Il faut faire confiance en la justice (Hegel) Revue de la presse judiciaire ici........
mardi 26 mai 2015
Le procès d'une tragique erreur médicale
«Pour ses trois orphelins (Alex, Mathoé et Ludovic respectivement aujourd'hui âgés de 13, 16 et 24 ans), il faut que la vérité éclate» lâche, sans complaisance et encore tourmentée par la disparition de son frère, Sylvie Borowezyk qui se bat depuis le 13 septembre 2010 avec son avocate Frédérique Turella-Bayol pour que les «erreurs médicales qui ont mené au décès de Jean-Noël soient reconnues et que ce praticien qui exerce toujours à Montauban soit, enfin, rayé de l'ordre des médecins (1).» Le tribunal correctionnel examine aujourd'hui les faits.
Une affaire où l'urologue montalbanais qui a été mis en examen par la juge d'instruction Florence Bru pour homicide involontaire et qui s'est attaché les services d'un cabinet d'avocats lyonnais spécialisés dans le domaine de la santé, risque gros. Lancée seulement trois jours après le décès du quadragénaire, l'instruction judiciaire a, en effet, confirmé après l'exhumation du corps et une série d'expertises et de contre-expertises médicales que le chirurgien aurait bien commis des erreurs et des négligences manifestes lors de cette opération et lors du suivi post-opératoire ayant causé la mort de Jean-Noël Borowezyk, trois jours après son opération.
(1) Le Dr Glodblatt a déjà fait l'objet d'une sanction disciplinaire, ce dernier ayant été suspendu du tableau de l'ordre des médecins durant deux mois en 2013. Il est utile de rappeler que toute personne est présumée innocente tant qu'elle n'a pas été reconnue coupable par un tribunal.
Questionné sur l'erreur chirurgicale commise pendant l'opération, Me Musset n'entend pas défausser la responsabilité de son client tout en n'omettant pas qu'il faudra rappeler le contexte. «Le geste opératoire qui a mené par la suite à la nécrose des organes, est une erreur technique. Reste à savoir si dans ce contexte n'importe quelle faute vaut des poursuites pénales?» s'interroge l'avocat lyonnais qui rappelle que «la médecine n'est pas une science exacte.»
Une affaire où l'urologue montalbanais qui a été mis en examen par la juge d'instruction Florence Bru pour homicide involontaire et qui s'est attaché les services d'un cabinet d'avocats lyonnais spécialisés dans le domaine de la santé, risque gros. Lancée seulement trois jours après le décès du quadragénaire, l'instruction judiciaire a, en effet, confirmé après l'exhumation du corps et une série d'expertises et de contre-expertises médicales que le chirurgien aurait bien commis des erreurs et des négligences manifestes lors de cette opération et lors du suivi post-opératoire ayant causé la mort de Jean-Noël Borowezyk, trois jours après son opération.
Entré pour une cœlioscopie sur sa vessie, il ressort avec un rein en moins
Hospitalisé le 9 septembre 2010 à la clinique du Pont-de-Chaume pour un problème urinaire, le Montalbanais de 47 ans qui devait subir une cœlioscopie à cet endroit, se retrouvait finalement au bloc pour une opération bien plus lourde : une néphrectomie, c'est-à-dire l'ablation de l'un de ses reins. Une décision pour le moins «discutable» selon les propres termes des inspecteurs diligentée par l'Agence régionale de santé (ARS) pour faire la lumière sur ce décès que le patient ne souffrait d'aucune «maladie pathologique, ni infection urinaire». L'instruction judiciaire mettre aussi en doute le savoir-faire du chirugien pour ce type précis d'opération. «Mon frère était sourd depuis sa naissance, je suis certaine qu'il n'a pas compris ce qui se passait» assure Sylvie qui va jusqu'à contester que l'information médicale sur l'ablation du rein ait été donnée à son frère. Aux choix «contestables» de l'opération et au manque d'expérience du chirurgien, c'est une lourde erreur médicale qui serait à l'origine de la mort de l'ancien boxeur montalbanais. «Le professeur Chauffour qui a opéré en dernier mon frère et en urgence à Rangueil, a confirmé que ce chirurgien avait agrafé (2) par erreur après la néphrectomie, l'artère intestinale et celle du foie» relate Sylvie Borowezyk. Une grave erreur médicale qui a provoqué en trois jours la nécrose de ces organes vitaux de façon irréversible et qui n'a pas permis au ponte de la chirurgie vasculaire de Rangueil de sauver Jean-Noël Borowezyk.(1) Le Dr Glodblatt a déjà fait l'objet d'une sanction disciplinaire, ce dernier ayant été suspendu du tableau de l'ordre des médecins durant deux mois en 2013. Il est utile de rappeler que toute personne est présumée innocente tant qu'elle n'a pas été reconnue coupable par un tribunal.
«Il y a une erreur mais cela constitue-t-il un délit pénal ?»
Joint, l'avocat de Laurent Goldblatt, Me François Musset, un spécialiste de ce genre de questions, tenait d'emblée à disculper son client tant sur les «négligences post-opératoires» que sur «la discussion du choix de l'opération». «Après son intervention, le Dr Goldblatt n'était pas en service le week-end, c'était au chirurgien de garde d'assurer le suivi. Mon client a été d'ailleurs totalement mis hors de cause par le conseil de discipline sur cette partie. Il n'en a pas non plus critiquable sur sa décision de réaliser une néphrectomie. Cette opération était nécessaire l'un des experts l'a confirmé.»Questionné sur l'erreur chirurgicale commise pendant l'opération, Me Musset n'entend pas défausser la responsabilité de son client tout en n'omettant pas qu'il faudra rappeler le contexte. «Le geste opératoire qui a mené par la suite à la nécrose des organes, est une erreur technique. Reste à savoir si dans ce contexte n'importe quelle faute vaut des poursuites pénales?» s'interroge l'avocat lyonnais qui rappelle que «la médecine n'est pas une science exacte.»
JURA. Assises : accusé d’assassinat et de tentative, un Jurassien encourt la perpétuité
Ce dramatique fait divers a ému tout le département, en juin 2012. Le vendredi 8, au matin, deux jeunes sœurs de Foncine-le-Haut avaient été retrouvées blessées par balle, devant une maison de Molain (canton de Poligny). Sarah Vanotti, 17 ans, est décédée sur place. Deborah, 20 ans, grièvement blessée, a survécu. Son ex-compagnon, son ancien moniteur d’auto-école, chez qui elle était venue récupérer des affaires, a été arrêté dans la matinée, au Vernois. Mis en examen pour meurtre, il est jugé cette semaine devant la cour d’assises du Jura pour assassinat et tentative.
L’instruction ayant conclu à une certaine préméditation présumée, Lionel Billey encourt la peine maximale : la réclusion à perpétuité, avec une peine de sûreté de 18 ans. Les débats vont durer trois jours, du mardi 26 au jeudi 28 mai devant la cour d’assises du Jura, ouverte au palais de justice de Lons-le-Saunier.
L’instruction ayant conclu à une certaine préméditation présumée, Lionel Billey encourt la peine maximale : la réclusion à perpétuité, avec une peine de sûreté de 18 ans. Les débats vont durer trois jours, du mardi 26 au jeudi 28 mai devant la cour d’assises du Jura, ouverte au palais de justice de Lons-le-Saunier.
Les débats sont ouverts au public à partir de 9 heures.
lundi 25 mai 2015
Outreau: Les parents à l’origine du scandale vont devoir s’expliquer
Quinze après les faits, le cauchemar d’Outreau a refait surface la semaine dernière devant la cour d’assises des mineurs d’Ille-et-Vilaine. Sur le banc des accusés, Daniel Legrand, 33 ans, qui avait été acquitté dans cette affaire en 2004 à Saint-Omer puis en 2005 à Paris. Il comparaît cette fois pour des viols sur les enfants Delay qu’il aurait commis quand il était mineur.
Après une pause de trois jours, le troisième procès d’Outreau va reprendre ce mardi matin avec l’audition de Dimitri Delay, partie civile dans cette affaire, qui avait été le premier à dénoncer des abus sexuels dans sa famille. Condamné lors du premier procès à vingt ans de prison, Thierry Delay, le père des victimes, sera lui entendu en visioconférence de la prison où il est incarcéré un peu plus tard dans l’après-midi.
Le lendemain, c’est la mère, Myriam Badaoui, dont les déclarations changeantes ont autant contribué à l’édification de l’instruction d’Outreau qu’à son effondrement, qui doit venir témoigner en personne. Ayant purgé les deux tiers des quinze ans d’incarcération auxquels elle avait été condamnée, elle est libre depuis 2011.
Plus troublant encore dans ce procès, Chérif Delay a également expliqué jeudi se souvenir « de plusieurs scènes » où le fils Legrand était victime, comme lui et ses frères, d’agressions sexuelles organisées par Thierry Delay, condamnée à vingt ans de prison dans cette affaire.
Très attendue vendredi, l’audition du juge Burgaud, qui avait mené l’instruction du dossier au milieu des années 2000, n’a pas permis d’en savoir davantage sur les faits précis qui sont reprochés à Daniel Legrand. Sous le feu des questions concernant les failles de son instruction, le juge n’a exprimé au cours des quatre heures d’audition par visioconférence aucun regret, concédant juste que « certains éléments auraient pu être améliorés ».
http://www.20minutes.fr/rennes/1615347-20150525-outreau-parents-origine-scandale-vont-devoir-expliquer
Après une pause de trois jours, le troisième procès d’Outreau va reprendre ce mardi matin avec l’audition de Dimitri Delay, partie civile dans cette affaire, qui avait été le premier à dénoncer des abus sexuels dans sa famille. Condamné lors du premier procès à vingt ans de prison, Thierry Delay, le père des victimes, sera lui entendu en visioconférence de la prison où il est incarcéré un peu plus tard dans l’après-midi.
Le lendemain, c’est la mère, Myriam Badaoui, dont les déclarations changeantes ont autant contribué à l’édification de l’instruction d’Outreau qu’à son effondrement, qui doit venir témoigner en personne. Ayant purgé les deux tiers des quinze ans d’incarcération auxquels elle avait été condamnée, elle est libre depuis 2011.
Des souvenirs, mais pas d’accusations franches
Durant la première semaine d’audience, très éprouvante pour toutes les parties, Jonathan et Chérif Delay ont maintenu leurs accusations face à Daniel Legrand, indiquant tour à tour, et ce pour la première fois, qu’il « était là » lors des agressions sexuelles dont ils ont été victimes dans le domicile familial d’Outreau. Des souvenirs diffus, mais pas beaucoup plus de détails livrés à la cour par les deux fils Delay. « J’ai certaines images où je le vois chez mes parents », s’est contenté d’expliquer Jonathan Delay, entendu mercredi.Plus troublant encore dans ce procès, Chérif Delay a également expliqué jeudi se souvenir « de plusieurs scènes » où le fils Legrand était victime, comme lui et ses frères, d’agressions sexuelles organisées par Thierry Delay, condamnée à vingt ans de prison dans cette affaire.
Très attendue vendredi, l’audition du juge Burgaud, qui avait mené l’instruction du dossier au milieu des années 2000, n’a pas permis d’en savoir davantage sur les faits précis qui sont reprochés à Daniel Legrand. Sous le feu des questions concernant les failles de son instruction, le juge n’a exprimé au cours des quatre heures d’audition par visioconférence aucun regret, concédant juste que « certains éléments auraient pu être améliorés ».
http://www.20minutes.fr/rennes/1615347-20150525-outreau-parents-origine-scandale-vont-devoir-expliquer
Trois Marseillais devant les Assises du Calvados pour un braquage sanglant
Trois jeunes Marseillais comparaissent ce mardi devant les Assises du Calvados (Normandie). Ils sont accusés d'avoir braqué un antiquaire de Caen et de l'avoir grièvement blessé au pistolet mitrailleur en avril 2012.
L'antiquaire de Caen est en train de fermer sa boutique ce 17 avril 2012 quand deux hommes le surprennent et le menacent avec une arme. Ils lui dérobent un sac contenant des bijoux et prennent la fuite en scooter. L'antiquaire les pourchasse, relatent nos confrères de Normandie Actu. Il les fait tomber de leur deux-roues. C'est là qu'un des deux malfaiteurs tire au pistolet mitrailleur UZI sur le commerçant d'une cinquantaine d'années. L'antiquaire sera grièvement blessé de quatre balles au niveau des cuisses. Les deux braqueurs prennent alors la fuite à bord d'une voiture conduite par un complice.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/2015/05/25/trois-marseillais-devant-les-assises-du-calvados-pour-un-braquage-sanglant-731583.html
L'antiquaire de Caen est en train de fermer sa boutique ce 17 avril 2012 quand deux hommes le surprennent et le menacent avec une arme. Ils lui dérobent un sac contenant des bijoux et prennent la fuite en scooter. L'antiquaire les pourchasse, relatent nos confrères de Normandie Actu. Il les fait tomber de leur deux-roues. C'est là qu'un des deux malfaiteurs tire au pistolet mitrailleur UZI sur le commerçant d'une cinquantaine d'années. L'antiquaire sera grièvement blessé de quatre balles au niveau des cuisses. Les deux braqueurs prennent alors la fuite à bord d'une voiture conduite par un complice.
Evasion à l'échelle
La piste des enquêteurs les conduits rapidement à Marseille. C'est dans la cité phocéenne que le scooter qui a servi au braquage a été volé. La Bac de Marseille va interpeller un des suspects la semaine suivante lors d'un contrôle d'identité à Marseille. Placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Caen, il parvient à s'évader cinq mois plus tard grâce à une échelle télescopique jetée par des complices. Il est interpellé 3 mois plus tard dans une ville des Bouches-du-Rhône. Pour cette évasion, il est condamné à 5 ans de prison en novembre 2013. Ses deux complices du braquage seront interpellés quelques temps plus tard.Quatre jours de procès
Les trois hommes sont jugés devant les Assises du Calvados du mardi 26 mai au vendredi 29 mai pour "vol et violences avec armes". Les jurés devront déterminer les responsabilités de chacun dans ce sanglant braquage.http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/2015/05/25/trois-marseillais-devant-les-assises-du-calvados-pour-un-braquage-sanglant-731583.html
Drôme : un trufficulteur jugé pour le meurtre d'un voleur de truffes
Armé d'un fusil à pompe, il avait tiré deux fois sur un homme surpris dans sa truffière, quelques jours avant Noël 2010, sur fond de «guerre des diamants noirs» : un agriculteur de 37 ans comparaît à partir de mardi devant la cour d'assises de la Drôme.
Mis en examen dans un premier temps pour «assassinat», Laurent Rambaud, qui a effectué 12 mois de détention provisoire, sera finalement jugé pour «meurtre», l'instruction n'ayant pas retenu la préméditation. Il encourt 30 ans de réclusion.
Le drame était survenu à Grignan (Drôme), le 20 décembre 2010, à une période de vives tensions entre voleurs de truffes et producteurs de ce tubercule de luxe, qui se négocie entre 800 et 1 000 euros le kilo au moment des fêtes.
Se plaignant de vols à répétition, Laurent Rambaud, alors président des Jeunes agriculteurs de la Drôme, pompier volontaire, agriculteur et exploitant de truffières, avait décidé ce soir-là de se rendre sur le terrain familial, armé d'un fusil chargé de deux cartouches.
Après avoir traversé plusieurs parcelles, il avait surpris un homme tenant un objet dans une main et accompagné d'un chien. Le prenant pour un voleur de truffes, Laurent Rambaud s'était accroupi, puis il avait ouvert le feu alors que l'homme se tenait debout, à une quinzaine de mètres. Avant d'aller à sa rencontre et de le pousser en arrière.
Croyant l'homme armé, il avait tiré un second coup. En boule sur le sol, la victime s'était relevée avant de s'écrouler morte quelques mètres plus loin. Elle sera très vite identifiée : Ernest Pardo, 43 ans, très connu localement comme chercheur de truffes chevronné, surnommé «Néné» ou «grands pieds» à cause des traces qu'il laissait sur son passage.
Réalisant son crime, Laurent Rambaud avait immédiatement prévenu son père, les pompiers et un gendarme qu'il connaissait.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/25/2111347-drome-trufficulteur-juge-meurtre-voleur-truffes.html
Mis en examen dans un premier temps pour «assassinat», Laurent Rambaud, qui a effectué 12 mois de détention provisoire, sera finalement jugé pour «meurtre», l'instruction n'ayant pas retenu la préméditation. Il encourt 30 ans de réclusion.
Le drame était survenu à Grignan (Drôme), le 20 décembre 2010, à une période de vives tensions entre voleurs de truffes et producteurs de ce tubercule de luxe, qui se négocie entre 800 et 1 000 euros le kilo au moment des fêtes.
Se plaignant de vols à répétition, Laurent Rambaud, alors président des Jeunes agriculteurs de la Drôme, pompier volontaire, agriculteur et exploitant de truffières, avait décidé ce soir-là de se rendre sur le terrain familial, armé d'un fusil chargé de deux cartouches.
Après avoir traversé plusieurs parcelles, il avait surpris un homme tenant un objet dans une main et accompagné d'un chien. Le prenant pour un voleur de truffes, Laurent Rambaud s'était accroupi, puis il avait ouvert le feu alors que l'homme se tenait debout, à une quinzaine de mètres. Avant d'aller à sa rencontre et de le pousser en arrière.
Croyant l'homme armé, il avait tiré un second coup. En boule sur le sol, la victime s'était relevée avant de s'écrouler morte quelques mètres plus loin. Elle sera très vite identifiée : Ernest Pardo, 43 ans, très connu localement comme chercheur de truffes chevronné, surnommé «Néné» ou «grands pieds» à cause des traces qu'il laissait sur son passage.
Réalisant son crime, Laurent Rambaud avait immédiatement prévenu son père, les pompiers et un gendarme qu'il connaissait.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/25/2111347-drome-trufficulteur-juge-meurtre-voleur-truffes.html
dimanche 24 mai 2015
Zahia visée par une plainte pour faux témoignage
Condamné en première instance pour proxénétisme, Abousofiane Moustaïd reproche à l'ancienne escort d'avoir fait des déclarations l'incriminant. La jeune femme avait notamment affirmé qu'il prenait "200 ou 300 euros par passe" avant d'assurer qu'elle ne donnait d'argent à personne.
L'affaire qui porte son nom n'est pas encore tout à fait terminée. Désormais reconvertie dans la lingerie de luxe, Zahia fait l'objet d'une plainte pour faux témoignage déposée vendredi auprès du parquet de Paris. Son auteur ? Abousofiane Moustaïd, condamné en première instance pour proxénétisme, qui reproche l'ancienne escort-girl qui avait fait des déclarations l'incriminant. Entendue dans un premier temps comme témoin, sous serment, pendant l'enquête, la jeune femme avait par exemple affirmé qu'il prenait "200 ou 300 euros par passe", des faits contestés par l'intéressé.
Dans les colonnes de Paris Match en 2010, elle avait en revanche assuré qu'elle n'avait "pas de souteneur" et ne donnait "d'argent à personne". Condamné en première instance le 30 janvier 2014 à deux ans de prison, dont un avec sursis, et 10.000 euros d'amende, Abousofiane Moustaïd avait fait appel et a été rejugé le 12 mai devant la cour d'appel de Paris. L'avocat général a requis contre lui trois ans de prison, dont la moitié avec un sursis assorti d'une mise à l'épreuve, et 15.000 euros d'amende. La décision a été mise en délibéré au 16 juin.
Elle n'a pas répondu à une convocation du tribunal
Lors du procès en appel, l'avocat d'Abousofiane Moustaïd avait fait citer Zahia mais cette dernière ne s'était pas présentée devant la cour. "Nous sommes obligés de porter plainte dans la mesure où l'avocat général à l'audience n'a pas jugé opportun de requérir" la condamnation de la jeune femme pour ne pas avoir déféré à cette convocation, a expliqué Me Bouzrou. L'avocat de Zahia n'a pu être joint.
Ce qui allait devenir "l'affaire Zahia" avait démarré par un renseignement anonyme visant Abousofiane Moustaïd, ancien candidat de l'émission de télé-crochet "La Nouvelle star", accusé d'avoir joué un rôle d'entremetteur rétribué entre des prostituées et des clients. Dans cette affaire, les footballeurs Franck Ribéry et Karim Benzema ont été définitivement relaxés. Le tribunal correctionnel de Paris avait estimé qu'il n'était pas en mesure d'établir qu'ils savaient que Zahia était mineure à l'époque des faits. Si Benzema avait nié toute relation sexuelle avec la jeune femme, Ribéry avait seulement dit ignorer que Zahia, qui avait menti sur son âge, était une prostituée.
samedi 23 mai 2015
16 ans de prison pour avoir étranglé sa femme atteinte du sida
Après 14 ans de vie commune, les époux Coquerel étaient devenus des gens «très seuls» qui, dans leur maison de Colomiers, «passaient leur temps à s'asticoter». Pourtant, «pas grand-chose ne laissait présager» l'épilogue terrible du 10 juillet 2012, selon l'avocat général Pierre Bernard. Le meurtre de Michèle Coquerel, qui a valu hier à son époux d'être condamné à 16 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Haute-Garonne.
Le matin du drame, au terme d'une énième querelle, Serge Coquerel avait saisi sa femme au cou et serré, à en briser l'os hyoïde. Puis il avait fait de l'ordre dans la maison et laissé un message d'adieu sur le portable de son fils. Ce dernier avait aussitôt averti la police. Les forces de l'ordre avaient trouvé Serge Coquerel dans son garage, tentant de se trancher la gorge avec une scie sauteuse.
Privé aujourd'hui de cordes vocales, le sexagénaire a expliqué à la cour qu'il avait simplement voulu «faire taire» sa femme. Pendant longtemps, la parole n'a pourtant pas été au centre du «couple singulier» dépeint par l'avocat général. Une relation minée par le non-dit, au point que Michèle Coquerel s'était pendant des années efforcée de taire à son mari qu'elle souffrait du VIH. Ils s'étaient mariés «par raison», selon l'expression de l'accusé, à un âge mûr, pour mettre leurs biens en commun. «Ils n'en ont pas moins partagé des moments de bonheur : vacances, restaurant…», a tempéré Me Maurel-Fiorentini pour la défense. Puis, sur les derniers temps, un jeu en ligne.
C'est par ce biais que Serge Coquerel avait fait la rencontre d'une femme. Cause pour la défense de la «jalousie» de son épouse et point de départ des disputes. «Il faut prendre ces faits dans le contexte particulier des derniers mois du couple», a rappelé Me Legros-Gimbert, autre défenseur de Serge Coquerel. «La cause de leur dispute, c'est d'abord son infidélité à lui», a pour sa part estimé l'avocat général. «On est en présence d'un homme qui n'admet pas sa responsabilité», a-t-il souligné, demandant 17 ans de réclusion. La cour n'a été plus clémente que d'une année à l'égard d'un homme resté impassible au cours des trois jours de son procès
http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/23/2110589-16-ans-prison-avoir-etrangle-femme-atteinte-sida.html
Le matin du drame, au terme d'une énième querelle, Serge Coquerel avait saisi sa femme au cou et serré, à en briser l'os hyoïde. Puis il avait fait de l'ordre dans la maison et laissé un message d'adieu sur le portable de son fils. Ce dernier avait aussitôt averti la police. Les forces de l'ordre avaient trouvé Serge Coquerel dans son garage, tentant de se trancher la gorge avec une scie sauteuse.
Privé aujourd'hui de cordes vocales, le sexagénaire a expliqué à la cour qu'il avait simplement voulu «faire taire» sa femme. Pendant longtemps, la parole n'a pourtant pas été au centre du «couple singulier» dépeint par l'avocat général. Une relation minée par le non-dit, au point que Michèle Coquerel s'était pendant des années efforcée de taire à son mari qu'elle souffrait du VIH. Ils s'étaient mariés «par raison», selon l'expression de l'accusé, à un âge mûr, pour mettre leurs biens en commun. «Ils n'en ont pas moins partagé des moments de bonheur : vacances, restaurant…», a tempéré Me Maurel-Fiorentini pour la défense. Puis, sur les derniers temps, un jeu en ligne.
C'est par ce biais que Serge Coquerel avait fait la rencontre d'une femme. Cause pour la défense de la «jalousie» de son épouse et point de départ des disputes. «Il faut prendre ces faits dans le contexte particulier des derniers mois du couple», a rappelé Me Legros-Gimbert, autre défenseur de Serge Coquerel. «La cause de leur dispute, c'est d'abord son infidélité à lui», a pour sa part estimé l'avocat général. «On est en présence d'un homme qui n'admet pas sa responsabilité», a-t-il souligné, demandant 17 ans de réclusion. La cour n'a été plus clémente que d'une année à l'égard d'un homme resté impassible au cours des trois jours de son procès
http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/23/2110589-16-ans-prison-avoir-etrangle-femme-atteinte-sida.html
Procès Outreau : la difficile défense du juge Burgaud
L'ancien juge d'instruction a témoigné, via un écran de vidéoconférence, vendredi à Rennes, lors du procès d'un des 13 acquittés qui doit répondre de viols sur mineur qu'il aurait commis avant ses 18 ans. Et a reconnu, presque pour la première fois, plusieurs faiblesses dans son travail.
Ses mains ont souvent été crispées pendant son témoignage. L'ancien juge d'instruction Fabrice Burgaud a une nouvelle fois défendu vendredi à Rennes son instruction de l'affaire Outreau, à la barre du procès d'un des 13 acquittés d'Outreau, Daniel Legrand, qui comparaît pour des actes de pédophilie non jugés qu'il aurait commis avant d'atteindre sa majorité. Après avoir exposé le fil de son instruction de 2001 et 2002 d'une voix un peu mécanique pendant plus de trois quarts d'heure, via un écran de vidéoconférence, le magistrat, aujourd'hui âgé de 43 ans, a été mis en difficulté à plusieurs reprises par les questions incisives du président de la cour Philippe Dary, qui a rappelé qu'il était lui-même un ancien juge d'instruction.
Cheveux courts, le poids de dix ans de plus sur son visage tant médiatisé au milieu des années 2000 lorsque son instruction s'était soldée par un "fiasco judiciaire" et l'acquittement de 13 des 17 accusés, Fabrice Burgaud a convenu, presque pour la première fois, de plusieurs faiblesses dans son travail. "Daniel Legrand fils est mis en examen sans période de faits", a d'abord souligné Philippe Dary. "Sur le territoire national, ça n'a aucun sens!" s'est-il exclamé. "Comment peut-on se défendre face à des accusations qui ne sont pas marquées dans le temps?" s'est interrogé le président. "Il aurait été préférable de préciser des périodes...", a admis Fabrice Burgaud avant d'ajouter: "Je pense que ce n'était pas possible par rapport aux auditions qu'on faisait..."
Des albums photos orientés
Parmi "tous ces enfants (avec lesquels, ndlr) Daniel Legrand dit avoir été en présence" en les désignant sur des photos, lors de ses aveux temporaires au cours de l'instruction, a poursuivi Philippe Dary, "aucun (interrogé à leur tour, ndlr) ne désignera Daniel Legrand de quelque manière que ce soit (sur photos)... Ça interpelle ?" a poursuivi le président sans lui laisser de répit et sans que Fabrice Burgaud, cette fois, ne se défende.
Le président a ensuite pointé le fait que, dans la plupart des cas, les albums photos qui étaient présentés aux personnes interrogées, victimes ou agresseurs présumés, ne comprenaient que des personnes impliquées dans le dossier. Elles n'étaient pas mélangées avec des personnes étrangères aux faits, comme cela se pratique d'ordinaire dans les enquêtes de police pour déceler les déclarations fantaisistes. Fabrice Burgaud en a rejeté la faute sur les services de police, avant d'admettre qu'il aurait été "plus souhaitable" de panacher. "Je leur faisais confiance (aux services de police, ndlr) avec le peu d'expérience qui était la mienne... C'est vrai que quand ils (les albums photos) sont arrivés, j'aurai pu demander à ce qu'on les reprenne", a ajouté l'ancien juge d'instruction.
"Je ne les ai entendus qu'une seule fois..."
Reprenant le chef de mise en examen de Daniel Legrand, accusé de viols et agressions sexuelles nommément sur les quatre fils Delay, le président s'est étonné que ces quatre enfants soient "les seuls à qui on ne montrera pas de photos..." de Daniel Legrand et de son père, pour voir s'ils pouvaient les reconnaître. "Un élément de réponse, c'était aussi d'éviter la multiplication d'auditions sur des enfants très jeunes... Je ne les ai entendus qu'une seule fois..." a fini par répondre, après un silence long et embarrassé, Fabrice Burgaud.
Le président a enfin relevé la mise en cause de ""ces" Daniel Legrand, qui ne sont ni "Dany" Legrand, ni Belges, ni patrons de sex-shop...", alors que c'était ainsi que Myriam Badaoui, la mère des enfants Delay, avait décrit un des hommes, et non deux en même temps, qu'elle accusait d'avoir participé aux viols de ses enfants. Daniel Legrand comparaît à Rennes depuis le 19 mai pour viols et agressions sexuelles sur les enfants Delay, pour la période où il était âgé de 16 à 18 ans, jamais jugée. Il a en revanche été acquitté, avec 12 autres des accusés d'Outreau, des accusations de viols postérieurs à sa majorité. Son père, homonyme et également acquitté, est décédé en 2012
vendredi 22 mai 2015
Procès d'Outreau : Fabrice Burgaud peine à défendre son instruction
L'ancien juge d'instruction Fabrice Burgaud a une nouvelle fois défendu vendredi à Rennes, avec difficulté, son instruction de l'affaire Outreau, à la barre du procès d'un des 13 acquittés d'Outreau, Daniel Legrand, accusé de faits de pédophilie non jugés, commis avant ses 18 ans.
Après avoir exposé le fil de son instruction de 2001 et 2002 d'une voix un peu mécanique pendant plus de trois quarts d'heure, via un écran de vidéoconférence, le magistrat Fabrice Burgaud, 43 ans, a été mis en difficulté à plusieurs reprises par les questions incisives du président de la cour Philippe Dary, qui a rappelé qu'il était lui-même un ancien juge d'instruction.
Cheveux courts, le poids de dix ans de plus sur son visage tant médiatisé au milieu des années 2000 lorsque son instruction s'était soldée par un "fiasco judiciaire" et l'acquittement de 13 des 17 accusés, c'est les mains souvent crispées que Fabrice Burgaud a dû s'expliquer, et convenir, presque pour la première fois, de plusieurs faiblesses dans son travail.
"Daniel Legrand fils est mis en examen sans période de faits", a d'abord souligné Philippe Dary. "Sur le territoire national, ça n'a aucun sens !" s'est-il exclamé. "Comment peut-on se défendre face à des accusations qui ne sont pas marquées dans le temps ?" s'est interrogé le président.
"Il aurait été préférable de préciser des périodes..." a admis Fabrice Burgaud avant d'ajouter : "Je pense que ce n'était pas possible par rapport aux auditions qu'on faisait..." Parmi "tous ces enfants (avec lesquels, NDLR) Daniel Legrand dit avoir été en présence" en les désignant sur des photos, lors de ses aveux temporaires au cours de l'instruction, a poursuivi Philippe Dary, "aucun (interrogé à leur tour, NDLR) ne désignera Daniel Legrand de quelque manière que ce soit (sur photos)... Ça interpelle ?" a poursuivi le président sans lui laisser de répit et sans que Fabrice Burgaud, cette fois, se défende.
Philippe Dary a ensuite pointé le fait que, dans la plupart des cas, les albums photo qui étaient présentés aux personnes interrogées, victimes ou agresseurs présumés, ne comprenaient que des personnes impliquées dans le dossier. Elles n'étaient pas mélangées avec des personnes étrangères aux faits, comme cela se pratique d'ordinaire dans les enquêtes de police pour déceler les déclarations fantaisistes.
Fabrice Burgaud en a rejeté la faute sur les services de police, avant d'admettre qu'il aurait été "plus souhaitable" de panacher. "Je leur faisais confiance (aux services de police, NDLR) avec le peu d'expérience qui était la mienne... C'est vrai que quand ils (les albums photo) sont arrivés, j'aurai pu demander à ce qu'on les reprenne", a ajouté l'ancien juge d'instruction.
Reprenant le chef de mise en examen de Daniel Legrand, accusé de viols et agressions sexuelles nommément sur les quatre fils Delay, le président s'est étonné que ces quatre enfants soient "les seuls à qui on ne montrera pas de photos..." de Daniel Legrand et de son père, pour voir s'ils pouvaient les reconnaître. "Un élément de réponse, c'était aussi d'éviter la multiplication d'auditions sur des enfants très jeunes... Je ne les ai entendus qu'une seule fois..." a fini par répondre, après un silence long et embarrassé, Fabrice Burgaud.
Le président a enfin relevé la mise en cause de "ces Daniel Legrand, qui ne sont ni Dany Legrand, ni belges, ni patrons de sex-shop...", alors que c'était ainsi que Myriam Badaoui, la mère des enfants Delay, avait décrit un des hommes, et non deux en même temps, qu'elle accusait d'avoir participé aux viols de ses enfants.
Daniel Legrand comparaît à Rennes depuis le 19 mai pour viols et agressions sexuelles sur les enfants Delay, pour la période où il était âgé de 16 à 18 ans, jamais jugée. Il a en revanche été acquitté, avec 12 autres des accusés d'Outreau, des accusations de viols postérieurs à sa majorité. Son père, homonyme et également acquitté, est décédé en 2012.
http://www.lepoint.fr/justice/proces-d-outreau-fabrice-burgaud-peine-a-defendre-son-instruction-22-05-2015-1930502_2386.php
Après avoir exposé le fil de son instruction de 2001 et 2002 d'une voix un peu mécanique pendant plus de trois quarts d'heure, via un écran de vidéoconférence, le magistrat Fabrice Burgaud, 43 ans, a été mis en difficulté à plusieurs reprises par les questions incisives du président de la cour Philippe Dary, qui a rappelé qu'il était lui-même un ancien juge d'instruction.
Cheveux courts, le poids de dix ans de plus sur son visage tant médiatisé au milieu des années 2000 lorsque son instruction s'était soldée par un "fiasco judiciaire" et l'acquittement de 13 des 17 accusés, c'est les mains souvent crispées que Fabrice Burgaud a dû s'expliquer, et convenir, presque pour la première fois, de plusieurs faiblesses dans son travail.
"Daniel Legrand fils est mis en examen sans période de faits", a d'abord souligné Philippe Dary. "Sur le territoire national, ça n'a aucun sens !" s'est-il exclamé. "Comment peut-on se défendre face à des accusations qui ne sont pas marquées dans le temps ?" s'est interrogé le président.
"Ni Dany, ni belges"
"Il aurait été préférable de préciser des périodes..." a admis Fabrice Burgaud avant d'ajouter : "Je pense que ce n'était pas possible par rapport aux auditions qu'on faisait..." Parmi "tous ces enfants (avec lesquels, NDLR) Daniel Legrand dit avoir été en présence" en les désignant sur des photos, lors de ses aveux temporaires au cours de l'instruction, a poursuivi Philippe Dary, "aucun (interrogé à leur tour, NDLR) ne désignera Daniel Legrand de quelque manière que ce soit (sur photos)... Ça interpelle ?" a poursuivi le président sans lui laisser de répit et sans que Fabrice Burgaud, cette fois, se défende.Philippe Dary a ensuite pointé le fait que, dans la plupart des cas, les albums photo qui étaient présentés aux personnes interrogées, victimes ou agresseurs présumés, ne comprenaient que des personnes impliquées dans le dossier. Elles n'étaient pas mélangées avec des personnes étrangères aux faits, comme cela se pratique d'ordinaire dans les enquêtes de police pour déceler les déclarations fantaisistes.
Fabrice Burgaud en a rejeté la faute sur les services de police, avant d'admettre qu'il aurait été "plus souhaitable" de panacher. "Je leur faisais confiance (aux services de police, NDLR) avec le peu d'expérience qui était la mienne... C'est vrai que quand ils (les albums photo) sont arrivés, j'aurai pu demander à ce qu'on les reprenne", a ajouté l'ancien juge d'instruction.
Reprenant le chef de mise en examen de Daniel Legrand, accusé de viols et agressions sexuelles nommément sur les quatre fils Delay, le président s'est étonné que ces quatre enfants soient "les seuls à qui on ne montrera pas de photos..." de Daniel Legrand et de son père, pour voir s'ils pouvaient les reconnaître. "Un élément de réponse, c'était aussi d'éviter la multiplication d'auditions sur des enfants très jeunes... Je ne les ai entendus qu'une seule fois..." a fini par répondre, après un silence long et embarrassé, Fabrice Burgaud.
Le président a enfin relevé la mise en cause de "ces Daniel Legrand, qui ne sont ni Dany Legrand, ni belges, ni patrons de sex-shop...", alors que c'était ainsi que Myriam Badaoui, la mère des enfants Delay, avait décrit un des hommes, et non deux en même temps, qu'elle accusait d'avoir participé aux viols de ses enfants.
Daniel Legrand comparaît à Rennes depuis le 19 mai pour viols et agressions sexuelles sur les enfants Delay, pour la période où il était âgé de 16 à 18 ans, jamais jugée. Il a en revanche été acquitté, avec 12 autres des accusés d'Outreau, des accusations de viols postérieurs à sa majorité. Son père, homonyme et également acquitté, est décédé en 2012.
http://www.lepoint.fr/justice/proces-d-outreau-fabrice-burgaud-peine-a-defendre-son-instruction-22-05-2015-1930502_2386.php
Procès Outreau: l'ancien juge Burgaud témoigne par vidéoconférence
L'ancien juge d'instruction Fabrice Burgaud, à l'origine de l'affaire Outreau qui s'est soldée par l'acquittement de 13 personnes, témoigne vendredi après-midi à Rennes au 4ème jour du procès de Daniel Legrand, pour les accusations non encore jugées qui portaient sur sa minorité.
Chérif Delay, un des enfants victimes, a plongé la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine dans son enfer, fait de cauchemars, de rage, de sentiments d'injustice, et désigné pour la première fois, au troisième jour du procès, Daniel Legrand comme agresseur mais aussi comme victime de viols.
"Les faits ont commencé quand j'avais cinq ans, à Noël", commence Chérif Delay, cheveux bruns très courts et survêtement blanc à rayures bleues, d'une voix décidée malgré un traitement médicamenteux. Aujourd'hui âgé de 25 ans, il a eu une permission exceptionnelle pour venir témoigner alors qu'il est en internement psychiatrique.
Mais avec Noël, le cauchemar surgit: une cassette pornographique en guise de cadeau de son "beau-père", ainsi qu'il appelle Thierry Delay, qui l'a en fait adopté et qui a été condamné à 20 ans de réclusion pour viols notamment sur ses frères et lui.
La cassette est visionnée "en famille", puis le film aussitôt reproduit, en vrai, sur lui. Il est violé par son beau-père, raconte Chérif, qui évoque aussi les poses obscènes de sa mère Myriam Badaoui, condamnée à 15 ans de prison pour les viols de ses fils.
"Par la suite, ajoute Chérif, j'ai vu défiler des personnes...", comme ce couple de voisins, également condamné pour les avoir violés, ses frères et lui. Mais il nomme aussi une bonne partie des 13 "acquittés" d'Outreau, sur les 17 mis en examen au départ de l'affaire.
Et parmi eux, pour la première fois, Daniel Legrand, que pourtant il n'avait jamais désigné lors de l'instruction ni reconnu lors des procès de 2004 et de 2005.
"Il a été victime de mon beau père exactement comme moi, Monsieur le président", déclare Chérif, surprenant la cour. Et il affirme aussi que le père de Daniel Legrand laissait violer son fils. Il n'est "pas sûr" cependant qu'il participait à l'agression.
Après quoi il évoque "une scène" dans laquelle Daniel Legrand, une fois, sera lui-même agresseur. Mais sans donner plus de détails que son frère Jonathan, 20 ans, qui l'a incriminé mercredi.
'Reproduire le passé
Mais si Daniel Legrand, et son père homonyme, acquitté également et décédé en 2012, reprennent place dans les scènes d'horreur que décrit Chérif Delay, d'autres, qu'il accusait il y a 15 ans, en ont disparu. Comme cet homme très handicapé, pourtant accusé dès ses premières déclarations: "Je me souviens de cette personne parce qu'il faisait peur, mais les viols, je ne me souviens pas Monsieur le président...".
Puis Chérif, en larmes mais déterminé, entraîne la cour et le public du tribunal de Rennes dans l'enfer qu'est restée sa vie: "J'en peux plus, je suis fatigué de tout ça, fatigué d'être insulté, d'être diffamé sans que je puisse répondre...". "J'ai fini SDF le jour de mes 18 ans, picolé, fumé, provoqué la police... J'ai fait de l'incarcération, je suis sorti, je suis parti en Afrique pendant trois ans...", ajoute-t-il, soulignant que ce séjour est son seul bon souvenir.
"J'ai des hauts et des bas, je suis devenu même violent avec ma compagne, c'est pour ça que je suis incarcéré... J'ai l'impression de reproduire certaines choses de mon passé, en gros la violence", dit-il.
"Je trouve ça dégueulasse: le ressenti que j'ai eu quand j'ai vu tous ces acquittés avec les ministres? Comment c'est possible? Aujourd'hui je l'ai encore, ici", crie-t-il presque, évoquant le retentissant fiasco judiciaire de la dernière décennie
En 2013, raconte le président, Chérif est allé s'accuser à la gendarmerie d'avoir tué une petite fille, sous la menace de son père, alors qu'il avait huit ans. Quelques semaines plus tard il a retiré sa déclaration. Pourquoi? lui demande le président. "J'ai mélangé entre les cauchemars et la réalité".
Daniel Legrand fils, 33 ans, comparaît à Rennes pour la période où il était âgé de 16 à 18 ans, jamais jugée. Il a en revanche été acquitté, avec 12 autres des accusés d'Outreau, des accusations de viols postérieurs à sa majorité.
Procès Outreau: l'ancien juge Burgaud témoigne... par ladepechefr
http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/21/2109792-proces-outreau-cherif-delay-emmene-la-cour-dans-son-enfer.html
Chérif Delay, un des enfants victimes, a plongé la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine dans son enfer, fait de cauchemars, de rage, de sentiments d'injustice, et désigné pour la première fois, au troisième jour du procès, Daniel Legrand comme agresseur mais aussi comme victime de viols.
"Les faits ont commencé quand j'avais cinq ans, à Noël", commence Chérif Delay, cheveux bruns très courts et survêtement blanc à rayures bleues, d'une voix décidée malgré un traitement médicamenteux. Aujourd'hui âgé de 25 ans, il a eu une permission exceptionnelle pour venir témoigner alors qu'il est en internement psychiatrique.
Mais avec Noël, le cauchemar surgit: une cassette pornographique en guise de cadeau de son "beau-père", ainsi qu'il appelle Thierry Delay, qui l'a en fait adopté et qui a été condamné à 20 ans de réclusion pour viols notamment sur ses frères et lui.
La cassette est visionnée "en famille", puis le film aussitôt reproduit, en vrai, sur lui. Il est violé par son beau-père, raconte Chérif, qui évoque aussi les poses obscènes de sa mère Myriam Badaoui, condamnée à 15 ans de prison pour les viols de ses fils.
"Par la suite, ajoute Chérif, j'ai vu défiler des personnes...", comme ce couple de voisins, également condamné pour les avoir violés, ses frères et lui. Mais il nomme aussi une bonne partie des 13 "acquittés" d'Outreau, sur les 17 mis en examen au départ de l'affaire.
Et parmi eux, pour la première fois, Daniel Legrand, que pourtant il n'avait jamais désigné lors de l'instruction ni reconnu lors des procès de 2004 et de 2005.
"Il a été victime de mon beau père exactement comme moi, Monsieur le président", déclare Chérif, surprenant la cour. Et il affirme aussi que le père de Daniel Legrand laissait violer son fils. Il n'est "pas sûr" cependant qu'il participait à l'agression.
Après quoi il évoque "une scène" dans laquelle Daniel Legrand, une fois, sera lui-même agresseur. Mais sans donner plus de détails que son frère Jonathan, 20 ans, qui l'a incriminé mercredi.
'Reproduire le passé
Mais si Daniel Legrand, et son père homonyme, acquitté également et décédé en 2012, reprennent place dans les scènes d'horreur que décrit Chérif Delay, d'autres, qu'il accusait il y a 15 ans, en ont disparu. Comme cet homme très handicapé, pourtant accusé dès ses premières déclarations: "Je me souviens de cette personne parce qu'il faisait peur, mais les viols, je ne me souviens pas Monsieur le président...".
Puis Chérif, en larmes mais déterminé, entraîne la cour et le public du tribunal de Rennes dans l'enfer qu'est restée sa vie: "J'en peux plus, je suis fatigué de tout ça, fatigué d'être insulté, d'être diffamé sans que je puisse répondre...". "J'ai fini SDF le jour de mes 18 ans, picolé, fumé, provoqué la police... J'ai fait de l'incarcération, je suis sorti, je suis parti en Afrique pendant trois ans...", ajoute-t-il, soulignant que ce séjour est son seul bon souvenir.
"J'ai des hauts et des bas, je suis devenu même violent avec ma compagne, c'est pour ça que je suis incarcéré... J'ai l'impression de reproduire certaines choses de mon passé, en gros la violence", dit-il.
"Je trouve ça dégueulasse: le ressenti que j'ai eu quand j'ai vu tous ces acquittés avec les ministres? Comment c'est possible? Aujourd'hui je l'ai encore, ici", crie-t-il presque, évoquant le retentissant fiasco judiciaire de la dernière décennie
En 2013, raconte le président, Chérif est allé s'accuser à la gendarmerie d'avoir tué une petite fille, sous la menace de son père, alors qu'il avait huit ans. Quelques semaines plus tard il a retiré sa déclaration. Pourquoi? lui demande le président. "J'ai mélangé entre les cauchemars et la réalité".
Daniel Legrand fils, 33 ans, comparaît à Rennes pour la période où il était âgé de 16 à 18 ans, jamais jugée. Il a en revanche été acquitté, avec 12 autres des accusés d'Outreau, des accusations de viols postérieurs à sa majorité.
Procès Outreau: l'ancien juge Burgaud témoigne... par ladepechefr
http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/21/2109792-proces-outreau-cherif-delay-emmene-la-cour-dans-son-enfer.html
jeudi 21 mai 2015
Outreau: Le témoignage d'un flic qui met à mal l'accusation
C’est lui qui avait interpellé puis interrogé les deux Daniel Legrand père et fils en 2001. Pourtant, jamais le commissaire Boulard n’avait été entendu depuis le scandale judiciaire de l’affaire d’Outreau. Ni en 2004 à Saint-Omer, ni en 2005 à Paris quand l’affaire a été jugée en appel.
Jeudi devant la cour d’assises des mineurs d’Ille-et-Vilaine à Rennes, c’est donc un témoignage inédit qu’a livré le commandant du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Lille. Un témoignage qui risque de mettre à mal les accusations portées à Daniel Legrand, jugé pour des viols et agressions sexuelles sur les enfants Delay dans l’affaire d’Outreau. « On nous avait remis une pochette avec tous les éléments. J’avais trois compte-rendu d’auditions et des documents émis par le juge d’instruction. Vu la gravité des faits, je trouvais ça assez maigre », a rapporté le commandant Boulard à la barre.
A propos de Daniel Legrand fils, l’officier de PJ a évoqué « un gamin de 19 ans qui ne parlait que de football et m’avait expliqué qu’il était vierge ». Le commandant Boulard a même essuyé quelques larmes en évoquant le moment où il a emmené Daniel Legrand en prison. « Il m’a dit je compte sur vous pour me sortir de là. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait ».
http://www.20minutes.fr/rennes/1613611-20150521-outreau-temoignage-flic-met-mal-accusation
Jeudi devant la cour d’assises des mineurs d’Ille-et-Vilaine à Rennes, c’est donc un témoignage inédit qu’a livré le commandant du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Lille. Un témoignage qui risque de mettre à mal les accusations portées à Daniel Legrand, jugé pour des viols et agressions sexuelles sur les enfants Delay dans l’affaire d’Outreau. « On nous avait remis une pochette avec tous les éléments. J’avais trois compte-rendu d’auditions et des documents émis par le juge d’instruction. Vu la gravité des faits, je trouvais ça assez maigre », a rapporté le commandant Boulard à la barre.
« Ils étaient en état de choc »
Jamais entendu, l’officier a fait part de ses doutes sur les arrestations menées à l’époque. « On nous avait décrit des têtes d’un réseau pédophile. Quand on les a interpellés, ils ne ressemblaient pas du tout à ce que je m’imaginais », a témoigné le commandant. Ajoutant « en garde à vue, face à nos questions, on avait des gens complètement éberlués, en état de choc. Ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient là ».A propos de Daniel Legrand fils, l’officier de PJ a évoqué « un gamin de 19 ans qui ne parlait que de football et m’avait expliqué qu’il était vierge ». Le commandant Boulard a même essuyé quelques larmes en évoquant le moment où il a emmené Daniel Legrand en prison. « Il m’a dit je compte sur vous pour me sortir de là. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait ».
L’un des enfants Delay entendu
L’audience se poursuit avec l’audition de Cherif Delay, l’une des trois parties civiles, actuellement en détention. En 2004, ses parents et deux voisins ont été condamnés pour des viols et agressions sexuelles sur lui, ses deux frères et d’autres enfants. Daniel Legrand fils, jugé pendant trois semaines à Rennes pour des faits commis quand il était mineur, a été acquitté en 2005.http://www.20minutes.fr/rennes/1613611-20150521-outreau-temoignage-flic-met-mal-accusation
Outreau: Les listes des accusés de l'affaire passées au crible
Après le témoignage de Jonathan Delay mercredi, la cour d’assises des mineurs d’Ille-et-Vilaine s’est penché ce jeudi sur l'élaboration aléatoire des listes de noms d'où furent tirés, lors de l'instruction de l'affaire d'Outreau, ceux des 17 mis en examen pour viols d'enfants, parmi lesquels celui de Daniel Legrand.
C'est seulement six mois après le début de l'instruction, en juin 2001, qu'un « Dany Legrand en Belgique... » apparaît pour la première fois, retranscrit dans une liste par une assistante familiale, Christiane Bernard, qui avait en charge Dimitri Delay. « Cette liste, dans le dossier, c'est la première apparition de Dany Legrand, Madame », a souligné le président de la cour d'assises pour mineurs Philippe Dary en interrogeant Christiane Bernard ce jeudi matin. Celle-ci a maintenu à la barre que si elle avait écrit ce nom, « c'est qu'il (Dimitri) avait dit ça ».
Elle a reconnu, à la demande du président et d'avocats de la défense, qu'elle avait échangé des informations avec l'assistante familiale qui s'occupait de Jonathan Delay, sur les noms cités respectivement par les deux enfants. Des aléas glaçants au regard des conséquences que ces listes ont eues pour la suite de l'instruction.
La journée d’audience se poursuit ce jeudi avec le témoignage de Chérif Delay. L’aîné des enfants est arrivé en milieu d’après-midi sous escorte policière. Sous le régime de la détention pour des faits de violence, Chérif Delay est actuellement en soins psychiatriques.
http://www.20minutes.fr/rennes/1613491-20150521-outreau-listes-accuses-affaire-passees-crible
C'est seulement six mois après le début de l'instruction, en juin 2001, qu'un « Dany Legrand en Belgique... » apparaît pour la première fois, retranscrit dans une liste par une assistante familiale, Christiane Bernard, qui avait en charge Dimitri Delay. « Cette liste, dans le dossier, c'est la première apparition de Dany Legrand, Madame », a souligné le président de la cour d'assises pour mineurs Philippe Dary en interrogeant Christiane Bernard ce jeudi matin. Celle-ci a maintenu à la barre que si elle avait écrit ce nom, « c'est qu'il (Dimitri) avait dit ça ».
Le nom de « Dany Legrand » n'apparaît pas dans les listes de Dimitri
Dans cette liste transmise à la justice figuraient aussi des mentions comme « Jean-Luc, homme, habite dans tout le quartier », ou encore le médecin, le patron du café. En outre, au sein des deux seules autres listes de noms, écrites cette fois de la main de Dimitri, le nom de « Dany Legrand » n'apparaît pas. « S'il l'a pas écrit, il l'a dit », a de nouveau insisté Christiane Bernard.Elle a reconnu, à la demande du président et d'avocats de la défense, qu'elle avait échangé des informations avec l'assistante familiale qui s'occupait de Jonathan Delay, sur les noms cités respectivement par les deux enfants. Des aléas glaçants au regard des conséquences que ces listes ont eues pour la suite de l'instruction.
40 personnes désignées comme agresseurs par Dimitri Delay
Au total, lorsqu'il sera entendu par le juge Burgaud pour la première fois, près d'un an après le début de l'instruction, Dimitri Delay aura désigné comme agresseurs quelques 40 personnes. L'assistante familiale qui s'occupait de Chérif Delay, l'ainé, depuis 1998, Françoise Darques, a pour sa part déclaré qu'elle n'avait « jamais entendu le nom de Daniel Legrand » parmi les personnes désignées par Chérif lorsqu'il lui avait révélé des sévices dont il était victime.La journée d’audience se poursuit ce jeudi avec le témoignage de Chérif Delay. L’aîné des enfants est arrivé en milieu d’après-midi sous escorte policière. Sous le régime de la détention pour des faits de violence, Chérif Delay est actuellement en soins psychiatriques.
http://www.20minutes.fr/rennes/1613491-20150521-outreau-listes-accuses-affaire-passees-crible
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