12h19: La lettre de Colonna en questionConcernant la lettre qu'il a écrite et où il se défend d'avoir tué le préfet Erignac, il indique que cela tient à son "état psychologique" à l'époque, et du fait qu'il était en cavale. Le président Stéphan lit ensuite la lettre devant la Cour.
12h15: Colonna justifie sa cavale en haussant légèrement le ton"Est-ce qu'on m'a écouté tout au long de ces instructions? Ca fait huit ans que je suis innocent, on ne m'a jamais écouté!" Colonna mentionne aussi le ministre de l'Intérieur qui disait "tous les 3 ou 4 mois" à l'époque "Colonna, l'assassin du Préfet Erignac".
Il raconte ensuite qu'il a eu des contacts par écrit avec sa famille - frère, père, mère, son fils aussi. Il indique qu'il "vivait au jour le jour".
Il raconte ensuite qu'il a eu des contacts par écrit avec sa famille - frère, père, mère, son fils aussi. Il indique qu'il "vivait au jour le jour".
12h11: Prise de reculIl indique qu'il a été "sous le choc" d'apprendre cette nouvelle, et après avoir "retrouvé ses esprits" a décidé de "prendre du recul". "Il y avait aussi la peur." Peut-être ai-je été mal conseillé par les personne squi m'ont hébergé et qui m'ont dit de prendre du recul", ajoute-t-il. Le président Stéphan intervient: "Ca a duré longtemps votre prise de recul." "Oui, par la force des choses", indique-t-il.
12h08: Une personne lui apprend qu'il est "le tueur du Préfet Erignac"Il indique, à la demande du Président, qu'il n'avait "aucun moyen de communication", et qu'il a appris "d'un coup" ce qu'il se passait: en redescendant, il rencontre "une connaissance" qui lui indique qu'il est "le tueur du Préfet Erignac et qu'il est recherché par toute la police". Il refuse également de dire le nom de cette personne, car elle 'la "caché", ou plutôt se reprend-il, l'a "aidé à se refaire une santé".
12h05: Escapade en montagneYvan Colonna raconte ensuite qu'il avait prévu de partir en montagne pour récupérer ses chèvres, ce qu'il a fait le lendemain. Il indique qu'une "personne", pas son beau-frère, l'a conduit en 4X4, et qu'il a jusqu'à maintenant refusé de donner le nom de cette personne et qu'il le refuse toujours. A la demande du président, il explique qu'il n'a pas voulu que celui qui lui a rendu service soit placé en garde à vue.
11h58: Le président Stéphan précise que toutes les affirmations d'Yvan Colonna seront vérifiées ultérieurement, avec l'audition des témoins concernés.Colonna continue et indique avoir passé la nuit chez sa tante. Le lendemain, son frère lui amène un article du Monde parlant de lui et de son frère, qui auraient "échappé aux arrestations ou seraient sur le point d'être arrêtés". Son frère décide de parler à TF1 pour "ne pas laisser les choses se passer comme ça".
11h55: Après avoir parlé d'un voyage à Paris en septembre 1998, Colonna raconte la journée du 21 mai 1999, date où les interpellations ont eu lieu.Il indique qu'il est "descendu à Ajaccio" ce jour-là pour livrer "du fromag et du broocciu" et que sa femme de l'époque l'a appelé pour le prévenir que Pierre Alssandri avait été arrêté avec sa femme. Il dit avoir fait ses livraisons et "quelques courses", et être ensuite rentré.
11h50: Colonna raconte son emploi du temps, très "normal pour cette période de l'année"Le président Stéphan lui demande ensuite quand et par qui a-t-il appris la mort du préfet. "En revenant du travail, dans la voiture, vers 9h30-10h" le lendemain de l'assassinat. Il dit avoir été "surpris" de la nouvelle car "c'était la première fois qu'un préfet était assassiné en Corse". Il indique, sur question du Président, qu'il en a parlé "de façon évasive avec Pierre Alessandri".
11h45: L'audience reprend, avec la déposition de Colonna sur les 6 et 7 février 1998Le Président Stéphan demande à Yvan Colonna s'il a jamais eu connaissance d'un projet pour assassiner le préfet Erignac. Colonna répond que non. Le président lui demande ensuite d'exposer son emploi du temps des 6 et 7 février 1998.
11h20: Pause d'un quart d'heure, avant l'interrogatoire d'Yvan Colonna.
11h16: Me Dupond-Moretti a une questionIl demande à Dominique Erignac si son mari assistait à de smatches de volley-ball. En effet, il y aurait eu auparavant une tentative de meurtre du Préfet, ratée, lors d'un match de volley, comme l'a indiqué un article du Monde. Il souligne ensuite qu'aucune vérification n'a été faite lors de l'enquête sur ce match de volley.
11h14: Dans son box, Yvan Colonna reste impassible lors des témoignages de la famile Erignac
11h10: Lecture de lettres de Claude ErignacDominique Erignac termine sa déposition en racontant que les derniers mots que lui a dit son mari - "A tout de suite" - résonnent encore 13 ans après. Le président Stéphan décide alors de lire d'une lettre écrite par le Préfet Erignac alors qu'il s'apprêtait à prendre son poste en Corse.
11h05: Pour que "justice soit rendue à celui à qui on a enlevé la vie""La violence de sa disparition est d'autant plus incompréhensible qu'il détestait celle-ci", raconte Dominique Erignac d'une voix tremblante. Elle indique qu'elle tient à être présente à chaque audience, à chaque procès car elle veut être là pour que "la vérité éclate", pour que "justice soit rendue à celui à qui on a enlevé la vie". Elle raconte la difficulté de trouver face aux "hommes du commando qui a assassiné" son mari.
11h: Dominique Erignac, la femme du Préfet s'approche de la barreElle aussi demande au président Stéphan de pouvoir lire un document rédigé auparavant. Elle indique qu'elle croit "ne pas pouvoir faire autrement".
10h58: "Je pense que depuis trop longtemps on se moque de nous, de la Cour et de la Justice."Après avoir raconté sa soirée du 6 février 1998, soirée au cours de laquelle il a appris "par un flash d'information" la mort de son père, le fils du Préfet s'emporte contre les "prétendues révélations" qui vont selon lui encore venir "enfumer" la Cour.
10h52: Charles-Antoine Erignac, le fils du Préfet, est à la barre"C'est toujours une épreuve de se retrouver ici". Il raconte que l'enchaînement des procès "est dur, c'est parfois très dur, c'est même parfois insoutenable", et n'a pas peur de reprendre les mots de sa soeur: "Face à la violence, à l'absence de courage et face à la lâcheté." Le clan Erignac reprend et martèle les mots qui ont irrité au plus haut point Yvan Colonna mercredi.
10h50: "Nous sommes unis et nous resterons déterminés envers et contre tout"C'est sur ce smots que Marie-Christophine Erignac termine sa déposition. Pas de question. son frère s'approche de la barre.
10h47: La fille du Préfet Erignac raconte sa dernière discussion avec son pèreElle raconte la soirée du 6 février 1998, où elle a parlé au téléphone "longuement" avec son père, avec qui elle a "ri". Elle regrette de ne pas l'avoir "gardé plus longtemps avec [elle] au téléphone", peut-être cela aurait-il cahngé le cour sde schoses. Elle raconteausis le second coup de fil, celui de sa mère plus tard le même soir, qui n'a pu que lui dire "Ils l'ont tué".
10h44: "C'est mon père la seule et unique victime""Il est très difficile pour moi de supporter qu'on essaye d'inverser les rôles. Lorsqu'on parle de victime, complot, c'est à lui que je pense, car c'est lui la seule et unique victime, qui a été victime d'un véritable complot." La dernière image qu'elle a de son père? "Celle de son visage déchiqueté, de son corps ensanglanté, qui reste même après toutes ces années, très réelle." Elle martèle qu'elle n'a "pas peur" de dire que son père a été assassiné avec "lâcheté".
10h42: Marie-Christophine Erignac, la fille du Préfet se présente à la barre.Assez émue, elle explique que, malgré les précédentes audiences, nombreuses, il est "toujours aussi difficile" pour elle "d'évoquer le souvenir de [s]on père, d'évoquer [s]on père".
10h40: Fin de la "déposition" de Robert ErignacLe président Stéphan lui demande de rester à la barre our répondre à quelques questions. Répondant à une question du Prédsident, le frère du Préfet indique qu'il n'a "pas de commentaires à faire" sur les différents procès. Pas d'autres questions. Il quitte la barre.
10h34: Vie familialeRobert Erignac raconte les études que son frère, Claude, et lui ont suivi. Puis il parle de leurs relations familiales, une vie en "tribu", indique-t-il. Il raconte la classique distance qui s'étiat installée entre son frère et lui, "comme cela arrive souvent dans les familles". Cependant, il souligne "l'appui france et massif" que son frère lui a toujours offert.
La salle écoute, léthargique.
La salle écoute, léthargique.
10h30: Le frère du Préfet Erignac lit un document qu'il a précédemment rédigéRobert Erignac parle de sa famille, remontant à son grand-père, puis à son père. Il lit très vite, et de façon peu intelligible. L'un des avocats d ela partie civile se lève pour lui indiquer qu'il peut lire plus doucement.
10h30: L'audition des parties civiles débuteOn commence par Robert Erginac, le frère du Préfet Erignac.
10h25: C'est partiLe président Stéphan rend les arrêts concernant les demandes de la défense de la veille.
10h21: Colonna entre dans le box.La cinquième journée de ce procès en appel va bientôt commencer.
«J'espère qu'ils vont dire la vérité»
Seul élément nouveau par rapport aux deux premiers procès, Yvan Colonna a déclaré qu'il connaissait certains faits sur les nationalistes dissidents qui reconnaissent avoir participé au crime et dont certains l'ont mis en cause avant de se rétracter.Le berger corse devra faire face ce vendredi aux témoignages de la famille Erignac qui s’est constitué partie civile. Un moment intense qui a déjà donné lieu à des étincelles mercredi quand pressé par l'avocat de la veuve du préfet, Me Philippe Lemaire, de parler, Colonna s'est vivement emporté: «Je ne sais pas tout! Je ne sais pas pourquoi ils m'ont mis en cause, j'espère qu'ils vont dire la vérité, me concernant, moi!», a-t-il crié.
Suivez la suite du procès en cliquant sur ce lien..... http://www.20minutes.fr/article/719175/proces-colonna-direct-colonna-raconte-sa-journee-6-fevrier-1998
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