vendredi 22 juin 2012

Marina. La plaidoirie de l’avocat des frères et sœurs

Me Godard a livré une plaidoirie aussi brève qu’émouvante, ce matin, devant la cour d’assises de la Sarthe, où sont jugés Éric Sabatier et Virginie Darras, accusés d’actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort de leur fille Marina à l’âge de 8 ans. L’avocat représente les frères et sœurs de Marina.
« Elle vous a protégés »
« Marina n’a eu pour seul linceul que des sacs poubelles », a rappelé Maître Godard, qui a pris soin de ne pas s’étaler sur « le comportement pervers des parents sur un enfant martyr, supplicié, sacrifié ».
En s’approchant des parents, l’avocat a glissé ces mots : « Marina vous a aimés. Elle vous a tellement aimés qu’elle vous a protégés. »
« On a toujours besoin de ses parents »
L’avocat a repris la formule de la psychologue qui avait examiné Marina au centre hospitalier du Mans, au printemps 2009, trois mois avant sa mort : « On a toujours besoin de ses parents, aussi mauvais soient-ils. »
Les pneus crevés du vélo
Face aux jurés, Me Godard a rappelé comment Marina, dont le vélo aux pneus crevés a été retrouvé au fond du garage, était exclue de la vie de famille. Et comment ses frères et sœurs ont été manipulés.
« Marina, c’est l’étoile qui brille le plus »
Avec sobriété, il est revenu sur la « souffrance » et la « culpabilité » de ces enfants. Notamment la jeune sœur qui a longtemps partagé la chambre de Marina. Et qui, le soir, regarde les étoiles, en confiant à sa « tata », en famille d’accueil : « L’étoile qui brille le plus, c’est Marina. »
« Ses frères et sœurs aimaient Marina »
L’avocat a terminé sa plaidoirie en parlant de « lueur d’espoir » et du « bonheur » auquel, peu à peu, peuvent goûter ces enfants. Il a souligné la nécessité, pour ces enfants, de savoir leurs sentiments portés devant la cour d’assises : « Ils aimaient et ils aiment Marina. »

Procès Lemaire : vers un report du procès ?

Coup de théatre lors du dernier jour du procès Lemaire ce vendredi. L'un des prévenus, Alain Lanternier, a fait un malaise hier soir.Il est actuellement hospitalisé. Le procès pourrait être reporté à une date ultérieure.

Hier jeudi, on attendait beaucoup du procès Lemaire à Beauvais. Certainement trop... Pendant l'instruction, Isabelle Lemaire, la veuve de 35 ans, a été entendue 15 fois, et deux fois en confrontation.

Il n'est pas exagéré de dire qu'à ces rendez-vous devant le juge correspondent 17 versions de la soirée du 9 novembre 2008, quand deux des amants d'Isabelle, Frédéric Ricaux et Alain Lanternier, ont entraîné le mari dans une sablière sous prétexte de réparer une voiture, l'ont frappé, étranglé puis enterré.

Hier après-midi, Isabelle a commencé par servir une version qui accablait Ricaux et Lanternier. C'était pour mieux affirmer qu'elle n'avait compris que bien plus tard sue son époux était mort. Puis, pressée par ses avocats Me Makarewicz et Robin, elle a fini par convenir que Ricaux lui avait appris la terrible nouvelle dès son retour à Longueil-Annel, chez les Lemaire, à 23 heures.

Dans ces conditions, la projection d'un reportage de l'époque dans lequel Isabelle confie sa hantise de ne pas retrouver son mari a donné aux jurés, en toute fin de journée, une idée de ses capacités de comédienne.

Autre mauvais moment pour un accusé, cette fois Ricaux : les témoignages de trois des enfants du couple, qui le décrivent comme violent, impulsif, égoïste. Un des petits a cette phrase terrible : "Si ma mère n'avait pas fait entrer Ricaux chez nous, rien ne serait arrivé à mon papa".

Le verdict est attendu ce vendredi soir. L'audience reprend à 9 heures avec la plaidoirie de Me Bellier pour la partie civile (les enfants et les frères de Jean-Luc Lemaire).

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Picardie-Express/Proces-Lemaire-vers-un-report-du-proces

Lionel Reinaudo, professionnel du braquage condamné à 15 ans de prison

Quel avenir quand on a 28 ans, déjà 27 ans de prison à purger et encore treize attaques à main armées à juger ? Question difficile posée aux jurés de la cour d'assises de la Haute-Garonne, hier, à l'issue d'audiences où le parcours de Lionel Reinaudo, cet évadé devenu braqueur d'habitude, a proposé quelques rares clefs. Les avocats des parties civiles on d'abord ravivé les douleurs muettes des victimes. Ces victimes, l'avocat général Bertrand Baboulenne ne les oublie pas. D'ailleurs la voix de l'accusation n'oublie pas grand-chose ; rien même.

18 années requises

Voix douce, il raconte un Lionel Reinaudo « voleur » après son évasion de Carcassonne en décembre 2005, puis « qui se radicalise » avec les premières agressions armées avant de terminer « inséré dans la délinquance où il agit par commande », allusion aux bijouteries dévalisées à Toulouse et Monaco. Pour cet accusé qui « a basculé complètement du côté obscur de la délinquance », l'avocat général requiert 18 années de réclusion criminelle. La sœur chérie de l'accusé craque. Lionel Reinaudo cherche une cigarette pour vaincre la pression.
Cette pression, Me Emmanuel Tricoire s'y attaque avec une connaissance ancienne et précise, du dossier. De l'enfance compliquée au braqueur, il remonte le temps, remue la mémoire des jurés. « Vous jugez treize braquages, plus les trois du Tarn-et-Garonne, et pas une gifle, pas une seule violence ». « Il braque, bien sûr, il ne sait faire que ça. Mais il traîne sa vie. Sa cavale ce n'est ni le festival de Cannes ni la Croisette ! Et puis, arrêtons les fantasmes. 15 000 € pour 760 000 € de bijoux, c'est peut-être peu mais pour lui, c'est beaucoup ! » L'avocat implore les jurés : « La loi vous permet de le condamner à 18 ans de réclusion, pas la justice ! » Me Laurent Boguet enchaîne, se concentre sur la peine. « Peine de vilain ne compte de rien , écrivait Victor-Hugo. Les temps ont changé. Reinaudo n'a jamais eu de cadeau structurant ». L'avocat ouvre la porte du suivi judiciaire. Efficace.
Les jurés ont réfléchi longtemps. Ils ont condamné Lionel Reinaudo à 15 ans mais en prononçant la confusion avec la peine de 13 ans prononcée en Tarn-et-Garonne.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/16/1379642-lionel-reinaudo-professionnel-du-braquage-condamne-a-15-ans-de-prison.html

Braquage chez Chopard à Cannes: 5 ans ferme pour un Vallaurien

L’auteur d’un vol à main armé commis le 9 novembre 2010 à la bijouterie Chopard de la Croisette a été condamné, mercredi, à 5 ans de prison par le tribunal correctionnel de Grasse

Je m’excuse envers les personnes à qui j’ai fait du mal. Je regrette sincèrement », lance, depuis le box des détenus, Alexandre Correia, un Vallaurien de 21 ans, aux deux salariées de la bijouterie qu’il a menacées d’une arme.

Comment ce garçon en première année de BEP vente, « pas brillant mais gentil » disent ses professeurs, « issu d’une famille unie de Cap Verdiens intégrée, catholiques pratiquants », ajoute son avocat Me Didier Valette, a pu en arriver là ? Ce 9 novembre 2010, vers 11 heures, Alexandre se rend boulevard de la Croisette au guidon de son propre scooter immatriculé.

À visage découvert et sans gants, il pousse la porte de la boutique Chopard. Après avoir joué au client pendant 45 minutes, se faisant montrer articles de maroquinerie et ceintures, laissant ses empreintes digitales partout, il sort une arme de son sac et met en joue les deux employées terrifiées. Puis il fait main basse sur les bijoux (valeur marchande : 997 000 euros) avant de prendre la fuite au guidon de son deux-roues. Après une cavale en Espagne et au Portugal qui va durer un mois, Alexandre Correia revient sur la Côte d’Azur pour se rendre. Il raconte sa rencontre à Golfe-Juan en janvier 2010 avec un certain « Pedro » alias Roberto Cimia : « Il m’a dit dégage. J’ai fait un shoot dans son sac posé à terre » raconte le prévenu à l’audience.

990.000 € de bijoux pour rembourser 20.000 € de dettes

À l’intérieur, un sachet plastique contenant de la cocaïne se serait déchiré. Et l’homme d’appeler en renfort trois costauds qui l’auraient passé à tabac. Pendant 10 mois, ils l’auraient menacé de lui arracher les dents s’il ne remboursait la valeur de la cocaïne perdue : 20.000 euros. N’en pouvant plus, « j’ai décidé de braquer un magasin ». L’enseigne Chopard aurait été choisie au hasard, « le jour même ». Après les faits, il aurait remis les bijoux à ses créanciers.

« Vous deviez 20.000 euros et vous leur avez remis plus de 990.000 euros de bijoux? » relève la présidente Sandrine Lefèbvre. « Je ne savais pas que ça valait autant », répond le jeune Vallaurien. Où sont passés les bijoux? Il prétend l’ignorer. « On peut penser que vous les avez cachés au Portugal et que vous allez les récupérer à votre sortie de prison » intervient la présidente.

La vice-procureure Laurie Duca ne souscrit pas « à la fable rocambolesque servie depuis 2 ans » et réclame la peine maximale : 5 ans de prison.

Pour Me Valette en défense, Correia a agi « par peur et sous la contrainte ». En plus des 5 ans de prison, le tribunal a condamné le jeune Vallaurien à verser 8.000 euros de dommages et intérêts à chacune des vendeuses de la bijouterie et à rembourser les bijoux à Chopard.

http://www.nicematin.com/faits-divers/braquage-chez-chopard-a-cannes-5-ans-ferme-pour-un-vallaurien.900337.html

jeudi 21 juin 2012

Marina : pas d'altération du discernement pour les parents selon les psys

Les psychiatres, qui ont examiné les parents de Marina, morte à 8 ans à l'été 2009 sous les coups du couple, ont estimé jeudi, devant la cour d'assises de la Sarthe, que ni l'un ni l'autre ne souffraient d'altération du discernement au moment des faits. En dépit de "perturbations graves de la personnalité", le père, Eric Sabatier, ne présentait "pas d'altération du discernement au moment des faits", a affirmé le psychiatre Philippe Baize. "Il pense avoir toujours fait au mieux pour protéger sa fille (...) et il dit qu'il ne se pardonnerait jamais" ce qu'il lui a fait subir. "Il se désigne comme victime de sa femme. Il dit qu'il aurait dû s'interposer mais avoir été pris dans un engrenage", a expliqué le psychiatre.
De son côté, Jean-Yves Cozic, qui a examiné la mère de Marina, Virginie Darras, a également déclaré qu'elle ne souffrait d'"aucun trouble psychique ou psychologique altérant le discernement" mais qu'il avait décelé chez elle "des éléments d'immaturité ainsi qu'une quête affective importante". Pour la naissance de Marina, Virginie Darras avait, dans un premier temps, accouché sous X avant de revenir sur sa décision. Auparavant, l'éducatrice qui suit les enfants du couple, a expliqué devant la cour leurs difficultés à revenir à une vie normale. "Eux aussi ont été victimes, pas de maltraitance, mais d'un système qui leur a volé leur enfance (...) ils ne s'autorisaient pas à être victimes", a-t-elle dit. "Pour eux, les règles d'une famille, c'était ce qu'ils avaient vécu".

"Je veux que personne me pardonne"

Interrogé par les parties civiles sur ses actes et sur ses enfants, Eric Sabatier a répondu : "Ce qu'on peut leur dire, c'est que papa est un monstre. Je n'ai même pas le droit de demander pardon. Je veux que personne me pardonne. C'est impardonnable ce que j'ai fait". "Je ne sais pas comment je suis devenu ce mec que je ne supporte plus, a-t-il poursuivi. Quand je pense à ce qu'ont vécu mes enfants, j'ai envie de mettre fin à mes jours, tout de suite. Si je suis là aujourd'hui, c'est pour comprendre".

Le matin, Jean Plessis, le psychologue qui suit Eric Sabatier, avait affirmé que "Marina avait absorbé le conflit du couple". La fillette "était le symptôme du couple qui n'a pas fonctionné", avait estimé l'expert devant la cour. En fin d'après-midi, l'audience se poursuivait par l'audition des gendarmes qui ont mené l'enquête et procédé aux premières gardes à vue. Eric Sabatier et Virginie Darras, âgés de 40 et 33 ans, parents de cinq enfants en commun (dont Marina et une petite fille née en prison), comparaissent depuis le 11 juin pour actes de tortures et de barbarie sur mineure de moins de 15 ans ayant entraîné la mort. Ils encourent la réclusion à perpétuité.


http://lci.tf1.fr/france/justice/marina-pas-d-alteration-du-discernement-pour-les-parents-7376818.html

Affaire Lemaire : la personnalité des protagonistes passée au crible

Une question se pose au troisième jour du procès qui se déroule aux assises de l’Oise : saura-t-on un jour jamais qui a tué Jean-Luc Lemaire, ce père de famille de 47 ans, dont le corps a été retrouvé le 12 décembre 2008 dans la sablière d’Attichy. Qui de la femme, de l’amant officiel et de l’occasionnel dit la vérité? Réponse du Philippe Damelo : « Personne!   Tout le monde a menti et maintenant tout le monde à la trouille. » Dans le box des accusés, les silences sont longs, embarrassés quand avocats et magistrats parlent de leurs relations. Et quand ces amants diaboliques parlent, le refrain est toujours le même : « Ce n’est pas moi, c’est l’autre. » Dans cette partie de poker menteur, l’absurde n’est jamais très loin du scabreux.

Le chef : Isabelle Lemaire. Cette croqueuse d’hommes offre son corps à ses amants en échange de service : de l’argent, bien sûr, mais aussi de faire le taxi pour aller voir d’autres amants. D’après un expert psychiatre, Isabelle Lemaire est une « femme perdue à l’intelligence modeste ». Elle est sur la défensive et n’a pour seul modèle qu’« une mère instable et légère qui l’emmenait avec elle pour voir ses nombreuses conquêtes. (...) C’est une femme malheureuse qui tient un discours flou. Elle présente plusieurs versions de sa vérité et rentre dans un jeu manipulatoire sans réaliser l’effet que cela a sur son interlocuteur. »

L’exécutant : Frédéric Ricaux, amant principal et suspect numéro 1. Il vit avec le couple Lemaire et a eu un enfant avec elle. Une situation qu’il ne supportait plus et dont il avait fait part à Isabelle. Le soir du drame, il lui enverra un SM : « Ils vont venir me chercher à tous les coups, il y a mes empreintes. » Après, les apparences sont contre lui : violent, il a déjà reconnu avoir étranglé Jean-Luc Lemaire avant de se rétracter. Quand je l’ai lâché, il était vivant », assure-t-il. L’expert le désigne comme un homme normal plutôt intelligent, parano, dont les propos sont contradictoire. La situation à la maison aurait facilité le passage à l’acte. Il a explosé et a tué l’homme qui était officiellement avec la femme qu’il aimait.

Le pigeon : Alain Lanternier, le deuxième amant. Il rencontre Isabelle via un chat téléphonique le lundi, lui donne un chèque de 1700 € pour payer son loyer en retard le mercredi et aurait, sous la contrainte, aidé Ricaux à tuer le mari. A l’audience, on l’appelle le pigeon. L’expert dit de lui qu' il a un niveau intellectuel modeste, aux confins de la débilité mentale légère, mais a une intelligence pratique indéniable. « Il donne l’impression d’un homme vulnérable, passif, influençable et immature ».
Chacun a sa version de la nuit du
. Une chose est sûre, il fallait être deux pour porter le corps. Isabelle était-elle au courant de ce macabre projet? En tout cas, entre le dimanche midi et le lundi midi, du portable d’Isabelle Lemaire ont été émis et reçus 560 appels ou SMS, parmi lesquels 74 appels à destination du téléphone d’un troisième amant qui certifie que le couple illégitime lui avait confié vouloir en finir avec le mari
http://www.leparisien.fr/attichy-60350/affaire-lemaire-la-personnalite-des-protagonistes-passee-au-crible-21-06-2012-2059374.php

Marina "avait absorbé le conflit du couple" (psychologue)

La petite Marina, morte à 8 ans à l'été 2009 sous les coups de ses parents, "avait absorbé le conflit du couple", a affirmé jeudi, devant la cour d'assises de la Sarthe, le psychologue qui suit le père de l'enfant, Eric Sabatier. "Marina avait absorbé le conflit du couple, c'est ma compréhension", a estimé le psychologue Jean Plessis. La fillette "était le symptôme du couple qui n'a pas fonctionné", a dit M. Plessis, qui a rencontré à quatre reprises M. Sabatier depuis le drame. Soulignant "une enfance chaotique" de l'accusé, le psychologue a déclaré que M. Sabatier "se décrit envahi dans le souvenir de ses actes" et "ne se reconnaît pas dans la violence qui lui est reprochée". Il se définit lui-même "comme un lâche, soumis à son épouse".

La Cour de cassation rendra sa décision le 11 juillet

Le 11 juillet, la Cour de cassation rendra sa décision sur le pourvoi d'Yvan Colonna contre sa troisième condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, le 6 février 1998, à Ajaccio.

Ce jeudi, Christian Raysséguier, avocat général, a confirmé qu'il recommandait un rejet du pourvoi, conformément à ses conclusions écrites communiquées aux parties il y a quelques semaines.
C'est la deuxième fois que la haute juridiction, qui se prononce sur la forme et non sur le fond des dossiers dont elle est saisie, est sollicitée. Il y a deux ans, elle avait annulé, pour un vice de procédure relatif à l'audition d'un témoin, la condamnation en appel d'
Yvan Colonna prononcée en 2009. Le berger de Cargèse avait donc été rejugé pour l'assassinat du préfet et l'attaque, quelques mois plus tôt, de la gendarmerie de Pietrosella (Corse-du-Sud), où l'arme du crime avait été dérobée.
Vers un quatrième procès ?
Il y a quasiment un an jour pour jour, le 20 juin 2011, il avait à nouveau été condamné à perpétuité par la cour d'assises spécialement composée pour les affaires de terrorisme, bien qu'il n'ait jamais cessé de clamer son innocence.
Si la
Cour de cassation ne suivait pas l'avis de l'avocat général et annulait l'arrêt de la cour d'assises, Yvan Colonna serait jugé une quatrième fois.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/yvan-colonna-la-cour-de-cassation-rendra-sa-decision-le-11-juillet-21-06-2012-1746856.php

Rixe de Saint-Jean: 15 ans de prison pour l'auteur des coups mortels

Mohammed Chebbab, 29 ans, porteur du couteau, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. La peine est assortie d’une interdiction du territoire national. Ses deux amis Dijlali Hendi et Karim Zini, 32 et 31 ans, qui avaient porté des coups de pieds, ont été condamnés chacun à 6 ans de prison, avec interdiction des droits civils, civiques et de famille pendant 5 ans.
Mercredi soir, l’avocate générale avait requis 15 ans de prison à l’encontre Mohammed Chebbab et une interdiction du territoire national et une peine de 8 à 10 ans pour les deux autres. Les trois amis, nés à Oran en Algérie, étaient jugés depuis lundi pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion». Ils encouraient une peine de 20 ans de réclusion.
Confondus par des témoignages et les caméras de vidéosurveillance du quartier, les trois hommes s’en étaient pris à un homme âgé de 35 ans, devant une boulangerie très fréquentée à la sortie des bars du Vieux Lyon, au petit matin du 9 janvier 2011. La victime, avec qui une dispute avait éclaté dans la file d’attente, avait succombé à ses blessures à l’hôpital quelques heures plus tard.
Jeudi, les avocats de la défense ont tenté de remettre dans son contexte cette «nuit maudite», selon les termes du conseil de Karim Zini, Me Olivier Forray. «Mon client, c’est la victime de l’agression qui s’est transformée en agresseur», avait-il avancé.
Tour à tour, les avocats de la défense ont cherché à modérer la responsabilité de leurs clients face à une victime présentée comme «agressive», qui avait consommé de l’alcool et était sous l’emprise des stupéfiants.
Des incidents avaient émaillé le deuxième jour du procès. Mardi, alors que l’avocat de Mohammed Chebbab, Me Laurent Sabatier, interrogeait l’un des témoins et ami de la victime sur le casier judiciaire de celle-ci, une personne du public avait pointé Chebbab du doigt, lançant: «Là où tu es, on va te finir», selon ce qu’a transcrit l’avocate générale, qui a avisé le parquet général.
http://www.leprogres.fr/rhone/2012/06/14/rixe-de-saint-jean-15-ans-de-prison-pour-l-auteur-des-coups-mortels

La fonctionnaire écoulait des faux permis : 3 ans de prison

Agent administratif à la sous-préfecture de Cholet depuis vingt ans, une femme a été condamnée, ce mercredi 13 juin, avec quatre autres complices, par le tribunal correctionnel d’Angers, pour avoir écoulé des faux permis.
Elle touchait 300 € à chaque faux permis
C’est un gendarme, lors d’un contrôle routier en 2009, qui a flairé la supercherie. Ses collègues remontaient alors jusqu’à la sous-préfecture de Cholet. La fonctionnaire, 38 ans à l’époque, touchait 300 € à chaque faux permis. Un ami, qui était aussi son amant, les revendait entre 700 et 1 700 €, avec la complicité de quatre autres personnes.
« C’était pour faire face aux dettes de mon mari, a expliqué la fonctionnaire révoquée. Artisan du bâtiment, son entreprise avait fait faillite. » L’ex-fonctionnaire a reconnu avoir livré 130 faux permis.
Trois ans ferme et 3 000 € d’amende
Mercredi soir, à 22 h, le tribunal correctionnel ne lui a trouvé aucune excuse, la condamnant à 3 ans d’emprisonnement ferme. Son amant à deux ans. Tous les deux s’acquitteront aussi d’une amende de 3 000 €.
Les peines des quatre autres revendeurs s’échelonnent de quinze mois de prison ferme à huit mois avec sursis. Aucun mandat de dépôt n’a été prononcé.
L’ex-fonctionnaire avait été incarcérée quatre mois après la découverte des faits.

mercredi 20 juin 2012

Procès Alzheimer : cinq ans avec sursis

Le retraité de 79 ans jugé pour avoir frappé à mort sa femme, en phase finale d'Alzheimer, a été condamné à cinq ans de prison avec sursis, mercredi, par la cour d'assises du Val-de-Marne.
L'avocat général avait requis six ans d'emprisonnement à l'encontre de Gabriel Armandou, qui comparaissait depuis mardi pour violences ayant entraîné la mort de Paulette, sa compagne depuis 48 ans, le 13 septembre 2008 à Fresnes, dans le Val-de-Marne. Il encourait vingt ans de réclusion.

Marina, 8 ans, tuée dans l'indifférence

Devant les assises, le procès des parents pointe aussi les carences de l'aide sociale à l'enfance.

À la maltraitance des parents se seront ajoutées les carences de l'aide sociale à l'enfance. Malgré de nombreux signalements adressés entre 2006 et 2009 à la Protection de l'enfance et au parquet, la petite Marina, 8 ans et demi, tuée par ses parents dans une ultime nuit de supplice en août 2009, n'aura pas trouvé secours auprès des autorités compétentes. «Ce qui apparaît très clairement dans ce dossier, c'est la longue série de défaillances, la difficulté de coordination entre l'hôpital, le corps enseignant, la médecine scolaire et les services de l'Aide à l'enfance, pourtant au sein d'un même département», a déploré lundi à l'audience, Denis Roucou, président de la cour d'assises de la Sarthe.
Une semaine après le début du procès de Virginie Darras et d'Éric Sabatier, les parents de Marina, les professionnels de l'Aide à l'enfance étaient entendus à la barre lundi après-midi. Avant les débats, ils redoutaient de voir cette affaire se transformer en un procès emblématique des dysfonctionnements de la Protection de l'enfance. Ils sont pourtant accablants. En 2006, le 119, le numéro de l'Enfance maltraitée rattaché aux conseils généraux, rabroue la grand-mère de Marina qui les alerte.

Plaies «horribles»

En 2007, deux enseignantes font un signalement au directeur de l'école et au médecin scolaire, mais le crédit est donné au père de Marina, qui explique bleus et blessures par une maladie rare. En 2008, dans une nouvelle école, la directrice et le médecin scolaire saisissent le parquet et les services sociaux. Marina est entendue par un gendarme qui, malgré un rapport alarmant du légiste faisant état de 19 lésions, ne voit pas le père, n'entend pas les fonctionnaires qui ont fait le signalement. Le parquet classe sans suite.
En avril 2009, dans une nouvelle école, Marina présente des plaies «horribles» et «surinfectées» aux pieds représentant «un risque vital», selon les médecins. Le praticien scolaire et le directeur d'école la font hospitaliser et font un signalement au conseil général. À l'issue de cinq semaines d'hôpital, alors que l'établissement saisit également les services sociaux, la petite fille est remise aux mains de ses bourreaux, avant de succomber aux coups durant l'été.

Jargon administratif

Les professionnels de l'Aide à l'enfance défilent à la barre. Chacun les presse de répondre aux défaillances. Tout particulièrement à l'encontre de l'attachée de secteur, responsable du dossier de Marina. Pas de regret, elle a fait son travail «dans le cadre réglementaire et législatif». «Conformité aux dispositions», «protocole», «bonnes pratiques»… Son jargon administratif scandalise l'assistance. Au lieu d'action, on ne parle que d'«évaluations», de «concertations», on «échange», on «met en copie». Elle n'a que «des éléments d'alerte», malgré le fort absentéisme scolaire de la fillette, le compte-rendu de l'hôpital, les signalements, les cinq déménagements du couple en 2 ans. Maître Rodolphe Costantino, avocat de l'association Enfance et partage, l'apostrophe: «Dans votre mission de prévention, les suspicions ne sont-elles pas un élément suffisant pour agir?»
Des silences ponctuent un ton neutre et calme, révoltant les avocats qui ne voient en elle qu'une «théoricienne de la Protection de l'enfance».«Si vous deviez refaire les choses, vous referiez pareil?», demande Maître Padovani, qui représente l'association L'enfant bleu. Enfance maltraitée. «Avec les éléments dont je disposais, oui», répond la fonctionnaire. «Vous n'avez donc commis aucune erreur?», insiste Me Szpiner, avocat de La Voix de l'enfant et conseil de la tante de Marina, parties civiles. Silence. «Y a-t-il eu un débriefing après cette tragédie pour tirer d'éventuels enseignements sur les dysfonctionnements?», reprend-il. «Oui», dit la jeune femme. «Avez-vous changé de pratique depuis?», poursuit-il. «Non», pas à sa connaissance. Les débats se poursuivent jusqu'au 27 juin.

http://plus.lefigaro.fr/tag/marina

L'étau se resserre autour des amants diaboliques

Un ami d'enfance qui rapporte des menaces et un mobile qui se précise: les preuves accablant le trio accusé de la mort de Jean-Luc Lemaire semblent se multiplier.

«Mon mari me fait chier, il me prend la gueule. - T'inquiète pas, y'en a plus pour longtemps. - On va le flinguer. On a vu quelqu'un...» Ce dialogue entre Isabelle Lemaire et Frédéric Ricaux, dans la cuisine du pavillon de Longueil-Annel, a été rapporté hier - à grand' peine ! - par un ami d'enfance de Ricaux, qui a fréquenté en2006 et 2007 le couple à trois composé du mari Jean-Luc, de la femme Isabelle et de l'amant Frédéric.

Dieu que l'accouchement fut difficile! Sous ses airs bêtas, le jeune homme avait bien compris l'importance de son témoignage, qui scelle l'hypothèse de la préméditation.

Isabelle a beau jurer qu'elle n'a rien demandé à Ricaux, et Frédéric s'accrocher à sa troisième et dernière version de la soirée du 9novembre2008 (celle qui l'innocente après qu'il se fut avec force détails accusé du meurtre), l'étau se resserre...

Peu avant 20 heures, Julien, un Rouennais qu'Isabelle avait, lui aussi, connu sur un site de rencontres, a enfoncé le clou : «Isabelle m'a dit qu'elle voulait se débarasser de son mari. Elle m'a demandé de leur donner un coup de main. Frédéric Ricaux était au courant. Il m'a parlé aussitôt». Le Normand n'a pas pu dater précisément cette conversation.

D'autant que depuis hier, on sait que le couple, adultère mais presque légitime, avait un autre mobile que la lassitude d'un mari par ailleurs peu regardant sur les faits et gestes de son épouse: Isabelle recevait ses amis du forum de rencontre à domicile et pouvait passer sa nuit sur le clic-clac avec un de ses «cousins» tandis que son mari dormait à l'étage.

Ce mobile est vieux comme le monde: c'est l'argent. «Nous disposons d'une assurance décès, alimentée par les gains non touchés par les parieurs, qui aurait permis à MmeLemaire de toucher 160000 euros, même en cas de suicide», a confirmé la secrétaire générale de l'hippodrome de Compiègne, où travaillait la victime.

Des menaces pour avant, un mobile pour après: ça sent mauvais pour le principal accusé, Frédéric Ricaux. Ses avocats Hubert et Paul-Henri Delarue n'ont d'autre choix que d'allumer des contre-feux.

Le plus évident, ils l'ont sous la main: Alain Lanternier, amant de fraîche date d'Isabelle en novembre2008. Il n'est renvoyé devant les assises que pour la destruction de la voiture du mort et non dénonciation de crime.

Hubert Delarue a beau jeu de pester contre cette accusation minimaliste qui lie la cour, quand bien même Ricaux affirme que c'est Lanternier qui a tué le mari et l'a obligé à participer à l'enterrement. «Moi je suis là depuis deux ans, lui depuis une semaine, et tout arrive à ce moment-là. Ça ne vous semble pas bizarre? », peste Ricaux.

Dans le genre bizarre, il s'y connaît: alors qu'il vient de jeter Lemaire dans un trou, il demande de ses nouvelles Isabelle une heure plus tard. «J'avais complètement oublié ce qui s'était passé», affirme-t-il sans rire.

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/L-etau-se-resserre-autour-des-amants-diaboliques

« Si tu es malade, je te laisserai crever au bord de la route »

Une adolescente de 13 ans qui n’a pas le temps de faire ses devoirs car elle est la « bonniche » de la maison et qui explique qu’il n’y a que quand elle dort « que la vie est agréable à la maison ». Deux petites filles de 3 et 6 ans qui sont « corrigées » parce que trop turbulentes. Et un fils de 18 ans qui reçoit des coups de poings de son père au visage et des coups de genoux de sa mère dans les parties génitales « lorsqu’il fait des conneries ».
Voilà le climat « insoutenable » qui régnait au sein de cette famille recomposée et qui amenait ce couple de trentenaires - arrivé depuis quelques mois sur la région - à la barre du tribunal de Roanne.
Placés sous contrôle judiciaire depuis la révélation des faits en avril dernier, les parents se sont vus retirer leurs enfants : les trois plus jeunes ont été placées et le fils a quitté le domicile familial le jour de ses 18 ans.
Lors de leurs auditions, les trois filles ont évoqué des épisodes de violences verbales ou physiques habituelles et répétées. Outre les coups, les insultes fusaient également. Notamment de la part de la mère de famille qui avait déclaré à sa belle-fille : « Si un jour tu es malade, je te laisserai crever au bord de la route ».
Lors de l’audience, les deux parents n’ont jamais prononcé un mot d’excuse et n’ont même pas eu un regard pour l’adolescente qui était la seule victime présente.
« On a été submergés », ont simplement expliqué les deux prévenus qui ont nié une partie des faits. Leur avocat a avancé « une nébuleuse familiale très complexe » et regretté « une procédure judiciaire en urgence qui ne permet pas au tribunal d’avoir tous les éléments pour bien la comprendre. »
Une plaidoirie qui n’a pas emporté l’adhésion du tribunal puisque les parents ont été condamnés à 18 mois de prison avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve leur faisant notamment obligation de soins. Une peine conforme aux réquisitions du parquet.
Nous ne publions pas l’identité des personnes condamnées en raison des liens de parenté. La loi nous interdisant de permettre l’identification des victimes.

La magnétiseuse non déclarée était à la tête d’une arnaque pyramidale

Depuis 2005, dans la région d’Agde, une magnétiseuse localement connue s’enrichissait sur le dos de l’administration et de ses clients.
Mais, en 2010, les plaintes déposées par plusieurs victimes l’ont conduite ce lundi à comparaître devant le Tribunal correctionnel de Béziers pour travail dissimulé et abus de confiance.
A la tête d’une arnaque pyramidale
Non contente d’améliorer l’ordinaire en facturant 40€ chacune des quelque 20 séances mensuelles, cette retraitée non imposable organisait à son domicile des stages d’initiation au magnétisme et des réunions reposant sur un système dit de “boules de neige”.
Un nouvel adhérent apporte une somme d’argent, puis recrute deux autres personnes prêtes à investir elles aussi, en échange de gains à venir plus conséquents. Mais voilà, si le magnétisme est affaire de flux, l’argent aussi !
Les fonds étaient transférés sur des comptes personnels à l’étranger (Mexique, États-Unis) ou copieusement dépensés : achat d’un véhicule de type 4x4 à 28 000 €, travaux de réfection au domicile de la prévenue, dons à la famille. Aux dires de l’avocat de la défense : "Aucune preuve n’existe... à part les relevés de comptes !"
Les policiers chargés de l’enquête ont en effet découvert 86 000 € disponibles en 2008, 130 000 € en 2009 et 440 000 € en 2010, sachant que tous les clients ne réglaient pas uniquement par chèque. Selon les seuls plaignants, au moins 49 000 € auraient été remis en liquide.
Pour justifier les mouvements de ses comptes, la retraitée prétexte la vente d’un bien immobilier à 15 000 € ou le reversement par l’administration fiscale d’un crédit d’impôts s’élevant à près de 2 500 €. Et devant l’une des parties civiles, la femme âgée de 67 ans rétorque même : "Je n’ai pas d’argent".
2 mois avec sursis et 30 000 € d'amende
"Ma cliente s’est laissé convaincre par un parent. Sa seule motivation dans cette histoire était d’avoir du monde à la maison et de se sentir intéressante", plaide l’avocat de la défense. La magnétiseuse agathoise a été condamnée à 2 mois d’emprisonnement avec sursis et au versement d’une amende de 30 000 €.
Les plaignants, faute d’avoir pu justifier de leurs versements, n’ont pas obtenu réparation de leur préjudice.

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