce qu'ils lui ont fait, ce n'est plus le même», lance Vincent, un de ses fils. Au cours du procès qui s'est déroulé à huis clos, personne n'a reconnu les faits, tous se renvoyant la balle.
La nature des jeunes impliqués dans cette soirée sordide et la violence aveugle des faits expliquent le poids des peines prononcées. Thomas Jamme, défendu par Me Apollinaire Legros-Gimbert, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle.
Idem pour Malik Irain, défendu par Me Pibouleau. Les jurés et la cour ont prononcé une peine de 15 ans de réclusion à l'encontre d'un des mineurs, défendu par Me Éric Zapata et 5 ans de prison dont un an avec sursis et mise à l'épreuve pour le second, représenté par Me De Angelis. Une peine assortie d'une obligation de travailler ou de se former, d'une interdiction de fréquenter le département et d'entrer en contact avec la victime.

Mazamethttp://www.ladepeche.fr/communes/mazamet,81163.html

Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob déférés au parquet général de Dijon

Deux membres de la famille Villemin, Marcel et Jacqueline Jacob, ont été déférés ce matin au parquet général de Dijon en vue de leur présentation à un juge d'instruction dans l'enquête sur l'affaire Grégory, annonce l'Agence France-Presse qui cite une source proche du dossier.
» Lire aussi - Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob vont être présentés à un juge
Marcel Jacob, oncle maternel de Jean-Marie Villemin (le père de l'enfant assassiné), et sa femme Jacqueline avaient été placés en garde à vue mercredi dans un spectaculaire rebondissement de cette affaire, plus de 32 ans après la découverte du corps du petit Grégory, pieds et poings liés, dans la Vologne le 16 octobre 1984.
De source proche du dossier, Jacqueline Jacob est restée mutique durant sa garde à vue et Marcel Jacob s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien.
Placée en garde à vue en même temps qu'eux, la belle-soeur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin, a, elle, été remise en liberté hier en fin d'après-midi
Deux membres de la famille Villemin, Marcel et Jacqueline Jacob, ont été déférés ce matin au parquet général de Dijon en vue de leur présentation à un juge d'instruction dans l'enquête sur l'affaire Grégory, annonce l'Agence France-Presse qui cite une source proche du dossier.
» Lire aussi - Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob vont être présentés à un juge
Marcel Jacob, oncle maternel de Jean-Marie Villemin (le père de l'enfant assassiné), et sa femme Jacqueline avaient été placés en garde à vue mercredi dans un spectaculaire rebondissement de cette affaire, plus de 32 ans après la découverte du corps du petit Grégory, pieds et poings liés, dans la Vologne le 16 octobre 1984.
De source proche du dossier, Jacqueline Jacob est restée mutique durant sa garde à vue et Marcel Jacob s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien.
Placée en garde à vue en même temps qu'eux, la belle-soeur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin, a, elle, été remise en liberté hier en fin d'après-midi
  1. Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

Affaire Grégory: un meurtre à plusieurs visages

jeudi 15 juin 2017

Affaire Grégory : la déclaration du procureur général en intégralité

Affaire Grégory: «Plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime»

L'ESSENTIEL
  • La garde à vue de trois membres de la famille Villemin, interpellés mercredi dans les Vosges, se poursuivait jeudi à Dijon.
  • L’affaire Grégory, parmi les plus énigmatiques et emblématiques des années 1980.
A LIRE AUSSI :
>> A lire aussi : Anacrim, le logiciel qui a permis de relancer l’enquête



16h25 : Les trois gardés à vue ont invoqué leur droit au silence


Ont été placés en garde à vue Marcel Jacob, grand-oncle du petit Grégory. Jacqueline Jacob, sa femme. Et Ginette Villemin, la tante du petit Grégory. La belle-soeur de Jean-Marie Villemin, le père.





16h21 : « Je ne sais pas qui est l’auteur » du crime, dit le procureur général


Il rappelle que l’affaire n’est pas résolue.


16h05 : « Plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime », déclare le procureur

16h05 : Toutefois, les enquêteurs « sur le chemin de la vérité » grâce à de nouvelles expertises en écriture

16h03 : « Des analyses ADN n’ont pas donné » de résultats positifs, indique le procureur général

15h55 : Le procureur général rappelle les faits
Jean-Jacques Bosc revient en détail sur les faits survenus il y a 32 ans le 16 octobre 1984. Le procureur général revient sur les soupçons portés sur Bernard Laroche au début de l'enquête. Puis sur la mise en accusation de Christine Villemin, la mère de l'enfant, avant le non-lieu. 

15h55 : La conférence de presse débute
Jean-Jacques Bosc, procureur général près la cour d'appel de Dijon va s'exprimer. A ses côtés, Olivier Kim, général commandant la région de gendarmerie de Bourgogne Franche Comté.

Bonjour et bienvenue à tous pour suivre avec nous la conférence de presse Jean-Jacques Bosc, procureur général de la cour d'appel de Dijon, dont la chambre de l'instruction est chargée du dossier

La fin de l'intervention du procureur bientôt !

                   

Tristes et désœuvrés, les deux copains condamnés à rembourser les dégâts

«Plusieurs containers poubelles incendiés, un banc public arraché et jeté dans la rivière, des incendies de voitures et un cambriolage dans un local d'association de pétanque de la commune.» Devant le tribunal correctionnel de Toulouse, le président Glavany liste les délits de deux garçons âgés de 20 et 21 ans. Coût de ces infractions en série ? 80 000 euros selon les premières estimations.


Les deux prévenus, arrêtés par les gendarmes, reconnaissent les faits. Leurs explications surprennent. «À Montesquieu-Volvestre, il n'y a pas grand-chose à faire, et encore moins pour les jeunes.» «Donc vous avez fait ça par ennui ?» demande le président, incrédule. «Oui» répond l'un des deux hommes.
L'explication concernant la première voiture brûlée se révèle encore plus inattendue : «C'était pour rendre hommage à un cousin qui venait de décéder dans un accident de la route.» «Drôle d'hommage», répond simplement le président.
L'un des deux prévenus ajoute «On avait bu, et c'était une période difficile à l'époque.»
Sommé de s'expliquer sur le cambriolage, le plus âgé explique «On n'avait plus rien à boire, donc on est entré et on a pris les bouteilles à l'intérieur. Et pour pas qu'on nous retrouve, on a mis le feu aux poubelles où on avait jeté les bouteilles vides.»
Le procureur n'apprécie pas. «Vous êtes des vandales ! Vous avez détruit votre propre ville !». Selon le magistrat, le trouble à l'ordre public de la commune est caractérisé. Il requiert 8 mois de prison assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve.
Pour les avocats de la défense, Mes Momasso-Momasso et Bayer, leurs clients «sont des personnes fragiles qui ont perdu un être cher. Ce décès, dans un accident de la route a été le déclencheur des faits». Les avocats l'assurent : «Ce ne sont ni des délinquants d'habitude ni des délinquants d'avenir !»
Le tribunal correctionnel les a condamnés à 8 mois de prison assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve. Avec les obligations de suivre une formation, de se soigner, et d'indemniser les victimes à hauteur de 6 228 euros, dans l'attente du chiffrage détaillé des dégâts par la commune.

                        Montesquieu-Volvestrehttp://www.ladepeche.fr/grand-sud/haute-garonne/

Affaire Grégory : à Aumontzey, les habitants sont dubitatifs

Affaire Grégory: Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory, reçu par le juge d'instruction

Ils n’ont pas encore répondu à toutes les questions. Selon nos informations, les gardes à vue des trois membres de la famille Villemin, menées dans le cadre de l’enquête sur la mort du petit Grégory, ont été prolongées ce jeudi matin. Interpellées mercredi matin dans les Vosges, ces trois personnes ont été conduites à Dijon (Côte d’Or) où cette rocambolesque affaire est toujours instruite, trente-deux ans après les faits.
>> Les faits : Trois membres de la famille Villemin en garde à vue
« Très proches du cœur de l’affaire », selon les termes du parquet général de Dijon, ces trois personnes font toutes partie du cercle familial proche du garçonnet découvert mort, les pieds et les poings liés, dans la rivière Vologne, le 16 octobre 1984. Il s’agit de Marcel Jacob, l’oncle de Jean-Marie Villemin (le père de Grégory), de sa femme Jacqueline Jacob ainsi que d’une belle-sœur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin. Commencées mercredi matin, ces gardes à vue peuvent, juridiquement, se poursuivre jusqu’à vendredi.
En parallèle, Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory, a été, de son côté, reçu par le juge d'instruction, ce jeudi matin, pour faire le point sur le dossier. Tout comme son épouse, Christine, « ils sont aujourd'hui dans l'espérance de savoir enfin qui a tué leur fils », confie Marie-Christine Chastant-Morand, l'une de leurs avocates, à 20 Minutes.

Des questions sur l’identité du mystérieux « corbeau »

Trente-deux ans après les faits, les gendarmes ne sont pas allés interpeller ces vieilles connaissances du dossier par hasard. « Il y a un faisceau de plusieurs indices qui amène à leur poser des questions précises », indique ainsi une source proche de l’enquête. Sans doute des questions sur l’identité du mystérieux « corbeau » qui, quelques heures avant la découverte du corps, avait annoncé par téléphone qu’il était mort.
>> Grégory, Zodiac : Retour sur quatre affaires de « corbeau»
Avant de déclencher ces interpellations, les gendarmes ont effectué un travail minutieux de remise à plat de tout le dossier. « Ce dossier a été décortiqué par des gens qui ont la tête froide et n’avaient pas le nez dans le guidon, poursuit notre source. Ils ont repris tous les éléments un par un… »

Un logiciel « Anacrime » et des comparaisons d’écriture

Et pour cela, ils se sont appuyés sur un logiciel bien particulier. Baptisé « Anacrime », il permet aux enquêteurs de replacer, dans le temps et dans l’espace, tous les protagonistes d’une affaire. « Cela peut conduire à relever des incohérences dans les déclarations des uns et des autres », indique une source proche du dossier.
>> Petit Grégory: Pourquoi l'enquête a-t-elle été rouverte ?
Les progrès de la science, notamment sur les écritures, auraient également apporté un peu d’eau au moulin des enquêteurs. On se souvient que le mystérieux « corbeau » avait envoyé un courrier aux parents pour revendiquer l’assassinat. « J’espère que tu mourras de chagrin, chef… », disait-il alors à Jean-Marie Villemin, le père de Grégory.
« Des comparaisons d’écriture, menées au regard des évolutions les plus récentes dans la discipline ont été effectuées sur certains documents offrant un intérêt plus marqué », confirmait, mercredi, le parquet général de Dijon dans un communiqué. Contacté ce jeudi matin par 20 Minutes, il n’a pas souhaité donner plus d’éléments sur les gardes à vue en cours tout en indiquant qu’une conférence de presse pourrait avoir lieu dans la journée.




mercredi 14 juin 2017

Affaire Gregory : ce que l’on sait des trois interpellations, 32 ans après les faits

Affaire Grégory: trois arrestations dans les Vosges

Les gendarmes de la section de recherche de Dijon ont procédé mercredi matin à trois interpellations sur commission rogatoire dans le département des Vosges, dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Grégory, a indiqué le procureur général de la cour d'appel de Dijon, qui ne communiquera pas davantage.
Selon L’Est républicain, deux septuagénaires et une autre personne ont été interpellés ce matin près de Bruyères dans les Vosges, en lien avec l’affaire de la disparition du petit Grégory Villemin en 1984.
» Lire aussi - Affaire Grégory : trente ans d'énigmes
Le couple serait en garde à vue pour "complicité d’assassinat, non-dénonciation de crime, non-assistance à personne en danger et abstention volontaire d’empêcher un crime". Il serait cité dans le dossier depuis plusieurs années, croit savoir le quotidien. 
"Je confirme ces informations. Ça bouge beaucoup (dans le dossier)", a dit à Thierry Moser, avocat des époux Villemin, joint au téléphone alors qu’il arrivait au palais de justice de Dijon où le dossier est toujours ouvert.
Le 16 octobre 1984, Grégory Villemin, âgé de quatre ans, disparait alors qu’il jouait dans le jardin de la maison de ses parents à à Lépanges-sur-Vologne, dans la même vallée où a été arrêté le couple. Le corps de l’enfant noyé est retrouvé quelques heures plus tard, contre un barrage de la Vologne, à quelques kilomètres en aval. Ce feuilleton judiciaire attend toujours sa conclusion

  1. Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php


mardi 13 juin 2017

2e journée du procès Richard - Zigler : les accusés nient l'agression

Mardi 13 juin 2017 se tient la deuxième journée du procès de Daniel Richard et Henri Zigler. Les deux frères comparaissent devant la Cour d'assise de Limoges. Ils sont mis en cause dans l'agression violente d'une femme de 69 ans. Ils nient tous les faits.
Ils disent n'avoir rien à voir avec cette affaire. A l'issue de la première journée du procès, les deux frères Daniel Richard, dit "Boston" et Henri Zigler nient être à l'origine de l'agression d'une femme de 69 ans à son domicile à Eymoutiers
Ils contestent tout en bloc, sauf le recel des bijoux", expliquent Edouard Martial, l'avocat d'Henri Zigler. D'ailleurs les deux accusés ont une explication pour chacun des autres griefs pour lesquels ils sont mis en cause.

Pourtant la vicitime, une femme de 69 ans affirme les avoir reconnus à deux reprises. De plus, lorsque Daniel Richard et Henri Zigler sont interpellés à Sainte-Fortunade, près de Tulle le 1er mai 2014, 600 bijoux sont retrouvés à leur domicile, dont ceux de la victime. 

La victime s'est sentie suivie

Lundi 12 juin 2017, lors de la première journée du procès, le gendarme directeur de l'enquête a procédé à un récit rigoureux des faits, riche en détails. Et certains son troublants.

La victime affirme s'être sentie suivie le matin de son agression, alors qu'elle faisait des courses à Limoges, notamment dans une bijouterie qu'elle avait l'habitude de fréquenter. Le commerçant a remarqué la présence de deux hommes à l'extérieur qui regardaient fixement sa cliente. Le 29 avril 2014, elle s'y était rendue pour vendre de l'or et pour y faire réparer un bijou.
ailleurs, des voisins de la victime ont repéré un véhicule dont la description correspond à celui retrouvé au domicile provisoir des deux hommes.

Pour cette deuxième journée et jusqu'à la fin de la semaine, les avocats des accusés devront expliquer chacun de ces détails de l'enquête. Le procès de déroule sous haute sécurité.


  1. Limogeshttp://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/limoges

Bébés violentés : deux ans ferme

’indicible. Reconnu coupable de violences sur deux de ses filles, seulement âgées de quelques mois au moment des coups, un père de famille de Dieulouard de 31 ans a été condamné ce lundi à deux ans de prison ferme. Les magistrats ont également prononcé la révocation du sursis de 6 mois qui pesait sur la tête de cet homme, alors sanctionné pour des violences sur… l’un de ces deux mêmes enfants.
C’est un signalement émis par l’hôpital d’enfants du CHU de Nancy, en octobre 2012, qui a déclenché l’action judiciaire. Admise quelques jours plus tôt aux urgences pédiatriques, la petite Anaïs (*), 7 mois, présente une fracture du fémur. Au médecin, la mère explique qu’elle a malencontreusement lâché la fillette lors du bain. Le légiste qui examine le bébé souligne que cette blessure résulte de chocs violents et que la lésion est incompatible avec la version de la maman. Plus grave : la petite souffre également de fractures plus anciennes. Une du radius gauche, une autre du tibia gauche, une d’un péroné et deux dernières sur l’avant-bras droit. Enfin, le père a déjà été condamné quatre mois plus tôt pour des violences sur ce même enfant…
Les médecins auscultent la sœur jumelle. Et notent également de vieilles fractures. À l’énoncé du diagnostic, la mère menace de se jeter par la fenêtre, le père, lui, brise de la tête deux baies vitrées du bureau des infirmières…

Actes de malveillance

En garde à vue, la mère assure que c’est son mari qui a fait tomber Anaïs. L’homme, lui, livre une autre version : sa femme, qui souffre de « neurofibromatose », aurait transmis cette maladie génétique rare à ses filles, ce qui sera avéré, et cette pathologie serait responsable d’une fragilité osseuse. « Là, les cinq experts sont venus dire que ce n’était pas possible », glisse le président Haouy qui relève aussi que la femme aurait confié à plusieurs tiers que son mari violentait les petites. Pour les médecins, ces multiples fractures, d’âges différents, sont la conséquence d’actes de malveillance.
L’épouse, mise en examen mais qui a bénéficié d’un non-lieu au terme de l’instruction, n’est pas présente à l’audience. À la barre, le père, Saïd, nie les faits. Lors de l’enquête, il a évoqué le fait que leur troisième fille, âgée de 2 ans, aurait pu blesser les deux petites en lançant des jouets. Ce lundi, il maintient la version de la chute lors du bain. « C’est un accident. Les fractures, je ne sais d’où elles viennent. ».
« Le prévenu est dans le déni », souligne Me Niango, avocat des deux petites victimes. « Le début de la vie de ces deux enfants a été un calvaire ». Anaïs et sa sœur sont pour l’heure placées. Les parents, qui sont toujours ensemble, ne les voient que le dimanche. Le parquet requiert 2 ans ferme et la révocation des 6 mois. « On parle de fractures anciennes mais on ne peut pas les dater », souligne Me Boudiba. « On ne sait pas qui en est à l’origine. Il n’y a aucune certitude ». Le tribunal en a eu.
(*) Les prénoms ont été modifiés.


lundi 12 juin 2017

2 ans de prison pour un coup de couteau

Steven, majeur depuis quelques semaines seulement, a comparu vendredi matin devant le tribunal correctionnel de Foix après avoir donné un coup de couteau à un jeune homme, lors d'une bagarre qui a éclaté entre trois individus, le 24 mai, à Pamiers.
Des faits qui se sont passés alors que le jeune homme avait été condamné, la veille, par le tribunal pour enfants pour des faits de vol et de conduite sans permis. «Dès le lendemain, vous êtes déjà dans un sale coup. Cela ne vous a donc pas servi de leçon ?», interroge le président du tribunal avant de rappeler les faits qui lui sont reprochés. «Des faits qui sont extrêmement simples.»
Ce jour-là, Steven et son beau-frère ont rendez-vous avec la victime pour en découdre. L'altercation commence alors que la sœur du prévenu se dispute avec une autre jeune fille. La victime, qui tente de les arrêter, est alors poussée au sol et violentée par un mineur qui accompagne Steven, et qui s'en prend à lui avec un marteau.
Le prévenu s'empresse alors d'aller chercher un couteau non loin de là. Alors que des témoins affirment que ce dernier a voulu viser le flanc, la victime a pour réflexe de se protéger avec son bras. Il ressort de là avec une plaie de 17 mm sur le coude provoquée par une lame de couteau de 10 cm, que le prévenu semble toujours porter sur lui.
«Ce sont des faits extrêmement graves, note le substitut du procureur. Déjà, car ils sont aggravés par trois faits : le caractère prémédité de la bagarre, le fait qu'elle ait été commise en réunion et l'utilisation d'une arme blanche. On ne règle pas ses comptes soi-même. Surtout d'une manière si disproportionnée. Cela mérite une réquisition lourde et une sanction ferme, décisive et exemplaire.» Elle a donc requis trois ans de prison dont 6 mois de sursis avec interdiction d'entrer en contact avec la victime et de porter une arme, obligation de travail et de soins.
L'avocat, Me Baby, n'a pas caché son exaspération après avoir entendu la réquisition du parquet : «Vous êtes en train de lui faire un procès d'intention, sans que tout le monde n'ait été entendu. Ne l'accusez pas de ce qu'il n'a pas fait ou de ce qu'il aurait pu faire. C'est une défense désespérée.»
Le jeune homme a finalement été condamné à deux ans de prison dont six mois de sursis avec mandat de dépôt.

FoixFoixhttp://www.ladepeche.fr/grand-sud/ariege/  
                
En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/12/2592151-2-ans-de-prison-pour-un-coup-de-couteau.html#Xg2Udz8l1eUQjRGx.99

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/12/2592151-2-ans-de-prison-pour-un-coup-de-couteau.html#jF5IpydbvIaVi8aE.99

dimanche 11 juin 2017

«En retard», il commet un délit de fuite après l'accident

Vendredi matin, c'est pour répondre d'un délit de fuite après un accident de la circulation datant du 22 juillet 2016 à Cazilhac, qu'un carrossier de 27 ans a été jugé devant le tribunal à juge unique de Carcassonne. Une affaire parvenue devant le tribunal correctionnel, suite à l'échec d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), le 9 novembre 2016, par refus d'homologation du juge suite à la peine «proposée» par le parquet.
Les faits reprochés au prévenu remontent donc au 22 juillet 2016 à Cazilhac. Ce jour-là, il pleut des cordes et la victime, alors mineur, circule à scooter pour se rendre au centre d'apprentis bouchers où il est scolarisé. Tout se passe plutôt bien, jusqu'au moment où le prévenu, au volant d'une camionnette, sort précipitamment de la résidence privée où il habite. Il ne s'arrête pas, ne respecte pas la priorité. Le choc est inévitable, et le pilote du deux roues se retrouve projeté sur le bitume. L'adolescent est blessé, au sol. Il souffre de multiples contusions et d'une entorse du poignet gauche, mais le prévenu poursuit sa route comme si de rien n'était.
Sortant d'une résidence privée, le véhicule en fuite a malgré tout pu être rapidement retrouvé par la gendarmerie, d'autant qu'un bout de baguette latérale de la voiture était resté sur la route, sur les lieux de l'accident. Face aux interrogations de la présidente Valérie Reymond, le prévenu a tenté de minimiser son omission de s'arrêter pour fuir ses responsabilités : «On s'est percuté, et je pense que j'ai eu un peu peur... J'étais en retard, je n'ai pas vraiment réfléchi.» Voilà pour les explications du prévenu, qui était pourtant sous le coup d'une récente condamnation.
Une peine de 6 mois de suspension du permis, à titre principal, a été requise par le procureur Vincent Auger, avant que Me Biardeau plaide pour la clémence du tribunal. Au final, le prévenu a été condamné à 120 jours amende à 10 € (soit 1 200 €), ainsi que 6 mois de suspension du permis.

Carcassonnehttp://www.ladepeche.fr/communes/carcassonne,11069.html

Vols : huit mois de prison ferme pour deux multirécidivistes

Les deux quadragénaires qui s’avancent à la barre du tribunal correctionnel de Vesoul, ce jeudi, sont des habitués. Le plus jeune, 40 ans, a 28 condamnations à son actif, la plupart pour vols. Son complice, 43 ans, affiche 23 condamnations au compteur, sous sept identités différentes. Pour sa part, vols et stups au menu. « On est en manque d’argent », explique-t-il devant les juges. « Quand on cherche du travail, on nous en donne pas, alors il faut trouver une solution, même si c’est pas la plus intelligente. »

Illustration le 8 mars dernier, à l’hôpital de Lure, où les deux comparses viennent chercher un traitement. En apercevant le sac d’une patiente sur une chaise, ils ne résistent pas. Quand ils tentent de se partager leur maigre butin un peu plus loin, ils se font surprendre par les gendarmes.
Quelques mois plus tôt, le 26 octobre 2016, les deux hommes avaient sévi dans le cabinet d’un médecin de Lure. À l’occasion d’un rendez-vous, ils ont profité de l’absence momentanée de la secrétaire pour voler un carnet d’ordonnances dans un tiroir. Avec, ils ont essayé de se faire remettre des produits de substitution aux stupéfiants chez un pharmacien de Saint-Germain. Mais l’ordonnance était tellement mal falsifiée que le professionnel n’est pas tombé dans le panneau. Les deux complices sont allés rendre le carnet au médecin, en s’excusant au passage.
Cette fois, c’est devant le tribunal qu’ils doivent se faire tout petits. « Il faut que ça s’arrête un jour : moi, c’est fini », promet un des prévenus. La procureure, Julie Bressand, aimerait le croire. Mais vu les antécédents des deux hommes, elle requiert huit mois de prison à leur encontre. Pour la défense, Me Caroline Lavallée met en avant l’état de santé précaire des « deux pauvres hères » qui se sont rencontrés en détention. Pas de quoi amadouer les juges, qui prononcent huit mois de prison ferme pour les deux hommes.