samedi 30 mai 2015

Drôme : meurtre dans une truffière, condamné à 8 ans de prison

U n agriculteur de 37 ans, Laurent Rambaud, qui avait tué en 2010 un homme surpris dans une truffière à Grignan (Drôme), a été condamné vendredi par la cour d'assises de la Drôme à huit années de prison. 
La cour, qui a délibéré pendant 3 heures, a reconnu l'agriculteur coupable de meurtre, en délivrant toutefois une peine inférieure à celle réclamée par l'avocat général, Gilbert Emery, qui avait demandé 12 ans de réclusion. Estimant lors de son réquisitoire que l'accusé "avait conscience de ses actes", et jugeant qu'il y avait eu "une obsession de débusquer le (présumé) voleur de truffes, de l'attraper, de l'éliminer". Le verdict a été accueilli dans le calme par les proches de l'accusé et les parties civiles. "A partir du moment où Laurent Rambaud a tué par peur pour sa vie, la peine est à peu près correcte et normale", a réagi l'avocat de l'agriculteur, Me Alain Fort. Il a déclaré que son client "accepte la peine" et ne fera vraisemblablement pas appel. Selon Me Stéphane Simonin, avocat de la compagne de la victime et de leurs deux filles, le verdict est de nature à les "satisfaire" aussi puisque "la cour a validé la qualification de meurtre, alors que la défense s'acharnait à démontrer que c'étaient des violences volontaires sans intention de donner la mort". Si l'avocat général, Gilbert Emery, avait écarté la peine maximale (30 ans de réclusion) eu égard au passé de Laurent Rambaud, 37 ans, agriculteur, pompier volontaire et responsable syndical à l'existence jusque-là exempte de tout délit ou crime, il a tiré à boulets rouges sur la stratégie de la défense centrée sur la "peur" que l'accusé dit avoir ressenti au moment des faits. "Vous ne pouvez pas retenir la peur comme argument", l'accusé "avait conscience de ses actes"; il n'était pas "animé par une peur panique", a estimé l'avocat général, rappelant que Laurent Rambaud était armé "comme en guerre". "Il part en chasse pour 50 ou 200 euros" de truffes, a dit le magistrat.
Psychose
Laurent Rambaud était jugé depuis mardi à Valence pour avoir tué de deux tirs de fusil à pompe Ernest Pardo, 42 ans, le 20 décembre 2010 en pleine "psychose" des voleurs de "diamants noirs" dans la région. Prise pour un voleur, la victime avait été visée une seconde fois dans le dos alors qu'elle se relevait. "Je ne dis pas qu'Ernest Pardo était un saint, je m'en fiche, on n'a pas le droit de tuer un homme", a asséné Gilbert Emery. "Il n'y a pas eu de sommation de Rambaud qui tire à vue".  
"Je ne souhaite pas à M. Rambaud le bagne, mais je ne souhaite pas non plus l'impunité", avait plaidé avant Me Naceur Derbel, avocat de la fille de M. Pardo. "On nous assène l'angoisse, la peur, tout le monde a peur. On imagine un Roger Gicquel au J.T de TF1 dire +La Drôme a peur+; trêve de plaisanterie et d'enfumage !", avait ironisé l'avocat. Admettant que l'accusé "est un homme ordinaire qui a commis un acte extraordinaire", Me Stéphane Simonin, avocat de la compagne de la victime, avait aussi accusé Laurent Rambaud d'avoir "volé la peur", de s'être "emparé du concept de peur" alors que "c'est Ernest Pardo qui a dû avoir une peur bleue ce soir-là !". "Il ne va pas tirer pour tuer, il va tirer d'abord dans les jambes pour écarter le danger", avait plaidé Me Fort, rappelant que le deuxième tir était survenu une seconde après le premier, à cause, selon la défense, d'une "ombre" vue dans la main de la victime, prise pour une arme. Mais il n'y avait pas d'arme. Seulement une petite pioche
http://www.midilibre.fr/2015/05/29/drome-meurtre-dans-une-truffiere-condamne-a-8-ans-de-prison,1167903.php
 

vendredi 29 mai 2015

Outreau : Daniel Legrand continue de clamer son innocence

Daniel Legrand a réaffirmé vendredi son innocence des viols sur enfants dont il est accusé, après avoir été confronté aux "aveux" qu'il avait faits lors de l'instruction de l'affaire d'Outreau, avant de se rétracter. "C'est le ciel qui est tombé sur ma tête", s'est souvenu Daniel Legrand, un des treize acquittés d'Outreau (Pas-de-Calais), à propos de sa première garde à vue dans cette affaire, le 14 novembre 2001. Dix ans après son acquittement, il est jugé jusqu'au 5 juin à Rennes pour des faits qui auraient été commis lorsqu'il était mineur.
À l'époque, son nom, surgi dans l'instruction avec celui, homonyme, de son père, avait été confirmé au juge d'instruction par trois des accusés de viols sur les enfants Delay : leur mère Myriam Badaoui et un couple de voisins, tous trois déjà incarcérés. Confronté une première fois à eux, il réfute les accusations. Le jeune homme de 20 ans qu'il est alors perd pied en détention. Et Daniel Legrand fait soudainement, un mois plus tard, des "aveux" terribles et circonstanciés. Il s'accuse des viols qui lui étaient initialement reprochés puis ajoute dans un courrier au juge le récit du meurtre de petite fille dont il aurait été témoin.

"Je n'ai rien fait, c'est la vérité"

"Je comprenais pas pourquoi Mlle Grenon (une de ses accusatrices, NDLR) elle était libre alors qu'elle s'accusait (de viols) et moi j'étais en prison alors que j'étais innocent...", a expliqué Daniel Legrand, vendredi. "Comme je savais pas quoi dire, j'ai inventé." "C'est insoutenable ce que vous racontez (dans ces aveux, NDLR): il y a des détails qui sont presque indicibles", a souligné le président de la cour d'assises des mineurs d'Ille-et-Vilaine, Philippe Dary. L'enquête ouverte à la suite de ces aveux a été close par un non-lieu en 2007 : aucune trace d'enfant disparu ni d'un corps.
Un peu plus de deux mois après ses "aveux", début 2002, Daniel Legrand a affirmé avoir menti et n'a plus jamais varié. Condamné pour agressions sexuelles en 2004 à Saint-Omer il a été acquitté en 2005 en appel à Paris, comme douze autres des accusés. Les quatre condamnés ont indiqué lors de ces procès qu'il était innocent et qu'ils ne le connaissaient pas. Et l'ont réaffirmé à Rennes mardi et mercredi. "Je suis complètement étranger à cette affaire, je n'ai rien fait, c'est la vérité", a une nouvelle fois déclaré vendredi Daniel Legrand.

http://www.lepoint.fr/justice/outreau-daniel-legrand-continue-de-clamer-son-innocence-29-05-2015-1932193_2386.php

Accusé du meurtre de sa femme, Ludovic Chabé joue son destin en appel

Un homme libre et terrorisé va prendre place dans le box des accusés du palais de justice de Beauvais, vendredi 29 mai.
Libre, car il n’a purgé qu’un mois et demi de détention après sa condamnation par la cour d’assises de la Somme en juin 2013 (après dix mois de détention provisoire subis en 2005) ; terrorisé, car malgré ses dénégations, il avait été condamné à 12 ans de réclusion pour le meurtre de sa femme Françoise.
Chabé a une grosse tête de paysan buté. Ce natif du Pas-de-Calais rural est un taiseux, ce qui ne l’a pas toujours servi, ni pendant l’instruction, ni durant le procès.
Engagé dans les pompiers de Paris, « il est hyper-respectueux de l’autorité, y compris judiciaire », analyse son avocat Me Philippe Valent, qui estime que ce respect ne l’a pas toujours servi. Quand il eût fallu crier son innocence, Chabé a eu tendance à chuchoter…
Sa thèse, c’est qu’il a trouvé sa femme inconsciente, face sur le sol de leur pavillon d’Humbercourt, un village du canton de Doullens, alors qu’il rentrait d’une garde de 48 heures en région parisienne, peu après 10 heures, le vendredi 25 février 2005.
Il aurait soulevé puis reposé le corps et appelé les secours, totalement étranger à ce qui se révélera être un homicide : Françoise est morte étranglée par son propre foulard.

L’ADN joue contre lui

Ludovic Chabé, sauveteur émérite, ne prend pas la peine de dénouer le foulard, un geste pourtant basique. Cette abstention pèsera lourd lors du premier procès. « J’ai cru qu’elle était morte depuis longtemps », expliquera-t-il.
Sur le foulard, on ne trouve que trois ADN : celui de la victime, d’un secouriste local (qui l’a dénoué) et de Ludovic. Cette constatation l’accable, tout comme le fait que, de son propre aveu, il a déverrouillé la porte ce matin-là. Comment imaginer qu’un rôdeur criminel aurait pris la peine de refermer l’huis après son crime ?
Sur le mobile, le procès de 2013, bien plus qu’une instruction catastrophique, a démontré que le couple modèle n’allait pas si bien en 2005. Ludovic fréquentait des sites de rencontres et Françoise, la douce, l’effacée, avait pris un amant sur son lieu de travail, un grossiste en produits agricoles de Beaumetz-les-Loges (Pas-de-Calais).
Ah, l’amant ! Ce type pas très sympathique, menteur, fuyant, aurait fait un coupable idéal aux yeux de la défense, évidemment, mais aussi du parquet.
C’est presque à regret que la talentueuse Anne-Laure Sandretto l’a abandonné à sa mauvaise conscience après un interrogatoire serré, il y a deux ans.
L’autre point en faveur de l’accusé, c’est une enquête ni faite ni à faire, lors de laquelle on laisse laver à la javel la scène de crime, on égare un mégot de cigarette retrouvé à côté du cadavre, on altère les traces de sperme retrouvées sur la victime. Le reste fut à l’avenant, faisant dire au président Grévin, à propos de son confrère juge d’instruction : « Fort heureusement pour l’institution judiciaire, il est maintenant en retraite ».
http://www.courrier-picard.fr/region/accuse-du-meurtre-de-sa-femme-ludovic-chabe-joue-son-ia0b0n576376

Poursuivi pour excès de vitesse et alcoolémie, un avocat nancéien dépose plainte contre le parquet

Ambiance électrique mercredi, à la cour d’appel, où un banal dossier de conduite en état d’ébriété et d’excès de vitesse a pris davantage d’ampleur de par la profession du prévenu : avocat.
Nous sommes dans la nuit du 30 mai au 1er juin 2012. Le radar des CRS, postés près de l’A330, à Vandœuvre, à la sortie du Parc des expos, est formel : ce gros 4X4 qui part en direction d’Epinal vient de passer à 149 km/h, au lieu de 90. Le puissant véhicule prend la bretelle d’Houdemont, les policiers le perdent de vue puis le retrouvent quelques minutes plus tard, sur la station-service de l’hypermarché Cora. Le véhicule est alors arrêté et un homme fait posément le plein. L’éthylotest est positif, l’homme est emmené à la CRS de Champigneulles pour l’éthylomètre. Verdict : 1,28 gramme d’alcool dans le sang.
Pas de quoi faire les gros titres, a priori, sauf que l’homme, un avocat, conteste avoir conduit la voiture. La robe noire explique en effet qu’au sortir d’un dîner à la foire expo, en compagnie d’un ami, c’est ce dernier qui a conduit le 4x4, qu’après avoir stoppé la voiture sur la station-service, ce conducteur s’est éclipsé derrière un fourré pour satisfaire un besoin pressant et, pour cause de points en berne sur son permis, a préféré demeurer caché quand les policiers ont débarqué…
L’avocat n’a jamais voulu donner le nom de ce mystérieux chauffeur. « C’est un ami et un client. Je suis fils de déporté résistant et je ne veux rien dire sur lui ».
Le président, lui, est visiblement sceptique : « Vous auriez dit aux policiers que vous alliez perdre votre permis, que vous étiez foutu… ».
Pour tenter de confondre l’avocat, les forces de l’ordre ont demandé l’examen de la vidéo-surveillance de la station-service. Pas d’un grand secours… En effet, l’image n’est pas en plan fixe. On voit la voiture arriver et, un peu plus tard, notre avocat faire le plein. En fait, personne ne l’a vu au volant.

Les fadettes annulées

Pour vérifier l’existence de ce chauffeur qu’ils estiment imaginaire, les policiers iront jusqu’à obtenir à cinq reprises l’autorisation du parquet de demander les fadettes de l’avocat, c’est-à-dire les facturations détaillées de ses lignes téléphoniques. Or, la loi, pour ce faire, exige de recueillir – comme pour un journaliste d’ailleurs… – l’accord de l’intéressé. Et ce ne fut pas le cas.
En première instance, il y a deux ans (!), « en l’absence de preuves formelles », l’avocat avait été relaxé au bénéfice du doute. Et le tribunal avait annulé tous les PV concernant les fadettes. Mercredi, Cédric Laumosne a requis 1 mois avec sursis et 8 mois de suspension de permis. En ce qui concerne les fadettes, l’avocat général estime que « ce n’était pas l’avocat qui était visé. D’ailleurs, la loi ne permet pas à un avocat d’échapper à son activité privée de chauffard… ».
L’affaire a été mise en délibéré au 7 juillet. Me Matuszak, conseil de son confrère, a fustigé un « acharnement. Aucun policier n’a vu mon client conduire. On a voulu tout simplement se faire un avocat ! ». Concernant « l’obtention illicite des fadettes, une violation intentionnelle des droits de la défense », l’avocat rappelle qu’il s’agit d’un délit et demande à l’avocat général si des poursuites ont été engagées. La réponse est négative. « La doctrine de notre Garde des Sceaux est de ne pas intervenir dans les intentions de poursuite des parquets. Et le parquet général se met au diapason ».
« Pas de poursuites ? », tonne Me Matuszak. « Il y a vraiment deux poids deux mesures entre les avocats et les magistrats ». Et de déposer dans la foulée et sur le pupitre une plainte contre le parquet…
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2015/05/28/poursuivi-pour-exces-de-vitesse-et-alcoolemie-un-avocat-nanceien-depose-plainte-contre-le-parquet

jeudi 28 mai 2015

Affaire Bettencourt: prison ferme pour le gestionnaire de fortune et l’ex-confident, Woerth relaxé

Outreau : à la barre, la PJ de Lille revient sur l'enquête

Dès 2002, la police judiciaire de Lille avait conclu qu'il n'y avait dans le dossier Outreau ni meurtre, ni piste belge, ni réseau pédophile. L'ancien directeur d'enquête a témoigné jeudi au procès de Daniel Legrand, l'un des anciens acquittés de l'affaire, pour des accusations non encore jugées. Dans le rapport de synthèse de la PJ de Lille, "il y avait deux certitudes : le meurtre (d'une petite fille, des aveux sur lesquels Daniel Legrand fils reviendra rapidement, NDLR) n'existe pas et la piste belge de réseau pédophile et de trafic de cassettes (pédophiles) n'existe pas", a expliqué à la barre François-Xavier Masson, dont le service avait été chargé, en cours d'instruction, de participer à l'enquête.
Daniel Legrand et son père homonyme ont été impliqués à la suite de la retranscription, par l'assistante familiale de l'un des enfants victimes de viols, d'un surnom, "Dany Legrand", associé en outre à la Belgique. La mère de cet enfant, Myriam Badaoui, qui reconnaissait avoir violé ses fils avec son mari, avait ensuite corroboré le nom puis décrit, au juge d'instruction Fabrice Burgaud, ce "Legrand" comme un "patron de sex-shop", "chef de réseau" et propriétaire d'une maison où se déroulaient des viols pédophiles en Belgique.

"À mille lieues d'un dangereux pédophile"

Il y avait un "décalage entre l'image qui nous était donnée de propriétaire de sex-shop, d'une maison en Belgique, violant et abusant des enfants, dirigeant presque un réseau... et puis, sur le déroulé, de la garde à vue, c'est une image complètement différente que nous avons, quelqu'un qui est extrêmement simple, à mille lieues d'un dangereux pédophile international", a indiqué François-Xavier Masson. "On a parole contre parole, pas d'indice matériel", a-t-il ajouté. "Il s'agissait de faire le tri dans ce que disaient les enfants, dans ce que corroboraient les adultes, déceler le vrai du faux en l'absence d'éléments matériels, puisque c'est la grande difficulté dans les affaires de pédophilie."
"Lorsque l'épisode (de l'aveu, NDLR) du meurtre a eu lieu, c'était un basculement", a souligné François-Xavier Masson. "Je me souviens avoir eu cette réflexion : ou ce meurtre est vrai, et l'affaire Outreau tient, ou il n'est pas vrai, et ça s'effondre." "Notre grand drame à nous (son service d'alors à la PJ de Lille), c'est que nous n'avons jamais eu en face de nous Myriam Badaoui et les principaux accusateurs (entendus directement par le juge d'instruction)", a-t-il encore déclaré.
http://www.lepoint.fr/justice/outreau-a-la-barre-la-pj-de-lille-revient-sur-l-enquete-28-05-2015-1931790_2386.php

Jugé aux assises à Nice, l'ex-douanier victime d'un "complot"?

Depuis mardi devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes, Lanouar Ben Mohamed a contesté les dépositions de policiers et les rapports d'experts, pris à partie un éminent toxicologue et un professeur réputé de médecine légale.
>> RELIRE. Assises: l'ex-douanier a-t-il tué sa compagne parce qu'elle voulait le quitter?
"Durant l'instruction", complète jeudi matin le président Thierry Fusina, "il a mis en cause les laboratoires pharmaceutiques, déposé plainte contre l'un de ses avocats".
L'ancien douanier, qui invoque implicitement la thèse du complot, est-il paranoïaque? "Il s'enferme peut-être dans un mécanisme de défense le protègeant de l'insoutenable (la trentaine de coups de couteau qu'il a portée à sa compagne)", répond à la barre le docteur Saget.
Ce psychiatre note une "personnalité rigide et narcissique, n'exprimant aucun regret envers la victime".
Contrairement à ce que prétend l'accusé, l'expert ne croit pas que la prise de Lexomil -"à une posologie restant dans la norme"- ait pu provoquer le crime.
>> RELIRE. Assises à Nice: "Le Lexomil, ce monstre qui m'a rendu fou"
"Après les faits", souligne le docteur Saget, "Ben Mohamed n'était ni prostré ni agoraphobe. Il était suffisamment lucide pour prendre en charge sa fille puis se rendre au commissariat".
"Dans cette affaire, c'est lui la victime", complète le psychologue Danny Borgogno en décrivant "un homme d'intelligence normale moyenne, sans aucune critique envers son comportement", une "personnalité mal construite et égocentrée qui a sans doute jugée insupportable d'être congédiée (par la victime)".
http://www.nicematin.com/nice/juge-aux-assises-a-nice-lex-douanier-victime-dun-complot.2230658.html

Procès Outreau : Daniel Legrand est content d'entendre la vérité


Procès Outreau : Daniel Legrand est content d... par leparisien

mercredi 27 mai 2015

Outreau : Myriam Badaoui ne connaît Daniel Legrand «ni d'Ève ni d'Adam»

Comme elle l'avait fait lors du procès de Paris, en 2005, Myriam Badaoui est venue hier à Rennes disculper Daniel Legrand, jugé pour la troisième fois dans l'affaire d'Outreau. Méconnaissable - elle a perdu au moins 20 kg - , les cheveux serrés dans un foulard beige, la mère de Chérif, Dimitri et Jonathan Delay, parties civiles, a clairement affirmé que l'accusé était innocent: «Ce jeune homme, je le connais ni d'Eve ni d'Adam. On lui a retiré sa jeunesse à cause de mensonges, surtout des miens». Contrairement à la plupart des 17 accusés renvoyés devant les assises - treize seront acquittés -, Daniel Legrand n'avait, en effet, jamais été désigné par les enfants qu'il lui est reproché d'avoir violés.
Selon Mme Badaoui, dont le propos se noie souvent dans un torrent de larmes, tous les faits criminels qu'elle avait relatés en mettant en cause Daniel Legrand et feu son père, qui portait le même prénom, sont issus de son imagination. Un exemple: «Le père m'enc... pendant que le fils tenait le sex-shop» de la rue des Religieuses anglaises, à Boulogne-sur-Mer. L'établissement existe, puisque le mari de Mme Badaoui en était l'un des meilleurs clients; mais le malheureux Daniel Legrand père, métallier qui se tuait au travail, n'en a jamais été le propriétaire, pas plus que son fils, âgé de 15 ans à l'époque où la scène se serait produite, n'y fut jamais employé.

Il ressort de la longue audition de la mère indigne de la Tour du Renard que ses relations avec le juge Burgaud, tout au long de l'instruction, étaient fortement dévoyées. Cette femme, dont la vie est d'une tristesse à pleurer, avait eu, pour la première fois, l'impression que quelqu'un s'intéressait à elle. Du coup, poursuit-elle, elle disait au magistrat ce qu'il voulait entendre. Sinon, il n'était «pas content» et «tapait du poing» sur la table: «Je repartais dans mes délires», dit-elle. Comprendre: elle rectifiait ses déclarations pour les faire coller avec ce que le magistrat avait déjà collecté, auprès de ses enfants notamment, dont elle avait la hantise qu'ils puissent être traités de menteurs.«J'ai menti, je m'excuse auprès de Daniel Legrand, auprès de tout le monde, auprès de mes enfants, pleurniche le témoin. Mais je veux plus mentir pour faire plaisir. Le juge, il m'a bouffé ma vie».
Jonathan demande à parler à sa mère. Il se place face à elle, qui fut condamnée pour l'avoir violé avec son père. Bouleversé, les poings serrés au fond de ses poches, la gorge nouée, il aspire de petites goulées de l'air surchauffé du prétoire pour ralentir son coeur dont on devine qu'il bat la chamade. Comme mardi à son père, il demande à sa mère si elle maintient qu'il n'y avait que quatre adultes violeurs (ses parents et un couple de voisins), quatre enfants victimes (Chérif, Dimitri, Jonathan et leur frère Dylan, qui ne s'est pas constitué partie civile), que les viols n'étaient pas filmés. Myriam Badaoui confirme en sanglotant. Le jeune homme ne l'exhorte pas à livrer les noms d'autres coupables, bien qu'il pense qu'il y en a: il reprend calmement sa place.

Un peu plus tard, Me Frank Berton, l'un des avocats de Daniel Legrand, presse le témoin: «C'est Jonathan qui dit la vérité ou c'est vous? Que pouvez-vous lui dire?»
Myriam Badaoui, à son tour, prend sa respiration. D'un trait, elle lâche: «J'ai beaucoup menti, beaucoup détruit. J'étais dégoûtée de ma vie. Avec M. Burgaud, j'étais devenue quelqu'un. Mais on construit pas sa vie sur des mensonges, car ils vous rattrapent toujours. J'espère du fond du coeur, Jonathan, qu'un jour, mon fils - car tu restes mon fils même si pour toi je ne suis plus ta mère -, j'espère, mon garçon, qu'un jour tu comprendras que le mensonge détruit, et qu'il ne construit pas».
À cet instant on s'interroge sur la nature de ce procès d'un homme, Daniel Legrand, acquitté comme majeur et rejugé pour la même chose en tant que mineur, alors que l'arrêt de renvoi ne précise pas pour quels faits précis il comparaît. Cela ressemble davantage, finalement, à une sorte de thérapie familiale publique polluée par un maigre troupeau de révisionnistes judiciaires, adeptes obsessionnels du grand complot pédocriminel. Une thérapie où seraient conviés Daniel Legrand, témoins, presse et public. Il n'est pas certain que la cour d'assises soit le lieu le plus adapté pour ce genre de catharsis.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/05/27/01016-20150527ARTFIG00204-myriam-badaoui-ne-connait-daniel-legrand-ni-d-ve-ni-d-adam.php

Décès d'un patient : un an d'interdiction d'exercer requis contre le chirurgien

Jean-Noël Borowezyk était venu pour une infection urinaire. Mais l'ex-boxeur montalbanais de 47 ans n'est jamais rentré à la maison. Il est décédé en septembre 2010 des suites d'une intervention chirurgicale à la clinique du Pont de Chaume de Montauban. Le chirurgien qui l'a opéré comparaissait hier pour homicide involontaire devant le tribunal correctionnel de la même ville (lire aussi notre édition d'hier).
Le ministère public a requis dix-huit mois de prison avec sursis à son encontre, ainsi qu'un an d'interdiction d'exercer. Au terme de près de trois heures d'audience, le jugement a été mis en délibéré au 30 juin.
Le Dr Laurent Goldblatt était donc jugé pour avoir commis un «mauvais geste opératoire» après l'ablation d'un rein. En agrafant par erreur deux artères, le praticien a provoqué une nécrose d'organes vitaux. Elle a été fatale au patient qui a succombé après deux jours d'agonie.

Faute selon le tribunal, «accident inhérent» pour la défense

Dans son échange avec le président du tribunal, l'urologue admet cette seule erreur technique avec les agrafes. En revanche, il réfute toutes les autres accusations. A commencer par le diagnostic qu'il a posé : «Il est plus facile d'enlever un rein que de le réparer», assure-t-il. Le chirurgien a justifié ensuite le fait de ne pas s'être déplacé au chevet du patient qui commençait à souffrir le martyre dans son lit. «Pour moi, l'intervention s'était déroulée sans problème. Une autre équipe médicale était chargée du suivi.» Pas question non plus de laisser planer un doute sur sa compétence à pratiquer ce type d'intervention. «Ici, on est à Montauban. Il y a des choses qu'on ne fait pas tout le temps dans la vie. Ce n'est pas pour cela qu'on ne doit pas se sentir en capacité de les faire.»
Très combatif à la barre du tribunal, le prévenu s'est adressé aussi à la famille. «J'ai toujours agi avec beaucoup d'honnêteté et de professionnalisme. Je n'ai pas agi par négligence» a-t-il dit aux trois enfants et aux sœurs. Pour la défense, Me François Musset a plaidé pour un «authentique spécialiste. On n'a pas à faire à un débutant. C'est un accident. Une cause rare, mais inhérente à ce type d'intervention.»
Bien évidemment, les avocats des parties civiles, Me Courtois pour les enfants et Me Frédérique Turelle-Bayol pour les sœurs sont sur un tout autre registre. «Il n'y avait aucune urgence à pratiquer cette ablation qui a été décidée au dernier moment. Peut-on parler, dans ces conditions, de consentement ?» 15 000 € seront demandés pour chacune des deux sœurs, ainsi que 35 000 € pour chacun des trois enfants et 80 000 € au titre des souffrances endurées et morales. La Caisse d'assurance maladie s'était également portée partie civile pour un montant avoisinant les 6 000 €.
De son côté, le représentant du parquet a estimé qu'il avait eu «faute», tout en s'appuyant sur les rapports d'expertise. «Une succession même de fautes, d'imprudence et négligence», a-t-il poursuivi avant de requérir dix-huit mois de prison avec sursis et un an d'interdiction d'exercer contre le chirurgien. La famille qui se bat depuis cinq ans pour que ce procès ait lieu va maintenant attendre le verdict qui sera prononcé le 30 juin.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/27/2112619-un-an-d-interdiction-d-exercer-requis-contre-le-chirurgien.html

Nouveau procès Outreau : Myriam Badaoui disculpe à son tour Daniel Legrand

Myriam Badaoui, mère de quatre garçons violés par elle et son ex-mari Thierry Delay, dont le calvaire est à l'origine de l'affaire Outreau, a disculpé Daniel Legrand, un des acquittés d'Outreau mercredi.
Le témoignage de Myriam Badaoui à la cours d'assises de Rennes était très attendu. Après son ex-mari Thierry Delay, elle a à son tour disculpé, ce mercredi matin, Daniel Legrand, poursuivi pour des accusations encore non jugées de viols qu'il aurait commis lorsqu'il était mineur.
"Ce jeune-là, je le connais ni d'Eve ni d'Adam, on l'a retiré de son enfance à cause de mes mensonges... pas que les miens mais surtout les miens", a déclaré Mme Badaoui en pleurant dès le début de son témoignage. "Ce jeune homme n'a rien demandé à personne je lui ai brisé sa vie, c'est tout ce que j'ai à dire".
Arrivée au tribunal la tête dissimulée sous une couverture peu avant 9h, elle avait immédiatement été conduite au local des témoins avant d'être conduite à la barre à la reprise de l'audience. Très amincie par rapport à son apparence au moment des procès, elle portait en entrant deux capuches l'une sur l'autre et n'a accepté d'en baisser qu'une seule pour témoigner.
La "reine Myriam" ne souhaitait pas être filmée ni photographiée
Dès mardi, celle qui avait été surnommée la "reine Myriam" tant ses déclarations avaient pesé sur les deux mois d'audience du premier procès "Outreau" à Saint-Omer en 2004, avait fait savoir, via le parquet général de Rennes, qu'elle ne souhaitait être, ni filmée ni photographiée.
Condamnée en 2004 à 15 ans de réclusion criminelle pour les viols de ses fils, elle a été libérée en 2011 après avoir purgé les deux-tiers de sa peine. Mardi, son ex-mari Thierry Delay, condamné à vingt de réclusion pour les viols de ses enfants, a disculpé Daniel Legrand de ces crimes lors d'un témoignage par vidéoconférence, alors que deux de ses fils partie civiles, Chérif et Jonathan, affirment que M. Legrand faisait partie de leurs agresseurs lorsqu'il était mineur.
En 2004 puis 2005, Mme Badaoui avait déjà disculpé Daniel Legrand et son père.
 

mardi 26 mai 2015

Meurtre dans une truffière en 2010: la peur pour seul mobile

La peur. Le mot est revenu tel un leitmotiv au premier jour du procès d'un agriculteur devant les assises de la Drôme, pour tenter de justifier le meurtre, fin 2010 à Grignan, d'un homme surpris dans sa truffière.
"J'ai commis un acte irréparable. On a beau avoir un fusil, on est mort de trouille. J'ai beau connaître mes parcelles et le moindre arbre par coeur, quand il fait nuit on est en terrain hostile", confie l'accusé, Laurent Rambaud, 37 ans, veste sombre, chemise et jeans bleus.
"On" c'est lui, l'agriculteur hyperactif à l'époque des faits. A Grignan, où sa famille est une des plus anciennes et respectées, il fait dans la lavande, les vignes, les céréales et les truffes. Il est aussi président des Jeunes Agriculteurs de la Drôme, pompier volontaire, membre de la Chambre d'agriculture et d'associations locales, décrit comme "un bon fils, un bon père et un bon mari" par l'enquêteur de personnalité.
Des témoins ne tarissent pas d'éloges, comme l'expert-psychiatre, Renée-Hélène Bellon, qui rencontre l'accusé trois semaines après les faits. "Il vivait dans la peur de rencontrer ces personnes (des voleurs de truffes, ndlr). Ce n'est pas quelqu'un d'impulsif ou d'instable, c'est quelqu'un qui réagit", affirme Mme Bellon.
Sa vie bascule le soir du 20 décembre 2010, quelques jours avant les fêtes et en pleine "psychose" au pays des "diamants noirs", qui se négocient entre 800 et 1.000 euros le kilo. Vers 18H00, alors que la nuit est tombée, il sort, armé d'un fusil à pompe, vérifier si personne ne vole dans sa truffière.

- 'J'ai pensé qu'il était armé, j'ai tiré' -

Après avoir traversé plusieurs parcelles, il surprend un homme accompagné d'un chien et qui tient dans une main ce qui s'avérera finalement une petite pioche. Le prenant pour un voleur, Laurent Rambaud ouvre le feu à une quinzaine de mètres de distance.
Puis tire un second coup. La victime s'était relevée avant de s'écrouler morte quelques mètres plus loin. Elle sera vite identifiée: Ernest Pardo, 43 ans, brancardier à l'hôpital de Montélimar et très connu localement comme chercheur de truffes chevronné.
"J'ai pensé qu'il était armé, j'ai tiré le premier", dira-t-il à la psychologue clinicienne Catherine Benoît-Gervais. Pour elle, l'accusé a pu avoir une "hallucination" et voir une arme, dans ce contexte de peur, de vols subis depuis plusieurs années, sans compter la fois où, selon ses dires, on tenta de lui foncer dessus en voiture.
"Quand on a peur, on a deux types de réactions. Soit on est enfermé et paralysé, soit on essaie de la dépasser en allant à sa rencontre", explique la psychologue. Et de conclure que Laurent Rambaud, pas pompier par hasard, a choisi la deuxième option.
Une thèse qui ne sied pas aux avocats de la partie civile ni à l'avocat général Gilbert Emery, pour qui la "peur" aurait dû le retenir.
Appelé à la barre, Bruno Durieux, maire de Grignan depuis 20 ans, vante d'un ton affable les mérites de la famille Rambaud, "attachée aux valeurs d'honnêteté et très engagée dans la vie du village".
Il évoque aussi deux graves agressions survenues deux à trois ans avant le drame. Chez un couple de Belges, violemment séquestrés pour leurs truffes. Puis chez des agriculteurs braqués par trois personnes encagoulées. Le propriétaire réussira à les mettre en fuite en sortant son fusil, non chargé.
"Depuis cinq à huit ans, il y a avait une nette aggravation des vols, qui devenaient plus fréquents, avec des méthodes de professionnels", relate l'élu, même si "ce n'était pas Chicago".
"J'ai des vestes sombres et des souliers maquillés. Ma mère porte une bombe lacrymogène quand elle part truffer", confie l'accusé.
Lors de sa détention provisoire, il s'était "auto-puni" en refusant les promenades ou de faire du sport, raconte son avocat, Me Alain Fort. Embauché pour passer le balai en prison, il gagnait 200 euros par mois, un pécule qu'il a voulu reverser intégralement aux trois enfants de sa victime, sans succès.
Verdict vendredi.

http://www.lepoint.fr/societe/meurtre-dans-une-truffiere-en-2010-la-peur-pour-seul-mobile-26-05-2015-1931309_23.php

Outreau: Thierry Delay disculpe Daniel Legrand

« Je ne connais pas Daniel Legrand. Il n’était pas présent lors des viols ». Entendu par visioconférence depuis la prison où il est incarcéré, Thierry Delay a livré sa version des faits dans l’affaire d’Outreau mardi après-midi devant la cour d’assises des mineurs d’Ille-et-Vilaine. Un témoignage attendu qui disculpe Daniel Legrand fils, jugé depuis la semaine dernière pour des faits de viols et d’agressions sexuelles qu’il aurait commis sur les enfants Delay alors qu’il était mineur. 
Très souffrant et peu loquace lors de son audition, Thierry Delay, condamné à 20 ans de réclusion criminelle en 2001, a affirmé qu’il « ne connaissait pas Daniel Legrand » avant les faits qu’on lui reproche. La semaine dernière, les victimes Jonathan et Chérif Delay avaient pourtant maintenu leurs accusations à l’encontre du prévenu, assurant qu’il « était là » lors des viols qu’ils ont subis au domicile familial. « Non, il n’y avait personne d’autre présent sauf ma femme Myriam Badaoui et le couple de voisins », a assuré Thierry Delay, citant nommément Aurélie Grenon et David Delplanque, également condamnés dans l’affaire d’Outreau. 
Les enfants Delay maintiennent leurs accusations
Des propos durs à entendre pour Jonathan et Chérif Delay, qui ont demandé au président d’audience de s’entretenir avec leur père par visioconférence. « Tu es dans mes cauchemars mais je n’ai plus peur de toi. Tu me fais pitié, tu n’es qu’une merdre aujourd’hui », lui a balancé Chérif Delay, également incarcéré pour des faits de violence. Jonathan Delay a quant à lui demandé posément à son père s’il y avait d’autres adultes présents lors des viols et si ces viols étaient filmés. « Non », lui a répondu laconiquement Thierry Delay.
« Et pourquoi tu as commis toutes ses choses ? », lui demande Jonathan. « Je n’avais pas toute ma tête. Je n’étais pas dans mon état normal », a indiqué Thierry Delay, qui avait reconnu un peu plus tôt « une perversion pour ses enfants ». « On était tous les deux d’accord avec ma femme pour violer les enfants, c’est à cause de l’alcool », a-t-il brièvement expliqué. Des viols qui avaient lieu « trois à quatre fois par semaine de 1995 à 2000 », a rappelé le président d’audience. 
Myriam Badaoui attendue à la barre mercredi
Thierry Delay a en revanche réfuté les viols et agressions sexuelles commis sur huit autres enfants pour lesquels il a également été condamné en 2004 à Saint-Omer. « Je n’ai violé que mes enfants. Mais je n’ai pas fait appel pour les autres, j’ai gardé la condamnation pour moi », a indiqué Thierry Delay.
Mercredi matin, c’est son épouse Myriam Badoui qui sera entendue par la cour d’assises des mineurs d’Ille-et-Vilaine. Une femme décrite comme « un peu mythomane » par son mari. Ayant purgé les deux tiers des quinze ans d’incarcération auxquels elle avait été condamnée, elle est libre depuis 2011. « J’espère qu’elle va dire la vérité comme Thierry Delay mais il faut s’attendre à tout avec elle », a réagi un Daniel Legrand « plus serein » à l’issue de l’audience.

http://www.20minutes.fr/rennes/1616395-20150526-outreau-thierry-delay-disculpe-daniel-legrand

Procès d’Outreau: Une partie civile «pas en état d’affronter la cour» ne se présente pas au tribunal

Son témoignage était très attendu mais Dimitri Delay, un des enfants de Myriam Badaoui et partie civile dans le troisième procès Outreau, ne s’est pas présenté au tribunal ce mardi. Entendu dans le procès de Daniel Legrand, un des acquittés d’Outreau, Dimitri Delay ne serait «pas en état d’affronter la cour», a déclaré son avocat.
La journée sera marquée par le témoignage en visioconférence de Thierry Delay, condamné à 20 ans de réclusion pour les viols de ses quatre fils. Myriam Badaoui témoignera ce mercredi.
http://www.20minutes.fr/societe/1615739-20150526-proces-outreau-partie-civile-etat-affronter-cour-presente-tribunal

Ouverture du procès du meurtre de la truffière de Grignan

Le procès d'un agriculteur de 37 ans accusé d'avoir abattu avec un fusil à pompe un homme surpris dans sa truffière, quelques jours avant Noël 2010, sur fond de "guerre des diamants noirs", a débuté aujourd'hui devant les assises à Valence (Drôme).

Jugé pour "meurtre", après avoir été initialement mis en examen pour "assassinat", Laurent Rambaud encourt 30 ans de prison. Le verdict est attendu vendredi.

"C'est un homme qui s'est senti en danger la nuit dans une truffière. Il a eu peur", a avancé son avocat, Me Alain Fort, avant l'ouverture.

Le drame était survenu à Grignan (Drôme), le 20 décembre 2010, à une période de vives tensions entre voleurs de truffes et producteurs de ce tubercule de luxe, qui se négocie entre 800 et 1.000 euros le kilo au moment des fêtes.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/05/26/97001-20150526FILWWW00077-ouverture-du-proces-du-meurtre-de-la-truffiere-de-grignan.php