samedi 13 juin 2015

Assises de la Dordogne : 18 ans de réclusion pour Alexandre Tuton

La cour d'assises de la Dordogne a condamné Alexandre Tuton à 18 ans de réclusion criminelle, ce vendredi en fin d'après-midi après environ trois heures de délibérations.
L'avocat général avait demandé, ce vendredi matin, une peine de réclusion criminelle comprise entre 15 et 20 ans de prison à l'encontre d'Alexandre Tuton. Ces réquisitions, Anne-Claire Galois les fait reposer sur sa conviction que l'accusé a commis son geste avec l'intention de donner la mort. Virginie Provost a été tuée à Bergerac le 25 août 2012. Elle avait 19 ans.
Le caractère intentionnel se trouve au centre de cette affaire jugée depuis mercredi au palais de justice de Périgueux. Alexandre Tuton n'a jamais nié avoir porté le coup de couteau à la base du cou. Il a décrit un accident survenu lors d'une violente dispute. Selon le jeune homme de 25 ans, sa main se serait posée sur le couteau après qu'elle l'a violemment repoussée contre la table du salon. Pour une raison qu'il ne s'explique pas, il aurait saisi l'arme et aurait, par réflexe, tendu le bras en direction de Virginie Provost lorsque celle-ci s'avançait pour le gifler. Il n'aurait réalisé avoir été en possession du Laguiole qu'en sentant le sang de la victime sur sa chemise. Cette version souffre de contradictions et bute sur l'expertise médico-légale.

"Putain de malchance"

La représentante du ministère public ne croit pas à cette explication reposant sur une "putain de malchance", pour reprendre une expression employée par l'accusé: "On ne se saisit pas d'un couteau par inadvertance", estime Anne-Claire Galois. Elle ne croit pas davantage qu'un bras armé puisse se tendre inconsciemment sans que le porteur ne puisse, à aucun moment, en mesurer les conséquences.
 
Il n'aurait réalisé avoir été en possession du Laguiole qu'en sentant le sang de la victime sur sa chemise
 
Le bâtonnier du barreau de Bergerac, Me Belaud, représentant les intérêts du père et de la belle-mère de la victime, suppose qu'une grande partie de l'explication se trouve dans le trait border-line majeur de sa personnalité : l'abandonnisme, lié au décès de sa mère il y a six ans. Le psychiatre laissait entendre ce jeudi que, couplé à l'humiliation, le sentiment d'abandon pouvait devenir chez le sujet un puissant détonateur : "Cela fonctionne comme notre planète. Le magma est contenu sous la croûte terrestre. Mais sous l'effet de facteurs abandonniques, il peut y avoir éruption." Les explications de l'expert laissaient supposer que la douleur de la perte pouvait engendrer chez ce genre de personnalité une mécanique ne relevant plus du raisonnement mais de la survie : "Il y a là quelque chose de viscéral, d'animal."
"Je veux bien croire que son geste n'était pas prémédité. Mais il savait très bien ce qu'il faisait", a plaidé Me Marsat, représentant la mère, le beau-père, le frère et les deux soeurs de Virginie Provost. "C'est un immense gâchis et il n'y a qu'un seul responsable."

"J'ai toujours aimé Virginie"

Pour la défense, Me Novion a insisté sur les sentiments de l'accusé. Malgré la séparation, Alexandre Tuton avait toujours espoir de la reconquérir : "L'amour est au coeur de cette affaire. Et l'amour a des serrures que l'intelligence n'ouvre pas." Il a rappelé que son client s'est montré docile tout au long de sa vie : "C'est la première fois en 25 ans de carrière que je rencontre un garçon ressemblant aussi peu à l'accusation qui lui est portée."
L'avocat bordelais a insisté sur le contexte. Il a repris les passages du journal intime de la victime, illustrant la colère qui la rongeait peu avant le retour de son ex-compagnon à l'appartement rue des Fontaines. "Quand on a toujours été un placide percheron on ne devient pas un étalon furieux. Il a été confronté à un emportement inédit. Ce jour-là, je pense que Virginie Provost avait le dessein de lui mettre une frousse particulière." La violence avec laquelle elle est susceptible de l'avoir griffé aurait, selon l'avocat, déclenché un processus de stress et de panique. "L'espace d'une poussière de seconde, il a ce geste qu'il n'a jamais voulu."
Son confrère parisien a demandé une requalification des faits en violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Me Serfaty estime que des zones d'ombre laissent planer le doute concernant l'intentionnalité devant profiter à l'accusé. Il a demandé une peine comprise entre 8 et 10 ans d'emprisonnement.
Alexandre Tuton a conclu les débats par ces mots : "J'ai toujours aimé Virginie. J'ai toujours exprimé des regrets, même si j'ai dû mal à montrer mes sentiments. Je comprends la souffrance des parties civiles, même si je ne peux pas me mettre à leur place. Je suis désolé du mal que j'ai fait ou que j'ai pu faire

http://www.sudouest.fr/2015/06/12/assises-de-la-dordogne-entre-15-et-20-ans-de-reclusion-requis-1949650-1733.php

Besançon : condamné pour avoir mordu sa femme et son enfant

« Je trouve ce dossier très inquiétant, d’autant que le prévenu ne se présente pas à l’audience », annonce le procureur Margaret Parietti en prélude à ses réquisitions.
Ni présent ni représenté, Anli Ali, 23 ans, ancien militaire originaire de Mayotte, doit répondre d’une série de violences, outrages et menaces de mort.
Le 24 mai dernier, les policiers ont été appelés à son domicile de la rue du Piémont pour secourir sa compagne et ses deux enfants, âgés de 2 ans et 9 mois.
Il venait de menacer de tuer la première avec un couteau avant de la mordre au-dessus de l’oreille. Morsure qu’il avait déjà infligée au plus jeune de ses enfants quelques mois plus tôt.

Douze mois ferme avec mandat d’arrêt

Lors de son interpellation, l’individu s’est débattu en insultant les policiers («enc…. de blancs ! »). Auditionné, il a reconnu les faits mais expliqué que, sa compagne lui ayant fait part de ses envies de suicide, il lui avait dit qu’il était prêt à l’aider : « Tu veux mourir ? Je peux te tuer si tu veux, je suis prêt à faire de la prison pour toi. » Les morsures, notamment celle sur la pommette de son fils (dont la trace est encore visible des mois après) ? « C’est ce que je fais tout le temps, c’est dans ma nature, j’ai juste collé les dents, c’est le bisou de Dieu ! »
Des élucubrations que le prévenu n’a pu ni confirmer ni infirmer à l’audience puisque n’étant ni présent ni représenté.
Le tribunal a partagé l’inquiétude du parquet et suivi ses réquisitions en prononçant douze mois d’emprisonnement ferme. Avec mandat d’arrêt.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2015/06/12/besancon-condamne-pour-avoir-mordu-sa-femme-et-son-enfant

vendredi 12 juin 2015

Carlton : Dominique Strauss-Kahn relaxé

L'ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn a été relaxé ce vendredi par le tribunal correctionnel de Lille du chef de proxénétisme aggravé pour lequel il était poursuivi dans l'affaire dite du Carlton de Lille. L'ex-favori du PS pour l'élection présidentielle est resté impassible pendant la lecture de son jugement, se contentant de hocher la tête lorsque le président Bernard Lemaire lui a signifié sa relaxe
http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/3448061/carlton-dominique-strauss-kahn-relaxe.html

Violences conjugales à Cazals : 14 mois de prison ferme

Patrick Farge, 58 ans a comparu hier devant le tribunal correctionnel pour violences conjugales sur sa compagne. C'était sa cinquième audition pour des faits de même nature. Il a écopé de 24 mois de prison dont 10 avec sursis. Il est sorti du tribunal menottes aux poignets.
Violences physiques, psychologiques, rapports sexuels forcés, le calvaire de sa compagne a duré des années. Le 10 mai 2015, à Cazals, ç'en est trop. Il la gifle, lui donne un coup de bouteille sur le visage, prend le fer à repasser, menace, le jette à terre. Elle crie. Un voisin accourt, la met sous sa protection et alerte les gendarmes. Elle a rencontré Patrick Farge, dépressif, qui avait tenté de se suicider suite à une rupture, en se tirant une balle au visage. Elle s‘apitoie, tente de lui redonner confiance. Elle découvre au fil des jours une double personnalité, un homme à la fois charmant et diabolique. Il a l'alcool mauvais, ne prend pas son traitement depuis longtemps. «Pour quelle raison ?», questionne la présidente. «Les cachets avaient des effets indésirables. La nuit, ça me provoquait de l'énurésie», indique Patrick Farge. L'énoncé des agressions ne le perturbe pas. Il dit ne l'avoir jamais forcé sur le plan sexuel. Dans le déni, s'enferre. Il a fait d'elle «sa chose», l'isole, l'empêche de sortir, l'humilie, la traite de «connasse» devant la fille et les petits enfants de sa compagne, la menace de mort. Il se borne à dire que ses mots ont dépassé sa pensée. Elle tentera de fuir, il la retrouvera toujours. «Vous savez que les violences psychologiques sont pires que les gifles quand elles sont répétées, lance la présidente Béatrice Almendros. Il y a tout de même 4 mentions à votre casier judiciaire pour des faits de violence, toujours sur votre compagne». Un expert mentionne que son état justifie des soins et qu'il présente une dangerosité criminologique. Il est cependant, selon ce même expert, pleinement responsable de ses actes.
Sa compagne, pour sa part, est dans un état d'anxiété majeur et souffre d'un épuisement psychique, diagnostique un médecin. «Vous n'êtes jamais allé en détention. Vous savez ce que c'est ?», questionne la présidente. «Je vais reprendre mon traitement, ça ira mieux», répond le prévenu. «Cette situation de déni est insupportable. Il est ambivalent dans son attitude. Ce que veut sa compagne, c'est que soit mis fin à cette relation. Ce qu'elle craint, c'est de le rencontrer. Ces violences ont été très longues. Ma cliente demande 2 000 € de dommages et intérêts », indique Me Luc Mazars, avocat de la victime. Présente dans la salle, elle n'a pas souhaité s'exprimer.
«Vous n'avez pas de regard critique positif ou négatif sur vous-même ?», questionne la présidente. «C'est aux autres qu'il faut demander ça», répond Patrick Farge. «Mon client a souffert d'un abandon par sa mère. Il a eu du mal à construire une image de mère, et ensuite de femme», fait valoir Me Adeline Nesliat, avocate du prévenu. «Il n'a pas su se construire normalement. Il a une dépression très lourde et n'arrive pas à s'accepter. Ce dont il a besoin, c'est de soins psychiatriques», poursuit l'avocate.
Le tribunal a déclaré Patrick Farge coupable. Il a été condamné à 24 mois de prison dont 10 assortis du sursis. Il lui est interdit de rentrer en contact avec la victime et doit l'indemniser à hauteur de 2000 €. Et malgré une obligation de soins, il a été immédiatement envoyé en prison

http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/12/2122778-14-mois-de-prison-ferme.html

Tué sur l'autoroute pendant qu'il changeait sa roue

Le conducteur, qui a percuté le 17 novembre 2014, une voiture sur l'A68 à hauteur de Lagrave, tué son conducteur et blessé 4 personnes, a été condamné hier à 3 mois de prison avec sursis.
José da Silva L, petit homme rondouillard de 58 ans, en polo bleu, ne parle pas un mot de français. Ce maçon portugais, venu travailler dans la région de Castres, rentrait de son travail, le soir du 17 novembre 2014, lorsqu'il a percuté une voiture arrêtée sur la bande d'arrêt d'urgence de l'A 68 à hauteur de Lagrave, dans le sens Toulouse-Albi. Il ne se souvient plus de rien, juste des sapeurs-pompiers. Laurent Moumimoux, 40 ans, qui réparait son pneu arrière droit crevé, a été tué. Julien, un jeune qu'il convoyait avec trois autres personnes, a été grièvement blessé. Lucie, Romain et Kahina, s'en sont sortis avec des traumatismes. Hier, lors du procès du conducteur, les juges, les parties civiles, le parquet et la défense, n'ont pu déterminer avec précision les circonstances du drame. José, le conducteur, venait de faire ses 8 heures, il avait pris sa pause à midi et n'avait rien bu, il n'avait pris aucun médicament et l'expert dit qu'il ne roulait pas vite. Alors, José s'est-il assoupi, a-t-il été pris de malaise ? Impossible à dire. Laurent, le conducteur de la 508 Peugeot, avait pris toutes les précautions : feux de détresse, triangle de signalisation, un gilet fluo pour Julien qui l'éclairait avec son téléphone portable. Personne n'a vu arriver la Renault Kangoo.

Les hypothèses du drame

La traductrice traduit tous les échanges. Mais aussi le désarroi de José, légèrement blessé, qui a été placé en garde à vue quelques jours après l'accident sur l'autoroute. Quatre avocats de la partie civile soulignent la violence du choc, la vie mise entre parenthèses de Julien, sérieusement blessé aux jambes, la faute commise aux conséquences dramatiques et la mort de Laurent, père de 3 enfants. «Je ne peux accepter qu'il ne s'agisse que d'un simple concours de circonstances malheureuses. Il ne devait pas rouler sur la voie d'urgence, il a manqué de vigilance, il s'est probablement endormi pour faire un tel écart et percuter la voiture arrêtée». Le procureur, qui n'accable pas le conducteur portugais, demande 4 mois de prison avec sursis et 200 € d'amende. «Je ne fais qu'appliquer la loi pour ce manquement à la sécurité», explique-t-il, comme pour justifier la peine requise.
«On émet des hypothèses qu'on fait passer pour des fautes, lance Me Jean-Baptiste Alary qui défend le conducteur. Tout le monde a vu cette voiture arrêtée, sauf moi. Alors je me suis endormi. Mais je ne peux démontrer, non plus , que ce soir-là, j'ai été victime d'un malaise. On ne sait pas. Ce n'est pas de leur faute mais pourquoi ne se sont-ils pas mis en sécurité derrière le rail ? 20 minutes, c'est l'espérance de vie sur la voie rapide pour un piéton». Le tribunal l'a condamné à 3 mois avec sursis et à une amende de 200 €. Une autre audience est prévue le 7 décembre pour les intérêts civils du dossier.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/12/2123296-tue-sur-l-autoroute-pendant-qu-il-changeait-sa-roue.html

jeudi 11 juin 2015

Condé-sur-l'Escaut : un homme de 61 ans condamné pour violence sur sa mère de 92 ans

L'individu a été condamné pour avoir menacé sa mère, âgée de 92 ans, résidant à Condé-sur-l'Escaut. Apparemment, cela n'était pas la première fois qu'il agissait de la sorte. 
Le 7 juin à 19h20, le mis en cause, une homme de 61 ans, se trouve chez sa mère, 92 ans, où il lui est interdit de se rendre. Il menace cette dernière de mettre le feu à son appartement, si elle ne l'héberge pas.

Interpellé sur les lieux, placé en cellule de dégrisement puis en garde à vue, il a depuis été condamné à 17 mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour violences volontaires sur ascendant. Il est actuellement en prison. 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/2015/06/11/conde-sur-l-escaut-un-homme-de-61-ans-condamne-17-mois-ferme-pour-violence-sur-ascendant-744447.html

mercredi 10 juin 2015

Près de 30 ans après, le meurtre d'une des "disparues de l'A6" aux assises

Le meurtrier présumé de Christelle Maillery, tuée de 33 coups de couteau en 1986 au Creusot en Saône-et-Loire, la première des "disparues de l'A6", doit comparaître à partir de mercredi devant la cour d'assises de Saône-et-Loire.
Le meurtrier présumé de Christelle Maillery, tuée de 33 coups de couteau en 1986 au Creusot en Saône-et-Loire, la première des "disparues de l'A6", doit comparaître à partir de mercredi devant la cour d'assises de Saône-et-Loire. Le 18 décembre 1986, le corps de cette collégienne de 16 ans est retrouvé, quelques heures après sa disparition, dans une cave du Creusot. C'est le premier d'une série de meurtres de jeunes filles non élucidés dans les années 1980 et 1990 en Saône-et-Loire, connue sous le nom des "disparues de l'A6".
 
Faute d'éléments, un non-lieu est prononcé en 1990. Puis les scellés sont détruits au début des années 2000. L'association "Christelle", qui regroupe une partie des familles des "disparues de l'A6", fait alors appel à un détective privé qui réétudie "l'environnement de la victime, donnant une vraie orientation d'enquête", selon l'avocate des parties civiles, Me Corinne Herrmann. La justice rouvre le dossier en 2005.
Le nom de Jean-Pierre Mura, qui fait de fréquents séjours en hôpital psychiatrique en raison de sa schizophrénie, "revenait régulièrement dans le dossier et son comportement était suspect", explique le président de l'association, Bernard Hommey. "M. Mura s'est accusé du crime à plusieurs reprises dans les années 1990 et 2000 mais on le prenait pour quelqu'un qui s'inventait des histoires", ajoute Me Herrmann, en précisant que le suspect n'était "pas malade à l'époque" des faits. Au Creusot, la victime pouvait en outre croiser le suspect, qui habitait cette même ville, selon l'avocate.
En décembre 2011, M. Mura, qui séjournait dans un centre psychiatrique, est auditionné puis mis en examen du meurtre de Christelle Maillery, presque 25 ans jour pour jour après les faits, après "une série de recoupements, de coïncidences troublantes et de témoignages", indique à l'époque le procureur de Chalon-sur-Saône, Christophe Rode. Mais l'homme nie les faits devant les enquêteurs et le juge.
"Urgence à traiter les dossiers anciens"
En raison de son état de santé, le quadragénaire est placé sous contrôle judiciaire avec obligation de séjourner à l'unité psychiatrique de l'hôpital de Sevrey (Saône-et-Loire). Une expertise psychiatrique conclut à une possible altération de son discernement au moment des faits. Selon son avocat, Me Michel Grebot, l'accusation relève d'"une construction": son client conteste notamment des aveux rapportés par l'ancien petit ami de la victime, ainsi qu'une autre déclaration de culpabilité qu'il aurait faite "en pleine crise" de schizophrénie. Pour Me Grebot, ce procès aboutira à ce que M. Mura soit déclaré "innocent".
Le 18 septembre 2014, le suspect avait été considéré comme évadé pour avoir quitté le centre psychiatrique pendant plusieurs heures. Il avait ensuite été écroué. Ce même jour, un autre dossier des "disparues de l'A6", celui du meurtre de Christelle Blétry en 1996, connaissait un tournant avec l'interpellation d'un quinquagénaire grâce à de nouvelles expertises ADN. "On espère que ce n'était qu'une coïncidence", pointe Bernard Hommey.
L'association qu'il préside milite pour que la justice "se donne les moyens" et que "tous les dossiers avec des scellés fassent l'objet d'expertises ADN". "Comme le dossier Blétry, d'autres pourraient avoir un coup de +booster+ et, au bout de 20 ou 25 ans, arriver à quelque chose", souligne Bernard Hommey. "Contrairement à ce qu'on pourrait penser, trente ans après, (les suspects) ne sont pas des vieillards mais des hommes d'environ 50 ans et donc on pense qu'il y a urgence à traiter les dossiers anciens", appuie Me Herrmann. Ancien métallier, handicapé à cause de sa schizophrénie, M. Mura encourt 30 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu au plus tard le 19 juin.
 

Procès : à Marseille, le policier avait causé un accident en état d'ivresse

Ils sont tous les trois torchés !"Voilà comment a commencé l'enquête de deux policiers sur trois de leurs collègues, bien empêtrés, le 11 janvier 2013, à Marseille, à l'angle de la rue de Ruffi et de la rue Mirès (2e) à Marseille. Elle aurait pu en rester là. Or, ils n'étaient pas trois, mais quatre. Quatre policiers de la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Marseille, qui rentraient d'un long déjeuner un peu arrosé. Avaient-ils l'humeur à la gaudriole, au point de s'affranchir du respect de la loi qu'ils imposent à d'autres tous les jours ? Ont-ils eu un simple moment d'égarement coupable ? L'un d'eux, ce jour-là, s'amuse depuis le siège arrière à tirer le frein à main. À 17 h 20, c'est le drame. Le véhicule Ford Focus vient de percuter Martine, 65 ans, qui sort de la station de métro Bougainville et se rend à une exposition aux Archives départementales avec une amie.
Jugé hier, à Marseille, le policier qui conduisait, Pascal Josso, 39 ans, ouvre son propos par de plates excuses adressées à la victime "pour les blessures physiques et psychologiques qu'elle a endurées". L'interrogatoire du président Fabrice Castoldi se mue alors en un inventaire à la Prévert de ce qu'il est conseillé de faire si on veut être renvoyé de la police. Un des quatre policiers a disparu.

Conduite d'un véhicule à une vitesse excessive

D'autres tentent de les "exfiltrer". Et Pascal Josso, le mis en cause, qui répond des blessures involontaires en état d'ivresse manifeste et de conduite d'un véhicule à une vitesse excessive, se retranche derrière la traversée d'un enfant qu'il aurait voulu éviter, mais nul témoin n'a vu. Et puis, il est rentré chez lui... Personne n'a eu la présence d'esprit de le maintenir sur les lieux. Singulière gestion d'un accident grave de la circulation.

"Je pars parce que j'étais vraiment pas bien. J'étais extrêmement choqué", argue le prévenu à la barre. Il aurait alors bu quelques whiskies à son domicile. Quand on se décidera à prendre la mesure de son alcoolémie, il affichera 0,74 mg par litre d'air expiré. "Vous savez gérer votre stress, s'étonne pourtant le président. Vous avez 18 ans d'exercice professionnel !" Le policier suspendu a repris ses fonctions le 13 mai. Le procureur a réclamé contre lui 8 à 12 mois de prison avec sursis, l'annulation de son permis et 250 euros d'amende. Jugement le 23 juin.


http://www.laprovence.com/article/actualites/3443526/proces-a-marseille-le-policier-avait-cause-un-accident-en-etat-divresse.html

Vaucouleurs : menaces de mort et racisme à l’encontre de l’adjointe au maire

LE PRÉVENU, habitant de Vaucouleurs, est connu pour ses opinions bien tranchées en la matière. « Raciste », il ne se fait pas prier pour le dire haut et fort, surtout lorsque l’abus d’alcool s’invite dans ses soirées. Mais cette fois, il a transformé ses mots en écrits. Une lettre, puis deux, anonymes, qu’il fait parvenir directement au bureau du maire. Les personnes visées : l’une de ses adjointes et un agent technique de la commune. La première a droit à de nombreuses insultes à caractère raciste et des menaces de mort, quant au second, on l’accuse d’être « payé à ne rien faire et de boire des bières durant ses heures de travail ». Au bas de la feuille est dessinée une croix gammée et le texte fait référence au Front National et à Jean-Marie Le Pen.

Un différend familial

Très rapidement, les soupçons se portent sur le prévenu, bonne connaissance de l’agent communal et cousin du mari de l’adjointe. Devant les forces de l’ordre, dans un premier temps, et à la barre du tribunal, ensuite, il reconnaît les faits. Ses explications : « Il a fait ça sur le coup. Pourtant, il vote à gauche », glisse-t-il mal à l’aise. « Une pulsion », c’est ainsi qu’il qualifie son geste. « Une pulsion qui dure », insiste le président Dominique Binet. Il y a tout de même deux lettres et « entre l’écriture et le fait de déposer la lettre, vous avez le temps de réfléchir, non ? », poursuit le magistrat.
Le prévenu, presque cinquantenaire, ne semble pas prendre la mesure de son acte. Son réel mépris pour la compagne de son cousin ne date pas d’aujourd’hui. Me Guillaume Lazzarin, avocat de la victime, explique que cette dernière avait déjà été agressée par le prévenu alors qu’elle était enceinte. Depuis les récentes menaces de mort proférées à son encontre, elle et sa famille ont choisi de déménager dans le Sud, pour tourner la page.
Pour Me Jean-Thomas Kroell, son client est avant tout « un pauvre hère, à qui le débat passe au-dessus de la tête. Il n’a simplement pas la capacité d’expliquer ce qu’il a fait ». C’est un différend familial qui l’a conduit à proférer ces menaces, ne supportant pas, semble-t-il, que les enfants de l’adjointe ne rendent pas visite à leur grand-mère. Ajoutez à cela l’alcool, qu’il prend presque comme un exutoire les soirs de week-end. Face à un casier vierge jusqu’alors, le tribunal choisit de condamner le prévenu à 1 mois de sursis, avec le versement d’une somme de 135 € à l’adjointe et 38 € à l’agent communal.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2015/06/09/vaucouleurs-menaces-de-mort-et-racisme-a-l-encontre-de-l-adjointe-au-maire

mardi 9 juin 2015

L'adolescente condamnée à douze ans de réclusion pour assassinat

Une adolescente de 16 ans a été condamnée lundi soir à douze ans de réclusion criminelle par le tribunal pour enfants de Strasbourg.
Elle était jugée pour l’assassinat d’une jeune femme de 19 ans, tuée à l’arme blanche en avril 2014.
Gamze Yavuzyilmaz, appartenant à la communauté alévie, avait été frappée d’une trentaine de coups de couteau au pied d’un immeuble rue Wasselonne dans le quartier Gare à Strasbourg. Une dizaine de membres de la famille de la victime étaient présents au procès. Ce dernier se tenait à huis clos en raison de la minorité de la prévenue.
http://www.dna.fr/justice/2015/06/09/condamnee-a-douze-ans-de-detention-pour-assassinat

Affaire Bettencourt: 5000 euros requis contre Isabelle Prévost-Desprez

Dans le cadre de l'affaire Bettencourt, le procureur Gérard Aldigé a requis aujourd'hui à Bordeaux 5000 euros d'amende contre la juge Isabelle Prévost-Desprez mais pas de prison.

La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez était poursuivie pour "violation du secret professionnel" dans l'enquête sur l'affaire Bettencourt dont elle fut un acteur-clé avant d'en être dessaisie.

Après la plaidoirie de la défense, le tribunal devrait mettre sa décision en délibéré. La magistrate a nié hier avoir transmis des informations aux deux journalistes du Monde Gérard Davet et Jacques Follorou, sur des auditions de deux employées de Liliane Bettencourt et sur une perquisition qu'elle avait supervisée au domicile de l'héritière de l'Oréal à Neuilly-sur-Seine le 1er septembre 2010 . La trace de deux SMS envoyés par la juge à Jacques Follorou pendant la perquisition a été retrouvée pendant l'instruction. La magistrate et le journaliste avaient co-signé quelques mois auparavant un livre intitulé "Un juge à abattre".

Isabelle Prévost-Desprez a reconnu l'existence des deux messages, dont les enquêteurs n'ont pas eu le contenu mais elle a assuré que le premier concernait un rendez-vous avec l'éditeur de l'ouvrage commun et qu'elle avait, dans le second, nié être présente lors de la perquisition comme le Monde l'avait écrit sur son site internet.Isabelle Prévost-Desprez risque jusqu'à un an de prison et 15.000 euros d'amende

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/06/09/97001-20150609FILWWW00103-affaire-bettencourt-5000-euros-requis-contre-isabelle-prevost-desprez.php

Un an ferme pour violence avec arme

Le 27 avril au rond-point de la côte des Évêques, une course-poursuite s'engage entre deux véhicules. L'un des conducteurs (G F) sort de son véhicule, armé d'un fusil et tire en direction d'un autre véhicule dans lequel se trouve T A. T A et G F étaient jugés hier pour des faits de violence.
Une affaire complexe, à plusieurs niveaux était jugée hier devant le tribunal, dans le cadre d'une comparution immédiate. Les deux prévenus T A, 25 ans et G F, 23 ans se connaissent et se détestent. Le 17 mars GF est agressé par trois individus. Il reconnaît l'un d'entre eux T A. Il affirme que ce dernier lui a donné des coups de poing. Sa mâchoire est défoncée. L'enquête sur l'agression n'a pas encore formellement établi que T A est l'agresseur. Elle sera jugée le 16 octobre. Difficile pour G F de comprendre qu'elle n'est pas jointe au dossier, jugé hier devant le tribunal correctionnel. Les deux prévenus ne cessent de se lancer des regards noirs, hier, lors de l'audience. L'agression du 17 mars ne cesse de parasiter les débats. GF dira avoir subi à plusieurs reprises des pressions de T A. «Je suis jugé pour avoir tiré sur une voiture ; alors que moi et ma compagne, depuis des mois, on ne vit plus à cause de TA. J'ai acheté un fusil, car je craignais pour moi», indique GF. «On entend bien que vous avez tiré car vous vous sentiez harcelé depuis plusieurs jours, mais les choses auraient pu se terminer de manière plus tragique», remarque la présidente. «Pour les faits, je n'ai rien à ajouter. Quand on a vu qu'il descendait de la voiture avec un fusil, nous avons eu très peur. J'étais devant, dans le véhicule, avec le conducteur, il y avait deux passagers à l'arrière», indique T A.
«Comment expliquez-vous qu'il vous ait tiré dessus ?», questionne la présidente. «Quand j'étais en détention, il allait voir ma copine sur son lieu de travail. Il lui a dit des choses qu'il n'aurait jamais dû lui dire, ça m'a mis très en colère», répond TA.
«On a des difficultés à comprendre vos contentieux, mais votre comportement à tous deux est inadmissible», réplique la présidente. Le tribunal a condamné TA à 4 mois de prison, G F à un an de prison, l'interdiction de séjours dans le Lot pendant 3 ans, et demandé le maintien en détention.
 

J.-Lou Lévi : «Et si je vous dis qu'il était venu pour vous tuer, et pas Laëtitia»

C'est dans une lourde ambiance qu'a débuté, hier, le procès d'assises de Paul Laurent qui doit durer jusqu'à mercredi. Ce jeune boucher de 24 ans est accusé de l'assassinat de son ex-copine, Laëtitia Courreaud, le 9 octobre 2012 près du moulin des Albarèdes, à Montauban.
C'est vêtus d'un tee-shirt à l'effigie de Laëtitia Courreaud que la famille de la jeune agent d'entretien de l'institut familial de Montauban tuée de neuf coups de couteau par son «ex», ont pénétré dans la salle du tribunal. Une entrée remarquée qui ne satisfaisait guère la présidente de la cour d'assises, Corinne Chassagne, qui réclamait le retrait de ces maillots : «ceux-ci pouvant influencer les jurés.» Peu après, c'est la mère de l'accusé en pleur qui s'écroulait après avoir déposé à la barre. Cette dernière était immédiatement évacuée par les policiers. Très ému, Paul Laurent, le prévenu, ne pouvait contenir son émotion et éclatait, lui-aussi, en sanglots. C'est peu dire si l'atmosphère qui présidait à ce début de procès qui s'étend jusqu'à mercredi, s'est ouvert dans une ambiance pesante.

Une carrure de deuxième ligne

Cheveux rasés, polo bleu, la carrure imposante d'un deuxième ligne de rugby, Paul Laurent, 24 ans, a dévoilé durant toute cette première journée d'audience, une personnalité fragile et introspective. Le visage rougi et larmoyant, l'apprenti boucher, interrogeait par la présidente Chassagne, confirmait avoir tué son ex-copine, sans toutefois en reconnaître la préméditation. Une question au cœur de l'instruction de cette affaire, et qui est demeurée, tout hier, le sujet central. Crime passionnel ou assassinat? Si cette première journée de débats n'a pu le trancher, l'avocat général, le procureur Alix Cabot-Chaumeton comme C. Chassagne posaient successivement les mêmes questions à tous les témoins de manière à contextualiser les faits avant le crime : «Paul Laurent est-il violent? Avez-vous été témoins des menaces de l'ex copain de Laëtitia (le dénommé Vahé) à l'encontre de Paul? Ce dernier est-il jaloux qu'elle puisse encore échanger avec son ex?» C'est la mère de l'accusé qui évoquait la première l'existence de tensions au sein du jeune couple formé sept mois plus tôt. «C'était des querelles d'amoureux…» lâchait-elle sans plus de précisions. «Et les menaces dont Paul faisait l'objet de la part de Vahé» lui rétorquait Me Jean-Lou Lévi, le co-avocat du prévenu avec Charlotte Lévi. «Il avait reçu des textos de menaces; j'en avais parlé à Laëtitia, elle m'avait dit qu'elles ne les prenaient pas au sérieux» répondait Corinne Laurent. Des menaces de l'ex-compagnon de la victime qui étaient également évoquées par de nombreux témoins appelés à la barre. «Paul avait peur de Vahé» confirmait Maxime R., le meilleur ami de l'acccusé alors que son frère confirmait un rendez-vous d'explication entre les deux «courtisans» sous la surveillance des caméras extérieures du commissariat de police de Montauban. «C'était au départ une relation cachée, Laëtitia étant encore avec Vahé à ce moment-là» dévoilait Maxime qui décrivait son copain comme un nounours gentil et généreux. «Mais aussi jaloux!» lui rétorquait l'avocat général qui rappelait les nombreux sms de menaces transmis par l'accusé à ses amis lorsqu'il avait appris que ceux-ci avaient organisé une soirée sans lui avec Laëtitia, alors qu'ils avaient rompu. Des menaces et une jalousie dont Dylan C., un ex-ami de l'accusé, parlait avec une tension palpable lorsque Me Jean-Louis Pujol, l'avocat de la famille de la victime, le questionnait sur sa rencontre avec Paul Laurent quelques minutes à peine après le meurtre de Laëtitia. «Vous avez eu très peur lorsque Paul est venu vous voir ce soir du 9 octobre… il était agité, les yeux exorbités, il vous en voulait d'avoir bu un pot avec Laëtitia quelques jours auparavant.» Et Dylan C. de répondre de façon désinvolte : «Je me doutais que nous allions nous embrouillait, il a reçu un sms qui m'a probablement sauvé, il m'a dit de sortir de la voiture en me disant : «tu as de la chance». Je ne savais pas qu'il avait déjà tué Laëtitia.» Une phrase sur laquelle bondissait l'ancien bâtonnier J.-L. Lévi qui battait la thèse de la défense celle du crime passionnel : «Et si je vous dis qu'il était venu pour vous tuer et pas Laëtitia…» Peu après, c'est Me Charlotte Lévi qui pointait du doigt au capitaine de police Fournié, que le lieu de l'homicide n'était pas caché et mal éclairée comme cela avait pu être indiqué durant les investigations, ce qui laisse à penser que l'accusé aurait réfléchi à son acte avant de le commettre dans un lieu discret . «Le premier voisin est à 10 mètres et il y a six riverains autour du lieu du crime» tonnait la pénaliste.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/09/2120672-lou-levi-si-dis-etait-venu-tuer-laetitia.html

lundi 8 juin 2015

Affaire Bettencourt : la juge Prévost-Desprez conteste avoir violé le secret professionnel

La magistrate Isabelle Prévost-Desprez a réfuté lundi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux toute violation du secret professionnel dans l'enquête sur l'affaire Bettencourt, dont elle fut un acteur-clé avant d'en être dessaisie. Le procès va durer deux jours.
Mme Prévost-Desprez, 55 ans, "conteste absolument" avoir commis un tel délit, passible d'un an de prison et 15.000 euros d'amende. "Elle n'a jamais manqué à ses obligations de magistrate", a assuré avant l'audience son avocat, qui va plaider la relaxe.

La juge de Nanterre est notamment soupçonnée d'avoir divulgué les détails d'une perquisition au domicile de Liliane Bettencourt le 1er septembre 2010, relatée le jour-même dans Le Monde par le journaliste Jacques Follorou, avec qui Isabelle Prévost-Desprez avait cosigné quelques mois plus tôt un livre, "Une juge à abattre".
"Un dossier particulier", puisque les juges sont "appelés à juger une collègue", a relevé d'emblée le président du tribunal, Denis Roucou.
Ce dossier tire son origine d'une plainte contre Mme Prévost-Desprez de Me Georges Kiejman, alors avocat de Liliane Bettencourt, pour "violation du secret professionnel", une plainte déposée le jour même de cette perquisition chez l'héritière de L'Oréal, dans une procédure dont la magistrate de Nanterre avait la charge.

Pour l'avocat de la juge, Me François Saint-Pierre, il ne fait aucun doute que la plainte de Me Kiejman "visait de manière explicite le dessaisissement" de Mme Prevost-Desprez d'une procédure qui s'intéressait alors aux liens entre la milliardaire et le financement de l'UMP, parti du président en exercice à l'époque, Nicolas Sarkozy. Un temps mis en examen pour abus de faiblesse, l'ancien chef de l'Etat bénéficia d'un non-lieu en 2013.
De la part de Me Kiejman (qui ne souhaite plus aujourd'hui s'exprimer sur cette affaire), "il s'est agi plus d'une réaction contre la perquisition chez Mme Bettencourt que contre la publication de l'article" du Monde la relatant, a soutenu l'avocat de Mme Prévost-Desprez.
Interrogée à la barre sur ses relations avec Me Kiejman, Isabelle Prévost-Desprez a répondu: "pour tout dire je ne l'ai jamais vraiment pris très au sérieux... c'était un vieil avocat qui restait beaucoup dans la séduction".
"Me Kiejman n'a pas agi dans l'intérêt de sa cliente, il a été payé très cher juste pour m'injurier", a ensuite lancé la juge de Nanterre, en réponse à une question de l'actuel avocat de la milliardaire, Benoît Ducos-Ader.

"Une balle perdue dans une lutte de procédures"

Au cours des deux premiers volets de l'affaire Bettencourt jugés en début d'année, le tribunal de Bordeaux a établi que les facultés de discernement
de Liliane Bettencourt, atteinte de la maladie d'Alzheimer, étaient déjà déclinantes en 2010. Aujourd'hui âgée de 92 ans et sous tutelle, la femme la plus riche de France est représentée à l'audience par ses deux avocats et un tuteur.
Pour Me Arnaud Dupin, autre conseil de Mme Bettencourt, ce troisième procès est "une balle perdue dans une lutte" de procédures que des avocats se livraient à l'époque autour de sa cliente, avant le dépaysement de l'affaire de Nanterre à Bordeaux, en novembre 2010.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/2015/06/08/affaire-bettencourt-la-juge-prevost-desprez-conteste-avoir-viole-le-secret-professionnel-742161.html

Indonésie: Le procès de Serge Atlaoui à nouveau ajourné au 15 juin

Un expert cité par la défense de Serge Atlaoui a tenté lundi de convaincre la Cour administrative de Jakarta d'examiner le recours du Français condamné à mort en Indonésie pour trafic de drogue, et une nouvelle audience a été fixée au 15 juin.

Emprisonné depuis dix ans

Incarcéré depuis dix ans dans ce pays d'Asie du Sud-Est, Serge Atlaoui, 51 ans, conteste le rejet de sa demande de grâce par le président indonésien Joko Widodo. Des recours semblables à celui du Français introduits par d'autres condamnés à mort ont été rejetés précédemment par cette cour qui s'était déclaré incompétente, mais l'expert a insisté sur le fait que la juridiction était habilitée à examiner l'affaire. Le président indonésien est un «responsable administratif» agissant au nom de l'administration présidentielle, raison pour laquelle ses décisions «relèvent de la Cour administrative», a argumenté Widodo, expert du Conseil législatif de la chambre des députés, qui n'a qu'un patronyme, comme nombre d'Indonésiens. L'expert a répondu aux questions des juges, du procureur et des avocats de la défense.
Qui est Serge Atlaoui? 

Nouvelle audience le 15 juin

Le président de la cour, Ujang Abdullah, a fixé une nouvelle audience au 15 juin, au cours de laquelle la défense et le parquet présenteront leurs «déclarations finales». La cour devrait ensuite mettre sa décision en délibéré. Il était initialement prévu que le Français soit exécuté le 29 avril avec huit autres condamnés à mort pour trafic de drogue dans le cadre d'affaires distinctes -- deux Australiens, un Brésilien, quatre Africains et un Indonésien --, mais les autorités avaient invoqué cette procédure administrative pour justifier le retrait au dernier moment de Serge Atlaoui de la liste.

Protestations internationales

Les exécutions avaient provoqué de vives protestations internationales, tandis que les autorités indonésiennes évoquaient déjà d'autres exécutions à venir. Mais depuis un mois, la question de nouvelles exécutions n'est plus du tout abordée. Serge Atlaoui, soudeur de profession, affirme qu'il n'a fait qu'installer des machines industrielles dans ce qu'il croyait être une usine d'acrylique, et qui abritait en réalité un laboratoire clandestin d'ecstasy.

http://www.20minutes.fr/monde/1626127-20150608-indonesie-proces-serge-atlaoui-nouveau-ajourne-15-juin