mardi 24 mars 2015

Meuse : le procès du «chirurgien-arroseur» s'ouvre à Bar-le-Duc

La justice se penche parfois sur des «bavures médicales», mais c'est sans doute la première fois qu'elle examine une affaire d'«éclaboussures médicales». Ce mardi matin à Bar-le-Duc (Meuse), un chirurgien doit comparaître devant le tribunal correctionnel car il est soupçonné d'avoir aspergé, à deux reprises à l'aide d'une seringue, le visage d'une infirmière avec laquelle il s'était pris le bec pendant une opération en mars 2013 à Bar-le-Duc

Or, selon l'infirmière, la seringue était remplie d'un mélange du sang du patient et d'eau stérile ! Elle a porté plainte et après enquête, le parquet a décidé de renvoyer le chirurgien en correctionnelle pour «violences» avec la circonstance aggravante qu'elles ont été commises sur une professionnelle de santé dans l'exercice de ses fonctions. Le praticien, qui reste présumé innocent, nie les faits, affirmant n'avoir jeté que de l'eau propre lors de cette dispute qui a éclaté à la polyclinique du Parc, le 27 mars 2013 à Bar-le-Duc.

Le praticien a saisi une seringue et aspergé l'infirmière

Cette scène peu banale s'est déroulée dans le huis clos d'un bloc opératoire pendant une intervention. Agacé par le non-respect de son
emploi du temps professionnel, le chirurgien a fini par avoir un accrochage verbal avec une infirmière. «Je t'emm...», aurait-il lâché, selon une source proche du dossier. Ce à quoi l'infirmière aurait répondu : «C'est réciproque !» L'ambiance s'est alors dégradée.
Le praticien a saisi une seringue et aspergé l'infirmière. La plaignante, qui affirme avoir été atteinte aux yeux par le liquide souillé, a refusé de quitter le bloc et a terminé de compter les compresses. Elle assure avoir reçu une seconde projection.

Selon la même source, son récit est confirmé par trois autres personnels présents dans la salle d'opération. Le docteur, lui, admettra simplement que le ton est monté et qu'il a projeté de l'eau. L'enquête révèlera qu'il avait été visé en 2004 par la plainte d'un infirmier giflé dans un bloc opératoire, procédure classée.

Ce qui aurait pu être un simple incident n'est pas resté sans suite. L'infirmière n'a jamais remis les pieds à Bar-le-Duc. Traumatisme, arrêt maladie, inaptitude. Pour elle, l'affaire a eu de sérieuses conséquences. C'est notamment la raison pour laquelle l'Ordre national des infirmiers, représenté à l'audience ce matin par Me Jean-Christophe Boyer, s'est constitué partie civile dans ce dossier.

Le chirurgien, lui, a conservé la confiance de son employeur et de ses collègues, et a poursuivi ses activités. Sollicité hier soir, l'avocat du praticien ne mâche pas ses mots. «Je n'ai pas souvent vu une affaire aussi ridicule et dérisoire», réagit Me Gérard Chemla qui déplore «l'instrumentalisation de la justice» par cette infirmière. A croire l'avocat, l'ex-employée de la Polyclinique était loin, question travail, de donner satisfaction, et se trouvait même à l'époque des faits «sur un siège éjectable». L'origine de l'incident du 27 mars dans le bloc n'aurait été que la «goutte d'eau» faisant déborber le vase.

Poursuivi par le parquet, le chirurgien se retrouve malgré tout dans le rôle de l'arroseur-arrosé.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/meuse-le-proces-du-chirurgien-arroseur-s-ouvre-a-bar-le-duc-24-03-2015-4632167.php

Meurtre de Valentin : deux jeunes à la dérive jugés aux assises

Contre toute attente, les avocats de la défense ont souhaité, hier, que le procès des deux jeunes, accusés de vol avec violence ayant entraîné la mort de Valentin Rivié, 24 ans, soit public. Il n'y a donc pas eu, et il n'y aura pas, de huis clos pour cette affaire qui relève de la cour d'assises des mineurs. Car un des deux agresseurs de la victime était mineur au moment des faits, le 1er juin 2012, sur le trottoir du boulevard Carnot à Albi. Même si les débats sont publics, l'identité du mineur doit être préservée. Albert, nous l'appellerons ainsi, avait 17 ans et 8 mois lorsqu'il a croisé la route de Valentin et de Romain Gilabert, son copain de 21 ans. Ils revenaient d'une soirée d'anniversaire. À ses côtés, Farouk Yahiaoui, 24 ans, ivre également, assènera un coup de bouteille mortel sur la tête du jeune albigeois. Les faits n'ont pas été abordés, hier, lors de cette première journée entièrement consacrée à la personnalité des deux jeunes.
Farouk a ouvert le bal pathétique d'une enfance coincée entre une mère analphabète, un père en proie aux démons de l'alcool, quatre frères et sœurs, le divorce des parents, la vie dans le quartier difficile de Lapanouse, une scolarité chaotique, la confrontation avec le monde du travail, l'alcool et les pétards. «Je n'ai pas pu faire plus, assure sa mère, dépassée par les événements. Je ne connaissais pas ses amis, il avait la clé de ma maison mais il vivait aussi chez son père». Un mois avant le drame du boulevard Carnot, Farouk est impliqué dans l'agression du chauffeur du Discobus à Albi. «L'image qu'on a de lui, ce n'est pas celle que j'ai. Il est un peu comme une tortue dans une carapace, il n'exprimait pas ce qu'il ressentait. Il buvait beaucoup. Après le drame, j'ai toujours pensé que c'était la bouteille de trop dans cet acte irréfléchi. On aurait pu éviter tout ça», se persuade son frère aîné. Ses avocats, Me Pierre Le Bonjour et Me Apollinaire Legros-Gimbert, se demandent «ce qu'il y a pu y avoir en 2012, ce qui a fait basculer Farouk ?» L'accusé, qui a deux condamnations dont une pour des violences, tente d'apporter une explication. «Je buvais de temps en temps, une ou deux bières. Et petit à petit, plus de bières et du whisky, tous les soirs. Et je fumais. J'avais besoin de boire, j'appréciais l'alcool et les stupéfiants. Il a fallu un tel drame pour que j'ouvre les yeux. Jamais, je n'ai voulu ça, enlever la vie à quelqu'un, jamais».

Des vies de galère

Albert, son copain de beuveries et d'infortune, relève la tête dans son box. C'est son tour. En 2 minutes, il balaie sa vie de famille, d'ado et de jeune adulte. Un peu court pour la présidente, Corinne Chassagne qui lui rappelle de mauvais souvenirs. Une scolarité difficile, le divorce de ses parents à l'âge de 12 ans, le père absent, la mère larguée, les dérapages, les foyers et les 7 condamnations devant le tribunal pour enfants d'Albi. Notamment pour des vols aggravés. «Je ne me sentais pas très bien au fond de moi, j'ai commencé à boire et à fumer, j'avais besoin de mon père mais il n'était jamais là. Je faisais des bêtises pour attirer son attention», confie-t-il avant de rebaisser la tête. Son père arrive à la barre. Instructeur de tir et retraité de l'armée, il ne cache pas qu'il a battu en retraite lors de son divorce avec son épouse.
«On ne s'entendait pas avec sa mère, il y a eu des histoires d'infidélité, on se bagarrait», explique-t-il en cherchant ses mots. Et les enfants ont trinqué : Albert, son jeune frère et sa sœur. «Je l'ai bien connu jusqu'à l'âge de 13 ans. Un enfant attentionné, un bon garçon, le chouchou de sa mère. Il était têtu mais violent, je ne pense pas».
«Est-ce que ce garçon n'a pas manqué de père, d'autorité ? À un moment donné vous avez renoncé», lance Me Alexandre Martin. «Oui, il a dû souffrir comme moi j'ai souffert de l'absence de mon père». L'ex-instructeur a rectifié le tir un peu tard, il vient voir son fils toutes les semaines à la prison.
Arrive sa mère à la barre, elle est civilement responsable des actes de son fils dont elle avait la garde.
«J'ai fait ce que j'ai pu, comme j'ai pu à l'époque, je me suis toujours battue, confie-t-elle. J'ai demandé le divorce parce que je n'en pouvais plus d'être frappée». Elle a vite perdu pied, les services sociaux ont fait état d'une sérieuse carence éducative des enfants. Délits, foyers et fugues pour Albert. Jusqu'à cette terrible nuit du 1er juin où l'alcool et la violence ont parlé.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/24/2073232-meurtre-valentin-deux-jeunes-derive-juges-assises.html

Hérault : calvaire en famille sur fond d’éthylisme

Un père faisait régner la terreur dans cette maison de Moules-et-Baucels (Hérault) depuis le mois de décembre 2012.
"Disons que j'ai un problème avec l'alcool... Je ne sais pas tout ce qui est dit mais c'est sûrement vrai. Mon épouse n'est pas une menteuse. Elle a des valeurs", lâche, sans détour, ce trentenaire aux magistrats de la correctionnelle. Il lui reste des souvenirs diffus de cette soirée du 16 mars. Il est vrai que ce père de trois enfants avait passablement bu. Mettant un coup de canif à trois semaines d'abstinence, fruit d'une énième tentative de sevrage
"Si vivre en famille c'est vivre dans la peur, alors supprimons les familles !"
Sauf qu'il ne s'agissait pas d'un premier dérapage. Mais de la suite d'une très longue série de violences verbales, psychologiques et physiques à l'endroit de son épouse et de leurs enfants de 7, 14 et 15 ans. Depuis au moins le mois de décembre 2012. Dans sa déposition faite aux gendarmes, la principale victime lâchait même aux militaires : "Cela dure depuis notre mariage (quatorze années plus tôt, NDLR). Je ne sais pas ce que c'est d'être heureuse. Il menace les enfants de les tuer, les injurie, les rabaisse."
Un calvaire au long cours malgré lequel la mère et épouse l'affirme à la barre : "J'aime mon mari, je lui pardonne. Mais que la justice soit rendue et qu'il puisse se faire soigner. Que cela s'arrange." Un point de vue que, expérience oblige, ne partage pas le représentant du parquet. Lequel le soutient mordicus : "Dans ce dossier, ne croyons pas au miracle, après deux jours de garde à vue. On ne vous demande pas d'être un exemple, mais tout simplement de ne pas martyriser vos proches, de leur rendre la vie impossible !"

Dix-huit mois de prison ferme et mandat de dépôt

Les violences sur les enfants ? "On est loin du débat sur la fessée. Si vivre en famille c'est vivre dans la peur, alors supprimons les familles ! Là, vous en avez profité. Il va falloir du temps, de l'espace, de la liberté. Et aussi une sanction, faire vos preuves. Tout cela ne se fera pas d'un claquement de doigts." D'où ces trente mois, dont dix-huit ferme, mandat de dépôt en sus. Le reliquat étant soumis à un sursis, une mise à l'épreuve et une éviction du domicile conjugal.
"On a franchi l'inacceptable. Pourquoi cette femme a-t-elle pu supporter et accepter ?", s'interroge Me Veyrier en défense. Et de recadrer les choses : "Ce que l'on a là, dans le box, ce n'est pas cette espèce de tyran domestique permanent qui vous dirait que sa femme le provoque. Nous sommes dans des violences pathologiques." Chose certaine : son client a écopé de la peine réclamée par le ministère public. Assortie d'une interdiction, trois années de rang, de paraître dans la commune.

http://www.midilibre.fr/2015/03/23/herault-calvaire-en-famille-sur-fond-d-ethylisme,1140013.php

lundi 23 mars 2015

Assises de Côte d'Or : il avait tué son collègue par "délire de jalousie"

Un drame de la jalousie arrive devant la cour d'assises de Côte d'Or à partir de mardi 24 mars 2015. Un quinquagénaire a assassiné un collègue, car il s'était persuadé - à tort – que celui-ci entretenait une relation avec son ex-compagne.
Le 7 juin 2013, vers 12h30, Jean-Louis Oltra, employé municipal, avait pénétré dans les locaux des services techniques de la mairie de Longvic. Il avait tiré sur son collègue avec une carabine 22 long rifle. La victime, âgée de 37 ans, avait été mortellement blessée à la tête.

Quelques instants avant, Jean-Louis Oltra avait déjà tenté de tuer son ex-compagne dans une rue à Dijon. Celle-ci s'en était sortie indemne.
Lors de son interpellation après les faits,
Jean-Louis Oltra n'avait opposé aucune résistance et avait été incarcéré.

Pourquoi Jean-Louis Oltra a-t-il tiré sur son collègue ?

Cet homme de 52 ans est accusé d'assassinat et de tentative d'assassinat. Il "pensait que la victime entretenait une relation avec son ex-compagne. Or, l'enquête a montré que ce n'était pas du tout le cas", déclare son avocate, Me Audrey Bittard.
Celle-ci explique que son client souffrait de "délire de jalousie" à l'époque. Sa "conviction", qui tournait à "l'obsession", n'était fondée sur "rien du tout". "Il a pris conscience de beaucoup de choses, il a été confronté à la réalité et il a réalisé que sa jalousie l'a bouffé", précise l’avocate.

Au cours de l'instruction, une expertise psychiatrique a conclu à "l'altération du discernement" de l'accusé au moment des faits.

Qui était la victime ?

La victime était un homme "assez joyeux" et "apprécié", rappelle de son côté, Me Jean-Philippe Morel, avocat des parties civiles.
Père d'un enfant de 11 ans, il vivait alors en couple et "cela, Jean-Louis Oltra ne pouvait pas l'ignorer", souligne Me Morel. Ce dernier estime aussi que la préméditation du geste de l'accusé était basée sur "des évidences dans le dossier".
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2015/03/23/assises-de-cote-d-or-il-avait-tue-son-collegue-par-delire-de-jalousie-684639.html

Deuxième procès Bettencourt : les relations d'Eric Woerth et Patrice de Maistre

"Ça peut paraître surréaliste, mais c'est un nouveau procès", concède le président du tribunal de Bordeaux lorsqu'il demande à Patrice de Maistre de décliner son identité et son parcours. Un mois après la fin du premier épisode dans le volet abus de faiblesse où il avait été particulièrement chahuté, l'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt est de retour au tribunal de Bordeaux.
Il ne sont plus dix à être assis sur le banc des prévenus, mais deux. Le deuxième étant l'ancien ministre UMP Eric Woerth, qui, lui aussi, a dû brièvement rappeler sa carrière, sa situation financière et... personnelle. "Je suis marié, comme vous le savez", glisse-t-il pour finir. "On aura l'occasion d'en reparler", lui répond le président du tribunal.
Car c'est bien là le sujet de ces prochains jours d'audience pendant lesquels Patrice de Maistre et Eric Woerth vont être jugés pour "trafic d'influence". Le premier étant soupçonné d'avoir fourni un travail dans une société des Bettencourt à l'épouse du second en échange d'une Légion d'honneur.

Un emploi en échange d'une Légion d'honneur ?

Florence Woerth avait été embauchée en septembre 2007 au sein de la société Clymène - société qui gère les dividendes tirés par les Bettencourt du groupe L'Oréal dont Patrice de Maistre était le directeur général - en qualité de "directeur, recherches et investissements". Un recrutement qui avait été fait hors du circuit habituel des embauches, avec un profil pas forcément adapté au poste et une rémunération plus importante, avaient relevé les juges d'instruction. Des éléments à charge, selon eux, d'autant que dans un enregistrement-pirate, Patrice de Maistre confiait à Liliane Bettencourt que ce recrutement, il l'avait fait sur demande du ministre, "pour lui faire plaisir". 
Puis, quelques semaines après cette embauche, le 23 janvier 2008, Eric Woerth remettait la légion d'honneur au même Patrice de Maistre. Échange de bons procédés alors que les deux hommes se connaissaient depuis peu, puisque disent-ils, ils se sont rencontrés pour la première fois au printemps 2006 ? Ou coïncidences de la vie si chères à Eric Woerth ?

Des relations récentes

Pour cette première matinée du second procès, le tribunal s'est particulièrement penché sur les relations entre les deux hommes, qui se sont connus par l'intermédiaire du financier Eric de Sérigny, ancien "conseiller bénévole" de l'ex-ministre Eric Woerth, qui avait suggéré à son ami de longue date Patrice de Maistre de faire partie du "premier cercle des donateurs de l'UMP". 
Au fil des semaines, la relation entre les deux prévenus du jour s'était alors développée. Une quinzaine de jours après leur rencontre, Eric Woerth dédicaçait un livre "en toute amitié" à Patrice de Maistre, avant d'aller prendre le petit-déjeuner chez lui trois mois plus tard, un jour de septembre 2006, fait remarquer le président du tribunal. Les rencontres entre les deux hommes sont devenus assez fréquentes mais la plus grande partie se déroulait dans le cadre des donateurs du premier cercle, justifie Eric Woerth.
Depuis les révélations sur l'affaire, Eric Woerth et Patrice de Maistre ne se côtoient plus vraiment, pour le bien de leur défense dans ce procès. C'est ce qui "m'a été conseillé", explique Patrice de Maistre. Mais dit-il, une fois que "tout ça sera fini", il espère bien qu'ils reprendront contact, même si l'ancien gestionnaire de fortune l'a répété plusieurs fois en janvier-février : il n'entend retoucher ni de près ou de loin à la politique...
Eric Woerth et Patrice de Maistre encourent jusqu'à 10 ans de prison et 150 000 euros d'amende, éventuellement assortis d'interdiction des droits civiques ou d'exercer une fonction publique.

http://www.sudouest.fr/2015/03/23/deuxieme-proces-bettencourt-les-relations-d-eric-woerth-et-patrice-de-maistre-1868117-2780.php

Faux enlèvement, vrai meurtre

En août 2011, la police judiciaire recherchait un agriculteur de Villeneuve-Lécussan. Pas enlevé mais exécuté par son employé jugé d'aujourd'hui devant la cour d'assises.
D'abord une disparition inquiétante, puis un enlèvement, des menaces, un nouvel enlèvement et finalement, un crime sordide sur fond de dettes et de dépit. Aujourd'hui devant la cour d'assises de la Haute-Garonne s'ouvre le procès de Philippe Geneste, 45 ans. Cet ouvrier agricole est accusé d'avoir assassiné Jean Ibos, 75 ans.
«Jeannot» Ibos est mort étranglé au matin du 19 août 2011, dans sa propriété à Villeneuve-Lecussan, aux frontières de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées. Décrit comme «un bon patron», il avait prêté 60 000 € à son employé qu'il l'a étranglé à cause d'une réflexion sur sa fille. Son corps a été retrouvé au milieu d'un champ de maïs le 21 août 2011.

500 000 € réclamés au nom de l'ETA

Son ouvrier, Philippe Geneste, a guidé les enquêteurs de la police judiciaire jusqu'à son corps après trois jours d'enquête tous azimuts où cet homme sans histoire mais accablé de dettes a tenté d'obtenir une rançon de 500 000 €.
Il avait d'abord laissé une lettre, puis échangé des messages avec le fils de la victime pour obtenir de l'argent. Alertés, les hommes du service régional de la police judiciaire (SRPJ Toulouse) se sont largement mobilisés pour retrouver la victime vivante. La piste d'un enlèvement crapuleux, voir même à visée terroriste à travers l'ETA, a vite été abandonnée quand les enquêteurs ont découvert que le téléphone qui envoyait les SMS appartenait à l'employé de la ferme. Ce dernier, pour brouiller les pistes, s'est alors présenté comme une nouvelle victime des ravisseurs mais le scénario, digne d'un polar, n'a pas résisté aux vérifications des policiers.
L'accusation, représentée par l'avocat général Pierre Bernard va soutenir l'assassinat. Une préméditation que conteste la défense de l'accusé. «Mon client a tout reconnu, insiste Me Jacques Derieux. En revanche depuis son premier interrogatoire, il conteste avoir imaginé ce crime au préalable. La préméditation ne résiste pas à l'analyse du dossier».
Verdict mercredi.
 

dimanche 22 mars 2015

Bettencourt: Eric Woerth et Patrice de Maistre sont jugés à partir de lundi pour trafic d'influence

Eric Woerth, ancien ministre du Budget, et Patrice de Maistre, l'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, soupçonnés de trafic d'influence, comparaîtront de nouveau devant les juges Bordelais pour trois jours, à partir de lundi. Ils étaient également prévenus dans le premier volet concernant de présumés abus de faiblesse au préjudice de l'héritière de l'Oréal. On connaîtra le délibéré de cette première affaire le 28 mai. L'avocat d'Eric Woerth Jean-Yves Le Borgne a demandé la relaxe de son client pour cette première affaire, parlant de «fantasme judiciaire».

Une embauche contre une légion d'honneur?

Ce sont des conversations enregistrées clandestinement par le majordome de la famille Bettencourt qui vont jeter le doute sur les conditions de recrutement de Florence Woerth l'épouse de l'ancien ministre UMP au sein de Clymène, une société dirigée par Patrice de Maistre qui avait pour mission de gérer une partie de la fortune de Liliane Bettencourt.
Florence Woerth a été recrutée en qualité de  «Directeur, Recherches et Investissements», au sein de la société Clymène. Son contrat a été signé en septembre 2007. Elle prend ses fonctions en novembre 2007 et démissionne en juin 2010. Il est suspecté que Patrice de Maistre en contrepartie de son intervention dans l'embauche de Florence Woerth ait été nommé chevalier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur grâce à l'intervention d'Eric Woerth, en juillet 2007. Elle lui sera remise officiellement par le ministre en janvier 2008.

«Un rapprochement qui ne tient pas debout»

Maître Jean Yves Le Borgne, estime que ce procès, comme le premier, ne tient que sur des «rapprochements de dates et de faits. Il y a l’embauche de Florence Woerth, dans la société Clymène de Patrice de Maistre et l’attribution de la légion d’honneur à Patrice de Maistre à l’initiative d’Eric Woerth. Mais on ne démontre pas de lien de causalité.»
Le conseil poursuit son raisonnement en montrant qu'aucun de ces deux faits n'est surprenant. «Si la légion d’honneur devait dépendre de l’embauche de Florence Woerth, il aurait fallu que la légion soit inespérée pour qu’il y ait une contrepartie. Or, Patrice de Maistre a reçu l’ordre national du Mérite, c’est l’homme de confiance de la famille Bettencourt et l’ancien dirigeant de grands cabinets d’expertise comptable», pointe t-il.
Il insiste aussi sur la cohérence du recrutement de Florence Woerth, qui n'a rien d'une «ravissante idiote». Elle est diplômée d’HEC, forte de 25 ans d’expérience et elle «ne va pas gagner plus à ce poste que lorsqu’elle était employée par une banque, juste avant. Ce n’est pas quelqu’un qui a du mal à trouver du boulot. D’ailleurs vous en connaissez beaucoup des gens qui ont fait HEC et qui sont au chômage ?» Pour lui, les accusations portées contre son client sont infondées : «C’est un fantasme, un rapprochement qui ne tient pas debout ! Il manque une relation causale», conclut-il.

http://www.20minutes.fr/bordeaux/1568627-20150322-bettencourt-eric-woerth-patrice-maistre-juges-partir-lundi-trafic-influence

Le ripou présumé du 36 dénoncé pour un autre vol

Les investigations se poursuivent tous azimuts dans l'affaire du vol de 52 kg de cocaïne, au cours de l'été dernier, au sein des locaux de la prestigieuse police judiciaire parisienne, sise quai des Orfèvres, à Paris.
Vendredi, un policier de la sûreté départementale de l'Essonne a été entendu pendant quarante-huit heures par les enquêteurs de l'inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. Proche de Jonathan Guyot -- policier au sein de la brigade des stupéfiants et principal suspect de ce vol --, il a été relâché sans poursuite.

Mais, selon nos informations, un nouveau rebondissement est intervenu dans ce dossier très sensible. Un autre policier, celui-ci du commissariat du XIXe arrondissement, a avoué, fin janvier, devant les juges d'instruction que l'ex-policier des stups lui avait demandé, au mois d'avril 2014, de « vendre de la drogue » pour son compte. Entendu, Patrick B., 31 ans, en poste au sein de la brigade de nuit, a livré un récit laissant peu de doutes sur le « comportement » du principal mis en cause.

« Nous n'étions que tous les deux, il ( NDLR : Jonathan Guyot ) m'a fait comprendre qu'il cherchait des sorties, donc des moyens de sortir de la came, il n'a pas précisé les produits, ni les quantités, témoigne Patrick B. Je me suis demandé ce qu'il se passait, à quoi il jouait. Mais, pour moi, il était aux stups et il voulait se faire de l'argent. [...] J'ai répondu que je n'étais pas intéressé par cela, que j'avais d'autres projets dans la vie. »

«Je lui ai demandé si on ne risquait pas de se faire attraper, il m'a dit que c'était tranquille et sans risque»

Puis Patrick B. va plus loin : « Jonathan m'a dit qu'il avait environ un demi-kilo d'herbe de cannabis et environ 1 kg de résine de cannabis à faire partir, poursuit-il. J'espérais la moitié des gains, mais rien n'a été évoqué. Evidemment, il m'avait bien dit que je toucherai quelque chose. Je lui ai aussi demandé si on ne risquait pas de se faire attraper, il m'a dit que c'était tranquille et sans risque. Qu'il n'y avait qu'un peu de matière. Il ne m'a pas dit d'où la drogue provenait. Cependant, je me doutais qu'il l'avait obtenue d'une manière ou d'une autre de par son travail. En termes d'échantillon, il m'a filé une belle barrette de 10-12 g. Je vous avoue que j'ai essayé de trouver des clients par le biais de mes tontons ( NDLR : indicateurs ). Il m'a fallu environ une semaine pour me rendre compte que c'était un très mauvais plan de jouer à ça. C'était trop risqué, je suis quand même fonctionnaire de police. Je lui ai dit que c'était mort. Après cela, il ne m'a plus jamais sollicité. »

Au regard des déclarations de Patrick B., les policiers font alors le lien avec un autre vol déjà commis dans les locaux de la brigade des stups, entre le 21 mars et le 17 avril 2014. A l'époque, 130 g de cocaïne, 1,2 kg de résine de cannabis et 1 200 € en argent liquide, saisis au cours d'une affaire, avaient subitement « disparu »... « Maintenant, je fais le rapport entre ce vol et la proposition de Jonathan, entre les quantités et les dates, tout porte à croire que ça correspond », concède encore Patrick B. qui a été mis en examen avant d'être placé sous contrôle judiciaire.

Jonathan Guyot, surnommé John mais aussi Raptor ou encore Guillotine, a, de son côté, pendant ses auditions « chargé » plusieurs de ses ex-collègues de la brigade des stups. Entendu de nouveau au début du mois de février par les juges d'instruction, le brigadier a avancé l'idée que des « policiers du 36 voulaient le piéger », avant de donner le nom du groupe auquel ils appartenaient. Il a accablé ses anciens partenaires en expliquant qu'il avait entendu, pendant l'affaire de la saisie des 52 kg de cocaïne, des gardés à vue dire que certains pains avaient été dérobés. Jonathan Guyot a affirmé qu'au cours de la même opération ses ex-collègues « ont découvert la somme de 60 000 € ». Mais il a sous-entendu lors de l'instruction que certains d'entre eux auraient dérobé une partie des sommes saisies.

S'il nie toujours le vol qui lui est reproché, Jonathan Guyot, qui ne semble pas à l'abri du paradoxe, a présenté des excuses à sa femme et à ses proches : « J'ai accéléré ma mort et j'ai entraîné mes proches avec moi, reconnaît-il. Je leur ai fait faire des choses que je regrette et qui, aujourd'hui, me portent préjudice. »


http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-ripou-presume-du-36-denonce-pour-un-autre-vol-22-03-2015-4625467.php

Assises de Nîmes : des peines jusqu'à 16 ans pour le Gang des braqueurs

Après six jours d'audience soutenue, dans un climat pesant, le verdict est tombé...
Depuis six jours, huit Nîmois, mis en examen dans une série de vols à main armée, comparaissent devant la cour d'assises du Gard des mineurs à Nîmes. En 2012, à Nîmes et Marguerittes, les magasins Lidl, Aldi, la bijouterie Celaur à Alès, une bijouterie à Pérols (Hérault) et le multiplexe Kinépolis à Nîmes avaient été le théâtre de braquages très violents.
Un procès qui aura été marqué par un dispositif policier hors normes. Quatre-vingt CRS, 40 policiers nationaux et le GIPN fortement armé, ont en effet été postés aux abords du palais de justice nîmois, ce vendredi soir, pour assurer une sortie dans le calme des huit accusés.
Ce samedi à 20 heures, après 10 heures de délibérations, le verdict est tombé. Sans appel. Avec des condamnations allant jusqu'à 16 ans de réclusion.

samedi 21 mars 2015

Maxéville : elle gaze le vigile et fait quasiment pleurer la salle d'audience

« J’ai un peu de peine après ce qu’on vient d’entendre », lâche Me Grosset, pourtant à la partie civile. Dans le box : une toute jeune fille de 20 ans, frêle et douce, longue queue-de-cheval brune dans le dos. Présentée en comparution immédiate, elle répond de vol avec violences en récidive. Mercredi, elle a été pincée dans une supérette de Maxéville, alors qu’elle venait de glisser subrepticement dans son sac, déodorants et autres eaux de toilette.
Dans le bureau du vigile où se trouvait également la directrice du magasin, la jeune femme a fait usage de sa bombe lacrymogène. « Une réaction guidée par la peur », hausse des épaules, Me Laurence Nicolas, avocat de la défense.
« Pourquoi avoir une bombe sur vous ? », interroge le président Humbert. « Au cas où je me fasse agresser », répond la prévenue, sans domicile fixe. Vrai que sa vie ne semble pas douillette. Depuis le décès de son père survenu il y a 10 ans, son parcours est chaotique. Recueillie un temps par son grand-père, elle a ensuite rejoint son demi-frère, puis sa demi-sœur. Des cohabitations qui n’ont pas fonctionné. Elle se débrouille aujourd’hui pour trouver des hôtes de fortune…
« Cela étant, je ne comprends pas pourquoi accompagner le vol de violences. Il n’y avait aucune raison », se reprend Me Juliette Grosset, au soutien des intérêts du vigile. « Mon client est un jeune étudiant qui travaille pour financer ses études ! Son ITT est d’un jour, mais il est arrêté pour deux semaines. Et il devra aller consulter un spécialiste, ses yeux le brûlent toujours ».
« Je veux bien qu’on fasse dans le pathos mais la rapine est son mode de vie ! », recadre le procureur pas vraiment en empathie avec la jeune prévenue « Car si son casier comporte une seule mention, une série de décisions est tombée depuis, qui n’ont pas été transcrites ». Il requiert 8 mois ferme et son maintien en détention.
« C’est un peu la double peine ! Ma cliente est SDF, elle doit donc être écrouée. Alors qu’un tas de délinquants condamnés à deux ans ferme, bénéficient d’aménagement et ont droit à de multiples avertissements, avant de mettre un pied en prison », plaide Me Nicolas. Le tribunal prononce une peine de 6 mois dont 4 assortis de SME sans maintien en détention. Obligation lui est faite de chercher une formation ou un travail.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2015/03/21/maxeville-elle-gaze-le-vigile

Procès Picasso: les époux Le Guennec font appel

Me Evelyne Rees a interjeté appel vendredi après-midi au tribunal correctionnel de Grasse, de la condamnation des époux Le Guennec.
Le matin, Pierre et Daniele Le Guennec, des retraités de Mouans-Sartoux, ont été condamnés à deux ans de prison avec sursis pour le recel de 271 oeuvres inédites, non signées, de Pablo Picasso.
La défense estime que ce lot provient d'un don de Jacqueline, la dernière épouse de Picasso, au début des années 70, alors que Pierre Le Guennec, artisan électricien, sécurisait de le Mas Notre Dame de Vie.
Trois jours de procès, en février, avait mis à mal la thèse du don

http://www.nicematin.com/derniere-minute/proces-picasso-les-epoux-le-guennec-font-appel.2146460.html

L'ex, jaloux, avait enfermé la mère de son fils dans le coffre de la voiture

«Je n'aurais jamais dû agir comme ça». Penaud dans le box des accusés, Kévin, 30 ans, réalise la gravité de ce qu'il a fait subir à son ex, devant leur enfant de 3 ans et demi, le 10 décembre dernier à Cugnaux. «Votre ex-compagne se rendait dans le parking souterrain de sa résidence lorsque vous êtes arrivé par-derrière, relate la présidente Rivière. Vous l'avez poussée deux fois contre le mur puis vous l'avez forcée à monter dans le coffre.»
Muni des clefs et bien décidé à comprendre pourquoi elle l'a quitté, Kévin démarre. Au bout d'un moment, la jeune femme, qui s'est violemment cogné la tête en tombant dans le coffre, parvient à se dégager en enlevant l'accoudoir central de la banquette arrière. «Elle rejoint son fils auquel elle explique qu'elle joue à cache-cache avec vous… Vous lui montrez un couteau.» Mais l'homme continue sa route, direction Auterive. À force de dialogue, la victime finit par le convaincre d'emmener l'enfant à l'école. «Vous le déposez puis vous repartez. Vous voulez des explications sur la rupture. Vous allez faire le tour de Toulouse toute la matinée.»
Tête basse, Kevin reconnaît les faits a minima. «Je ne l'ai pas mise dans le coffre, assure-t-il. Et je n'avais pas de couteau.» Le procureur a décrit un «contexte de jalousie» et demandé 6 mois de prison ferme sans mandat de dépôt. Le tribunal en a décidé autrement. Kévin a été condamné à trois mois de prison ferme et envoyé en prison.
 

vendredi 20 mars 2015

Procès Belmon : 15 ans de réclusion

L'architecte Matthias Belmon a été condamné, aujourd'hui, à 15 ans de réclusion pour avoir étranglé sa soeur avec préméditation, en 2011 à Cahors, le jour de l'anniversaire de leur défunt père.

La cour d'assises du Lot a retenu la qualification d'assassinat, comme le demandait l'avocat général, mais a choisi une peine inférieure aux 20 ans de réclusion requis.

Dans son village de Goujounac (Lot), Matthias Belmon s'était relevé vers 3 heures du matin pour aller surprendre sa soeur dans l'hôtel particulier où elle vivait, seule, à Cahors. Disant avoir voulu seulement la "forcer au dialogue" sur leurs affaires, il avait fait usage d'un "shocker" pouvant asséner de puissantes décharges électriques, l'avait frappée et étranglée avant de l'achever avec une cordelette qu'il avait apportée.

Leur lutte sanglante, durant laquelle la soeur avait arraché une phalange à son frère en lui mordant un doigt, était survenue le jour même de l'anniversaire du père défunt.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/03/20/97001-20150320FILWWW00383-proces-belmon-15-ans-de-reclusion-requis.php

Cahors : 20 ans de réclusion requis contre Matthias Belmon pour l'assassinat de sa soeur

Vingt ans de réclusion criminelle ont été requis vendredi à Cahors à l'encontre de l'architecte Matthias Belmon, jugé pour "assassinat" par la cour  d'assises du Lot, trois ans après avoir étranglé sa soeur, une nuit de 2011, sur fond de rivalités et de deuil du père.
Le 17 octobre 2011, Matthias Belmon, 35 ans, s'était relevé en pleine nuit pour se rendre chez Stéphan, 31 ans, dans l'hôtel particulier de Cahors où elle habitait seule. Disant avoir voulu seulement la "forcer au dialogue" sur leurs affaires, le jour même de l'anniversaire du père défunt, il l'avait frappée,
étranglée puis achevée avec une cordelette qu'il avait apportée, au terme d'une lutte dans les étages.

L'avocat général, Nicolas Septe, s'est dit convaincu que M. Belmon avait prémédité le meurtre,
comme l'avait également affirmé à l'audience la mère de l'accusé elle-même. M. Belmon avait utilisé un "shocker" - acheté le mois précédent dans une armurerie parisienne - pour asséner des décharges électriques à sa soeur. Il s'était muni de gants, d'une cagoule, d'une lampe frontale, de vêtements de rechange... "Comment prendre tout ça sans réfléchir", s'était interrogée la mère, Françoise Belmon.

"Vouloir faire parler quelqu'un, c'est une expression qu'on emploie quand on cherche à torturer", a dit l'avocat général, en évoquant "cinq pages de blessures diverses" dans le rapport d'autopsie. Le magistrat a évoqué "une guerre de succession" qui avait laissé "des rancoeurs" et le fait que "Stéphan ne voulait pas reconnaître son frère comme le remplaçant du père". Il a par ailleurs suggéré que l'accusé devait savoir qu'elle voulait "récupérer" la vigne, symbole du travail et de la passion paternelle.

Accusation et défense avaient été au moins d'accord pour dire que le décès du père, pilier de la famille, avait été "une cassure", et que l'accusé était en proie à une dépression sévère non soignée, et même aggravée par l'automédication anarchique.

Jeudi, quatre experts psychiatres et psychologues avaient malmené la thèse du meurtre prémédité, en évoquant plutôt un passage à l'acte dans un accès de "rage narcissique", en réaction à des propos - tels que "tu ne seras jamais comme papa" - qui avaient renforcé "son complexe d'infériorité vis à vis de la dynastie familiale".

La dépression majeure et la consommation conjointe d'hypnotiques (Stilnox) et d'alcool, avaient pu favorisé le passage à l'acte, selon eux.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/2015/03/20/cahors-20-ans-de-reclusion-requis-contre-matthias-belmon-pour-l-assassinat-de-sa-soeur-679299.html

Drame de Clichy: Le jugement mis en délibéré au 18 mai

Le tribunal correctionnel de Rennes, devant lequel ont comparu pendant cinq jours deux policiers pour non-assistance à personne en danger après le drame de Clichy-sous-Bois en 2005 qui avait coûté la vie aux adolescents Zyed et Bouna, rendra sa décision le 18 mai à 14h.

Les deux policiers encourent jusqu'à cinq ans de prison

Le ministère public, après dix années de procédures judiciaires, a requis jeudi la relaxe des deux policiers à l'issue de ce procès, mais les avocats des parties civiles ont réclamé une condamnation. Les deux fonctionnaires encourent jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.
http://www.20minutes.fr/societe/1567567-20150320-drame-clichy-jugement-mis-delibere-18-mai