samedi 6 décembre 2014

Trente ans pour le meurtre et le vol de La Roue

La cour d'assises d'appel du Lot-et-Garonne a condamné Mekki Boughouas-Campagne à trente ans de prison, hier. Il a été reconnu coupable du meurtre et du vol avec de Julien Fernandez, directeur artistique de la discothèque La Roue, en 2008.
Ils pleurent. Puis quittent le banc des parties civiles, et le tribunal. Après cinq jours d'audience, la présidente de la cour d'assises d'appel du Lot-et-Garonne, Annie Cautres, vient de laisser tomber le verdict : Mekki Boughouas-Campagne a été condamné à trente ans de réclusion criminelle, hier à Agen. Il a été reconnu coupable du meurtre et du vol avec arme de Julien Fernandez, le directeur artistique de la discothèque La Roue, en 2008 à Pamiers. L'ancien portier de la discothèque avait été condamné à la même peine en première instance puis en appel. Lors de cette dernière audience, il avait été condamné pour violences ayant entraîné la mort et plus pour meurtre. La décision avait été cassée par la Cour de cassation pour «insuffisance de motivation». C'était son troisième procès, la troisième fois qu'on lui reprochait ces faits, et donc une nouvelle fois la même peine. Et ce n'est peut-être pas fini : selon ses conseils, Mekki Boughouas-Campagne doit à nouveau se pourvoir en cassation.

«C'est lui qui a commis le meurtre»

Trente ans de réclusion, c'est ce qu'a requis l'avocat général Antoine Leroy, plus tôt dans la journée. Le représentant du ministère public déplie sa grande silhouette face aux jurés, puis revient sur la version de l'accusé, écarte chacune des objections soulevées par Mekki Boughouas-Campagne. Notamment en exonérant Othman El Houari, celui que l'accusé désigne comme le tueur de Julien Fernandez. «Je suis convaincu qu'il était seul. C'est lui qui a commis le meurtre, c'est sûr». Et dans son réquisitoire, il y a aussi beaucoup d'humanité. L'avocat général évoque «les circonstances atténuantes». Il parle de son enfance, quand la famille a dû quitter Paris pour l'Ariège dans le but de fuir un père violent.

«Je ne suis pas l'auteur de ces coups de couteau»

En défense, Me Apollinaire Legros-Gimbert évoque longuement Othman El Houari. Celui qui, selon Mekki Boughouas-Campagne, a donné les quarante-deux coups de couteau à Julien Fernandez «sait trop de choses pour ne pas avoir été sur les lieux». Sans prononcer le mot, il plaide l'acquittement de son client.
De son côté, l'autre conseil de Mekki Boughouas-Campagne donne plutôt dans la défense de rupture. Me Édouard Martial attaque la présidente Annie Cautres, qui «est allée fumer une cigarette» avec la partie civile. Avec sa voix éraillée et ses gestes secs du bras, il évoque les «doutes» qui, selon lui, ressortent du dossier. Il demande de juger «comme vous voudriez être jugés, comme vous voudriez que le juge se laisse gagner par le doute».
Et puis Mekki Boughouas-Campagne se lève. «Cela fait sept ans que je suis en prison. J'ai beaucoup réfléchi à ce comportement, ce n'est pas un comportement respectable. Je le regrette vraiment, vraiment». Il le dit à nouveau : «je ne suis pas l'auteur de ces coups de couteau».

http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/06/2005967-trente-ans-meurtre-vol-roue.html

Procès pour abus de faiblesse : «Mon client était leur poule aux œufs d'or»

Il s'avance à la barre, timidement, en principale victime d'une pénible affaire d'abus de faiblesse subie notamment à Cahors, entre septembre 2009 et décembre 2010.
«C'est un homme d'une grande vulnérabilité. Il a 36 ans et doit faire face à un endettement de 150 000 €. Son horizon est bouché, car une telle somme correspond à huit ans de salaire pour lui. C'était la poule aux œufs d'or de ses collègues.»
C'est ainsi que François Faugère, avocat de ce Cadurcien placé sous curatelle, a plaidé jeudi au tribunal correctionnel de Cahors, pour défendre les intérêts de son client. Un jeune homme encore très marqué par l'abus frauduleux dont il a souffert et par la confiance aveugle accordée à deux anciens amis. Ceux-ci travaillaient pour le compte de la société américaine ACN (All communication network) spécialisée dans le marketing de réseaux.
«Cette société a mis en œuvre un système pyramidal où ses collaborateurs doivent parrainer des filleuls qui doivent, à leur tour, développer leur propre réseau. Chacun recevant ensuite sa commission, a retracé Jérôme Duphil, qui défendait l'un des deux ‘'abuseurs''. Mon client a également fait preuve de naïveté au sein de cette société ; il a été séduit par son discours. Le trio (la victime, le client de l'avocat et la tête pensante du groupe) fonctionnait bien. Chacun semblait trouver son compte.»
«Ils ont reconnu leur culpabilité. On doit évidemment leur reprocher d'avoir abusé de leur collègue en le persuadant de souscrire des emprunts et de financer leur train de vie, l'achat de voitures et des voyages aux USA, en Corée, en Espagne. Ils ont même absorbé toutes ses économies, jusqu'aux 18 000 € de son Plan épargne logement», a détaillé le ministère public.
La substitut du procureur a estimé, en s'appuyant sur l'expertise psychologique de la victime, que «l'état de vulnérabilité était visible par ceux qui l'ont exploitée avec frénésie.»Le tribunal a suivi le réquisitoire du ministère public et condamné le prévenu et son compère, absent, à une peine de six mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant 3 ans.
Ils devront également indemniser la partie civile.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/06/2006124-mon-client-etait-leur-poule-aux-oeufs-d-or.html

Rixe mortelle sur l'A13 : les 4 accusés condamnés à des peines de 14 à 15 ans de prison

Les quatre jeunes des Mureaux ont été condamnés à des peines de prison allant de 14 à 15 ans dans le procès en appel sur la rixe mortelle sur l'A13. Ils avaient battu à mort Mohamed Laidouni, sous les yeux de sa famille.

Quatre jeunes des Mureaux, dans les Yvelines, ont été condamnés vendredi en appel à des peines de 14 à 15 ans de prison pour le meurtre de Mohamed Laidouni, un automobiliste qu'ils avaient juré de "crever" sous les yeux de sa famille.
Contrairement au procès en première instance, la cour d'assises des Hauts-de-Seine n'a pas retenu le qualificatif de "meurtre", requalifiant les faits en "coups mortels en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner". L'avocat général avait requis une peine de 20 ans de prison à l'encontre des accusés.
"Un passage à tabac" pour la cour
Fustigeant "la loi de la cité qui se nourrit uniquement de force et de violence", l'avocat général avait requis une peine de 20 ans de prison à l'encontre des accusés originaires de la cité, réputée difficile, des Mureaux (Yvelines) et âgés de 23 et 24 ans au moment des faits. Pour la cour, qui a délibéré pendant plus de huit heures, il ne s'agissait pas d'"une bagarre qui a mal tourné" mais "bien d'un passage à tabac" de Mohamed Laidouni, 30 ans, battu à mort sur l'autoroute A13 en 2010. Toutefois, "l'intention d'homicide ne peut être caractérisée", a-t-elle estimé."Les jurés ont retenu la culpabilité de tous les accusés. C'est une bonne chose même si je reste convaincu qu'il s'agissait bien d'un lynchage", a réagi Maître Francis Szpiner, avocat des parties civiles. Le verdict a été prononcé dans une ambiance tendue. Plusieurs dizaines de policiers avaient été déployés autour du tribunal correctionnel de Nanterre pour prévenir d'éventuels débordements.

vendredi 5 décembre 2014

Meurtre de Sabrina à Lucéram: 20 ans de prison pour l'auteur des faits

L'accusé, qui semble souffrir d'importants problèmes psychiatriques, reconnaissait le crime mais niait toute préméditation. Il ne devrait pas interjeter appel.

L'avocate générale Corinne Savonne avait requis à son encontre 30 ans de réclusion en dénonçant une "exécution barbare, méthodique et minutée". "Il faut le garder longtemps en prison afin de le soigner et de le prendre en charge", avait souhaité la magistrate selon
le journal Nice-Matin "A sa sortie, il ne doit pas y avoir une nouvelle Sabrina, éventrée avec un couteau puis égorgée."

Retour sur l'affaire 

Sabrina, une étudiante de 17 ans, avait retrouvée morte au domicile familial sur la route de l'Escarène à un kilomètre de Lucéram dans l’arrière pays niçois. Elle avait été tuée à l'aide d'un couteau par un homme de 24 ans.
L'auteur de faits, avait été appréhendé après avoir lui même téléphoné aux gendarmes.

L'homme avait été interpellé sur la terrasse de la maison de la jeune fille avec un couteau de plongée. Des tests ont montré qu'il n'était ni sous l'emprise de l'alcool ni sous celle d'autres substances.

Considéré comme un marginal, qui errait dans la région où sa mère résidait, il avait alors été placé en garde à vue. Durant son audition devant les gendarmes, il avait une nouvelle fois reconnu les faits, tout en demeurant extrêmement flou sur le mobile de son acte et sur une éventuelle préméditation.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/cote-d-azur/justice

Meurtre au Bristol: 20 ans de réclusion

La cour d'assises de Paris a condamné aujourd'hui à 20 ans de réclusion criminelle le Britannique Ian Griffin pour le meurtre de sa compagne Kinga Wolf en 2009 dans leur chambre du palace Le Bristol.

Le jury l'a reconnu responsable de ses actes malgré une altération de son discernement. La défense avait, elle, plaidé l'abolition du discernement, dont l'irresponsabilité pénale, arguant que Ian Griffin disait ne se souvenir d'aucun des faits entourant la mort de sa compagne d'origine polonaise de 36 ans.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/05/97001-20141205FILWWW00498-meurtre-au-bristol-20-ans-de-reclusion.php

Assises: trente ans de réclusion requis à Nice contre le meurtrier de Sabrina

Devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes, trente ans de réclusion, assortis d'une période de sûreté des deux tiers, sont requis vendredi matin contre Teddy Dieudonné de Carfort, l'assassin présumé de Sabrina Parisi à Lucéram.
Validant les conclusions des experts psychiatres, l'avocate générale Corinne Savonne retient l'altération du discernement du jeune technicien de surface lors de son acte criminel.
Cette altération constitue une circonstance atténuante qui abaisse d'un cran la peine maximale encourue et ne permet donc pas, en principe, de prononcer la réclusion à perpétuité. "Il l'aurait méritée" soupire l'avocate générale en décrivant une "exécution minutieusement préparée, barbare, méthodique et minutée".
A la sortie de prison de l'accusé, elle réclame un suivi socio-judiciaire d'une durée de dix ans. "Il doit retrouver la liberté guéri. Je ne veux pas que dans une vingtaine d'années une nouvelle Sabrina soit éventrée et égorgée".
La défense, qui soutient l'absence de préméditation, plaide à partir de midi trente. Le verdict des jurés est attendu en soirée.
http://www.nicematin.com/luceram/assises-trente-ans-de-reclusion-requis-a-nice-contre-le-meurtrier-de-sabrina.2013155.html

Meurtre de La Roue : "Je ne savais pas de quoi il était capable"

Suite des dépositions, hier lors du procès de Mekki Boughouas-Campagne. Il est accusé du meurtre et du vol avec arme de Julien Fernandez, directeur artistique de la discothèque La Roue, en 2008 à Pamiers. Il a été question des gestes de l'accusé après les faits.
Les deux pieds et la tablette en bois sombre trônent au milieu de la salle d'audience, face au bureau de la présidente Annie Cautres et des assesseurs. Hier matin, la barre de la cour d'assises d'appel du Lot-et-Garonne, à Agen, a été beaucoup sollicitée. Les témoins s'y sont succédé, en ce quatrième jour du troisième procès de Mekki Boughouas-Campagne(1). Il est accusé du meurtre et du vol avec arme de Julien Fernandez, le directeur artistique de la discothèque La Roue, en 2008 à Pamiers. Ces faits, l'accusé les reconnaît en partie : il nie avoir porté les quarante-deux coups de couteau au jeune homme. Et comme tous les jours du procès, les débats ont mis en lumière le déroulement de ces faits. Jusqu'aux gestes de l'accusé après le dimanche du meurtre.
La barre est au centre de l'attention. Quand la personne qui hébergeait Boughouas-Campagne dépose, par exemple. L'homme raconte que ce dimanche 13 janvier, il le voit faire sécher du linge — l'accusé dit qu'il ne l'a pas lavé ce jour-là. Dans la maison, l'ancien portier de la discothèque a laissé un fusil et une serviette tachés du sang de la victime.
Ce jeudi matin, il est surtout question d'une jeune femme. La petite amie de l'accusé, en 2008. Comme souvent à l'époque, il se rend à Rivesaltes après les faits. Son amie habite là, dans les Pyrénées-Orientales.
Celui qui avait rarement du liquide en poche porte alors «une liasse de billets», et dit à sa compagne qu'il a de l'argent, «maintenant». Il lui parle d'ailleurs du vol, dit qu'il s'est «bien» déroulé, mais pas le 13 janvier.
«Je ne savais pas de quoi il était capable», souffle celle qui était lycéenne à l'époque.
L'intermède à Rivesaltes ne dure pas : Boughouas-Campagne doit rentrer en Ariège. «Il m'a juste dit qu'il devait aller à Pamiers parce qu'on l'accusait de quelque chose qu'il n'avait pas commis», retrace la jeune femme en visioconférence.

«Un couteau qui se referme»

L'ancienne amie dépose pendant plus d'une heure. Au moment des faits, elle est «la personne la plus proche» de l'accusé. Du coup, les avocats l'interrogent longuement. «Avez-vous déjà vu M. Boughouas en possession d'une arme blanche ?», laisse tomber Me Emmanuel Tricoire, l'un des conseils des parties civiles. «Il me semble qu'il avait un couteau, dit la jeune femme. Je ne sais pas comme ça s'appelle, c'était un couteau qui se referme». Plus tard, Annie Cautres rebondit. Mekki Boughouas-Campagne nie : «Je n'avais jamais de couteau sur moi». Sauf «un couteau suisse, dont je me servais pour manger». «Quand vous montez sur le vol, vous avez un couteau ?», relance Annie Cautres. «Non, Madame la présidente». Le verdict est attendu aujourd'hui.
1) La décision d'appel qui le condamne à trente ans de réclusion a été cassée par la Cour de cassation pour «insuffisance de motivation».
http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/05/2005463-meurtre-roue-savais-quoi-etait-capable.html

Le voleur avait tranché son bracelet électronique

C'est après avoir brandi un couteau en plein Cahors, volé de l'orge et du gasoil, puis brisé son bracelet électronique qu'un homme s'est retrouvé à la barre du tribunal puis derrière les barreaux.
Trois affaires : vol, détention d'une arme blanche et destruction de bracelet électronique. C'est beaucoup pour un seul homme. Celui-ci, âgé de 29 ans, originaire de Gourdon, puis domicilié successivement à Cahors et Souillac, comparaissait hier à la barre du tribunal correctionnel de Cahors pour ces faits qui lui ont valu une incarcération à la maison d'arrêt de Rodez.
Il y a été reconduit à l'issue de l'audience après avoir écopé d'une peine de 4 mois de prison ferme. La première affaire prend sa source à Cahors. Place Chapou, le 27 août dernier, cet individu alcoolisé était en possession d'un grand couteau de cuisine. Des passants ont aussitôt alerté le commissariat. «À l'arrivée des policiers, vous avez tenté de prendre la fuite», lance Ingrid Guillard, présidente du tribunal, au prévenu qui n'a pas souhaité être assisté d'un avocat. «J'avais ce couteau car on m'avait agressé pour me voler mon téléphone», précise-t-il.

«Évadé pendant 3 jours»

Un mois plus tard, à Loupiac, ce même jeune homme est pris la main dans le sac… d'orge. «Vous avez volé 140 kg d'orge et du gasoil dans la ferme du compagnon de votre mère», lui rappelle la présidente.
Lors des auditions, le voleur présumé s'était justifié : «L'orge, c'était pour mon cheval et le gasoil pour alimenter le groupe électrogène de la barrière du champ qui protège l'animal. Il était entendu avec ma mère que je pouvais me servir.»
Cette accumulation de faits a entraîné son placement sous surveillance électronique.
Il est d'abord hébergé par sa petite amie, à Cahors. Mais le couple bat de l'aile. Le jeune homme s'en va alors à Souillac en prenant soin, au préalable, de sectionner son bracelet électronique. Nous sommes le 14 octobre 2014. «En brisant ce bracelet, vous êtes devenu un évadé pendant 3 jours», lance la présidente. «Oui, mais pendant mon évasion j'ai trouvé un appartement à Souillac», rétorque le prévenu soucieux de démontrer sa volonté d'insertion sociale et d'abandon de l'alcool.
Le tribunal n'y a pas cru.
L'appartement loué à Souillac se situe juste au-dessus d'un bar.

Une vie chaotique du bar à la barre

Hier à l'audience du tribunal, l'homme interpellé le 17 octobre dernier a reconnu une certaine dépendance à l'alcool : «Je suis sous traitement en prison». Place Chapou, à Cahors, lorsqu'il brandissait un couteau de cuisine, il venait de consommer plusieurs bières. «Votre casier comporte cinq mentions pour conduite en état alcoolique. Croyez-vous, monsieur, que prendre un logement à Souillac au-dessus d'un bar soit une bonne idée ?» lui demande la représentante du ministère public. «Vous êtes à un tournant important de votre vie. Il faut plutôt vous éloigner de vos mauvaises fréquentations», lui a aussi conseillé la présidente.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/05/2005408-le-voleur-avait-tranche-son-bracelet-electronique.html

Le joueur de rugby, éméché, plaque un jogger et le tabasse

Audience correctionnelle bien chargée en dossiers d'alcoolémie, hier après-midi. Au volant mais aussi dans la rue avec des coups en prime. Comme dans cette affaire de violences gratuites à Gaillac.
Ils ont fait la fête et bu un bon coup lorsqu'ils sont tombés sur un paisible jogger à Gaillac. C'était le 14 juin vers 6 heures du matin. Difficile de dire ce qui a déclenché les foudres des quatre occupants qui ont croisé son chemin et effectué un demi-tour pour le rattraper. Vincent, victime est catégorique : trois individus sont descendus et l'ont passé à tabac. Sébastien, jeune rugbyman de 21 ans, endosse la responsabilité des faits et assure qu'il était seul. Poursuivi pour des violences suivies d'une incapacité de travail de 21 jours, il a été condamné hier à 210 heures de travail d'intérêt général (Tig). Il devra, également, débourser 2 000 € de dommages et intérêts pour le préjudice corporel et moral.
Sans trop manifester de remords, il explique qu'il était passager. «Pour rigoler, on l'a chambré, il n'a pas apprécié, je me suis énervé, je suis sorti et je l'ai plaqué. J'étais seul à le frapper. Des coups de poing». La victime précise avoir reçu une trentaine de coups de pied.
«Si ce n'est pas une agression gratuite ? lance la présidente, Françoise Alien. Il a eu 21 jours d'ITT, ce n'est pas rien !» Me Solène Mérieux, l'avocate de la partie civile, parle de traumatisme physique (une luxation d'épaule, une mâchoire en vrac, des contusions multiples) mais aussi de traumatisme psychologique. Elle demande pas moins de 7 000 € pour les préjudices subis. Claude Dérens, le procureur, relève l'absence d'excuses du prévenu. «Je suis inquiet pour son projet professionnel au service de la sécurité, il commence bien mal. Il faut qu'il fasse ses preuves», lance-t-il en requérant 240 heures de Tig.
Me Emmanuelle Pamponneau, qui assure la défense du jeune rugbyman, s'étonne. «S'il a reçu autant de coups qu'il veut bien le dire, de la part de trois personnes, le certificat médical n'en porte pas trace. Peu ou pas de contusions. On est loin du déchaînement de violence décrit par la victime. Il a commis un acte qu'il n'aurait pas dû commettre, c'est évident», conclut-elle en demandant la non-inscription des faits au bulletin numéro 2 du casier judiciaire. Juste pour ne pas entraver son avenir dans le monde de la sécurité. Réussira-t-il à tempérer ses ardeurs ?

http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/05/2005153-joueur-rugby-emeche-plaque-jogger-tabasse.html

jeudi 4 décembre 2014

Un homme battu à mort sur l'A13 devant sa famille : 20 ans de prison requis

Vingt ans de prison ont été requis jeudi à l'encontre de quatre jeunes des Mureaux (Yvelines), jugés en appel pour le meurtre sur l'A13 d'un automobiliste qu'ils avaient juré de "crever", sous les yeux de sa famille.
En première instance, ils avaient été condamnés en première instance à des peines de 18 à 20 ans  de prison. L'avocat général a réclamé une peine équivalente - ou plus sévère selon les cas - pour les quatre jeunes jugés en appel. Il a justifié  la sévérité de ses réquisitions , insistant  sur "l'intention de tuer" des accusés, âgés de 27 à 29 ans.  "Ils ont proféré des menaces de mort: +Je vais vous tuer, vous enterrer  devant votre mère. Venez les terminer!. Les coups ont été portés à une région  vitale: la tête", a relevé l'avocat général devant les quatre jeunes  impassibles, recroquevillés sur leur banc.


Fustigeant devant la cour d'assises d'appel des Hauts-de-Seine "la loi de  la cité qui se nourrit uniquement de force et de violence", il a demandé aux  jurés d'être particulièrement "sévères" pour "ce meurtre sans raison".
Cette nuit du 26 juin 2010, vers une heure du matin, une Renault Clio  heurte sur une bretelle d'accès qui mène à l'autoroute A13 la voiture de la  famille Laidouni. L'un des passagers de la Clio refuse d'établir un constat et  appelle ses amis en renfort. Quelques minutes plus tard, une dizaine de  personnes de la cité voisine des Musiciens aux Mureaux arrivent sur les lieux.  Mohamed Laidouni, un imprimeur de 30 ans sans histoire, est violemment projeté  contre une glissière de sécurité et roué de coups sous les yeux de sa mère, de  ses frères et de sa femme. Il succombera à ses blessures le lendemain.
"Un émoi immense dans la société française"
Cette affaire a suscité "un émoi immense dans la société française", a  rappelé l'ancien ministre François Baroin, avocat des parties civiles. La  famille Laidouni, en demandant d'établir un constat, "voulait faire respecter  la loi de la République. On leur a opposé la loi de la cité", a ajouté le  conseil qui plaidait pour la première fois aux assises.

Son confrère, Me Francis Szpiner, a évoqué "une mise à mort", "une  expédition punitive", insistant sur la souffrance des parties civiles et "leur  sentiment de culpabilité d'avoir survécu".     Au cours des deux semaines des débats, trois des accusés ont reconnu avoir  porté des coups à la victime, le quatrième assurant avoir frappé l'un des  autres membres de la famille Laidouni. "Il était sur place, on l'a vu porter  des coups sur Mohamed, il doit être condamné de la même manière", a rétorqué  l'avocat général.
Le procès se poursuit avec les premières plaidoiries de la défense. Verdict  prévu vendredi.
 

Assises: la "réadaptation très incertaine" du meurtrier de Sabrina

Devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes, un expert psychiatre a livré, ce jeudi matin, un portrait assez sombre de Teddy Dieudonné de Carfort, accusé d'avoir assassiné à Lucéram une étudiante de 17 ans, Sabrina Parisi, dont il était amoureux.
Le docteur Saget évoque une personnalité froide et détachée, avec des éléments de schizophrénie, une "dangerosité persistante" et malgré des points d'ancrage dans la réalité, "une réadaptation très incertaine".
>>RELIRE. Assises: "Bonjour, c'est pour signaler un meurtre"
"Je suis assez circonspect sur son avenir" conclut le médecin en retenant "une altération de son discernement" au moment de l'acte qui cependant ne le dispense pas de rendre des comptes à la société.
"Je ne pensais pas qu'il en arriverait au crime"
"Je ne pensais pas qu'il en arriverait au crime mais plutôt qu'il se suiciderait" soupire à la barre son père adoptif. "Teddy n'a pas posé de problème jusqu'à sa majorité et sa première rupture amoureuse (avec Sonia). Quand il s'est scarifié les bras, j'ai pris peur, je l'ai fait hospitaliser en psychiatrie".
>>RELIRE. Assises: "Je suis coupable de la mort de Sabrina"
"Quand mon fils", poursuit Philippe Dieudonné de Carfort, "donne son coeur à quelqu'un, cette personne lui appartient".
http://www.nicematin.com/luceram/assises-la-readaptation-tres-incertaine-du-meurtrier-de-sabrina.2011732.html

Le divorce tourne à la paranoïa

Stéphane, la petite trentaine, se retrouve à la barre du tribunal correctionnel pour un délit somme toute assez peu banal : atteinte au secret des correspondances émises par voie électronique. En clair, on lui reproche d'avoir installé un logiciel espion sur le téléphone de sa femme, histoire de ne rien perdre de ses moindres faits et gestes. Le couple est en plein divorce et madame dépose une première plainte à la gendarmerie : elle a la certitude d'être espionnée par son mari dont elle est séparée depuis plusieurs semaines. En effet, alors qu'elle passe au Crédit agricole, son mari est au courant avant même qu'elle ne l'informe de la transaction. Deuxième plainte un peu plus tard : un pneu de sa voiture crève alors que son mari est en vacances dans les Alpes. Une heure plus tard, il lui demande comment s'est passée la réparation alors qu'elle ne lui en a pas parlé. Les exemples se multiplient, les plaintes aussi. Pour la procureure Marion d'Olce, expertises à l'appui, la messe est dite : Stéphane a bel et bien contacté un fournisseur de logiciel espion et l'a fait placer sur le téléphone de sa femme. Pour la défense, assurée par Me Thierry Sagardoytho, ça ne tient pas la route : pour piéger le téléphone de sa femme, Stéphane aurait dû l'avoir en main. Or, ils sont séparés depuis des mois. Enfin, les informations sur le pneu crevé ont été fournies par les enfants du couple à leur père. Enfin encore, sur son ordinateur, on a retrouvé des messages concernant les logiciels espions, mais il s'agit de spams, «comme chacun d'entre nous en reçoit tous les jours et mon client n'a jamais donné suite». Et l'avocat d'évoquer le climat de suspicion qui règne lors des divorces : «Vous n'imaginez même pas le nombre de gens qui sont persuadés d'être sur écoute, comme si les services n'avaient pas mieux à faire que de s'occuper de banales histoires de divorce… Dans ces cas-là, la paranoïa a souvent le dessus».
L'avocat sera entendu et Stéphane est relaxé.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/04/2004402-le-divorce-tourne-a-la-paranoia.html

Affaire Lee Zeitouni : 5 ans ferme pour Eric Robic, le conducteur

Eric Robic, le conducteur du puissant 4X4 qui avait tué la jeune Israélienne Lee Zeitouni à Tel Aviv en 2011, a été condamné mercredi à 5 ans de prison ferme assortis d'un mandat de dépôt (incarcération) par le tribunal correctionnel de Paris. La peine est légèrement inférieure aux réquisitions du procureur qui avait demandé six ans ferme et fustigé "l'immoralité totale" d'Eric Robic. Le passager de la voiture, Claude Khayat, a lui écopé d'une peine de 15 mois ferme. Trois ans de prison, dont un ferme avait été requis à son encontre.
"Lâcheté" et "grande dissimulation". Les deux hommes avaient pris la fuite et s'étaient réfugiés en France immédiatement après l'accident. Or Paris n'extrade pas ses ressortissants, hors Union européenne, et l'émotion avait été vive en Israël. A tel point que Nicolas Sarkozy, alors président, avait évoqué l'affaire et son épouse, Carla Bruni, écrit à la famille de la jeune femme pour lui assurer que la France faisait le maximum pour que justice soit faite.
Robic, qui a reconnu avoir bu avant l'accident, conduisait beaucoup trop vite et "faisait le fou" avant l'accident, a dénoncé le procureur Henry Guyomar. Il "ne peut pas ne pas être conscient qu'il joue avec la vie des autres", dans le seul but de "se sentir affranchi de toutes les règles, flatter sa vanité, son sentiment de puissance". Il a aussi éreinté la fuite, "geste de lâcheté et d'une grande dissimulation".Claude Khayat, lui, avait "pleinement conscience du risque qu'il y avait à laisser conduire Robic" dans son état, après une nuit blanche dans les bars et boîtes de nuit. Il a en outre "immédiatement perçu la gravité de l'accident".
"La justice est passée". Les avocats de la défense ont dénoncé l'atmosphère "d'opération de communication" autour d'une affaire ultra-médiatisée et la "chronique d'une condamnation annoncée". Ils se sont toutefois félicités après la condamnation d'une "bonne justice" rendue, "sans céder aux pressions", et ont tous deux indiqué que leurs clients ne feraient pas appel.
Me Gilles-William Goldnadel, avocat de la famille Zeitouni, s'est aussi félicité. "La justice est passée. Mais ils (les proches de la victime) restent avec leur chagrin".Les parents de Lee Zeitouni, en larmes, n'ont pas fait de commentaires, mais son fiancé, Roy Peled s'est dit "satisfait", estimant que "la justice française a fait ce qu'elle devait faire".
 

mercredi 3 décembre 2014

Affaire Zeitouni : six ans ferme requis contre le conducteur, trois dont un ferme pour le passager

Six ans ferme ont été requis contre Eric Robic, le conducteur qui a causé mort de Lee Zeitouni, poursuivi pour homicide involontaire aggravé et non-assistance à personne en péril. Trois ans dont 1 an ferme ont également été réclamés contre Claude Khayat, le passager uniquement poursuivi pour le second chef d'accusation.

Le procureur a requis mercredi six ans de prison ferme assortis du mandat de dépôt à l'encontre d'Eric Robic, le conducteur jugé à Paris pour avoir tué avec son puissant 4X4 la jeune Israélienne Lee Zeitouni à Tel Aviv en 2011. Il a également réclamé trois ans de prison, dont un ferme, à l'encontre de son passager, Claude Khayat.

Eric Robic, dont le procureur a fustigé "l'immoralité totale", a reconnu avoir bu, et les deux hommes avaient pris la fuite et s'étaient réfugiés en France après l'accident. Le conducteur encourt jusqu'à dix ans de prison pour homicide involontaire et non-assistance, Claude Khayat jusqu'à cinq ans de prison pour non-assistance à personne en péril.
Robic roulait à plus de 100 km/h dans une zone limitée à 50
Lee Zeitouni, jeune prof de gym et de yoga de 25 ans, avait été tuée en traversant la rue sur un passage piéton au petit matin du 16 septembre 2011, alors qu'elle se rendait à son travail, fauchée par la BMW X6 d'Eric Robic, lancée, selon des témoins, à plus de 100 km/heure dans une zone limitée à 50.
Ce drame avait provoqué la colère en Israël et l'embarras de la France, qui n'extrade pas ses ressortissants hors Union européenne, et le procès était donc très attendu. Il s'était ouvert jeudi dernier mais avait été renvoyé après que l'avocat de Claude Khayat eut été agressé dans les toilettes du palais de justice de Paris par un inconnu qui lui a asséné un coup de poing à la mâchoire avant de s'enfuir.
 

Assises: "Je suis coupable de la mort de Sabrina"

Je suis coupable de la mort de Sabrina", souffle mercredi matin Teddy Dieudonné de Carfort, à l'ouverture des débats devant la cour d'assises des A.M.
Agé de 26 ans, ce petit gabarit aux cheveux ras et au front dégarni, n'en dit pas davantage. Il ne répète pas, comme il l'a fait à la fin de l'instruction, qu'il n'a pas prémédité à Lucéram le meurtre de l'adolescente de 17 ans dont il était amoureux et qui ne semblait pas partager ses sentiments.
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L'enquêteur de personnalité, Roger Nahon, décrit un accusé "complexé par sa petite taille, tourmenté, instable et peu communicatif", un jeune homme "souffrant dans les derniers temps d'hallucinations, paranoiaque au point de se sentir en permanence persécuté, de se croire victime d'un complot ourdi par son entourage".
Abandonné tout petit par son père, Teddy a été adopté par son beau-père. "Possessif maladif", il a trés mal vécu la séparation avec son première amourette, Sonia. Il s'est scarifié, se couvrant les bras de cicatrices, pour éviter explique-t-il "de faire du mal aux autres".
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A la demande de son père, il a alors été hospitalisé temporairement en psychiatrie, ce qu'il a ressenti comme une trahison. "L'angoisse d'abandon lui est insupportable. Elle le conduit à se faire du mal ou à en faire aux autres", avance l'expert psychologue Danny Borgogno en évoquant "un sujet border line, avec d'importants troubles de la personnalité".
A plusieurs reprises, Teddy a vécu seul dans les bois, dormant sous la tente ou à même le sol. Pourquoi? lui demande la présidente Michèle Lis-Schaal. "La nature, c'est la liberté..."
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