Elles ont pris leur courage à deux mains pour venir témoigner à la barre du tribunal de Verdun. Trois femmes, belles, la quarantaine florissante. Des mères de famille, d’un lotissement d’Étain. Elles font partie des nombreuses victimes d’un de leur voisin, Patrick*, chauffeur routier de 41 ans.
Les faits s’étalent sur une durée de trois ans, de 2011 à 2013. Un scénario toujours bien rôdé. Patrick fumait quelques joints de cannabis chez lui avant de se griller quelques clopes dans le noir, près de l’habitation de ces dames. Il cassait un volet, histoire de créer un interstice pour voir à travers. Ou se posait derrière une véranda, pour espionner ses voisines dans leur intimité.
Pourquoi ? Ce n’est pas Patrick qui le dit. Celui-ci, bien qu’il se soit déplacé hier à l’audience, a décidé, comme la loi le lui permet, de se taire face à ses juges… C’est bien l’expert qui a reçu le prévenu en entretien qui lève le voile sur ses intentions : « La vue de ces femmes l’excitait. Il se masturbait ensuite en rentrant chez lui. » La première femme à avoir découvert son manège a porté plainte, lorsqu’elle a entendu du bruit devant sa fenêtre. Elle a même pourchassé l’homme pour savoir à quoi il ressemblait…
En faisant des recherches sur Facebook, elle a trouvé son identité. « Elle n’est pas venue témoigner parce qu’elle veut tourner la page », témoigne une victime qui la connaît bien. « Elle a tellement eu peur qu’elle a déménagé… »
Des clubs de golf sous le lit
Car en se planquant ainsi, dans le noir, pour espionner ses voisines, Patrick était le seul à savoir ce qu’il avait dans le cerveau. « La première fois que j’ai vu son ombre devant ma fenêtre, j’ai crié et j’ai réveillé toute la maison ! », confie Sabine, une victime. Résultat : ses enfants étaient tellement stressés qu’ils dormaient avec des clubs de golf sous leur lit…
Quant à Marianne, elle était ravie, en 2012, d’emménager dans sa maison neuve du lotissement. Jusqu’à ce qu’elle se trouve nez à nez avec Patrick, dans sa véranda, le soir, seule, alors qu’elle faisait une lessive… Patrick est accusé de violences. Des violences psychologiques. « Il continue avec d’autres femmes », plaide la partie civile par l’intermédiaire de son avocat, Me Leininger : « Quand cela va-t-il s’arrêter ? »
« Sa personnalité m’inquiète », confie la substitut du procureur Émily Bandel. Qui se demande l’utilité de la présence du prévenu à l’audience si c’est pour se taire : « Veut-il simplement provoquer ses victimes ? »
L’homme n’a pourtant pas de casier. Enfin, un simple vol, en 1998… Émily Bandel requiert trois mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve avec, notamment, une obligation de soins. Après cela, le prévenu a quand même baragouiné deux mots : « C’est vrai, il faut des soins. » Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. Outre l’obligation de soigner ses problèmes, Patrick devra indemniser ses victimes, à hauteur de 1.000 € chacune.
*Les prénoms ont été modifiés
http://www.estrepublicain.fr/justice/2014/10/01/il-espionnait-ses-voisines-le-soir
Il faut faire confiance en la justice (Hegel) Revue de la presse judiciaire ici........
jeudi 2 octobre 2014
mercredi 1 octobre 2014
Lewis Peschet condamné à la perpétuité et 22 ans de sûreté par les assises de l'Aisne
Il a été reconnu coupable d'avoir assassiné une camarade de lycée en 2012...
Lewis Peschet, 21 ans, reconnu coupable d'avoir assassiné une camarade de lycée en 2012, a été condamné mercredi à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans par les assises de l'Aisne, à Laon.
Les jurés ont suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait souligné le risque majeur de récidive pour cet «homme d'une perversité inouïe qui se nourrit de la monstruosité de son acte».
http://www.20minutes.fr/societe/1453051-20141001-lewis-peschet-condamne-perpetuite-22-ans-surete-assises-aisne
Lewis Peschet, 21 ans, reconnu coupable d'avoir assassiné une camarade de lycée en 2012, a été condamné mercredi à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans par les assises de l'Aisne, à Laon.
Les jurés ont suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait souligné le risque majeur de récidive pour cet «homme d'une perversité inouïe qui se nourrit de la monstruosité de son acte».
http://www.20minutes.fr/societe/1453051-20141001-lewis-peschet-condamne-perpetuite-22-ans-surete-assises-aisne
Procès Peschet : l'avocat général requiert la perpétuité
LAON (02). Mardi, Lewis Peschet a raconté comment il avait poignardé Sonia Brunbrouck, le 19 avril 2012. Mercredi, dernier jour d’audience, place aux plaidoiries.
Lewis Peschet raconte l’assassinat de Sonia d’une voix froide. La scène est particulièrement éprouvante. « J’ai besoin de faire souffrir pour me sentir vivant », dit Lewis Peschet, âgé de 21 ans. Il raconte avoir eu une relation sexuelle avec Sonia « par faiblesse » la veille de sa mort. Elle est éperdument amoureuse de lui. Lui, il n’éprouve aucun sentiment pour elle. « J’avais déjà voulu la tuer en octobre 2011. Il me semble que c’était par étranglement avec une cravate. C’était la personne parfaite pour ce genre de geste. Je l’ai attirée facilement en raison de ses sentiments, de sa confiance. L’arme à feu ne m’intéresse pas. Il n’y a pas d’expression. Il faut qu’il y ait une évacuation de la haine. La première fois que vous tuez, vous allez au plus simple. »
L’accusé raconte ensuite l’assassinat de Sonia, âgée de 17 ans, d’une voix froide, d’un ton détaché.
Le drame se déroule le 19 avril 2012 à Laon, vers 13 heures, près de l’ancienne abbaye Saint-Vincent. L’endroit est isolé. L’accusé vérifie qu’aucun témoin n’est présent. Il a prévu d’être rejoint par Sonia pour que personne ne les voie ensemble. « Je lui ai dit d’ôter ses vêtements. J’ai pris une chemise blanche. Elle a les yeux fermés. Je décide de la poignarder une première fois. Elle touche sa plaie. Je lui demande si elle a mal, elle répond oui. Elle se retrouve par terre. Je la poignarde à la gorge, au ventre. Elle attrape la lame. Je l’ai retirée d’un coup sec. Elle avait un côté balafré, j’ai fait l’autre. Elle dit : Qu’est-ce que tu fais, Lewis, c’est moi. » Ce sont probablement ses dernières paroles. L’accusé se saisit de la ceinture de la victime, de son tabac. Il se lave avec sa bouteille d’eau. Il récupère de la monnaie dans son portefeuille, une douzaine d’euros. Lewis Peschet se montre un peu déçu de ne pas trouver des billets.
Le portable de Sonia est cassé et jeté dans une tombe. Lewis Peschet perd son téléphone. À son ex-petite amie, il confie : « Je l’ai enfin fait. Ce n’est pas aussi bien que ce que je pensais. »
Sa confidente, qui l’a dénoncé aux gendarmes, observe : « Si nous ne nous étions pas quittés, rien ne serait, peut-être, arrivé. »
Suivez la troisième journée du procès en direct : http://www.lunion.presse.fr/accueil/proces-peschet-l-avocat-general-requiert-la-perpetuite-ia0b0n416323
Ce matin, place aux plaidoieries. Verdict attendu dans l'après-midi.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/proces-peschet-l-avocat-general-requiert-la-perpetuite-ia0b0n416323
Lewis Peschet raconte l’assassinat de Sonia d’une voix froide. La scène est particulièrement éprouvante. « J’ai besoin de faire souffrir pour me sentir vivant », dit Lewis Peschet, âgé de 21 ans. Il raconte avoir eu une relation sexuelle avec Sonia « par faiblesse » la veille de sa mort. Elle est éperdument amoureuse de lui. Lui, il n’éprouve aucun sentiment pour elle. « J’avais déjà voulu la tuer en octobre 2011. Il me semble que c’était par étranglement avec une cravate. C’était la personne parfaite pour ce genre de geste. Je l’ai attirée facilement en raison de ses sentiments, de sa confiance. L’arme à feu ne m’intéresse pas. Il n’y a pas d’expression. Il faut qu’il y ait une évacuation de la haine. La première fois que vous tuez, vous allez au plus simple. »
L’accusé raconte ensuite l’assassinat de Sonia, âgée de 17 ans, d’une voix froide, d’un ton détaché.
Le drame se déroule le 19 avril 2012 à Laon, vers 13 heures, près de l’ancienne abbaye Saint-Vincent. L’endroit est isolé. L’accusé vérifie qu’aucun témoin n’est présent. Il a prévu d’être rejoint par Sonia pour que personne ne les voie ensemble. « Je lui ai dit d’ôter ses vêtements. J’ai pris une chemise blanche. Elle a les yeux fermés. Je décide de la poignarder une première fois. Elle touche sa plaie. Je lui demande si elle a mal, elle répond oui. Elle se retrouve par terre. Je la poignarde à la gorge, au ventre. Elle attrape la lame. Je l’ai retirée d’un coup sec. Elle avait un côté balafré, j’ai fait l’autre. Elle dit : Qu’est-ce que tu fais, Lewis, c’est moi. » Ce sont probablement ses dernières paroles. L’accusé se saisit de la ceinture de la victime, de son tabac. Il se lave avec sa bouteille d’eau. Il récupère de la monnaie dans son portefeuille, une douzaine d’euros. Lewis Peschet se montre un peu déçu de ne pas trouver des billets.
Le portable de Sonia est cassé et jeté dans une tombe. Lewis Peschet perd son téléphone. À son ex-petite amie, il confie : « Je l’ai enfin fait. Ce n’est pas aussi bien que ce que je pensais. »
Sa confidente, qui l’a dénoncé aux gendarmes, observe : « Si nous ne nous étions pas quittés, rien ne serait, peut-être, arrivé. »
Suivez la troisième journée du procès en direct : http://www.lunion.presse.fr/accueil/proces-peschet-l-avocat-general-requiert-la-perpetuite-ia0b0n416323
Ce matin, place aux plaidoieries. Verdict attendu dans l'après-midi.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/proces-peschet-l-avocat-general-requiert-la-perpetuite-ia0b0n416323
Délit d'initiés à EADS : début du procès vendredi
Le procès sur un présumé délit d'initiés à EADS va s'ouvrir vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris. S'assiéront sur le banc des accusés sept cadres dirigeants d'Airbus et de sa maison-mère EADS ainsi que les sociétés Lagardère SCA et Daimler AG.
Les prévenus sont suspectés de s'être enrichis indûment en vendant leurs stock-options, principalement en novembre 2005 et mars 2006, alors qu'ils avaient connaissance d'informations privilégiées, précises et confidentielles de nature à influer sur le cours de l'action EADS. Il était notamment question d'importants retards de livraison de l'A380, la révision complète du projet de long-courrier A350 et des perspectives financières plus mauvaises qu'annoncées. Quand ces informations ont été rendues publiques, le 14 juin 2006, l'action EADS a perdu plus de 26%, soit 5,5 milliards d'euros.
Deux petits actionnaires et la Caisse des dépôts se sont constitués partie civile. Les prévenus encourent deux ans de prison et une amende pouvant aller jusqu'à dix fois le montant du profit réalisé.
A l'époque des faits, EADS venait de ravir la première place, en nombre de commandes, à son concurrent américain Boeing. Entre 2005 et 2006, le cours boursier de l'action EADS grimpait de 23 à 33 euros.
Mais le géant des airs va connaître un accident industriel grave en raison de problèmes de câbles électriques. Un seul A380 sera livré à la date prévue. Quant au programme de l'A350, il est jugé peu novateur par les clients et subira de profondes modifications. Conséquences : des pénalités de retard dues aux clients, une augmentation des coûts de fabrication des avions et un manque à gagner sur des ventes retardées vont faire plonger le titre EADS.
Mais avant l'annonce publique de ces déconvenues, quelque 11 millions de titres ont été cédés sur le marché par 1172 dirigeants et salariés du groupe entre le 1er mai 2005 et le 13 juin 2006, alors que le cours était encore haut. Noël Forgeard a ainsi vendu 360 000 actions, Jean-Paul Gut et John Leahy 175 000 chacun. Les deux actionnaires de référence, Lagardère et Daimler, se sont aussi séparés le 4 avril 2006 de 7,5% du capital chacun pour un montant total de 4 milliards d'euros.
Les prévenus nient avoir usé d'informations privilégiées pour s'enrichir, affirmant n'avoir découvert qu'après la vente de leurs actions l'ampleur des difficultés de programmes que le groupe pensait pouvoir maîtriser avec un retard acceptable.
Deux enquêtes pour délit d'initiés ont été menées, l'une administrative par l'Autorité des marchés financiers (AMF), l'autre pénale. Dans la première, la commission des sanctions de l'AMF a considéré que les informations en possession des prévenus n'étaient pas suffisamment précises pour constituer un délit d'initiés et les a mis hors de cause fin 2009.
L'enquête judiciaire, elle, a abouti au renvoi en correctionnelle des neuf prévenus. A l'ouverture du procès, la défense devrait invoquer le principe de "non bis in idem" en vertu duquel nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement pour les mêmes faits, en se basant sur une jurisprudence européenne. Mais le Conseil d'Etat et la Cour de cassation ont pour l'instant toujours consacré dans ce type d'affaires la légalité du système français, qui autorise une double condamnation, administrative et pénale.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/10/01/1963071-delit-d-inities-a-eads-debut-du-proces-vendredi.html
Les prévenus sont suspectés de s'être enrichis indûment en vendant leurs stock-options, principalement en novembre 2005 et mars 2006, alors qu'ils avaient connaissance d'informations privilégiées, précises et confidentielles de nature à influer sur le cours de l'action EADS. Il était notamment question d'importants retards de livraison de l'A380, la révision complète du projet de long-courrier A350 et des perspectives financières plus mauvaises qu'annoncées. Quand ces informations ont été rendues publiques, le 14 juin 2006, l'action EADS a perdu plus de 26%, soit 5,5 milliards d'euros.
Passible de 2 ans de prison
Parmi les sept prévenus figurent l'ancien coprésident du groupe, Noël Forgeard, et John Leahy, l'actuel directeur commercial d'Airbus. Les autres personnes poursuivies sont l'ancien numéro 2 d'EADS, Jean-Paul Gut, le directeur commercial de l'époque, Andreas Sperl, et trois cadres dirigeants de sa filiale Airbus : Alain Flourens, Erik Pillet et Olivier Andriès. John Leahy, Alain Flourens et Andreas Sperl travaillent toujours à Airbus Group, la nouvelle dénomination d'EADS.Deux petits actionnaires et la Caisse des dépôts se sont constitués partie civile. Les prévenus encourent deux ans de prison et une amende pouvant aller jusqu'à dix fois le montant du profit réalisé.
A l'époque des faits, EADS venait de ravir la première place, en nombre de commandes, à son concurrent américain Boeing. Entre 2005 et 2006, le cours boursier de l'action EADS grimpait de 23 à 33 euros.
Accident industriel
Après le premier vol en avril 2005 de l'A380, le plus gros avion civil du monde, l'avionneur européen s'était engagé à livrer deux appareils fin 2006 et 25 autres en 2007. Parallèlement à cela, il développait une version améliorée de son A330, l'A350, pour contrer le futur 787 Dreamliner de Boeing.Mais le géant des airs va connaître un accident industriel grave en raison de problèmes de câbles électriques. Un seul A380 sera livré à la date prévue. Quant au programme de l'A350, il est jugé peu novateur par les clients et subira de profondes modifications. Conséquences : des pénalités de retard dues aux clients, une augmentation des coûts de fabrication des avions et un manque à gagner sur des ventes retardées vont faire plonger le titre EADS.
Mais avant l'annonce publique de ces déconvenues, quelque 11 millions de titres ont été cédés sur le marché par 1172 dirigeants et salariés du groupe entre le 1er mai 2005 et le 13 juin 2006, alors que le cours était encore haut. Noël Forgeard a ainsi vendu 360 000 actions, Jean-Paul Gut et John Leahy 175 000 chacun. Les deux actionnaires de référence, Lagardère et Daimler, se sont aussi séparés le 4 avril 2006 de 7,5% du capital chacun pour un montant total de 4 milliards d'euros.
Les prévenus nient avoir usé d'informations privilégiées pour s'enrichir, affirmant n'avoir découvert qu'après la vente de leurs actions l'ampleur des difficultés de programmes que le groupe pensait pouvoir maîtriser avec un retard acceptable.
Deux enquêtes pour délit d'initiés ont été menées, l'une administrative par l'Autorité des marchés financiers (AMF), l'autre pénale. Dans la première, la commission des sanctions de l'AMF a considéré que les informations en possession des prévenus n'étaient pas suffisamment précises pour constituer un délit d'initiés et les a mis hors de cause fin 2009.
L'enquête judiciaire, elle, a abouti au renvoi en correctionnelle des neuf prévenus. A l'ouverture du procès, la défense devrait invoquer le principe de "non bis in idem" en vertu duquel nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement pour les mêmes faits, en se basant sur une jurisprudence européenne. Mais le Conseil d'Etat et la Cour de cassation ont pour l'instant toujours consacré dans ce type d'affaires la légalité du système français, qui autorise une double condamnation, administrative et pénale.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/10/01/1963071-delit-d-inities-a-eads-debut-du-proces-vendredi.html
mardi 30 septembre 2014
Jugés pour l'assassinat d'un Antillais dans l'Aveyron, 18 accusés sous pression
Rodez - «Vous encourez la réclusion à perpétuité, réfléchissez à cela...» Le président de la cour d'assises de l'Aveyron a mis la pression, mardi, sur chacun des 18 accusés de l'assassinat d'un jeune Antillais, à Millau en 2010, dans l'espoir que leur procès révèle lequel avait «donné la mort».
Aujourd'hui âgés de 23 à 32 ans, ces hommes sont jugés, à Rodez, pour leur participation à une «expédition punitive» sanglante qui visait «les Antillais» du centre de Millau, le 8 mai 2010.
A chacun, le président de la cour d'assises, Régis Cayrol, a énuméré les mêmes chefs d'accusation: «Assassinat» ou «complicité d'assassinat», «tentative d'assassinat» ou «complicité de tentative d'assassinat», «violences aggravées». Puis, les yeux dans les yeux, il leur a répété: «Si vous êtes reconnu coupable, vous encourez la réclusion à perpétuité», «c'est très long...». Puis il a souhaité «que chacun essaie de réfléchir à la position qui doit être la sienne».
Le soir du 8 mai 2010, Jean-Ronald d'Haity, 20 ans, originaire de la partie française de l'île antillaise de Saint-Martin, avait été tué de deux coups de couteau, dont un en plein cœur, dans son appartement. Une vingtaine d'assaillants y avaient surgi, armés de couteaux, de battes de base-ball, de poings américains et même d'un sabre de samouraï...
Les amis antillais avec lesquels Jean-Ronald passait la soirée avaient tenté de s'échapper. L'un s'était caché dans les toilettes, d'autres s'étaient blessés en sautant du deuxième étage. Poursuivi dans la rue, l'un d'eux avait été poignardé et frappé dans la tête à coups de pied.
Quatre ans plus tard, le juge a longuement lu l'acte d'accusation reconstituant le scénario d'«une expédition punitive» contre «les Antillais». Deux frères sont accusés d'en être «les meneurs»: Taoufik Laanizi, 32 ans, et Morad, 26 ans, nés à Millau au sein d'une famille d'origine marocaine.
Assis côte à côte dans la salle d'audience, les deux frères - d'apparence calme, les cheveux courts soigneusement coiffés au gel - ont comparu libres, après avoir fait chacun un long séjour en prison, en détention préventive.
Un mois avant l'assassinat, Morad Laanizi avait eu la mâchoire brisée lors d'une bagarre avec un Antillais résidant dans le même bâtiment que Jean-Ronald. Les deux frères s'étaient alors faits «de plus en plus pressants» auprès de leurs amis et connaissances pour qu'ils participent à une expédition destinée à se venger des «Blacks», selon l'acte d'accusation.
Interrogé par l'AFP, l'un de leurs avocats, Me Baptiste Scherrer, a ainsi résumé leur défense: «Ils sont présentés comme les organisateurs de l'expédition punitive, et Morad le reconnaît, Taoufik aussi, ils voulaient s'expliquer, après une bagarre. Mais ils nient avoir asséné quelque coup de couteau que ce soit...»
- Tous 'étrangers à cette histoire'-
A une suspension d'audience, l'un des 18 accusés lâchait: «C'est une embrouille de malade!» Puis dévalait les escaliers du palais, surveillé par des dizaines de policiers déployés dans le quartier.
Dans la matinée, un des avocats de la défense avait interrompu le juge pour protester contre «la litanie» des «vous encourez la perpétuité». «Mon client (Abdel-Malik Taghouzi, ndlr) a reconnu qu'il était dans l'expédition mais sans arme», a ensuite expliqué à l'AFP cet avocat, Me Édouard Martial. Et de pointer une faiblesse du dossier: «Le meurtre collectif, il faudra nous expliquer ce que c'est! Ils n'étaient pas à 18 sur les manches des couteaux...»
Durant un examen de personnalité, le président a posé une question sensible à l'un des accusés, Abdelouafi Najad :
«- Est-ce que la confrontation des jeunes de Millau d'origine maghrébine avec les jeunes de Millau d'origine antillaise, ça peut relever du racisme?
- Non, a simplement répondu l'accusé
- On a parlé d'Arabes qui voulaient aller +niquer+ des Antillais..., a insisté le magistrat
- Je suis étranger à cette histoire!
- Il y a 18 (accusés) étrangers à cette histoire ici», a conclu le juge, au tout début d'un procès qui doit durer deux mois.
http://www.20minutes.fr/france/1452493-juges-assassinat-antillais-aveyron-18-accuses-sous-pression
Aujourd'hui âgés de 23 à 32 ans, ces hommes sont jugés, à Rodez, pour leur participation à une «expédition punitive» sanglante qui visait «les Antillais» du centre de Millau, le 8 mai 2010.
A chacun, le président de la cour d'assises, Régis Cayrol, a énuméré les mêmes chefs d'accusation: «Assassinat» ou «complicité d'assassinat», «tentative d'assassinat» ou «complicité de tentative d'assassinat», «violences aggravées». Puis, les yeux dans les yeux, il leur a répété: «Si vous êtes reconnu coupable, vous encourez la réclusion à perpétuité», «c'est très long...». Puis il a souhaité «que chacun essaie de réfléchir à la position qui doit être la sienne».
Le soir du 8 mai 2010, Jean-Ronald d'Haity, 20 ans, originaire de la partie française de l'île antillaise de Saint-Martin, avait été tué de deux coups de couteau, dont un en plein cœur, dans son appartement. Une vingtaine d'assaillants y avaient surgi, armés de couteaux, de battes de base-ball, de poings américains et même d'un sabre de samouraï...
Les amis antillais avec lesquels Jean-Ronald passait la soirée avaient tenté de s'échapper. L'un s'était caché dans les toilettes, d'autres s'étaient blessés en sautant du deuxième étage. Poursuivi dans la rue, l'un d'eux avait été poignardé et frappé dans la tête à coups de pied.
Quatre ans plus tard, le juge a longuement lu l'acte d'accusation reconstituant le scénario d'«une expédition punitive» contre «les Antillais». Deux frères sont accusés d'en être «les meneurs»: Taoufik Laanizi, 32 ans, et Morad, 26 ans, nés à Millau au sein d'une famille d'origine marocaine.
Assis côte à côte dans la salle d'audience, les deux frères - d'apparence calme, les cheveux courts soigneusement coiffés au gel - ont comparu libres, après avoir fait chacun un long séjour en prison, en détention préventive.
Un mois avant l'assassinat, Morad Laanizi avait eu la mâchoire brisée lors d'une bagarre avec un Antillais résidant dans le même bâtiment que Jean-Ronald. Les deux frères s'étaient alors faits «de plus en plus pressants» auprès de leurs amis et connaissances pour qu'ils participent à une expédition destinée à se venger des «Blacks», selon l'acte d'accusation.
Interrogé par l'AFP, l'un de leurs avocats, Me Baptiste Scherrer, a ainsi résumé leur défense: «Ils sont présentés comme les organisateurs de l'expédition punitive, et Morad le reconnaît, Taoufik aussi, ils voulaient s'expliquer, après une bagarre. Mais ils nient avoir asséné quelque coup de couteau que ce soit...»
- Tous 'étrangers à cette histoire'-
A une suspension d'audience, l'un des 18 accusés lâchait: «C'est une embrouille de malade!» Puis dévalait les escaliers du palais, surveillé par des dizaines de policiers déployés dans le quartier.
Dans la matinée, un des avocats de la défense avait interrompu le juge pour protester contre «la litanie» des «vous encourez la perpétuité». «Mon client (Abdel-Malik Taghouzi, ndlr) a reconnu qu'il était dans l'expédition mais sans arme», a ensuite expliqué à l'AFP cet avocat, Me Édouard Martial. Et de pointer une faiblesse du dossier: «Le meurtre collectif, il faudra nous expliquer ce que c'est! Ils n'étaient pas à 18 sur les manches des couteaux...»
Durant un examen de personnalité, le président a posé une question sensible à l'un des accusés, Abdelouafi Najad :
«- Est-ce que la confrontation des jeunes de Millau d'origine maghrébine avec les jeunes de Millau d'origine antillaise, ça peut relever du racisme?
- Non, a simplement répondu l'accusé
- On a parlé d'Arabes qui voulaient aller +niquer+ des Antillais..., a insisté le magistrat
- Je suis étranger à cette histoire!
- Il y a 18 (accusés) étrangers à cette histoire ici», a conclu le juge, au tout début d'un procès qui doit durer deux mois.
http://www.20minutes.fr/france/1452493-juges-assassinat-antillais-aveyron-18-accuses-sous-pression
Deuxième jour du procès de Lewis Peschet
LAON (02). Lewis Peschet, 21 ans, est jugé depuis lundi par la cour d’assises de l’Aisne pour l’assassinat de Sonia, âgée de 17 ans, à Laon, le 19 avril 2012. Le verdict est attendu demain.
Lewis Peschet est un jeune homme ordonné. Il classe les jeunes filles en deux catégories. Il y a les « pures », celles qui sont vierges et les « impures », celles qui boivent, fument, ont déjà eu une relation sexuelle.
Dans quelle catégorie range-t-il la victime, Sonia ? « Elle était impure », dit l’accusé. Alors, sans le savoir, elle s’est acheminée vers une punition fatale.
Dans ses lettres ou lors de ses interrogatoires, Lewis Peschet se montre souvent narcissique et particulièrement inspiré. Plusieurs de ses petites amies avouent s’être montrées sensibles à son aisance à manier les mots, à les aligner comme des pièges, pour attirer et séduire. Au lycée Claudel de Laon, il s’installe dans la classe au milieu des filles. Vêtu de noir, portant du vernis sur les ongles, il suscite l’adhésion et le rejet, le plus souvent, des garçons.
Dans ce domaine, Lewis Peschet est un ensorceleur. « Tu es la seule personne avec qui je me sens humain. J’ai tendance à m’aimer autant que je me dégoûte. Tu me fascines autant que la violence dans le passé », écrit-il ainsi à une jeune fille pour laquelle il affiche une certaine tendresse. Mais son lyrisme se nourrit aussi d’immaturité. Il photographie ses excréments et envoie les photos à des amis.
C’est son jour en pleine lumière. Le visage très pâle, le geste lent, comme pour incarner une certaine majesté, les yeux sombres dans des orbites profondes, il est aux aguets de la moindre phrase entendue. Avec quelquefois une agressivité à fleur de peau. « Je n’aime pas les questions débiles, les regards stupides », lance-t-il à propos de sa comparution pour la prise d’otage d’un surveillant de la prison de Laon.
Suivez la deuxième journée du procès en direct : mardi matin, la cour va examiner les faits. L'expert légiste interviendra cet après-midi. .... cliquez sur ce lien ....
http://www.lunion.presse.fr/accueil/deuxieme-jour-du-proces-de-lewis-peschet-ia0b0n415704
Lewis Peschet est un jeune homme ordonné. Il classe les jeunes filles en deux catégories. Il y a les « pures », celles qui sont vierges et les « impures », celles qui boivent, fument, ont déjà eu une relation sexuelle.
Dans quelle catégorie range-t-il la victime, Sonia ? « Elle était impure », dit l’accusé. Alors, sans le savoir, elle s’est acheminée vers une punition fatale.
Dans ses lettres ou lors de ses interrogatoires, Lewis Peschet se montre souvent narcissique et particulièrement inspiré. Plusieurs de ses petites amies avouent s’être montrées sensibles à son aisance à manier les mots, à les aligner comme des pièges, pour attirer et séduire. Au lycée Claudel de Laon, il s’installe dans la classe au milieu des filles. Vêtu de noir, portant du vernis sur les ongles, il suscite l’adhésion et le rejet, le plus souvent, des garçons.
Un ensorceleur
Aujourd’hui, ses ex-copines déchantent. « Je me sens idiote, faible », dit l’une. Une autre dit : « Je me suis faite avoir par de belles paroles. »Dans ce domaine, Lewis Peschet est un ensorceleur. « Tu es la seule personne avec qui je me sens humain. J’ai tendance à m’aimer autant que je me dégoûte. Tu me fascines autant que la violence dans le passé », écrit-il ainsi à une jeune fille pour laquelle il affiche une certaine tendresse. Mais son lyrisme se nourrit aussi d’immaturité. Il photographie ses excréments et envoie les photos à des amis.
C’est son jour en pleine lumière. Le visage très pâle, le geste lent, comme pour incarner une certaine majesté, les yeux sombres dans des orbites profondes, il est aux aguets de la moindre phrase entendue. Avec quelquefois une agressivité à fleur de peau. « Je n’aime pas les questions débiles, les regards stupides », lance-t-il à propos de sa comparution pour la prise d’otage d’un surveillant de la prison de Laon.
Suivez la deuxième journée du procès en direct : mardi matin, la cour va examiner les faits. L'expert légiste interviendra cet après-midi. .... cliquez sur ce lien ....
http://www.lunion.presse.fr/accueil/deuxieme-jour-du-proces-de-lewis-peschet-ia0b0n415704
Le procès du meurtrier présumé de la joggeuse Marie-Jeanne s’ouvre ce mardi
Agée de 17 ans, la jeune femme avait été tuée, démembrée et brûlée alors qu’elle faisait son jogging sur une colline de l’Ardèche…
Sa petite sœur a fait une tentative de suicide. Son frère est «prostré» depuis juin 2011. Quant à son père, il retourne fréquemment pour «entretenir» la fosse où le corps de sa fille avait été découvert démembré et à moitié brûlé. «Comment voulez-vous qu’ils fassent leur deuil? interroge David Metaxas, leur avocat. Anthony Draoui n’a, pour l’instant, pas fourni la moindre explication sur son geste.»
>> Les faits: Le corps retrouvé est bien celui de Marie-Jeanne
Agé de 22 ans, ce marginal a toute la semaine pour le faire. Arrêté en 2012 après un an de cavale, il est jugé à partir de mardi devant la cour d’assises de l'Ardèche, à Privas, pour le meurtre de Marie-Jeanne Meyer. Ce soir de juin 2011, la jeune fille de 17 ans était partie faire un jogging sur les collines de Tournon-sur-Rhône, pour se détendre à quelques jours des premières épreuves du baccalauréat, quand elle l’a «rencontré».
>> Procédure: La famille veut que les faits soient requalifiés en «assassinat»
C’est d’ailleurs ce feu au milieu des collines repéré par un riverain qui avait permis aux enquêteurs de retrouver le cadavre après trois jours de recherches. «Je ne vois pas ce qu’il a oublié de lui faire, s’émeut David Metaxas. Comment quelqu’un peut-il aller si loin dans l’horreur?»
David Metaxas, lui, s’apprête à soutenir la famille toujours sous le choc. «Ils veulent que toutes les questions soient abordées, justifie-t-il. Pour tenter de comprendre, il faut parfois remonter aux racines du mal.» Anthony Draoui encourt une peine de trente années de prison. Le verdict est attendu vendredi soir.
http://www.20minutes.fr/societe/1451567-20140930-proces-meurtrier-presume-joggeuse-marie-jeanne-ouvre-mardi
Sa petite sœur a fait une tentative de suicide. Son frère est «prostré» depuis juin 2011. Quant à son père, il retourne fréquemment pour «entretenir» la fosse où le corps de sa fille avait été découvert démembré et à moitié brûlé. «Comment voulez-vous qu’ils fassent leur deuil? interroge David Metaxas, leur avocat. Anthony Draoui n’a, pour l’instant, pas fourni la moindre explication sur son geste.»
>> Les faits: Le corps retrouvé est bien celui de Marie-Jeanne
Agé de 22 ans, ce marginal a toute la semaine pour le faire. Arrêté en 2012 après un an de cavale, il est jugé à partir de mardi devant la cour d’assises de l'Ardèche, à Privas, pour le meurtre de Marie-Jeanne Meyer. Ce soir de juin 2011, la jeune fille de 17 ans était partie faire un jogging sur les collines de Tournon-sur-Rhône, pour se détendre à quelques jours des premières épreuves du baccalauréat, quand elle l’a «rencontré».
Frappée, poignardée, démembrée et brûlée
S’il n’a pas eu le moindre mot de remords depuis son arrestation, «il ne va pas fuir ses responsabilités durant le procès», assure d’ores et déjà Serge Billet, son avocat qui va tout faire pour «le rendre humain». La tâche est ardue. Anthony Draoui est accusé d’avoir emmené Marie-Jeanne dans le campement de fortune qu’il occupait sur les collines couvertes de vignes et de vergers, de l’avoir frappée à coups de pierres et de barre de fer, de l’avoir poignardée et démembrée avant d’incinérer le corps.>> Procédure: La famille veut que les faits soient requalifiés en «assassinat»
C’est d’ailleurs ce feu au milieu des collines repéré par un riverain qui avait permis aux enquêteurs de retrouver le cadavre après trois jours de recherches. «Je ne vois pas ce qu’il a oublié de lui faire, s’émeut David Metaxas. Comment quelqu’un peut-il aller si loin dans l’horreur?»
Une mère «dépressive, violente et alcoolique»
Pour essayer de répondre à cette question, Serge Billet, l’avocat du jeune homme, compte évoquer son enfance cabossée. Marginal au moment des faits, Anthony Draoui avait quitté quelque temps avant le foyer où il vivait avec sa mère «dépressive, alcoolique et violente», selon le dossier. «Cela ne justifie rien mais son parcours a été plus que chaotique», poursuit l’avocat.David Metaxas, lui, s’apprête à soutenir la famille toujours sous le choc. «Ils veulent que toutes les questions soient abordées, justifie-t-il. Pour tenter de comprendre, il faut parfois remonter aux racines du mal.» Anthony Draoui encourt une peine de trente années de prison. Le verdict est attendu vendredi soir.
http://www.20minutes.fr/societe/1451567-20140930-proces-meurtrier-presume-joggeuse-marie-jeanne-ouvre-mardi
lundi 29 septembre 2014
Procès: la personnalité glaçante de Lewis Peschet
Les questions ne manquent pas pour comprendre l’assassinat à Laon de Sonia Brunbrouck, âgée de 17 ans, le jour où elle passait le bac blanc. La jeune victime a été poignardée à une soixantaine de reprises.
Le jury dispose de trois jours avant de rendre son verdict mercredi dans l’après-midi ou dans la soirée. Cette fois, des interrogations ne pèsent pas sur l’identité de l’accusé.
Lewis Peschet, âgé de 21 ans, défendu par Me Bouchaillou, reconnaît être l’auteur de coups de couteau mortels. Le jeune homme est considéré comme intelligent et secret. Il n’avait jamais été condamné avant l’assassinat présumé. Des témoignages avancent sa fascination pour la souffrance et la mort. Mais rien de finalement décisif. « Le crime aurait pu être évité. Il est entré dans un jeu de séduction mortel avec une ex. Mon objectif est qu’il puisse s’exprimer sur l’acte et sur son contexte », avance Me Bouchaillou, avocat de la défense.
Elle raconte ainsi que la tombe de Sonia est régulièrement visitée par des personnes qui ne l’ont pas connue mais veulent tout de même lui rendre hommage.
Les parents avaient apposé une plaque le 19 avril 2013 à l’endroit où Sonia est morte en ville haute. « Je voulais que les promeneurs sachent qu’un drame s’est déroulé ici. J’y tenais », dit la maman d’une voix brisée.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/proces-la-personnalite-glacante-de-lewis-peschet-ia0b0n415187
Le jury dispose de trois jours avant de rendre son verdict mercredi dans l’après-midi ou dans la soirée. Cette fois, des interrogations ne pèsent pas sur l’identité de l’accusé.
Lewis Peschet, âgé de 21 ans, défendu par Me Bouchaillou, reconnaît être l’auteur de coups de couteau mortels. Le jeune homme est considéré comme intelligent et secret. Il n’avait jamais été condamné avant l’assassinat présumé. Des témoignages avancent sa fascination pour la souffrance et la mort. Mais rien de finalement décisif. « Le crime aurait pu être évité. Il est entré dans un jeu de séduction mortel avec une ex. Mon objectif est qu’il puisse s’exprimer sur l’acte et sur son contexte », avance Me Bouchaillou, avocat de la défense.
L’attente des parents
Les parents de Sonia attendent beaucoup des aveux. Jamais, ils ne se sont engagés sur le sentier de la haine. « Je voudrais qu’il soit jugé et entendre ce qu’il va nous dire. Je veux juste qu’il ne sorte pas. Je suis persuadé qu’il recommencera », dit le père, un retraité accablé. La maman s’accroche au souvenir de sa fille. « Tout le monde nous parle d’elle. Personne ne l’oublie. Cela nous fait du bien et du mal à la fois. »Elle raconte ainsi que la tombe de Sonia est régulièrement visitée par des personnes qui ne l’ont pas connue mais veulent tout de même lui rendre hommage.
Les parents avaient apposé une plaque le 19 avril 2013 à l’endroit où Sonia est morte en ville haute. « Je voulais que les promeneurs sachent qu’un drame s’est déroulé ici. J’y tenais », dit la maman d’une voix brisée.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/proces-la-personnalite-glacante-de-lewis-peschet-ia0b0n415187
Le trio meurtrier de Moissac devant la cour d'assises
La troisième session de la cour d'assises de Tarn-et-Garonne qui débute ce matin par un premier procès sur une affaire d'inceste entre frère et sœur (notre encadré), verra toutefois son point d'orgue avec le jugement très attendu des trois mis en cause présumés du meurtre de Moissac : Sandra Bonnet, 24 ans, Rachid Dallier, 30 ans et Khaled Touil, 27 ans.
La tâche de la défense respectivement représentée par Nicolas Raynaud de Lage pour S. Bonnet, Me Serge Capel et Dominique Laplagne pour R. Dallier et Me Jean-Louis Pujol pour K. Touil ne sera pas aisé.
À la lecture de ces quelques détails de cette affaire hors norme comportant plusieurs tomes de procédures, les jurés de cette cour d'assises comprendront aisément qu'ils auront à faire à de sérieux clients. La Défense ne devrait toutefois pas manquer d'exploiter le passé des trois mis en cause : leur enfance difficile soumise à des violences physiques ou psychologiques parentales, les trois suspects ayant été baladés toute leur adolescence de foyer en famille d'accueil, sans jamais avoir trouvé une stabilité une fois adulte. Le casier judiciaire de Rachid Dallier condamné 14 fois et son cousin Khaled Touil 29 fois est éloquent.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/09/29/1961386-le-trio-meurtrier-de-moissac-devant-la-cour-d-assises.html
Un assassinat, deux tentatives d'homicide et un enlèvement à juger dans ce dossier
Présidée par Corinne Chassagne les jurés vont donc découvrir d'entrée au travers de la lecture de l'acte de renvoi les faits et la personnalité complexe des trois accusés qui auraient sauvagement poignardé quai Magenta, le 19 mai 2011, Mohamed Belhachemi, un jeune maçon moissagais de 23 ans qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Un assassinat qui ne sera pas le seul dossier jugé durant la semaine, du 6 au 10 octobre, consacrée à cette lourde affaire : les trois comparses comparaissant pour l'enlèvement et des violences sur un jeune Moissagais le soir de l'homicide de Belhachemi, d'avoir la même nuit après ce meurtre tenter de tuer à Toulouse, Samy Naas Arabat qui a reçu à son domicile 10 coups de couteau, et enfin d'être les auteurs d'une autre tentative d'homicide, à Balma le 29 avril 2011, à l'encontre d'un kinésithérapeute ayant reçu trois coups de couteau avant de se faire voler son véhicule.La tâche de la défense respectivement représentée par Nicolas Raynaud de Lage pour S. Bonnet, Me Serge Capel et Dominique Laplagne pour R. Dallier et Me Jean-Louis Pujol pour K. Touil ne sera pas aisé.
L'un des assassins présumés au «mitard» depuis trois semaines pour avoir frappé un surveillant
Particulièrement pour ce dernier qui a écopé au début du mois de 35 jours d'isolement après avoir mis un coup de tête à un surveillant de la maison d'arrêt de Beausoleil. Une «broutille» pour ce spécialiste du travestissement qui avait échappé durant plus de deux mois entre mai et juillet 2011 aux enquêteurs de la section des recherches (SR) de Toulouse et de la brigade des recherches (BR) de Castelsarrasin avant d'être interpellé dans la cave d'un immeuble de Grenoble où il vivait terré depuis des semaines. Même constat pour Rachid Dallier qui n'est autre que le cousin germain de Khaled Touil.Il avait tenté de s'évader de la maison d'arrêt d'Agen
Arrêté à Cerbères (66) une semaine après le meurtre de Moissac par la police des airs et des frontières (PAF) après avoir fui en Espagne avec Sandra Bonnet, sa compagne de l'époque, celui-ci était parvenu durant sa détention provisoire a scié les barreaux de sa cellule de la maison d'arrêt d'Agen, et a passé le mur d'enceinte à l'aide d'un grappin disposé par un complice à l'extérieur de la prison (notre édition du 21 septembre 2011).À la lecture de ces quelques détails de cette affaire hors norme comportant plusieurs tomes de procédures, les jurés de cette cour d'assises comprendront aisément qu'ils auront à faire à de sérieux clients. La Défense ne devrait toutefois pas manquer d'exploiter le passé des trois mis en cause : leur enfance difficile soumise à des violences physiques ou psychologiques parentales, les trois suspects ayant été baladés toute leur adolescence de foyer en famille d'accueil, sans jamais avoir trouvé une stabilité une fois adulte. Le casier judiciaire de Rachid Dallier condamné 14 fois et son cousin Khaled Touil 29 fois est éloquent.
Un procès de la misère affective…
Cette session d'assises qui comptera cinq affaires entre ce lundi et le 22 octobre, débute ce matin par un sordide dossier de viols sur mineur de moins de quinze ans. Le mis en cause Jérémy S. qui a aujourd'hui 25 ans, n'est autre que le frère de la victime. Cette dernière qui sera défendue par Me Charlotte Lévi aura attendu plusieurs années avant de confier son calvaire à l'une de ses enseignante fin 2012. Violées à plusieurs reprises et victimes d'agressions sexuelles répétées depuis l'âge de 12 ans, cette dernière qui aura bientôt 18 ans et qui est placée depuis l'arrestation de son frère en octobre 2012 dans sa famille à Labastide-du-Temple, devra revivre ses longues années de violences sexuelles. La défense représentée par Me Sandrine Roca qui pourrait demander un jugement à huis clos, ne devrait pas manquer d'exposer un contexte familial difficile. Dans cette fratrie de trois enfants, la vie a rarement été rose : le père handicapé à 80 % après avoir été percuté par un train sombre dans l'alcoolisme, la mère qui demandera le divorce en 2004 en prenant la charge de ses enfants, décède, en 2007 dans un accident de la route. Placée dans leur famille à Labastide-du-Temple, c'est durant cette période que la victime subit des viols répétés de son frère. Un dossier sombre, un procès de la misère affective qui devrait s'étaler jusqu'à demain. Il sera suivi mercredi à vendredi du procès de Noël D. également accusé de viols aggravés.http://www.ladepeche.fr/article/2014/09/29/1961386-le-trio-meurtrier-de-moissac-devant-la-cour-d-assises.html
Un séropositif aux assises pour avoir sciemment contaminé une partenaire
Un homme déjà condamné pour avoir sciemment contaminé deux partenaires sexuelles avec le VIH comparaît de lundi à jeudi pour des faits similaires, devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône et encourt une peine de 30 ans de prison.
Christophe Morat, 40 ans, est poursuivi pour "administration volontaire de substances nuisibles ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, avec préméditation et en état de récidive légale". Il est accusé d'avoir contaminé l'une de ses partenaires sexuelles et d'avoir administré volontairement des substances ayant porté atteinte à l'intégrité psychique de cinq autres femmes, qui, elles, n'ont pas été contaminées malgré des rapports non protégés. Il est en détention provisoire depuis février 2012.
Les faits reprochés au quadragénaire, qui entretenait plusieurs relations en même temps, ont eu lieu entre 2008 et 2012 et ont pris fin lorsqu'une des jeunes femmes - âgée de 17 ans au moment de leurs premiers rapport sexuels - a porté plainte après avoir découvert sur internet l'histoire de Christophe Morat. Celui-ci avait déjà été condamné. En janvier 2005, la cour d'appel de Colmar avait confirmé sa condamnation à six ans de prison ferme pour avoir contaminé deux de ses partenaires sexuelles alors qu'il se savait atteint du virus du Sida.
"Il faut que la honte cha nge de camp"
Les faits reprochés au quadragénaire, qui entretenait plusieurs relations en même temps, ont eu lieu entre 2008 et 2012 et ont pris fin lorsqu'une des jeunes femmes - âgée de 17 ans au moment de leurs premiers rapport sexuels - a porté plainte après avoir découvert sur internet l'histoire de Christophe Morat. Celui-ci avait déjà été condamné. En janvier 2005, la cour d'appel de Colmar avait confirmé sa condamnation à six ans de prison ferme pour avoir contaminé deux de ses partenaires sexuelles alors qu'il se savait atteint du virus du Sida.
"Il faut que la honte cha nge de camp"
"Pour la défense, ce n'est pas du tout la même problématique", a déclaré à l'AFP l'avocat de Christophe Morat, Me Christophe Bass. "On était alors sur la pénalisation de la transmission du virus, maintenant, on est sur la pénalisation de la non-transmission", a-t-il affirmé, évoquant le cas des cinq partenaires de l'accusé qui n'ont pas été contaminées. Dans ce volet de l'accusation, il encourt une peine de 6 ans de prison. "Même dans le cas de la personne contaminée, elle était au courant (de la maladie de Christophe Morat) au moment où elle a été contaminée", a également fait valoir l'avocat. Selon l'accusation, cette dernière, après une période de rapports non protégés, avait appris la maladie de son compagnon. Ils avaient alors utilisé des préservatifs avant de reprendre des rapports sans protection après que M. Morat eut convaincu sa partenaire qu'il n'y avait aucun risque.
Christophe Morat "aborde ce procès avec un lourd sentiment de culpabilité", selon son avocat. "Il n'arrive pas vraiment à verbaliser, à expliquer son attitude mais on espère que les débats serviront à cela", a conclu Me Bass. Sur les cinq partenaires qui ont eu la chance de ne pas être contaminées, trois se sont portées parties civiles. Elles "souhaitent un procès public afin que la honte change de camp", selon leur avocat, Me Eric Morain, dans Le Parisien. "Ces femmes étaient amoureuses, en confiance. A la façon des victimes d'escroquerie, elles ont été fracassées, brisées par son mensonge", poursuit-il dans les colones du quotidien.
Christophe Morat "aborde ce procès avec un lourd sentiment de culpabilité", selon son avocat. "Il n'arrive pas vraiment à verbaliser, à expliquer son attitude mais on espère que les débats serviront à cela", a conclu Me Bass. Sur les cinq partenaires qui ont eu la chance de ne pas être contaminées, trois se sont portées parties civiles. Elles "souhaitent un procès public afin que la honte change de camp", selon leur avocat, Me Eric Morain, dans Le Parisien. "Ces femmes étaient amoureuses, en confiance. A la façon des victimes d'escroquerie, elles ont été fracassées, brisées par son mensonge", poursuit-il dans les colones du quotidien.
Christophe Morat encourt une peine de 30 ans dans le cas de sa compagne contaminée pour des faits commis en récidive et en raison de la circonstance aggravante de la préméditation, retenue parce qu'il fréquentait des sites de rencontre pour trouver de nouvelles partenaires.
dimanche 28 septembre 2014
Villiers-le-Bel : le procès de l’assassinat de Maxim début ce lundi
Les parents de Maxim Lawson, abattu il y a quatre ans à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), attendent beaucoup du procès des trois assassins présumés, de leur fils de 20 ans, qui débute ce lundi devant la cour d’assises des mineurs de Pontoise. Un procès à huis clos qui doit durer trois semaines. Maxim, un jeune homme décrit comme sans histoire, a été abattu le 20 juin 2010 par un coup de fusil de chasse tiré à bout portant, dans la tête, au cœur de la cité des Carreaux
Les tueurs avaient le visage masqué. L’assassinat s’ets produit alors que se tenait le procès des émeutes de Villiers-le-Bel.
A partir de lundi, trois jeunes mineurs au moment des faits sont jugés pour «assassinat» et «tentative d’assassinat». Ils nient les faits. Un quatrième accusé, qui avait moins de 16 ans, a été renvoyé devant le tribunal pour enfants. Il sera cité comme témoin dans le procès
http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/villiers-le-bel-le-proces-de-l-assassinat-de-maxim-debut-ce-lundi-28-09-2014-4170969.php
Les tueurs avaient le visage masqué. L’assassinat s’ets produit alors que se tenait le procès des émeutes de Villiers-le-Bel.
A partir de lundi, trois jeunes mineurs au moment des faits sont jugés pour «assassinat» et «tentative d’assassinat». Ils nient les faits. Un quatrième accusé, qui avait moins de 16 ans, a été renvoyé devant le tribunal pour enfants. Il sera cité comme témoin dans le procès
http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/villiers-le-bel-le-proces-de-l-assassinat-de-maxim-debut-ce-lundi-28-09-2014-4170969.php
Dix-huit mois de prison pour le chauffard sedanais
Rien ! Absolument rien ! Le chauffard, David Depaquidt, 44 ans, qui avait entraîné les policiers de Sedan et de Charleville-Mézières dans une course-poursuite digne d’Hollywood dans la nuit du 2 au 3 septembre, ne se souvient de rien. « J’ai vu le premier contrôle. Mais avec mon passé judiciaire, j’ai pris peur », explique le mis en cause, jugé en comparution immédiate, hier.
14 délits et infractions,
Le gymkhana long de 20 kilomètres entre Balan, Sedan et Charleville-Mézières, les barrages forcés, les accidents avec la police jusqu’à l’arrestation avenue Charles-Boutet, les rues et l’autoroute prises à contresens, les feux et les stops grillés, etc. De tout ça, David Depaquidt n’a plus aucun souvenir. « La seule chose dont je me souviens, c’est de la dernière herse lancée sous mes roues », convient le prévenu qui a terminé sa route sur les jantes. Sans permis, en récidive, avec quatorze délits et infractions sur le dos et de surcroît ivre, avec 2,04 grammes d’alcool par litre de sang, David Depaquidt encourait 20 ans d’emprisonnement (peine plancher comprise). Soit, « la plus importante peine délictuelle prévue par le code pénal », fait remarquer la présidente, Jennyfer Picoury. « Je regrette. J’ai mis la vie des policiers et des autres en danger. Moi-même j’aurai pu mourir, mais ça, c’est autre chose », réalise le prévenu, soigné pour une dépression. « Vous suicider… C’est peut-être ce que vous vouliez ? » lance le magistrat. Moue négative du mis en cause, qui relate s’être disputé avec son épouse avant d’ingurgiter des médicaments et de descendre dans un bar. C’est là qu’il avait rencontré le propriétaire de la 206 qui lui servira plus tard. « Je voulais juste rentrer chez moi », affirme David Depaquidt.
Le chauffard a été condamné à trois ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis et mise à l’épreuve et maintenu en détention. Il devra verser 300 euros de dommages et intérêts à chacun des policiers engagés dans la course-poursuite infernale.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/dix-huit-mois-de-prison-pour-le-chauffard-sedanais-ia0b0n414045
14 délits et infractions,
20 ans encourus
Le gymkhana long de 20 kilomètres entre Balan, Sedan et Charleville-Mézières, les barrages forcés, les accidents avec la police jusqu’à l’arrestation avenue Charles-Boutet, les rues et l’autoroute prises à contresens, les feux et les stops grillés, etc. De tout ça, David Depaquidt n’a plus aucun souvenir. « La seule chose dont je me souviens, c’est de la dernière herse lancée sous mes roues », convient le prévenu qui a terminé sa route sur les jantes. Sans permis, en récidive, avec quatorze délits et infractions sur le dos et de surcroît ivre, avec 2,04 grammes d’alcool par litre de sang, David Depaquidt encourait 20 ans d’emprisonnement (peine plancher comprise). Soit, « la plus importante peine délictuelle prévue par le code pénal », fait remarquer la présidente, Jennyfer Picoury. « Je regrette. J’ai mis la vie des policiers et des autres en danger. Moi-même j’aurai pu mourir, mais ça, c’est autre chose », réalise le prévenu, soigné pour une dépression. « Vous suicider… C’est peut-être ce que vous vouliez ? » lance le magistrat. Moue négative du mis en cause, qui relate s’être disputé avec son épouse avant d’ingurgiter des médicaments et de descendre dans un bar. C’est là qu’il avait rencontré le propriétaire de la 206 qui lui servira plus tard. « Je voulais juste rentrer chez moi », affirme David Depaquidt.Le chauffard a été condamné à trois ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis et mise à l’épreuve et maintenu en détention. Il devra verser 300 euros de dommages et intérêts à chacun des policiers engagés dans la course-poursuite infernale.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/dix-huit-mois-de-prison-pour-le-chauffard-sedanais-ia0b0n414045
samedi 27 septembre 2014
La dispute conjugale se termine par une tentative d'étranglement
Pour sa session de rentrée, jeudi après-midi, le tribunal de police de Castelsarrasin présidé par la juge Vanessa Maury et représenté au ministère public par la substitut du procureur Véronique Benlafquih, avait comme à chaque fois son lot de délits routiers. Parmi eux, deux automobilistes qui étaient entendus pour des délits de grandes vitesses (142 km/h et 156 km/h) ont bénéficié de la relaxe en raison de
vices de procédure. Une décision exceptionnelle qui ne pouvait que satisfaire les clients de Me Jean-Louis Pujol qui avait décelé l'absence du procès-verbal de constatations de l'agent verbalisateur et de Me Virginie Béteille qui pointait du doigt l'absence de précision sur l'appareil de contrôle de la vitesse des gendarmes.
La principale affaire de cette audience concernait un dossier de violences entre une jeune femme résidant à Saint-Loup et son ex-compagnon, un maçon de 22 ans. Représentée par Me Imane Krimi-Chabab, la plaignante une Saint-Lupéenne de 18 ans qui était accompagnée de son père, confirmait à la présidente du tribunal sa difficile nuit du 4 au 5 mai dernier. «Après une année de vie conjugale, notre couple battait de l'aile, un soir, lasse des manques de respects, j'ai décidé de faire mes valises, témoignait-elle fébrilement à un mètre de son ex. Au moment où je faisais mes valises, il a commencé à m'insulter, je l'ai giflée… je le regrette. À ce moment-là, je ne m'attendais pas à avoir de sa part une réaction aussi violente.» Après avoir reçu des gifles et des coups au visage, la jeune femme qui essayait de s'enfuir par la fenêtre, était rattrapée par son compagnon. «Il m'a assené de nouveaux coups, je saignais du nez, c'est là qu'il m'a saisi au coup.» Des traces de strangulation sur lesquelles insistait son avocate qui plaidait non sans avoir été interrompue par le mis en cause, Loïs M. qui affichait un petit rictus moqueur en écoutant les déclarations de son ex. «La partie civile attendait des excuses, Monsieur M. préfère dire que c'est lui, la victime» poursuivait Me Krimi-Chabab en confirmant que sa cliente réclamait 1 000 € de dommage et intérêt. Une requête que la vice-procureur suivait dans ses réquisitions en demandant 600 € non sans s'adresser au prévenu : «Vous n'y êtes pas allés de main morte lorsque l'on regarde les photos du visage de votre ex après les faits.» Après une suspension d'audience, le verdict tombait pour le jeune maçon portugais 900 € à verser à la victime (dont 300 € d'amende, 300 pour le préjudice et 300 € au titre des frais de justice).
http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=34224&WS=291720_2501986&WA=6748
vices de procédure. Une décision exceptionnelle qui ne pouvait que satisfaire les clients de Me Jean-Louis Pujol qui avait décelé l'absence du procès-verbal de constatations de l'agent verbalisateur et de Me Virginie Béteille qui pointait du doigt l'absence de précision sur l'appareil de contrôle de la vitesse des gendarmes.
La principale affaire de cette audience concernait un dossier de violences entre une jeune femme résidant à Saint-Loup et son ex-compagnon, un maçon de 22 ans. Représentée par Me Imane Krimi-Chabab, la plaignante une Saint-Lupéenne de 18 ans qui était accompagnée de son père, confirmait à la présidente du tribunal sa difficile nuit du 4 au 5 mai dernier. «Après une année de vie conjugale, notre couple battait de l'aile, un soir, lasse des manques de respects, j'ai décidé de faire mes valises, témoignait-elle fébrilement à un mètre de son ex. Au moment où je faisais mes valises, il a commencé à m'insulter, je l'ai giflée… je le regrette. À ce moment-là, je ne m'attendais pas à avoir de sa part une réaction aussi violente.» Après avoir reçu des gifles et des coups au visage, la jeune femme qui essayait de s'enfuir par la fenêtre, était rattrapée par son compagnon. «Il m'a assené de nouveaux coups, je saignais du nez, c'est là qu'il m'a saisi au coup.» Des traces de strangulation sur lesquelles insistait son avocate qui plaidait non sans avoir été interrompue par le mis en cause, Loïs M. qui affichait un petit rictus moqueur en écoutant les déclarations de son ex. «La partie civile attendait des excuses, Monsieur M. préfère dire que c'est lui, la victime» poursuivait Me Krimi-Chabab en confirmant que sa cliente réclamait 1 000 € de dommage et intérêt. Une requête que la vice-procureur suivait dans ses réquisitions en demandant 600 € non sans s'adresser au prévenu : «Vous n'y êtes pas allés de main morte lorsque l'on regarde les photos du visage de votre ex après les faits.» Après une suspension d'audience, le verdict tombait pour le jeune maçon portugais 900 € à verser à la victime (dont 300 € d'amende, 300 pour le préjudice et 300 € au titre des frais de justice).
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vendredi 26 septembre 2014
Procès du meurtrier d'Agnès Marin: vers un huis clos partiel
Le procès en appel de l'assassin et violeur présumé d'Agnès Marin, pensionnaire de 13 ans du collège Cévenol (Haute-Loire), se tiendra à huis clos partiel à partir de lundi devant les assises des mineurs du Puy-de-Dôme, un accord étant intervenu avec la défense de l'autre victime du jeune Matthieu.
«Un accord a été trouvé jeudi soir entre les parties civiles au terme duquel il y aura une demande de huis clos partiel, comme ce qui avait été prévu au premier procès l'an dernier», a déclaré vendredi à l'AFP Me Valérie Devèze-Fabre, l'avocate de la jeune Julie, violée en août 2010 par l'accusé, un an avant le meurtre d'Agnès.
L'assassinat et le viol d'Agnès Marin par un autre interne de cet établissement protestant du Chambon-sur-Lignon, en novembre 2011, avaient suscité une immense émotion. Matthieu, le meurtrier présumé, âgé alors de 17 ans, avait en effet intégré le collège Cévenol dans le cadre d'un contrôle judiciaire strict après quatre mois de détention provisoire pour le viol d'une camarade de 15 ans dans le Gard, un an plus tôt.
«Ce qui relève de la personnalité de l'accusé, les auditions des psychiatres et tout ce qui touche au dossier de ma cliente seront couverts par le huis clos», comme cela avait le cas lors du premier procès, a détaillé l'avocate.
Elle a fait valoir que l'avocat de la famille d'Agnès Marin, Me Francis Szpiner, s'était «engagé à une obligation de résultat dans la maîtrise des propos tenus par ses clients».
«Il est extrêmement important qu'il y a ait le respect de la parole donnée et je compte sur la responsabilité de la presse pour que si jamais il y avait un débordement des parties civiles dans leur fougue sur ce qui a été fait à ma cliente, que ça ne soit pas relayé», a-t-elle mis en garde.
En première instance, en juin 2013, devant les assises des mineurs du Puy-en-Velay, pressée par la famille d'Agnès Marin réclamant un procès public, Me Devèze-Fabre avait finalement autorisé une levée partielle du huis clos.
Le 28 juin 2013, Matthieu, 19 ans, avait été condamné à la réclusion à perpétuité.
Le verdict en appel est attendu le 10 octobre.
http://www.20minutes.fr/france/1450269-proces-meurtrier-agnes-marin-vers-huis-clos-partiel
«Un accord a été trouvé jeudi soir entre les parties civiles au terme duquel il y aura une demande de huis clos partiel, comme ce qui avait été prévu au premier procès l'an dernier», a déclaré vendredi à l'AFP Me Valérie Devèze-Fabre, l'avocate de la jeune Julie, violée en août 2010 par l'accusé, un an avant le meurtre d'Agnès.
L'assassinat et le viol d'Agnès Marin par un autre interne de cet établissement protestant du Chambon-sur-Lignon, en novembre 2011, avaient suscité une immense émotion. Matthieu, le meurtrier présumé, âgé alors de 17 ans, avait en effet intégré le collège Cévenol dans le cadre d'un contrôle judiciaire strict après quatre mois de détention provisoire pour le viol d'une camarade de 15 ans dans le Gard, un an plus tôt.
«Ce qui relève de la personnalité de l'accusé, les auditions des psychiatres et tout ce qui touche au dossier de ma cliente seront couverts par le huis clos», comme cela avait le cas lors du premier procès, a détaillé l'avocate.
Elle a fait valoir que l'avocat de la famille d'Agnès Marin, Me Francis Szpiner, s'était «engagé à une obligation de résultat dans la maîtrise des propos tenus par ses clients».
«Il est extrêmement important qu'il y a ait le respect de la parole donnée et je compte sur la responsabilité de la presse pour que si jamais il y avait un débordement des parties civiles dans leur fougue sur ce qui a été fait à ma cliente, que ça ne soit pas relayé», a-t-elle mis en garde.
En première instance, en juin 2013, devant les assises des mineurs du Puy-en-Velay, pressée par la famille d'Agnès Marin réclamant un procès public, Me Devèze-Fabre avait finalement autorisé une levée partielle du huis clos.
Le 28 juin 2013, Matthieu, 19 ans, avait été condamné à la réclusion à perpétuité.
Le verdict en appel est attendu le 10 octobre.
http://www.20minutes.fr/france/1450269-proces-meurtrier-agnes-marin-vers-huis-clos-partiel
Uderzo et sa fille, réconciliés, mettent fin à leurs batailles judiciaires
Le dessinateur d'Astérix, Albert Uderzo, et sa fille ont annoncé aujourd'hui dans un communiqué qu'ils s'étaient réconciliés et mettaient fin aux différentes batailles judiciaires qui les opposent depuis plusieurs années.
La cour d'appel de Versailles (Yvelines) a quant à elle indiqué dans un arrêt rendu à huis-clos aujourd'hui que le cocréateur des aventures du petit Gaulois n'était pas victime d'un abus de faiblesse, comme le soutenait jusqu'alors sa fille, Sylvie Uderzo.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/09/26/97001-20140926FILWWW00072-uderzo-et-sa-fille-reconcilies-mettent-fin-a-leurs-batailles-judiciaires.php
La cour d'appel de Versailles (Yvelines) a quant à elle indiqué dans un arrêt rendu à huis-clos aujourd'hui que le cocréateur des aventures du petit Gaulois n'était pas victime d'un abus de faiblesse, comme le soutenait jusqu'alors sa fille, Sylvie Uderzo.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/09/26/97001-20140926FILWWW00072-uderzo-et-sa-fille-reconcilies-mettent-fin-a-leurs-batailles-judiciaires.php
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