dimanche 21 juin 2015

Compte caché : Cahuzac sera jugé devant un tribunal correctionnel

L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac a été renvoyé vendredi en correctionnelle dans l'affaire de son compte bancaire caché à l'étranger qui a entraîné son départ du gouvernement en 2013.
Sans surprise, Jérôme Cahuzac vient d'être renvoyé en correctionnelle dans l'affaire de son compte bancaire caché à l'étranger. L'ancien ministre sera jugé notamment pour fraude fiscale et blanchiment, tout comme son épouse Patricia, dont il est séparé. Après l'avoir longtemps nié, malgré les révélations du site Mediapart, le ministre du Budget, qui s'était fait le héraut de la lutte contre l'évasion fiscale, avait reconnu début avril 2013 devant les juges d'instruction avoir ouvert un compte en Suisse chez UBS en 1992, via une de ses connaissances, l'avocat Philippe Peninque, proche de l'extrême droite.

En 2009, l'argent, passé d'UBS à la banque Reyl, avait été transféré à Singapour sur un compte au nom d'une société panaméenne, puis sur un compte d'une société enregistrée aux Seychelles. Lorsque le scandale a éclaté, Jérôme Cahuzac a rapatrié les fonds, soit environ 600.000 euros. La banque genevoise Reyl, son patron François Reyl et le conseiller financier Philippe Houman comparaîtront également pour blanchiment de fraude fiscale. Quant à Jérôme Cahuzac, il sera aussi jugé pour des omissions dans sa déclaration de patrimoine remise lors de son entrée au gouvernement.

Ce scandale avait mis à mal les promesses de "République exemplaire" de François Hollande. Par la suite, le gouvernement a renforcé la lutte contre la fraude fiscale, en créant un parquet national financier et une nouvelle instance, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Jérôme Cahuzac a longtemps nié "en bloc et en détail" être titulaire du compte caché. Quand le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire le 19 mars 2013, il avait démissionné mais continué de clamer son innocence.

Ce n'est que deux semaines plus tard, confronté à l'authentification quasi certaine de sa voix sur un enregistrement compromettant, qu'il avait reconnu avoir détenu un compte caché en l'étranger. Le compte avait été alimenté par ses revenus de chirurgien mais aussi en 1993 par deux virements du laboratoire Pfizer, pour un travail de consultant. Patricia Cahuzac a reconnu devant les juges d'instruction fin 2013 l'ouverture d'un compte avec son mari sur l'île de Man en 1997, puis d'autres en Suisse, à l'insu de Jérôme Cahuzac. L'argent, plus de deux millions d'euros, avait servi à des placements immobiliers.
 

samedi 20 juin 2015

Mère et petite-fille escroquent le patriarche octogénaire de la famille

Assis au fond de la salle du tribunal correctionnel de Montauban, un octogénaire, aidé d'une béquille, a bien dû mal à venir jusqu'à la barre. Victime d'escroqueries, il y vient seul, sans l'assistance d'un avocat. Les accusés qui sont également appelés à le rejoindre par la juge Nicole Bergougnan, ne lui sont pas inconnus puisqu'il s'agit de sa fille, Adeline M., 56 ans et de sa petite, Anne M., 36 ans. «Où est votre fille Anne M.?» l'interroge la présidente du tribunal. «Elle n'a pas pu venir, son fils de deux ans a une angine, elle n'a pas pu le faire garder» s'exclame Adeline L. avec une voix de matrone tournant sa tête de droite à gauche. «Où est mon avocat ! Il n'est pas là !» poursuivait-elle. «Madame si vous étiez arrivés à l'heure, il serait peut-être encore là !» lui rétorquait la magistrate qui prenait la lecture des faits reprochés aux deux femmes. «Entre mars et août 2013 à Saint-Michel où vous résidiez avec votre père que vous hébergiez, vous l'avez trompé en usant de sa carte bancaire et contrefait plusieurs chèques, confirmait N. Bergougnan. Monsieur L. a également reçu un prélèvement automatique pour payer une facture d'un compteur d'eau de votre fille. Cette dernière a avoué durant son audition qu'elle n'avait aucune autorisation pour faire ces transactions.» «C'est pas vrai (sic) !» criait la quinquagénaire qui ne manquait pas de s'adresser à son père. «Bravo papa, tu vois ce que tu as fait, c'est dégueulasse !» «Taisez-vous !» lui rétorquait la juge à plusieurs reprises alors qu'un policier était obligé de se porter vers elle en la menaçant de l'expulser de la salle si elle n'arrêtait pas de couper la parole à la présidente du tribunal. «Vous avez expliqué aux enquêteurs lors de votre garde à vue que votre père était d'accord de vous laisser faire ses transactions bancaires, de toute façon c'est mon héritage…» indiquait la juge et s'adressait désormais à l'octogénaire victime. «Et vous Monsieur L. qu'avez-vous à dire?» Esquissant un léger sourire de gêne, le vieil homme, fatigué, lâchait d'un souffle : «Elle a fait de faux chèques, c'est pas moi, c'est la banque qui m'a averti. depuis je suis parti, je ne vois plus ma fille». Avant de donner ses réquisitions, la vice-procureur V. Benalfquih ne manquait pas de dire ce qu'elle pensait de ce dossier : «C'est une triste affaire d'une personne âgée abusée par sa famille qui use de son compte bancaire pour payer leurs factures, c'est la raison pour laquelle je réclame 6 mois avec sursis et 140 heures de TIG pour la fille et 3 mois avec sursis et 70 heures de TIG pour sa mère.» Le verdict ne tardait pas à tomber, la juge condamnant les deux femmes à 3 mois avec sursis.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/20/2128379-justice-mere-petite-fille-escroquent-patriarche-octogenaire-famille.html

20 ans de prison pour l'assassin de Maeva

Le sexagénaire Alain Berruet a été condamné aujourd'hui à 20 ans de réclusion par la cour d'assises du Val-d'Oise pour l'assassinat de Maeva Rousseau, tuée à 23 ans sous les yeux de son bébé, à coups de batte de baseball. Le ministère public avait requis 30 ans de prison pour l'acte de vengeance aussi aveugle que sauvage de cet homme de 63 ans, qui connaissait Maeva depuis sa tendre enfance.

Le crime, commis une nuit d'avril 2012 dans un hameau du Vexin français, Chérence, était "exceptionnel et particulièrement grave", avait souligné la substitut du procureur Charlotte Huet. Maeva Rousseau avait été surprise en tenue de nuit sur son lit, par un Alain Berruet enragé, vêtu d'un "accoutrement complètement hallucinant", selon l'accusation: bottes de caoutchouc, gants de ménage roses et batte de baseball à la main. Alain Berruet avait frappé Maeva à une quinzaine de reprises avec cette arme. La chambre avait été découverte maculée de sang jusqu'au plafond. Le bras coincé sous le corps de sa mère, son bébé, physiquement indemne, hurlait.

A l'audience, Alain Berruet, crâne dégarni, yeux clairs et croix autour du cou, a nié avoir prémédité son acte, trouvant une justification à chaque élément à charge, mais ne semblant souvent convaincre que lui-même. En arrière-plan, le basculement dans le désespoir puis la soif de vengeance du couple Berruet qui avait perdu son fils Rodolphe huit mois plus tôt, dans un accident de voiture.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/06/19/97001-20150619FILWWW00410-20-ans-de-prison-pour-l-assassin-de-maeva.php

vendredi 19 juin 2015

EN DIRECT. Procès des paris suspects: Patrice Canayer, entraîneur de Montpellier, témoigne

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  • Ce vendredi, c'est le cinquième jour du procès des paris suspects, qui se tient jusqu’au 26 juin au tribunal correctionnel de Montpellier.
  • Seize personnes sont prévenues, accusées d’avoir parié sur la défaite à la mi-temps de Cesson/Montpellier, en mai 2012, dont Nikola Karabatic, et son frère Luka. Poursuivis pour escroquerie ou complicité d’escroquerie pour avoir sciemment influencé le cours du match, tous encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.
  • Ce vendredi, place aux témoins : Patrice Canayer, William Accambray et Michaël Guigou vont notamment être entendus à la barre...

L’audience va se poursuivre cet après-midi, aux alentours de 14h30. Les témoins vont continuer à être entendu. Notamment William Accambray et Daouda Karaboué. Vous pourrez suivre la fin des témoignages en direct toute l’après-midi sur 20minutes.fr. Merci de nous avoir suivis et à tout à l’heure !

12h43 : « Je pense qu'ils n'ont pas été à la hauteur de ce qu'ils auraient pu faire habituellement », explique Patrice Canayer, interrogé par Jean-Marc Nguyen Phung, avocat des frères Karabatic.

12h32 : Patrice Canayer a trouvé Mickaël Robin « bon ».

12h31 : Patrice Canayer ne pense pas que, quand, on parie contre son équipe, on peut être à fond dans la performance.

12h28 : L’entraîneur fait confiance à la justice.
« Mon sentiment, pendant très longtemps, a été un sentiment de colère. Aujourd’hui, c’est effacé. J’essaye de dire la vérité, ce que je sais. Il vous appartient à vous, justice, de tirer des conclusions », témoigne Patrice Canayer.

12h23 : Patrice Canayer maintient ses déclarations sur l’ex-coach de Cesson.
Une avocate revient sur les déclarations de Patrice Canayer, qui lui aurait dit que David Christman, ancien entraîneur de Cesson, aurait entendu dire que l’équipe allait laisser filer le match. « Je maintiens ma déposition. Lors du match qui a suivi, il m’a fait le reproche d’avoir dit ça. Je lui aie expliqué que ce n’était pas pour le mettre en difficulté, car je l’estime vraiment beaucoup. Mais il était dans mon devoir de dire la vérité. »

12h21 : « Jamais je n’ai imaginé avant de me retrouver ici, que l’on pouvait jouer contre son équipe. Et que c’était possible dans un club comme Montpellier. Jamais je n’ai imaginé une contre-performance en ayant ce doute derrière la tête. J’ai pensé que cette contre-performance était liée à des facteurs physiques, au contexte, à des facteurs festifs… », note Patrice Canayer.

12h19 : « Dans l’arbitrage, il n’y a rien qui m’a choqué… Ils ont dû faire des erreurs, mais cela n’a pas influencé le match », note l’entraîneur montpelliérain.

12h16 : Patrice Canayer note qu'en 2011, il a demandé à son staff de se retirer de l'organisation de la « cagnotte », qui servait aux joueurs à partir en vacances. En 2012, le staff ne participait plus à la cagnotte. Visiblement gérée par le joueur Luka Karabatic, frère de Nikola, elle aurait servi à payer un voyage à Ibiza.

12h15 : Patrice Canayer témoigne depuis 45 minutes devant le tribunal

http://www.20minutes.fr/montpellier/1635147-20150619-direct-proces-paris-suspects-patrice-canayer-entraineur-montpellier-va-temoigner-devant-tribunal

Ils trouvent un trésor de 2.000 pièces gauloises dans un champ et finissent devant le tribunal

Le silence est d’or. Pour n’avoir pas respecté ce proverbe ancestral, trois fouilleurs amateurs doivent comparaître, ce vendredi, devant le tribunal correctionnel de Dijon (Côte d’Or). Car, c’est en découvrant une simple conversation sur Facebook que les services archéologiques ont remonté la piste de ces passionnés, début 2013.
Interview:«Sans nous, ils n'auraient jamais vu ce trésor!» 
A l’époque, sur le réseau social, il n’est pas question d’or mais bien d’argent. D’abord, du métal dont sont constituées les 2.000 pièces gauloises qu’ils ont découvertes dans un champ à Laignes. Et surtout du montant que les trois prévenus comptaient en tirer. « Au début, on voulait les donner à un musée, raconte Eddy, l’un d’entre eux à 20 Minutes. Et puis un spécialiste nous en a dissuadés en nous expliquant qu’on allait avoir des problèmes. Alors quand on nous a proposé 15.000 euros, on n’a pas trop réfléchi… Ça faisait quand même près d’un an de salaire ! »

Une prime de guerre pour le siège d’Alésia ?

Si les trois copains sont renvoyés pour « vol », ils le sont aussi et surtout sur le fondement de l’article 542-1 du Code du patrimoine qui interdit purement et simplement les fouilles archéologiques sans autorisation préalable. « L’archéologie est une science, explique Frank Faucher qui travaille à la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) en Bourgogne. Quand ils ont retiré les pièces de la terre, ces amateurs n’ont pas pris les précautions nécessaires. Nous ne saurons donc jamais exactement à quoi correspond ce trésor. On ne peut désormais qu’émettre des hypothèses… »
La plus sérieuse d’entre elle mène au premier siècle avant Jésus-Christ. Nous sommes alors en pleine guerre des Gaules. Et Jules César n’hésite pas à engager des mercenaires pour mater les hommes de Vercingétorix. « Le siège présumé d’Alésia n’est qu’à une heure de marche du lieu de la découverte, assure Frank Faucher. On peut donc imaginer qu’il s’agissait de la solde de guerriers agissant sur ordres de César… »

Détecteurs de métaux et clous rouillés

Randall Schwerdorffer préfère le droit à l’histoire. Avocat de l’un des prévenus, il compte déposer une question prioritaire de constitutionnalité dès l’ouverture du procès pour défendre les fouilleurs. « Le droit français comporte une vraie contradiction, explique-t-il à 20 Minutes. On autorise la vente de détecteurs de métaux mais on en interdit l’utilisation si ce n’est pour retirer des clous rouillés ! D’autant qu’il est impossible de savoir qu’il s’agit d’un trésor ou d’un clou avant de l’avoir déterré… »
L’argument fait sourire Jean-David Desforges. Ce scientifique a créé en 2007 l’association Halte aux pillages du patrimoine archéologique et historique (Happah). « Vous pouvez acheter une voiture mais il faut le permis pour la conduire, résume-t-il. Vous pouvez donc acheter un détecteur de métaux mais il faut une autorisation préfectorale pour l’utiliser… »
Partie civile lors de ce procès, son association compte d’ailleurs réclamer des dommages et intérêts à hauteur du montant qu’aurait coûté l’étude scientifique sur les pièces. Les trois prévenus encourent également une peine de sept ans de prison. « On a l’impression d’avoir braqué le Louvre pour voler la Joconde », soupire Eddy.
http://www.20minutes.fr/societe/1634611-20150619-trouvent-tresor-2000-pieces-gauloises-champ-finissent-devant-tribunal

Lure : le cambrioleur mis en fuite par son père

Deux ans de prison, dont un an avec sursis et mise à l’épreuve : un Luron de 31 ans a été condamné ce jeudi à Vesoul pour l’agression d’une vieille dame à son domicile en février 2013, à Lure. Avec un complice mineur, Emmanuel Létang s’est introduit chez elle et l’a surprise dans son sommeil pour lui voler ses économies. La tentative a échoué : alertés par le bruit, des voisins sont venus voir ce qui se passait. Ironie de l’histoire, le propre père du prévenu se trouvait parmi ces voisins. Il a essayé de ceinturer un des cambrioleurs, encagoulé, qui n’était autre que son fils. Les deux complices ont alors pris la fuite, bredouilles, avant d’être retrouvés par les gendarmes à cause des traces de pas qu’ils avaient laissées dans la neige.
La victime, qui a raconté avoir été menacée à l’aide d’une arme, n’était pas sortie indemne de cette affaire : son traumatisme psychologique a été constaté par un médecin. « Je dois payer pour la connerie que j’ai faite, mais je n’ai pas envie de perdre mon travail », a conclu le prévenu devant les juges
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2015/06/18/lure-le-cambrioleur-mis-en-fuite-par-son-pere

jeudi 18 juin 2015

EN DIRECT. Procès des paris suspects: Le tribunal va décortiquer la première mi-temps du match Cesson / Montpellier ce jeudi après-midi...

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  • Ce jeudi, c’est le quatrième jour du procès des paris suspects, qui se tient jusqu’au 26 juin au tribunal correctionnel de Montpellier.
  • Seize personnes sont prévenues, accusées d’avoir parié sur la défaite à la mi-temps de Cesson/Montpellier, en mai 2012, dont Nikola Karabatic, et son frère Luka. Poursuivis pour escroquerie ou complicité d’escroquerie pour avoir sciemment influencé le cours du match, tous encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.
  • Ce jeudi, le tribunal doit entendre les joueurs Issam Tej et Mladen Bojinovic, et Nicolas Gillet, gérant d’un bureau de tabac à Prades-le-Lez. Durant l’après-midi, il se penchera sur ce fameux match Cesson/Montpellier, avec la diffusion de la première mi-temps…

13h00 : Le point à la mi-journée.
Ce matin, le tribunal s'est notamment penché sur les témoignages des joueurs Mladen Bojinovic et Issam Tej. Le Parisien Mladen Bojinovic, parieur addictif, Montpelliérain au moment des faits, savait qu'il n'avait pas le droit de parier. Mais il l'a fait. C'est « la cote » qui l'aurait poussé à le faire. Au même moment que les autres prévenus. Quant aux appels passés avec d'autres prévenus, « Dougi » n'a pas pu les expliquer.
Selon le procureur, dans cette enquête, « tout mène » à lui : il est proche de Nicolas Gillet, gérant du bar-tabac de Prades-le-Lez et ami de Giuseppe Palumbo, le gérant de la pizzeria Chez Vincent, qui sont également prévenus. Quant à Issam Tej, joueur au MAHB, il a assuré, comme lors de l'enquête, qu'il n'avait pas parié. Et qu'il a joué le match à fond. Les experts devraient le confirmer lors de leur audition cet après-midi.

http://www.20minutes.fr/montpellier/1634139-20150618-direct-proces-paris-suspects-quatrieme-journee-ouvre-joueur-parisien-mladen-bojinovic-barre

Meurtre du chantier : trente ans de réclusion pour l'ouvrier

Les dénégations d'Helder Barbosa n'ont pas convaincu. Hier, la cour d'assises de Haute-Garonne a condamné cet ouvrier portugais de 34 ans à 30 ans de réclusion criminelle pour le viol et le meurtre de Malika Karimi, le 5 février 2012. Le corps de cette mère de famille de Saint-Gaudens avait été retrouvé dans la neige, partiellement dévêtu et couvert d'ecchymoses, dissimulé sur le chantier de construction où était employé Barbosa à Villeneuve-de-Rivière.
La cour a suivi les réquisitions de l'avocat général Bertrand Baboulenne, qui avait également réclamé une interdiction de territoire national. Hier matin, le représentant du parquet s'était méthodiquement attaché à démontrer que la «relation consentie» et l'absence d'intention homicide soutenues par l'accusé ne relevaient pas du «bon sens». Helder Barbosa et Malika Karimi s'étaient rencontré de manière fortuite à Saint-Gaudens le soir précédent le drame. La quadragénaire, décrite comme amicale et fêtarde, avait passé la soirée avec lui. D'abord au bar puis en boîte à Villeneuve-de-Rivière. En sortant, très alcoolisés, ils n'avaient pas trouvé de véhicule pour rentrer à Saint-Gaudens. «Selon les témoins, elle tapait sur les capots des automobilistes. Preuve qu'elle voulait rentrer chez elle !»
Pour l'homme, qui n'a pas varié de version au cours du procès, elle lui avait à ce moment-là proposé une relation sexuelle, et il l'avait conduite au chantier non loin de là. «La scène s'est passée par -14 °C, dans un local ouvert à tout vent, sans électricité. Il fallait vraiment qu'elle le veuille…», a ironisé l'avocat général. Puis il a décrit «l'horreur» de la scène de crime, les touffes de cheveux de la victime retrouvées à l'entrée du chantier, les morceaux de manteau arrachés, son pantalon déchiré. «Les violences ont commencé dès l'arrivée sur le chantier. Elle résiste, lui est un homme ultraviolent quand il a bu.»
La défense, assurée par Me Billaud et Me Pujol-Reversat, a bien tenté d'insufler le doute. «Quand ils ont quitté la boîte, les témoins les voient ensemble, lui la tenant par les épaules, elle par la taille. Ils étaient ivres tous les deux, pas dans leur état normal. Et s'il disait vrai ? Une relation consentie, puis une dispute qui a mal tourné ? La victime est décrite par ses proches comme quelqu'un au fort caractère, buvant parfois plus que de raison. Et à l'examen de son corps, on ne trouve pas de lésion de défense sexuelle.» Ils ont demandé l'acquittement pour le viol, et la requalification du meurtre en «violences volontaires sans intention de donner la mort». La cour a pris le temps de mûrir sa décision : quatre heures de délibération. Le «bon sens» mis en avant par l'avocat général a finalement fait mouche.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/18/2126980-meurtre-du-chantier-trente-ans-de-reclusion.html

mercredi 17 juin 2015

EN DIRECT. Procès des paris suspects: les frères Karabatic vont passer à la barre... Dragan Gajic se dit «insulté» qu'on l'accuse d'avoir «truqué le match»

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  • Seize prévenus, dont l’icône du handball mondial Nikola Karabatic, sont jugés jusqu’au 26 juin au tribunal correctionnel de Montpellier.
  • Poursuivis pour escroquerie ou pour complicité d’escroquerie, ils encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.
  • Cette troisième journée est particulièrement attendue avec l’audition, à partir de 15h, de Luka puis Nikola Karabatic.

14h54: Mickaël Robin: «Je n'ai jamais vu la couleur d'un billet gagnant, je ne sais pas ce que c'est».

14h46: «C’est vachement risqué si ça se capte»
Le président évoque des échanges SMS le 11 mai avec sa compagne, découverts sur son téléphone portable:
Sandra Maglott: «comme par hasard, il y aura plein de grosses sommes sur cette mi-temps»
Mickaël Robin: «il faut pas en parler par SMS»
Sandra Maglotte: «c’est vachement risqué si ça se capte»

14h37: «C'est quoi le truc avec la caisse noire?»
Le président évoque un échange de SMS le 10 mai 2012 de Mickaël Robin avec Nikola Karabatic: «C'est quoi le truc avec la caisse noire?». Cette caisse, censée contenir l'argent des amendes au fil de la saison, devait payer un voyage en fin de saison à Ibiza.

14h32: L'audience reprend

14h15 : Qui est Mickaël Robin ?
L’audience va reprendre avec l’audition de l’ancien gardien du MAHB Mickaël Robin, aujourd’hui transféré à… Cesson. Si l’enquête policière n’a pas permis de constater d’importants retraits d’argent, avant le 12 mai 2012, comme ce fut le cas pour la majorité des autres prévenus, des échanges par SMS avec sa compagne de l’époque, Sandra Maglott, ont été considérés par le juge d’instruction « parmi les plus significatifs du dossier et ont apporté aux enquêteurs des informations particulièrement intéressantes ».

http://www.20minutes.fr/montpellier/1633199-20150617-direct-proces-paris-suspects-freres-karabatic-vont-passer-barre-international-samuel-honrubia-ouvre-journee-tres-attendue

Dose létale de morphine : un an avec sursis pour l'infirmière de l'hôpital

Mise en examen pour l'homicide involontaire d'un patient, Fabrice Ceresiani, à qui elle avait administré par erreur une dose létale de morphine, une infirmière de l'hôpital de Montauban, a été condamnée, hier, à un an de prison avec sursis. L'affaire n'en est pas pour autant terminée...
C'est en larme que l'accusée, une jeune infirmière de 27 ans salariée depuis 2010 au centre hospitalier de Montauban, s'est avancée, hier, à la barre du tribunal correctionnel. «Les faits sont simples, indiquait la présidente Nicole Bergougnan, Fabrice Ceresiani qui avait un cancer pulmonaire avait été réhospitalisé dans la soirée du 17 juin 2012... il souffrait de douleurs rachidiennes et vous avez appelé, à 3 heures du matin, le médecin de garde chez lui. Ce dernier vous a donné sa prescription par téléphone : 5 mg de morphine en sous-cutanée à renouveler une demi-heure plus tard si nécessaire. Malheureusement, vous vous êtes trompés en lui administrant non pas 5, mais une ampoule de 100 mg de morphine. Une dose létale». Interrogée sur les raisons de cette erreur médicale fatale, l'infirmière qui avait 24 ans au moment des faits, avouait immédiatement sa faute.»Je me suis trompée, je n'ai pensé qu'à la douleur du patient. J'ai essayé de le soulager avec du paracétamol, mais rien n'y faisait.» Et de poursuivre en rappelant le contexte : «C'était ma troisième nuit d'affilée, j'ai confondu deux médicaments le médecin ayant d'abord parlé d'injecter 100 mg de Topalgic par voie intraveineuse (avant de préférer 5 mg de morphine, NDLR).» D'honnêtes aveux suivis d'un message d'excuses à la famille qui touchait l'avocat des parties civiles, Me Laurent Mascaras qui s'adressait avec humanité à la jeune infirmière. «Sachez que la famille du défunt qui a souhaité cette procédure judiciaire pour connaître la vérité, n'est menée par aucune vengeance à votre encontre...» Poursuivant sa plaidoirie, Me Mascaras qui avait une pensée toute particulière pour son collaborateur Me Rémy Ceresiani (fils de la victime) visait plus l'institution hospitalière que l'accusée. «En raison des restrictions budgétaires qui touchent les hôpitaux publics, le médecin de garde reste à la maison et c'est la jeune infirmière qui dans la nuit doit administrer la prescription que l'on lui donne par téléphone.» Des éléments sur lesquels ne manquait pas de rebondir l'avocat de l'infirmière, Me Jean-Michel Rey. «Depuis cette affaire, les prescriptions du médecin de garde sont délivrées au médecin des urgences qui doit se rendre au chevet du malade pour l'examiner et lui faire administrer l'ordonnance.» Et l'ancien bâtonnier de rappeler une évidence : «Une prescription ne peut être délivrée par écrit que par un médecin, une fois qu'il a examiné, le patient. C'est la loi et l'ARS l'a relevée.» De son côté, la vice-procureur n'était pas tendre avec l'infirmière requérant 2 ans avec sursis et 18 mois d'interdiction d'exercer. Une requête que le tribunal ne suivait pas en condamnant la jeune femme à 1 an de prison avec sursis, non assorti d'une interdiction d'exercer. L'affaire devrait désormais se porter sur le tribunal administratif où Me Mascaras entend poursuivre l'hôpital de Montauban.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/17/2126343-un-an-avec-sursis-pour-l-infirmiere-de-l-hopital.html

mardi 16 juin 2015

EN DIRECT. Procès des paris suspects: Jennifer Priez aurait fait valider 45 fois un bulletin d'une valeur de 100 euros...

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  • Ce mardi, c’est le deuxième jour du procès des paris suspects, qui se tient jusqu’au 26 juin au tribunal correctionnel de Montpellier.
  • Seize personnes sont prévenues, accusées d’avoir parié sur la défaite à la mi-temps de Cesson-Montpellier, en mai 2012, dont Nikola Karabatic, et son frère Luka. Poursuivis pour escroquerie ou complicité d’escroquerie pour avoir sciemment influencé le cours du match, tous encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.
  • Au cours de la première journée, la défense a tenté de montrer l’iniquité de la procédure. Ses demandes de nullité ou de renvoi ont toutes été rejetées.
  • Ce mardi matin, la Française des Jeux a été entendue. Cette après-midi, ce sera à Jennifer Priez et Géraldine Pillet, compagnes des frères Karabatic, à l’ancien kiné du club, Yann Montiege, à l’international Primoz Prost et au pizzaiolo Giuseppe Palumbo de s’expliquer.

14h00 : Qui est Jennifer Priez ?
Née à Montpellier, Jennifer Priez est la compagne de Luka Karabatic. En février dernier, la presse annonçait leur union par Pacs. La jeune femme de 29 ans a d’abord débuté sa carrière dans le mannequinat dès 2009, avant de se lancer comme animatrice, d’abord sur NRJ Paris, puis sur NRJ 12. Elle présente « Les Anges de la télé-réalité », puis « Hollywood Girls » et « Le Mag ». Lorsque l’affaire des paris suspects éclate, placée en garde à vue, elle est écartée de l’antenne.

13h55 : Sur quoi Jennifer Priez va-t-elle devoir s’expliquer ?
Le 12 mai 2012, Jennifer Priez, compagne de Luka Karabatic, affublée de lunettes de soleil et d’une casquette, se serait, selon l’ordonnance de renvoi, rendue dans l’établissement La Gitane, dans le 19e arrondissement de Paris, à 10 h. Elle aurait demandé au buraliste de valider 45 fois un bulletin de pari d’une valeur de 100 euros. Le lendemain, puis le 14 mai, elle s’est présentée pour retirer ses gains, et s’est fait remettre la somme de 12.460 euros, « le buraliste lui indiquant ne pas disposer d’assez de fonds pour payer la totalité ».

13h52 : L'audience va reprendre à 14h avec l'audition de Jennifer Priez.

12h26 : L'audience reprendra à 14h.
L’audience est levée pour la pause déjeuner. Elle reprendra à 14h, avec l’audition de Jennifer Priez, ex-animatrice de NRJ 12, et compagne de Luka Karabatic, suivie de celle de Géraldine Pillet, compagne de son frère Nikola. Elles doivent toutes les deux s’expliquer sur leurs paris.

http://www.20minutes.fr/montpellier/1632203-20150616-direct-proces-paris-suspects-francaise-jeux-compagnes-freres-karabatic-vont-etre-entendues-matin

Assises du Vaucluse : il tue sa femme et n'a plus le courage de se suicider !


 
Renvoyé devant la cour d'assises du Vaucluse, présidée par Luc Barbier, Michel Mogilka n'a pas contesté lors de l'instruction du dossier avoir, en novembre 2012, assassiné son épouse prénommée Claude. Cet Avignonnais âgé de 50 ans explique en substance qu'il avait l'intention de mettre fin à ses jours mais qu'il a différé son suicide pour "pouvoir profiter d'un jour ou deux de liberté" dont il avait été privé par son épouse qu'il qualifiait de "démon". Il n'aurait ensuite plus eu du tout l'envie de se suicider !

"Un caractère difficile et rigide"

Décrite comme étant "souriante, avenante, dévouée et énergique", Claude avait aussi un "caractère difficile et rigide" mais surtout un rapport à l'argent qualifié de "maladif". C'est ainsi elle qui, dans son ménage, tenait les cordons de la bourse, refusant que son mari ait une carte bancaire ou un accès aux comptes et l'obligeant à lui demander de l'argent quand il en avait besoin.
Se posant en victime de son épouse - mais aussi de ses parents, de son entourage et de son employeur - Michel Mogilka aurait, en raison d'une accumulation, décidé d'en finir car il n'en pouvait plus. Il avait écarté l'idée du divorce car pour lui "c'était compliqué car il aurait fallu vendre la maison".
Dépressif depuis des années, il a alors décidé de tuer sa femme avant de se suicider en partant du principe qu'elle ne supporterait pas sa disparition ! Il a ourdi son projet criminel et a acheté une arme et des munitions sur internet.
Le jeudi 1er novembre 2012, alors que son épouse était au travail, il s'était rendu en bord de Durance pour tester l'arme. Il découvrait alors qu'il s'agissait d'une arme à blanc totalement inoffensive. Après avoir partagé le repas de midi, il était allé chercher une massette dans son garage et avait frappé Claude à la tête alors qu'allongée sur le canapé du salon, elle regardait le journal télévisé du 13 heures de TF1. Il lui avait ensuite porté trois autres coups jusqu'à "ce qu'elle ne bouge plus".
Puis en début d'après-midi, il avait "profité de la vie" en allant "se saouler la gueule" dans un bar d'une galerie commerciale où il avait retrouvé un ancien collègue de travail. Le vendredi matin, après être allé chercher 2 000 € à la banque, il était allé acheter un cutter et une corde qui sera retrouvée accrochée dans le garage avec un noeud coulant.
De retour à sa maison, il avait bu des bières, pris des cachets et écrit des courriers pour ses enfants et son épouse en demandant pardon. Il avait ensuite appelé sa fille en lui annonçant qu'il avait tué sa femme et qu'il n'avait "pas eu le courage". La police était alors informée.
Du mardi 16 au vendredi 19 juin. L'avocat général Bernard Marchal au soutien de l'accusation. Me Jean-Michel Vancrayen est en défense.

http://www.laprovence.com/article/edition-avignon-grand-avignon/3453083/assises-du-vaucluse-il-tue-sa-femme-et-na-plus-le-courage-de-se-suicider.html

Montbéliard : dealer multicarte et bien chargé à la barre

Un jeune habitant de La Prétière, localité située dans les environs de L’Isle-sur-le-Doubs, comparaît ce mardi devant le tribunal de grande instance de Montbéliard pour usage et revente de divers produits stupéfiants. Le toxicomane, âgé de 32 ans, a été déféré,vendredi, au terme de sa garde à vue dans les locaux du commissariat de Montbéliard, devant un magistrat du parquet face à qui il a reconnu les faits qu’on lui reproche. Il a ensuite été incarcéré en attendant d’être jugé ce mardi après-midi selon la procédure de comparution immédiate. Il avait été interpellé mercredi soir, vers 22 h 10, dans la rue du général Leclerc, à Sochaux où, d’après le capitaine de police Bruno Colin, « il s’était livré à quelques infractions au code de la Route au volant de sa voiture, attirant l’attention d’une patrouille ». Huit couteaux et 20 g de résine de cannabis, ainsi qu’un gramme d’herbe, avaient été découverts par les fonctionnaires dans l’habitacle. « Au cours de la palpation, ils ont trouvé en outre dans une petite sacoche 5 g d’héroïne et deux grammes de cocaïne », poursuit l’officier, signalant également la présence de la somme de 800 € dans le petit sac. Au cours de sa garde à vue, le mis en cause « a reconnu qu’une partie de ces produits était destinée à sa consommation personnelle, mais qu’il dealait aussi un petit peu...» Les juges montbéliardais seront très curieux, n’en doutons pas, d’entendre les explications de ce dealer multicarte...
http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2015/06/15/montbeliard-dealer-multicarte-a-la-barre

lundi 15 juin 2015

Ouverture du procès Karabatic

Le procès de Nikola Karabatic, star du handball français, et de quinze autres prévenus s'ouvre aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Montpellier dans une affaire de paris autour d'un match, Cesson-Montpellier le 12 mai 2012, qui aurait été truqué.
Les prévenus qui réfutent le trucage, sont poursuivis pour
"escroquerie" ou "complicité d'escroquerie". Ils encourent cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende. Le procès est prévu sur deux semaines.

Le président du tribunal Paul Beaudoin, selon une source judiciaire, a exigé que tous les prévenus soient présents dès le premier jour, même s'ils sont appelés à la barre plus tard.
Dans la salle d'audience, les mis en cause seront assis par ordre alphabétique sur deux rangs. L'ensemble du clan Karabatic, à savoir Nikola, son frère Luka, et leurs compagnes, Géraldine Pillet et Jennifer Priez, seront au deuxième rang, les frères Karabatic doivent être entendus mercredi.

Au total, huit joueurs du Montpellier de l'époque seront sur le banc des prévenus. Outre les Karabatic, Prost, et Gagic, Samuel Honrubia (PSG), Mladen Bojinovic (PSG), Mickaël Robin (Cesson-Rennes) et Issam Tej (Montpellier). L'affaire avait éclaté le 16 mai 2012 avec la plainte de la Française des jeux. Elle faisait état le 12 mai à midi -heure à laquelle elle avait bloqué les paris- de 104.887 euros de mises dont 102.300 euros sur le fait que Cesson mènerait à la pause. Un montant exorbitant par rapport aux 3.000 euros de moyenne pour une rencontre de handball.

L'enquête a permis d'établir que ces paris avaient été pris dans plusieurs villes après un top-départ donné peu avant 10h00, à la cote de 2,9 contre 1, avec des tickets de 100 euros garantissant l'anonymat des gagnants. La FDJ avait alerté dès le 16 mai le Service central des courses et jeux (SCCJ) de la Direction centrale de la police judiciaire, lui-même déjà informé d'une possible tricherie par un appel téléphonique anonyme.

Le procureur de la République Patrick Desjardins a évoqué une tricherie "en équipe" avec
peut-être pour but premier d'augmenter la cagnotte destinée à un séjour à Ibiza des joueurs. Mais ensuite, le groupe a cédé à la tentation. Nikola Karabatic, Gagic et Tej ont nié avoir parié. Les autres ont reconnu l'avoir fait. "Nous assumons avoir voulu nous faire un peu de fric en pariant (...) sur certains critères sportifs (...)", plaide l'avocat du clan Karabatic, Me Jean-Robert Phung qui réfute le trucage: "Ils ont parié. Et alors? C'est une faute méritant des poursuites disciplinaires, pas pénales!"

Dès l'ouverture de l'audience, une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) devrait être déposée par les défenseurs des joueurs et des nullités de procédure soulevées.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/06/15/97001-20150615FILWWW00044-ouverture-du-proces-karabatic.php

Deux forains aux assises de la Marne : suivez le procès en direct

Un forain comparaît ce lundi et durant trois jours, accusé d’avoir tué d’un coup de fusil son neveu, lui aussi forain. Le fils de l’accusé, âgé de 22 ans, est jugé pour complicité. Le procès se déroulera sous surveillance policière

C’était le 16 août 2011, à Thiéblemont-Farémont. Un petit village du sud-est de la Marne situé à une demi-heure de route de Montier-en-Der, dans la Haute-Marne. Là où devait avoir lieu, le week-end suivant, la traditionnelle foire avec ses manèges et friandises. Parmi les forains habitués de ce rendez-vous, la famille Niess. Il y a David, le neveu de 41 ans, et Christian, l’oncle alors âgé de 51 ans. Entre ces deux-là, des conflits s’étaient déjà réglés à coups de poing. Et cette fois, ils s’opposent sur le prochain rendez-vous de Montier-en-Der.
Le neveu, qui craint que cela porte préjudice à ses affaires, ne veut pas de la présence de son oncle. David aurait même menacé Christian de lui « mettre une trempe » et « brûler ses affaires » s’il s’entêtait à venir. Jusqu’au jour où David, en colère, a téléphoné en fin de matinée à son oncle pour lui annoncer qu’il arrivait chez lui pour « une explication ». À l’évidence, celle-ci s’annonçait musclée. Elle s’est terminée dans le sang...
http://www.lunion.com/486989/article/2015-06-15/deux-forains-aux-assises-de-la-marne-suivez-le-proces-en-direct