Sarkozy en 2004 avec de fausses listes de comptes bancaires. Relaxé en première instance l'année dernière, contre l'avis du parquet, il répond de l'accusation de "complicité de dénonciation calomnieuse" pour son rôle présumé dans une manipulation menée avec de faux fichiers de la société Clearstream, où figurait notamment le nom de Nicolas Sarkozy.
La cour a évoqué une réunion du 9 janvier 2004 entre Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, où il avait demandé au général Philippe Rondot, spécialiste du renseignement, d'approfondir l'enquête sur ces listes, produites par Jean-Louis Gergorin, alors vice-président d'EADS. L'accusation voit cette réunion comme le début de la conspiration. "Il n'y a pas une réunion de conspirateurs, il y a un ministre qui fait son travail (...) Tout le reste n'est que procès d'intention", a dit l'ancien Premier ministre à la cour. Selon lui, Jacques Chirac n'avait pas été informé de l'affaire. Jean-Louis Gergorin a soutenu le contraire. Selon lui, Dominique de Villepin disait bien le 9 janvier 2004 avoir reçu des instructions d'enquêter sur les listes Clearstream. Dominique de Villepin aurait même demandé, selon lui, de savoir si des noms de proches du chef de l'Etat y figuraient ou non.
La femme de Lahoud attendue lundi
Dominique de Villepin conteste que le nom de Nicolas Sarkozy ait été prononcé ce jour-là, ce que Jean-Louis Gergorin affirme. La cour a produit les carnets personnels du général Rondot, saisis pendant l'enquête. On y lit dans le compte-rendu de la réunion : "L'enjeu politique : Nicolas Sarkozy".
Dominique de Villepin conteste que le nom de Nicolas Sarkozy ait été prononcé ce jour-là, ce que Jean-Louis Gergorin affirme. La cour a produit les carnets personnels du général Rondot, saisis pendant l'enquête. On y lit dans le compte-rendu de la réunion : "L'enjeu politique : Nicolas Sarkozy".
Un nouveau témoignage pourrait contredire Dominique de Villepin, celui de la femme d'Imad Lahoud, attendue lundi à la barre, suite à la demande formulée mercredi matin par la présidente de la cour.
Prévu jusqu'au 26 mai, le procès de cette intrigue ravive d'anciennes querelles entre les familles de la majorité. Son verdict, attendu à l'automne, pourrait peser lourd lors de l'élection présidentielle de 2012, à laquelle Dominique de Villepin envisage de se présenter. Nicolas Sarkozy a retiré après le premier jugement sa constitution de partie civile et il n'est donc plus représenté.
http://lci.tf1.fr/france/justice/clearstream-villepin-nie-toujours-le-complot-contre-sarkozy-6435272.html
Prévu jusqu'au 26 mai, le procès de cette intrigue ravive d'anciennes querelles entre les familles de la majorité. Son verdict, attendu à l'automne, pourrait peser lourd lors de l'élection présidentielle de 2012, à laquelle Dominique de Villepin envisage de se présenter. Nicolas Sarkozy a retiré après le premier jugement sa constitution de partie civile et il n'est donc plus représenté.
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