« Son autorité passe par la violence. C’est un véritable tyran domestique », a résumé le substitut Aurélien Bailly-Salins au procès de cet homme de 45 ans, avant de lui conseiller avec énergie : « Ne faites plus d’enfants, Monsieur. »
Père de dix enfants, il était poursuivi pour en avoir maltraité la moitié. Garçons et filles, tous avaient raconté les mêmes scènes de violence à la maison. C’était en 2010, quand une éducatrice de leur foyer avait surpris une conversation entre un frère et une sœur. Ils y évoquaient des gifles, des cheveux tirés, des projections contre le mur.
Entendus par les policiers de Bourg-en-Bresse, ils avaient décrit leur quotidien de misère. Les insultes les plus ordurières, les coups de pied dans le ventre, les coups de balai sur le crâne jusqu’à saigner, les coups de poing dans la mâchoire ou encore les pieds écrasés à coup de talon.
L’épouse aurait subi un traitement comparable selon ses enfants mais elle n’avait pas souhaité déposer plainte.
En garde à vue, l’homme avait reconnu avoir donné « des claques et des coups de savate, à titre éducatif ». Mais à l’audience, il n’a admis que des « engueulades quand ils faisaient des conneries, mais pas de violences. » Son fils blessé au crâne ? « Il s’est fait mal tout seul en tombant. » Quant à sa femme : « Je ne l’ai jamais frappée, ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. »
« Tout ce qu’ils disent est faux », s’est défendu le quadragénaire. « Pourquoi ils mentiraient tous ? », l’a questionné le président Deschanels. « J’ai eu une relation avec une femme, ils ne l’ont pas accepté. »
« Ce qu’ils ont décrit c’était leur quotidien, comme un appel au secours », a expliqué leur avocat, M e Guillaume Gossweiler, soucieux de faire prendre conscience à ce père qu’il faudrait bien un jour renouer les liens avec ses enfants qui l’aiment.
Le substitut a requis trois ans de prison dont la moitié avec sursis et mise à l’épreuve. « Une peine démesurée », s’est insurgé M e Frémion, pour qui « il n’est pas le seul responsable de l’état de santé et de la souffrance de ses enfants. Constatant l’imprécision de la date des faits, il a demandé une relaxe partielle et souhaité que le tribunal privilégie les soins pour son client.
Il a été condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis avec mise à l’épreuve.
http://www.leprogres.fr/ain/2012/07/05/un-tyran-domestique-condamne-pour-violences-sur-cinq-de-ses-dix-enfants
Il faut faire confiance en la justice (Hegel) Revue de la presse judiciaire ici........
jeudi 5 juillet 2012
Besançon : « Il s’est vu mort ! »
DÉTENU dans le cadre d’autres affaires, Adel Achbar, 23 ans, arrive dans le box des prévenus en arborant un t-shirt « Beau gosse inside ». L’affaire pour laquelle il comparaît n’a pourtant rien de folichon. Voilà trois ans, le 12 juin 2009, en compagnie d’un complice, il s’est présenté visage couvert et arme à la main au bureau de tabac du 75, rue Battant, à Besançon et, appuyant son pistolet sur la tempe du buraliste, lui a intimé l’ordre de lui remettre le contenu de sa caisse. Avant de repartir avec quelque 750 € de numéraire et de paquets de cigarettes.
Avocat de la partie civile, le bâtonnier Vanhoutte souligne le choc psychologique subi par le buraliste victime : « Sur le moment, il s’est vu mort ! Aujourd’hui, le prévenu nous dit qu’il s’agissait d’une arme factice – ce dont nous n’aurons d’ailleurs jamais la preuve – mais lorsqu’il a eu le pistolet sur la tempe, mon client a cru sa dernière heure arrivée. Il a dû se mettre sous antidépresseurs et, aujourd’hui encore, il subit les séquelles de ce traumatisme. »
Rappelant qu’en refusant de livrer son complice, Adel Achbar « a choisi d’assumer seul ses actes », la procureur Margaret Parietti souligne qu’à l’époque du braquage, le jeune homme « n’avait jamais été condamné, même si, depuis, il a multiplié les peines pour vols, destructions et outrages ». En l’occurrence, elle sollicite une peine « qui ne soit pas inférieure à dix mois ferme ».
Au terme des délibérés, Adel Achbar est retourné à la prison de Metz avec quinze mois supplémentaires à purger. À sa sortie, comme l’ont indiqué les juges, il sera placé sous l’épée de Damoclès des quatorze mois avec sursis et mise à l’épreuve prononcés dans le cadre d’autres affaires. Avec obligation d’indemniser le buraliste.
http://www.estrepublicain.fr/doubs/2012/06/29/braqueur-de-buraliste-quinze-mois-ferme
« Il s’est vu mort ! »
Par chance, il portait des sortes de mitaines et avait laissé ses empreintes. Confondu, il refusera toujours de livrer l’identité de son complice, fera huit mois et demi de détention provisoire, frôlera les assises (les braquages relevant de la matière criminelle et lui faisant encourir sept ans de prison) mais, l’affaire ayant été correctionnalisée, le voici face au président Baud et à ses assesseurs.Avocat de la partie civile, le bâtonnier Vanhoutte souligne le choc psychologique subi par le buraliste victime : « Sur le moment, il s’est vu mort ! Aujourd’hui, le prévenu nous dit qu’il s’agissait d’une arme factice – ce dont nous n’aurons d’ailleurs jamais la preuve – mais lorsqu’il a eu le pistolet sur la tempe, mon client a cru sa dernière heure arrivée. Il a dû se mettre sous antidépresseurs et, aujourd’hui encore, il subit les séquelles de ce traumatisme. »
Rappelant qu’en refusant de livrer son complice, Adel Achbar « a choisi d’assumer seul ses actes », la procureur Margaret Parietti souligne qu’à l’époque du braquage, le jeune homme « n’avait jamais été condamné, même si, depuis, il a multiplié les peines pour vols, destructions et outrages ». En l’occurrence, elle sollicite une peine « qui ne soit pas inférieure à dix mois ferme ».
« Descente aux enfers »
Pour la défense, Me Hakkar parle d’un jeune « issu d’une famille aimante et structurée qui a été déstabilisé lorsque ses parents ont déménagé de Poligny à Dole. Dès lors, il est tombé dans la délinquance : alcool, cannabis, mauvaises fréquentations. Ça a été la descente aux enfers pour ce jeune qui venait de passer son bac et avait commencé une carrière de commercial ». L’avocat citera également les problèmes psychologiques de son client, « pour lesquels il se fait suivre et soigner en prison », afin d’invoquer la clémence des juges et de solliciter une peine assortie en partie d’un sursis avec mise à l’épreuve.Au terme des délibérés, Adel Achbar est retourné à la prison de Metz avec quinze mois supplémentaires à purger. À sa sortie, comme l’ont indiqué les juges, il sera placé sous l’épée de Damoclès des quatorze mois avec sursis et mise à l’épreuve prononcés dans le cadre d’autres affaires. Avec obligation d’indemniser le buraliste.
http://www.estrepublicain.fr/doubs/2012/06/29/braqueur-de-buraliste-quinze-mois-ferme
« Je voulais lui faire mal »
« Parlez plus fort et près du micro ! », assène le président du tribunal au trentenaire. En jean, tee-shirt noir et lunettes, l’homme est jugé pour avoir tiré sur son ex-compagne à Montbéliard. Les faits se sont produits lundi devant le lycée Cuvier. Le Sochalien a déjà été condamné quatre fois pour des conduites en état d’ivresse et des violences.
« Je voulais lui faire mal », avoue le prévenu, qui explique ne pas supporter la séparation. L’alcoolisation massive (20 verres de bière, un taux de 1,96 g), une rancune tenace mêlée de haine, l’a conduit à cette dérive qui aurait pu tourner au drame. « La victime sortait du lycée où avait eu lieu une remise de diplômes. Elle raconte : ‘’Je pense qu’il avait bu. Il s’est mis à m’insulter, il a sorti une arme et l’a braquée sur ma tempe. J’étais dans un état second. Mes enfants m’ont défendue. J’ai senti un claquement’’ », relate le magistrat. Son ex-conjoint vient de la toucher avec un pistolet à bille. À l’hôpital, une balle de plomb est extraite de sa cuisse. La blessure est heureusement sans gravité. « Est-ce que vous avez conscience de la catastrophe ? Vous avez tiré sur votre femme devant vos enfants ! », s’indigne la juge Baghdassarian.
Si le président du tribunal dit comprendre la souffrance de l’intérimaire, il tente aussi de lui remettre les idées en place : « Votre ex-épouse n’est pas votre propriété. Vous pensiez quoi ? Que vous alliez calmer votre souffrance ? Ca va être compliqué de renouer avec vos enfants… », martèle-t-il. La procureure de la République requiert de dix-huit mois à deux ans de prison, dont la moitié avec sursis. « J’ai souhaité une comparution immédiate. Il fallait mettre un coup d’arrêt à ces violences. J’espère que la nuit en détention aura eu l’effet d’un électrochoc. »
À la défense, M e Niggli assure que l’intérimaire, en proie à un profond mal-être, se rend compte de l’immense gâchis occasionné. « Je l’ai rencontrée plus de vingt-quatre heures après les faits. Il était effondré, il pleurait. » Hier, l’homme essuyait encore quelques larmes sur son tee-shirt. Décision : dix-huit mois de prison, dont un an avec sursis, mise à l’épreuve pendant trois ans avec obligation de soin et de travail.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/06/29/je-voulais-lui-faire-mal
« Je voulais lui faire mal », avoue le prévenu, qui explique ne pas supporter la séparation. L’alcoolisation massive (20 verres de bière, un taux de 1,96 g), une rancune tenace mêlée de haine, l’a conduit à cette dérive qui aurait pu tourner au drame. « La victime sortait du lycée où avait eu lieu une remise de diplômes. Elle raconte : ‘’Je pense qu’il avait bu. Il s’est mis à m’insulter, il a sorti une arme et l’a braquée sur ma tempe. J’étais dans un état second. Mes enfants m’ont défendue. J’ai senti un claquement’’ », relate le magistrat. Son ex-conjoint vient de la toucher avec un pistolet à bille. À l’hôpital, une balle de plomb est extraite de sa cuisse. La blessure est heureusement sans gravité. « Est-ce que vous avez conscience de la catastrophe ? Vous avez tiré sur votre femme devant vos enfants ! », s’indigne la juge Baghdassarian.
Si le président du tribunal dit comprendre la souffrance de l’intérimaire, il tente aussi de lui remettre les idées en place : « Votre ex-épouse n’est pas votre propriété. Vous pensiez quoi ? Que vous alliez calmer votre souffrance ? Ca va être compliqué de renouer avec vos enfants… », martèle-t-il. La procureure de la République requiert de dix-huit mois à deux ans de prison, dont la moitié avec sursis. « J’ai souhaité une comparution immédiate. Il fallait mettre un coup d’arrêt à ces violences. J’espère que la nuit en détention aura eu l’effet d’un électrochoc. »
À la défense, M e Niggli assure que l’intérimaire, en proie à un profond mal-être, se rend compte de l’immense gâchis occasionné. « Je l’ai rencontrée plus de vingt-quatre heures après les faits. Il était effondré, il pleurait. » Hier, l’homme essuyait encore quelques larmes sur son tee-shirt. Décision : dix-huit mois de prison, dont un an avec sursis, mise à l’épreuve pendant trois ans avec obligation de soin et de travail.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/06/29/je-voulais-lui-faire-mal
mercredi 4 juillet 2012
Animateur en centre de loisirs, il maltraitait sa fillette d’un an
Le prévenu s’avance à la barre avec un tee-shirt portant le dessin d’une tétine et l’inscription « futur papa ». Comble du mauvais goût pour un homme qui comparaît pour des violences sur sa fillette.
Un an de prison avec sursis pour avoir maltraité sa petite fille d’un an, c’est à cette peine que ce père a été condamné. Mais avec sursis, sursis qu’il n’a pas accordé à cet enfant lorsque, pendant des mois, il l’a frappée à coups de poing, lui a arraché les cheveux, tiré les oreilles parfois même jetée contre les murs… Des coups et humiliations presque quotidiens.
C’est une mère affolée qui s’est rendue au commissariat de police de Rive-de-Gier, le 17 septembre 2011 en pleine nuit. Elle venait de découvrir son époux nu dans le lit conjugal, la fillette de deux ans, la main sur le sexe de son père.
L’agression sexuelle n’a pas été retenue à l’encontre du père, mais la mère a également évoqué des violences répétées sur la fillette.
Le père, âgé de 26 ans, a un emploi, mais il est également animateur en centre de loisirs. Il reconnaît les faits, comme une évidence, un passé révolu : « À cette époque, je perdais patience facilement. Et un enfant, ça marque très vite. »
Aujourd’hui, le père affirme que tout est rentré dans l’ordre : « Maintenant, je punis et je ne tape que sur les mains. Elle apprend à être punie »
La mère n’a pas accompagné son époux au tribunal. Elle affirme dans une audition que tout va bien désormais. Le troisième est même en route.
M e Annick Sadurni, partie civile pour l’enfant, est sceptique : « On a l’impression d’une chape de plomb dans cette famille. Peut-on faire confiance à cette mère pour assurer la protection des enfants ? Il faut surveiller cette famille pour prévenir une tragédie. »
Marie-Christine Jamain, pour le ministère public, rappelle que des certificats médicaux confirment la maltraitance et requiert 6 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans avec obligation de soins et interdiction d’entrer en contact avec des mineurs, donc de poursuivre dans la voie de l’animation. Le tribunal est allé au-delà des réquisitions, condamnant le père à 1 an de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans avec les obligations requises par le parquet.
http://www.leprogres.fr/loire/2012/06/28/le-pere-egalement-animateur-maltraitait-sa-fillette-d-un-an
Un an de prison avec sursis pour avoir maltraité sa petite fille d’un an, c’est à cette peine que ce père a été condamné. Mais avec sursis, sursis qu’il n’a pas accordé à cet enfant lorsque, pendant des mois, il l’a frappée à coups de poing, lui a arraché les cheveux, tiré les oreilles parfois même jetée contre les murs… Des coups et humiliations presque quotidiens.
C’est une mère affolée qui s’est rendue au commissariat de police de Rive-de-Gier, le 17 septembre 2011 en pleine nuit. Elle venait de découvrir son époux nu dans le lit conjugal, la fillette de deux ans, la main sur le sexe de son père.
L’agression sexuelle n’a pas été retenue à l’encontre du père, mais la mère a également évoqué des violences répétées sur la fillette.
Le père, âgé de 26 ans, a un emploi, mais il est également animateur en centre de loisirs. Il reconnaît les faits, comme une évidence, un passé révolu : « À cette époque, je perdais patience facilement. Et un enfant, ça marque très vite. »
Aujourd’hui, le père affirme que tout est rentré dans l’ordre : « Maintenant, je punis et je ne tape que sur les mains. Elle apprend à être punie »
La mère n’a pas accompagné son époux au tribunal. Elle affirme dans une audition que tout va bien désormais. Le troisième est même en route.
M e Annick Sadurni, partie civile pour l’enfant, est sceptique : « On a l’impression d’une chape de plomb dans cette famille. Peut-on faire confiance à cette mère pour assurer la protection des enfants ? Il faut surveiller cette famille pour prévenir une tragédie. »
Marie-Christine Jamain, pour le ministère public, rappelle que des certificats médicaux confirment la maltraitance et requiert 6 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans avec obligation de soins et interdiction d’entrer en contact avec des mineurs, donc de poursuivre dans la voie de l’animation. Le tribunal est allé au-delà des réquisitions, condamnant le père à 1 an de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans avec les obligations requises par le parquet.
http://www.leprogres.fr/loire/2012/06/28/le-pere-egalement-animateur-maltraitait-sa-fillette-d-un-an
Il n'avait pas vu la moto qui arrivait en face
Un an après le terrible accident de la circulation survenu à Aussillon le 2 mai 2011, boulevard du Thoré devant une jardinerie, au cours duquel un motard âgé de 41 ans a trouvé la mort, le conducteur du véhicule 4x4 qui avait coupé la route à la moto comparaissait hier devant le tribunal pour « homicide involontaire ». Un procès douloureux pour la famille de la victime, Frédéric Delmas, qui vivait en couple depuis 21 ans au Pont de l'Arn et était père de deux enfants. Devant le tribunal où siégeaient aussi deux citoyens assesseurs, le conducteur a reconnu sa responsabilité, du moins partiellement. Alors qu'il s'apprêtait à tourner à gauche vers le parking de la jardinerie, il s'est engagé et n'avait pas vu venir la moto arrivant en face. Le motard, connu pour être prudent, a freiné et tenté de l'éviter mais a fini sa course contre la voiture, coincé sous le châssis.
Un raisonnement qui n'a pas été suivi par le tribunal qui a annulé le permis de conduire de l'octogénaire et l'a condamné à 10 mois de prison avec sursis.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/28/1388620-aussillon-il-n-avait-pas-vu-la-moto-qui-arrivait-en-face.html
Annulation du permis
Si pour le vice-procureur Philippe Mao, la faute d'inattention est évidente et doit conduire, à titre principal, à l'annulation du permis de conduire, Maître Renier, représentant la famille de la victime, ne peut accepter un quelconque partage de responsabilité. Notamment vis-à-vis de la vitesse supposée à laquelle roulait la moto. Aucun élément technique ne permet d'affirmer qu'il était au-delà de la vitesse réglementaire et les témoignages ne sont pas suffisamment précis. Pour autant, c'est la thèse qui a été défendue par Maître Darmais, conseil du conducteur : « Il ne s'agit pas de piétiner la douleur de la famille. Il ne nie pas avoir avancé sur la voie de gauche pour tourner. Mais des éléments laissent à penser qu'il roulait au-delà de 50km/h et il peut y avoir alors une faute partagée. »Un raisonnement qui n'a pas été suivi par le tribunal qui a annulé le permis de conduire de l'octogénaire et l'a condamné à 10 mois de prison avec sursis.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/28/1388620-aussillon-il-n-avait-pas-vu-la-moto-qui-arrivait-en-face.html
mardi 3 juillet 2012
Un des acquittés d'Outreau est mort
Un des acquittés du premier procès de pédophilie d'Outreau, qui avait passé 30 mois en détention, l'ouvrier Daniel Legrand père, est décédé lundi à 59 ans à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), selon un avis nécrologique publié mardi dans la presse locale.
Daniel Legrand, père de Daniel Legrand, qui lui, avait été acquitté à l'issue du procès en appel, est décédé de maladie, selon des proches. Il avait repris son travail dans une entreprise locale de constructions métalliques après son acquittement en 2004, mais avait pris depuis sa retraite.
Accusée de squatter la maison de maître d’un octogénaire affaibli
« Cet homme était une proie tout indiquée pour cette femme sans scrupule. Elle était prête à tout pour profiter de la situation. » La substitut Virginie Maggio n’a pas eu de mots assez durs, hier, lors du procès pour « abus de faiblesse » et « escroquerie » de Sonia Jendoubi Manguelin, « qui n’a même pas daigné comparaître ». Elle a dénoncé le véritable « viol psychologique et matériel » dont est victime Pierre Gouillon depuis deux ans.
Depuis son séjour à l’hôpital en février 2010, cet ancien industriel âgé de 87 ans est victime d’un « coucou qui a fait son nid chez lui » comme l’a résumé son avocat, Jean-Michel Portal.
En 1973, il avait acquis cette luxueuse maison de maître de 500 m² sur trois niveaux avec 2 500 m² de terrain, ainsi qu’une dépendance comprenant une piscine intérieure. Le tout richement meublé par ce collectionneur d’art.
En 2005, une pimpante quadragénaire sonne à la porte. Sonia Jendoubi Manguelin est à la tête d’une petite entreprise de zinguerie et se propose pour refaire le toit. Pierre Gouillon ne donne pas suite. Mais en 2006, à la mort de son épouse, il la contacte pour des fuites dans le toit. « Elle a alors patiemment tissé sa toile », explique M e Portal. Le papi étant isolé, sans famille proche, elle lui rend des services, l’invite même chez elle. Et l’octogénaire n’aurait sans doute pas été insensible à ses charmes.
Elle tente de se pacser avec lui, puis de se faire adopter. Sans succès. Elle fait licencier la bonne. « Cette mante religieuse l’isole et se rend indispensable », constate l’avocat lyonnais.
Et début février 2010, elle débarque avec une bouteille de champagne et un gâteau d’anniversaire, et lui fait signer deux papiers sur son lit d’hôpital. Elle y obtient la jouissance de la maison, promet de s’occuper de lui jusqu’à la fin de ses jours et de payer toutes les charges de la maison, ce qu’elle ne fera jamais.
Elle tente sans succès de faire valider les documents par un notaire. À son retour, Pierre Gouillon ne peut plus rentrer chez lui, il est relégué dans la dépendance. Malgré les mises en demeure, rien n’y fait. Les rapports se dégradent. Les insultes, les humiliations suivent. Sa maison de maître est pillée comme en attestent des constats d’huissiers de 2010 et 2012, et se dégrade lentement. Des retraits de 600 euros sont même effectués en juillet 2010 avec sa carte bancaire. Sonia Jendoubi nie, mais elle est filmée par la caméra du distributeur.
Pourtant, le médecin est formel : le papi, abruti de médicaments, était « désorienté » quand il a signé les papiers. « Dans un état de faiblesse absolu », ajoute même l’expert psychiatre.
« Si vous voulez tout savoir, au début je voulais une relation amoureuse avec elle. Mais elle m’a baratinée », a admis le papi à la barre, avant de déplorer : « J’avais une maison sensass’, maintenant c’est un taudis. »
Un homme qui vit depuis 2010 dans « la terreur » ont témoigné un voisin et un ami.
Virginie Maggio a requis « une peine sévère » contre Sonia Jendoubi Manguelin, dix-huit mois de prison dont neuf avec sursis et mise à l’épreuve.
Mais M e Couturier a plaidé sa relaxe, arguant des « relations amicales voire familiales » qui ont existé, de « services réciproques », et dénonçant une expertise de l’état de santé de l’octogénaire effectuée un an après.
Le tribunal aura pourtant été au-delà des réquisitions. La prévenue a été condamnée à deux ans de prison dont dix-huit mois avec sursis et mise à l’épreuve. Avec interdiction de résider à Jujurieux. Elle devra verser 54 200 euros au titre du préjudice matériel et moral.
http://www.leprogres.fr/ain/2012/06/27/accusee-de-squatter-la-maison-de-maitre-d-un-octogenaire-affaibli
Depuis son séjour à l’hôpital en février 2010, cet ancien industriel âgé de 87 ans est victime d’un « coucou qui a fait son nid chez lui » comme l’a résumé son avocat, Jean-Michel Portal.
En 1973, il avait acquis cette luxueuse maison de maître de 500 m² sur trois niveaux avec 2 500 m² de terrain, ainsi qu’une dépendance comprenant une piscine intérieure. Le tout richement meublé par ce collectionneur d’art.
En 2005, une pimpante quadragénaire sonne à la porte. Sonia Jendoubi Manguelin est à la tête d’une petite entreprise de zinguerie et se propose pour refaire le toit. Pierre Gouillon ne donne pas suite. Mais en 2006, à la mort de son épouse, il la contacte pour des fuites dans le toit. « Elle a alors patiemment tissé sa toile », explique M e Portal. Le papi étant isolé, sans famille proche, elle lui rend des services, l’invite même chez elle. Et l’octogénaire n’aurait sans doute pas été insensible à ses charmes.
Elle tente de se pacser avec lui, puis de se faire adopter. Sans succès. Elle fait licencier la bonne. « Cette mante religieuse l’isole et se rend indispensable », constate l’avocat lyonnais.
Et début février 2010, elle débarque avec une bouteille de champagne et un gâteau d’anniversaire, et lui fait signer deux papiers sur son lit d’hôpital. Elle y obtient la jouissance de la maison, promet de s’occuper de lui jusqu’à la fin de ses jours et de payer toutes les charges de la maison, ce qu’elle ne fera jamais.
Elle tente sans succès de faire valider les documents par un notaire. À son retour, Pierre Gouillon ne peut plus rentrer chez lui, il est relégué dans la dépendance. Malgré les mises en demeure, rien n’y fait. Les rapports se dégradent. Les insultes, les humiliations suivent. Sa maison de maître est pillée comme en attestent des constats d’huissiers de 2010 et 2012, et se dégrade lentement. Des retraits de 600 euros sont même effectués en juillet 2010 avec sa carte bancaire. Sonia Jendoubi nie, mais elle est filmée par la caméra du distributeur.
Pourtant, le médecin est formel : le papi, abruti de médicaments, était « désorienté » quand il a signé les papiers. « Dans un état de faiblesse absolu », ajoute même l’expert psychiatre.
« Si vous voulez tout savoir, au début je voulais une relation amoureuse avec elle. Mais elle m’a baratinée », a admis le papi à la barre, avant de déplorer : « J’avais une maison sensass’, maintenant c’est un taudis. »
Un homme qui vit depuis 2010 dans « la terreur » ont témoigné un voisin et un ami.
Virginie Maggio a requis « une peine sévère » contre Sonia Jendoubi Manguelin, dix-huit mois de prison dont neuf avec sursis et mise à l’épreuve.
Mais M e Couturier a plaidé sa relaxe, arguant des « relations amicales voire familiales » qui ont existé, de « services réciproques », et dénonçant une expertise de l’état de santé de l’octogénaire effectuée un an après.
Le tribunal aura pourtant été au-delà des réquisitions. La prévenue a été condamnée à deux ans de prison dont dix-huit mois avec sursis et mise à l’épreuve. Avec interdiction de résider à Jujurieux. Elle devra verser 54 200 euros au titre du préjudice matériel et moral.
http://www.leprogres.fr/ain/2012/06/27/accusee-de-squatter-la-maison-de-maitre-d-un-octogenaire-affaibli
Sept et cinq ans pour les tortionnaires des Vosges
« C’ est un crime abominable ». La substitut du procureur Sophie Couillaud s’est efforcée, hier, de convaincre la cour d’assises d’Epinal de l’extrême gravité des faits qu’ont avoué avoir commis les trois jeunes de Mirecourt assis, têtes basses, dans le box des accusés. Un réquisitoire de trois quart d’heure à la fois limpide et d’une redoutable efficacité.
La tâche n’était pourtant pas si simple pour l’accusation. Car durant les trois jours qu’ont duré les débats, l’allure juvénile du trio d’accusés et le parcours chaotique de chacun a monopolisé la plus grande partie de l’attention des jurés. Occultant presque l’« acte de torture et de barbarie » dont ils sont les auteurs.
Le soir des faits, ils ont dépassé toutes les limites. Ils lui ont donné des claques et des coups de pieds. Puis deux des accusés l’ont saisi par les jambes tandis que le troisième le sodomisait avec le manche d’une fourchette. « Ils ont voulu le faire souffrir intensément », souligne la substitut.
Pourquoi un tel déferlement de haine ? Les trois jeunes tortionnaires ont expliqué durant leur procès que la victime leur aurait confessé avoir violé un « petit jeune » par le passé. Cela leur aurait fait « péter les plombs ». Surtout ceux de Donovan Grégoire, 23 ans, qui a été la proie d’un pédophile durant son enfance.
C’est lui d’ailleurs qui s’est saisi de la fourchette. « La victime a été l’instrument d’une vengeance qui ne la concernait pas. Elle a aussi été un défouloir pour les deux autres accusés. Est-ce que l’on peut tolérer cela ? », s’emballe la substitut du procureur. Avant de requérir 7 ans de prison contre Donovan Grégoire et 5 ans de prison contre les deux autres accusés, Marcel Monthéard et Yannick Rohé.
Sans être aussi traumatisant, le passé des deux autres accusés n’est pas non plus un conte de fées. Eux aussi sont des « accidentés de la vie », selon l’expression de M e Sébastien Bonnet, défenseur de Marcel Monthéard. « Ils ont tous le même parcours : une famille plus ou moins absente, une déscolarisation très tôt et beaucoup de désœuvrement », poursuit l’avocat qui n’hésite pas à citer Zola pour planter le décor de « misère » et de « pauvreté intellectuelle » dans lequel évoluent tous les protagonistes de ce dossier glauque.
Sa consœur, M e Sonia Akue, insiste sur un autre ingrédient clé de l’affaire : la boisson. Les trois jeunes étaient en effet passablement éméchés (tout comme leur victime) au moment de la séance de torture. « L’alcool est le coaccusé de ce procès. C’est le compagnon des désœuvrés, des faibles et des paumés. C’était le meilleur ami des accusés mais aussi leur pire ennemi », plaide M e Akue. A jeun, les trois tortionnaires ont effectivement l’air totalement inoffensifs. « Ils ont honte de ce qu’ils ont fait », insiste Me Brion en montrant, d’un geste, le trio, prostré dans le box.
Les jurés ont néanmoins suivi les réquisitions de la substitut du procureur.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/06/26/7-et-5-ans-pour-les-tortionnaires
La tâche n’était pourtant pas si simple pour l’accusation. Car durant les trois jours qu’ont duré les débats, l’allure juvénile du trio d’accusés et le parcours chaotique de chacun a monopolisé la plus grande partie de l’attention des jurés. Occultant presque l’« acte de torture et de barbarie » dont ils sont les auteurs.
Instrument de la vengeance
En février 2011, à l’issue d’une nuit de beuverie, ils s’en sont pris à un marginal d’une cinquantaine d’années qui souffre de schizophrénie. « Ils considéraient leur victime comme étant le « gogol », le « beubeu », le « triso » de Mirecourt. C’était celui chez qui on va boire et que l’on cogne à la fin de la soirée », attaque la substitut qui s’indigne : « d’humiliations en humiliations, ils ont fini par oublier qu’il n’était pas un sous-homme mais un être humain comme les autres ».Le soir des faits, ils ont dépassé toutes les limites. Ils lui ont donné des claques et des coups de pieds. Puis deux des accusés l’ont saisi par les jambes tandis que le troisième le sodomisait avec le manche d’une fourchette. « Ils ont voulu le faire souffrir intensément », souligne la substitut.
Pourquoi un tel déferlement de haine ? Les trois jeunes tortionnaires ont expliqué durant leur procès que la victime leur aurait confessé avoir violé un « petit jeune » par le passé. Cela leur aurait fait « péter les plombs ». Surtout ceux de Donovan Grégoire, 23 ans, qui a été la proie d’un pédophile durant son enfance.
C’est lui d’ailleurs qui s’est saisi de la fourchette. « La victime a été l’instrument d’une vengeance qui ne la concernait pas. Elle a aussi été un défouloir pour les deux autres accusés. Est-ce que l’on peut tolérer cela ? », s’emballe la substitut du procureur. Avant de requérir 7 ans de prison contre Donovan Grégoire et 5 ans de prison contre les deux autres accusés, Marcel Monthéard et Yannick Rohé.
Le procès de l’alcool
Les trois avocats de la défense se succèdent ensuite à la barre et mettent en avant les circonstances atténuantes dont peuvent bénéficier leurs clients respectifs. Et ils en ont à faire valoir. A commencer, bien sûr, par Donovan Grégoire, victime d’un prédateur sexuel qui a abusé de lui sous la menace d’un couteau lorsqu’il avait 11 ans. Son violeur a été condamné à 12 ans de réclusion mais cela n’a pas effacé le traumatisme. « Personne n’a su l’aider et les abus sexuels ont eu un effet ravageur sur sa personnalité », estime son avocate, M e Pauline Brion.Sans être aussi traumatisant, le passé des deux autres accusés n’est pas non plus un conte de fées. Eux aussi sont des « accidentés de la vie », selon l’expression de M e Sébastien Bonnet, défenseur de Marcel Monthéard. « Ils ont tous le même parcours : une famille plus ou moins absente, une déscolarisation très tôt et beaucoup de désœuvrement », poursuit l’avocat qui n’hésite pas à citer Zola pour planter le décor de « misère » et de « pauvreté intellectuelle » dans lequel évoluent tous les protagonistes de ce dossier glauque.
Sa consœur, M e Sonia Akue, insiste sur un autre ingrédient clé de l’affaire : la boisson. Les trois jeunes étaient en effet passablement éméchés (tout comme leur victime) au moment de la séance de torture. « L’alcool est le coaccusé de ce procès. C’est le compagnon des désœuvrés, des faibles et des paumés. C’était le meilleur ami des accusés mais aussi leur pire ennemi », plaide M e Akue. A jeun, les trois tortionnaires ont effectivement l’air totalement inoffensifs. « Ils ont honte de ce qu’ils ont fait », insiste Me Brion en montrant, d’un geste, le trio, prostré dans le box.
Les jurés ont néanmoins suivi les réquisitions de la substitut du procureur.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/06/26/7-et-5-ans-pour-les-tortionnaires
lundi 2 juillet 2012
Consommation de cocaïne : le procès de Jean-Luc Delarue reporté à février
Jean-Luc Delarue, qui devait être jugé à partir de lundi pour «acquisition et détention de cocaïne», ne comparaîtra qu'à compter du 1er février 2013, en raison de son état de santé, a décidé le tribunal de Nanterre
Quelques minutes après l'ouverture de l'audience, la 12e chambre correctionnelle de Nanterre s'était retirée pour statuer sur l'absence de deux des 18 prévenus jugés dans cette vaste affaire de trafic de cocaïne dans laquelle est impliqué l'animateur de télévision de 48 ans, atteint par un cancer de l’estomac. Il est « incapable de s’expliquer comme il aurait souhaité le faire », avait indiqué auparavant son avocat, Nicolas Huc-Morel.
Il risque jusqu'à dix ans de prison
L'animateur de la télévision des années 1990 devra néanmoins répondre tôt ou tard «d’acquisition» et de «détention» de stupéfiants. Seize grammes de poudre avaient été retrouvés chez lui lors d’une perquisition. S’il n’est pas jugé pour avoir vendu de la drogue, il risque la même peine que les dealeurs : dix ans de prison.
Six trafiquants et douze autres consommateurs sont aussi convoqués aujourd’hui et jusqu’à vendredi dans cette affaire de trafic, démantelée par la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine en septembre 2010 après trois mois d’enquête. A raison d’une vingtaine de grammes achetés chaque semaine, Vip, nom de code de Jean-Luc Delarue, était le meilleur client de Kiks, la tête de proue du trafic.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/consommation-de-cocaine-le-proces-de-jean-luc-delarue-reporte-a-fevrier-02-07-2012-2074324.php
Quelques minutes après l'ouverture de l'audience, la 12e chambre correctionnelle de Nanterre s'était retirée pour statuer sur l'absence de deux des 18 prévenus jugés dans cette vaste affaire de trafic de cocaïne dans laquelle est impliqué l'animateur de télévision de 48 ans, atteint par un cancer de l’estomac. Il est « incapable de s’expliquer comme il aurait souhaité le faire », avait indiqué auparavant son avocat, Nicolas Huc-Morel.
Il risque jusqu'à dix ans de prison
L'animateur de la télévision des années 1990 devra néanmoins répondre tôt ou tard «d’acquisition» et de «détention» de stupéfiants. Seize grammes de poudre avaient été retrouvés chez lui lors d’une perquisition. S’il n’est pas jugé pour avoir vendu de la drogue, il risque la même peine que les dealeurs : dix ans de prison.
Six trafiquants et douze autres consommateurs sont aussi convoqués aujourd’hui et jusqu’à vendredi dans cette affaire de trafic, démantelée par la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine en septembre 2010 après trois mois d’enquête. A raison d’une vingtaine de grammes achetés chaque semaine, Vip, nom de code de Jean-Luc Delarue, était le meilleur client de Kiks, la tête de proue du trafic.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/consommation-de-cocaine-le-proces-de-jean-luc-delarue-reporte-a-fevrier-02-07-2012-2074324.php
Affaibli par son cancer, Delarue sera jugé en 2013 pour achat de cocaïne
Jean-Luc
Delarue, qui devait être jugé à partir de lundi pour "acquisition
et détention de cocaïne", ne comparaîtra qu'à compter du 1er février 2013, en
raison de son état de santé, a décidé le tribunal de Nanterre.
Quelques minutes après l'ouverture de l'audience, la 12e chambre correctionnelle
de Nanterre s'était retirée pour statuer sur l'absence de deux des 18 prévenus
jugés dans cette vaste affaire de trafic de cocaïne dans laquelle est impliqué
l'animateur de télévision de 48 ans, atteint d'un cancer.
Dispute judiciaire en Suisse autour du magot d'Agnès Le Roux
Trois millions d'euros, c'est une jolie cagnotte. C'est aussi un sacré mobile ! Celui du meurtre d'Agnès Le Roux ?
La jeune héritière du Palais de la Méditerranée, avant de disparaître en 1977, avait déposé une coquette somme en Suisse.
Le magot dort toujours sur un compte séquestre auquel Agnès le Roux avait donné procuration à son amant de l'époque, Maurice Agnelet. Si ce n'est que l'ancien avocat niçois a depuis été condamné pour l'assassinat de la jeune héritière.
Ce qui ne l'empêche pas, aujourd'hui, de réclamer le magot d'Agnès devant la justice Suisse. Il n'est d'ailleurs pas le seul. Plusieurs associations caritatives sont également représentées à l'audience du tribunal de Vevey où, depuis hier, se disputent plusieurs prétendants.
« Le cynisme du personnage »
Ces ONG sont les légataires du sulfureux Jean-Dominique Fratoni. C'est lui qui, pour avoir la main mise sur le casino du palais de la Méditerranée, avait payé Agnès Le Roux.
La jeune femme s'était alors opposée à sa propre famille en conseil d'administration. Juste avant de disparaître. Sans laisser de trace, et sans même transférer ses actions à Jean-Dominique Fratoni. Du coup, ses ayants droit réclament la rétrocession des fonds versés à l'époque.
Mais, la famille Le Roux ne l'entend pas ainsi : « Il s'agissait d'un achat de vote, et non de parts qui, de toute façon, ne pouvaient être cédées », martèle Jean-Charles Le Roux.
L'argent doit-il pour autant revenir à Maurice Agnelet, condamné pour le meurtre de la jeune héritière niçoise ?
« La justice française s'est prononcée. Le 19 juin, elle a confirmé en appel l'indignité d'Agnelet à réclamer cet argent. Il le fait quand même auprès de la justice Suisse. Cela démontre le cynisme de ce personnage. Car cet argent n'est autre que le mobile du meurtre. »
Assassinat que Maurice Agnelet continue de nier. Sur la foi des récentes révélations d'un ancien caïd de la French Connection, il vient d'ailleurs de demander la révision de son procès.
La justice française appréciera dans les prochaines semaines. En attendant ce sont les autorités suisses qui sont donc appelées à se prononcer : à qui appartiennent les millions d'Agnès le Roux ?
http://www.nicematin.com/faits-divers/dispute-judiciaire-en-suisse-autour-du-magot-dagnes-le-roux.912907.html
La jeune héritière du Palais de la Méditerranée, avant de disparaître en 1977, avait déposé une coquette somme en Suisse.
Le magot dort toujours sur un compte séquestre auquel Agnès le Roux avait donné procuration à son amant de l'époque, Maurice Agnelet. Si ce n'est que l'ancien avocat niçois a depuis été condamné pour l'assassinat de la jeune héritière.
Ce qui ne l'empêche pas, aujourd'hui, de réclamer le magot d'Agnès devant la justice Suisse. Il n'est d'ailleurs pas le seul. Plusieurs associations caritatives sont également représentées à l'audience du tribunal de Vevey où, depuis hier, se disputent plusieurs prétendants.
« Le cynisme du personnage »
Ces ONG sont les légataires du sulfureux Jean-Dominique Fratoni. C'est lui qui, pour avoir la main mise sur le casino du palais de la Méditerranée, avait payé Agnès Le Roux.
La jeune femme s'était alors opposée à sa propre famille en conseil d'administration. Juste avant de disparaître. Sans laisser de trace, et sans même transférer ses actions à Jean-Dominique Fratoni. Du coup, ses ayants droit réclament la rétrocession des fonds versés à l'époque.
Mais, la famille Le Roux ne l'entend pas ainsi : « Il s'agissait d'un achat de vote, et non de parts qui, de toute façon, ne pouvaient être cédées », martèle Jean-Charles Le Roux.
L'argent doit-il pour autant revenir à Maurice Agnelet, condamné pour le meurtre de la jeune héritière niçoise ?
« La justice française s'est prononcée. Le 19 juin, elle a confirmé en appel l'indignité d'Agnelet à réclamer cet argent. Il le fait quand même auprès de la justice Suisse. Cela démontre le cynisme de ce personnage. Car cet argent n'est autre que le mobile du meurtre. »
Assassinat que Maurice Agnelet continue de nier. Sur la foi des récentes révélations d'un ancien caïd de la French Connection, il vient d'ailleurs de demander la révision de son procès.
La justice française appréciera dans les prochaines semaines. En attendant ce sont les autorités suisses qui sont donc appelées à se prononcer : à qui appartiennent les millions d'Agnès le Roux ?
http://www.nicematin.com/faits-divers/dispute-judiciaire-en-suisse-autour-du-magot-dagnes-le-roux.912907.html
Crimes de Culètre : Résolution de l’énigme
Albine Novarino-pothier
Anthologiste et écrivain, Albine Novarino-Pothier a publié Les Grandes affaires criminelles de Saône-et-Loire et Les Grandes affaires criminelles du Rhône aux éditions De Borée.C’est au cours de la nuit du 4 au 5 janvier 1845 que le curé Joseph Daunas a été tué, ainsi que sa servante, Madeleine Sellenet. Le mobile de ce double crime semble bien avoir été, non la vengeance comme on l’a d’abord longtemps cru, mais le vol. Or, les années passent, les cloches de l’église continuent de sonner pour les matines et pour l’angélus chaque jour que Dieu fait au fil des saisons. Et, pour autant, les investigations sur la mort du bon curé et de sa dévouée domestique ne donnent aucun résultat.
Le long sommeil de l’enquête
Entre le moment où Pierre Billiard, injustement soupçonné en 1845, après les faits, est officiellement blanchi, neuf mois plus tard, et le moment où l’enquête reprend, il va s’écouler cinq années.Certes, au cours de cette période tumultueuse, la France a connu des turbulences politiques de 1845 à 1850, et les tribunaux ont eu à gérer des affaires urgentes et importantes ; mais ce n’est pas le désengorgement des tribunaux qui va permettre à l’affaire du presbytère Culètre d’être élucidée… c’est le hasard… et ce hasard va se présenter sous la forme d’une lettre anonyme.
Le corbeau de Culètre
Le juge de paix de Culètre reçoit une lettre non signée, postée le 7 février 1850 ; la missive dénonce un certain Jean Mignotte, manouvrier de son état, comme étant l’assassin du presbytère. L’auteur du billet anonyme, qui, de toute évidence, ne peut être qu’un voisin – et même un très proche voisin dudit Mignotte – fournit, à l’appui de sa dénonciation, un certain nombre de preuves qui vont crescendo ; et à ce premier ensemble viendront s’en ajouter d’autres :1. La nuit du double crime, Mignotte était seul chez lui à Longecourt. Sa femme était partie dormir chez sa sœur à Musigny.
2. Cette même nuit, la porte de sa grange était restée entrouverte, à la différence des autres nuits passées et à venir.
3. Le lendemain des meurtres, Mignotte arborait un pantalon et une blouse flambant neufs et on ne lui a plus revu les vêtements qu’il portait la veille et les jours précédant les crimes.
4. Mignotte, qui croulait sous les dettes, les a remboursées, comme par magie, après le drame du presbytère.
Jean Mignotte sur la sellette
Cette dénonciation est suffisamment prise au sérieux pour que Mignotte, père de cinq enfants, et âgé de cinquante-sept ans, déjà condamné à six mois de prison pour vols, soit interrogé. D’autant que ce prévenu potentiel exerce le métier de bûcheron et qu’il a donc eu la force physique de tuer le curé et sa domestique.Le réquisitoire ira jusqu’à préciser que celui qui fait figure de suspect idéal dans le meurtre du presbytère était « renommé comme le premier bûcheron du pays, sa main robuste et exercée était capable de faire avec la cognée ou le vouge les blessures observées sur les victimes. »
20 avril 1850 : interrogé par le juge Pierre Robin, le bûcheron reconnaît qu’il a dû emprunter de fortes sommes d’argent pour effectuer des travaux dans sa ferme, qu’il a connu de grosses difficultés financières et qu’il s’est trouvé dans une mauvaise posture.
Il ne parvient pas en revanche à expliquer la manière dont il a pu rembourser ses créanciers en espèces sonnantes et trébuchantes… juste après les crimes… Il reconnaît également s’être rendu à la cure à trois reprises, mais il dit que c’était en vue d’organiser le baptême de ses enfants.
L’interrogatoire des témoins
Il faut des preuves matérielles aux gendarmes. Or, ils n’ont pas été en mesure d’évaluer la somme d’argent qui a été dérobée au presbytère ; elle semble avoir été assez considérable, le curé ayant, depuis des années l’habitude de thésauriser dans des enveloppes et dans des boites diverses l’argent des quêtes, des dons, le denier du culte, produit de la vente des chandelles. Mais que Mignotte ait réglé ses dettes en argent liquide constitue une présomption et non une preuve. Et ce sont d’autres objets qui vont intéresser les enquêteurs. Agathe Jourot, une jeune blanchisseuse qui est venue travailler en journée chez les Mignotte va déclarer avoir vu chez eux une chaîne en or. Mme Mignotte a beau dire qu’il s’agissait d’un cadeau fait à sa fille par son futur époux, elle n’est pas crue. Antoine Guilleminot, va déclarer, lui, qu’un jour de juin 1847, Mignotte avait proposé de lui vendre une montre quatre-vingt francs. Quand il a décliné cette offre, Ie bûcheron lui a vivement recommandé de ne parler à personne de cette montre. Ce qui laisse bien supposer que la provenance de cet objet était plus que douteuse. Face à ce faisceau de présomptions, Jean Mignotte est emmené à la prison d’Arnay où il tente de se suicider dans sa cellule, le premier soir de son incarcération. Il y a donc fort à parier qu’il n’a pas la conscience tranquille. Jugé le 23 février 1851, il est condamné aux Travaux Forcés à perpétuité. S’il échappe à la condamnation à mort, c’est probablement parce qu’il est père de cinq enfants.http://www.bienpublic.com/faits-divers/2012/06/24/crimes-de-culetre-resolution-de-l-enigme
dimanche 1 juillet 2012
Une Cannoise se mutile avec une plante carnivore et accuse son ex: six mois de prison avec sursis
Elle s’était frottée tout le corps s’occasionnant des brûlures pour faire croire qu’elle avait été frappée par son compagnon.Elle écope de six mois avec sursis
Elle s'appelle Piège et pousse au Maroc. Elle semble inoffensive mais cette plante carnivore a failli coûter à un menuisier cannois sa liberté. Car pour se venger de son ex-compagnon et le faire condamner pour violences conjugales, une Cannoise de 58 ans s'est infligé d'importantes blessures.
Jouant les apprenties sorcières, elle s'est frotté tout le corps avec les racines de la plante trempées dans l'eau tiède. Décoction qui lui a occasionné de larges brûlures.
Lorsqu'elle se présente le 18 juillet 2009 au commissariat de Cannes, la quinquagénaire découvre ses avant-bras, son ventre et le bas de son visage couverts de plaies. Elle explique que son ex-compagnon l'a frappée avec un câble électrique.
Le 17 décembre 2009, l'homme est traduit devant le tribunal correctionnel de Grasse. Mais à l'audience, son avocate Me Mélanie Junginger apporte la plante et la preuve de la mauvaise foi de la présumée victime.
Le menuisier est relaxé mais il décide de ne pas en rester là et assigne la simulatrice devant ce même tribunal pour dénonciation calomnieuse.
Trois jours de garde à vue pour l'ex
« Il a passé trois jours en garde à vue, a été auditionné à plusieurs reprises. Ce n'est pas rien. Il faut que cette dame comprenne qu'on ne peut pas, par vengeance, accuser un homme à tort », plaide Me Sandrine Martinez, qui demande 5 000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice moral.
« Son intention de nuire est évidente et elle n'a pas lésiné sur les moyens. Il aurait très bien pu être condamné à de la prison ferme », intervient le procureur adjoint Jean-Louis Moreau, qui demande quatre mois de prison avec sursis.
« Trompée, abandonnée, mise au plus bas, elle a très mal vécu la fin de cette histoire dans laquelle elle s'était beaucoup investie »,indique en défense Me Winni Schreiber.
Le tribunal, présidé par Marc Joando, l'a condamnée à six mois de prison avec sursis en plus des 5 000 euros à verser à son ex-compagnon
http://www.nicematin.com/derniere-minute/une-cannoise-se-mutile-avec-une-plante-carnivore-et-accuse-son-ex-six-mois-de-prison.911166.html
Elle s'appelle Piège et pousse au Maroc. Elle semble inoffensive mais cette plante carnivore a failli coûter à un menuisier cannois sa liberté. Car pour se venger de son ex-compagnon et le faire condamner pour violences conjugales, une Cannoise de 58 ans s'est infligé d'importantes blessures.
Jouant les apprenties sorcières, elle s'est frotté tout le corps avec les racines de la plante trempées dans l'eau tiède. Décoction qui lui a occasionné de larges brûlures.
Lorsqu'elle se présente le 18 juillet 2009 au commissariat de Cannes, la quinquagénaire découvre ses avant-bras, son ventre et le bas de son visage couverts de plaies. Elle explique que son ex-compagnon l'a frappée avec un câble électrique.
Le 17 décembre 2009, l'homme est traduit devant le tribunal correctionnel de Grasse. Mais à l'audience, son avocate Me Mélanie Junginger apporte la plante et la preuve de la mauvaise foi de la présumée victime.
Le menuisier est relaxé mais il décide de ne pas en rester là et assigne la simulatrice devant ce même tribunal pour dénonciation calomnieuse.
Trois jours de garde à vue pour l'ex
« Il a passé trois jours en garde à vue, a été auditionné à plusieurs reprises. Ce n'est pas rien. Il faut que cette dame comprenne qu'on ne peut pas, par vengeance, accuser un homme à tort », plaide Me Sandrine Martinez, qui demande 5 000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice moral.
« Son intention de nuire est évidente et elle n'a pas lésiné sur les moyens. Il aurait très bien pu être condamné à de la prison ferme », intervient le procureur adjoint Jean-Louis Moreau, qui demande quatre mois de prison avec sursis.
« Trompée, abandonnée, mise au plus bas, elle a très mal vécu la fin de cette histoire dans laquelle elle s'était beaucoup investie »,indique en défense Me Winni Schreiber.
Le tribunal, présidé par Marc Joando, l'a condamnée à six mois de prison avec sursis en plus des 5 000 euros à verser à son ex-compagnon
http://www.nicematin.com/derniere-minute/une-cannoise-se-mutile-avec-une-plante-carnivore-et-accuse-son-ex-six-mois-de-prison.911166.html
4 mois de prison pour le conducteur ivre et sans permis
José A, un maçon de 50 ans, est plutôt décontracté à la barre. Placé en garde à vue dans la nuit de lundi à mardi, il a fait l'objet d'une comparution immédiate devant le tribunal pour ses écarts de conduite. Avec ses huit condamnations, essentiellement pour des délits routiers, il a eu la mauvaise idée d'emprunter la voiture de son logeur et de percuter deux voitures en stationnement avant d'atomiser un poteau EDF, rue de Canavières, vers 1 h 15 du matin.
Le problème, c'est qu'il avait plus de 2 g d'alcool dans le sang lorsque les policiers sont intervenus et qu'il n'avait ni permis ni assurance. Deuxième problème, il se trouvait en état de double récidive de conduite malgré l'annulation de son permis de conduire et de conduite sous l'empire d'un état alcoolique.
« C'est vrai, je reconnais que ce n'est pas très malin. Je regrette, je suis prêt à avoir un suivi médical », explique-t-il sans trop de convictions au président Sonneville. José, ce maçon auto entrepreneur, a « emprunté » la voiture de son logeur pour aller fêter un anniversaire. « C'était la première fois que je reprenais le volant », assure-t-il. Mal lui en a pris. Le propriétaire du véhicule demande 4 200 € pour sa voiture détruite et ERDF, 3 420 € pour son poteau explosé. Le procureur, lui, n'aime pas les récidivistes. « Un jour ou l'autre, il y aura un drame ! », lance-t-il en demandant 8 mois fermes et son maintient en détention, avec une amende de 300 €.
Me Jean-Baptiste Alary, son avocat, tente le tout pour le tout en expliquant « qu'il n'y avait personne avec lui dans la voiture et dans la rue. Je me pose la question de l'utilité de l'incarcération puisque la dernière condamnation (NRLR : le 18 mars 2009 à 6 mois fermes en comparution immédiate) n'a rien donné. Il lui faut des soins, c'est évident. Sinon, on n'arrivera à rien. De plus, il travaille et a des chantiers en cours. » Ils devront attendre car le tribunal a condamné le maçon imprudent à 8 mois de prison dont 4 avec sursis et mise à l'épreuve, assortis d'une obligation de soins. Il est maintenu en détention et devra régler 3 500 € de dommages et intérêt pour l'un et 3 420 € pour ERDF. Le tout assaisonné d'une amende de 200 €.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/24/1385715-4-mois-de-prison-pour-le-conducteur-ivre-et-sans-permis.html
Le problème, c'est qu'il avait plus de 2 g d'alcool dans le sang lorsque les policiers sont intervenus et qu'il n'avait ni permis ni assurance. Deuxième problème, il se trouvait en état de double récidive de conduite malgré l'annulation de son permis de conduire et de conduite sous l'empire d'un état alcoolique.
« C'est vrai, je reconnais que ce n'est pas très malin. Je regrette, je suis prêt à avoir un suivi médical », explique-t-il sans trop de convictions au président Sonneville. José, ce maçon auto entrepreneur, a « emprunté » la voiture de son logeur pour aller fêter un anniversaire. « C'était la première fois que je reprenais le volant », assure-t-il. Mal lui en a pris. Le propriétaire du véhicule demande 4 200 € pour sa voiture détruite et ERDF, 3 420 € pour son poteau explosé. Le procureur, lui, n'aime pas les récidivistes. « Un jour ou l'autre, il y aura un drame ! », lance-t-il en demandant 8 mois fermes et son maintient en détention, avec une amende de 300 €.
Me Jean-Baptiste Alary, son avocat, tente le tout pour le tout en expliquant « qu'il n'y avait personne avec lui dans la voiture et dans la rue. Je me pose la question de l'utilité de l'incarcération puisque la dernière condamnation (NRLR : le 18 mars 2009 à 6 mois fermes en comparution immédiate) n'a rien donné. Il lui faut des soins, c'est évident. Sinon, on n'arrivera à rien. De plus, il travaille et a des chantiers en cours. » Ils devront attendre car le tribunal a condamné le maçon imprudent à 8 mois de prison dont 4 avec sursis et mise à l'épreuve, assortis d'une obligation de soins. Il est maintenu en détention et devra régler 3 500 € de dommages et intérêt pour l'un et 3 420 € pour ERDF. Le tout assaisonné d'une amende de 200 €.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/24/1385715-4-mois-de-prison-pour-le-conducteur-ivre-et-sans-permis.html
samedi 30 juin 2012
Ils n’auront pas tout dit sur l’affaire Dewulf
Ils ont tué un octogénaire dans l’Aisne en 2004 : 30 ans de prison pour
Adjas, 15 ans de réclusion pour Sampaïo.
L’un a continué à nier, l’autre à minimiser son implication. Mais la stratégie de défense d’Ali Adjas, 54 ans, et de José Sampaïo, 41 ans, n’était toujours pas la bonne lors de leur procès en appel.
Ces deux-là ont participé à un meurtre affreux le 5 septembre 2004 à Froidestrées (Aisne), les jurés les ont condamnés en conséquence hier : 30 ans de réclusion criminelle pour Adjas, reconnu comme celui ayant tué Joseph Dewulf, 80 ans, et 15 ans de prison pour Sampaïo, considéré comme un suiveur, qui, a minima, n’a rien fait pour empêcher le crime. Leur peine est assortie d’une période de sûreté des deux tiers.
Pour les fils, la fille, et le frère de la victime assis sur le banc des parties civiles, c’est un soulagement. La peine est la même que celle prononcée l’an dernier à Laon pour Adjas, aggravée de trois ans de prison pour Sampaïo.
Et ce nouveau procès leur a permis d’avancer un peu plus vers la vérité. Même si tout n’a pas été dit. Leur avocate, Me Zineb Abdellatif, s’est battue pour que Sampaïo se mette à table, raconte précisément ce qui s’est passé. Poussé aussi par son avocat Me Cyrille Bouchaillou, il a fini par craquer. On ne saura jamais s’il a dit toute la vérité, mais il a en tout cas donné une version qui collait aux constatations.
Avec Adjas, ils s’étaient fait une spécialité des attaques de personnes âgées et seules, en Thiérache. Ce soir-là, ils sont entrés par effraction chez Joseph Dewulf, l’ont surpris dans sa chambre. Ils l’ont maîtrisé, s’assurant qu’il ne disposait pas d’un système d’alerte médicale.
Puis la victime a été violentée pour qu’elle dise où elle cachait ses pièces d’or. Elle a été traînée dehors jusqu’à son garage. Les malfaiteurs se sont approchés de son magot, 125 pièces d’or cachées derrière deux briques dans le cellier.
Mais le vieil homme n’a pas parlé. Il a été battu à mort, achevé par un coup au visage avec un objet contendant, un tournevis ou un poing américain agrémenté d’un clou de 7 cm.
La surprenante révélation d’Ali Ajdas
Il n’y avait pas de preuves formelles contre Adjas, mais un faisceau d’indices. Et l’accusé a fait une erreur jeudi soir.
Pour la première fois, il a indiqué que s’il savait, dès le lendemain des faits qu’un crime avait été commis à Froidestrées, alors que tout le monde parlait d’un suicide, c’est parce que c’était Sampaïo l’auteur, et qu’il lui avait confié le secret. Une révélation qui ne tient pas sachant que depuis 5 ans, Sampaïo l’accuse !
Mes Guillaumes Combes et Djamila Berriah, les avocats d’Adjas, ont redoublé d’efforts pour enfoncer Sampaïo, découdre son étiquette de suiveur et de victime et recoudre celle de menteur à long terme pour en faire un possible meurtrier.
Mais le profil des deux hommes aura convaincu les jurés : ils ont condamné Adjas, le meneur brutal à une peine deux fois supérieure à Sampaïo, le faible apeuré, prêt à se laisser embarquer dans les crimes les plus lâches.
Dix attaques de personnes âgées leur ont été imputées entre 2004 et 2006 dans l’Aisne (ils ont été condamnés pour quatre d’entre elles). L’atroce et insoutenable visage de la victime après le passage à tabac ne les avait pas convaincus de cesser.
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Ils-n-auront-pas-tout-dit-sur-l-affaire-Dewulf
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