samedi 17 septembre 2016

Tronçonné de Burie (17) : Julien Giraud condamné à 25 ans de réclusion

Le Saintais a été condamné à 25 ans de réclusion pour l’assassinat de Bakari Touré en février 2014. Mathieu Brard, déclaré complice, est condamné à 15 ans.  
La cour d'Assises de Charente-Maritime, à Saintes, a condamné vendredi Julien Giraud à 25 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de Bakari Touré en février 2014.
Les jurés ont également eu "l'intime conviction" de la complicité de Mathieu Brard, condamné à 15 ans. Pour une période de sûreté fixée à mi-peine pour tous les deux. A leur sortie de détention, ils auront l'interdiction de porter une arme pendant une durée de 15 ans.
Dans le volet correctionnel de l'affaire, Jessica Labbé a été condamnée à 2 ans d'emprisonnement avec sursis, à l'instar d'Armand Vicard. Tous les deux pour recel de cadavre. Benoit Giraud a été condamné à 2 ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis, pour complicité de recel de cadavre.  

http://www.sudouest.fr/2016/09/16/tronconne-de-burie-julien-giraud-condamne-a-25-ans-de-reclusion-2503386-1531.php

Gard : soupçonnés de trafic d’étrangers entre le Maroc et la France

Q uatre hommes, dont trois frères, sont écroués. Ils sont soupçonnés d'être des passeurs et d'être à la tête d'un trafic d'étrangers en situation irrégulière.
C'est une petite affaire de transport qui ne respectait pas vraiment la législation et qui aurait permis à ceux qui en sont à la tête de réaliser entre 90 000 et 200 000 € de bénéfices. Quatre personnes, dont trois frères - ils sont écroués - sont mis en examen dans ce dossier de travail dissimulé et d'aide au séjour irrégulier en bande organisée. Le fourgon, qui revenait d'un voyage, a été contrôlé en mai dernier. Les enquêteurs de la police aux frontières, qui travaillaient depuis plusieurs semaines sur cette affaire, ont interpellé plusieurs suspects.

Entre la France et le Maroc

Bien avant les bus Macron et la libéralisation des transports, les patrons de cette entreprise avaient mis en place un service de navette entre la France et le Maroc. Ils acheminaient des passagers mais transportaient aussi des valises, des colis qu'ils déposaient au cours de leur tournée. Ils ramenaient des canapés ou d'autres objets du Maroc. On leur reproche aussi d'avoir transporté des étrangers en situation irrégulière.
En résumé, ils sont soupçonnés d'être des passeurs et d'être à la tête d'un trafic d'étrangers en situation irrégulière. Pour ces derniers, le prix du billet aurait été plus élevé : environ 7 000 €. Des faits contestés par les suspects. L'un des deux frères (*), âgé d'une cinquantaine d'années, a comparu mercredi devant la chambre de l'instruction. Cet habitant de Fourques est présenté comme la tête pensante de cette petite entreprise et ce trafic présumé. "S'il était à la tête de ce réseau, a plaidé Me Jean-Pierre Cabanes, l'avocat du quinquagénaire, il aurait pu payer la caution de 8 000 € et il ne serait plus aujourd'hui en prison." Son client a expliqué qu'il était ouvrier agricole et qu'il souhaitait être remis en liberté pour travailler et envoyer de l'argent à ses enfants. Sa demande de remise en liberté a été refusée.
(*) L'un des autres frères qui avait lui aussi déposé une demande de remise en liberté a été entendu en visioconférence mercredi matin par les magistrats. Il a été maintenu en détention.
http://www.midilibre.fr/2016/09/16/une-fourgonnette-et-des-clandestins,1394275.php

Montpellier : après sa tentative de suicide, son ex le dépouille

L a tentative de suicide de son petit ami, sous ses propres yeux, n'a pas eu l'air de le troubler plus que ça. Quelques jours plus tard, il prenait du bon temps aux frais de la princesse.
Les faits remontent à 2015. La victime se défenestre chez elle au Crès, alors que son ex et sa mère sont présents. La famille est dévastée. Quelques jours plus tard, le "serviable" petit copain se rapproche de la maman et propose, d'un air de sainte-nitouche, d'offrir son aide. La mère éplorée ne voit pas malice quand il suggère d'apporter le téléphone endommagé du blessé à la réparation. Elle lui confie aussi les clés de la maison en cas de besoin.
Quelques semaines plus tard, c'est à la gendarmerie qu'elle va expliquer que tout un tas de vêtements de son fils a disparu de ses étagères. Et que des opérations bancaires ont été effectuées sur le compte de ce dernier, alors même que le malheureux tentait de retrouver un peu de sérénité sur son lit d'hôpital. Mais bizarrement, la carte bleue n'avait pas bougé du portefeuille de son titulaire.

Six mois avec sursis

Le petit copain est rapidement ciblé par les enquêteurs de la gendarmerie. Il ressort de l'enquête que l'indélicat a pensé jouer finement en photographiant les codes de la carte pour ne pas risquer d'être soupçonné. Raté. "Il a profité de la détresse familiale pour se faire des restos, aller dormir à l'hôtel, effectuer des paiements sur internet, avec cette indélicatesse supplémentaire de dire "Je peux faire quelque chose", détaille Me David Chaigneau, pour la partie civile.
Après avoir été identifié sur photo par la gérante d'un hôtel à Montpellier, où il avait effectué une réservation via le site Booking.fr, il est interpellé. Ce GO au Club Med de 24 ans, non représenté lors de son procès pour vol et escroquerie qui se tenait ce jeudi, avait indiqué avoir agi par détresse matérielle. Déjà condamné pour cambriolage, il a, cette fois, écopé de six mois de prison avec sursis. Il devra en outre payer 1 800 € pour le préjudice matériel, 800 € pour les atteintes morales et 800 € pour les frais de justice.
http://www.midilibre.fr/2016/09/16/apres-sa-tentative-de-suicide-son-ex-le-depouille,1394853.php

vendredi 16 septembre 2016

20 ans de réclusion pour avoir tué son bébé

Un homme de 23 ans a été condamné aujourd'hui par la cour d'assises de Loire-Atlantique à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir frappé à mort son bébé de sept mois, en 2014, parce qu'il était excédé par ses pleurs, selon une source judiciaire. Cette peine, conforme aux réquisitions de l'avocat général Antonin Rousseau, a été assortie d'un suivi socio-judiciaire pendant quatre ans pour Jérémy Dombasi, qui était jugé depuis lundi à Nantes pour "violences habituelles ayant entraîné la mort sans intention de la donner", et pour des violences sur sa compagne, en état de récidive légale.
La mère de l'enfant, âgée de 21 ans, poursuivie quant à elle pour non dénonciation de mauvais traitements infligés à sa fille, a été condamnée à deux ans de prison, dont six mois ferme. Deux ans de prison avec sursis avaient été requis à son encontre hier. La fillette de sept mois et demi était décédée dans la nuit du 9 au 10 juillet 2014, dans l'appartement du jeune couple dans les quartiers nord de Nantes, après avoir été rouée de coups, au visage et sur le corps, par son père, qui rentrait d'une soirée alcoolisée et qui n'avait pas supporté que le nourrisson pleure dans ses bras.
Le couple, qui avait tenté de faire passer le décès pour un accident, avait habillé quelques heures plus tard le bébé et l'avait installé dans sa poussette, puis avait erré plusieurs heures dans Nantes, avant de se rendre à l'hôpital.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

Meurtre d'Anne-Sophie Girollet : les zones d’ombre dominent au 3e jour d’audience

Jacky Martin, accusé de séquestration et de meurtre, est jugé par la cour d’assises de Saône-et-Loire.
Le procès, qui a débuté mardi 13 septembre 2016, devrait durer dix jours.
Le prévenu clame son innocence.

Les audiences se déroulent dans un climat émaillé de nombreux incidents de séance.
Depuis l'ouverture du procès, les avocats de l'accusé ont une stratégie de défense très offensive. Ils remettent régulièrement en cause l'enquête qui a été faite par la justice. "Nous pensons que différentes pistes qui auraient été importantes n’ont pas été exploitées de manière suffisamment pugnace", déclare Philippe Screve, l’avocat de Jacky Martin

Ce jeudi 15 septembre, plusieurs connaissances de la jeune fille ont témoigné à la barre, dont un ex-petit ami de la victime ainsi qu’un jeune homme qui était amoureux d'elle au moment des faits.

La voiture de la victime au centre des débats

Il a été aussi beaucoup question de la voiture d'Anne-Sophie Girollet et de la façon dont elle a atterri dans la Saône.
On a entendu les déclarations d’un des pompiers qui a participé aux recherches pour retrouver le véhicule. Un expert automobile a été interrogé pour tenter de déterminer notamment si le corps de l’étudiante se trouvait dans le véhicule à ce moment-là.

La défense a demandé à la présidente de se rendre sur les lieux pour une nouvelle reconstitution. La magistrate a répondu aux avocats de Jacky Martin qu'ils devaient déposer une demande par écrit pour que le tribunal l'examine.

Jusqu’à présent, l’audition des témoins n’a pas apporté d’éléments décisifs. De nombreuses zones d’ombres subsistent. La famille d'Anne-Sophie Girollet se demande si la lumière sera faite un jour sur la disparition de la jeune fille. Le climat tendu qui règne dans la salle accentue la détresse des proches.
"Pour mes clients, c’est extrêmement difficile d’assister à cette espèce de joute", dit Béatrice Saggio, avocate de la famille d'Anne-Sophie Girollet.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/saone-et-loire

Rémy Garnier sur l'affaire Cahuzac : «Le fisc savait depuis 2008 et n'a jamais enquêté»

Omniprésent pendant les débats du procès de l'ancien ministre du Budget, Rémy Garnier, l'inspecteur des impôts qui révélait à sa hiérarchie dès 2008 l'existence d'un compte Cahuzac en Suisse, s'exprime sur l'affaire.
Le rendez-vous avait été fixé hier en fin de matinée à Agen. Rémy Garnier, désormais retraité du Trésor public, voulait d'abord participer à la manifestation organisée dans les rues de la préfecture lot-et-garonnaise contre la loi travail : «Un baroud d'honneur, il y avait peu de participants». Lui qu'on a présenté comme le faux nez de son avocat Michel Gonelle, longtemps adversaire préféré de Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot, est un citoyen engagé. A gauche.

Mémoire et enregistrement

Inspecteur des impôts à Agen placardisé par sa hiérarchie pour ses manières intransigeantes et trop pointilleuses, Rémy Garnier recueille la confidence d'un collègue villeneuvois sur l'existence d'un compte en Suisse du député Cahuzac. Désœuvré, au fond de son placard, celui que ses collègues surnomment «Colombo» fouille, ouvre le dossier «Cahuzac» sur le logiciel Adonis du Trésor public, relève des «anomalies» et rédige un mémoire, datant de juin 2008, destiné à argumenter sa défense face à une hiérarchie qui l'oppresse et le harcèle et transmis au tribunal administratif. Au tribunal administratif mais aussi à toute la chaîne de commandement de l'administration fiscale, ministre inclus, à l'époque Eric Woerth. Dans ce mémoire, figurent noir sur blanc les anomalies relevées par Rémy Garnier et les infos glanées sur la situation fiscale du maire de Villeneuve-sur-Lot redevenu député. Dont le fameux compte en Suisse, dont Rémy Garnier a acquis la conviction de son existence après son enquête et la confirmation de l'existence d'un enregistrement détenu par Michel Gonelle, son avocat, dans lequel Jérôme Cahuzac évoque ce fameux compte chez «UBS, pas la plus planquée des banques suisses».
C'est donc un interlocuteur concerné que nous retrouvons hier, à l'heure où, à Paris, le procès Cahuzac se termine.
Vous avez suivi l'audience ?
Oui, en tant que citoyen
d'abord, ça m'a beaucoup intéressé. Et puis aussi parce que j'ai joué un rôle dans cette affaire évidemment.
Ce procès, c'est une réhabilitation pour vous ?
J'ai été réhabilité dès les aveux de Jérôme Cahuzac le 2 avril 2013. C'était la preuve que j'avais raison. Et puis j'ai pu m'exprimer pendant plus de deux heures devant la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac. Mais avant ça, quand Médiapart sort l'affaire, j'ai été traité de tous les noms. Le Canard enchaîné, L'Obs, le JDD, des journaux et des personnalités qui ont pignon sur rue m'ont qualifié de balance déréglée, d'ermite paranoïaque, de délateur, de corbeau.
Vous êtes moins sévère envers Jérôme Cahuzac, presque indulgent…
Indulgent non, certainement pas ! Mais je trouve que c'est un immense gâchis de la part d'un homme aussi brillant que lui. Jamais Villeneuve n'a eu un homme politique d'une telle envergure. Mais il a joué et il a perdu.
Qu'avez-vous pensé des réquisitions du parquet qui réclame 3 ans de prison ferme à son encontre et 5 ans d'inéligibilité ?
Les peines demandées sont dures mais l'argumentation l'est encore plus. La procureur parle de trahison de la part de Jérôme Cahuzac envers ses amis politiques, le Président, ses électeurs, mais surtout il a ridiculisé la France aux yeux du monde en lui donnant l'image d'une République bananière. Il a aussi fait perdre tout espoir en la politique à de nombreux électeurs. Pour autant je ne suis pas partisan de la prison ferme. Ça va rapporter quoi à la société de mettre Cahuzac et son ex-femme en prison ? Ça va coûter cher, car ils seront en quartier VIP, c'est tout. En revanche l'inéligibilité de 5 ans qui a été demandée me paraît pleinement méritée. Surtout je les aurais frappés au portefeuille, en infligeant les amendes maximums à 1 million d'euros. Pour le reste, il a déjà payé par sa déchéance
d'abord, ça m'a beaucoup intéressé. Et puis aussi parce que j'ai joué un rôle dans cette affaire évidemment.
Ce procès, c'est une réhabilitation pour vous ?
J'ai été réhabilité dès les aveux de Jérôme Cahuzac le 2 avril 2013. C'était la preuve que j'avais raison. Et puis j'ai pu m'exprimer pendant plus de deux heures devant la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac. Mais avant ça, quand Médiapart sort l'affaire, j'ai été traité de tous les noms. Le Canard enchaîné, L'Obs, le JDD, des journaux et des personnalités qui ont pignon sur rue m'ont qualifié de balance déréglée, d'ermite paranoïaque, de délateur, de corbeau.
Vous êtes moins sévère envers Jérôme Cahuzac, presque indulgent…
Indulgent non, certainement pas ! Mais je trouve que c'est un immense gâchis de la part d'un homme aussi brillant que lui. Jamais Villeneuve n'a eu un homme politique d'une telle envergure. Mais il a joué et il a perdu.
Qu'avez-vous pensé des réquisitions du parquet qui réclame 3 ans de prison ferme à son encontre et 5 ans d'inéligibilité ?
Les peines demandées sont dures mais l'argumentation l'est encore plus. La procureur parle de trahison de la part de Jérôme Cahuzac envers ses amis politiques, le Président, ses électeurs, mais surtout il a ridiculisé la France aux yeux du monde en lui donnant l'image d'une République bananière. Il a aussi fait perdre tout espoir en la politique à de nombreux électeurs. Pour autant je ne suis pas partisan de la prison ferme. Ça va rapporter quoi à la société de mettre Cahuzac et son ex-femme en prison ? Ça va coûter cher, car ils seront en quartier VIP, c'est tout. En revanche l'inéligibilité de 5 ans qui a été demandée me paraît pleinement méritée. Surtout je les aurais frappés au portefeuille, en infligeant les amendes maximums à 1 million d'euros. Pour le reste, il a déjà payé par sa déchéance
morale. Tout a volé en éclats chez eux, famille comme carrière.
D'ailleurs il garde des soutiens localement…
Quand j'entends à Villeneuve des gens qui regrettent Jérôme Cahuzac, qui prétendent qu'ils voteraient pour lui s'il revenait et qu'il serait réélu, je suis atterré : ils n'ont rien compris, c'est la négation de tout sens civique.
Qu'est-ce qui vous a surpris dans les débats au cours du procès ?
J'étais curieux de connaître le montant. Moi je soupçonnais l'existence d'un compte alors qu'au final il y en a plusieurs. 3,5 millions d'euros ont été soustraits au fisc. Mais ça, ce n'est que le reliquat. Ils ont dissimulé beaucoup plus. J'ai surtout été surpris de l'ampleur de la fraude du côté de l'ex-Mme Cahuzac.
L'explication «Rocard», selon laquelle le compte en Suisse a été ouvert en 1991 pour financer la campagne présidentielle de Michel Rocard en 1995, vous y croyez ?
C'est une piste qui me paraît plausible mais que Jérôme Cahuzac avance sans apporter de preuve. Ce qui ruine donc sa crédibilité. Pour autant, j'avais émis l'hypothèse de versements par des laboratoires pharmaceutiques du fait des fonctions occupées par Jérôme Cahuzac lorsqu'il était au cabinet du ministre de la Santé Claude Evin. Il avait la mainmise sur les autorisations de mise sur le marché, le prix des médicaments et la hauteur du remboursement par la Sécu. L'activité de sa société Cahuzac Conseil est intéressante à ce sujet. Il y a ce qui est visible et ce qui ne l'est pas. Personne n'a jamais creusé de ce côté. Surtout, il ne touche presque pas au compte ouvert en 1991, pour la campagne de Rocard dit-il. Même s'il finit par faire faire une procuration à sa femme dessus. C'est bourré de paradoxes et de contradictions.
Pourtant, le fisc savait, au moins depuis vos recherches en juin 2008, qu'il y avait une potentielle «affaire Cahuzac» ?
Ça m'a même valu un avertissement signifié par arrêté ministériel d'Eric Woerth en décembre 2008 car on prétendait que j'avais outrepassé mes droits. La justice administrative a depuis dit que j'avais fait mon travail en essayant de vérifier des informations portées à ma connaissance. Je m'attendais d'ailleurs, après avoir rédigé ce mémoire et ouvert le dossier Cahuzac, à être convoqué pour qu'on me demande de m'expliquer sur ce que j'avais trouvé. Ça n'est jamais arrivé. Personne ne m'a jamais demandé de comptes sur mes soupçons. L'administration fiscale n'a jamais fait son autocritique. Elle est pourtant la première fautive dans cette affaire. Le fisc était alerté depuis 2008 et n'a jamais enquêté.
Le procès est terminé, le jugement sera
rendu le 8 décembre. Cette histoire est finie pour vous ?
Celle-là oui mais je réclame l'indemnisation pour préjudice de carrière à l'État, car j'ai été placardisé et je n'ai pas eu l'avancement que j'aurais dû avoir. J'attends une audience devant la cour d'appel administrative pour qu'elle fixe, ou non, cette indemnité et la reconstitution de ma carrière. On peut me croire cupide mais il ne s'agit pas de ça : je veux la vérité, c'est tout. Je suis prêt à me faire couper la tête pour ça, j'irai jusqu'au bout.
Finalement, vous avez deux trajectoires parallèles, Jérôme Cahuzac et vous. Et deux carrières brisées…
Nos deux destins ne peuvent être comparés, et ce n'est pas de la fausse modestie. En revanche, j'espère avoir une trajectoire en sens inverse de la sienne. Il était au sommet et risque la prison. Moi j'ai commencé par toucher le fond et j'espère aujourd'hui la réhabilitation complète. Mais je trouve qu'il a tendance à s'apitoyer sur son sort. Il a joué, il a perdu. Je lui dois quand même tous mes emmerdes…
 

Condamné pour avoir tué le chat à la carabine : «Jupiter n'était pas qu'un chat, il méritait le respect»

Alors qu'il a abattu, en février dernier, un chat de race main coon, sur la commune de Soula, en lui tirant une balle dans la tête, un jeune homme a été condamné, hier, par le tribunal de police de Foix.
«Mon chat, Jupiter, avait plus de lumière dans les yeux que celui qui lui a tiré dessus», s'est exclamé, encore très ému, Michel Bouchet, le propriétaire de Jupiter venu assister, hier, à l'audience du jeune homme auteur des faits.
Tout juste âgé de 18 ans, c'est seul et complètement dépassé par les événements, que le jeune homme, habitant la commune de Soula, s'est présenté, hier, devant le tribunal de police de Foix pour répondre de ses actes.
Il avait, rappelons-le, délibérément tiré sur un chat de race main coon à l'aide d'une carabine à lunette alors qu'il «s'amusait» à chasser pies et autres volatiles dans son village. «Je regrette mon geste, mais ne parviens pas à l'expliquer» n'a-t-il eu de cesse de répéter à la barre.
Des explications qui n'ont pas convaincu ni les propriétaires de Jupiter, encore très affectés par la perte de leur chat, ni les quatre associations de défense animale qui se sont constituées partie civile.
Tour à tour, les cinq avocates représentant respectivement la SPA, la fondation Brigitte-Bardot, 30 millions d'amis, One Voice ainsi que les maîtres de Jupiter ont souligné la cruauté du geste du jeune homme ainsi que son attitude, quasi nonchalante, face à la gravité de son acte. Et c'est tête baissée, se refusant à tout commentaire, que le jeune homme a entendu l'ensemble des plaidoyers des parties civiles se succéder.

«Un préjudice inestimable»

Pour les propriétaires de Jupiter, cette audience était le moyen d'être entendu et de rendre justice à leur chat. «La perte de Jupiter est un préjudice inestimable», a notamment souligné l'avocate de la famille Bouchet dans son plaidoyer, demandant, comme ses consœurs, des dommages et intérêts. «Nous savons que c'est en touchant le portefeuille que nous allons lui faire comprendre que ce qu'il a fait est mal» a tenu à déclarer Michel Bouchet à la sortie de l'audience.
Pourtant, impassible à la lecture du jugement le condamnant à 6 000 € de dommages et intérêts, à la confiscation de son arme et l'annulation de son permis de chasse pendant un an, le jeune homme a seulement réagi pour s'assurer qu'il pourrait bel et bien le repasser ultérieurement.
Une attitude qui n'a pas échappé à la procureure de la République qui l'a mis en garde contre toute éventuelle récidive qui serait alors plus sévèrement punie

http://www.ladepeche.fr/communes/foix,09122.html

Rixe de Sisco : des peines de six mois avec sursis à deux ans ferme pour les cinq prévenus

Après une heure de délibéré, les sanctions sont tombées en pleine nuit. À 4 heures du matin et alors que le comité de soutien aux deux villageois mis en cause dans la rixe de Sisco avait déserté les abords du palais de justice depuis plusieurs heures déjà, les peines infligées contre ces deux derniers ont été plus lourdes que celles prononcées contre deux des trois frères Marocains, les frères Benhaddou , également mis en examen.
Ainsi Lucien Straboni, le boulanger du village, qui avait porté des coups à Jamal Benhaddou, alors qu'il était inanimé sur une civière, a été condamné à un an de prison avec sursis. Pierre Baldi, le pompier de 22 ans de Sisco qui a porté un coup de pied à la tête du même garçon quand ce dernier était à terre a écopé de 8 mois avec sursis. «Votre geste est gravissime», lui a adressé, la présidente à l'audience.
À l'inverse, Jamal et Abdelillah, qui ont participé aux agresssions aux côtés de leur frère Mustafa, considéré comme le principal responsable de cette après-midi de violence, ont eu des peines moins lourdes de 6 mois avec sursis chacun. Le procureur avait porté la barre plus haute en requérant pour chacun d'eux 8 et 10 mois avec sursis à chaque fois. Cet allègement a satisfait l'un de leurs conseils, Me Philippe Ohayon. «La pédagogie est passée», a estimé ce dernier. «Il ne s'agit pas d'un jugement anti-Corse mais il faut aussi que les habitants de Sisco qui ont voulu mener un lynchage contre les familles marocaines, comprennent qu'il y a la loi».

Or la pillule va sans doute avoir du mal à passer pour les deux villageois qui n'ont pas voulu s'exprimer et ont laissé l'une de leurs avocates prendre la parole. «Ecoutez à l'heure qu'il est, M. Straboni part faire son pain. On verra plus tard si on fait ou non appel du jugement», a indiqué Me Rose-Marie Prospéri en estimant que le tribunal n'a pas tenu compte de l'attitude de ses clients à l'audience. Ils étaient présents quand les deux frères, eux, ont fait faux bond. «Dans ce genre d'affaire, on a l'habitude de renvoyer les gens dos à dos, mais mes clients ne sont pas l'origine de cette bagarre», souligne encore l'avocate en écho à ce qu'avait plaidé plus tôt son confrère pour la défense des deux mêmes hommes. Ces derniers étaient «en réaction» par rapport «à l'action» des trois frères avait ainsi souligné plus tôt me Marc-Antoine Luca.
Mustafa Benhaddou a, comme prévu, été le plus lourdement condamné. Il s'est vu infliger deux ans de prison avec maintien en détention. «Vous avez manifesté de la violence et de l'agressivité. Votre réaction a été disproportionnée même si la situation a été de plus en plus tendue», lui a signalé la présidente. Pour l'un de ses conseils, Me Jean-Sébastien de Casalta, le tribunal aurait pu avoir une lecture plus bien bienveillante de l'affaire. Avec l'arrivée de plusieurs hommes pour lui demander des comptes, Mustafa Benhaddou s'est, selon lui, «retrouvé dans une situation telle que son intégrité était menacée». Le prévenu pourrait d'ailleurs faire appel du jugement.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/index.php

jeudi 15 septembre 2016

8 mois ferme pour un regard

Un jeune homme a été condamné hier à 8 mois de prison par le tribunal de Castres pour avoir poursuivi avec un cutter un élève jusque dans le lycée Las Cases à Lavaur, après un différend.
Déjà condamné à neuf reprises alors qu'il n'a que 19 ans et demi, un jeune homme de Lavaur a été jugé pour des violences une nouvelle fois hier après-midi par le tribunal correctionnel de Castres. Ses efforts pour passer un diplôme de cuisinier pendant sa détention actuelle semblent fructueux mais pour l'instant, il doit répondre de ses actes antérieurs.
Les faits sont très désagréables et remontent au mois de mars2015.
Alors qu'il passait devant le lycée Las Cases à Lavaur, le prévenu «s'accroche» avec un jeune lycéen qui attend à l'abribus... pour «un échange de regards qui se passe mal» a expliqué le vice-procureur Abentin. Le ton monte entre les deux garçons et le lycéen finit par prendre peur et s'enfuit en courant pour se réfugier à l'intérieur de l'enceinte du lycée alors que l'agresseur le poursuit avec un cutter à la main, selon plusieurs témoins et la victime.
«Je n'avais pas de cutter, nie le prévenu à la barre. Ce n'était qu'un briquet». Mais il nie aussi être entré dans l'établissement alors que plusieurs membres du lycée le confirment.

Et 300 euros d'amende pour des dégradations en cellule

«Comment auraient-ils pu identifier l'agresseur s'il n'était pas entré dans le lycée?» a ajouté le vice-procureur. L'avocate du garçon tentera pourtant d'apaiser le contexte, rappelant que son client est en train de passer un CAP de cuisinier et qu'il s'apprête à sortir de prison: «Dans ce dossier, il n'y a que des déclarations des uns et des autres mais pas de confrontation» a-t-elle ajouté.
Finalement, il a été condamné à 8 mois de prison ferme, mais aussi à payer une amende de 300 € pour des dégradations qu'il avait commises dans sa cellule de garde à vue en gravant son propre nom sur les murs et le matelas de la geôle.
http://www.ladepeche.fr/communes/lavaur,81140.html

Des victimes à jamais meurtries dans leur chair

Pour le troisième jour du procès du braquage du McDonald's de Villefranche, les quatre parties civiles ont été entendues par la cour. Des confessions douloureuses.
La journée d'hier a commencé par l'ouverture des scellés, un fusil de chasse à canons superposés et deux pistolets à grenailles trouvés à proximité du sac à dos contenant le butin, suivie du visionnage de la bande de vidéosurveillance enregistrée pendant les faits. Des images qui, si elles n'ont pas vraiment révélé le rôle de chacun des protagonistes, ont réveillé de douloureux souvenirs aux victimes présentes dans la salle d'audience qui, depuis six ans, tentent de rayer de leur mémoire cette soirée du 19 avril.
«à la fin du service, je classais des cartons avec le manager qui a ouvert la porte. Un premier homme vêtu d'un pantalon jaune (Driss, NDLR) est entré, a pointé un pistolet sur moi et m'a dit de me mettre à terre, je me suis exécuté. Ensuite, deux autres hommes sont entrés. J'avais les yeux rivés au sol mais je crois que pendant tout le temps, quelqu'un est resté à côté avec une arme pointée sur moi. Entre-temps, une personne m'a fouillé pour savoir si j'avais un téléphone et m'a frappé deux fois à la tête, avec le canon je crois. C'est confus, j'ai vu sur la vidéo qu'on m'avait tapé au début, je ne m'en souvenais plus», raconte Alain, alors équipier polyvalent au McDonald's, qui s'en est sorti avec une plaie de 2 cm du cuir chevelu et un stress psychologique qui lui ont valu deux jours d'incapacité de travail. Aujourd'hui autoentrepreneur, Alain déclare ne pas souffrir de séquelles. «Sur le moment, lorsque j'étais à terre, j'avais l'impression que j'allais mourir, j'avais peur que le coup parte. Je crois que j'ai digéré tout ça mais j'ai décidé de ne plus travailler dans un endroit où il y a de l'argent».

«Selon moi, c'était Youness»

Ce n'est pas le cas de Ludivine, alors équipière polyvalente, qui pleure tout au long de son témoignage qu'elle termine en accordant son pardon à Driss, ou de Sanaa, chef d'équipe, enceinte de quatre mois au moment des faits, qui expliquent toutes deux que l'après-braquage a été très compliqué et que la peur est toujours bien présente.
Le récit de Guillaume, qui était manager depuis trois ans au moment des faits, apporte un éclairage tout particulier. Lui aussi a eu très peur : «Celui qui me surveillait avec le fusil a explosé mon portable posé à côté de moi avec la crosse du fusil et le coup est parti. C'était le plus violent des trois. Je pensais à mon fils de 2 jours, à mon père parti un an avant. Aujourd'hui, je ferme les volets, j'ai toujours peur alors que je dois être l'homme de la famille. J'ai démissionné six mois après car j'allais au travail presqu'en pleurant». Cet homme qu'il décrit comme être le plus violent, c'est, selon lui, Youness, qui nie les faits depuis le début. «Je pense que Driss ne dit pas la vérité et que c'est Youness et non Larbi qui tenait le fusil», lâche Guillaume en triturant un mouchoir en papier derrière son dos. Une déclaration qui pousse l'avocat général à faire mettre les trois accusés debout, côte à côte. «Maintenez-vous cette thèse ?», demande Alain Guglielmi. «Oui, selon moi, c'était Youness».
Enfin, l'ancien directeur du McDo de Villefranche est entendu comme témoin et non en tant que partie civile. Il explique avoir reconnu Driss tout de suite, malgré son maquillage. Driss qui lui a asséné un coup de crosse qui lui a valu une plaie au scalp de 4 cm. Et Driss qui faisait l'objet, avant le vol du détecteur de faux billets, d'une procédure disciplinaire pour retards et absences répétés.
Voilà qui écorne quelque peu l'image qu'a renvoyée Driss tout au long du procès, celle d'un homme intelligent, intègre, travailleur, persévérant et bien d'autres qualificatifs que tous les témoins cités se sont accordés à mettre en exergue.
 

Meuse : il construit un garage à 25.000€ sans autorisation le procureur requiert la démollition

 
Le tribunal de Verdun a planché ce mercredi sur une affaire d’urbanisme. Olivier* n’est pas présent à la barre mais il est représenté par son avocate, Me Anne Sophie Lourme, du barreau de Bordeaux. Cet habitant de Saint-Jean-lès-Buzy est accusé d’avoir construit sans autorisation un bâtiment en bois de 80m2 derrière chez lui, sans autorisation préalable. « Mon client ne savait pas qu’il devait faire une demande de permis de construire pour un garage », plaide le conseil bordelais qui précise : « Et pourtant, la mairie se trouve en face de chez lui et l’a laissé faire ! Ce n’est que quand tout était fini qu’on lui a envoyé un courrier. C’est tout de même 25.000€ ! »
À la barre, le maire de la commune, qui s’est constitué partie civile dans le dossier (sans délibération de son conseil municipal comme l’appuie la défense), ne voit pas les choses de la même manière. Le premier magistrat l’assure : « Je n’avais pas vu tout de suite cette construction. Quand je m’en suis rendu compte, j’ai écrit à cet habitant. » Un premier courrier lui demandant de déposer une demande de permis de construire, qui n’a reçu aucune réponse. Puis deux autres. Au final, quand Olivier a fait la demande de régularisation, plus tard, il se l’est vu refuser par la Direction départementale des Territoires. La parcelle se trouve en zone inondable et n’accepte plus de nouvelles constructions. « C’est faux, cette parcelle est sur deux zones. L’une d’entre elle tolère les nouvelles constructions, surtout quand elles n’abritent pas de personnes mais juste des biens », plaide la défense.
Pour le procureur Camille Miansoni, ce dossier illustre la difficulté pour un maire d’une petite commune de faire appliquer le code de l’urbanisme : « Il y va de sa crédibilité envers les autres habitants. » Il requiert la démolition du bâtiment dans les plus brefs délais.
Délibéré le 12 octobre.
*Le prénom a été modifié
 
 

mercredi 14 septembre 2016

30 ans de réclusion pour les "amants diaboliques

Sébastien Chantereau et Sophie Richard, les deux "amants diaboliques", ont été condamnés aujourd'hui à trente ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de la Marne pour l'assassinat en 2014 de Julien Thévenet, mari de Mme Richard
Ce verdict est conforme aux réquisitions de l'avocate générale.
Les ex-amants ont reconnu avoir organisé, puis mis à exécution le 24 janvier 2014, l'assassinat du mari de la co-accusée, Julien Thévenet, âgé de 24 ans. Ce militaire à la base aérienne 113 de Saint-Dizier (Haute-Marne) a été tué de sept coups de pioche dans le garage du pavillon familial, à Somme-Suippe, un village d'environ 500 âmes près de Châlons-en-Champagne.

Les amants avaient maquillé la scène de crime pour faire croire à un cambriolage qui aurait mal tourné. Finalement, le 27 janvier 2014, Sophie Thévenet avait prévenu la gendarmerie de la mort de son mari, prétendant alors avoir fait cette sombre découverte au retour d'un week-end avec "un ami d'enfance

http://www.lefigaro.fr/flash-phpactu/index.

Procès des «amants diaboliques» : «Elle planifie, il exécute»

Trente ans de réclusion criminelle ont été requis mercredi 14 septembre devant la cour d’assises de la Marne contre les «amants diaboliques», qu’un «pacte criminel» a conduits à l’assassinat du mari de la co-accusée, un militaire.
Dans le box, les accusés, dont les versions divergent, ne se jettent pas un seul regard, séparés par deux agents de sécurité pénitentiaire.
Les ex-amants ont néanmoins reconnu avoir organisé, puis mis à exécution le 24 janvier 2014, l’assassinat du mari de la co-accusée, Julien Thévenet, 24 ans. Ce militaire à la base aérienne 113 de Saint-Dizier (Haute-Marne) a été tué de sept coups de pioche dans le garage du pavillon familial, à Somme-Suippe, un village d’environ 500 âmes près de Châlons-en-Champagne.
Ils écoutent sans ciller l’avocate générale, Delphine Moncuit, livrer son réquisitoire durant une heure et demie, autour d’une «complémentarité dans l’acte», convaincue «depuis le premier jour» que les deux accusés ont «la même part de responsabilité dans ce pacte criminel».
«C’est la parole de l’un contre la parole de l’autre, on est dans un huis clos où eux seuls savent ce que chacun a fait», regrette-t-elle, même si «la version de M. Chantereau est corroborée par les investigations techniques faites dans ce dossier alors que les déclarations de Mme Richard sont peu crédibles».
Sa charge envers la complice, «incapable de dire la vérité» selon l’avocate de la partie civile, décrite comme «égocentrique» et «avare» par les experts, est sévère : «Elle ment ! Elle était là, elle a mis en marche le processus d’exécution de son époux. Elle est maître des événements qui se passent ce jour-là.»
Les tentatives d’explications de l’accusée n’ont jamais paru sincères. Mardi, elle était revenue sur ses déclarations en garde à vue, admettant avoir «menti» et essayant de minimiser son rôle par le fait qu’elle n’a pas «réfléchi» à ses actes, n’ont jamais paru sincère.
- «Un meurtrier, pas un monstre»
«Sébastien n’a été qu’une arme par destination», a plaidé Me Lumbroso,avocat de Chantereau, qui a défendu son client «victime d’un syndrome abandonnique» dû à une «défaillance paternelle» et une «faille narcissique».
«C’est un meurtrier, pas un monstre», avance-t-il pour demander aux jurés de prendre une décision correspondant à «la réalité».
«La sorcière», selon le terme qu’il emploie, aurait donc influencé l’accusé, surnommé «Satan» au lycée, pour une histoire d’argent, qu’elle espérait toucher des assurances à hauteur d’environ 200 000 euros après la mort de son époux.
Ce schéma qui place les accusés sur un pied d’égalité est balayé par Me Guillaume Bert, avocat de Mme Richard, rappelant que sa cliente n’est pas une meurtrière : «Je vous demande de rééquilibrer le plateau de la balance, ce n’est pas elle qui a porté les coups.»
«Elle planifie, il exécute», résume l’avocate générale, persuadée que «sans la rencontre avec Sophie Richard, Sébastien Chantereau n’aurait jamais eu l’intention de tuer Julien Thévenet».
Mme Moncuit a aussi requis le retrait de l’autorité parentale de Sophie Richard sur sa fille âgée d’à peine deux ans à l’époque des faits et qui se trouvait dans sa chambre quand, de l’autre côté de la cloison, sa mère demandait à Chantereau s’il avait «bientôt fini» sa besogne. Dans le même temps, elle donnait aussi le bain à son autre enfant, un garçon de 5 ans, né d’une autre union.
«Un jour, elle sera en âge de comprendre et demandera des comptes à sa mère. Ce jour-là, la peine la plus lourde sera infligée par sa fille», prophétise Me Bert devant les jurés, avant qu’ils se retirent pour délibérer.
Le verdict est attendu dans la soirée.

http://www.paris-normandie.fr/actualites/faits-divers

Décès d'un adolescent: 15 mois de sursis pour le chirurgien

Un chirurgien strasbourgeois a été condamné à 15 mois de prison avec sursis aujourd’hui en appel à Colmar pour "homicide involontaire par imprudence ou négligence" après le décès d'un adolescent à l'hôpital en 2008, a-t-on appris auprès de l'avocat de la famille.

Maxime Walter, 15 ans, était mort dans le service du Dr Raphaël Moog après une chute à VTT. Souffrant d'une importante hémorragie interne, il avait été abondamment transfusé, mais son état empirait d'heure en heure. Le Dr Moog lui avait finalement enlevé la rate, près de 24 heures après l'accident, après avoir trop longtemps hésité à le faire. "Des manquements caractérisés" pour la cour, qui ont "exposé le patient à un risque d'une particulière gravité qu'il ne pouvait ignorer au regard de son expérience et de ses compétences, privant le jeune homme de toute chance de survie", a rapporté Me Jean-Christophe Coubris, un des avocats de parents de Maxime Walter. Le Dr Moog, condamné en première instance à 12 mois de prison avec sursis, pourra toutefois continuer d'exercer. Les juges ont souligné qu'il avait, depuis 2008, réalisé des centaines d'opérations et "qu'aucun accident grave (n'avait) été révélé à son encontre" à ce jour, a précisé Me Coubris, "déçu" par cette décision.

La famille de Maxime Walter souhaitait obtenir une interdiction d'exercer contre le chirurgien pour "adresser un message symbolique au corps médical", a ajouté l'avocat. Interrogé par l'AFP, le père de Maxime, Thierry Walter, a dit vouloir poursuivre le combat de la famille pour la vérité : les parents de l'adolescent envisagent un "ultime recours" devant l'Ordre national des médecins.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

Trois ans de prison ferme pour fraude fiscale requis contre Jérôme Cahuzac