Le procès en appel de Catherine Menoux, 57 ans, accusée d'avoir tué par empoisonnement un riche septuagénaire qu'elle aurait poussé à rédiger un testament en sa faveur, s'ouvre jeudi devant la cour d'assises de l'Essonne, en l'absence de partie civile.
Norbert Mascaras est retrouvé mort, momifié, le 5 janvier 2005, dans sa chambre de bonne du XVIe arrondissement de Paris. Il est décédé peut-être un mois plus tôt. L'autopsie révèle une surdose de médicaments. Catherine Menoux, une connaissance de la victime, est rapidement soupçonnée de l'avoir empoisonnée.
Quatre ans plus tôt, elle s'était fait prescrire puis délivrer des médicaments pour le compte de M. Mascaras. Elle aurait également usé de son influence sur le septuagénaire, qui n'avait pas de famille, pour se faire remettre 40.000 euros et est accusée d'avoir rédigé elle-même deux chèques de 8.000 euros.
Six mois avant son décès, un testament au nom de Norbert Mascaras et au bénéfice de Catherine Menoux avait été rédigé. Elle devait également toucher une assurance-vie de 800.000 euros s'il décédait.
Le testament avait été réalisé chez un clerc de notaire à la retraite, ancien camarade d'école de la victime. Selon l'accusation, ce clerc avait reconnu devant les enquêteurs avoir réalisé avec l'accusée un document de complaisance. Tous deux s'étaient revus après la mort de Norbert Mascaras pour mettre au point la version qui devait être donnée aux policiers.
Le clerc de notaire n'a jamais été mis en examen dans cette affaire, a précisé à l'AFP l'avocat de l'accusée Pascal Bruelle.
Me Bruelle a souligné que Catherine Menoux, condamnée en 2008 par la cour d'assises de Paris à 17 ans de réclusion criminelle pour cet assassinat, "nie les faits".
"Elle a été condamnée sur une construction intellectuelle. Je ne sais pas de quoi il est mort", a-t-il poursuivi, estimant que la surdose de médicaments pouvait être accidentelle ou qu'il pouvait s'agir d'un suicide.
Selon l'avocat, l'accusée aborde le procès "tendue, anxieuse, mais combative".
Dans un courrier adressé à l'AFP en août 2011, elle a assuré que M. Mascaras était "seulement un ami de 30 ans" et dénoncé un "acharnement" de la justice contre elle. "Je n'ai jamais volé Norbert, qui me manque chaque jour", a-t-elle écrit.
Le procès, qui devait se tenir initialement en mars 2011, avait été repoussé à la demande des avocats de l'accusée. Le verdict est attendu le 13 avril
http://www.paris-normandie.fr/
Il faut faire confiance en la justice (Hegel) Revue de la presse judiciaire ici........
jeudi 5 avril 2012
Le Dinh: "Il a pris vingt ans de ma vie"
A deux jours de la fin du procès en appel de Robert Le Dinh , une ancienne adepte qui s'est portée partie civile a fait hier le récit de ses années perdues aux côtés du gourou présumé.
«Une secte, c'est un mot que j'ai du mal à prononcer encore aujourd'hui car il me renvoie au fait que j'ai été bernée durant vingt ans». Partie civile dans le procès en appel de Robert le Dinh, au même titre que six anciens adeptes et que l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes de sectes, Marie-Hélène Lalanne a longuement témoigné hier devant la cour d'assises de la Haute-Garonne. Avec d'autres, elle est à l'origine des poursuites de viols aggravés et d'agressions sexuelles aggravées contre le gourou présumé. Et comme les autres, elle explique s'être exécutée en raison «du statut divin de Robert le Dinh», pour s'épurer de ses expériences sexuelles passées qu'elle lui avait confiées et dans la crainte de subir la fameuse «loi du retour» instaurée par le chef spirituel. A son entrée dans le groupe, en décembre 1986 près d'Agen, Marie-Hélène Lalanne n'hésite pourtant pas à faire don de sa voiture et de ses salaires de caissière. Dès sa première rencontre avec Robert Le Dinh, «vêtu de blanc», lors d'une réunion publique sur la fin des temps, elle croit déjà faire partie de ces 144.000 élus qui vont survivre à l'apocalypse annoncée. Elle s'investit activement en présidant durant trois ans l'ADLEIF, Association de défense des libertés d'expression dans l'institution française, citée par le rapport parlementaire sur les sectes en 1995.
«Vous dites qu'elle vous faisait peur alors que vous aviez une armée de femmes à vos basques ! Vous êtes un adepte des arts martiaux, si elle vous projette sur le lit, c'est que vous le voulez bien», s'étonne le président, visiblement agacé d'entendre l'accusé répéter que toutes ses relations sexuelles avec les femmes du groupe étaient parfaitement consenties. Pour Marie-Hélène Lalanne, sortie de « la secte » en mars 2007 et toujours en situation de surendettement, Robert Le Dinh a «détruit» sa vie. «Il m'a pris vingt ans. L'argent ce n'est pas grave mais la vie, on ne peut pas remonter son cours».
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/05/1323612-le-dinh-il-a-pris-vingt-ans-de-ma-vie.html
«Une secte, c'est un mot que j'ai du mal à prononcer encore aujourd'hui car il me renvoie au fait que j'ai été bernée durant vingt ans». Partie civile dans le procès en appel de Robert le Dinh, au même titre que six anciens adeptes et que l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes de sectes, Marie-Hélène Lalanne a longuement témoigné hier devant la cour d'assises de la Haute-Garonne. Avec d'autres, elle est à l'origine des poursuites de viols aggravés et d'agressions sexuelles aggravées contre le gourou présumé. Et comme les autres, elle explique s'être exécutée en raison «du statut divin de Robert le Dinh», pour s'épurer de ses expériences sexuelles passées qu'elle lui avait confiées et dans la crainte de subir la fameuse «loi du retour» instaurée par le chef spirituel. A son entrée dans le groupe, en décembre 1986 près d'Agen, Marie-Hélène Lalanne n'hésite pourtant pas à faire don de sa voiture et de ses salaires de caissière. Dès sa première rencontre avec Robert Le Dinh, «vêtu de blanc», lors d'une réunion publique sur la fin des temps, elle croit déjà faire partie de ces 144.000 élus qui vont survivre à l'apocalypse annoncée. Elle s'investit activement en présidant durant trois ans l'ADLEIF, Association de défense des libertés d'expression dans l'institution française, citée par le rapport parlementaire sur les sectes en 1995.
«Donnée» à des hommes
Témoin d'une simulation de masturbation sur sa propre fille de 14 ans, Marie-Hélène Lalanne aussi s'est livrée aux jeux sexuels imaginés par son maître, acceptant d'être «donnée» à des hommes du groupe sous le regard de Le Dinh, bourrant sa pipe… «Le lendemain, j'avais droit à une longue séance de positionnement alors que j'avais agi à sa demande. J'étais complètement déstabilisée. Pour moi, Monsieur le Dinh représentait le Christ, je croyais en son identité spirituelle et c'est pourquoi je faisais tout ça». Alors qu'elle a intégré l'armée et qu'elle travaille loin de son maître, elle lui avoue une relation avec l'un de ses supérieurs. «Que l'on soit loin ou pas, on était téléguidés par Tang. On le sentait dans sa peau, dans ses pores, il était en nous. Au risque de paraître imbécile, je croyais qu'il était entouré d'une armée céleste et qu'il voyait tout ce que je faisais». Cet aveuglement qui l'a conduite à accepter deux mariages imposés, des relations avec d'autres femmes du groupe, a même empêché Marie-Hélène de s'opposer à «la purification» de son bébé de quatre mois, à la mort symbolique de son « démon» né hors mariage.Des relations consenties selon Le Dinh
Lors de cette douteuse mise en scène, l'ancienne sergente-chef est allongée, attachée, son enfant sur le ventre, une brique posée sur lui. Alors que l'assemblée est en transe, Robert Le Ding, d'un coup de sabre, casse la pierre et purifie l'enfant et sa mère. «Ca sort de son imagination», se défend l'accusé après avoir à plusieurs reprises affirmé que Marie-Hélène Lalanne était en demande de relations sexuelles avec lui et se montrait «très offensive».«Vous dites qu'elle vous faisait peur alors que vous aviez une armée de femmes à vos basques ! Vous êtes un adepte des arts martiaux, si elle vous projette sur le lit, c'est que vous le voulez bien», s'étonne le président, visiblement agacé d'entendre l'accusé répéter que toutes ses relations sexuelles avec les femmes du groupe étaient parfaitement consenties. Pour Marie-Hélène Lalanne, sortie de « la secte » en mars 2007 et toujours en situation de surendettement, Robert Le Dinh a «détruit» sa vie. «Il m'a pris vingt ans. L'argent ce n'est pas grave mais la vie, on ne peut pas remonter son cours».
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/05/1323612-le-dinh-il-a-pris-vingt-ans-de-ma-vie.html
Bagarre d'ivrogne : il manque de l'égorger
Une bagarre a failli finir très mal, lundi, dans un immeuble du quartier des Minimes à Toulouse. Un homme a tailladé la gorge d'un autre sur fond de consommation d'alcool.
Un homme a failli être égorgé, lundi, par un compagnon de boisson, dans le quartier des Minimes. Ce soir-là, vers 22 heures, les deux hommes sont dans un immeuble. Ils décident d'acheter du cannabis, moyennant une participation de 20 € chacun. « Il (N.D.L.R., la victime) a commencé à s'énerver et à me dire qu'une fois qu'il aurait donné l'argent, je partirais avec, a expliqué le prévenu de 40 ans, devant le tribunal correctionnel. Ensuite il a sorti un couteau. » Ni une, ni deux, se sentant agressé, « je lui ai fait un croche-patte et je l'ai poussé vers l'avant dans les escaliers. Il y avait cinq marches. »
Alors que son vis-à-vis est au sol, il lui prend le couteau, une arme de combat utilisée par l'armée suédoise. Il lui met sous la gorge et lui fait une sérieuse entaille qui nécessitera des points de suture. « Vous lui écrasez aussi les lunettes, a souligné la présidente Rivière. Et vous le laissez alors qu'il est en train de saigner. »
Les deux hommes avaient copieusement arrosé leur journée. « J'avais bu 3-4 bières », concède le quadragénaire. Sa victime, elle, présente un taux de 2,38 grammes d'alcool par litre de sang.
Pour Me Vercellone, l'avocat du prévenu, il s'agit de « légitime défense, lorsque l'autre sort le couteau. Et à la fin, ça dérape. » Et de souligner la fragilité de son client : « Ce qu'il faut, c'est aider cet homme » dépendant au Subutex.
Le procureur Hebert en revanche ne voit pas de légitime défense. Et de citer le témoignage d'un voisin qui, dans l'ascenseur, a vu le prévenu « mimer avec ses mains l'étranglement » de la victime. Alors qu'un an de prison ferme avait été requis, il a été condamné à douze mois de prison dont six avec sursis mise à l'épreuve. Il est reparti à la prison de Seysses.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/31/1320058-bagarre-d-ivrogne-il-manque-de-l-egorger.html
Un homme a failli être égorgé, lundi, par un compagnon de boisson, dans le quartier des Minimes. Ce soir-là, vers 22 heures, les deux hommes sont dans un immeuble. Ils décident d'acheter du cannabis, moyennant une participation de 20 € chacun. « Il (N.D.L.R., la victime) a commencé à s'énerver et à me dire qu'une fois qu'il aurait donné l'argent, je partirais avec, a expliqué le prévenu de 40 ans, devant le tribunal correctionnel. Ensuite il a sorti un couteau. » Ni une, ni deux, se sentant agressé, « je lui ai fait un croche-patte et je l'ai poussé vers l'avant dans les escaliers. Il y avait cinq marches. »
Alors que son vis-à-vis est au sol, il lui prend le couteau, une arme de combat utilisée par l'armée suédoise. Il lui met sous la gorge et lui fait une sérieuse entaille qui nécessitera des points de suture. « Vous lui écrasez aussi les lunettes, a souligné la présidente Rivière. Et vous le laissez alors qu'il est en train de saigner. »
Légitime défense
Le prévenu, qui peine à articuler, justifie : « Je ne vois pas qu'il y a du sang. » Arrivé chez un ami, il reçoit le SMS d'une voisine. « Je suis revenu aussitôt chez moi, j'ai vu les traces de sang et de pas, j'ai eu peur. »Les deux hommes avaient copieusement arrosé leur journée. « J'avais bu 3-4 bières », concède le quadragénaire. Sa victime, elle, présente un taux de 2,38 grammes d'alcool par litre de sang.
Pour Me Vercellone, l'avocat du prévenu, il s'agit de « légitime défense, lorsque l'autre sort le couteau. Et à la fin, ça dérape. » Et de souligner la fragilité de son client : « Ce qu'il faut, c'est aider cet homme » dépendant au Subutex.
Le procureur Hebert en revanche ne voit pas de légitime défense. Et de citer le témoignage d'un voisin qui, dans l'ascenseur, a vu le prévenu « mimer avec ses mains l'étranglement » de la victime. Alors qu'un an de prison ferme avait été requis, il a été condamné à douze mois de prison dont six avec sursis mise à l'épreuve. Il est reparti à la prison de Seysses.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/31/1320058-bagarre-d-ivrogne-il-manque-de-l-egorger.html
Trois mois de prison ferme pour les tricheurs de poker à Monaco
Sadullah Ozkurt, Ozgur Aytekin, Mehmet Sezek et Turham Anik sont désormais fichés comme « bêtes noires » des croupiers du Casino de Monte-Carlo. Car ils trichent au poker !
Sadullah Ozkurt, Ozgur Aytekin, Mehmet Sezek et Turham Anik sont désormais fichés comme « bêtes noires » des croupiers du Casino de Monte-Carlo. Car ils trichent au poker !
Quatre Turcs, résidents londoniens, l'auront certainement appris à leurs dépends en comparaissant, mardi, devant le tribunal correctionnel. Absents, évidemment, mais représentés par leurs avocats, c'est le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle* qui a décrypté le modus operandi : « Ces personnes, présentes à la même table, avaient déjà attiré l'attention des employés. Le lendemain, comme les services de police sont alertés dès leur arrivée, ces joueurs ont essayé de fuir... »
Chacun son rôle
Et au magistrat de décrire le rôle de chacun des prévenus. « Il y a l'endormeur : sa mission est de distraire le croupier. Les deux donneurs de cartes : ils se positionnent à l'opposé de l'endormeur et profitent de la moindre inadvertance du croupier pour s'échanger les cartes sous la table. Non sans avoir, auparavant, jeté un œil sur le jeu du chef de table... Enfin, le dernier personnage : il se tient debout et s'applique à faire écran afin que l'on ne puisse remarquer aucun échange de cartes effectué sous la table... »
Pour la partie civile, Me Didier Escaut a estimé d'emblée « le montant du préjudice pour la SBM à 4 000 euros. C'est une bande organisée qui se rend en Principauté pour se faire de l'argent facile en trichant grâce à une connaissance approfondie du poker. La preuve. Quand les quatre joueurs retournent le lendemain au Casino, prudents, ils envoient d'abord un émissaire dans les salons pour prendre la température. Mais aussitôt interpellés, ils ont été obligés de reconnaitre l'évidence de leur ruse »
Pour leur défense, Mes Christophe Ballerio et Sarah Filippi, ont parlé « d'amateurs. Alcoolisés, ils n'ont rien trouvé de mieux que de tricher au Casino. On est donc loin des maîtres de l'illusion, car les gestes sont grossiers et le comportement absurde... On fait de ce dossier un soufflé vite retombé, et il est impossible de commettre cinq tricheries en cinq heures de jeux. Avec un mois de détention provisoire effectué, une peine d'avertissement devrait suffire... »
Mais le tribunal leur a tenu tête : trois mois de prison ferme, 1.000 euros d'amende et 4.000 euros à payer solidairement à la SBM. au titre des dommages et intérêts. Et sans dessous de table...
Sadullah Ozkurt, Ozgur Aytekin, Mehmet Sezek et Turham Anik sont désormais fichés comme « bêtes noires » des croupiers du Casino de Monte-Carlo. Car ils trichent au poker !
Quatre Turcs, résidents londoniens, l'auront certainement appris à leurs dépends en comparaissant, mardi, devant le tribunal correctionnel. Absents, évidemment, mais représentés par leurs avocats, c'est le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle* qui a décrypté le modus operandi : « Ces personnes, présentes à la même table, avaient déjà attiré l'attention des employés. Le lendemain, comme les services de police sont alertés dès leur arrivée, ces joueurs ont essayé de fuir... »
Chacun son rôle
Et au magistrat de décrire le rôle de chacun des prévenus. « Il y a l'endormeur : sa mission est de distraire le croupier. Les deux donneurs de cartes : ils se positionnent à l'opposé de l'endormeur et profitent de la moindre inadvertance du croupier pour s'échanger les cartes sous la table. Non sans avoir, auparavant, jeté un œil sur le jeu du chef de table... Enfin, le dernier personnage : il se tient debout et s'applique à faire écran afin que l'on ne puisse remarquer aucun échange de cartes effectué sous la table... »
Pour la partie civile, Me Didier Escaut a estimé d'emblée « le montant du préjudice pour la SBM à 4 000 euros. C'est une bande organisée qui se rend en Principauté pour se faire de l'argent facile en trichant grâce à une connaissance approfondie du poker. La preuve. Quand les quatre joueurs retournent le lendemain au Casino, prudents, ils envoient d'abord un émissaire dans les salons pour prendre la température. Mais aussitôt interpellés, ils ont été obligés de reconnaitre l'évidence de leur ruse »
Pour leur défense, Mes Christophe Ballerio et Sarah Filippi, ont parlé « d'amateurs. Alcoolisés, ils n'ont rien trouvé de mieux que de tricher au Casino. On est donc loin des maîtres de l'illusion, car les gestes sont grossiers et le comportement absurde... On fait de ce dossier un soufflé vite retombé, et il est impossible de commettre cinq tricheries en cinq heures de jeux. Avec un mois de détention provisoire effectué, une peine d'avertissement devrait suffire... »
Mais le tribunal leur a tenu tête : trois mois de prison ferme, 1.000 euros d'amende et 4.000 euros à payer solidairement à la SBM. au titre des dommages et intérêts. Et sans dessous de table...
*MM. Florestan Bellinzona et Sébastien Biancheri, assesseurs.
mercredi 4 avril 2012
Procès Le Dinh : "une emprise mentale indéniable"
Les adeptes de Robert Le Dinh, accusé de viols et d'agressions sexuelles étaient-ils bien sous son emprise mentale ? Cette question a fait, hier, l'objet des débats de la cour d'assises de la Haute-Garonne
Au cinquième jour du procès en appel de Robert Le Dinh, alias Tang, devant la cour d'assises de la Haute-Garonne, la question de l'existence ou non d'une emprise mentale exercée par le gourou présumé sur les membres de son groupe, a occupé une large partie des débats. Hier matin, le président Jean-Louis Cousté lui-même s'est interrogé en demandant à Dominique Lorenzato, qui a été le premier à porter plainte contre Tang en avril 2007 : « Y-a-t-il souffrance puisque tout était accepté ? ». Réponse de l'époux d'Isabelle Lorenzato : « Il était nécessaire de souffrir, cela faisait partie de l'enseignement de Monsieur Le Dinh. Celui qui l'avait reconnu comme le Saint Élu devait accepter sa parole sans condition ». C'est ensuite aux questions des avocats de la défense qui ont pointé le zèle avec lequel il avait rempli son rôle d'intendant, mené les fameuses séances de positionnement pour « recadrer » les adeptes fautifs, décortiqué les comptes des mauvais payeurs ou encore pris en charge les travaux des maisons successives acquises par le groupe dans les environs d'Agen et plus tard en Ariège, que Dominique Lorenzato a tenté de s'expliquer. « C'était à la demande de Monsieur Le Dinh. Pendant vingt ans, comme des abrutis, nous avons creusé des tranchées, construit des murs, sorti l'argent à la sueur de nos fronts pour financer les maisons. Nous voulions faire plaisir au Saint Élu et accomplir notre devoir en servant notre maître
[…] Il nous martyrisait et notre double peine c'est que nous étions convaincus que tout était de notre faute ».
[…] L'individualité s'atténue petit à petit avec la perte de toute possibilité d'opposition ou de critique, on devient un objet disponible pour satisfaire les désirs de quelqu'un ou d'un groupe. On assiste à la disparition de l'identité antérieure et à la fusion dans l'identité groupale avec une obligation d'adhésion », a expliqué à plusieurs reprises l'expert-psychiatre. Devançant les questions des avocats de la défense qui, dès le premier jour de ce procès en appel ont annoncé qu'ils tenteraient de démontrer que les « personnes qui appartenaient au groupe de Robert Le Dinh étaient libres et responsables de leur choix », Daniel Ajzenberg a affirmé que les membres du groupe en question n'avaient plus leur libre-arbitre. D'où l'impossibilité pour eux, avant d'en être sorti, de « tuer le père, de tuer Dieu ».
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/04/1322532-une-emprise-mentale-indeniable.html
Au cinquième jour du procès en appel de Robert Le Dinh, alias Tang, devant la cour d'assises de la Haute-Garonne, la question de l'existence ou non d'une emprise mentale exercée par le gourou présumé sur les membres de son groupe, a occupé une large partie des débats. Hier matin, le président Jean-Louis Cousté lui-même s'est interrogé en demandant à Dominique Lorenzato, qui a été le premier à porter plainte contre Tang en avril 2007 : « Y-a-t-il souffrance puisque tout était accepté ? ». Réponse de l'époux d'Isabelle Lorenzato : « Il était nécessaire de souffrir, cela faisait partie de l'enseignement de Monsieur Le Dinh. Celui qui l'avait reconnu comme le Saint Élu devait accepter sa parole sans condition ». C'est ensuite aux questions des avocats de la défense qui ont pointé le zèle avec lequel il avait rempli son rôle d'intendant, mené les fameuses séances de positionnement pour « recadrer » les adeptes fautifs, décortiqué les comptes des mauvais payeurs ou encore pris en charge les travaux des maisons successives acquises par le groupe dans les environs d'Agen et plus tard en Ariège, que Dominique Lorenzato a tenté de s'expliquer. « C'était à la demande de Monsieur Le Dinh. Pendant vingt ans, comme des abrutis, nous avons creusé des tranchées, construit des murs, sorti l'argent à la sueur de nos fronts pour financer les maisons. Nous voulions faire plaisir au Saint Élu et accomplir notre devoir en servant notre maître
[…] Il nous martyrisait et notre double peine c'est que nous étions convaincus que tout était de notre faute ».
« Un prédateur »
En écho à son épouse qui avait témoigné la veille durant cinq heures, notamment des rapports et des jeux sexuels auxquels elle avait dû se livrer, Dominique Lorenzato a insisté sur ses années perdues, sur « les tortures psychologiques » exercées par celui qu'il qualifie de « prédateur » et sur l'impossibilité pour les adeptes d'aller à l'encontre de leur maître, « émanation de la puissance divine ». À la barre, l'expert-psychiatre Daniel Ajzenberg, qui était déjà intervenu au procès de Foix en 2010, s'est lui aussi efforcé de faire admettre « l'emprise mentale indéniable » que Robert Le Dinh a pu avoir sur les membres de son groupe. En témoigne selon lui, cette « peur presque phobique » présente chez la plupart des parties civiles, d'une malédiction qui pourrait frapper leurs enfants depuis leur départ de la secte présumée. Pour Daniel Ajzenberg, il est clair que la révélation divine qu'aurait reçue Robert Le Dinh a servi d'« argumentaire » dans le but d'utiliser la vulnérabilité de ses adeptes et qu'aucun d'entre eux n'a rejoint Tang par hasard. « Dans tous les groupes, on retrouve le même mécanisme, une certaine fragilité des personnes au départ et une réassurance de ces groupes dans lesquels on pense pour vous[…] L'individualité s'atténue petit à petit avec la perte de toute possibilité d'opposition ou de critique, on devient un objet disponible pour satisfaire les désirs de quelqu'un ou d'un groupe. On assiste à la disparition de l'identité antérieure et à la fusion dans l'identité groupale avec une obligation d'adhésion », a expliqué à plusieurs reprises l'expert-psychiatre. Devançant les questions des avocats de la défense qui, dès le premier jour de ce procès en appel ont annoncé qu'ils tenteraient de démontrer que les « personnes qui appartenaient au groupe de Robert Le Dinh étaient libres et responsables de leur choix », Daniel Ajzenberg a affirmé que les membres du groupe en question n'avaient plus leur libre-arbitre. D'où l'impossibilité pour eux, avant d'en être sorti, de « tuer le père, de tuer Dieu ».
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/04/1322532-une-emprise-mentale-indeniable.html
Drogue : prévenus serviables ou vrais trafiquants ?
Ali présente un casier judiciaire vierge. Son compère Didier est, lui, « connu » de l'institution judiciaire pour une liquidation de son entreprise prononcée par un tribunal de commerce. Pourtant, à l'audience du tribunal correctionnelle de ce mercredi, le ministère public a la main lourde. La substitut du procureur de la République, Caroline Bascoul, requiert vingt-quatre mois de détention contre le premier homme, prévenu de « détention et transport non autorisés de stupéfiants », et six mois contre le second, poursuivi pour « détention ».
Pour la magistrate, il ne fait aucun doute que ces deux hommes sont impliqués dans un trafic de stupéfiants. La preuve : les gendarmes, sur la base d'une dénonciation, ont découvert chez Didier 88 kg de résine de cannabis entreposés par Ali. Les deux hommes reconnaissent les faits.
Mais ils sont formels : ils n'ont agi que pour rendre service, Didier à son beau-frère, Ali à un ami. Lequel, poursuivi dans le cadre d'un autre volet - à plus grande échelle - du trafic de stupéfiants (l'affaire est entre les mains d'un juge d'instruction de Montpellier) a confirmé avoir fait appel une seule fois à Ali pour « cacher » de la drogue sur la région de Millau.
Quant à Didier, on ne peut, au plus, que lui reprocher de ne pas avoir prévenu les autorités lorsqu'il a découvert la drogue à son domicile. « Mais le délit de non-dénonciation d'un délit n'existe pas », souligne Me Cécile Dibon-Courtin en plaidant la relaxe au motif que rien, dans le dossier, ne permet d'établir qu'il savait que du « shit » avait été déposé chez lui. Même Ali confirme que Didier n'était pas au courant.
Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 25 avril prochain. Ce jour-là, la juridiction se prononcera également sur la nullité de procédure soulevée par les deux avocats de la défense, mais contestée par le ministère public.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/29/1317877-drogue-prevenus-serviables-ou-vrais-trafiquants.html
Pour la magistrate, il ne fait aucun doute que ces deux hommes sont impliqués dans un trafic de stupéfiants. La preuve : les gendarmes, sur la base d'une dénonciation, ont découvert chez Didier 88 kg de résine de cannabis entreposés par Ali. Les deux hommes reconnaissent les faits.
Mais ils sont formels : ils n'ont agi que pour rendre service, Didier à son beau-frère, Ali à un ami. Lequel, poursuivi dans le cadre d'un autre volet - à plus grande échelle - du trafic de stupéfiants (l'affaire est entre les mains d'un juge d'instruction de Montpellier) a confirmé avoir fait appel une seule fois à Ali pour « cacher » de la drogue sur la région de Millau.
Le bénéfice d'Ali : quinze mois et demi de prison
Et si, à la base, Ali devait toucher 1 000 € pour ce « service », il n'a, en réalité, rien perçu. « Son seul bénéfice dans l'histoire, c'est quinze mois et seize jours de détention provisoire », souligne Me Élian Gaudy en plaidant en faveur d'une peine « adaptée » aux faits et, surtout, à la personnalité de son client qui n'a commis un geste illégal qu'à une seule reprise.Quant à Didier, on ne peut, au plus, que lui reprocher de ne pas avoir prévenu les autorités lorsqu'il a découvert la drogue à son domicile. « Mais le délit de non-dénonciation d'un délit n'existe pas », souligne Me Cécile Dibon-Courtin en plaidant la relaxe au motif que rien, dans le dossier, ne permet d'établir qu'il savait que du « shit » avait été déposé chez lui. Même Ali confirme que Didier n'était pas au courant.
Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 25 avril prochain. Ce jour-là, la juridiction se prononcera également sur la nullité de procédure soulevée par les deux avocats de la défense, mais contestée par le ministère public.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/29/1317877-drogue-prevenus-serviables-ou-vrais-trafiquants.html
Deux salariés accusés d’avoir vendu des formules aromatiques secrètes à Grasse
Deux anciens salariés ont-ils volé des formules aromatiques à leur employeur pour les transmettre à une société concurrente ? Le tribunal correctionnel de Grasse devant lequel un Valbonnais de 63 ans et un Grassois de 68 ans ont comparu jeudi, rendra son délibéré le 13 juin prochain.
En 2006, Ipra, société mouansoise spécialisée dans la recherche et la commercialisation d’arômes alimentaires, dépose plainte avec constitution de partie civile. Elle soupçonne son directeur commercial et un de ses aromaticiens de faire sortir de la société des formules confidentielles pour les vendre à un concurrent.
Dans l’ordinateur personnel de l’aromaticien, saisi à son domicile de Grasse, les enquêteurs découvrent une dizaine de formules d’arômes. Pomme, tutti frutti, lait concentré, fruits rouges, cacao, mangue, whisky, vodka, fraise… identiques à celles créées par lui ou d’autres aromaticiens pour Ipra.
« Je les ai mémorisées »
« Avez-vous recopiées et envoyées ces formules à Couleurs d’Arômes, une société concurrente? », l’interroge la présidente Sandrine Lefèbvre.
« Je les ai mémorisées, puis je les ai mises dans mon ordinateur, mais pas envoyées », assure à la barre ce Grassois de 68 ans. Lors de l’enquête, il avait pourtant reconnu avoir agi à la demande du directeur commercial.
Le Valbonnais est un ami de la gérante de Couleurs d’Arômes qui vient de créer son entreprise. En 2006, il lui fournit la formule du cœur* de l’arôme fruits rouges que la société concurrente vend 7000 euros à un client égyptien. « Ipra ne voulait pas la lui vendre. J’allais perdre un client que je connais depuis 1982 », assure le prévenu qui explique avoir rendu service à son employeur, en sauvant un client, à l’Egyptien et à Couleurs d’Arômes, « un confrère », précise l’ex-directeur commercial. « C’était à moi d’en décider, intervient le p.-d.g. d’Ipra qui explique son refus : le client nous devait de l’argent ».
« À deux ans de la retraite, il préparait sa reconversion au sein d’une société toute neuve », analyse le procureur adjoint Jean-Louis Moreau qui réclame des peines de prison avec sursis. « Pas volé ni recopié mais mémorisé… on joue sur les mots! », déplore pour la partie civile Me Mathurin Lauze qui demande près de 600000 euros de dommages et intérêts.
« Peut-on voler une chose qui n’est pas appropriable? » Aucun brevet n’a été déposé. « Ipra a-t-elle été dépossédée des formules? »
« Non », intervient Me Xavier Lecerf qui plaide la relaxe. « Il ne faut pas confondre un arôme, une formule et un produit qu’on vend. Il n’y a pas de droit privatif sur une formule », ajoute Me Sylvie Trastour. Le tribunal partagera-t-il cet avis ? Réponse le 13 juin.
*Cœur : arôme de base, sans les solvants.
http://www.nicematin.com/faits-divers/deux-salaries-accuses-d%E2%80%99avoir-vendu-des-formules-aromatiques-secretes-a-grasse.830888.html
En 2006, Ipra, société mouansoise spécialisée dans la recherche et la commercialisation d’arômes alimentaires, dépose plainte avec constitution de partie civile. Elle soupçonne son directeur commercial et un de ses aromaticiens de faire sortir de la société des formules confidentielles pour les vendre à un concurrent.
Dans l’ordinateur personnel de l’aromaticien, saisi à son domicile de Grasse, les enquêteurs découvrent une dizaine de formules d’arômes. Pomme, tutti frutti, lait concentré, fruits rouges, cacao, mangue, whisky, vodka, fraise… identiques à celles créées par lui ou d’autres aromaticiens pour Ipra.
« Je les ai mémorisées »
« Avez-vous recopiées et envoyées ces formules à Couleurs d’Arômes, une société concurrente? », l’interroge la présidente Sandrine Lefèbvre.
« Je les ai mémorisées, puis je les ai mises dans mon ordinateur, mais pas envoyées », assure à la barre ce Grassois de 68 ans. Lors de l’enquête, il avait pourtant reconnu avoir agi à la demande du directeur commercial.
Le Valbonnais est un ami de la gérante de Couleurs d’Arômes qui vient de créer son entreprise. En 2006, il lui fournit la formule du cœur* de l’arôme fruits rouges que la société concurrente vend 7000 euros à un client égyptien. « Ipra ne voulait pas la lui vendre. J’allais perdre un client que je connais depuis 1982 », assure le prévenu qui explique avoir rendu service à son employeur, en sauvant un client, à l’Egyptien et à Couleurs d’Arômes, « un confrère », précise l’ex-directeur commercial. « C’était à moi d’en décider, intervient le p.-d.g. d’Ipra qui explique son refus : le client nous devait de l’argent ».
« À deux ans de la retraite, il préparait sa reconversion au sein d’une société toute neuve », analyse le procureur adjoint Jean-Louis Moreau qui réclame des peines de prison avec sursis. « Pas volé ni recopié mais mémorisé… on joue sur les mots! », déplore pour la partie civile Me Mathurin Lauze qui demande près de 600000 euros de dommages et intérêts.
« Peut-on voler une chose qui n’est pas appropriable? » Aucun brevet n’a été déposé. « Ipra a-t-elle été dépossédée des formules? »
« Non », intervient Me Xavier Lecerf qui plaide la relaxe. « Il ne faut pas confondre un arôme, une formule et un produit qu’on vend. Il n’y a pas de droit privatif sur une formule », ajoute Me Sylvie Trastour. Le tribunal partagera-t-il cet avis ? Réponse le 13 juin.
*Cœur : arôme de base, sans les solvants.
http://www.nicematin.com/faits-divers/deux-salaries-accuses-d%E2%80%99avoir-vendu-des-formules-aromatiques-secretes-a-grasse.830888.html
mardi 3 avril 2012
Deux couples jugés pour le calvaire d'un ancien SDF, battu et réduit à l'état d'animal pendant deux ans
Lorsque les gendarmes ont récupéré Claude Mazurkiewicz en septembre 2006 dans la cour de ferme de Christian Rommelaere et Marie-Jeanne Pouchèle, à Zegerscappel (à une trentaine de kilomètres de Dunkerque), il ne pesait plus que 40 kg. ...
Sa silhouette, ainsi que les traces de coups qui constellaient son corps, en disaient alors long sur les souffrances qu'avait pu endurer cet homme de 47 ans, ancien SDF, que le couple avait recueilli deux ans auparavant.
Claude Mazurkiewicz, réduit un temps à l'état d'animal - il était privé de nourriture, dormait dans la cabane du chien, se nourrissait de légumes crus ou d'abats de volaille -, est depuis revenu à la vie, mais en garde des séquelles indélébiles, notamment auditives.
Devant les assises du Nord, où son calvaire est jugé jusqu'à vendredi, il a fait face dignement aux quatre accusés : le couple Rommelaere, d'un côté, mais également Christophe Dehouck, le neveu de Christian, et son épouse Nathalie.
L'affaire a été portée devant la cour d'assises après un détour par le tribunal correctionnel de Dunkerque, qui s'était estimé incompétent au vu de la gravité des faits. La qualification d'actes de torture et de barbarie n'a cependant pas été retenue.
Les quatre accusés décrivent des enfances difficiles. Sans contact avec le reste de leurs familles, ils se fréquentaient quotidiennement au moment des faits. Depuis, la rupture est consommée entre les deux couples, et dans le box, tout le monde plaide non coupable. Sauf Nathalie Dehouck, qu'on présentait pourtant comme la plus influençable.
« J'ai donné deux fois des claques dans les oreilles à M. Mazurkiewicz. Au début c'était pas méchamment, c'était en rigolant », a-t-elle reconnu en pleurant. Le verdict est attendu vendredi.
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2012/04/03/article_deux-couples-juges-pour-le-calvaire-d-un.shtml
Sa silhouette, ainsi que les traces de coups qui constellaient son corps, en disaient alors long sur les souffrances qu'avait pu endurer cet homme de 47 ans, ancien SDF, que le couple avait recueilli deux ans auparavant.
Claude Mazurkiewicz, réduit un temps à l'état d'animal - il était privé de nourriture, dormait dans la cabane du chien, se nourrissait de légumes crus ou d'abats de volaille -, est depuis revenu à la vie, mais en garde des séquelles indélébiles, notamment auditives.
Devant les assises du Nord, où son calvaire est jugé jusqu'à vendredi, il a fait face dignement aux quatre accusés : le couple Rommelaere, d'un côté, mais également Christophe Dehouck, le neveu de Christian, et son épouse Nathalie.
L'affaire a été portée devant la cour d'assises après un détour par le tribunal correctionnel de Dunkerque, qui s'était estimé incompétent au vu de la gravité des faits. La qualification d'actes de torture et de barbarie n'a cependant pas été retenue.
Misère extrême
Le canevas tissé par les auditions des deux couples est celui d'une misère extrême, où l'illettrisme ne fait que renforcer un isolement géographique et social déjà alarmant. Les Rommelaere-Pouchèle vivent de la vente des légumes de leur jardin et de ferraille, et du RSA les Dehouck, qui se battent pour élever dignement leurs cinq enfants (dont deux sont actuellement placés) « carburent » aux aides sociales.Les quatre accusés décrivent des enfances difficiles. Sans contact avec le reste de leurs familles, ils se fréquentaient quotidiennement au moment des faits. Depuis, la rupture est consommée entre les deux couples, et dans le box, tout le monde plaide non coupable. Sauf Nathalie Dehouck, qu'on présentait pourtant comme la plus influençable.
« J'ai donné deux fois des claques dans les oreilles à M. Mazurkiewicz. Au début c'était pas méchamment, c'était en rigolant », a-t-elle reconnu en pleurant. Le verdict est attendu vendredi.
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2012/04/03/article_deux-couples-juges-pour-le-calvaire-d-un.shtml
Il frappe, vole et viole une étudiante : 11 ans de prison
Pressé par les questions de la cour d’assises, mis devant l’évidence de sa culpabilité, Marius Culeac, 34 ans, a choisi de s’enferrer dans la dénégation. Jusqu’à refuser de comparaître...
Mardi soir, les jurés l’ont reconnu coupable du viol d’une jeune étudiante et l’ont condamné à onze ans de réclusion criminelle alors que l’avocat général en avait requis douze, sur une peine maximale encourue de quinze ans.
Absent le jour du verdict
Lundi, ce ressortissant roumain a assisté aux débats - qui se sont déroulés à huis clos, selon la volonté de la partie civile - aidé par un interprète. Mais le lendemain, il a carrément refusé d’être extrait de la maison d’arrêt. "Il a invoqué le fait qu’il était très fatigué psychologiquement", indique son avocat, Me Olivier Sabin.
La victime, elle aussi, a été marquée, forcément traumatisée par ce qui lui est arrivé. Elle vit avec la peur en elle, "vérifiant quinze fois si sa porte est fermée avant de s’endormir", avait-elle expliqué lors de l’enquête.
Les faits en 2009
Cette nuit du 28 juin 2009, vers 4 h 30, l’étudiante, qui sortait de la discothèque le O Bar, n’a pas pu appeler de taxi, la batterie de son portable étant épuisée. Du coup, elle est rentrée à pieds, longeant la piste cyclable de l’avenue de la Mer, vers Richter.
Elle est passée près de la mairie, à proximité de la cabane de fortune de Culeac, arrivé en France en janvier 2009. Et soudain, un individu a surgi, lui a mis la main sur la bouche et l’a maintenue avant de la traîner vers un terrain vague et de la jeter au sol. La victime a hurlé et l’agresseur lui a donné un violent coup de poing au visage. Sa tête a heurté un objet métallique.
Elle fait la morte pour qu’il la laisse tranquille
L’étudiante a alors fait mine d’être évanouie ou morte en espérant qu’il la laisse tranquille. Sans succès. Le vagabond, après lui avoir répété "Eh, madame ! Eh, madame !" et voyant qu’elle ne répondait pas, lui a volé ses bijoux, avant de la violer puis de lui prendre son sac à main et de partir... Après plusieurs semaines d’enquête, Culeac est interpellé en janvier 2010 devant sa cabane.
Tout l’accable
Un : son ADN a été retrouvé sur le gilet de la victime et, comme il était fiché pour différentes affaires de vols à l’étalage (notamment de parfums qu’il dérobait à raison de plusieurs milliers d’euros par mois), son nom est sorti.
Deux : la victime n’a pas pu reconnaître l’auteur en raison de la pénombre mais elle a formellement reconnu sa voix.
Trois : à l’audience, l’ex-petite amie de l’accusé a confirmé que les boucles d’oreille et la montre que Culeac lui avait offerts étaient les mêmes que celles de l’étudiante.
Cette dernière n’a certes pas eu les aveux de son tortionnaire, qui n’a même pas daigné assister aux débats jusqu’au bout, mais elle a pu entendre la plaidoirie de rupture de Me Sabin, qui a plaidé coupable en l’absence de son client. "Oui, sa culpabilité est établie. Mais ce n’est pas un prédateur sexuel. Le vol était son mode de vie, c’est d’abord un vol suivi d’un viol d’opportunité", estime l’avocat.
http://www.midilibre.fr/2012/03/28/il-frappe-vole-et-viole-une-etudiante-11-ans,477914.php
Mardi soir, les jurés l’ont reconnu coupable du viol d’une jeune étudiante et l’ont condamné à onze ans de réclusion criminelle alors que l’avocat général en avait requis douze, sur une peine maximale encourue de quinze ans.
Absent le jour du verdict
Lundi, ce ressortissant roumain a assisté aux débats - qui se sont déroulés à huis clos, selon la volonté de la partie civile - aidé par un interprète. Mais le lendemain, il a carrément refusé d’être extrait de la maison d’arrêt. "Il a invoqué le fait qu’il était très fatigué psychologiquement", indique son avocat, Me Olivier Sabin.
La victime, elle aussi, a été marquée, forcément traumatisée par ce qui lui est arrivé. Elle vit avec la peur en elle, "vérifiant quinze fois si sa porte est fermée avant de s’endormir", avait-elle expliqué lors de l’enquête.
Les faits en 2009
Cette nuit du 28 juin 2009, vers 4 h 30, l’étudiante, qui sortait de la discothèque le O Bar, n’a pas pu appeler de taxi, la batterie de son portable étant épuisée. Du coup, elle est rentrée à pieds, longeant la piste cyclable de l’avenue de la Mer, vers Richter.
Elle est passée près de la mairie, à proximité de la cabane de fortune de Culeac, arrivé en France en janvier 2009. Et soudain, un individu a surgi, lui a mis la main sur la bouche et l’a maintenue avant de la traîner vers un terrain vague et de la jeter au sol. La victime a hurlé et l’agresseur lui a donné un violent coup de poing au visage. Sa tête a heurté un objet métallique.
Elle fait la morte pour qu’il la laisse tranquille
L’étudiante a alors fait mine d’être évanouie ou morte en espérant qu’il la laisse tranquille. Sans succès. Le vagabond, après lui avoir répété "Eh, madame ! Eh, madame !" et voyant qu’elle ne répondait pas, lui a volé ses bijoux, avant de la violer puis de lui prendre son sac à main et de partir... Après plusieurs semaines d’enquête, Culeac est interpellé en janvier 2010 devant sa cabane.
Tout l’accable
Un : son ADN a été retrouvé sur le gilet de la victime et, comme il était fiché pour différentes affaires de vols à l’étalage (notamment de parfums qu’il dérobait à raison de plusieurs milliers d’euros par mois), son nom est sorti.
Deux : la victime n’a pas pu reconnaître l’auteur en raison de la pénombre mais elle a formellement reconnu sa voix.
Trois : à l’audience, l’ex-petite amie de l’accusé a confirmé que les boucles d’oreille et la montre que Culeac lui avait offerts étaient les mêmes que celles de l’étudiante.
Cette dernière n’a certes pas eu les aveux de son tortionnaire, qui n’a même pas daigné assister aux débats jusqu’au bout, mais elle a pu entendre la plaidoirie de rupture de Me Sabin, qui a plaidé coupable en l’absence de son client. "Oui, sa culpabilité est établie. Mais ce n’est pas un prédateur sexuel. Le vol était son mode de vie, c’est d’abord un vol suivi d’un viol d’opportunité", estime l’avocat.
http://www.midilibre.fr/2012/03/28/il-frappe-vole-et-viole-une-etudiante-11-ans,477914.php
Il avait menacé sa compagne avec un pistolet sur la tempe : huit mois ferme
La compagne de ce Roannais de 28 ans n’est pas rancunière puisqu’elle devrait prochainement se remettre en couple avec lui. Et pourtant, la vie n’a rien d’un long fleuve tranquille pour cette femme qui a subi plusieurs épisodes de violences de la part de son compagnon. Tout débute le 4 juin 2011 lorsqu’un différend éclate au domicile roannais de ce couple. La victime reçoit des coups, puis son concubin la menace de mort en lui posant un pistolet 9 mm sur la tempe. Le lendemain matin, la jeune femme prévient sa famille qui habite en Auvergne.
Sa sœur et son frère se transportent à son domicile et l’emmènent aux urgences pour qu’elle reçoive des soins. Ensuite, le trio familial regagne l’appartement où il tombe nez à nez avec le compagnon qui leur saute dessus. Les coups pleuvent sur les deux sœurs et leur frère. Et pas seulement, puisqu’ils sont gazés à plusieurs reprises à l’aide d’une bombe lacrymogène. À l’issue de cet épisode très violent, les sœurs et le frère se voient prescrire entre 3 et 6 jours d’interruption temporaire de travail.
Une version des faits forcément contestée par le prévenu qui a reconnu quelques disputes et des menaces réciproques. « Mais je ne l’ai jamais menacé avec une arme. Et en ce qui concerne la scène de violence, c’est moi qui ai été agressé. J’ai utilisé la bombe lacrymogène car j’étais en état de légitime défense. »
Une version qui n’a pas convaincu le tribunal puisque le mis en cause a été condamné à 15 mois de prison dont 7 avec sursis et mise à l’épreuve. Il devra également verser 1 200 euros de dommages et intérêts à la sœur de sa compagne.
Sa sœur et son frère se transportent à son domicile et l’emmènent aux urgences pour qu’elle reçoive des soins. Ensuite, le trio familial regagne l’appartement où il tombe nez à nez avec le compagnon qui leur saute dessus. Les coups pleuvent sur les deux sœurs et leur frère. Et pas seulement, puisqu’ils sont gazés à plusieurs reprises à l’aide d’une bombe lacrymogène. À l’issue de cet épisode très violent, les sœurs et le frère se voient prescrire entre 3 et 6 jours d’interruption temporaire de travail.
Une version des faits forcément contestée par le prévenu qui a reconnu quelques disputes et des menaces réciproques. « Mais je ne l’ai jamais menacé avec une arme. Et en ce qui concerne la scène de violence, c’est moi qui ai été agressé. J’ai utilisé la bombe lacrymogène car j’étais en état de légitime défense. »
Une version qui n’a pas convaincu le tribunal puisque le mis en cause a été condamné à 15 mois de prison dont 7 avec sursis et mise à l’épreuve. Il devra également verser 1 200 euros de dommages et intérêts à la sœur de sa compagne.
En raison des liens familiaux, nous ne publions pas le nom de l’auteur des faits afin de ne pas permettre l’identification de la victime
lundi 2 avril 2012
il avait rançonné un octogénaire sous la menace d’un couteau
IL EST DES AFFAIRES DE FAMILLES, mais aussi des familles à affaires. Dans la famille Bahmed, la justice doit à nouveau juger le grand frère.
Après le plus jeune, Saïd, qui s’est fait remarquer l’été dernier par ses rodomontades sur Internet suite à son évasion (avant d’être débusqué dans le local technique des Clairs-Soleils où il se cachait et d’être condamné), voici Mustapha, 37 ans et dix condamnations, dont de nombreuses pour violence.
Celle dont il doit répondre remonte au 4 février dernier à Besançon. Un vieux monsieur de 81 ans retire 100 € à un distributeur automatique bancaire. Mustapha Bahmed l’a vu et va le suivre.
D’abord quand il achète son journal, ensuite quand il prend son pain et jusque chez lui. Arrivé dans le hall de son immeuble, il l’accoste sous prétexte de chercher un médecin. L’octogénaire n’a pas le temps de lui rétorquer qu’aucun médecin n’exerce ici qu’il s’entend intimer : « Donne-moi ton argent ! »
« Je ne sais pas ce qui m’a pris », expliquera-t-il à l’audience. « J’avais des problèmes avec ma copine, j’avais replongé dans la drogue, j’étais en manque, j’avais besoin d’argent. »
La police, qui l’a identifié sur la vidéo de la banque et l’a interpellé suite à l’agression de l’octogénaire, le recherchait également pour une autre affaire. Quelques jours plus tôt, au cours d’une soirée chez une voisine, il avait profité d’un moment d’assoupissement de celle-ci pour s’emparer de sa carte bancaire et aller retirer 300 €. « Elle m’avait confié sa carte et son code dans l’après-midi pour que j’aille lui retirer de l’argent parce qu’elle avait la flemme », se défendra-t-il. « J’ai d’abord refusé en disant que ce serait trop tentant et, finalement, j’en ai profité. » Selon la plaignante, en revanche, il avait reluqué son code par-dessus son épaule lors d’un précédent retrait qu’elle avait opéré.
Le tribunal a infligé quinze mois, dont six avec sursis et mise à l’épreuve avec obligation de soins et d’indemniser les victimes. Soit neuf mois ferme que Mustapha Bahmed a commencé à purger dès vendredi, sitôt retrouvée la maison d’arrêt.
http://www.estrepublicain.fr/doubs/2012/03/27/il-avait-ranconne-un-octogenaire-sous-la-menace-d-un-couteau
Après le plus jeune, Saïd, qui s’est fait remarquer l’été dernier par ses rodomontades sur Internet suite à son évasion (avant d’être débusqué dans le local technique des Clairs-Soleils où il se cachait et d’être condamné), voici Mustapha, 37 ans et dix condamnations, dont de nombreuses pour violence.
Celle dont il doit répondre remonte au 4 février dernier à Besançon. Un vieux monsieur de 81 ans retire 100 € à un distributeur automatique bancaire. Mustapha Bahmed l’a vu et va le suivre.
D’abord quand il achète son journal, ensuite quand il prend son pain et jusque chez lui. Arrivé dans le hall de son immeuble, il l’accoste sous prétexte de chercher un médecin. L’octogénaire n’a pas le temps de lui rétorquer qu’aucun médecin n’exerce ici qu’il s’entend intimer : « Donne-moi ton argent ! »
« J’étais en manque, j’avais besoin d’argent »
Comme il refuse, l’agresseur sort un couteau de sa poche et se met à l’agiter, tout en fouillant le blouson du retraité. Celui-ci ayant fini par obtempérer en donnant 45 €, Mustapha Bahmed estime que « c’est pas assez, donne-moi le reste, je sais que tu en as plus ». Et cette fois, il se sert lui-même avant de prendre la fuite.« Je ne sais pas ce qui m’a pris », expliquera-t-il à l’audience. « J’avais des problèmes avec ma copine, j’avais replongé dans la drogue, j’étais en manque, j’avais besoin d’argent. »
La police, qui l’a identifié sur la vidéo de la banque et l’a interpellé suite à l’agression de l’octogénaire, le recherchait également pour une autre affaire. Quelques jours plus tôt, au cours d’une soirée chez une voisine, il avait profité d’un moment d’assoupissement de celle-ci pour s’emparer de sa carte bancaire et aller retirer 300 €. « Elle m’avait confié sa carte et son code dans l’après-midi pour que j’aille lui retirer de l’argent parce qu’elle avait la flemme », se défendra-t-il. « J’ai d’abord refusé en disant que ce serait trop tentant et, finalement, j’en ai profité. » Selon la plaignante, en revanche, il avait reluqué son code par-dessus son épaule lors d’un précédent retrait qu’elle avait opéré.
Neuf mois ferme
Le procureur Perrin ayant requis un an de prison, dont quatre mois avec sursis avec mise à l’épreuve et maintien en détention, Me Bresson, pour la défense, parle de son client comme d’un « toxicomane qui était en manque, mais c’est aussi quelqu’un qui a essayé de s’en sortir. Dans l’affaire du vieux monsieur, certes, c’est déplorable, mais il n’a pas frappé la victime ni fait usage de son couteau. » Et de préconiser une peine intégralement assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve.Le tribunal a infligé quinze mois, dont six avec sursis et mise à l’épreuve avec obligation de soins et d’indemniser les victimes. Soit neuf mois ferme que Mustapha Bahmed a commencé à purger dès vendredi, sitôt retrouvée la maison d’arrêt.
http://www.estrepublicain.fr/doubs/2012/03/27/il-avait-ranconne-un-octogenaire-sous-la-menace-d-un-couteau
Tué sur le périphérique par une voiture tombée du ciel
Sur la route, le danger vient rarement du ciel. C’est pourtant la réalité de ce dossier qui donne froid dans le dos. Le 2 avril 2010, à 6 heures, tout le monde aurait pu être à la place de Serge Gelay.
Cet homme qui travaille à la direction de la propreté du Grand Lyon, part au travail. Il roule tranquillement sur le périphérique, à hauteur de Vaulx-en-Velin, quand une BMW surgie de nulle part s’écrase sur sa Mégane. Sous l’effet du choc, celle-ci est réduite d’un bon mètre.
Quand les pompiers viennent au bout de la désincarcération, vers 6 h 45, ils ne peuvent que constater le décès de Serge Gelay. Cet homme âgé de 59 ans habitait à Rillieux-la-Pape. Il laisse deux enfants et une épouse avec laquelle il avait commencé à échafauder des projets pour sa retraite proche. La vie de cette femme s’est arrêtée le 2 avril 2010 à 10 h 25, quand les policiers sont venus chez son employeur lui annoncer le drame.
Le conducteur de la BMW allait emprunter la bretelle d’accès à l’A42 quand il a dû s’endormir. Il devait rouler vite puisque la 5 e vitesse était enclenchée au moment d’amorcer ce virage limité à 50 km/h. La sortie de route a été inévitable. Sur le bas-côté, un lit de gravier n’a même pas freiné la puissante berline. Quant au talus en herbe, il a servi de tremplin. La BMW a décollé avant de plonger deux mètres plus bas, sur la bretelle située en sens inverse. Juste au moment où arrive la Mégane de Serge Gelay.
Très vite, l’enquête révèle que ce drame est loin d’être celui de la fatalité. Mickaël Norelle, âgé de 37 ans, rentrait à Bourg-en-Bresse avec un ami, après une nuit blanche passée à faire la fête. Au moment de l’accident, il a 1,32 g d’alcool dans le sang. Il conduit cette BMW, sa nouvelle voiture de fonction, seulement depuis deux jours. « Une conduite en dépit de toute prudence », déplore M e Frédéric Doyez, avocat de la partie civile.
« Vitesse, alcool, fatigue et nouvelle voiture. C’était l’accident assuré », s’est agacé pour sa part le procureur Emmanuel Razous.
Deux ans après, le prévenu est accablé par les regrets. « Je ne sortais jamais. Je ne sais pas ce qui m’a pris. J’y repense tous les jours. J’aurais préféré mourir à sa place », lâche-t-il, la tête basse. « C’est une grave erreur d’un honnête homme dont la place n’est cependant pas en prison », plaide son avocat M e Simon Oeriu.
Le ministère public a requis deux ans de prison dont un an avec sursis, et l’annulation du permis pendant trois ans. Le jugement a été mis en délibéré jusqu’au 23 avril.
http://www.leprogres.fr/rhone/2012/03/28/tue-sur-le-peripherique-par-une-voiture-tombee-du-ciel
Cet homme qui travaille à la direction de la propreté du Grand Lyon, part au travail. Il roule tranquillement sur le périphérique, à hauteur de Vaulx-en-Velin, quand une BMW surgie de nulle part s’écrase sur sa Mégane. Sous l’effet du choc, celle-ci est réduite d’un bon mètre.
Quand les pompiers viennent au bout de la désincarcération, vers 6 h 45, ils ne peuvent que constater le décès de Serge Gelay. Cet homme âgé de 59 ans habitait à Rillieux-la-Pape. Il laisse deux enfants et une épouse avec laquelle il avait commencé à échafauder des projets pour sa retraite proche. La vie de cette femme s’est arrêtée le 2 avril 2010 à 10 h 25, quand les policiers sont venus chez son employeur lui annoncer le drame.
Le conducteur de la BMW allait emprunter la bretelle d’accès à l’A42 quand il a dû s’endormir. Il devait rouler vite puisque la 5 e vitesse était enclenchée au moment d’amorcer ce virage limité à 50 km/h. La sortie de route a été inévitable. Sur le bas-côté, un lit de gravier n’a même pas freiné la puissante berline. Quant au talus en herbe, il a servi de tremplin. La BMW a décollé avant de plonger deux mètres plus bas, sur la bretelle située en sens inverse. Juste au moment où arrive la Mégane de Serge Gelay.
Très vite, l’enquête révèle que ce drame est loin d’être celui de la fatalité. Mickaël Norelle, âgé de 37 ans, rentrait à Bourg-en-Bresse avec un ami, après une nuit blanche passée à faire la fête. Au moment de l’accident, il a 1,32 g d’alcool dans le sang. Il conduit cette BMW, sa nouvelle voiture de fonction, seulement depuis deux jours. « Une conduite en dépit de toute prudence », déplore M e Frédéric Doyez, avocat de la partie civile.
« Vitesse, alcool, fatigue et nouvelle voiture. C’était l’accident assuré », s’est agacé pour sa part le procureur Emmanuel Razous.
Deux ans après, le prévenu est accablé par les regrets. « Je ne sortais jamais. Je ne sais pas ce qui m’a pris. J’y repense tous les jours. J’aurais préféré mourir à sa place », lâche-t-il, la tête basse. « C’est une grave erreur d’un honnête homme dont la place n’est cependant pas en prison », plaide son avocat M e Simon Oeriu.
Le ministère public a requis deux ans de prison dont un an avec sursis, et l’annulation du permis pendant trois ans. Le jugement a été mis en délibéré jusqu’au 23 avril.
http://www.leprogres.fr/rhone/2012/03/28/tue-sur-le-peripherique-par-une-voiture-tombee-du-ciel
dimanche 1 avril 2012
Bernard Barresi libre : les raisons d'un acquittement
Lundi, les avocats de Bernard Barresi répétaient : "La messe est dite, mais nous ne serons pas trois pots de géranium
" Face à des jurés alsaciens, un accusé à la faconde méridionale, précédé d'une image de "parrain" marseillais ayant passé les vingt dernières années dans une totale clandestinité, entouré du GIPN
la partie s'annonçait serrée.
Même pour une vieille histoire d'attaque de fourgon blindé réalisée, il y a 22 ans, avec brio et sans un coup de feu. En cinq audiences, la guerre de tranchées qui a fait rage entre la défense et l'avocate générale a viré à l'avantage de Bernard Barresi. Me Jean-Yves Liénard le confiait, à chaud, plus que la consécration de l'innocence de l'accusé, ce verdict semble condamner une enquête mal ficelée, des méthodes policières violentes aujourd'hui démonétisées.
Le symbole de l'échec : Thierry Hartmann, "commissaire toxique"
Plutôt que céder un pouce de terrain, l'accusation a préféré rafistoler ce travail policier discrédité aux yeux des jurés. Un homme incarne l'échec, Thierry Hartmann, "commissaire toxique", selon Me Éric Dupond-Moretti. Sang-froid, langue de bois, rigidité, sa longue déposition, jeudi, est le point de bascule du procès. Devant la cour d'assises, les membres de la famille alsacienne de Bernard Barresi chez laquelle il se trouvait, le jour des faits, avec des gros sacs qu'il a enfermés au grenier, tous ont raconté l'injustice de leurs détentions provisoires destinées à faire craquer la tante de Barresi, les menaces de mettre les enfants à la Ddass, les coups ...
Des braves gens, honnêtes et travailleurs, toujours traumatisés, même après leur acquittement en 1994 par la spirale kafkaïenne qui les avait aspirés. Ils ont ému mais au lieu de concéder des excès, le commissaire Hartmann a persisté à présenter cette famille comme des complices de Barresi, évoquant leurs réflexes "claniques" -- pensez donc des Pieds-Noirs et une tante d'origine sicilienne. Alors que les jurés ont compati à leur descente aux enfers, le commissaire évoquait encore "le chemin de croix" qu'avaient été leurs auditions pour les enquêteurs.
"Il vaut mieux laisser partir un coupable que de condamner un innocent"
Maladresse, voire aveuglément. Son enquête a fait l'objet de toutes les critiques : absence d'interpellation des auteurs en flagrant délit alors qu'ils étaient surveillés, investigations insuffisantes sur la "bande de l'Opéra", une équipe marseillaise, une piste laissée en jachère à l'époque mais qui, bingo, vingt ans plus tard, retrouvera son actualité avec la découverte d'un ADN de Roland Talmon. En cinq jours, il n'est plus resté grand-chose de l'enquête du commissaire Hartmann, essorée par la défense.
Sa stratégie, une fois le travail policier discrédité, a été de rappeler aux jurés leur serment. Ils ont juré de faire bénéficier l'accusé du doute. "Cent fois, il vaut mieux laisser partir un coupable que de condamner un innocent", a martelé Me Liénard. À sa sortie de prison, c'était aussi le credo de Bernard Barresi. "Il fallait avoir une forte personnalité au niveau des jurés, a-t-il déclaré sur RTL, pour aller contre le forcing du parquet, à Marseille et en Alsace, pour pas que je sorte de prison."
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/bernard-barresi-libre-les-raisons-dun-acquittement
Même pour une vieille histoire d'attaque de fourgon blindé réalisée, il y a 22 ans, avec brio et sans un coup de feu. En cinq audiences, la guerre de tranchées qui a fait rage entre la défense et l'avocate générale a viré à l'avantage de Bernard Barresi. Me Jean-Yves Liénard le confiait, à chaud, plus que la consécration de l'innocence de l'accusé, ce verdict semble condamner une enquête mal ficelée, des méthodes policières violentes aujourd'hui démonétisées.
Le symbole de l'échec : Thierry Hartmann, "commissaire toxique"
Plutôt que céder un pouce de terrain, l'accusation a préféré rafistoler ce travail policier discrédité aux yeux des jurés. Un homme incarne l'échec, Thierry Hartmann, "commissaire toxique", selon Me Éric Dupond-Moretti. Sang-froid, langue de bois, rigidité, sa longue déposition, jeudi, est le point de bascule du procès. Devant la cour d'assises, les membres de la famille alsacienne de Bernard Barresi chez laquelle il se trouvait, le jour des faits, avec des gros sacs qu'il a enfermés au grenier, tous ont raconté l'injustice de leurs détentions provisoires destinées à faire craquer la tante de Barresi, les menaces de mettre les enfants à la Ddass, les coups ...
Des braves gens, honnêtes et travailleurs, toujours traumatisés, même après leur acquittement en 1994 par la spirale kafkaïenne qui les avait aspirés. Ils ont ému mais au lieu de concéder des excès, le commissaire Hartmann a persisté à présenter cette famille comme des complices de Barresi, évoquant leurs réflexes "claniques" -- pensez donc des Pieds-Noirs et une tante d'origine sicilienne. Alors que les jurés ont compati à leur descente aux enfers, le commissaire évoquait encore "le chemin de croix" qu'avaient été leurs auditions pour les enquêteurs.
"Il vaut mieux laisser partir un coupable que de condamner un innocent"
Maladresse, voire aveuglément. Son enquête a fait l'objet de toutes les critiques : absence d'interpellation des auteurs en flagrant délit alors qu'ils étaient surveillés, investigations insuffisantes sur la "bande de l'Opéra", une équipe marseillaise, une piste laissée en jachère à l'époque mais qui, bingo, vingt ans plus tard, retrouvera son actualité avec la découverte d'un ADN de Roland Talmon. En cinq jours, il n'est plus resté grand-chose de l'enquête du commissaire Hartmann, essorée par la défense.
Sa stratégie, une fois le travail policier discrédité, a été de rappeler aux jurés leur serment. Ils ont juré de faire bénéficier l'accusé du doute. "Cent fois, il vaut mieux laisser partir un coupable que de condamner un innocent", a martelé Me Liénard. À sa sortie de prison, c'était aussi le credo de Bernard Barresi. "Il fallait avoir une forte personnalité au niveau des jurés, a-t-il déclaré sur RTL, pour aller contre le forcing du parquet, à Marseille et en Alsace, pour pas que je sorte de prison."
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/bernard-barresi-libre-les-raisons-dun-acquittement
Délit de fuite: un ex-gendarme condamné
Un ancien sous-officier de gendarmerie a été condamné aujourd'hui à Strasbourg à 18 mois de prison avec sursis pour avoir provoqué un accident de la circulation ayant fait un mort, et pour avoir tenté de retarder l'arrivée des secours afin de ne pas être soumis à l'alcootest.
Fabrice Margail, qui, depuis les faits, a démissionné de la gendarmerie, a été condamné pour "homicide et blessures involontaires suivi de délit de fuite". Son permis de conduire a été annulé et il devra également s'acquitter de 450 euros d'amende.
Les faits remontent au soir de Noël 2008. Ce soir-là, le gendarme avait percuté par l'arrière un véhicule qui roulait devant lui, sur l'autoroute A4 près de Brumath (Bas-Rhin). Cette voiture avait fait un tête-à-queue, mais le conducteur s'en était sorti indemne.
Le drame était survenu quelques minutes plus tard, lors d'un sur-accident: un troisième véhicule avait percuté le deuxième. Le conducteur et une passagère avaient été grièvement blessés, tandis qu'une autre passagère, âgée de 86 ans, avait été tuée.
Le major Margail, plutôt que de composer le 17, avait appelé ses collègues du peloton autoroutier de gendarmerie, évoquant un accident seulement matériel et demandant une dépanneuse, tout en précisant que l'intervention des gendarmes n'était pas nécessaire.
Son défenseur, Me Arnaud Friedrich, a expliqué à ce propos qu'au moment de ce coup de fil, son client "n'avait pas connaissance ni conscience qu'il y avait des blessés graves". Il a donc contesté tout délit de fuite.
Lors de l'audience devant le tribunal correctionnel, le 30 janvier dernier, le prévenu a reconnu que le soir des faits il avait eu des doutes sur son taux d'alcoolémie. Ce taux n'a d'ailleurs pas pu être déterminé avec certitude, l'éthylotest ayant été pratiqué sept heures après l'accident.
Margail "a usé de sa qualité de gendarme tant pour éviter les témoignages gênants que pour retarder l'arrivée des forces de l'ordre sur les lieux de l'accident", a fustigé l'un des avocats des parties civiles, Me Eric Braun. "Manifestement, il se préoccupait plus de ce qu'il adviendrait de son véhicule que de l'état de santé des victimes", a-t-il ajouté.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/03/26/97001-20120326FILWWW00539-delit-de-fuite-un-ex-gendarme-condamne.php
Fabrice Margail, qui, depuis les faits, a démissionné de la gendarmerie, a été condamné pour "homicide et blessures involontaires suivi de délit de fuite". Son permis de conduire a été annulé et il devra également s'acquitter de 450 euros d'amende.
Les faits remontent au soir de Noël 2008. Ce soir-là, le gendarme avait percuté par l'arrière un véhicule qui roulait devant lui, sur l'autoroute A4 près de Brumath (Bas-Rhin). Cette voiture avait fait un tête-à-queue, mais le conducteur s'en était sorti indemne.
Le drame était survenu quelques minutes plus tard, lors d'un sur-accident: un troisième véhicule avait percuté le deuxième. Le conducteur et une passagère avaient été grièvement blessés, tandis qu'une autre passagère, âgée de 86 ans, avait été tuée.
Le major Margail, plutôt que de composer le 17, avait appelé ses collègues du peloton autoroutier de gendarmerie, évoquant un accident seulement matériel et demandant une dépanneuse, tout en précisant que l'intervention des gendarmes n'était pas nécessaire.
Son défenseur, Me Arnaud Friedrich, a expliqué à ce propos qu'au moment de ce coup de fil, son client "n'avait pas connaissance ni conscience qu'il y avait des blessés graves". Il a donc contesté tout délit de fuite.
Lors de l'audience devant le tribunal correctionnel, le 30 janvier dernier, le prévenu a reconnu que le soir des faits il avait eu des doutes sur son taux d'alcoolémie. Ce taux n'a d'ailleurs pas pu être déterminé avec certitude, l'éthylotest ayant été pratiqué sept heures après l'accident.
Margail "a usé de sa qualité de gendarme tant pour éviter les témoignages gênants que pour retarder l'arrivée des forces de l'ordre sur les lieux de l'accident", a fustigé l'un des avocats des parties civiles, Me Eric Braun. "Manifestement, il se préoccupait plus de ce qu'il adviendrait de son véhicule que de l'état de santé des victimes", a-t-il ajouté.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/03/26/97001-20120326FILWWW00539-delit-de-fuite-un-ex-gendarme-condamne.php
Le beau-père reconnaît les viols
Bienvenue au pays de la détresse, de la misère. Celle des relations forcées avec des mineurs. Celle de l'alcool. Celle de la violence d'une mère et de l'inacceptable, car des enfants de 5, 7 et 11 ans sont les victimes.
Il n'existe aucun doute. D'ailleurs, ce maçon de 27 ans qui s'est assis dans le box des accusés hier matin ne nie pas. Il ne se cache pas derrière son alcool, « massif » disent les juges. Il reconnaît les viols, les agressions sexuelles commis entre juin 2006 et décembre 2009 à Port-Sainte-Marie.
Il est allé voir le garçon de 5 ans parce que la grande « refusait
[…] Il n'aimait pas ça. Il hurlait et je lui mettais la main sur la bouche pour qu'il arrête ». Avec l'aînée, âgée de 11 ans à l'époque, c'était plus difficile. Avec la cadette de ses trois victimes (7 ans), « c'était moins souvent, même pas une dizaine de fois… » Mais un jour, c'était « dans les toilettes ».
L'autre sœur parle aussi. Elle raconte avec ses mots de gamine les agressions sexuelles, ce que son demi-frère, qui souffre d'une maladie orpheline et d'une « déficience légère », lui a raconté. Le « zizi dans la bouche, dans les fesses
[…] » Le « lait » qu'il crache dans le tee-shirt. Vers 18 heures hier, les jurés et la cour ont visionné la vidéo de l'audition du petit au commissariat. L'enfant parle, redit ses mots que le président Mornet avait lus lors de la présentation des faits. Pas sûr d'ailleurs que ce garçon soit du sang de l'accusé. La mère voulait un accouchement sous X. Elle avait des doutes après une soirée arrosée en boîte. « Déni de grossesse », l'expression est claire.
Tout n'allait pas bien dans cette famille désossée. Tout avait mal commencé le jour de la naissance de l'aînée. Les parents ont quitté la chambre pour aller faire un tour à Agen. L'accusé le dit lui-même, il partait avec sa compagne le week-end « à Arcachon » ou ailleurs, en laissant la grande s'occuper de ses frère et sœur ». Une première alerte a été donnée au printemps 2009. Classée sans suite.
À quelques mètres de son compagnon dans le box, la mère, 38 ans, a été mise en examen pour « violences régulières » sur ses enfants.
Elle reconnaît s'être souvent absentée du domicile à Port-Sainte-Marie « car je n'en pouvais plus ».
Les deux ont des points communs: ils disent avoir été violés (lui à 10 ans, elle à 18), des familles désunies et l'alcool.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/27/1316386-port-sainte-marie-le-beau-pere-reconnait-les-viols.html
Il n'existe aucun doute. D'ailleurs, ce maçon de 27 ans qui s'est assis dans le box des accusés hier matin ne nie pas. Il ne se cache pas derrière son alcool, « massif » disent les juges. Il reconnaît les viols, les agressions sexuelles commis entre juin 2006 et décembre 2009 à Port-Sainte-Marie.
Il est allé voir le garçon de 5 ans parce que la grande « refusait
[…] Il n'aimait pas ça. Il hurlait et je lui mettais la main sur la bouche pour qu'il arrête ». Avec l'aînée, âgée de 11 ans à l'époque, c'était plus difficile. Avec la cadette de ses trois victimes (7 ans), « c'était moins souvent, même pas une dizaine de fois… » Mais un jour, c'était « dans les toilettes ».
Coupe du monde
C'est le père des deux filles, installées en Nouvelle-Calédonie avec lui depuis 2009, qui donne l'alerte en octobre de cette année-là. La plus âgée se souvient d'un événement, devant les enquêteurs. C'est le 9 juillet 2006, la finale de la Coupe du monde entre la France et l'Italie. « J'avais bu, je l'ai faite boire », admet son beau-père.L'autre sœur parle aussi. Elle raconte avec ses mots de gamine les agressions sexuelles, ce que son demi-frère, qui souffre d'une maladie orpheline et d'une « déficience légère », lui a raconté. Le « zizi dans la bouche, dans les fesses
[…] » Le « lait » qu'il crache dans le tee-shirt. Vers 18 heures hier, les jurés et la cour ont visionné la vidéo de l'audition du petit au commissariat. L'enfant parle, redit ses mots que le président Mornet avait lus lors de la présentation des faits. Pas sûr d'ailleurs que ce garçon soit du sang de l'accusé. La mère voulait un accouchement sous X. Elle avait des doutes après une soirée arrosée en boîte. « Déni de grossesse », l'expression est claire.
Famille désossée
S'il n'était pas question de viols et d'agressions sexuelles sur des enfants, le témoignage d'un copain de boissons du beau-père aurait pu être drôle. Celui-là raconte qu'il s'occupait des enfants à Port-Sainte-Marie, qu'il dormait sur le canapé, qu'il n'a rien vu. Pas un coup, pas de sexe. Il n'a jamais entendu parler de rien et, comme la mère de l'accusé à la barre, pourrait même ajouter que « tout allait bien ».Tout n'allait pas bien dans cette famille désossée. Tout avait mal commencé le jour de la naissance de l'aînée. Les parents ont quitté la chambre pour aller faire un tour à Agen. L'accusé le dit lui-même, il partait avec sa compagne le week-end « à Arcachon » ou ailleurs, en laissant la grande s'occuper de ses frère et sœur ». Une première alerte a été donnée au printemps 2009. Classée sans suite.
À quelques mètres de son compagnon dans le box, la mère, 38 ans, a été mise en examen pour « violences régulières » sur ses enfants.
Elle reconnaît s'être souvent absentée du domicile à Port-Sainte-Marie « car je n'en pouvais plus ».
Les deux ont des points communs: ils disent avoir été violés (lui à 10 ans, elle à 18), des familles désunies et l'alcool.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/27/1316386-port-sainte-marie-le-beau-pere-reconnait-les-viols.html
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