L'homme soupçonné de violences conjugales, samedi, à Hornaing (notre édition de mercredi) a été jugé en comparution immédiate, mercredi,par le tribunal correctionnel de Douai. Jérôme Zientek, 35 ans, a reconnu avoir frappé sa compagne, l'avoir menacée de mort et avoir commis de multiples dégradations à leur domicile. ...
Samedi matin, sa compagne, âgée de 30 ans, lui demande de débarrasser la table. Jérôme Zientek refuse. La jeune femme s'emporte, se met deux gifles, s'étrangle et prend un couteau pour semble-t-il mettre fin à ses jours. Son compagnon l'en empêche... mais ne s'arrêt pas là. Lors de l'altercation, il lui reproche de s'être fait avorter quinze jours plus tôt et reparle de son passé d'actrice porno. Par provocation, la jeune femme qu'il connaît depuis cinq mois lui donne le pseudonyme sous lequel elle s'est produite en 2008 et lui conseille d'aller voir sur Internet. Elle quitte ensuite le domicile conjugal pour se rendre à la braderie de Tourcoing.
À son retour, sitôt la porte d'entrée fermée, son compagnon bondit sur elle, l'insulte et lui aurait dit « tu vas crever ». « J'ai pas dit ça, sinon je l'aurais laissée se suicider », se défend le prévenu. C'est le début du cauchemar.
La femme estime à une trentaine le nombre de très grosses claques reçues. Il la relève par les cheveux pour la forcer à regarder les images des vidéos. Elle refuse, il lui cogne la tête contre le bureau... et « passe ses nerfs » en découpant au couteau les papiers d'identité de la concubine. « Elle m'avait parlé de ces vidéos, mais je ne la croyais pas. J'ai regardé et pfff... »
Après les violences, le prévenu fait en effet couler un bain à sa compagne. Il la câline, s'excuse... « J'ai honte, répète-t-il plusieurs fois. Je n'ai jamais arrangé quelqu'un comme ça. » Le lendemain, il la laisse sortir avec une casquette, pour masquer les nombreux hématomes. Pour ne pas être soupçonné, il lui dit de dire qu'elle a été passée à tabac à Tourcoing, où des bagarres ont éclaté. « C'est un système pervers », commente le président Bertin.
D'autant plus pervers que, lors de la soirée, son compagnon aurait refusé d'appeler les secours. « Elle saignait du nez, crachait du sang, j'ai eu peur », a déclaré le prévenu lors de l'enquête. Peur de la prison surtout. En juillet 2006, le tribunal l'avait condamné à deux ans de prison avec sursis et mise à l'épreuve pour des violences sur sa concubine de l'époque. Cette fois, il est condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis et mise à l'épreuve. Incarcéré depuis lundi, il est maintenu en prison. Il devra également verser 4 000 E de provision de dommages et intérêts à la victime.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Douai/actualite/Secteur_Douai/2011/06/10/article_il-bat-sa-concubine-qui-joue-dans-des-fi.shtml
À son retour, sitôt la porte d'entrée fermée, son compagnon bondit sur elle, l'insulte et lui aurait dit « tu vas crever ». « J'ai pas dit ça, sinon je l'aurais laissée se suicider », se défend le prévenu. C'est le début du cauchemar.
La femme estime à une trentaine le nombre de très grosses claques reçues. Il la relève par les cheveux pour la forcer à regarder les images des vidéos. Elle refuse, il lui cogne la tête contre le bureau... et « passe ses nerfs » en découpant au couteau les papiers d'identité de la concubine. « Elle m'avait parlé de ces vidéos, mais je ne la croyais pas. J'ai regardé et pfff... »
« À la limite de la torture »
Toujours hospitalisée, la victime n'a pas assisté à l'audience. En audition, elle a déclaré avoir été menacée de viol : « Il disait qu'il voulait chercher des copains. » Lui nie cette accusation. Après le déferlement de violence « à la limite de la torture, de l'acte de barbarie », suit ce que Me Gribouva, l'avocat de la victime, qualifie de « sursaut d'humanité » : « On retrouve dans ce que vous avez fait tout ce qu'il y a de plus détestable chez l'homme ».Après les violences, le prévenu fait en effet couler un bain à sa compagne. Il la câline, s'excuse... « J'ai honte, répète-t-il plusieurs fois. Je n'ai jamais arrangé quelqu'un comme ça. » Le lendemain, il la laisse sortir avec une casquette, pour masquer les nombreux hématomes. Pour ne pas être soupçonné, il lui dit de dire qu'elle a été passée à tabac à Tourcoing, où des bagarres ont éclaté. « C'est un système pervers », commente le président Bertin.
D'autant plus pervers que, lors de la soirée, son compagnon aurait refusé d'appeler les secours. « Elle saignait du nez, crachait du sang, j'ai eu peur », a déclaré le prévenu lors de l'enquête. Peur de la prison surtout. En juillet 2006, le tribunal l'avait condamné à deux ans de prison avec sursis et mise à l'épreuve pour des violences sur sa concubine de l'époque. Cette fois, il est condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis et mise à l'épreuve. Incarcéré depuis lundi, il est maintenu en prison. Il devra également verser 4 000 E de provision de dommages et intérêts à la victime.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Douai/actualite/Secteur_Douai/2011/06/10/article_il-bat-sa-concubine-qui-joue-dans-des-fi.shtml
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