Il faut faire confiance en la justice (Hegel) Revue de la presse judiciaire ici........
lundi 4 août 2014
dimanche 3 août 2014
Décès de Pierre Gonzalez de Gaspard, avocat emblématique des disparues de l'Yonne
L'avocat Pierre Gonzalez de Gaspard, qui restera comme l'avocat ayant sauvé de l'oubli l'affaire des disparues de l'Yonne, est décédé samedi soir dans une clinique parisienne des suites d'un cancer, a indiqué à l'AFP son fils, l'avocat Philippe Gonzalez de Gaspard.
Né le 14 janvier 1928, Pierre Gonzalez de Gaspard avait démarré sa carrière dans le droit commercial, conseillant notamment le constructeur automobile allemand Mercedes-Benz.
Ce n'est qu'à la fin des années 80 et au début des années 90 que ce passionné de musique classique, et plus particulièrement de Brahms, devait se tourner résolument vers le droit pénal.
Ce Parisien de naissance à l'allure toujours soignée a notamment assuré la défense de Pierre Chanal, principal suspect dans l'affaire des disparus de Mourmelon, mais aussi de Patrice Padé, routier accusé du meurtre de la jeune collégienne britannique Caroline Dickinson, finalement innocenté grâce à des tests ADN.
Mais c'est le 2 septembre 1996, que la France découvrira, à l'occasion de l'émission «Perdu de vue» sur TF1, le visage grave de Me Gonzalez de Gaspard, qui accompagne, sur le plateau, des proches de sept jeunes filles disparues durant les années 70 dans la région d'Auxerre.
Souffrant de déficiences mentales, elles étaient toutes pensionnaires d'établissements spécialisés de l'Yonne, et n'avaient plus donné signe de vie après leur disparition.
Après de multiples péripéties, l'enquête était au point mort. L'intervention télévisée allait la relancer, avant que le juge d'instruction ne rende une ordonnance de refus d'informer, synonyme de fin des investigations.
Me Gonzalez de Gaspard saisissait alors la chambre de l'instruction, qui allait annuler cette ordonnance et estimer que les éléments connus justifiaient bien une instruction.
En 2007, trente ans après les faits et au terme de dix ans de batailles de procédure, Emile Louis était définitivement condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat des sept jeunes femmes.
Plus récemment, l'avocat s'était beaucoup impliqué dans la défense du tueur en série Francis Heaulme, accusé du double meurtre de Montigny-lès-Metz, qui l'avait néanmoins révoqué quelques minutes seulement avant l'ouverture du procès aux assises de Moselle, en mars.
«Ca l'a beaucoup marqué», dit son fils, qui évoque un homme féru de littérature et de poésie.
Issu d'une famille d'origine espagnole, Pierre Gonzalez de Gaspard était père de deux fils, Philippe et Laurent, juriste.
Inscrit au barreau de Paris en 1952 et jusqu'à son décès, ce polyglotte aura régulièrement plaidé devant des juridictions espagnoles, britanniques ou allemandes.
http://www.20minutes.fr/ledirect/1425137/deces-pierre-gonzalez-gaspard-avocat-emblematique-disparues-yonne
Né le 14 janvier 1928, Pierre Gonzalez de Gaspard avait démarré sa carrière dans le droit commercial, conseillant notamment le constructeur automobile allemand Mercedes-Benz.
Ce n'est qu'à la fin des années 80 et au début des années 90 que ce passionné de musique classique, et plus particulièrement de Brahms, devait se tourner résolument vers le droit pénal.
Ce Parisien de naissance à l'allure toujours soignée a notamment assuré la défense de Pierre Chanal, principal suspect dans l'affaire des disparus de Mourmelon, mais aussi de Patrice Padé, routier accusé du meurtre de la jeune collégienne britannique Caroline Dickinson, finalement innocenté grâce à des tests ADN.
Mais c'est le 2 septembre 1996, que la France découvrira, à l'occasion de l'émission «Perdu de vue» sur TF1, le visage grave de Me Gonzalez de Gaspard, qui accompagne, sur le plateau, des proches de sept jeunes filles disparues durant les années 70 dans la région d'Auxerre.
Souffrant de déficiences mentales, elles étaient toutes pensionnaires d'établissements spécialisés de l'Yonne, et n'avaient plus donné signe de vie après leur disparition.
Après de multiples péripéties, l'enquête était au point mort. L'intervention télévisée allait la relancer, avant que le juge d'instruction ne rende une ordonnance de refus d'informer, synonyme de fin des investigations.
Me Gonzalez de Gaspard saisissait alors la chambre de l'instruction, qui allait annuler cette ordonnance et estimer que les éléments connus justifiaient bien une instruction.
En 2007, trente ans après les faits et au terme de dix ans de batailles de procédure, Emile Louis était définitivement condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat des sept jeunes femmes.
Plus récemment, l'avocat s'était beaucoup impliqué dans la défense du tueur en série Francis Heaulme, accusé du double meurtre de Montigny-lès-Metz, qui l'avait néanmoins révoqué quelques minutes seulement avant l'ouverture du procès aux assises de Moselle, en mars.
«Ca l'a beaucoup marqué», dit son fils, qui évoque un homme féru de littérature et de poésie.
Issu d'une famille d'origine espagnole, Pierre Gonzalez de Gaspard était père de deux fils, Philippe et Laurent, juriste.
Inscrit au barreau de Paris en 1952 et jusqu'à son décès, ce polyglotte aura régulièrement plaidé devant des juridictions espagnoles, britanniques ou allemandes.
http://www.20minutes.fr/ledirect/1425137/deces-pierre-gonzalez-gaspard-avocat-emblematique-disparues-yonne
Meurtres de Montigny: vers la mise en examen d’un troisième suspect, 28 ans après
L’affaire du double meurtre d’enfants de Montigny-lès-Metz devrait connaître un nouveau rebondissement mardi avec la probable mise en examen d’un troisième suspect, Henri Leclaire, après Patrick Dils - finalement acquitté - et Francis Heaulme, toujours en attente de jugement.
Pour les mêmes faits, remontant à 28 ans, le jeune Patrick Dils, rapidement condamné à l’époque à la réclusion à perpétuité, a finalement été blanchi et définitivement acquitté en 2002. Mais le tueur en série Francis Heaulme reste accusé, malgré le report sine die de son procès début avril. Les charges contre Henri Leclaire, un ancien manutentionnaire de 65 ans, se sont brutalement alourdies après de nouveaux témoignages accablants lors de ce procès.
La justice, éreintée par ses errements et revirements dans cette affaire hors norme, estime désormais qu’il existe contre lui des «indices graves et concordants» d’avoir tué deux garçons de 8 ans, Cyril Beining et Alexandre Beckrich. Il doit donc être de nouveau entendu mardi à Metz par un juge d’instruction qui pourrait le mettre en examen, a-t-on appris de sources judiciaires. Le magistrat cherche a établir quel a été son rôle le dimanche 28 septembre 1986, au sommet du talus ferroviaire de Montigny où les enfants ont été retrouvés morts, le crâne fracassé par des pierres.
«Je n’y étais pas», affirme Henri Leclaire, bien que la grand-mère d’une des victimes assure l’y avoir vu peu de temps avant le crime, de même qu’un témoin qui l’a aperçu «ensanglanté» le long de la voie ferrée. Les charges contre Leclaire sont nombreuses: dès les premiers jours de l’enquête, en garde à vue, le manutentionnaire avait avoué, en expliquant que, «sans savoir pourquoi», il avait «pris une pierre et frappé la tête de chacun des enfants».
Les policiers de l’époque, davantage séduits par la piste du jeune Patrick Dils, avaient toutefois écarté ces aveux et finalement innocenté Henri Leclaire. Son nom était réapparu au début des années 90, cette fois cité par le tueur en série Francis Heaulme lors de confessions au gendarme Jean-François Abgrall, qui le désignait comme l’auteur du double meurtre. Mais c’est surtout le témoignage tardif d’une habitante de Metz, livré deux jours avant l’ouverture du procès de Francis Heaulme, en mars dernier, qui a conduit la justice à poursuivre à nouveau Leclaire.
Ce nouveau témoin a expliqué que le sexagénaire s’était confié à elle en 2012: dans des termes quasiment identiques à ceux de ses aveux de 1986, il lui a dit s’en être pris aux enfants, en niant toutefois les avoir tués. Confronté à cette nouvelle accusatrice, Leclaire a reconnu avoir tenu de tels propos. Mais il a affirmé dans la foulée avoir «inventé» cette histoire, que son récit ne correspondait pas à la réalité. L’institution judiciaire a tout de même estimé ces révélations suffisantes pour interrompre le procès de Heaulme et ouvrir une nouvelle enquête contre Leclaire.
Les juges d’instruction de Metz devront désormais déterminer la responsabilité des deux mis en examen, Heaulme et Leclaire, dans un dossier où les éléments matériels manquent et où les déclarations des suspects, voire des témoins, ont sans cesse varié. Si les charges contre les deux hommes s’avéraient toutefois suffisantes, ils seraient alors renvoyés devant la Cour d’assises, au mieux à l’horizon 2016, selon des sources judiciaires.
http://www.leprogres.fr/faits-divers/2014/08/03/double-meurtre-de-montigny-vers-la-mise-en-examen-d-un-troisieme-suspect-28-ans-apres
Pour les mêmes faits, remontant à 28 ans, le jeune Patrick Dils, rapidement condamné à l’époque à la réclusion à perpétuité, a finalement été blanchi et définitivement acquitté en 2002. Mais le tueur en série Francis Heaulme reste accusé, malgré le report sine die de son procès début avril. Les charges contre Henri Leclaire, un ancien manutentionnaire de 65 ans, se sont brutalement alourdies après de nouveaux témoignages accablants lors de ce procès.
La justice, éreintée par ses errements et revirements dans cette affaire hors norme, estime désormais qu’il existe contre lui des «indices graves et concordants» d’avoir tué deux garçons de 8 ans, Cyril Beining et Alexandre Beckrich. Il doit donc être de nouveau entendu mardi à Metz par un juge d’instruction qui pourrait le mettre en examen, a-t-on appris de sources judiciaires. Le magistrat cherche a établir quel a été son rôle le dimanche 28 septembre 1986, au sommet du talus ferroviaire de Montigny où les enfants ont été retrouvés morts, le crâne fracassé par des pierres.
«Je n’y étais pas», affirme Henri Leclaire, bien que la grand-mère d’une des victimes assure l’y avoir vu peu de temps avant le crime, de même qu’un témoin qui l’a aperçu «ensanglanté» le long de la voie ferrée. Les charges contre Leclaire sont nombreuses: dès les premiers jours de l’enquête, en garde à vue, le manutentionnaire avait avoué, en expliquant que, «sans savoir pourquoi», il avait «pris une pierre et frappé la tête de chacun des enfants».
Les policiers de l’époque, davantage séduits par la piste du jeune Patrick Dils, avaient toutefois écarté ces aveux et finalement innocenté Henri Leclaire. Son nom était réapparu au début des années 90, cette fois cité par le tueur en série Francis Heaulme lors de confessions au gendarme Jean-François Abgrall, qui le désignait comme l’auteur du double meurtre. Mais c’est surtout le témoignage tardif d’une habitante de Metz, livré deux jours avant l’ouverture du procès de Francis Heaulme, en mars dernier, qui a conduit la justice à poursuivre à nouveau Leclaire.
Ce nouveau témoin a expliqué que le sexagénaire s’était confié à elle en 2012: dans des termes quasiment identiques à ceux de ses aveux de 1986, il lui a dit s’en être pris aux enfants, en niant toutefois les avoir tués. Confronté à cette nouvelle accusatrice, Leclaire a reconnu avoir tenu de tels propos. Mais il a affirmé dans la foulée avoir «inventé» cette histoire, que son récit ne correspondait pas à la réalité. L’institution judiciaire a tout de même estimé ces révélations suffisantes pour interrompre le procès de Heaulme et ouvrir une nouvelle enquête contre Leclaire.
Les juges d’instruction de Metz devront désormais déterminer la responsabilité des deux mis en examen, Heaulme et Leclaire, dans un dossier où les éléments matériels manquent et où les déclarations des suspects, voire des témoins, ont sans cesse varié. Si les charges contre les deux hommes s’avéraient toutefois suffisantes, ils seraient alors renvoyés devant la Cour d’assises, au mieux à l’horizon 2016, selon des sources judiciaires.
http://www.leprogres.fr/faits-divers/2014/08/03/double-meurtre-de-montigny-vers-la-mise-en-examen-d-un-troisieme-suspect-28-ans-apres
samedi 2 août 2014
La guillotine pour le parricide
Quatre-vingt-deux ans plus tard, certains des 320 habitants de Leuvrigny n’ont pas oublié le parricide qui s’est produit en cet été 1932, au hameau de Le Chesne-la-Reine, à la ferme du « Peigne-d’Argent ». Depuis un peu plus de deux mois, Xavier Clément Cornet, 47 ans, est hébergé par son père, Louis Clément, 82 ans, veuf et ancien cultivateur. Sans travail, il passe ses journées à… boire. La cohabitation avec l’octogénaire se passe mal. Celui-ci lui reproche sans arrêt « son intempérance et sa paresse ». Ce samedi 30 juillet 1932, au matin, « le vieux », comme l’appelle Xavier Clément Cornet, lui reproche de « trop fumer » ou peut-être « d’avoir payé trop cher des œufs ». Il ne se souvient plus exactement. Quoi qu’il en soit, ce sont « les premiers mots de chicane ».
Source : « Les grandes affaires criminelles de la Marne » par Bruno Dehaye, De Borée Éditions.
Une pension de 12 000 francs
La tension retombe durant le repas de midi, avant de monter d’un cran. Toujours pour des broutilles. Vers 16heures, pendant que Louis Clément Cornet est assoupi sur la table de la cuisine, le fils, qui a déjà bien bu, prend un fusil – un Mauser allemand – et y introduit une cartouche. Il approche l’arme contre la tête de son père et tire « afin qu’il ne souffre pas », confiera-t-il. Puis, il transporte le corps sans vie dans la chambre. Deux heures plus tard, Xavier Clément Cornet enfourche son vélo et part à Port-à-Binson boire quelques verres au « Café de la gare », non sans avoir pris au préalable toutes les économies de son père. Quelques jours auparavant, l’octogénaire avait touché sa pension : 12000 francs. Vers 21heures, grâce à un entrepreneur de Port-à-Binson, les gendarmes de Dormans mettent la main sur le meurtrier. Celui-ci est conduit à la brigade. Les militaires l’interrogent. Sans grand succès. Xavier Clément Cornet est ivre. Il est placé en cellule de dégrisement jusqu’à l’arrivée du capitaine Rouver, commandant de la gendarmerie d’Épernay. Le meurtrier est alors amené à la ferme du « Peigne-d’Argent » et en présence du parquet, il reconstitue le lendemain le parricide. Le 9 février 1933, Xavier Clément Cornet est jugé pour meurtre devant la cour d’assises de la Marne. Le verdict tombe : la peine de mort. En prison, le meurtrier joue à la belote et… travaille. Mais jamais, il ne parle du parricide. Le 9 juin 1933, à 4heures, Xavier Clément Cornet meurt guillotiné devant la prison de Reims, boulevard Robespierre. Avant le lever du soleil…Source : « Les grandes affaires criminelles de la Marne » par Bruno Dehaye, De Borée Éditions.
vendredi 1 août 2014
La justice accorde un aménagement de peine à Kerviel, le parquet fait appel
Il a obtenu le droit de porter un bracelet électronique...
Comme l'a annoncé son avocat David Koubbi mardi, la justice a accordé à Jérôme Kerviel un aménagement de sa peine. L'ex-trader de la Société générale, qui a notamment fourni une promesse d'embauche, pourra porter un bracelet électronique.
Le parquet a, comme il l'avait laissé entendre mardi, a immédiatement fait appel.
L'ancien trader a été incarcéré le 18 mai et aura donc passé vendredi, en incluant la détention provisoire, 117 jours en prison. Initialement placé en détention à la maison d'arrêt de Nice, il avait rapidement été transféré à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne).
http://www.20minutes.fr/societe/1424407-justice-accorde-amenagement-peine-kerviel-parquet-fait-appel
Comme l'a annoncé son avocat David Koubbi mardi, la justice a accordé à Jérôme Kerviel un aménagement de sa peine. L'ex-trader de la Société générale, qui a notamment fourni une promesse d'embauche, pourra porter un bracelet électronique.
Le parquet a, comme il l'avait laissé entendre mardi, a immédiatement fait appel.
117 jours en prison
En mars, Jérôme Kerviel a été définitivement condamné à cinq ans d'emprisonnement dont trois ferme pour avoir causé une perte de 4,9 milliards d'euros à la Société Générale. Mais une fois déduite la détention provisoire de 41 jours en 2008, ainsi que les remises de peine automatiques prévues par la loi, la durée prévisible de sa détention n'était plus que de deux ans et quatre mois environ.L'ancien trader a été incarcéré le 18 mai et aura donc passé vendredi, en incluant la détention provisoire, 117 jours en prison. Initialement placé en détention à la maison d'arrêt de Nice, il avait rapidement été transféré à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne).
http://www.20minutes.fr/societe/1424407-justice-accorde-amenagement-peine-kerviel-parquet-fait-appel
jeudi 31 juillet 2014
Poker truqué et cocaïne: 8 ans de prison pour un restaurateur de Beausoleil
Devant le tribunal correctionnel de Nice, Joseph Fédélé, 54 ans, a reconnu mercredi la détention de 5 kg de cocaïne et l'organisation dans son établissement de parties de poker truquées.
Patron jusqu'en octobre 2012 de « L'Ardoise », restaurant à Beausoleil, Joseph Fédélé, 54 ans, est incarcéré depuis cette date.
>> RELIRE. Coke et vidéo-tricherie dans un restaurant de Beausoleil
Vêtu d'une veste crème, ce moustachu aux cheveux en brosse poivre et sel, comparaît devant le tribunal correctionnel de Nice pour trafic de drogue et organisation dans son établissement de jeux clandestins.
Il reconnaît les parties de poker truquées à l'aide d'un système vidéo.
Dans la cave, un complice visionnait les images puis transmettait au restaurateur équipé d'oreillettes des informations sur les cartes des autres joueurs, parmi lesquels des notables de Monaco et des Alpes-Maritimes.
« C'était de l'artisanat », grommelle Fédélé à la barre. « Cela marchait une fois sur deux ».
Le commerçant nie par contre avoir joué le rôle de semi-grossiste en cocaïne, s'approvisionnant dans les Bouches-du-Rhône pour revendre dans la région niçoise.
Après la saisie un an plus tôt de quelques grammes de drogue dans son établissement, cinq kilos de cocaïne ont été découverts le 4 octobre 2012 à Monaco dans la cave du salon de coiffure de sa maîtresse.
Fédélé admet en avoir eu la garde mais explique que c'était à la requête de son beau-frère, Jean-Claude Régnier, figure du milieu toulonnais abattue d'une balle en pleine tête le 5 septembre 2012.
L'ombre omniprésente du milieu toulonnais
« Il a rendu à ce parent un service qu'il ne pouvait refuser », avance son avocat, Me Lionel Giraudon. « Et comme le beau-frère est décédé », note le président Marcel Tastevin « il ne pourra pas dire le contraire ».
Conformément aux réquisitions du vice-procureur Alain Guimbard, Joseph Fédélé écope de huit ans de prison.
Son présumé fournisseur, Eric Esposito est condamné à quatre ans de prison. Absent à l'énoncé de la peine, ce Varois de 49 ans fera l'objet d'un mandat d'arrêt.
À la barre, il a clamé son innocence. Ses conseils, Mes Michel Pezet et Fabien Perez, assurent que le policier l'ayant formellement identifié lors d'une filature s'est trompé.
Ils évoquent trois témoignages affirmant qu'au moment de la remise à Aubagne de 4 kg de cocaïne au restaurateur, Esposito était à son domicile. En vain.
Déjà condamné, fiché un temps au grand banditisme, le Varois va donc retourner en prison.
Retraité d'EDF, Alain Maio, 57 ans, se voit infliger six mois avec sursis et 1 000 euros d'amende.
En toute connaissance de cause et pour un bénéfice mal établi, il avait participé aux parties truquées. Cette fois-ci, son avocat a été entendu.
« Le jeu est pour lui une seconde profession », a plaidé Me Jean-Jacques Campana. « Alors que le parquet a requis à son encontre un an ferme, doit-il aller en prison ? »
http://www.nicematin.com/beausoleil/poker-truque-et-cocaine-8-ans-de-prison-pour-un-restaurateur-de-beausoleil.1845400.html
Patron jusqu'en octobre 2012 de « L'Ardoise », restaurant à Beausoleil, Joseph Fédélé, 54 ans, est incarcéré depuis cette date.
>> RELIRE. Coke et vidéo-tricherie dans un restaurant de Beausoleil
Vêtu d'une veste crème, ce moustachu aux cheveux en brosse poivre et sel, comparaît devant le tribunal correctionnel de Nice pour trafic de drogue et organisation dans son établissement de jeux clandestins.
Il reconnaît les parties de poker truquées à l'aide d'un système vidéo.
Dans la cave, un complice visionnait les images puis transmettait au restaurateur équipé d'oreillettes des informations sur les cartes des autres joueurs, parmi lesquels des notables de Monaco et des Alpes-Maritimes.
« C'était de l'artisanat », grommelle Fédélé à la barre. « Cela marchait une fois sur deux ».
Le commerçant nie par contre avoir joué le rôle de semi-grossiste en cocaïne, s'approvisionnant dans les Bouches-du-Rhône pour revendre dans la région niçoise.
Après la saisie un an plus tôt de quelques grammes de drogue dans son établissement, cinq kilos de cocaïne ont été découverts le 4 octobre 2012 à Monaco dans la cave du salon de coiffure de sa maîtresse.
Fédélé admet en avoir eu la garde mais explique que c'était à la requête de son beau-frère, Jean-Claude Régnier, figure du milieu toulonnais abattue d'une balle en pleine tête le 5 septembre 2012.
L'ombre omniprésente du milieu toulonnais
« Il a rendu à ce parent un service qu'il ne pouvait refuser », avance son avocat, Me Lionel Giraudon. « Et comme le beau-frère est décédé », note le président Marcel Tastevin « il ne pourra pas dire le contraire ».
Conformément aux réquisitions du vice-procureur Alain Guimbard, Joseph Fédélé écope de huit ans de prison.
Son présumé fournisseur, Eric Esposito est condamné à quatre ans de prison. Absent à l'énoncé de la peine, ce Varois de 49 ans fera l'objet d'un mandat d'arrêt.
À la barre, il a clamé son innocence. Ses conseils, Mes Michel Pezet et Fabien Perez, assurent que le policier l'ayant formellement identifié lors d'une filature s'est trompé.
Ils évoquent trois témoignages affirmant qu'au moment de la remise à Aubagne de 4 kg de cocaïne au restaurateur, Esposito était à son domicile. En vain.
Déjà condamné, fiché un temps au grand banditisme, le Varois va donc retourner en prison.
Retraité d'EDF, Alain Maio, 57 ans, se voit infliger six mois avec sursis et 1 000 euros d'amende.
En toute connaissance de cause et pour un bénéfice mal établi, il avait participé aux parties truquées. Cette fois-ci, son avocat a été entendu.
« Le jeu est pour lui une seconde profession », a plaidé Me Jean-Jacques Campana. « Alors que le parquet a requis à son encontre un an ferme, doit-il aller en prison ? »
http://www.nicematin.com/beausoleil/poker-truque-et-cocaine-8-ans-de-prison-pour-un-restaurateur-de-beausoleil.1845400.html
mercredi 30 juillet 2014
Perpignan : l'histoire d'amour vire à la bataille juridique
Le début de cette histoire pouvait faire rêver bien des petites filles et même des grandes. C'est l'Afrique majestueuse, majuscule, celle des grands fauves, des animaux sauvages, des safaris, de la brousse absolue, de la savane enchanteresse, du vent chaud qui enveloppe les passagers du soir.
Nous sommes en Afrique du Sud, quelque part entre Tzaneen et Hoedspruit. C'est la réserve de Ma Kalali à 45 minutes de 4x4 par beau temps du premier village. C'est en 2011 une destination lointaine et un stage de trois semaines pour Hélène Catlla, la jeune vétérinaire étudiante de l'école vétérinaire de Louvain (Belgique). En trois semaines, la jeune fille est séduite. «Michael a tout fait pour cela. Il était très motivé» raconte-t-elle avec une sorte de détachement dans son récit. Au bout du stage l'étudiante repart étudier, soutenir sa thèse à Liège. Mais Skype et les mails incessants permettent de maintenir les feux de l'amour intercontinental. Désormais les études sont ponctuées par des voyages dans le Limpopo. «Six vols par an. Il mettait à ma disposition des billets d'avion» poursuit-elle. Elle a la promesse de pouvoir, à la fin de ses études, travailler avec les animaux de cette réserve dont une bonne partie appartient à la famille de Michael son fiancé, bientôt son mari. Et de s'installer durablement dans ce conte de fée au pays des Afrikaners. La vie commune démarre véritablement en juillet 2011 diplôme en poche même s'il n'est pas reconnu en Afrique du Sud. Qu'importe puisqu'on va travailler en famille. Mais les évènements s'accélèrent. Hélène annonce sa grossesse le 3 septembre 2011.
Selon son propre récit, le lendemain, la love story se serait brutalement déglinguée avec les premiers coups qui pleuvent sur la future mariée. Mais pas au point de compromettre le mariage organisé le mois suivant pour 200 personnes dont une dizaine de français qui ont fait le déplacement pour partager ce moment d'éternité d'Hélène. Même si, après les festivités, rapidement, la future maman se retrouve en pleine brousse, totalement isolée , coupée de sa famille et de ses amis. «Les violences ont recommencé alors que j'étais enceinte de huit mois. Il était alcoolisé. C'est à ce moment-là que j'ai compris que plus rien n'était possible pour nous deux» explique-t-elle encore.
Le mari, organisateur de safaris finira par lancer une procédure de divorce le 4 novembre 2012 . «Pour pouvoir quitter l'Afrique du Sud, j'ai dû m'engager à y retourner avec Lili. C'était la seule façon que j'avais de pouvoir regagner la France» argumente encore Hélène qui va s'envoler pour la France le 25 novembre 2012 avec Lili, âgée de 4 mois.
En juin 2013, les deux époux reprennent le dialogue sur les hautes terres de Cerdagne, en famille, de restaurants en randonnées de montagne. «Il s'agissait alors pour moi de trouver une issue pour que tout le monde soit heureux et respecté. Pour que le père puisse voir sa fille en France et même en Afrique du Sud lors de vacances. Mais le Yalta matrimonial de Cerdagne échoue.
Mais le père fait appel. La cour de Montpellier étudie le dossier dans un laps de temps record, à peine deux mois. Et conclut au retour de la petite en Afrique du Sud. « Céder c'était abandonner ma puce. Et il était impossible pour moi de l'accompagner là-bas sinon avec un visa touristique de courte durée» explique Hélène qui désormais plonge dans le cauchemar et le polar des familles en voie de décomposition. Mi-avril, le père arrive en France pour récupérer Lili. Mais la petite est déjà partie dans un long voyage, pour de longues vacances en clandestinité. L'association «Protégeons la Petite Lili» est mise sur pied par André Bègue. Le réseau de résistance et d'observation s'organise pour que les gendarmes ne mettent pas la main sur la petite afin de faire exécuter le jugement de la cour d'appel.
Pendant que la petite se cache hors de France, les bénévoles résistants surveillent les routes de Cerdagne car le père rôde autour du domicile et de la clinique vétérinaire, parfois armé de jumelles. Un peu plus tard, le garagiste étonné découvre une balise GPS sous la voiture d'Hélène. Plainte est déposée pour atteinte à la vie privée. «On ne sait toujours pas qui a posé cette balise. Si c'est le père, des détectives engagés par lui ou par son avocat. Ou bien les autorités françaises pour tenter de remonter la piste de Lili.
La dernière option me semble à ce jour peu crédible» estime André bègue qui dirige le réseau des résistants de Cerdagne, désormais déployés sur tous les fronts. Puisque l'histoire d'amour brisé est devenue guerre de position. Et que le conflit pourrait durer jusqu'à la cour de cassation. Bien loin dans le temps.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/30/1926704-l-histoire-d-amour-vire-a-la-bataille-juridique.html
Nous sommes en Afrique du Sud, quelque part entre Tzaneen et Hoedspruit. C'est la réserve de Ma Kalali à 45 minutes de 4x4 par beau temps du premier village. C'est en 2011 une destination lointaine et un stage de trois semaines pour Hélène Catlla, la jeune vétérinaire étudiante de l'école vétérinaire de Louvain (Belgique). En trois semaines, la jeune fille est séduite. «Michael a tout fait pour cela. Il était très motivé» raconte-t-elle avec une sorte de détachement dans son récit. Au bout du stage l'étudiante repart étudier, soutenir sa thèse à Liège. Mais Skype et les mails incessants permettent de maintenir les feux de l'amour intercontinental. Désormais les études sont ponctuées par des voyages dans le Limpopo. «Six vols par an. Il mettait à ma disposition des billets d'avion» poursuit-elle. Elle a la promesse de pouvoir, à la fin de ses études, travailler avec les animaux de cette réserve dont une bonne partie appartient à la famille de Michael son fiancé, bientôt son mari. Et de s'installer durablement dans ce conte de fée au pays des Afrikaners. La vie commune démarre véritablement en juillet 2011 diplôme en poche même s'il n'est pas reconnu en Afrique du Sud. Qu'importe puisqu'on va travailler en famille. Mais les évènements s'accélèrent. Hélène annonce sa grossesse le 3 septembre 2011.
Selon son propre récit, le lendemain, la love story se serait brutalement déglinguée avec les premiers coups qui pleuvent sur la future mariée. Mais pas au point de compromettre le mariage organisé le mois suivant pour 200 personnes dont une dizaine de français qui ont fait le déplacement pour partager ce moment d'éternité d'Hélène. Même si, après les festivités, rapidement, la future maman se retrouve en pleine brousse, totalement isolée , coupée de sa famille et de ses amis. «Les violences ont recommencé alors que j'étais enceinte de huit mois. Il était alcoolisé. C'est à ce moment-là que j'ai compris que plus rien n'était possible pour nous deux» explique-t-elle encore.
Le Yalta matrimonial de Cerdagne échoue
Même si après la naissance de Lili, elle tentera une autre fois de recoller le miroir brisé de ce rêve amoureux, avant de réclamer et d'obtenir la protection du consulat de France à Johannesburg et d'envisager son départ pour la France avec la petite âgée de 4 mois. «Mon départ était prévu depuis longtemps. On devait tous passer les fêtes de Noël chez nous en France» se souvient la jeune femme qui dit se retrouver ballotée dans le ressac des différentes prises de position de Michael.Le mari, organisateur de safaris finira par lancer une procédure de divorce le 4 novembre 2012 . «Pour pouvoir quitter l'Afrique du Sud, j'ai dû m'engager à y retourner avec Lili. C'était la seule façon que j'avais de pouvoir regagner la France» argumente encore Hélène qui va s'envoler pour la France le 25 novembre 2012 avec Lili, âgée de 4 mois.
En juin 2013, les deux époux reprennent le dialogue sur les hautes terres de Cerdagne, en famille, de restaurants en randonnées de montagne. «Il s'agissait alors pour moi de trouver une issue pour que tout le monde soit heureux et respecté. Pour que le père puisse voir sa fille en France et même en Afrique du Sud lors de vacances. Mais le Yalta matrimonial de Cerdagne échoue.
Quand un village cache la petite Lili
Michael persiste à réclamer le retour de Lili en Afrique du Sud. Il saisit le juge des affaires familiales de Montpellier qui se prononce catégoriquement contre le retour de l'enfant en Afrique du Sud et surtout contre l'éloignement d'avec sa mère. «Dans les attendus de son jugement, le juge argumente sur une situation intolérable pour l'enfant. Et un expert privé conclut à la mise en danger psychologique de l'enfant en cas de séparation avec la mère» indique Me Gilles Gauer.Mais le père fait appel. La cour de Montpellier étudie le dossier dans un laps de temps record, à peine deux mois. Et conclut au retour de la petite en Afrique du Sud. « Céder c'était abandonner ma puce. Et il était impossible pour moi de l'accompagner là-bas sinon avec un visa touristique de courte durée» explique Hélène qui désormais plonge dans le cauchemar et le polar des familles en voie de décomposition. Mi-avril, le père arrive en France pour récupérer Lili. Mais la petite est déjà partie dans un long voyage, pour de longues vacances en clandestinité. L'association «Protégeons la Petite Lili» est mise sur pied par André Bègue. Le réseau de résistance et d'observation s'organise pour que les gendarmes ne mettent pas la main sur la petite afin de faire exécuter le jugement de la cour d'appel.
Pendant que la petite se cache hors de France, les bénévoles résistants surveillent les routes de Cerdagne car le père rôde autour du domicile et de la clinique vétérinaire, parfois armé de jumelles. Un peu plus tard, le garagiste étonné découvre une balise GPS sous la voiture d'Hélène. Plainte est déposée pour atteinte à la vie privée. «On ne sait toujours pas qui a posé cette balise. Si c'est le père, des détectives engagés par lui ou par son avocat. Ou bien les autorités françaises pour tenter de remonter la piste de Lili.
La dernière option me semble à ce jour peu crédible» estime André bègue qui dirige le réseau des résistants de Cerdagne, désormais déployés sur tous les fronts. Puisque l'histoire d'amour brisé est devenue guerre de position. Et que le conflit pourrait durer jusqu'à la cour de cassation. Bien loin dans le temps.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/30/1926704-l-histoire-d-amour-vire-a-la-bataille-juridique.html
mardi 29 juillet 2014
Procès de l'étudiante prostituée : « Un suicide social »
Deux heures auront suffi à examiner le volumineux dossier inscrit au rôle du tribunal de Nancy. Deux heures dont une consacrée au psychisme de la prévenue. Les faits, eux, ont été très succinctement évoqués.
Par égard à la victime – absente de la salle d’audience – un médecin nancéien d’une quarantaine d’années, rongé par la honte et la culpabilité, suggère son avocat Me Behr ?
« Leur matérialité est établie et reconnue », tranche d’entrée de jeu la présidente Catherine Hologne. Vrai que Mylène Pariset, dans le box, ne fait aucune difficulté. La jeune fille de 23 ans au physique de brindille admet avoir commis des violences volontaires avec arme et préméditation. Le 6 décembre 2012, cette étudiante en philosophie qui s’adonnait occasionnellement à la prostitution a failli tuer un client, dans une chambre d’hôtel de l’avenue du XXe -Corps. A coups de couteau. On a dénombré une cinquantaine de plaies sur le corps et le visage de sa victime, dont 24 occasionnées dans des tentatives désespérées de désarmer la jeune furie. A l’arrivée des secours, finalement appelés par Mylène Pariset, il est « tellement rouge de sang, qu’on ne distingue pas ses blessures », tance Me Behr à la partie civile. « Il s’en est sorti par miracle ». Frappé de 90 jours d’ITT.
La présidente s’attache à comprendre les ressorts d’un tel déchaînement de violence. Deux premiers rendez-vous s’étaient déroulés sans heurts. Mylène Pariset s’est toujours défendu de nourrir une quelconque animosité contre ce client. « Je ne sais pas si c’est une explication, mais j’étais alors dans un état de grande fragilité », avance-t-elle d’une voix douce, les jambes bien serrées, une main tenant le coude du bras opposé, comme une élève bien sage.
Mylène Pariset, enfant précoce et brillante – elle a décroché son bac à 15 ans – réussi sa première année de médecine dans la foulée, présente des troubles de la conduite alimentaire depuis l’âge de 13 ans, depuis le décès de son père. Elle oscille entre anorexie et boulimie. Traverse des épisodes dépressifs, envisage de se suicider, part à San Francisco pour mettre son funeste projet à exécution…
A son retour, elle s’inscrit en fac de lettres et… sur un site d’escort « une expérimentation d’ordre intellectuelle plutôt que physique », analyse-t-elle. « La prostitution entre là dans le processus de l’autodestruction », opine l’expert psychiatre Francis Boquel. « Il s’agissait pour elle de souiller, de détruire, d’anéantir son corps ». Il évoque une personnalité à la lisière de la psychose, à la limite de basculer, altérée par des troubles psycho-pathologiques tout en écartant l’irresponsabilité de la prévenue. « Le fait qu’elle ait à rendre des comptes, c’est lui permettre d’avoir des projets dans la société. De ne pas l’enfermer dans le statut de folle à vie ». Mais elle a besoin de soins. A défaut, elle peut à nouveau être dangereuse, prévient le sondeur d’âmes.
« Je suis suivie régulièrement et je trouve que j’ai fait des progrès, je me sens plus apte à affronter le monde », acquiesce Mylène Pariset. « Pour la première fois, samedi elle s’est expliquée sur les faits », corrobore son avocat, Me Aurélie Vaxelaire, présente depuis le début à ses côtés. En détention provisoire depuis 19 mois, elle a rompu l’isolement dans lequel elle s’était volontairement enfermée. « Elle refusait les contacts, comme pour se punir », affirme encore le conseil. « Ce temps était nécessaire à ma reconstruction », corrige Mylène Pariset. Elle poursuit ses études, travaille depuis quelques semaines, envisage même une éventuelle sortie de prison.
« Est-elle en position de reprendre une vie normale ? », s’interroge le vice-procureur Christelle Pouey-Santalou. Le magistrat penche pour lui laisser le temps de préparer sa libération. Et requiert une peine mixte quand le maximum encouru est de 7 ans (la victime a préféré la correctionnalisation de l’affaire, ouverte au criminel).
Le tribunal se range à cet avis. Et condamne Mylène Pariset à 5 ans de prison dont 18 mois assortis de SME avec les obligations de se soigner et d’indemniser sa victime. Son maintien en détention est prononcé.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/07/29/un-suicide-social
Par égard à la victime – absente de la salle d’audience – un médecin nancéien d’une quarantaine d’années, rongé par la honte et la culpabilité, suggère son avocat Me Behr ?
« Leur matérialité est établie et reconnue », tranche d’entrée de jeu la présidente Catherine Hologne. Vrai que Mylène Pariset, dans le box, ne fait aucune difficulté. La jeune fille de 23 ans au physique de brindille admet avoir commis des violences volontaires avec arme et préméditation. Le 6 décembre 2012, cette étudiante en philosophie qui s’adonnait occasionnellement à la prostitution a failli tuer un client, dans une chambre d’hôtel de l’avenue du XXe -Corps. A coups de couteau. On a dénombré une cinquantaine de plaies sur le corps et le visage de sa victime, dont 24 occasionnées dans des tentatives désespérées de désarmer la jeune furie. A l’arrivée des secours, finalement appelés par Mylène Pariset, il est « tellement rouge de sang, qu’on ne distingue pas ses blessures », tance Me Behr à la partie civile. « Il s’en est sorti par miracle ». Frappé de 90 jours d’ITT.
La présidente s’attache à comprendre les ressorts d’un tel déchaînement de violence. Deux premiers rendez-vous s’étaient déroulés sans heurts. Mylène Pariset s’est toujours défendu de nourrir une quelconque animosité contre ce client. « Je ne sais pas si c’est une explication, mais j’étais alors dans un état de grande fragilité », avance-t-elle d’une voix douce, les jambes bien serrées, une main tenant le coude du bras opposé, comme une élève bien sage.
Spirale infernale autodestructrice
« Cela pourrait s’apparenter à un suicide social qui s’est imposé à moi dans une sorte d’urgence ». L’acmé d’une spirale infernale d’autodestruction, entamée des années auparavant. « J’avais conscience que je posais là l’acte ultime, un point d’arrêt. Détruire l’autre, c’était me détruire moi en me réservant une porte de sortie ».Mylène Pariset, enfant précoce et brillante – elle a décroché son bac à 15 ans – réussi sa première année de médecine dans la foulée, présente des troubles de la conduite alimentaire depuis l’âge de 13 ans, depuis le décès de son père. Elle oscille entre anorexie et boulimie. Traverse des épisodes dépressifs, envisage de se suicider, part à San Francisco pour mettre son funeste projet à exécution…
A son retour, elle s’inscrit en fac de lettres et… sur un site d’escort « une expérimentation d’ordre intellectuelle plutôt que physique », analyse-t-elle. « La prostitution entre là dans le processus de l’autodestruction », opine l’expert psychiatre Francis Boquel. « Il s’agissait pour elle de souiller, de détruire, d’anéantir son corps ». Il évoque une personnalité à la lisière de la psychose, à la limite de basculer, altérée par des troubles psycho-pathologiques tout en écartant l’irresponsabilité de la prévenue. « Le fait qu’elle ait à rendre des comptes, c’est lui permettre d’avoir des projets dans la société. De ne pas l’enfermer dans le statut de folle à vie ». Mais elle a besoin de soins. A défaut, elle peut à nouveau être dangereuse, prévient le sondeur d’âmes.
« Je suis suivie régulièrement et je trouve que j’ai fait des progrès, je me sens plus apte à affronter le monde », acquiesce Mylène Pariset. « Pour la première fois, samedi elle s’est expliquée sur les faits », corrobore son avocat, Me Aurélie Vaxelaire, présente depuis le début à ses côtés. En détention provisoire depuis 19 mois, elle a rompu l’isolement dans lequel elle s’était volontairement enfermée. « Elle refusait les contacts, comme pour se punir », affirme encore le conseil. « Ce temps était nécessaire à ma reconstruction », corrige Mylène Pariset. Elle poursuit ses études, travaille depuis quelques semaines, envisage même une éventuelle sortie de prison.
« Une bombe humaine »
« J’aimerais enseigner la philosophie », indique-t-elle à la présidente qui l’interroge sur ses projets d’avenir. « C’est une bombe humaine ! », assène Me Behr. « Qui a déjà explosé le 6 décembre 2012 », hausse des épaules Me Vaxelaire.« Est-elle en position de reprendre une vie normale ? », s’interroge le vice-procureur Christelle Pouey-Santalou. Le magistrat penche pour lui laisser le temps de préparer sa libération. Et requiert une peine mixte quand le maximum encouru est de 7 ans (la victime a préféré la correctionnalisation de l’affaire, ouverte au criminel).
Le tribunal se range à cet avis. Et condamne Mylène Pariset à 5 ans de prison dont 18 mois assortis de SME avec les obligations de se soigner et d’indemniser sa victime. Son maintien en détention est prononcé.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/07/29/un-suicide-social
lundi 28 juillet 2014
L’étrange quête de l’Ogre des Ardennes
Àl’énoncé du verdict, Michel Fourniret, les cheveux et la barbe fraîchement coupés, est resté figé, les yeux fermés. Une posture qu’il n’aura de cesse de tenir durant son procès. Comme un ultime affront pour les familles de ses victimes.
Sans surprise, celui que l’on a surnommé l’Ogre des Ardennes a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible par la cour d’assises des Ardennes le 28 mai 2008. Le Sedanais était jugé pour le meurtre de sept jeunes femmes ou adolescentes, précédés de viol ou tentatives, et d’agressions de trois autres jeunes filles qui étaient parvenues à lui échapper.
Elle écopera d’une peine de sûreté de 28 ans. Le duo infernal ne fera pas appel de cette décision, épargnant ainsi un second procès aux proches des victimes. Divorcée depuis 2010 de Michel Fourniret, Monique Olivier purge actuellement sa peine à Rennes alors que le tueur en série est incarcéré à la centrale d’Ergersheim, en Alsace, où il y restera sans doute jusqu’à sa mort.
« La mémoire de nos filles a été respectée », résumait Jean-Pierre Laville, le père d’Isabelle, la première victime de Fourniret, violée et étranglée en 1987, à l’issue du procès de Charleville-Mézières.
Déjà traumatisées par l’affaire Dutroux, les Ardennes veulent aujourd’hui tourner la page Fourniret. La justice n’en a pas terminé pour autant avec l’ogre des Ardennes qui n’a peut-être pas livré tous ses secrets les plus sordides.
Sans surprise, celui que l’on a surnommé l’Ogre des Ardennes a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible par la cour d’assises des Ardennes le 28 mai 2008. Le Sedanais était jugé pour le meurtre de sept jeunes femmes ou adolescentes, précédés de viol ou tentatives, et d’agressions de trois autres jeunes filles qui étaient parvenues à lui échapper.
Un duo infernal
Épouse et complice, Monique Olivier, elle, a pris une peine très légèrement moindre que les réquisitions de Francis Nachbar, l’avocat général, qui avait requis la perpétuité avec une peine de sûreté de 30 ans.Elle écopera d’une peine de sûreté de 28 ans. Le duo infernal ne fera pas appel de cette décision, épargnant ainsi un second procès aux proches des victimes. Divorcée depuis 2010 de Michel Fourniret, Monique Olivier purge actuellement sa peine à Rennes alors que le tueur en série est incarcéré à la centrale d’Ergersheim, en Alsace, où il y restera sans doute jusqu’à sa mort.
« La mémoire de nos filles a été respectée », résumait Jean-Pierre Laville, le père d’Isabelle, la première victime de Fourniret, violée et étranglée en 1987, à l’issue du procès de Charleville-Mézières.
Déjà traumatisées par l’affaire Dutroux, les Ardennes veulent aujourd’hui tourner la page Fourniret. La justice n’en a pas terminé pour autant avec l’ogre des Ardennes qui n’a peut-être pas livré tous ses secrets les plus sordides.
dimanche 27 juillet 2014
Vache folle : il n'y aura pas de procès
Les juges d'instruction ont délivré un non-lieu général dans l'enquête ouverte depuis 1997, a révélé vendredi soir Europe 1. 27 personnes sont mortes de la maladie de la vache folle en France.
Quatre personnes responsables d'usine de fabrication d'aliments pour bétail avait été mises en examen pour "tromperie sur la qualité du produit" notamment. Les deux juges d'instruction chargées du dossier de la vache folle ont décidé d'un non-lieu général dans cette enquête ouverte en 1997, a affirmé vendredi à Reuters une source judiciaire, confirmant une information d'Europe 1.
La maladie de la vache folle avait provoqué la mort de 27 personnes et de milliers de bovins en France. L'un des 4 mis en examen est décédé en 2010. L'enquête portait sur l'importation de bovins et farines animales britanniques et leur conséquences sur la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).
La maladie de la vache folle avait provoqué la mort de 27 personnes et de milliers de bovins en France. L'un des 4 mis en examen est décédé en 2010. L'enquête portait sur l'importation de bovins et farines animales britanniques et leur conséquences sur la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).
samedi 26 juillet 2014
vendredi 25 juillet 2014
Le cafetier coupait le whisky avec de l'eau
Le 7 juin dernier, les services de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) effectuent un contrôle au café Le Palmier, place Marcadieu à Tarbes. Sur le présentoir, ils vérifient plusieurs bouteilles dont une de whisky, équipée comme toutes les autres d'un bouchon doseur. Le flacon ne titre que 28° au lieu des 40° affichés sur l'étiquette. Le patron du bar, Abdelghani Baloty, reconnaît qu'il a mis de l'eau dans «la tisane de cow-boy». Et de préciser que cette bouteille n'est pas destinée au client mais à sa consommation personnelle. Il explique que cela lui permet de consommer avec les clients sans être saoul.
La présidente Élisabeth Gadoullet, qui estime que «mettre un peu d'eau dans le whisky n'est pas une mauvaise idée», lui demande alors ce qu'il sert comme whisky aux clients. «Il y a une deuxième bouteille de whisky accrochée au bar», indique le patron. Pas de chance, le jour du contrôle, elle était vide. «Comment vous faites si les clients veulent un whisky ?», insiste la présidente. «Je vais chercher une bouteille à la cave… Ce jour-là, je venais d'être livré.» La présidente Gadoullet lui indique qu'elle a du mal à le croire et l'invite à reconnaître que la bouteille de whisky coupé avec de l'eau était bien destinée aux clients. Il maintient cependant : «C'était ma bouteille».
L'inspectrice de la DDCSPP explique à la barre que dans le procès-verbal dressé par les contrôleurs, le bistrotier avait reconnu que la bouteille était proposée à la clientèle. Mais il a dit le contraire aux policiers et persiste devant le tribunal.
Me Bernard, conseil du cafetier, souligne que celui-ci exerce depuis dix ans : «Il a une clientèle d'habitués et ce ne serait pas le cas s'il servait de l'alcool frelaté». Elle explique ensuite que si la bouteille était sur le bar, c'est parce qu'il n'y a pas de rangements sous celui-ci, seulement des frigos.
Le tribunal a condamné le cafetier à 1.000 € d'amende dont 500 € avec sursis.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/25/1924089-le-cafetier-coupait-le-whisky-avec-de-l-eau.html
La présidente Élisabeth Gadoullet, qui estime que «mettre un peu d'eau dans le whisky n'est pas une mauvaise idée», lui demande alors ce qu'il sert comme whisky aux clients. «Il y a une deuxième bouteille de whisky accrochée au bar», indique le patron. Pas de chance, le jour du contrôle, elle était vide. «Comment vous faites si les clients veulent un whisky ?», insiste la présidente. «Je vais chercher une bouteille à la cave… Ce jour-là, je venais d'être livré.» La présidente Gadoullet lui indique qu'elle a du mal à le croire et l'invite à reconnaître que la bouteille de whisky coupé avec de l'eau était bien destinée aux clients. Il maintient cependant : «C'était ma bouteille».
L'inspectrice de la DDCSPP explique à la barre que dans le procès-verbal dressé par les contrôleurs, le bistrotier avait reconnu que la bouteille était proposée à la clientèle. Mais il a dit le contraire aux policiers et persiste devant le tribunal.
Me Bernard, conseil du cafetier, souligne que celui-ci exerce depuis dix ans : «Il a une clientèle d'habitués et ce ne serait pas le cas s'il servait de l'alcool frelaté». Elle explique ensuite que si la bouteille était sur le bar, c'est parce qu'il n'y a pas de rangements sous celui-ci, seulement des frigos.
Le tribunal a condamné le cafetier à 1.000 € d'amende dont 500 € avec sursis.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/25/1924089-le-cafetier-coupait-le-whisky-avec-de-l-eau.html
jeudi 24 juillet 2014
Il agresse un écolier: condamné à 2 ans ferme
Un homme de 25 ans a été condamné hier à Lyon à une peine de deux ans ferme pour avoir violemment agressé en juin dernier, dans une école de Vaulx-en-Velin (Rhône), un écolier de 11 ans, contre lequel il avait aussi proféré des insultes racistes, a appris l'AFP aujourd'hui de source policière.
Selon Le Progrès qui relate l'affaire aujourd'hui, l'homme qui clame son innocence, avait notamment traité l'écolier de CM1, âgé de 11 ans, de "sale Noir". Le 24 juin dernier, quelques jours avant la fin de l'année scolaire, vers 15h30, un homme avait enjambé le grillage de l'école Jean-Vilar située dans une zone de sécurité prioritaire, a relaté la police jeudi.
Accompagné d'un chien de type pitbull, il avait bousculé une enseignante de 34 ans qui tentait de s'interposer, puis projeté au sol le garçonnet de 11 ans, selon la même source. Il avait ensuite roué de coups l'écolier, tout en proférant des injures racistes. L'agression avait entraîné une ITT de dix jours.
Identifié par plusieurs témoins, l'homme avait été interpellé par des fonctionnaires du groupe de sécurité de proximité local. Lors d'une perquisition à son domicile, les enquêteurs avaient retrouvé des vêtements semblables à ceux portés par l'agresseur le jour des faits et deux chiens de race "dogue américain", selon la police.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/07/24/97001-20140724FILWWW00145-il-agresse-un-ecolier-condamne-a-2-ans-ferme.php
Selon Le Progrès qui relate l'affaire aujourd'hui, l'homme qui clame son innocence, avait notamment traité l'écolier de CM1, âgé de 11 ans, de "sale Noir". Le 24 juin dernier, quelques jours avant la fin de l'année scolaire, vers 15h30, un homme avait enjambé le grillage de l'école Jean-Vilar située dans une zone de sécurité prioritaire, a relaté la police jeudi.
Accompagné d'un chien de type pitbull, il avait bousculé une enseignante de 34 ans qui tentait de s'interposer, puis projeté au sol le garçonnet de 11 ans, selon la même source. Il avait ensuite roué de coups l'écolier, tout en proférant des injures racistes. L'agression avait entraîné une ITT de dix jours.
Identifié par plusieurs témoins, l'homme avait été interpellé par des fonctionnaires du groupe de sécurité de proximité local. Lors d'une perquisition à son domicile, les enquêteurs avaient retrouvé des vêtements semblables à ceux portés par l'agresseur le jour des faits et deux chiens de race "dogue américain", selon la police.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/07/24/97001-20140724FILWWW00145-il-agresse-un-ecolier-condamne-a-2-ans-ferme.php
SNCF: correctionnelle pour homicide involontaire
La SNCF a été renvoyée en correctionnelle pour homicide involontaire après la mort d'une automobiliste en 2006 lors d'une collision avec un TER sur un passage à niveau près de Brest, appris l'AFP aujourd'hui auprès du parquet de Brest, confirmant une information du quotidien Le Télégramme.
En novembre 2006 une automobiliste a trouvé la mort sur un passage à niveau à La Roche-Maurice, entre Brest et Morlaix, rappelle le quotidien. Mais ce qui a dans un premier temps été présenté comme un suicide s'est avéré plus complexe au fil de l'enquête. Certains experts estiment qu'il y a eu dysfonctionnement du passage à niveau.
"Un problème de 'déshuntage'", le système qui commande à distance la fermeture des barrières et les feux, "qui connaissait des ratés", n'aurait pas fonctionné, explique à l'AFP le procureur de la République de Brest Bertrand Leclerc.
Selon Le Télégramme, deux experts au moins estiment que "le court-circuit activant barrières et signaux, normalement provoqué par le contact du train à l'approche du passage à niveau, ne se serait pas produit". Un problème "bien connu des spécialistes ferroviaires", selon un des experts, surtout lors des conditions climatique réunies ce jour-là: "période automnale, forte humidité, pollution et absence de nettoyage de la bande de roulement, TER de type X 73500, ligne à faible trafic".
"La question c'est: 'Est-ce que la SNCF en avait connaissance? Et qu'a-t-elle fait pour y remédier?'", explique le procureur.
Selon les conclusions de l'instruction révélées par le quotidien, "il apparait que des négligences, imprudences et manquements peuvent être imputés à la SNCF (...)".
"La propension au déshuntage du passage à niveau 291, que ne pouvaient ignorer les instances régionales de la SNCF, dans la mesure où nombre d'usagers du passage à niveau litigieux avaient signalé ces dysfonctionnements, aurait dû l'inciter à prendre a minima des mesures complémentaires de sécurisation préconisées par la direction nationale", selon cette même source.
De son côté la SNCF conteste tout problème de "déshuntage", note le procureur. "Les experts ne sont pas affirmatifs sur le fait que le deshuntage serait à l'origine de l'accident", assure la SNCF, citée par Le Télégramme. Contactée aujourd'hui par l'AFP, la SNCF a précisé qu'elle s'exprimerait désormais devant le tribunal.
Mi-juillet, après de multiples recours, et huit ans après les faits, la SNCF, en tant que personne morale, a été renvoyée devant le tribunal correctionnel de Brest. Le procès devrait avoir lieu vraisemblablement au premier semestre 2015. Une audience spéciale qui durera plusieurs jours, peut-être une semaine complète, selon le procureur.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/07/24/97001-20140724FILWWW00147-sncf-correctionnelle-pour-homicide-involontaire.php
En novembre 2006 une automobiliste a trouvé la mort sur un passage à niveau à La Roche-Maurice, entre Brest et Morlaix, rappelle le quotidien. Mais ce qui a dans un premier temps été présenté comme un suicide s'est avéré plus complexe au fil de l'enquête. Certains experts estiment qu'il y a eu dysfonctionnement du passage à niveau.
"Un problème de 'déshuntage'", le système qui commande à distance la fermeture des barrières et les feux, "qui connaissait des ratés", n'aurait pas fonctionné, explique à l'AFP le procureur de la République de Brest Bertrand Leclerc.
Selon Le Télégramme, deux experts au moins estiment que "le court-circuit activant barrières et signaux, normalement provoqué par le contact du train à l'approche du passage à niveau, ne se serait pas produit". Un problème "bien connu des spécialistes ferroviaires", selon un des experts, surtout lors des conditions climatique réunies ce jour-là: "période automnale, forte humidité, pollution et absence de nettoyage de la bande de roulement, TER de type X 73500, ligne à faible trafic".
"La question c'est: 'Est-ce que la SNCF en avait connaissance? Et qu'a-t-elle fait pour y remédier?'", explique le procureur.
Selon les conclusions de l'instruction révélées par le quotidien, "il apparait que des négligences, imprudences et manquements peuvent être imputés à la SNCF (...)".
"La propension au déshuntage du passage à niveau 291, que ne pouvaient ignorer les instances régionales de la SNCF, dans la mesure où nombre d'usagers du passage à niveau litigieux avaient signalé ces dysfonctionnements, aurait dû l'inciter à prendre a minima des mesures complémentaires de sécurisation préconisées par la direction nationale", selon cette même source.
De son côté la SNCF conteste tout problème de "déshuntage", note le procureur. "Les experts ne sont pas affirmatifs sur le fait que le deshuntage serait à l'origine de l'accident", assure la SNCF, citée par Le Télégramme. Contactée aujourd'hui par l'AFP, la SNCF a précisé qu'elle s'exprimerait désormais devant le tribunal.
Mi-juillet, après de multiples recours, et huit ans après les faits, la SNCF, en tant que personne morale, a été renvoyée devant le tribunal correctionnel de Brest. Le procès devrait avoir lieu vraisemblablement au premier semestre 2015. Une audience spéciale qui durera plusieurs jours, peut-être une semaine complète, selon le procureur.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/07/24/97001-20140724FILWWW00147-sncf-correctionnelle-pour-homicide-involontaire.php
mercredi 23 juillet 2014
Le procès Belmon aux assises début 2015
Le procès de Matthias Belmon, accusé d'avoir tué sa sœur Stéphan, au mois d'octobre 2011, se déroulera début 2015, devant la cour d'assises du Lot, à Cahors.
Plus de trois ans après les faits et le meurtre de Stéphan Belmon par son frère Matthias, le procès est annoncé. Selon nos informations, la cour d'assises du Lot sera réunie, à Cahors, au début de l'année 2015, peut-être en janvier, pour juger Matthias Belmon. L'ordonnance de renvoi a été rendue par Sylvie Tronche, juge au pôle d'instruction d'Agen, qui a mené une instruction précise depuis la connaissance des faits.
Plus rien ne s'oppose donc à la grande explication devant le jury populaire.
Depuis qu'il s'est rendu lui-même devant les policiers pour leur avouer qu'il venait de tuer sa sœur, Matthias Belmon vit en prison.
Il est mis en examen pour «homicide volontaire» pour avoir tué sa sœur Stéphan, agent immobilier, dans la nuit du 16 au 17 octobre 2011, au domicile de cette dernière, rue Saint-Urcisse, à Cahors.
Après avoir passé la soirée, avec des amis, dans un restaurant, près de Cahors, Matthias Belmon était venu, en pleine nuit, discuter avec sa sœur. La discussion aurait dégénéré avant que Matthias ne tue Stéphan, 31 ans, dans des circonstances particulièrement terribles.
Après un passage à Cadillac, il est donc incarcéré à la prison de Poitiers où il ne pose pas de problèmes particuliers. Sa femme et ses deux enfants le visitent régulièrement dans une unité de vie familiale de l'établissement.
Matthias Belmon peut aussi compter sur un réseau d'amis qui ne l'a jamais lâché durant cette épreuve.
Ancien joueur de rugby, il y a conservé de solides amitiés qui n'ont pas failli.
De son côté, Me Georges Catala, pénaliste toulousain bien connu, assurera la défense de Matthias Belmon. Quel est le mobile de son client ? Quelles relations entretenait-il avec elle ? Leurs relations affectives et/ou professionnelles ont-elles provoqué, en tout ou partie, ce drame ?
Beaucoup de questions se posent et se poseront lors du procès.
La question du poids du père, trop vite décédé et celle de la terre resurgiront inévitablement.
Matthias Belmon risque trente ans de réclusion criminelle.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/23/1922935-le-proces-belmon-aux-assises-debut-2015.html
Plus de trois ans après les faits et le meurtre de Stéphan Belmon par son frère Matthias, le procès est annoncé. Selon nos informations, la cour d'assises du Lot sera réunie, à Cahors, au début de l'année 2015, peut-être en janvier, pour juger Matthias Belmon. L'ordonnance de renvoi a été rendue par Sylvie Tronche, juge au pôle d'instruction d'Agen, qui a mené une instruction précise depuis la connaissance des faits.
Plus rien ne s'oppose donc à la grande explication devant le jury populaire.
Depuis qu'il s'est rendu lui-même devant les policiers pour leur avouer qu'il venait de tuer sa sœur, Matthias Belmon vit en prison.
Il est mis en examen pour «homicide volontaire» pour avoir tué sa sœur Stéphan, agent immobilier, dans la nuit du 16 au 17 octobre 2011, au domicile de cette dernière, rue Saint-Urcisse, à Cahors.
Après avoir passé la soirée, avec des amis, dans un restaurant, près de Cahors, Matthias Belmon était venu, en pleine nuit, discuter avec sa sœur. La discussion aurait dégénéré avant que Matthias ne tue Stéphan, 31 ans, dans des circonstances particulièrement terribles.
Après un passage à Cadillac, il est donc incarcéré à la prison de Poitiers où il ne pose pas de problèmes particuliers. Sa femme et ses deux enfants le visitent régulièrement dans une unité de vie familiale de l'établissement.
Matthias Belmon peut aussi compter sur un réseau d'amis qui ne l'a jamais lâché durant cette épreuve.
Ancien joueur de rugby, il y a conservé de solides amitiés qui n'ont pas failli.
Le poids du père
Reste que de très lourdes charges pèsent sur le futur accusé. Me Laurent Belou, avocat à Cahors, qui défend les intérêts de la maman de Stéphan, entend bien rappeler, lors d'un procès qui devrait s'étaler sur plusieurs jours, le parcours de Stéphan, fauchée en plein vol, en pleine vie.De son côté, Me Georges Catala, pénaliste toulousain bien connu, assurera la défense de Matthias Belmon. Quel est le mobile de son client ? Quelles relations entretenait-il avec elle ? Leurs relations affectives et/ou professionnelles ont-elles provoqué, en tout ou partie, ce drame ?
Beaucoup de questions se posent et se poseront lors du procès.
La question du poids du père, trop vite décédé et celle de la terre resurgiront inévitablement.
Matthias Belmon risque trente ans de réclusion criminelle.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/23/1922935-le-proces-belmon-aux-assises-debut-2015.html
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