lundi 15 juin 2015

Jugé à Nancy le 18 juin pour une série de vols et de filouteries

C’est une figure du banditisme qui sera dans le box du tribunal Nancy le 18 juin. Les faits qui sont reprochés à ce délinquant chevronné de 50 ans peuvent pourtant paraître banals. Il s’agit essentiellement de filouteries. L’homme a en effet mangé ou dormi dans des hôtels sans payer sa note. Il a aussi pris de l’essence et filé sans payer.
Des délits ordinaires qui s’inscrivent dans une folle cavale entamée le 13 décembre 2013. Ce jour-là, le quinquagénaire qui était en train de finir de purger une peine de prison, a pu sortir du centre de détention d’Ecrouves. Il a bénéficié d’une permission de sortie d’une journée. Pour préparer sa réinsertion.
Mais il a immédiatement renoué avec son ancienne profession. Celle d’escroc. Il s’est rendu dans une concession automobile de Toul, a demandé à essayer une Mercedes et il est parti avec. Il ne l’a jamais ramenée. Il n’a pas non plus réintégré la prison d’Ecrouves. Il est devenu un évadé en fuite.
Quelques jours plus tard, le 18 décembre, sa voiture a été retrouvée brûlée dans une forêt en Alsace. La vieille, le véhicule avait été filmé par une caméra de surveillance alors qu’il était utilisé par deux braqueurs pour s’enfuir après avoir dévalisé une Caisse d’épargne allemande à Rastatt. Le hold-up a rapporté un bulletin conséquent. Plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Initié par un papy braqueur

L’escroc à la Mercedes a été immédiatement soupçonné d’être l’un des deux braqueurs. Il aurait remis le couvert le 13 février 2014. Il aurait braqué le même établissement bancaire de Rastatt. Mais en solo, cette fois.
Son complice initial aurait en effet été interpellé entre-temps par le SRPJ de Nancy pour une tentative de hold-up dans un bureau de Poste de Maxéville. Lui aussi est un vieux cheval de retour. Il a plus de 60 ans. C’est un papy braqueur et il aurait initié son cadet, plutôt versé dans l’escroquerie, aux joies du vol à main armé lors d’un séjour en prison au cours duquel les deux hommes ont partagé la même cellule.
L’escroc a mis ses leçons à profit. Après l’arrestation de son mentor, il se serait trouvé un autre complice. Avec lui, il aurait braqué deux fois le même établissement bancaire en avril et mai à Sarrelouis. Puis encore un autre à Rastatt en juin.
Lorsqu’il n’était pas en train de braquer en Allemagne, le quinquagénaire en cavale repassait la frontière et retournait en France où il vivait de filouteries. En Lorraine, en Alsace, en Champagne-Ardenne. Bref dans tout l’Est.
« Avec lui, nous avons dû réviser notre géographie », sourit d’ailleurs un enquêteur du SRPJ de Nancy. Durant des mois, les policiers nancéiens ont en effet suivi son odyssée. Avec à chaque fois, un temps de retard. Mais les choses se sont accélérées en août 2014. Son complice présumé lors des derniers braquages a en effet été interpellé en Belgique après une fusillade au cours de laquelle il a blessé un policier belge à la jambe. Avant d’être à son tour grièvement blessé par balles.

« Il a été beau joueur »

Même s’il n’a pas pris part à cette scène de far-west, son acolyte, l’escroc lorrain, est devenu une cible prioritaire pour les policiers belges, allemands et français. Une réunion a eu lieu entre les forces de l’ordre des trois pays en septembre pour coordonner les investigations. Cela a fini par payer.
Le 30 septembre 2014, l’ennemi public n°1 de l’Est a été localisé et arrêté dans un hôtel de Lauterbourg en Alsace. Ensuite, durant de longues semaines, les policiers de la brigade de répression de la criminalité organisée (BRCO) du SRPJ de Nancy ont méticuleusement reconstitué son parcours délinquant dans l’Est de la France, soit des filouteries et quelques vols de voitures. Une fois ce travail de fourmis effectué, les enquêteurs l’ont fait extraire de prison, il y a un mois, pour l’interroger sur son palmarès français.
« Il a reconnu les faits. Il a été beau joueur », confie un des enquêteurs. Avec une nuance de respect. Car l’escroc devenu braqueur a la gouaille et l’envergure des truands à l’ancienne.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2015/06/15/juge-a-nancy-le-18-juin-pour-une-serie-de-vols-et-de-filouteries

dimanche 14 juin 2015

Maeva, 23 ans, tuée devant son fils de un an

Un homme doit être jugé à partir de lundi pour le meurtre de Maeva, une jeune mère de famille du Val d'Oise, tuée en 2012 devant son bébé d'une manière extrêmement violente.

C'est une affaire particulièrement sensible que la cour d'Assises du Val d'Oise doit juger à partir de lundi matin. Maeva, 23 ans, mère d'un enfant âgé d'à peine un an au moment des faits, avait été retrouvée sans vie le 7 avril 2012 à son domicile par son compagnon, rouée de plusieurs coups. L'auteur présumé du crime : Alain Berruet, le père d'un de ses anciens compagnons et lui-même ami des parents de Maeva qu'il accusait d'être responsable de la mort de son fils.
Comment en est-on arrivé là ? C'est au cœur du Vexin, dans le village de Bray-et-Lû, que le drame s'est noué. C'est là que Maeva, dernière-née d'une fratrie de quatre, a grandi avec ses amis Rodolphe et Alan. Les années passant, les jeux se transforment en amourettes. Maeva sort un temps avec Rodolphe, avant de se mettre en couple avec Alan. Mais le premier a le plus grand mal à vivre la rupture, et continue d'envoyer, régulièrement, des SMS à son ancienne compagne. Un soir, alors que Rodolphe, vraisemblablement ivre et sous l'emprise du cannabis, se rend au domicile de Maeva, il manque un virage. Sa voiture fait une sortie de route, Rodolphe est éjecté hors du véhicule et meurt presque instantanément.
"Pendant des mois, les parents de Rodolphe ruminent"
Pour les parents du jeune homme, la thèse de l'accident ne tient pas. Ils en sont persuadés, Maeva et Alan sont impliqués dans la mort de leur fils. Comme l'explique l'avocat de l'accusé, Me Philippe Louis, "des portes n'ont pas été refermées" par les enquêteurs, laissant prospérer "fantasmes et délires" au sein du couple. "Pendant des mois, Alain Berruet et sa femme Henda ruminent en pensant qu'il pourrait y avoir un lien entre le décès de leur fils et Maeva et Alan", ajoute-t-il encore. Le temps passant, le doute se transforme peu à peu en colère, puis en haine. Les époux Berruet jurent qu'ils se vengeront. "Henda est arrivée, elle a agressé Maeva, l'a plaquée contre la voiture et lui a dit qu'elle allait souffrir, comme eux souffraient. Elle a juré qu'elle se vengerait", raconte dans Sept à huit Alan. Il décide alors d'aller porter plainte.
Pendant deux mois, il tente de réconforter les parents de la victime
Dans la nuit du 7 au 8 avril 2012, Alain Berruet passe finalement à l'acte. Alors qu'Alan, qui travaille dans un restaurant, n'est pas encore rentré, il s'introduit dans le domicile du couple, armé d'une batte de base-ball, portant des bottes et des gants en caoutchouc. Il pénètre dans la chambre où dort Maeva, en compagnie de son bébé, et la frappe mortellement de plusieurs coups de batte. Pendant plusieurs semaines, l'enquête piétine. Alain Berruet donne le change, essaye de réconforter les parents de Maeva, qu'il connait depuis longtemps, leur rend visite régulièrement et va même, selon un témoignage, jusqu'à les aider à choisir une couronne mortuaire.
Deux mois après les faits il sera finalement arrêté par la gendarmerie, après avoir été confondu par sa camionnette, aperçue à proximité du lieu du crime le soir du meurtre. Lui assure qu'il s'agissait d'un coup de folie, et non pas d'un acte prémédité. Une thèse à laquelle ne croient pas les forces de l'ordre, qui pointent le fait qu'Alain Berruet s'était équipé pour ne pas laisser de traces et qu'une fois son crime accompli, il avait emporté la batte avec lui et l'avait brûlée dans sa cheminée.
Lundi, la famille de Maeva espère que la justice condamnera l'assassin "au maximum encouru", à savoir la perpétuité. Graziella, la mère de Maeva, déclare dans le Parisien : "La justice ne nous rendra jamais tous les instants que nous avons perdus, les moments passés ensemble, ceux que nous aurions pu vivre dans l'avenir."
 

Tintin: les héritiers déboutés par un mystérieux document de 1942

Les héritiers d'Hergé ne peuvent pas réclamer de droits pour l'utilisation d'extraits d'albums de Tintin, a décidé la justice néerlandaise, grâce à un document signé en 1942 par le dessinateur du célèbre reporter et découvert par un mystérieux expert anonyme.
"Il est apparu d'un document de 1942 (...) que Moulinsart n'est pas à même de décider qui peut publier des images tirées des albums, et ne dispose donc pas des droits d'auteurs pertinents dans cette affaire", ont indiqué les juges de la Cour d'appel de La Haye dans leur décision, prise fin mai et transmise lundi à l'AFP.
Moulinsart SA, la société chargée de l'exploitation commerciale de l'oeuvre d'
Hergé (produits dérivés, multimédia, applications...), est souvent critiquée pour défendre de manière très agressive l'héritage laissé par le dessinateur.
Elle avait ainsi attaqué en justice début 2012 une petite association néerlandaise de fans de Tintin, la Société Hergé, fondée en 1999.
Celle-ci compte 650 membres et édite trois fois par an un magazine de 32 à 40 pages intitulé "Duizend Bommen", destiné à ses membres. Les articles sur l'oeuvre et la vie d'Hergé y sont illustrés de vignettes tirées des célèbres albums.
Moulinsart SA demandait aux juges de condamner l'association pour avoir utilisé ces copies de cases de BD, sans autorisation préalable et sans payer de droits.
Mais, au cours de la procédure d'appel, l'avocate de la Société Hergé a créé la surprise en produisant un document datant de 1942 dans lequel le dessinateur cède le droit exclusif de publication des albums des aventures de Tintin à l'éditeur Casterman.

Un expert resté anonyme
Obtenu grâce à un expert d'Hergé resté anonyme, le document n'est pas contesté par la Moulinsart SA et les héritiers de Georges Rémi, alias Hergé, selon les juges.
S'il fait jurisprudence, ce jugement pourrait coûter cher à Moulinsart SA: "La grande question est de savoir s'ils (les autres associations de fans de Tintin, ndlr) doivent continuer à payer Moulinsart SA", a expliqué à l'AFP Stijn Verbeek, le secrétaire de la Société Hergé.
"Peut-être qu'un juge belge doit rendre un jugement en ce sens avant que cela ne s'applique pour la Belgique", a-t-il ajouté, soulignant "ne pas être sûr" des conséquences.
Pour Katelijn van Voorst, l'avocate de l'association, le document est "très intéressant pour tout le monde, à l'étranger comme aux Pays-Bas". Une association belge similaire, les "Amis d'Hergé", a affirmé qu'il était néanmoins "trop tôt" pour dire quelles seront les conséquences du jugement de La Haye.
 

Les frères Karabatic jugés lundi à Montpellier

Les stars du handball français Nikola et Luka Karabatic, ainsi que quatorze autres personnes, comparaissent à partir de lundi pour "escroquerie" devant le tribunal correctionnel de Montpellier (Hérault) dans une affaire de paris présumés truqués.

La justice soupçonne les deux anciens joueurs du Montpellier Agglomération Handball (MAHB) d'avoir parié ou fait parier sur la défaite de leur propre équipe à la mi-temps lors d'un match contre Cesson-Rennes métropole le 12 mai 2012 et d'avoir orienté le résultat en défaveur du club héraultais "par modification ou altération du jeu".

Dans cet affaire, six autres joueurs, Mladen Bojinovic, Samuel Honrubia, Dragan Gajic, Primoz Prost, Issam Tej et Mickaël Robin, l'ancien kinésithérapeute du club montpelliérain, Yann Montiège et la compagne de Nikola Karabatic, Géraldine Pillet, comparaîtront aussi pour escroquerie jusqu'au 26 juin.

Des proches des joueurs sont poursuivis du même chef ou de complicité, comme Jennifer Priez, la compagne de Luka Karabatic.

L'enquête sur ces paris présumés truqués avait débuté le 18 mai 2012 après que La Française des Jeux, partie civile dans ce procès, eut alerté les autorités judiciaires sur les montants des paris, anormalement élevés par rapport à l'enjeu de la rencontre.

Au total, les paris incriminés s'élevaient à près de 100.000 euros à la cote de 2,9 contre 1, et avaient rapporté un gain d'environ 300.000 euros.

Me Patrick Maisonneuve, conseil de Samuel Honrubia, se dit prêt à "faire la démonstration qu'il n'y a eu ni tricherie, ni escroquerie".


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/06/14/97001-20150614FILWWW00028-les-freres-karabatic-juges-lundi-a-montpellier.php

samedi 13 juin 2015

Assises de la Dordogne : 18 ans de réclusion pour Alexandre Tuton

La cour d'assises de la Dordogne a condamné Alexandre Tuton à 18 ans de réclusion criminelle, ce vendredi en fin d'après-midi après environ trois heures de délibérations.
L'avocat général avait demandé, ce vendredi matin, une peine de réclusion criminelle comprise entre 15 et 20 ans de prison à l'encontre d'Alexandre Tuton. Ces réquisitions, Anne-Claire Galois les fait reposer sur sa conviction que l'accusé a commis son geste avec l'intention de donner la mort. Virginie Provost a été tuée à Bergerac le 25 août 2012. Elle avait 19 ans.
Le caractère intentionnel se trouve au centre de cette affaire jugée depuis mercredi au palais de justice de Périgueux. Alexandre Tuton n'a jamais nié avoir porté le coup de couteau à la base du cou. Il a décrit un accident survenu lors d'une violente dispute. Selon le jeune homme de 25 ans, sa main se serait posée sur le couteau après qu'elle l'a violemment repoussée contre la table du salon. Pour une raison qu'il ne s'explique pas, il aurait saisi l'arme et aurait, par réflexe, tendu le bras en direction de Virginie Provost lorsque celle-ci s'avançait pour le gifler. Il n'aurait réalisé avoir été en possession du Laguiole qu'en sentant le sang de la victime sur sa chemise. Cette version souffre de contradictions et bute sur l'expertise médico-légale.

"Putain de malchance"

La représentante du ministère public ne croit pas à cette explication reposant sur une "putain de malchance", pour reprendre une expression employée par l'accusé: "On ne se saisit pas d'un couteau par inadvertance", estime Anne-Claire Galois. Elle ne croit pas davantage qu'un bras armé puisse se tendre inconsciemment sans que le porteur ne puisse, à aucun moment, en mesurer les conséquences.
 
Il n'aurait réalisé avoir été en possession du Laguiole qu'en sentant le sang de la victime sur sa chemise
 
Le bâtonnier du barreau de Bergerac, Me Belaud, représentant les intérêts du père et de la belle-mère de la victime, suppose qu'une grande partie de l'explication se trouve dans le trait border-line majeur de sa personnalité : l'abandonnisme, lié au décès de sa mère il y a six ans. Le psychiatre laissait entendre ce jeudi que, couplé à l'humiliation, le sentiment d'abandon pouvait devenir chez le sujet un puissant détonateur : "Cela fonctionne comme notre planète. Le magma est contenu sous la croûte terrestre. Mais sous l'effet de facteurs abandonniques, il peut y avoir éruption." Les explications de l'expert laissaient supposer que la douleur de la perte pouvait engendrer chez ce genre de personnalité une mécanique ne relevant plus du raisonnement mais de la survie : "Il y a là quelque chose de viscéral, d'animal."
"Je veux bien croire que son geste n'était pas prémédité. Mais il savait très bien ce qu'il faisait", a plaidé Me Marsat, représentant la mère, le beau-père, le frère et les deux soeurs de Virginie Provost. "C'est un immense gâchis et il n'y a qu'un seul responsable."

"J'ai toujours aimé Virginie"

Pour la défense, Me Novion a insisté sur les sentiments de l'accusé. Malgré la séparation, Alexandre Tuton avait toujours espoir de la reconquérir : "L'amour est au coeur de cette affaire. Et l'amour a des serrures que l'intelligence n'ouvre pas." Il a rappelé que son client s'est montré docile tout au long de sa vie : "C'est la première fois en 25 ans de carrière que je rencontre un garçon ressemblant aussi peu à l'accusation qui lui est portée."
L'avocat bordelais a insisté sur le contexte. Il a repris les passages du journal intime de la victime, illustrant la colère qui la rongeait peu avant le retour de son ex-compagnon à l'appartement rue des Fontaines. "Quand on a toujours été un placide percheron on ne devient pas un étalon furieux. Il a été confronté à un emportement inédit. Ce jour-là, je pense que Virginie Provost avait le dessein de lui mettre une frousse particulière." La violence avec laquelle elle est susceptible de l'avoir griffé aurait, selon l'avocat, déclenché un processus de stress et de panique. "L'espace d'une poussière de seconde, il a ce geste qu'il n'a jamais voulu."
Son confrère parisien a demandé une requalification des faits en violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Me Serfaty estime que des zones d'ombre laissent planer le doute concernant l'intentionnalité devant profiter à l'accusé. Il a demandé une peine comprise entre 8 et 10 ans d'emprisonnement.
Alexandre Tuton a conclu les débats par ces mots : "J'ai toujours aimé Virginie. J'ai toujours exprimé des regrets, même si j'ai dû mal à montrer mes sentiments. Je comprends la souffrance des parties civiles, même si je ne peux pas me mettre à leur place. Je suis désolé du mal que j'ai fait ou que j'ai pu faire

http://www.sudouest.fr/2015/06/12/assises-de-la-dordogne-entre-15-et-20-ans-de-reclusion-requis-1949650-1733.php

Besançon : condamné pour avoir mordu sa femme et son enfant

« Je trouve ce dossier très inquiétant, d’autant que le prévenu ne se présente pas à l’audience », annonce le procureur Margaret Parietti en prélude à ses réquisitions.
Ni présent ni représenté, Anli Ali, 23 ans, ancien militaire originaire de Mayotte, doit répondre d’une série de violences, outrages et menaces de mort.
Le 24 mai dernier, les policiers ont été appelés à son domicile de la rue du Piémont pour secourir sa compagne et ses deux enfants, âgés de 2 ans et 9 mois.
Il venait de menacer de tuer la première avec un couteau avant de la mordre au-dessus de l’oreille. Morsure qu’il avait déjà infligée au plus jeune de ses enfants quelques mois plus tôt.

Douze mois ferme avec mandat d’arrêt

Lors de son interpellation, l’individu s’est débattu en insultant les policiers («enc…. de blancs ! »). Auditionné, il a reconnu les faits mais expliqué que, sa compagne lui ayant fait part de ses envies de suicide, il lui avait dit qu’il était prêt à l’aider : « Tu veux mourir ? Je peux te tuer si tu veux, je suis prêt à faire de la prison pour toi. » Les morsures, notamment celle sur la pommette de son fils (dont la trace est encore visible des mois après) ? « C’est ce que je fais tout le temps, c’est dans ma nature, j’ai juste collé les dents, c’est le bisou de Dieu ! »
Des élucubrations que le prévenu n’a pu ni confirmer ni infirmer à l’audience puisque n’étant ni présent ni représenté.
Le tribunal a partagé l’inquiétude du parquet et suivi ses réquisitions en prononçant douze mois d’emprisonnement ferme. Avec mandat d’arrêt.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2015/06/12/besancon-condamne-pour-avoir-mordu-sa-femme-et-son-enfant

vendredi 12 juin 2015

Carlton : Dominique Strauss-Kahn relaxé

L'ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn a été relaxé ce vendredi par le tribunal correctionnel de Lille du chef de proxénétisme aggravé pour lequel il était poursuivi dans l'affaire dite du Carlton de Lille. L'ex-favori du PS pour l'élection présidentielle est resté impassible pendant la lecture de son jugement, se contentant de hocher la tête lorsque le président Bernard Lemaire lui a signifié sa relaxe
http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/3448061/carlton-dominique-strauss-kahn-relaxe.html

Violences conjugales à Cazals : 14 mois de prison ferme

Patrick Farge, 58 ans a comparu hier devant le tribunal correctionnel pour violences conjugales sur sa compagne. C'était sa cinquième audition pour des faits de même nature. Il a écopé de 24 mois de prison dont 10 avec sursis. Il est sorti du tribunal menottes aux poignets.
Violences physiques, psychologiques, rapports sexuels forcés, le calvaire de sa compagne a duré des années. Le 10 mai 2015, à Cazals, ç'en est trop. Il la gifle, lui donne un coup de bouteille sur le visage, prend le fer à repasser, menace, le jette à terre. Elle crie. Un voisin accourt, la met sous sa protection et alerte les gendarmes. Elle a rencontré Patrick Farge, dépressif, qui avait tenté de se suicider suite à une rupture, en se tirant une balle au visage. Elle s‘apitoie, tente de lui redonner confiance. Elle découvre au fil des jours une double personnalité, un homme à la fois charmant et diabolique. Il a l'alcool mauvais, ne prend pas son traitement depuis longtemps. «Pour quelle raison ?», questionne la présidente. «Les cachets avaient des effets indésirables. La nuit, ça me provoquait de l'énurésie», indique Patrick Farge. L'énoncé des agressions ne le perturbe pas. Il dit ne l'avoir jamais forcé sur le plan sexuel. Dans le déni, s'enferre. Il a fait d'elle «sa chose», l'isole, l'empêche de sortir, l'humilie, la traite de «connasse» devant la fille et les petits enfants de sa compagne, la menace de mort. Il se borne à dire que ses mots ont dépassé sa pensée. Elle tentera de fuir, il la retrouvera toujours. «Vous savez que les violences psychologiques sont pires que les gifles quand elles sont répétées, lance la présidente Béatrice Almendros. Il y a tout de même 4 mentions à votre casier judiciaire pour des faits de violence, toujours sur votre compagne». Un expert mentionne que son état justifie des soins et qu'il présente une dangerosité criminologique. Il est cependant, selon ce même expert, pleinement responsable de ses actes.
Sa compagne, pour sa part, est dans un état d'anxiété majeur et souffre d'un épuisement psychique, diagnostique un médecin. «Vous n'êtes jamais allé en détention. Vous savez ce que c'est ?», questionne la présidente. «Je vais reprendre mon traitement, ça ira mieux», répond le prévenu. «Cette situation de déni est insupportable. Il est ambivalent dans son attitude. Ce que veut sa compagne, c'est que soit mis fin à cette relation. Ce qu'elle craint, c'est de le rencontrer. Ces violences ont été très longues. Ma cliente demande 2 000 € de dommages et intérêts », indique Me Luc Mazars, avocat de la victime. Présente dans la salle, elle n'a pas souhaité s'exprimer.
«Vous n'avez pas de regard critique positif ou négatif sur vous-même ?», questionne la présidente. «C'est aux autres qu'il faut demander ça», répond Patrick Farge. «Mon client a souffert d'un abandon par sa mère. Il a eu du mal à construire une image de mère, et ensuite de femme», fait valoir Me Adeline Nesliat, avocate du prévenu. «Il n'a pas su se construire normalement. Il a une dépression très lourde et n'arrive pas à s'accepter. Ce dont il a besoin, c'est de soins psychiatriques», poursuit l'avocate.
Le tribunal a déclaré Patrick Farge coupable. Il a été condamné à 24 mois de prison dont 10 assortis du sursis. Il lui est interdit de rentrer en contact avec la victime et doit l'indemniser à hauteur de 2000 €. Et malgré une obligation de soins, il a été immédiatement envoyé en prison

http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/12/2122778-14-mois-de-prison-ferme.html

Tué sur l'autoroute pendant qu'il changeait sa roue

Le conducteur, qui a percuté le 17 novembre 2014, une voiture sur l'A68 à hauteur de Lagrave, tué son conducteur et blessé 4 personnes, a été condamné hier à 3 mois de prison avec sursis.
José da Silva L, petit homme rondouillard de 58 ans, en polo bleu, ne parle pas un mot de français. Ce maçon portugais, venu travailler dans la région de Castres, rentrait de son travail, le soir du 17 novembre 2014, lorsqu'il a percuté une voiture arrêtée sur la bande d'arrêt d'urgence de l'A 68 à hauteur de Lagrave, dans le sens Toulouse-Albi. Il ne se souvient plus de rien, juste des sapeurs-pompiers. Laurent Moumimoux, 40 ans, qui réparait son pneu arrière droit crevé, a été tué. Julien, un jeune qu'il convoyait avec trois autres personnes, a été grièvement blessé. Lucie, Romain et Kahina, s'en sont sortis avec des traumatismes. Hier, lors du procès du conducteur, les juges, les parties civiles, le parquet et la défense, n'ont pu déterminer avec précision les circonstances du drame. José, le conducteur, venait de faire ses 8 heures, il avait pris sa pause à midi et n'avait rien bu, il n'avait pris aucun médicament et l'expert dit qu'il ne roulait pas vite. Alors, José s'est-il assoupi, a-t-il été pris de malaise ? Impossible à dire. Laurent, le conducteur de la 508 Peugeot, avait pris toutes les précautions : feux de détresse, triangle de signalisation, un gilet fluo pour Julien qui l'éclairait avec son téléphone portable. Personne n'a vu arriver la Renault Kangoo.

Les hypothèses du drame

La traductrice traduit tous les échanges. Mais aussi le désarroi de José, légèrement blessé, qui a été placé en garde à vue quelques jours après l'accident sur l'autoroute. Quatre avocats de la partie civile soulignent la violence du choc, la vie mise entre parenthèses de Julien, sérieusement blessé aux jambes, la faute commise aux conséquences dramatiques et la mort de Laurent, père de 3 enfants. «Je ne peux accepter qu'il ne s'agisse que d'un simple concours de circonstances malheureuses. Il ne devait pas rouler sur la voie d'urgence, il a manqué de vigilance, il s'est probablement endormi pour faire un tel écart et percuter la voiture arrêtée». Le procureur, qui n'accable pas le conducteur portugais, demande 4 mois de prison avec sursis et 200 € d'amende. «Je ne fais qu'appliquer la loi pour ce manquement à la sécurité», explique-t-il, comme pour justifier la peine requise.
«On émet des hypothèses qu'on fait passer pour des fautes, lance Me Jean-Baptiste Alary qui défend le conducteur. Tout le monde a vu cette voiture arrêtée, sauf moi. Alors je me suis endormi. Mais je ne peux démontrer, non plus , que ce soir-là, j'ai été victime d'un malaise. On ne sait pas. Ce n'est pas de leur faute mais pourquoi ne se sont-ils pas mis en sécurité derrière le rail ? 20 minutes, c'est l'espérance de vie sur la voie rapide pour un piéton». Le tribunal l'a condamné à 3 mois avec sursis et à une amende de 200 €. Une autre audience est prévue le 7 décembre pour les intérêts civils du dossier.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/12/2123296-tue-sur-l-autoroute-pendant-qu-il-changeait-sa-roue.html

jeudi 11 juin 2015

Condé-sur-l'Escaut : un homme de 61 ans condamné pour violence sur sa mère de 92 ans

L'individu a été condamné pour avoir menacé sa mère, âgée de 92 ans, résidant à Condé-sur-l'Escaut. Apparemment, cela n'était pas la première fois qu'il agissait de la sorte. 
Le 7 juin à 19h20, le mis en cause, une homme de 61 ans, se trouve chez sa mère, 92 ans, où il lui est interdit de se rendre. Il menace cette dernière de mettre le feu à son appartement, si elle ne l'héberge pas.

Interpellé sur les lieux, placé en cellule de dégrisement puis en garde à vue, il a depuis été condamné à 17 mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour violences volontaires sur ascendant. Il est actuellement en prison. 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/2015/06/11/conde-sur-l-escaut-un-homme-de-61-ans-condamne-17-mois-ferme-pour-violence-sur-ascendant-744447.html

mercredi 10 juin 2015

Près de 30 ans après, le meurtre d'une des "disparues de l'A6" aux assises

Le meurtrier présumé de Christelle Maillery, tuée de 33 coups de couteau en 1986 au Creusot en Saône-et-Loire, la première des "disparues de l'A6", doit comparaître à partir de mercredi devant la cour d'assises de Saône-et-Loire.
Le meurtrier présumé de Christelle Maillery, tuée de 33 coups de couteau en 1986 au Creusot en Saône-et-Loire, la première des "disparues de l'A6", doit comparaître à partir de mercredi devant la cour d'assises de Saône-et-Loire. Le 18 décembre 1986, le corps de cette collégienne de 16 ans est retrouvé, quelques heures après sa disparition, dans une cave du Creusot. C'est le premier d'une série de meurtres de jeunes filles non élucidés dans les années 1980 et 1990 en Saône-et-Loire, connue sous le nom des "disparues de l'A6".
 
Faute d'éléments, un non-lieu est prononcé en 1990. Puis les scellés sont détruits au début des années 2000. L'association "Christelle", qui regroupe une partie des familles des "disparues de l'A6", fait alors appel à un détective privé qui réétudie "l'environnement de la victime, donnant une vraie orientation d'enquête", selon l'avocate des parties civiles, Me Corinne Herrmann. La justice rouvre le dossier en 2005.
Le nom de Jean-Pierre Mura, qui fait de fréquents séjours en hôpital psychiatrique en raison de sa schizophrénie, "revenait régulièrement dans le dossier et son comportement était suspect", explique le président de l'association, Bernard Hommey. "M. Mura s'est accusé du crime à plusieurs reprises dans les années 1990 et 2000 mais on le prenait pour quelqu'un qui s'inventait des histoires", ajoute Me Herrmann, en précisant que le suspect n'était "pas malade à l'époque" des faits. Au Creusot, la victime pouvait en outre croiser le suspect, qui habitait cette même ville, selon l'avocate.
En décembre 2011, M. Mura, qui séjournait dans un centre psychiatrique, est auditionné puis mis en examen du meurtre de Christelle Maillery, presque 25 ans jour pour jour après les faits, après "une série de recoupements, de coïncidences troublantes et de témoignages", indique à l'époque le procureur de Chalon-sur-Saône, Christophe Rode. Mais l'homme nie les faits devant les enquêteurs et le juge.
"Urgence à traiter les dossiers anciens"
En raison de son état de santé, le quadragénaire est placé sous contrôle judiciaire avec obligation de séjourner à l'unité psychiatrique de l'hôpital de Sevrey (Saône-et-Loire). Une expertise psychiatrique conclut à une possible altération de son discernement au moment des faits. Selon son avocat, Me Michel Grebot, l'accusation relève d'"une construction": son client conteste notamment des aveux rapportés par l'ancien petit ami de la victime, ainsi qu'une autre déclaration de culpabilité qu'il aurait faite "en pleine crise" de schizophrénie. Pour Me Grebot, ce procès aboutira à ce que M. Mura soit déclaré "innocent".
Le 18 septembre 2014, le suspect avait été considéré comme évadé pour avoir quitté le centre psychiatrique pendant plusieurs heures. Il avait ensuite été écroué. Ce même jour, un autre dossier des "disparues de l'A6", celui du meurtre de Christelle Blétry en 1996, connaissait un tournant avec l'interpellation d'un quinquagénaire grâce à de nouvelles expertises ADN. "On espère que ce n'était qu'une coïncidence", pointe Bernard Hommey.
L'association qu'il préside milite pour que la justice "se donne les moyens" et que "tous les dossiers avec des scellés fassent l'objet d'expertises ADN". "Comme le dossier Blétry, d'autres pourraient avoir un coup de +booster+ et, au bout de 20 ou 25 ans, arriver à quelque chose", souligne Bernard Hommey. "Contrairement à ce qu'on pourrait penser, trente ans après, (les suspects) ne sont pas des vieillards mais des hommes d'environ 50 ans et donc on pense qu'il y a urgence à traiter les dossiers anciens", appuie Me Herrmann. Ancien métallier, handicapé à cause de sa schizophrénie, M. Mura encourt 30 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu au plus tard le 19 juin.
 

Procès : à Marseille, le policier avait causé un accident en état d'ivresse

Ils sont tous les trois torchés !"Voilà comment a commencé l'enquête de deux policiers sur trois de leurs collègues, bien empêtrés, le 11 janvier 2013, à Marseille, à l'angle de la rue de Ruffi et de la rue Mirès (2e) à Marseille. Elle aurait pu en rester là. Or, ils n'étaient pas trois, mais quatre. Quatre policiers de la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Marseille, qui rentraient d'un long déjeuner un peu arrosé. Avaient-ils l'humeur à la gaudriole, au point de s'affranchir du respect de la loi qu'ils imposent à d'autres tous les jours ? Ont-ils eu un simple moment d'égarement coupable ? L'un d'eux, ce jour-là, s'amuse depuis le siège arrière à tirer le frein à main. À 17 h 20, c'est le drame. Le véhicule Ford Focus vient de percuter Martine, 65 ans, qui sort de la station de métro Bougainville et se rend à une exposition aux Archives départementales avec une amie.
Jugé hier, à Marseille, le policier qui conduisait, Pascal Josso, 39 ans, ouvre son propos par de plates excuses adressées à la victime "pour les blessures physiques et psychologiques qu'elle a endurées". L'interrogatoire du président Fabrice Castoldi se mue alors en un inventaire à la Prévert de ce qu'il est conseillé de faire si on veut être renvoyé de la police. Un des quatre policiers a disparu.

Conduite d'un véhicule à une vitesse excessive

D'autres tentent de les "exfiltrer". Et Pascal Josso, le mis en cause, qui répond des blessures involontaires en état d'ivresse manifeste et de conduite d'un véhicule à une vitesse excessive, se retranche derrière la traversée d'un enfant qu'il aurait voulu éviter, mais nul témoin n'a vu. Et puis, il est rentré chez lui... Personne n'a eu la présence d'esprit de le maintenir sur les lieux. Singulière gestion d'un accident grave de la circulation.

"Je pars parce que j'étais vraiment pas bien. J'étais extrêmement choqué", argue le prévenu à la barre. Il aurait alors bu quelques whiskies à son domicile. Quand on se décidera à prendre la mesure de son alcoolémie, il affichera 0,74 mg par litre d'air expiré. "Vous savez gérer votre stress, s'étonne pourtant le président. Vous avez 18 ans d'exercice professionnel !" Le policier suspendu a repris ses fonctions le 13 mai. Le procureur a réclamé contre lui 8 à 12 mois de prison avec sursis, l'annulation de son permis et 250 euros d'amende. Jugement le 23 juin.


http://www.laprovence.com/article/actualites/3443526/proces-a-marseille-le-policier-avait-cause-un-accident-en-etat-divresse.html

Vaucouleurs : menaces de mort et racisme à l’encontre de l’adjointe au maire

LE PRÉVENU, habitant de Vaucouleurs, est connu pour ses opinions bien tranchées en la matière. « Raciste », il ne se fait pas prier pour le dire haut et fort, surtout lorsque l’abus d’alcool s’invite dans ses soirées. Mais cette fois, il a transformé ses mots en écrits. Une lettre, puis deux, anonymes, qu’il fait parvenir directement au bureau du maire. Les personnes visées : l’une de ses adjointes et un agent technique de la commune. La première a droit à de nombreuses insultes à caractère raciste et des menaces de mort, quant au second, on l’accuse d’être « payé à ne rien faire et de boire des bières durant ses heures de travail ». Au bas de la feuille est dessinée une croix gammée et le texte fait référence au Front National et à Jean-Marie Le Pen.

Un différend familial

Très rapidement, les soupçons se portent sur le prévenu, bonne connaissance de l’agent communal et cousin du mari de l’adjointe. Devant les forces de l’ordre, dans un premier temps, et à la barre du tribunal, ensuite, il reconnaît les faits. Ses explications : « Il a fait ça sur le coup. Pourtant, il vote à gauche », glisse-t-il mal à l’aise. « Une pulsion », c’est ainsi qu’il qualifie son geste. « Une pulsion qui dure », insiste le président Dominique Binet. Il y a tout de même deux lettres et « entre l’écriture et le fait de déposer la lettre, vous avez le temps de réfléchir, non ? », poursuit le magistrat.
Le prévenu, presque cinquantenaire, ne semble pas prendre la mesure de son acte. Son réel mépris pour la compagne de son cousin ne date pas d’aujourd’hui. Me Guillaume Lazzarin, avocat de la victime, explique que cette dernière avait déjà été agressée par le prévenu alors qu’elle était enceinte. Depuis les récentes menaces de mort proférées à son encontre, elle et sa famille ont choisi de déménager dans le Sud, pour tourner la page.
Pour Me Jean-Thomas Kroell, son client est avant tout « un pauvre hère, à qui le débat passe au-dessus de la tête. Il n’a simplement pas la capacité d’expliquer ce qu’il a fait ». C’est un différend familial qui l’a conduit à proférer ces menaces, ne supportant pas, semble-t-il, que les enfants de l’adjointe ne rendent pas visite à leur grand-mère. Ajoutez à cela l’alcool, qu’il prend presque comme un exutoire les soirs de week-end. Face à un casier vierge jusqu’alors, le tribunal choisit de condamner le prévenu à 1 mois de sursis, avec le versement d’une somme de 135 € à l’adjointe et 38 € à l’agent communal.

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2015/06/09/vaucouleurs-menaces-de-mort-et-racisme-a-l-encontre-de-l-adjointe-au-maire

mardi 9 juin 2015

L'adolescente condamnée à douze ans de réclusion pour assassinat

Une adolescente de 16 ans a été condamnée lundi soir à douze ans de réclusion criminelle par le tribunal pour enfants de Strasbourg.
Elle était jugée pour l’assassinat d’une jeune femme de 19 ans, tuée à l’arme blanche en avril 2014.
Gamze Yavuzyilmaz, appartenant à la communauté alévie, avait été frappée d’une trentaine de coups de couteau au pied d’un immeuble rue Wasselonne dans le quartier Gare à Strasbourg. Une dizaine de membres de la famille de la victime étaient présents au procès. Ce dernier se tenait à huis clos en raison de la minorité de la prévenue.
http://www.dna.fr/justice/2015/06/09/condamnee-a-douze-ans-de-detention-pour-assassinat

Affaire Bettencourt: 5000 euros requis contre Isabelle Prévost-Desprez

Dans le cadre de l'affaire Bettencourt, le procureur Gérard Aldigé a requis aujourd'hui à Bordeaux 5000 euros d'amende contre la juge Isabelle Prévost-Desprez mais pas de prison.

La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez était poursuivie pour "violation du secret professionnel" dans l'enquête sur l'affaire Bettencourt dont elle fut un acteur-clé avant d'en être dessaisie.

Après la plaidoirie de la défense, le tribunal devrait mettre sa décision en délibéré. La magistrate a nié hier avoir transmis des informations aux deux journalistes du Monde Gérard Davet et Jacques Follorou, sur des auditions de deux employées de Liliane Bettencourt et sur une perquisition qu'elle avait supervisée au domicile de l'héritière de l'Oréal à Neuilly-sur-Seine le 1er septembre 2010 . La trace de deux SMS envoyés par la juge à Jacques Follorou pendant la perquisition a été retrouvée pendant l'instruction. La magistrate et le journaliste avaient co-signé quelques mois auparavant un livre intitulé "Un juge à abattre".

Isabelle Prévost-Desprez a reconnu l'existence des deux messages, dont les enquêteurs n'ont pas eu le contenu mais elle a assuré que le premier concernait un rendez-vous avec l'éditeur de l'ouvrage commun et qu'elle avait, dans le second, nié être présente lors de la perquisition comme le Monde l'avait écrit sur son site internet.Isabelle Prévost-Desprez risque jusqu'à un an de prison et 15.000 euros d'amende

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/06/09/97001-20150609FILWWW00103-affaire-bettencourt-5000-euros-requis-contre-isabelle-prevost-desprez.php