mardi 21 juin 2016

Fillette noyée à Berck : "La date était fixée, c'était ce jour et pas un autre

Après avoir invoqué la sorcellerie la veille, Fabienne Kabou, accusée d'avoir assassiné sa fillette de 15 mois en l'abandonnant sur une plage à marée montante, a expliqué qu'elle n'avait "pas eu le choix". "J'étais pressée par quelque chose, j'étais poussée, j'étais incitée...", a-t-elle déclaré au tribunal.
Au deuxième jour de son procès, elle a retracé la courte vie "d'Ada", de la grossesse à la mort. "J'étais pressée par quelque chose, j'étais poussée, j'étais incitée... Je n'avais pas le choix, je n'avais le choix de rien, la date était fixée, c'était ce jour-là et pas un autre", a affirmé Fabienne Kabou à la présidente de la cour d'assises du Pas-de-Calais qui lui demandait pourquoi, ce 19 novembre 2013, elle avait pris le train pour Berck.
Ce jour-là, Fabienne Kabou, après s'être renseignée sur le coefficient des marées, a déposé Adélaïde, assoupie, sur le sable, alors que la marée montait. Elle lui a demandé pardon, puis est partie. "J'ai prié pour que le test de grossesse soit négatif et malheureusement, ce n'était pas le cas", a-t-elle d'abord raconté, d'une voie neutre. Elle a ensuite affirmé que son compagnon, Michel Lafon, lui a répété tout au long de sa grossesse "avec insistance, en soufflant et les bras ballants": "Mais qu'est-ce que tu vas faire"".
 
"Tu es sûre qu'elle de moi ?"
 
"Il ne l'a pas dit comme ça, mais j'aurais pu l'interpréter comme "débarrasse toi de cet enfant". Mais c'était hors de question", a-t-elle ajouté. "Puis il m'a demandé "Est-ce que tu es sûre qu'il est de moi ?" C'est très élégant", a-t-elle ironisé, comme si le comportement de son compagnon l'agaçait encore. "Ada est arrivée" dans "ce décor", "elle est née le 9 août 2012 un peu avant 4h45, j'ai accouché seule à l'atelier", a-t-elle poursuivi, expliquant qu'elle était "inquiète" et "fébrile" au moment de l'accouchement.
 
Mais, "c'est un moment privilégié pour moi, je suis heureuse de la naissance de ma fille. C'est un moment d'émerveillement, je suis fascinée par cette toute petite chose", dit-elle encore. Adélaïde n'a jamais eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil, car Fabienne Kabou "n'y pense pas". "Tu es sûre qu'elle est de moi ?", lui demande de nouveau Michel Lafon, après la naissance. "T'inquiète pas, elle est à moi", lui répond Fabienne Kabou. "Je suis passée d'un état de béatitude à (cette) phrase aussi grossière", commente-t-elle. "La vie à trois a été heureuse", conclut toutefois l'accusée

Infanticide à Berck: La sorcellerie au cœur du procès de Fabienne Kabou

omment et pourquoi abandonner à la mort sa petite fille de 15 mois sur une plage de Berck-sur-Mer, par marée montante ? Il n’y a « pas d’autres explications que la sorcellerie », a répondu Fabienne Kabou, lundi, devant les assises du Pas-de-Calais.

Douceur et froideur


Les cheveux tirés en chignon, Fabienne Kabou, 39 ans, les bras croisés, accepte de répondre à chaque question, tantôt avec douceur, tantôt avec froideur.

La première journée de son procès pour assassinat à Saint-Omer a été consacrée à sa personnalité et son parcours. Après avoir évoqué son enfance à Dakar, au Sénégal et sa rencontre avec Michel Lafon, le père de la fillette, elle termine ainsi, sans changer de ton : « En 2011, je tombe enceinte d’Adélaïde, elle est née en août et je finis par la tuer, 15 mois après sa naissance ».

C’était le 19 novembre 2013. Le lendemain, le corps de la fillette est découvert par un pêcheur de crevettes.

Pas moins de 40.000 euros de consultation


« La sorcellerie ? C’est la constatation à laquelle j’arrive par défaut, car je n’ai aucune autre explication… » affirme l’accusée, expliquant avoir dépensé pas moins de 40.000 euros pour consulter « des marabouts et des guérisseurs » avant son geste.

>> A lire aussi : La personnalité de Fabienne Kabou au cœur du procès
« Dans cette histoire, rien n’est cohérent (…) Quel intérêt j’aurais à me tourmenter, à mentir, à tuer ma fille ? J’ai parlé de sorcellerie et je ne plaisante pas. Même quelqu’un de stupide n’aurait pas fait ce que j’ai fait », s’emporte-t-elle.

« Ne dites pas n’importe quoi ! »


Le ton monte parfois plus fort entre l’accusée et l’avocat général, Luc Frémiot. Lorsque celui-là lui reproche de ne cesser de mentir, celle-ci riposte : « Ne dites pas n’importe quoi ! »
 On est un pied dans la médecine occidentale et un pied dans les croyances africaines dont nous, les Occidentaux, ne connaissons pas les tenants et aboutissants. Maintenant, où est le fond culturel et où est la maladie mentale ? », questionne devant la presse son avocate, qui décrivait à l’époque « un personnage hors du commun » et une « femme remarquablement intelligente ».

Une stratégie de défense


Pour l’avocat de l’une des parties civiles, l’association L’Enfant Bleu, Jean-Christophe Boyer, la sorcellerie n’est qu’une stratégie de défense. « Vous êtes face à une femme qui est très intelligente et qui sait qu’il ne faut pas se dire fou, mais qu’il faut donner à manger aux experts pour paraître fou, la sorcellerie est toute trouvée, et puis c’est conforme à sa culture ».

« Les deux années qui ont précédé l’assassinat de ma fille ont été les pires de ma vie, les deux années de détention ont été plus calmes et plus apaisées », conclut l’accusée.

Les proches de Fabienne Kabou et du père de la fillette, Michel Lafon, ont tous affirmé, lundi, ignorer l’existence d’Adélaïde jusqu’au drame.

http://www.20minutes.fr/societe/infanticide/

lundi 20 juin 2016

Fillette noyée par sa mère à Berck : le procès de Fabienne Kabou pour assassinat s'est ouvert ce lundi

Fabienne Kabou, 39 ans, comparaît jusqu'à vendredi pour homicide volontaire avec préméditation. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Selon ses aveux, elle s'est rendue le 19 novembre 2013 de la région parisienne à Berck dans le but de noyer Adélaïde, qui, durant sa courte vie, n'aura pas eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil.

Le corps de la fillette avait été retrouvé au petit matin, le lendemain, par des pêcheurs de crevettes. Sa mère, qui n'avait rien fait pour dissimuler son crime, avait été arrêtée à Saint-Mandé (Val-de-Marne), dix jours plus tard, chez son compagnon et père de la fillette, Michel Lafon.

A celui-ci, elle avait raconté avoir confié l'enfant à sa mère pour qu'elle la prenne en charge au Sénégal, pays d'origine de Fabienne Kabou. L'accusée est apparue lundi matin dans le box, cheveux tirés et chemisier blanc. Elle s'est présentée d'une voie calme et distincte.

"Aujourd'hui c'est un mystère, j'espère que vendredi, ce n'en sera plus un"

Depuis sa garde à vue, elle est défendue par la pénaliste Me Fabienne Roy-Nansion qui décrivait à l'époque "un personnage hors du commun", "une femme remarquablement intelligente, très bien élevée au langage châtié", mais qui se trouve "dans une logique parallèle".

Pour expliquer son crime aux enquêteurs, Mme Kabou avancera des problèmes d'incompatibilité entre la prise en charge de la fillette et sa vie de couple avant d'évoquer des raisons mystiques se disant perturbée par des hallucinations sonores ou visuelles. Fabienne Kabou "considère son geste comme nous le considérons tous, c'est-à-dire comme quelque chose d'absolument horrible, en ça, elle se considère comme indéfendable", a affirmé l'avocate, à la presse, avant l'ouverture du procès. Elle a décrit "une personnalité très complexe" avec qui elle a réussi à créer "de véritables liens" jusqu'à "accéder à certaines choses" de sa cliente.

Six personnes se sont constituées parties civiles: trois associations défendant le droit des enfants, les parents de Fabienne Kabou et le père de la victime, Michel Lafon.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/

Ouverture du procès de la mère d'Adélaïde, morte noyée sur une plage de Berck-sur-Mer

Le procès de Fabienne Kabou, jugée pour assassinat, s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises du Pas-de-Calais à Saint-Omer. Sa fille Adélaïde, 15 mois, avait été retrouvée morte sur une plage de Berck-Sur-Mer en novembre 2013.
Le "fait divers" est encore dans les  mémoires. Le 20 novembre 2013, la petite Adélaïde, 15 mois, était retrouvée morte sur une plage de Berck-sur-Mer. Sa mère, Fabienne Kabou, est jugée pour assassinat à partir de lundi devant la cour d'assises du Pas-de-Calais, à Saint-Omer.

La veille, Fabienne Kabou, 36 ans à l'époque, prend le train à Paris pour Berck. Après s'être renseignée sur le coefficient des marées, elle dépose Adélaïde, assoupie, sur le sable, alors que la marée monte. Elle lui demande pardon, puis s'en va. Le lendemain matin, un pêcheur de crevettes retrouve sur la plage le corps sans vie de la fillette, le visage lové dans sa capuche en fourrure. Fabienne Kabou quant à elle, identifiée grâce à des vidéos de surveillance et des témoins, est retrouvée dix jours plus tard, chez elle, à Saint-Mandé, près de Paris.

Elle commencera par nier puis, rapidement, passera aux aveux: "j'ai mis fin à ses jours, parce que c'était plus simple comme ça", dira-t-elle. Elle leur racontera avoir choisi Berck-sur-Mer en raison de la "tonalité désagréable" du nom de cette localité et avoir choisi la mer car il s'agissait "du meilleur accueil" pour sa fille.
Le père d'Adelaïde s'est constitué partie civile
Le jour du crime, elle était partie le matin même de l'atelier où elle vivait avec son compagnon et père de la fillette, à Saint-Mandé, avec l'idée de mettre fin aux jours de sa fille "Tout s'est enchaîné parfaitement, tout était huilé, on aurait dit que j'avais le vent dans le dos. C'était comme si je me sentais portée (...), je n'arrivais pas à dire stop", a-t-elle raconté aux enquêteurs. Elle insiste : "j'étais pratiquement anesthésiée". Le père de la fillette, Michel Lafont, un sculpteur âgé d'une soixantaine d'années, s'est constitué partie civile. Toutefois, l'enquête soulève le peu d'implication du père dans l'éducation de sa fillette: il n'a pas cherché à la reconnaître, ni même à préparer son arrivée en aménageant son atelier.

Le couple s'est rencontré lors d'un vernissage de l'artiste dans son atelier, en 2001. Une dizaine d'années plus tard, le 9 août 2012, Fabienne Kabou accouche d'Adélaïde, seule, dans cet atelier. En l'absence de tout  document légal, il aura fallu des tests ADN pour établir avec certitude que Michel Lafont est bien le père de l'enfant.

"Emprise de la sorcellerie" 

Dans l'entourage du couple, personne ne semble être au courant de  l'existence de cette gamine. Les parents de Fabienne Kabou, également parties civiles, ont appris l'existence d'Adélaïde et sa mort le même jour. D'origine sénégalaise, Fabienne Kabou, "une femme intelligente" selon les experts, est élevée par sa mère dans un milieu "aisé" et "affectueux" où la religion catholique occupe une place importante. Après avoir passé son bac au Sénégal, elle arrive à Paris où elle suit des études d'architecture puis de philosophie. Pour expliquer son crime affreux, la mère d'Adelaïde a d'abord déclaré que la prise en charge de la fillette était peu compatible avec sa vie de couple. Puis, elle évoque des raisons mystiques.

Pendant l'un de ses interrogatoires, elle affirme ainsi aux enquêteurs que "la mort de (sa) fille" ne peut "pas être dissociée" d'une sorte de "traque". Elle se dit perturbée par des hallucinations sonores ou visuelles, se représente des défunts de sa famille qui contrarient son existence. A l'époque des faits, elle dit consulter des voyants et guérisseurs.

Auprès  des experts psychiatres, Fabienne Kabou s'étend sur l'emprise que la sorcellerie exerce sur elle. "Sa structure psychique est largement influencée par des références culturelles et une histoire individuelle liées à la sorcellerie sénégalaise et à un fonctionnement magico-religieux ayant modifié radicalement son rapport au monde", affirme une expertise psychiatrique. Toutefois, aucun des experts psychiatres ne conclut à l'irresponsabilité de Fabienne Kabou, certains évoquant cependant l'hypothèse d'une forte altération de ses facultés mentales lors du passage à l'acte.  

La petite Adélaïde a été enterrée à Boulogne-sur-Mer, à quelque 50 km de Berck. Deux ans et demi après le drame, sa sépulture continue d'être fleurie par la mairie de la Ville, mais aussi par des inconnus, marqués par ce drame.
 

dimanche 19 juin 2016

Fillette noyée à Berck: La mère d'Adélaïde va devoir expliquer son geste

e 20 novembre 2013, à 8h30, un homme se présentait au commissariat de Berck-sur-Mer pour signaler la présence du corps d’un enfant sans vie sur la plage. A partir de lundi, la cour d’Assises du Pas-de-Calais, à Saint-Omer, va juger Fabienne Kabou, cette mère accusée d’avoir volontairement noyé sa petite fille de 15 mois, lors d’un séjour d’une journée dans la cité balnéaire du Pas-de-Calais.

Phénomène des marées

Après la macabre découverte, différents témoignages avaient permis de remonter rapidement la piste d’une mère âgée à l’époque de 36 ans et originaire du Sénégal. Lors de son interrogatoire, Fabienne Kabou avouait s’être rendue à Berck pour abandonner son enfant sur la plage, dans la nuit du 19 au 20 novembre.
La femme, domiciliée à Saint-Mandé, en banlieue parisienne, indiquait aux enquêteurs qu’elle avait choisi la cité balnéaire du Pas-de-Calais « en raison de la tonalité désagréable de cette localité et du phénomène des marées qu’elle avait pu observer dans la région lors de précédents séjours ». L’enquête montrera qu’elle avait effectivement consulté les horaires des marées sur internet, la veille de son départ pour son funeste projet.

« La mer, (…) le meilleur accueil pour elle »


La personnalité de Fabienne Kabou sera au cœur de ce procès pour assassinat. Les expertises et contre-expertises psychologiques se contredisent concernant l’altération du discernement au moment des faits. « La mer ne pouvait qu’être le meilleur accueil pour elle », souligne, un jour, l’accusée devant le juge d’instruction, s’estimant par ailleurs victime de sorcellerie.

>> A lire aussi :Le père de la fillette tuée à Berck en 2013 témoigne
Une violente altercation avec son compagnon, de trente ans son aîné et père de l’enfant, a-t-elle été l’élément déclencheur du passage à l’acte ? Quel rôle a joué l’absence présumée d’implication de ce père dans leur vie de couple ? Après deux avortements, Fabienne Kabou avait accouché d’Adélaïde -qu’elle appelait Ada- dans le secret. La naissance de l’enfant n’avait d’ailleurs jamais été déclarée jusqu’à sa mort.

Le procès doit durer cinq jours.

http://www.20minutes.fr/lille/1868651-20160619-video-fillette-noyee-berck-mere-adelaide-va-devoir-expliquer-geste

Vitesse, alcool, drogue et mort

Le jeune homme de 28 ans qui s'avance à la barre n'a pas l'air très sûr de lui, c'est le moins qu'on puisse dire. Face à lui, sur le banc des parties civiles, un couple de sexagénaires, le visage fermé. Dans la salle, deux jeunes femmes, se ressemblant étonnamment, pleurent doucement. L'ambiance est plombée et pour cause.
Le 5 septembre dernier, il est 16 heures sur la route 921 qui descend de Luz. À hauteur du paravalanche, les automobilistes qui circulent vers Luz voient descendre et foncer droit sur eux une Peugeot 306.
Le conducteur tente une manœuvre désespérée : la voiture s'écrase brutalement contre l'un des piliers de l'ouvrage, fait un bond de plus de 2 mètres sous l'impact et retombe lourdement. Le conducteur Jean-Christophe Martin est grièvement blessé, ainsi que le chien patou à l'arrière, qui va mourir euthanasié. Plus grave, la compagne de Jean-Christophe, Soizic Cahuzac, est dans un état désespéré. La malheureuse jeune femme décédera quelques heures plus tard à l'hôpital Purpan, laissant une famille anéantie et un petit orphelin de 12 ans. Évidemment, comme toujours en pareil cas, une enquête est aussitôt ouverte.
Et les résultats sont sans appel : la veille, Jean-Christophe avait fait la fête avec des amis, et son taux d'alcoolémie, à 16 heures le lendemain, était encore très élevé : 1,28 g. En outre, il avait fumé : 1 µgr de THC, la substance active du cannabis. Ce n'est pas tout : la voiture était en très mauvais état, avec un pare-brise fissuré en plusieurs endroits, les quatre pneus complètement lisses, aucun contrôle technique : «Ça ne serait pas passé», soupire le prévenu à la barre.
Et pour finir, la voiture roulait beaucoup trop vite : le compteur de vitesse s'est bloqué sous le choc et indiquait 110 km/h, sur cette toute petite route de montagne. Pour les parties civiles et la procureure, «c'est une accumulation qui rendait l'accident inévitable. Il faut qu'il entende qu'il ne s'agit pas de fatalité. Sa faute est lourde. Si la famille a de la rancœur, c'est parce qu'un accident est déjà injuste. Mais là, avec ces multiples fautes, c'est encore plus injuste.» À la barre, Jean-Christophe Martin se met à pleurer : «Je ne sais pas quoi vous dire. Je suis coupable. J'ai perdu ma copine.»
Les parties civiles vont inévitablement réclamer de forts dommages et intérêts, mais pas seulement : «Il faut qu'il entende la souffrance des victimes. Il faut qu'il entende leur colère. Elles ne réclament pas vengeance, mais justice, si c'est possible en pareil cas.» «Jean-Christophe va vivre la pire des sanctions jusqu'à la fin de ses jours, avec la responsabilité et la culpabilité de cet accident» dira Me Fournier, pour la défense. Mais le tribunal, «vu l'extrême gravité des faits», ne va pas l'entendre de cette oreille : 24 mois de prison, dont 20 mois avec sursis, mise à l'épreuve ; pas d'aménagement de la peine ferme ; obligation de soins et de travail ; annulation du permis de conduire, et enfin obligation de payer des dommages et intérêts aux parties civiles, soit en tout 95 700 €, frais d‘avocats compris.
http://www.ladepeche.fr/communes/tarbes,65440.html

samedi 18 juin 2016

Un avocat radié du barreau de Grenoble pour avoir rédigé de faux jugements

Un avocat a été radié du barreau de Grenoble pour avoir rédigé de faux jugements qu'il avait remis à un de ses clients dans une banale affaire de litige avec un assureur, a-t-on appris samedi.
Le conseil régional de discipline a considéré qu'il s'agissait de faux et a procédé à la radiation", a déclaré Me Wilfried Samba-Sambéligue, bâtonnier de l'ordre des avocats de Grenoble.

Dans une affaire de litige entre un particulier et son assureur, l'avocat de 37 ans avait rédigé un faux jugement du tribunal de grande instance de Grenoble et un faux arrêt de la cour d'appel, dans lesquels il faisait gagner son client. Celui-ci demandant comment se faire payer en application de ces décisions de justice, l'avocat avait alors aussi rédigé un faux bordereau de mouvement de fonds sur papier de la caisse des règlements pécuniaires des avocats des Alpes (Carpa).

Faiblesse psychologique"

C'est quand son client a voulu toucher l'argent que les faux ont été découverts. Une procédure disciplinaire a été lancée en février et une audience devant le conseil régional de discipline s'est tenue le 9 mai, en l'absence de l'avocat. La radiation a été prononcée lundi.

Le bâtonnier a souligné "la situation de faiblesse psychologique importante" de son confrère au moment des faits, sans vouloir se prononcer sur le fond du dossier. L'avocat, qui a un mois pour faire appel, n'a pas pu être joint.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble

Affaire Christelle Maillery : le 2e jour du procès Mura retrace près de 30 ans d'enquête

Le deuxième jour du procès en appel de Jean-Pierre Mura a été consacré essentiellement aux enquêtes de police, celle de l'époque et celle du "cold case", le dossier étant rouvert en 2005 grâce à des éléments nouveaux. C'est donc toute l'enquête qui a été retracée, avec ses erreurs et ses avancées.
Retour sur 26 ans d'enquête ou plutôt sur deux enquêtes. La première s'est déroulée après le meurtre de Christelle Maillery au Creusot le 18 décembre 1986, la deuxième un peu plus tard, lorsque ce "cold case" a été rouvert. Les différents enquêteurs, qui se sont succédé dans ce dossier, se sont aussi succédé à la barre ce vendredi 17 juin, au deuxième jour du procès en appel de Jean-Pierre Mura à la cour d'assises de Dijon
Le 18 décembre 1986, le corps de Christelle Maillery, collégienne de 16 ans, avait été retrouvé peu après sa disparition dans une cave de sa résidence, lardé d'une trentaine de coups de couteau. Un couteau à cran d'arrêt, retrouvé à 105 mètres des lieux du crime et deux mois après les faits, a été au cœur des débats ce vendredi matin
La défense s'est interrogée sur ce (long) temps auprès du premier directeur de l'enquête, Toussaint Poggiale. L'avocate, Audrey Bittard, demande : "la personne qui a retrouvé le couteau s'est dite attirée par un éclat métallique, il était donc visible ?" Le policier répond "Oui et non, je me rappelle qu'il y avait de la neige après le meurtre, donc le jour de la découverte, sans doute oui". Elle conclut :"est-ce une suggestion ou une affirmation que le couteau est resté plusieurs semaines sous la neige?" Le policer rétorque :"une supposition".

Les techniques d'enquête ont évolué


Après un non-lieu prononcé en 1990 et des scelles détruits, le dossier a été rouvert en 2005, grâce aux éléments issus de l'enquête d'un détective privé mandaté par l'association "Christelle", qui regroupe des familles de victimes. Les enquêteurs de la police judiciaire, qui ont repris l'enquête, ont rappelé que les techniques d'investigations policières ont beaucoup évolué depuis les années 80, notamment sur la précision des procès-verbaux et l'utilisation de l'ADN.

Paul Montmartin, directeur de la police judiciaire explique : "On n'est pas là pour couvrir les éventuelles erreurs des policiers qui sont passés avant. Autre temps, autre police, je veux bien l'admettre. Je pense qu'aujourd'hui on n'aurait plus de délais de traitement aussi longs comme on l'a dans cette affaire."
La piste de Jean-Pierre Mura, 47 ans, schizophrène, est apparue en 2004 après le recueil du témoignage de l'ancien petit-ami de la victime. Ce dernier et des témoins ont rapporté que M. Mura s'était accusé du meurtre au cours d'une soirée en 1993. Les investigations révèleront que M. Mura s'était accusé à plusieurs reprises, ce qu'il conteste.

Durant cette deuxième journée d'audience, l'accusé, Jean-Pierre Mura, est resté impassible, souvent les bras croisés, le regard baissé. Il a rarement été interrogé si ce n'est sur son désir de sortir avec Christelle, une déposition spontanée qu'il avait fait à un policier du Creusot. Sa réponse : "j'étais pas dans mon état normal, je n'avais pas toutes mes facultés, je ne m'en souviens pas. J'ai dit des conneries.".
Il encourt jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu le vendredi 24 juin au plus tard.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/

9 mois pour le caïd du gang des casseurs

Survêtement Adidas noir, cheveux grisonnants et physique bedonnant, François M., alias «Babao», ne payait pas de mine, hier matin, à la barre du tribunal correctionnel. Et pourtant, le Tarn-et-Garonnais, originaire de Moissac et installé de longue date à Boudou, avec son clan familial, est connu de toutes les sections de recherches (SR) du grand Sud-Ouest. Spécialiste des casses en tout genre - jadis, des coffres-forts et des arrachages de distributeurs bancaires (DAB), et dernièrement, des tabacs - le quinquagénaire fait l'objet d'une étroite surveillance des cellules d'enquête dédiées depuis vingt ans. Extrait de sa cellule de Beausoleil où il a été récemment transféré - l'occasion pour lui de revoir l'un de ses frères et ex-bras droit, alias «Le Lapin», incarcéré depuis 2013, dans un dossier d'assassinat présumé ayant eu lieu à Malause - François M. comparaissait pour un recel de pièces volées. Un petit dossier au vu du pedigree judiciaire de l'accusé, déjà condamné à seize reprises et actuellement sous le coup d'un appel du parquet de Toulouse, dans un vaste dossier de 33 casses de magasins d'optique et de DAB, et en détention provisoire depuis deux mois, pour 61 casses, dont 32 de tabacs, via une instruction ouverte par le Jirs de Bordeaux. «En fait, il s'agit d'une saisie incidente à un plus vaste dossier menée par la SR de Toulouse», indiquait le président Dominique Lenfantin, qui s'étonnait de ne pas voir le prévenu défendu par un avocat. «Il s'agit de pièces d'un moteur d'une Minicooper volée que vous dites avoir achetées à un ami gitan», poursuivait le magistrat. «Au camp du Ginestou», acquiesçait le Boudounais, sans manifester aucune émotion. «Il ne fait aucun doute qu'il connaissait l'origine frauduleuse de ce véhicule», insistait, dans son réquisitoire, le substitut Bérangère Lacan, qui connaissait bien François M. pour l'avoir déjà jugé en 2013, dans un dossier l'incriminant dans 122 faits de casses et de vols présumés, fruit de longs mois d'enquête, entre 2006 et 2007, du pool d'investigation Asso 46. La magistrate, qui requérait six mois ferme et la révocation d'un sursis similaire, obtenait partiellement raison, le tribunal réduisant de deux mois la peine principale, soit, au total, neuf mois ferme. Pas de quoi inquiéter «Babao» qui regagnait sa cellule sans sourciller, dans l'attente de son procès en appel et de la clôture de l'instruction en cours du Jirs menée par le juge Antoine Derieux.
http://www.ladepeche.fr/communes/moissac,82112.html

vendredi 17 juin 2016

Réactions au procès Junca: la fin d'un long combat pour les parents d'Alexandre

C'est un " soulagement " pour la famille d'Alexandre Junca. C'est ce qu'elle a exprimé hier soir après l'annonce du verdict de la cour d'assises de Pau.
Le principal accusé, un marginal de 30 ans, Mickaël Baehrel qui comparaissait pour « vol avec violences ayant entraîné la mort », a été condamné à la réclusion à perpétuité. L'adolescent de 13 ans avait été tué puis démembré en 2011, pour le vol d'un portable dans des circonstances que le procès n'a pas permis de déterminer dans les détails.

Christophe Camy, le SDF de 28 ans qui avait volé le portable d'Alexandre,  a été condamné à 15 ans de réclusion, conformément aux réquisitions de l'avocat général.
Les deux autres accusés, Fatima Ennajah, 50 ans et Claude Ducos, 76 ans, poursuivis notamment pour « non-dénonciation de crime et recel de cadavre », à trois ans de prison, la peine maximale dans leur cas. Ces derniers ont fait appel de cette peine.

Les parents d'Alexandre se sont exprimés à l'issue du procès:

Maintenant on va pouvoir penser à Alexandre plus sereinement. On a gagné..

 
 http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/pyrenees-atlantiques

Montbéliard : deux ans de prison ferme pour avoir tabassé un quadragénaire sur un parking

«Monsieur, s’il vous plaît, vous regardez le tribunal ! » Tout en essuyant ses larmes, la victime, Khalid, 41 ans obéit. Ses yeux se détournent du prévenu.
La présidente du tribunal Audrey Vandendriessche reprend son instruction. Elle lit le rapport médical : « Quarante-cinq jours d’interruption de travail, une hypoacousie de l’oreille droite, une splénectomie [ablation de la rate], une contusion du pancréas, une fracture nasale […], un stress post-traumatique ayant nécessité un suivi psychologique. » Fabienne Roma, représentante de la partie civile, commente : « On peut comprendre qu’il regarde avec insistance celui qui lui a fait tant de mal. Il vit dans la crainte et la peur, il a la mémoire des coups. Redire les choses, c’est les revivre. »
« C’est troublant que vous ne vous souveniez de rien. La scène est d’une telle violence ! »
Extrait de la maison d’arrêt où il purge une peine de prison, Nabil Zaier, un Boroillot de 36 ans, répète qu’il ne se souvient pas de la scène. « Une bagarre d’alcooliques qui a mal tourné », soutient son conseil, Jean-Baptiste Euvrard.
Le 29 juin 2015, sur le parking du Leader Price de Montbéliard, « les esprits se sont échauffés », dixit l’avocat. Les deux hommes étaient saouls. Des témoins confirment que « le grand » (le Boroillot) était armé d’un bâton en bois et qu’il a pris l’avantage sur l’autre (Khalid). Le second a été frappé de coups de pied, de coups de poing : « Il était à terre, l’autre continuait », dit un témoin. « Ils sont tombés dans la Lizaine. Le grand tapait sur l’autre qui avait l’air complètement sonné », assure un homme qui est intervenu et a alerté les secours. « J’ai été lynché. Si on ne m’avait pas tendu la main [N.D.L.R. : un témoin, au bord de l’eau], je serais mort », souffle la victime.
Interpellé en juillet 2015 (après une plainte déposée par le frère de la victime), Nabil Zaier, en récidive, paraît sincère. « Si je me souvenais, ce serait en ma faveur », déclare-t-il.
La présidente Vandendriessche l’interroge sur sa consommation d’alcool, doute de son amnésie. « C’est troublant que vous ne vous souveniez de rien. La scène est d’une telle violence ! La victime et vous, vous êtes tombés à l’eau. » Me Roma ironise : « Si j’avais une chanson à fredonner, ce serait ‘‘J’ai la mémoire qui flanche’’.»
Le vice-procureur Sven Morelle stigmatise des faits très graves, « une violence décuplée par l’alcool, un acharnement ». Il ajoute : « Effectivement, on aurait pu se trouver devant une autre juridiction. Le prévenu [N.D.L.R. : sept mentions au casier] n’a pas tenu compte des sanctions judiciaires. » De requérir trois ans de prison dont quinze mois avec sursis mise à l’épreuve pendant trois ans (obligation de soin, de travail, d’indemnisation).
Me Euvrard estime que son client aurait tout aussi bien pu se retrouver sur les bancs de la partie civile. « Des coups ont été échangés. Les personnes qui se rejoignent sur ce parking n’ont qu’une idée en tête, s’enivrer le plus vite possible. Monsieur n’a jamais dit que les autres mentaient. Son amnésie n’est pas ‘‘utilitaire’’».
Nabil Zaier, qui a présenté ses excuses au quadragénaire, écope de trois ans de prison dont un an avec sursis mise à l’épreuve (avec les obligations citées plus haut). La victime devra faire l’objet d’une expertise médicale. Une provision de 1.500€ lui a été allouée.
http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2016/06/17/montbeliard-deux-ans-de-prison-ferme-pour-avoir-tabasse-un-quadragenaire-sur-un-parking

jeudi 16 juin 2016

Meurtre d'Alexandre Junca: le principal accusé condamné à perpétuité

Mickaël Baehrel, principal accusé du meurtre du collégien Alexandre Junca  à Pau a été condamné aujourd'hui à la réclusion à perpétuité par la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques.
Christophe Camy, autre marginal qui avait volé le portable de l'adolescent, accusé comme Baehrel de "vol avec violences ayant entraîné la mort", a été condamné à 15 ans de réclusion, conformément aux réquisitions de l'avocat général. La cour a également suivi les réquisitions en condamnant les deux autres accusés, poursuivis notamment pour "non-dénonciation de crime", à trois ans de prison, la peine maximale dans leur cas.

En juin 2011, ce collégien de treize ans avait été tué puis démembré pour un simple vol de téléphone portable. 
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

Affaire Junca : la maman d'Alexandre réagit après la perpétuité requise contre Baehrel

Les réquisitions sont tombées au procès de l'affaire Junca. L'avocat général a demandé la réclusion criminelle à perpétuité pour Baehrel, avec peine de sûreté, 15 à 18 ans pour Camy, 3 ans pour Ennajah et Ducos. La maman d'Alexandre, Valérie Lance, réagit à ces réquisitions. 
Après les réquisitions de l'avocat général, Valérie Lance revient notamment sur la perpétuité demandée à l'encontre de Baehrel, le principal accusé.
La maman d'Alexandre se dit épuisée apres 7 jours difficiles de débat. Elle est interrogée par Elise Daycard et Clément Alet

L'avocat général a demandé 15 à 18 ans de prisonpour Christophe Camy. Son avocate n'est pas étonnée de cette réquisition. http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/pyrenees-atlantiques

Vincent Lambert : la procédure d'arrêt des soins doit reprendre ordonne le tribunal

La cour administrative d'appel de Nancy a ordonné jeudi la reprise de la procédure de consultation d'experts pouvant mener à l'arrêt des soins de Vincent Lambert. Le sort de cet homme de 39 ans, tétraplégique et en état végétatif depuis un accident de la route en 2008, déchire sa famille.
En ordonnant la reprise de la procédure de consultation d'experts pouvant mener à l'arrêt des soins de Vincent Lambert, la cour administrative d'appel de Nancy a infirmé une décision de première instance d'octobre 2015 concernant l'ancien infirmier de 39 ans. Son sort déchire sa famille depuis de nombreuses années, tout en soulevant de grandes questions éthiques touchant au sort des patients en état végétatif irréversible.

 
La cour "ordonne au CHU de Reims de donner au praticien" en charge de Vincent Lambert "les moyens de poursuivre le processus de consultation" collégiale des experts, qui doit décider d'un éventuel arrêt des soins.
 
Cette décision "implique seulement que la procédure collégiale soit reprise au sein du CHU de Reims", mais "ne préjuge en rien de l'issue de cette procédure", a toutefois précisé la cour administrative d'appel dans un communiqué.
 
En juillet dernier, la médecin du CHU de Reims Daniela Simon, avait arrêté la procédure collégiale, arguant que le climat de sérénité nécessaire n'était pas réuni. 
 
"Jamais de sérénité" autour du sort de Vincent Lambert
 
Pourtant, il n'y aura "jamais de sérénité" autour du sort de Vincent Lambert, avait estimé fin mai, le rapporteur public de la cour d'appel. La cour a d'ailleurs estimé jeudi que la suspension de cette procédure, "pour une durée indéterminée", était "illégale".
 
L'épouse de Vincent Lambert, Rachel, ainsi qu'un de ses neveux, sont favorables à un arrêt des soins. A l'inverse, les parents du tétraplégique, des catholiques traditionalistes, s'y opposent farouchement.
 

Assises: elle demande à son fils de faire tuer son mari

D’un «oui» prononcé sur un ton fataliste en haussant les épaules, Roseline Painchault, 62 ans, a avoué avoir commandité l’exécution de Christophe Lejard, qui venait d’engager une procédure de divorce après 30 ans de vie commune.
Accusé d’avoir joué un rôle d’intermédiaire entre sa mère et le tueur, le fils d’un premier mariage de Roseline Painchault, Arnaud Privat, 39 ans, a dit assumer «une partie des faits». Son ami Christopher Munsch a de son côté clairement confirmé être l’auteur du coup de feu, un meurtre pour lequel il avait touché 15000 euros.

L'attrait de l'argent

Roseline Painchault, une infirmière à la retraite, est décrite par l’accusation comme intéressée par-dessus tout par l’argent. La veille du meurtre, elle avait fait sur internet des recherches sur l’assurance décès après avoir déjà vidé le PEL du couple à l’annonce du divorce engagé par Christophe Lejard, qui entretenait depuis l’été 2010 une relation extraconjugale.
S’ouvrant de ses déboires conjugaux auprès de son fils Arnaud, Roseline Painchault n’avait eu de cesse de le harceler pour «trouver quelqu’un», évoquant une rémunération de 10 000 puis 15 000 euros.

Travail au noir, drogues, alcool

Un contrat dont s’est chargé Christopher Munsch, l’ami d’Arnaud, deux garçons paumés partageant leurs journées entre des boulots au noir et la consommation quotidienne d’au moins trois bouteilles de whisky et d’un cocktail de drogues.
«Comment quelqu’un comme vous peut, un jour, appuyer sur la détente?», a demandé le président Jean-Luc Tournier à Christopher Munsch, dont la jeunesse a été marquée par les violences et les brimades infligées par son beau-père.

Il a tué "par amour pour Arnaud"

«Par amour pour Arnaud», a rétorqué l’accusé, évoquant une «relation d’amitié fusionnelle» avec Arnaud Privat qu’il considérait comme «un grand frère». «Chaque fois que sa mère téléphonait, Arnaud pleurait, il disait: "j’en ai marre, j’en peux plus". Alors je l’ai fait plus par amour pour Arnaud que pour un gain de 15 000 euros».
Petite femme très brune aux cheveux longs, Roseline Painchault s’est dépeinte comme une femme bafouée par un époux «avec une double personnalité, très gentil et en même temps très froid": «Mon mari m’a trompée des dizaines de fois, j’en ai pris mon parti car je ne voulais pas recommencer un divorce».
Ce procès avait été renvoyé en mai dernier en raison de l’état de santé de Roseline Painchault, sujette à la claustrophobie.

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