Mélodie Chouquet, l’étudiante de 20 ans retrouvée morte à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), aurait été tuée par son ex-petit ami, révèle dimanche Le Parisien. Ce dernier aurait laissé un message téléphonique à sa sœur dans lequel il passe aux avoeux. "En pleurs, il disait ‘on s'est disputé avec Mélodie, elle m'a insulté, je l'ai tuée’", a déclaré Pavita Ragoo à propos du message laissé le 28 mai par son frère Mangesh, qui est en fuite. Dans un autre message, envoyé par SMS à sa soeur et dont Le Parisien avait fait état vendredi, Mangesh disait avoir "commis l'irréparable", indiquant qu'il ne "voulait pas se rendre aux flics".
La jeune femme, habitant Le Plessis-Trévise, avait quitté Mangesh il y a trois mois mais le revoyait de temps à autre. "Elle devait commencer lundi dernier un stage chez Pierre et Vacances près de Salon-de-Provence", avait expliqué le père de la victime jeudi. "Elle nous a dit : 'Je sors avec Mangesh'. A tout à l'heure'." Le samedi 28 mai, les deux amants sont localisés grâce à leur téléphone portable, à Deauville, dans le Calvados. Des témoins auraient aperçu le couple dans un restaurant de Trouville. Le scénario d'une escapade romantique se dessine… Jusqu'à l'envoi du SMS. Le lendemain Mangesh, âgé de 23 ans, est aperçu, toujours en Normandie. Il était seul cette fois. D'après les relevés téléphoniques, Mangesh est revenu à Villiers-sur-Marne où il réside, puis à Calais. Le procureur de Créteil Jean-Michel Durand a estimé samedi que cette fuite était "un signe", précisant que la police judiciaire du Val-de-Marne avait mis en place les mesures nécessaires pour retrouver le jeune homme d'origine mauricienne, y compris à l'étranger, notamment l’Angleterre.
Le corps de la jeune femme, qui avait quitté le domicile familial du Plessis-Trévise (Val-de-Marne) pour retrouver Mangesh le 25 mai au soir, a été retrouvé vendredi soir dans une camionnette. Son autopsie doit avoir lieu lundi à l'Institut médico-légal à Paris. Le véhicule a été conduit à la direction départementale de la sécurité publique à Créteil, selon une source policière.
http://lci.tf1.fr/france/2005-06/melodie-retrouvee-vie-4859295.html
Le Verdict du procès (AFP)
Mangesh Raggoo, 24 ans, a été condamné lundi par la cour d’assises du Val-de-Marne à vingt ans de prison pour le meurtre en mai 2005 de son ex-petite amie Mélodie Chouquet, une étudiante 20 ans, qui avait rompu avec lui quelques mois auparavant. Sa peine est assortie d’une période de sûreté des deux tiers. La préméditation n’a pas été retenue par le jury.
M. Raggoo comparaissait depuis vendredi pour assassinat et l’accusation avait requis lundi après-midi trente ans de réclusion. “C’est lourd, il n’a que 24 ans, mais c’est justifié au vu des éléments du dossier”, a déclaré à l’AFP Me Vanessa Dancoing, l’avocate de M. Raggoo, après l’énoncé du verdict.
“Le somnifère (retrouvé à l’autopsie dans le sang de la victime, ndlr) était un élément qui pouvait laisser penser à la préméditation mais ce n’était pas vérifiable”, a-t-elle ajouté. “C’est du gâchis pour tout le monde”, a estimé pour sa part Me Myriam Houfani, représentante des parties civiles. Les derniers mots de Mangesh Raggoo ont été pour la famille de Mélodie. “Je regrette vraiment mon acte et j’espère que la sentence apaisera leur souffrance”, a-t-il dit. Ce procès n’aura pas levé toutes les zones d’ombre de ce dossier. A de nombreuses interrogations de l’accusation et de la cour, l’accusé a répondu : “Je ne sais pas”, évoquant un “trou noir”. Le jeune homme, décrit comme “jaloux” et “border-line” selon l’expert psychiatre, avait mal supporté la rupture de sa relation avec Mélodie quelques mois avant les faits. Inactif depuis deux ans, il était aussi un consommateur quotidien de cannabis.
M. Raggoo a évoqué une fugue commune dans la nuit du 25 au 26 mai. Il aurait proposé à Mélodie de partir avec lui en Angleterre, ce qu’elle aurait refusé. Les deux jeunes gens se seraient alors disputés. “Elle m’a dénigré violemment, je l’ai giflé, on s’est empoigné, je l’ai poussée, elle est tombée sur le sol de la camionnette. Après, je ne me souviens plus”, a-t-il expliqué au cours des débats. Le corps putréfié de Mélodie, dont la disparition avait été signalée le 27 mai 2005, avait été retrouvé le 10 juin sur les bords de la Marne, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), dans la camionnette empruntée sans autorisation par Mangesh à son père. Le corps, qui ne portait “pas de trace de défense”, était enveloppé d’une couette et d’une couverture, recouvert d’une bâche. La jeune fille, dont la tête, portant deux plaies, avait été entourée de ruban adhésif avant d’être enveloppée dans un sac plastique, était morte étouffée. L’autopsie a aussi révélé des traces de somnifère dans son sang. Mangesh Raggoo, qui avait pris la fuite en Angleterre, avait été interpellé à son retour le 21 juin 2005.
Il faut faire confiance en la justice (Hegel) Revue de la presse judiciaire ici........
dimanche 6 juin 2010
samedi 5 juin 2010
Morgane Vallée, "un cas d’école des ratés de la justice"
Elle l’appelle par son prénom, comme si c’était l’une de ses amies alors qu’elle n’est que sa compagne d’infortune. En vérité, Morgane Vallée n’a jamais rencontré Marie-Christine Hodeau. Mais, à jamais, un homme rapprochera l’étudiante de 22 ans à celle que les médias ont baptisé « la joggeuse assassinée ». Il s’appelle Manuel Ribeiro da Cruz et, depuis qu’il a avoué le meurtre de Marie-Christine Hodeau après l’avoir enlevée en forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne), il dort à d’une cellule de Fleury-Mérogis (Essonne) en attendant son procès.
Ce 28 septembre 2009, Morgane Vallée ne l’oubliera pas. Ce matin-là, alors qu’elle assiste à l’un de ses cours de la faculté de pharmacie de Tours (Indre-et-Loire), l’étudiante ne se doute pas qu’une assistante maternelle de 42 ans vient d’être kidnappée par l’homme qui l’a elle-même agressée neuf ans plus tôt. Morgane était alors une ado tranquille, qui vivait avec ses parents, son frère et sa sœur dans une maison d’Echilleuses (Loiret). L’un de ses voisins, un trentenaire d’origine portugaise, Manuel da Cruz, a brisé ses rêves d’enfant en la violant. Avec une consigne : « Si tu l’ouvres, t’es morte ! » Morgane a osé braver l’ordre et a raconté son calvaire à ses parents, puis devant les jurés de la cour d’assises du Loiret, en 2002. Da Cruz a été condamné à onze ans d’emprisonnement. Mais a été élargi en 2008 pour… « bonne conduite ». Et est revenu vivre non loin du village de Morgane, avec sa deuxième femme et ses deux enfants. La jeune fille et sa famille ont eu beau prévenir les gendarmes, rien n’y a fait : l’agresseur et sa victime devaient « cohabiter », quitte à ce que la jeune fille s’évanouisse à la vue de la voiture de son bourreau ou fasse « une crise de panique ».
Lorsque le cadavre de Marie-Christine Hodeau a été découvert mercredi 30 septembre 2009 dans un bois de Boissy-aux-Cailles (Seine-et-Marne), Morgane a pris une décision : non seulement, elle ne se taira plus jamais mais, en plus, elle écrira son histoire. La jolie joggeuse blonde, comme elle, a été violée par Manuel da Cruz, rapidement confondu par son ADN et arrêté. Mais la quadragénaire a résisté à son kidnappeur ; elle a même tenté de le faire prendre lorsque, enfermée dans le coffre de sa Peugeot 106, elle a composé le 17 sur son téléphone portable. L’appel – 2 minutes et 17 secondes – a atterri à la gendarmerie la plus proche. Marie-Christine Hodeau, forte d’un sang-froid incroyable, leur a expliqué qu’elle venait d’être enlevée et a révélé le numéro d’immatriculation du véhicule de son agresseur. L’information n’aura malheureusement pas servi à éviter la mort brutale de l’assistance maternelle mais contribué à l’interpellation de da Cruz.
Morgane Vallée, aujourd’hui, ne cache pas sa colère. Comme elle le confie à France-Soir : « Je suis la seule à savoir ce que Marie-Christine a pu ressentir. » Et la jeune fille de 22 ans en est certaine : « il y en a certainement d’autres », écrit-elle dans son ouvrage. Entretien avec une jeune fille qui ne manque pas de courage.
(*) J’ai toujours dit qu’il recommencerait, Morgane Vallée, Oh Editions, 224 p., 18,90 €.
“Je suis la seule à savoir ce qu’elle a dû ressentir”
Propos recueillis par Sandrine Briclot et Nathalie Mazier
France-Soir. Votre livre est-il un témoignage de votre colère ?
Morgane Vallée. J’ai 22 ans, je ne suis pas juge, je ne suis pas ministre, je n’ai aucun pouvoir. Sauf celui d’écrire. Sur le cercueil de Marie-Christine Hodeau, j’ai promis de ne pas l’oublier. Que j’allais faire mon possible pour que la justice ne reproduise pas ses erreurs. J’ai été un cas d’école des ratés dont la justice est capable. Et parce que les paroles s’envolent, j’ai tout expliqué, noir sur blanc, dans ce livre.
F.-S. Vous dites imaginer ce que Marie-Christine Hodeau a dû ressentir, le regard de manuel Da Cruz, notamment, au moment où il la tuait, comme il l’a avoué… Pensez-vous souvent à celle que l’on a surnommée « la joggeuse assassinée » ?
M. V. J’y pense très souvent. Je suis la seule à savoir ce que Marie-Christine a pu ressentir. C’est pour cela que je veux témoigner aujourd’hui. Pour elle. Pour lui rendre hommage et justice. Pour qu’à travers mes paroles, on puisse savoir ce qui lui est arrivé et pour que son crime ne reste pas impuni.
F.-S. L’assassinat de Marie-Christine Hodeau a-t-il réveillé votre propre histoire ? Ou ne vous a-t-elle jamais quittée ?
M. V. Le jour où j’ai appris pour Marie-Christine, je me suis revue à 13 ans… C’est impossible à oublier. Parfois, une odeur, une sensation me reviennent. Il a tué mon adolescence, il a cassé quelque chose dans ma vie mais aussi dans celle de mes proches. Comment oublier l’horreur ? Mais, moi, je suis en vie…
F.-S. Vous pressentez ne pas être la seule victime. Ni la dernière. Pourquoi ?
M. V. Son regard et ses paroles. Je l’entends me dire : « Je sais ce que c’est qu’une vierge. » J’ai toujours dit qu’il recommencerait mais on ne m’a pas écoutée. Comme on n’a pas écouté les deux experts qui disaient la même chose que moi. On a préféré écouter un seul avis : celui qui disait que tout ça c’était sous l’effet de l’alcool… Comme si c’était une excuse. Et voilà le résultat.
F.-S. Pensez-vous que le meurtre de Marie-Christine Hodeau aurait pu être évité ? Et pourquoi ?
M. V. Si on n’avait pas suivi l’expert qui a tout mis sur le compte de l’alcool, si, plutôt, on avait écouté les deux autres experts qui, eux, étaient convaincus qu’il était dangereux, il n’aurait pas été remis dehors. Si il avait été suivi, soigné, si on ne lui avait pas permis de revenir s’installer là où il avait ses habitudes, si on avait veillé à qu’il respecte bien ses obligations à sa sortie de prison, peut-être que ce crime aurait pu ne pas être commis… En tout cas, on aurait fait des choses pour l’éviter. D’accord, il a fait de la prison. Six ans ! Mais le suivi, le traitement, tout ça a été oublié. Et qu’on ne dise pas que c’est impossible. Il faut juste se donner les moyens.
F.-S. Comment vivez-vous aujourd’hui ? Votre ouvrage vous a-t-il permis d’évacuer une partie de votre souffrance ?
M. V. Je vis ! Je suis étudiante en pharmacie. J’ai des amis, des petits copains, je sors. Je ne vais pas lui laisser pourrir toute ma vie ! Ce livre, je l’ai également écrit pour dire à mes proches ce que je ne leur ai jamais dit. Pour qu’ils sachent ce que j’ai vécu, ressenti. Maintenant, c’est dit, une bonne fois pour toutes. J’ai aussi écrit pour toutes les autres filles, celles qui osent parler et celles qui n’osent pas, pour leur prouver que, malgré tout, rien ne nous empêche de continuer de vivre pleinement et de prendre une revanche.
F.-S. Avez-vous un message à adresser aux pouvoirs publics ?
M. V. Ne laissez pas se reproduire les erreurs ! Il faut que la justice ait les moyens de faire appliquer ses décisions. Dans mon cas, il a pu revenir s’installer là où je vivais. Lorsque je l’ai signalé, la seule chose que l’on m’ait dite, c’est : « L’endroit où il est domicilié ne vous regarde pas » ! Pas de moyens, pas de justice. Pareil pour les psys : tout se fait trop vite, sans moyens. L’injustice ne reculera que si on la dénonce, et si on donne à la société les moyens humains et financiers dont elle a besoin.
http://francesoir.fr/faits-divers/morgane-valee-un-cas-d-ecole-des-rates-de-la-justice
Ce 28 septembre 2009, Morgane Vallée ne l’oubliera pas. Ce matin-là, alors qu’elle assiste à l’un de ses cours de la faculté de pharmacie de Tours (Indre-et-Loire), l’étudiante ne se doute pas qu’une assistante maternelle de 42 ans vient d’être kidnappée par l’homme qui l’a elle-même agressée neuf ans plus tôt. Morgane était alors une ado tranquille, qui vivait avec ses parents, son frère et sa sœur dans une maison d’Echilleuses (Loiret). L’un de ses voisins, un trentenaire d’origine portugaise, Manuel da Cruz, a brisé ses rêves d’enfant en la violant. Avec une consigne : « Si tu l’ouvres, t’es morte ! » Morgane a osé braver l’ordre et a raconté son calvaire à ses parents, puis devant les jurés de la cour d’assises du Loiret, en 2002. Da Cruz a été condamné à onze ans d’emprisonnement. Mais a été élargi en 2008 pour… « bonne conduite ». Et est revenu vivre non loin du village de Morgane, avec sa deuxième femme et ses deux enfants. La jeune fille et sa famille ont eu beau prévenir les gendarmes, rien n’y a fait : l’agresseur et sa victime devaient « cohabiter », quitte à ce que la jeune fille s’évanouisse à la vue de la voiture de son bourreau ou fasse « une crise de panique ».
Lorsque le cadavre de Marie-Christine Hodeau a été découvert mercredi 30 septembre 2009 dans un bois de Boissy-aux-Cailles (Seine-et-Marne), Morgane a pris une décision : non seulement, elle ne se taira plus jamais mais, en plus, elle écrira son histoire. La jolie joggeuse blonde, comme elle, a été violée par Manuel da Cruz, rapidement confondu par son ADN et arrêté. Mais la quadragénaire a résisté à son kidnappeur ; elle a même tenté de le faire prendre lorsque, enfermée dans le coffre de sa Peugeot 106, elle a composé le 17 sur son téléphone portable. L’appel – 2 minutes et 17 secondes – a atterri à la gendarmerie la plus proche. Marie-Christine Hodeau, forte d’un sang-froid incroyable, leur a expliqué qu’elle venait d’être enlevée et a révélé le numéro d’immatriculation du véhicule de son agresseur. L’information n’aura malheureusement pas servi à éviter la mort brutale de l’assistance maternelle mais contribué à l’interpellation de da Cruz.
Morgane Vallée, aujourd’hui, ne cache pas sa colère. Comme elle le confie à France-Soir : « Je suis la seule à savoir ce que Marie-Christine a pu ressentir. » Et la jeune fille de 22 ans en est certaine : « il y en a certainement d’autres », écrit-elle dans son ouvrage. Entretien avec une jeune fille qui ne manque pas de courage.
(*) J’ai toujours dit qu’il recommencerait, Morgane Vallée, Oh Editions, 224 p., 18,90 €.
“Je suis la seule à savoir ce qu’elle a dû ressentir”
Propos recueillis par Sandrine Briclot et Nathalie Mazier
France-Soir. Votre livre est-il un témoignage de votre colère ?
Morgane Vallée. J’ai 22 ans, je ne suis pas juge, je ne suis pas ministre, je n’ai aucun pouvoir. Sauf celui d’écrire. Sur le cercueil de Marie-Christine Hodeau, j’ai promis de ne pas l’oublier. Que j’allais faire mon possible pour que la justice ne reproduise pas ses erreurs. J’ai été un cas d’école des ratés dont la justice est capable. Et parce que les paroles s’envolent, j’ai tout expliqué, noir sur blanc, dans ce livre.
F.-S. Vous dites imaginer ce que Marie-Christine Hodeau a dû ressentir, le regard de manuel Da Cruz, notamment, au moment où il la tuait, comme il l’a avoué… Pensez-vous souvent à celle que l’on a surnommée « la joggeuse assassinée » ?
M. V. J’y pense très souvent. Je suis la seule à savoir ce que Marie-Christine a pu ressentir. C’est pour cela que je veux témoigner aujourd’hui. Pour elle. Pour lui rendre hommage et justice. Pour qu’à travers mes paroles, on puisse savoir ce qui lui est arrivé et pour que son crime ne reste pas impuni.
F.-S. L’assassinat de Marie-Christine Hodeau a-t-il réveillé votre propre histoire ? Ou ne vous a-t-elle jamais quittée ?
M. V. Le jour où j’ai appris pour Marie-Christine, je me suis revue à 13 ans… C’est impossible à oublier. Parfois, une odeur, une sensation me reviennent. Il a tué mon adolescence, il a cassé quelque chose dans ma vie mais aussi dans celle de mes proches. Comment oublier l’horreur ? Mais, moi, je suis en vie…
F.-S. Vous pressentez ne pas être la seule victime. Ni la dernière. Pourquoi ?
M. V. Son regard et ses paroles. Je l’entends me dire : « Je sais ce que c’est qu’une vierge. » J’ai toujours dit qu’il recommencerait mais on ne m’a pas écoutée. Comme on n’a pas écouté les deux experts qui disaient la même chose que moi. On a préféré écouter un seul avis : celui qui disait que tout ça c’était sous l’effet de l’alcool… Comme si c’était une excuse. Et voilà le résultat.
F.-S. Pensez-vous que le meurtre de Marie-Christine Hodeau aurait pu être évité ? Et pourquoi ?
M. V. Si on n’avait pas suivi l’expert qui a tout mis sur le compte de l’alcool, si, plutôt, on avait écouté les deux autres experts qui, eux, étaient convaincus qu’il était dangereux, il n’aurait pas été remis dehors. Si il avait été suivi, soigné, si on ne lui avait pas permis de revenir s’installer là où il avait ses habitudes, si on avait veillé à qu’il respecte bien ses obligations à sa sortie de prison, peut-être que ce crime aurait pu ne pas être commis… En tout cas, on aurait fait des choses pour l’éviter. D’accord, il a fait de la prison. Six ans ! Mais le suivi, le traitement, tout ça a été oublié. Et qu’on ne dise pas que c’est impossible. Il faut juste se donner les moyens.
F.-S. Comment vivez-vous aujourd’hui ? Votre ouvrage vous a-t-il permis d’évacuer une partie de votre souffrance ?
M. V. Je vis ! Je suis étudiante en pharmacie. J’ai des amis, des petits copains, je sors. Je ne vais pas lui laisser pourrir toute ma vie ! Ce livre, je l’ai également écrit pour dire à mes proches ce que je ne leur ai jamais dit. Pour qu’ils sachent ce que j’ai vécu, ressenti. Maintenant, c’est dit, une bonne fois pour toutes. J’ai aussi écrit pour toutes les autres filles, celles qui osent parler et celles qui n’osent pas, pour leur prouver que, malgré tout, rien ne nous empêche de continuer de vivre pleinement et de prendre une revanche.
F.-S. Avez-vous un message à adresser aux pouvoirs publics ?
M. V. Ne laissez pas se reproduire les erreurs ! Il faut que la justice ait les moyens de faire appliquer ses décisions. Dans mon cas, il a pu revenir s’installer là où je vivais. Lorsque je l’ai signalé, la seule chose que l’on m’ait dite, c’est : « L’endroit où il est domicilié ne vous regarde pas » ! Pas de moyens, pas de justice. Pareil pour les psys : tout se fait trop vite, sans moyens. L’injustice ne reculera que si on la dénonce, et si on donne à la société les moyens humains et financiers dont elle a besoin.
http://francesoir.fr/faits-divers/morgane-valee-un-cas-d-ecole-des-rates-de-la-justice
Intermezzo : 24 ans de prison pour le meurtre d'André Le Floc'h
Un mois et demi après le début du procès, les deux Français Corinne Caspar et son demi-frère Thierry Beille ont été condamnés vendredi par la justice portugaise à 24 ans de prison chacun pour le meurtre d'André Le Floc'h, retrouvé mort en août 2006 sur son trimaran naufragé. Le tribunal de Lagos les a jugés coupables de meurtre avec préméditation, vol et tentative de dissimulation de cadavre.
L'audience a été émaillée par plusieurs incidents, les deux accusés ayant dû être évacués à deux reprises de la salle d'audience, après qu'ils se furent levés pour crier leur innocence. Les accusés, défendus par le très médiatique Gilbert Collard, ont toujours clamé leur innocence. Dans son réquisitoire, le procureur de la République avait dénoncé la "froideur" des accusés et réclamé "une peine suffisamment lourde pour les faire réfléchir à la gravité de leurs actes". D'après le rapport d'autopsie, André Le Floc'h est mort par strangulation et a été ligoté post mortem.
Leur objectif : tuer André Le Floc'h en haute mer
Tout commence le 16 août 2006, par le chavirage du trimaran Intermezzo aux larges des côtes portugaises lors d'une tempête. Deux des passagers, Thierry Beille et Carole Caspar, sont secourus par la marine portugaise en état d'hypothermie. Le troisième passager, André Le Floc'h, le propriétaire, est retrouvé mort dans la cale après le renflouage de l'épave. Il a les mains ligotées, est lesté d'une ceinture de plomb et présentent des lésions à la tête et au cou provoquées, selon l'autopsie, par une agression.
Thierry Beille, 51 ans, et Corinne Caspar, 48 ans, à l'époque des faits, sont rapidement soupçonnés d'avoir tué André Le Floc'h, un aventurier retraité âgé de 67 ans qui avait racheté le voilier à un concurrent de la Route du Rhum. Les enquêteurs pensent que Corinne Caspar a tout d'abord servi d""appât" pour séduire le propriétaire et lui suggérer une croisière en mer. Elle lui aurait ensuite présenté Thierry Beille afin qu'il soit également invité sur le bateau. Leur objectif : tuer André Le Floc'h en haute mer, se débarasser du cadavre et lui voler son argent. Ils auraient alors été surpris par la tempête. Les soupçons sont aggravés par le fait qu'ils n'ont pas signalé la présence d'André Le Floc'h lors de leur sauvetage.
Tests ADN
Le couple explique qu'André Le Floc'h a tenté de violer Corinne et qu'ils ont dû l'attacher à la suite d'une bagarre. "Il m'a menacé d'un couteau. Il l'a lâché quand Corinne lui a donné un coup", déclare Thierry Beille après sa mise en examen. Interrogé sur les causes de la mort du skipper, il estime qu'il a pu "s'être cogné la tête". "La dernière fois que je l'ai vu (...) il était parfaitement vivant", conclut-il.
Après leur arrestation et face à leurs affirmations contradictoires, les enquêteurs s'interrogent sur la nature exacte des rapports entre Thierry Beille et Corinne Caspar. Sont-ils amants ? Amis ? Frère et soeur ? La dernière hypothèse s'avèrera être la bonne. La mère de Thierry Beille dément tout d'abord tout lien avec ce dernier avant d'expliquer avoir accouché sous X en 1955, son année de naissance. Elle déclare ensuite que Thierry Beille s'est présenté chez elle en 1997 en affirmant être son fils mais qu'elle ne sait pas qui il est réellement. Seule certitude : il exercait une emprise psychologique sur Corinne Caspar, au point que celle-ci quittera tout pour le suivre. Finalement, les tests ADN prouveront qu'ils sont bien demi-frère et demi-soeur.
http://lci.tf1.fr/monde/europe/2007-12/intermezzo-ans-prison-pour-meurtre-andre-floc-4906036.html
vendredi 4 juin 2010
L'ex-voisine de Tony Parker déboutée
Une ancienne voisine de Tony Parker, qui réclamait près d'un million d'euros pour contrefaçon, a été déboutée aujourd'hui par le tribunal de grande instance de Paris, qui a estimé que la vidéo qu'elle avait réalisée du prodige du basket âgé de 12 ans n'avait rien d'original.
En cause, une vidéo de quelques minutes tournée le 6 mars 1994 par Christiane Debieuvre. Cette amie du père de Tony habitait alors en Normandie à quatre kilomètres des Parker. Sur le film, on voit la future star de l'Equipe de France jouer au basket avec sa mère et ses frères, sur le parking de la résidence de Mme Debieuvre.
Ces images ont depuis été transmises par le joueur et son père à diverses chaînes de télévision qui en ont diffusé des extraits.
Déçue que la famille Parker ait utilisé ces images sans son accord, Mme Debieuvre avait assigné père et fils en justice.
Dans un jugement rendu vendredi, la 3e chambre civile du TGI de Paris l'a déboutée, considérant que le film litigieux n'était pas une oeuvre d'auteur.
Mme Debieuvre soutenait que son film relevait d'un choix artistique destiné à donner l'illusion d'un vrai match retransmis à la télévision".
Les juges ont considéré que la vidéo est "dépourvue d'originalité", et qu'elle ne peut être protégée au titre de la propriété artistique. Mme Debieuvre ne peut donc réclamer un quelconque droit d'auteur.
En revanche, elle devra verser 5.000 euros de frais de justice au basketteur et la même somme à son père.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/04/97001-20100604FILWWW00550-l-ex-voisine-de-tony-parker-deboutee.php
En cause, une vidéo de quelques minutes tournée le 6 mars 1994 par Christiane Debieuvre. Cette amie du père de Tony habitait alors en Normandie à quatre kilomètres des Parker. Sur le film, on voit la future star de l'Equipe de France jouer au basket avec sa mère et ses frères, sur le parking de la résidence de Mme Debieuvre.
Ces images ont depuis été transmises par le joueur et son père à diverses chaînes de télévision qui en ont diffusé des extraits.
Déçue que la famille Parker ait utilisé ces images sans son accord, Mme Debieuvre avait assigné père et fils en justice.
Dans un jugement rendu vendredi, la 3e chambre civile du TGI de Paris l'a déboutée, considérant que le film litigieux n'était pas une oeuvre d'auteur.
Mme Debieuvre soutenait que son film relevait d'un choix artistique destiné à donner l'illusion d'un vrai match retransmis à la télévision".
Les juges ont considéré que la vidéo est "dépourvue d'originalité", et qu'elle ne peut être protégée au titre de la propriété artistique. Mme Debieuvre ne peut donc réclamer un quelconque droit d'auteur.
En revanche, elle devra verser 5.000 euros de frais de justice au basketteur et la même somme à son père.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/04/97001-20100604FILWWW00550-l-ex-voisine-de-tony-parker-deboutee.php
Ne pas faire grève ne justifie pas une prime
Un salarié gréviste a toujours droit aux mêmes avantages qu'un non-gréviste. Si les seuls non-grévistes remplissent les critères d'attribution d'une prime, la situation est illicite, selon la Cour de cassation. Au lendemain de plusieurs jours de grève, une entreprise avait récompensé par une prime ceux qui avaient dû travailler davantage pour maintenir le service. Les grévistes étant donc exclus, ils invoquaient une discrimination interdite et réclamaient le paiement de la même prime.
Pour refuser, leur patron a expliqué que les non-grévistes avaient dû, à cause de la diminution momentanée des effectifs, travailler davantage, accomplir des tâches inhabituelles en plus de leur travail et se soumettre à des sujétions particulières pour maintenir le service et éviter la perte d'un important client. Ces efforts, pour l'entreprise, valaient bien une récompense ou au moins un dédommagement. Mais dans les faits, ce critère de versement de la prime aboutissait à réserver l'avantage aux non-grévistes. La justice l'a donc jugé illicite car un avantage réservé aux salariés non-grévistes est toujours discriminatoire.
http://lci.tf1.fr/economie/social/2010-06/accorder-une-prime-a-un-non-greviste-est-discriminatoire-5869716.html
Pour refuser, leur patron a expliqué que les non-grévistes avaient dû, à cause de la diminution momentanée des effectifs, travailler davantage, accomplir des tâches inhabituelles en plus de leur travail et se soumettre à des sujétions particulières pour maintenir le service et éviter la perte d'un important client. Ces efforts, pour l'entreprise, valaient bien une récompense ou au moins un dédommagement. Mais dans les faits, ce critère de versement de la prime aboutissait à réserver l'avantage aux non-grévistes. La justice l'a donc jugé illicite car un avantage réservé aux salariés non-grévistes est toujours discriminatoire.
http://lci.tf1.fr/economie/social/2010-06/accorder-une-prime-a-un-non-greviste-est-discriminatoire-5869716.html
Insulte: 750€ d'amende pour Hortefeux
Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a été condamné aujorud'hui à 750 euros d'amende et 2.000 euros de dommages et intérêts pour injure raciale lors d'une conversation en 2009 avec un militant UMP d'origine maghrébine. Le tribunal correctionnel de Paris a jugé que l'injure n'était pas publique et qu'elle stigmatisait les arabes comme étant une source de problèmes.
Le parquet avait estimé que les propos incriminés n'étaient pas publics mais qu'ils étaient "outrageants" et "méprisants" et que le délit d'injure raciale était constitué.
Le ministre de l'Intérieur, absent à l'audience comme au délibéré, était cité à comparaître par le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples).
Les faits se sont déroulés le 5 septembre 2009 sur le campus d'été des Jeunes UMP à Seignosse (Landes), alors qu'on présentait à Brice Hortefeux un jeune militant d'origine maghrébine et membre d'une délégation de l'Auvergne.
Dans la séquence diffusée par le site internet du Monde, le ministre dit à la fin d'un échange, aux côtés de Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale : "Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."
La diffusion de ces propos avait provoqué un tollé, la gauche réclamant la démission du ministre.
Brice Hortefeux avait donné des explications différentes, disant tantôt qu'il parlait du nombre de clichés pris avec lui dans la journée, tantôt qu'il parlait des habitants de l'Auvergne, dont il est lui aussi originaire
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/04/97001-20100604FILWWW00490-insulte-750-d-amende-pour-hortefeux.php
Le parquet avait estimé que les propos incriminés n'étaient pas publics mais qu'ils étaient "outrageants" et "méprisants" et que le délit d'injure raciale était constitué.
Le ministre de l'Intérieur, absent à l'audience comme au délibéré, était cité à comparaître par le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples).
Les faits se sont déroulés le 5 septembre 2009 sur le campus d'été des Jeunes UMP à Seignosse (Landes), alors qu'on présentait à Brice Hortefeux un jeune militant d'origine maghrébine et membre d'une délégation de l'Auvergne.
Dans la séquence diffusée par le site internet du Monde, le ministre dit à la fin d'un échange, aux côtés de Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale : "Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."
La diffusion de ces propos avait provoqué un tollé, la gauche réclamant la démission du ministre.
Brice Hortefeux avait donné des explications différentes, disant tantôt qu'il parlait du nombre de clichés pris avec lui dans la journée, tantôt qu'il parlait des habitants de l'Auvergne, dont il est lui aussi originaire
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/04/97001-20100604FILWWW00490-insulte-750-d-amende-pour-hortefeux.php
Dany Leprince est-il le bon coupable ?
La vie de Dany Leprince a basculé le dimanche 4 septembre 1994. Ce soir-là, son frère Christian, sa belle-sœur Brigitte et deux de leurs enfants sont sauvagement assassinés à coups de feuille de boucher (hachoir) dans leur maison de Thorigné-sur-Dué, petit village paisible de la Sarthe. Les corps sont retrouvés le lendemain par les gendarmes qui, au premier étage, tombent également sur Solène, deux ans, seule rescapée du massacre qui attend sagement dans sa chambre. Dany Leprince habite avec sa famille à une quinzaine de mètres de la maison de son frère. Très vite, les enquêteurs, orientés par les déclarations accablantes de son épouse et de sa fille aînée, resserrent leur filet autour de l'agriculteur. Ce dernier trime pour joindre les deux bouts et doit de l'argent à son frère qui, lui, vit dans l'opulence à quelques mètres de là. Le mobile est facile, le coupable idéal.
Après 46 heures de garde à vue, épuisé, il avoue le meurtre de son frère, mais nie les trois autres crimes. Puis il se rétracte. Trop tard. Le 16 décembre 1997, il est condamné à la perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté. Depuis, il clame son innocence. Parce qu'il se sent "nu face à la justice" qui ne veut pas l'entendre, il est nu dans sa cellule depuis le mois de mars 2007.
Trop de questions sans réponse
Un livre vient de paraître qui met en évidence les dérapages et les errements de l'enquête et de l'instruction qui ont conduit à l'enfermement de Dany Leprince. Surtout, il apporte de nouveaux éléments, de la "véracité bétonnée", insiste son auteur Roland Agret. Cet homme, lui-même victime d'une erreur judiciaire dans les années 70, est le président d'Action Justice, association qui "défend l'innocence de personnes emprisonnées". Depuis 2003, il a repris l'intégralité du dossier, l'a décortiqué dans ses moindres détails, a recueilli des témoignages inédits. Et ses révélations, comme ses interrogations, livrées à l'état brut sont troublantes.
Comment Dany Leprince a-t-il pu assassiner de la sorte, tout seul, quatre personnes, en trois minutes et six secondes ? se demande-t-il. Comment se fait-il, surtout, que dans cette "abominable tuerie" on ne retrouve pas une seule trace ADN de lui ? D'autres traces ADN, inconnues, ont été retrouvées notamment sur l'une des armes du crime mais jamais elles n'ont été comparées à d'autres personnes que le couple Leprince. Ces traces ont fait "l'objet d'un pitoyable service minimum", note Roland Agret.
Par ailleurs, des traces de pas retrouvées sur les lieux du crime montrent qu'il y avait au moins deux personnes présentes. Des traces de pas de femme pourraient correspondre aux pieds de Martine, l'épouse de Dany Leprince. Des traces de pas d'homme, faites avec des Doc Martens, ont également été relevées. Or, Dany Leprince n'a jamais porté ce type de chaussures. "Puisque l'on sait qu'il y avait au moins deux personnes, pourquoi ne lui a-t-on, à aucun moment, demandé qui étaient ses complices ?" s'interroge l'auteur, qui est convaincu que "deux, une femme et un homme, certainement trois" personnes ont perpétré ce massacre. Menant sa contre-enquête, Roland Agret a par ailleurs acquis la conviction que Martine - qui lors de l'enquête a livré plusieurs versions sur le déroulement du drame -, avait un amant au moment des faits. Pourquoi cette piste n'a-t-elle pas été explorée plus à fond par les gendarmes, s'interroge-t-il ? Par ailleurs, en 1999, soit deux ans après la condamnation de Dany Leprince, une entreprise aurait découvert enfoui dans une carrière un couteau avec l'inscription Leprince gravée dessus. "Il faut le faire parler", estime Roland Agret.
Un troublant coup de fil
Enfin, le livre révèle un témoignage surprenant, recueilli à Noël 1997, soit quelques jours après le procès. C'est celui de Laurent Rousseau. L'homme s'est confessé à une chirurgien-dentiste, pensant en fait qu'il appelait la gendarmerie. Cette dernière a tout noté et remis le témoignage à Roland Agret quand elle a appris l'existence de son association voilà deux ans. Dans ce témoignage, l'homme affirme que Dany Leprince est innocent car au moment du massacre, il était là, au grenier, en train de faire des travaux d'électricité au noir. Il dit qu'il a entendu une violente dispute entre Martine et Brigitte pour une question d'argent, puis des hurlements. Il descend, voit la petite Solène et l'emmène vite au grenier. Il entendra ensuite plusieurs voix, trois ou quatre. Il reste au grenier toute la nuit, l'escalier escamotable replié. Il ne serait reparti qu'après le passage des gendarmes, qu'il ne voulait pas voir car il avait eu des ennuis avec eux par le passé.
Problème, l"heure qu'il donne pour les crimes ne correspond pas du tout avec les faits. Depuis, l'homme s'est même rétracté. Mais pour Roland Agret, l'homme n'a pu inventer tous les détails qu'il donne. Soit il y était, soit il connaît la personne qui était là et lui a tout raconté.
La révision du procès : "une question de mois"
Les investigations de Roland Agret, aujourd'hui rassemblées dans ce livre, commencent à payer. Car, fait rarrissime, un supplément d'information a été ordonné en avril 2006 par la commission de révision des condamnations pénales. A quand un procès en révision ? "Ce n'est qu'une question de mois", assure Roland Agret en conclusion de son livre.
Enfermé depuis maintenant 13 ans dans une cellule de la centrale de Poissy, Dany Leprince reprend espoir. Le doute ne doit-il pas bénéficier à l'accusé ? Le 11 février prochain, il va même se marier avec Béatrice, une femme médecin qui était entrée en contact avec lui un an plus tôt après la diffusion d'un reportage sur son histoire. La mère de Dany Leprince, elle, n'a plus eu la patience d'attendre. Elle s'est pendue en juin dernier. Ce qui fait dire à Roland Agret, en conclusion de son livre et à l'adresse de la Justice : "Pour ton honneur même, arrête, arrête le massacre !".
http://lci.tf1.fr/france/justice/2008-01/dany-leprince-est-bon-coupable-4866509.html
*"L'affaire Leprince, condamné à tort", Roland Agret et Nicolas Poincaré, Michel Lafont, 261 pages, 18,50 euros.
Après 46 heures de garde à vue, épuisé, il avoue le meurtre de son frère, mais nie les trois autres crimes. Puis il se rétracte. Trop tard. Le 16 décembre 1997, il est condamné à la perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté. Depuis, il clame son innocence. Parce qu'il se sent "nu face à la justice" qui ne veut pas l'entendre, il est nu dans sa cellule depuis le mois de mars 2007.
Trop de questions sans réponse
Un livre vient de paraître qui met en évidence les dérapages et les errements de l'enquête et de l'instruction qui ont conduit à l'enfermement de Dany Leprince. Surtout, il apporte de nouveaux éléments, de la "véracité bétonnée", insiste son auteur Roland Agret. Cet homme, lui-même victime d'une erreur judiciaire dans les années 70, est le président d'Action Justice, association qui "défend l'innocence de personnes emprisonnées". Depuis 2003, il a repris l'intégralité du dossier, l'a décortiqué dans ses moindres détails, a recueilli des témoignages inédits. Et ses révélations, comme ses interrogations, livrées à l'état brut sont troublantes.
Comment Dany Leprince a-t-il pu assassiner de la sorte, tout seul, quatre personnes, en trois minutes et six secondes ? se demande-t-il. Comment se fait-il, surtout, que dans cette "abominable tuerie" on ne retrouve pas une seule trace ADN de lui ? D'autres traces ADN, inconnues, ont été retrouvées notamment sur l'une des armes du crime mais jamais elles n'ont été comparées à d'autres personnes que le couple Leprince. Ces traces ont fait "l'objet d'un pitoyable service minimum", note Roland Agret.
Par ailleurs, des traces de pas retrouvées sur les lieux du crime montrent qu'il y avait au moins deux personnes présentes. Des traces de pas de femme pourraient correspondre aux pieds de Martine, l'épouse de Dany Leprince. Des traces de pas d'homme, faites avec des Doc Martens, ont également été relevées. Or, Dany Leprince n'a jamais porté ce type de chaussures. "Puisque l'on sait qu'il y avait au moins deux personnes, pourquoi ne lui a-t-on, à aucun moment, demandé qui étaient ses complices ?" s'interroge l'auteur, qui est convaincu que "deux, une femme et un homme, certainement trois" personnes ont perpétré ce massacre. Menant sa contre-enquête, Roland Agret a par ailleurs acquis la conviction que Martine - qui lors de l'enquête a livré plusieurs versions sur le déroulement du drame -, avait un amant au moment des faits. Pourquoi cette piste n'a-t-elle pas été explorée plus à fond par les gendarmes, s'interroge-t-il ? Par ailleurs, en 1999, soit deux ans après la condamnation de Dany Leprince, une entreprise aurait découvert enfoui dans une carrière un couteau avec l'inscription Leprince gravée dessus. "Il faut le faire parler", estime Roland Agret.
Un troublant coup de fil
Enfin, le livre révèle un témoignage surprenant, recueilli à Noël 1997, soit quelques jours après le procès. C'est celui de Laurent Rousseau. L'homme s'est confessé à une chirurgien-dentiste, pensant en fait qu'il appelait la gendarmerie. Cette dernière a tout noté et remis le témoignage à Roland Agret quand elle a appris l'existence de son association voilà deux ans. Dans ce témoignage, l'homme affirme que Dany Leprince est innocent car au moment du massacre, il était là, au grenier, en train de faire des travaux d'électricité au noir. Il dit qu'il a entendu une violente dispute entre Martine et Brigitte pour une question d'argent, puis des hurlements. Il descend, voit la petite Solène et l'emmène vite au grenier. Il entendra ensuite plusieurs voix, trois ou quatre. Il reste au grenier toute la nuit, l'escalier escamotable replié. Il ne serait reparti qu'après le passage des gendarmes, qu'il ne voulait pas voir car il avait eu des ennuis avec eux par le passé.
Problème, l"heure qu'il donne pour les crimes ne correspond pas du tout avec les faits. Depuis, l'homme s'est même rétracté. Mais pour Roland Agret, l'homme n'a pu inventer tous les détails qu'il donne. Soit il y était, soit il connaît la personne qui était là et lui a tout raconté.
La révision du procès : "une question de mois"
Les investigations de Roland Agret, aujourd'hui rassemblées dans ce livre, commencent à payer. Car, fait rarrissime, un supplément d'information a été ordonné en avril 2006 par la commission de révision des condamnations pénales. A quand un procès en révision ? "Ce n'est qu'une question de mois", assure Roland Agret en conclusion de son livre.
Enfermé depuis maintenant 13 ans dans une cellule de la centrale de Poissy, Dany Leprince reprend espoir. Le doute ne doit-il pas bénéficier à l'accusé ? Le 11 février prochain, il va même se marier avec Béatrice, une femme médecin qui était entrée en contact avec lui un an plus tôt après la diffusion d'un reportage sur son histoire. La mère de Dany Leprince, elle, n'a plus eu la patience d'attendre. Elle s'est pendue en juin dernier. Ce qui fait dire à Roland Agret, en conclusion de son livre et à l'adresse de la Justice : "Pour ton honneur même, arrête, arrête le massacre !".
http://lci.tf1.fr/france/justice/2008-01/dany-leprince-est-bon-coupable-4866509.html
*"L'affaire Leprince, condamné à tort", Roland Agret et Nicolas Poincaré, Michel Lafont, 261 pages, 18,50 euros.
jeudi 3 juin 2010
Florence Cassez : un témoin reconnaît l'avoir accusée à tort
C'est une révélation de plus dans l'affaire Florence Cassez. David Orozco, présenté par la police mexicaine comme un témoin majeur s'est rétracté, révèle ce matin Europe 1. Celui qui se présentait comme un membre du gang des kidnappeurs et qui accusait " La Française " d'être la chef de la bande a fait une seconde déclaration, radicalement opposée à la première. " Tout ce que j'ai déclaré lors de mon arrestation n'est pas vrai, affirme-t-il. J'ai été torturé physiquement et psychologiquement. Tous les noms, les lieux, les enlèvements que je décris sont faux. On m'a obligé à désigner Israël Vallarta et Florence Cassez. Je ne connais pas ces personnes. " Mensonge des policiers Ces révélations mettent en lumière le peu de scrupules de la police mexicaine à fabriquer des preuves. Surtout, elle accrédite un peu plus la thèse de la Française qui a toujours clamé son innocence. D'autant que la justice mexicaine avait déjà reconnu à la mi-avril que la police avait menti en faisant croire à la presse que l'arrestation de la jeune femme de 35 ans, le 9 décembre 2005, s'était déroulée " en direct ". En effet, la véritable intervention des policiers aurait eu lieu auparavant, loin des caméras de télévision, ce qu'avait toujours affirmé Florence Cassez. Condamnée à 60 ans de réclusion au Mexique pour enlèvements, la Française lutte sans relàche pour son transfert dans une prison française.
http://fr.news.yahoo.com/77/20100603/tfr-florence-cassez-un-tmoin-reconnat-l-37c756d.html
http://fr.news.yahoo.com/77/20100603/tfr-florence-cassez-un-tmoin-reconnat-l-37c756d.html
Témoignages sous X à Chaumont
Des témoins déposeront anonymement mercredi au procès des émeutiers de Saint-Dizier. Rarissime.
Mercredi, devant le tribunal correctionnel de Chaumont, qui juge depuis lundi huit jeunes soupçonnés d’avoir participé aux violentes émeutes de Saint-Dizier en octobre 2007, deux témoins-clés vont prendre la parole. Mais ils seront tenus à l’écart, par peur des représailles.
Ces deux témoins déposeront sous X dans un lieu tenu secret, une salle du tribunal ou un local à l’extérieur. On ignore encore par quels moyens ils s’adresseront à la cour, mais que ce soit par visioconférence ou au téléphone, tour sera fait pour les protéger. Même leur voix sera trafiquée. Dès le début de la procédure, l’anonymat leur a été garanti de bout en bout. Dans les 6 tomes du dossier, leur nom a été remplacé par des numéros. Une démarche rarissime, mais nécessaire dans ce type d’affaires.
"Ce ne sont que quelques témoignages"
Mais pour maître Gérard Chemla, défenseur de plusieurs accusés, difficile de préparer une défense sans confrontation, surtout lorsque les poursuites reposent uniquement sur quelques témoignages. "Il y a pour certains d’entre eux des éléments matériels, un téléphone, de l’ADN. Mais pour l’essentiel et en tous cas pour mes clients, ce ne sont que quelques témoignages, qui sont soit anonymes, soit qui émanent de personnes qui ne sont pas anonymes, mais qu’on n’a jamais voulu nous présenter. "
Et mercredi après-midi, une vingtaine de victimes viendront déposer à la barre. Regroupées en associations, elles attendent des huit prévenus la vérité sur les véritables raisons sur cette nuit de violences
http://www.europe1.fr/France/Temoignages-sous-X-a-Chaumont-206722
Mercredi, devant le tribunal correctionnel de Chaumont, qui juge depuis lundi huit jeunes soupçonnés d’avoir participé aux violentes émeutes de Saint-Dizier en octobre 2007, deux témoins-clés vont prendre la parole. Mais ils seront tenus à l’écart, par peur des représailles.
Ces deux témoins déposeront sous X dans un lieu tenu secret, une salle du tribunal ou un local à l’extérieur. On ignore encore par quels moyens ils s’adresseront à la cour, mais que ce soit par visioconférence ou au téléphone, tour sera fait pour les protéger. Même leur voix sera trafiquée. Dès le début de la procédure, l’anonymat leur a été garanti de bout en bout. Dans les 6 tomes du dossier, leur nom a été remplacé par des numéros. Une démarche rarissime, mais nécessaire dans ce type d’affaires.
"Ce ne sont que quelques témoignages"
Mais pour maître Gérard Chemla, défenseur de plusieurs accusés, difficile de préparer une défense sans confrontation, surtout lorsque les poursuites reposent uniquement sur quelques témoignages. "Il y a pour certains d’entre eux des éléments matériels, un téléphone, de l’ADN. Mais pour l’essentiel et en tous cas pour mes clients, ce ne sont que quelques témoignages, qui sont soit anonymes, soit qui émanent de personnes qui ne sont pas anonymes, mais qu’on n’a jamais voulu nous présenter. "
Et mercredi après-midi, une vingtaine de victimes viendront déposer à la barre. Regroupées en associations, elles attendent des huit prévenus la vérité sur les véritables raisons sur cette nuit de violences
http://www.europe1.fr/France/Temoignages-sous-X-a-Chaumont-206722
Messier fait son auto-critique au premier jour de son procès
Au premier jour de son procès pour des malversations présumées, l'ancien PDG de Vivendi Universal (VU), Jean-Marie Messier a fait profil bas.
«J2M», 53 ans, autrefois raillé pour son goût immodéré des médias, a soigneusement évité la presse à son arrivée, comme à son départ du tribunal correctionnel de Paris au terme de l'audience, en milieu de journée.
L'ancienne star du CAC 40 doit répondre, aux côtés de six autres prévenus, de trois chefs de poursuite : diffusion d'informations fausses ou trompeuses, manipulations de cours, abus de biens sociaux.
Le Parquet demande un non-lieu
Il encourt en théorie jusqu'à cinq années de prison et de fortes amendes, mais la procureure Chantal de Leyris a déjà annoncé qu'elle soutiendrait les réquisitions générales de non-lieu qu'avait prises le parquet à l'issue de l'instruction.
Jean-Marie Messier a d'ailleurs spontanément fait allusion à ses «excès» en matière de communication lorsqu'il était au faîte de sa gloire à la tête de VU, au début des années 2000. Des excès qui ont confiné à la «provocation», a-t-il reconnu devant la tribunal.
Auto-critique
Ce n'est d'ailleurs pas le seul sujet sur lequel l'ancien patron a fait son mea-culpa à l'ouverture du procès devant la 11e chambre du tribunal correctionnel. Dans son attitude, il tranche aussi avec la position beaucoup plus offensive adoptée au cours de son procès aux Etats-Unis. Une procédure à l'issue de laquelle, la compagnie avait été déclarée coupable mais pas son dirigeant.
L'ancien patron a également reconnu avoir commis des erreurs stratégiques dans la conduite du groupe mais a cherché des circonstances atténuantes dans un contexte interne et externe difficile.
«En jetant un regard en arrière, certaines décisions que j'ai pu prendre, que nous avons pu prendre, n'étaient pas les meilleures. J'ai certainement commis des erreurs», a-t-il admis. Mais, «j'ai toujours, au moment où j'ai pris les décisions, avec les éléments que j'avais, essayé de les prendre en fonction de l'intérêt de la société», a-t-il plaidé.
Folie des grandeurs
Jean-Marie Messier est notamment sur la sellette pour avoir mené au début des années 2000 une stratégie de cessions et d'acquisitions qualifiée par ses détracteurs de «folie des grandeurs» ayant mené le groupe au bord du gouffre.
Il a expliqué au tribunal qu'à ses yeux la constitution d'un groupe mondial basé sur l'idée d'une future convergence entre les instruments de communication et les contenus était pertinente mais trop précoce pour les moyens technologiques de l'époque.
Il s'est également attaché à décrire comment, «dans une sorte d'orage parfait», un ensemble d'événements internes et externes au groupe avaient freiné ses ambitions.
Jean-Marie Messier a notamment mis en cause les attentats du 11 septembre, le scandale Enron, l'éclatement de la bulle internet, le comportement des agences de notation, ainsi que, au sein de Vivendi, des dissensions entre les clans d'actionnaires français et américains.
Une dette colossale et des dépenses de pharaon
En juillet 2002, les marchés avaient découvert que VU ployait sous une dette de 35 milliards d'euros et son PDG avait été contraint à la démission. Le cours de l'action s'était effondrée.
Floués, des centaines de petits actionnaires s'étaient regroupés pour déposer plainte, en France comme aux Etats-Unis. Mercredi, avant le début de l'audience, l'un de leurs représentants a expliqué n'être «pas là pour mettre la tête de M. Messier sur une pique» mais «pour obtenir une juste réparation de notre préjudice».
Pour Didier Cornardeau, président de l'Appac (Association des petits porteurs actifs), l'enjeu du dossier va bien au-delà du cas Vivendi : «Ce qui est en jeu, c'est la sécurité des marchés boursiers et celle des actionnaires sur ce marché. Les actionnaires sont prêts à prendre des risques mais pas à être trompés».
http://www.leparisien.fr/economie/messier-fait-son-auto-critique-au-premier-jour-de-son-proces-02-06-2010-947918.php
«J2M», 53 ans, autrefois raillé pour son goût immodéré des médias, a soigneusement évité la presse à son arrivée, comme à son départ du tribunal correctionnel de Paris au terme de l'audience, en milieu de journée.
L'ancienne star du CAC 40 doit répondre, aux côtés de six autres prévenus, de trois chefs de poursuite : diffusion d'informations fausses ou trompeuses, manipulations de cours, abus de biens sociaux.
Le Parquet demande un non-lieu
Il encourt en théorie jusqu'à cinq années de prison et de fortes amendes, mais la procureure Chantal de Leyris a déjà annoncé qu'elle soutiendrait les réquisitions générales de non-lieu qu'avait prises le parquet à l'issue de l'instruction.
Jean-Marie Messier a d'ailleurs spontanément fait allusion à ses «excès» en matière de communication lorsqu'il était au faîte de sa gloire à la tête de VU, au début des années 2000. Des excès qui ont confiné à la «provocation», a-t-il reconnu devant la tribunal.
Auto-critique
Ce n'est d'ailleurs pas le seul sujet sur lequel l'ancien patron a fait son mea-culpa à l'ouverture du procès devant la 11e chambre du tribunal correctionnel. Dans son attitude, il tranche aussi avec la position beaucoup plus offensive adoptée au cours de son procès aux Etats-Unis. Une procédure à l'issue de laquelle, la compagnie avait été déclarée coupable mais pas son dirigeant.
L'ancien patron a également reconnu avoir commis des erreurs stratégiques dans la conduite du groupe mais a cherché des circonstances atténuantes dans un contexte interne et externe difficile.
«En jetant un regard en arrière, certaines décisions que j'ai pu prendre, que nous avons pu prendre, n'étaient pas les meilleures. J'ai certainement commis des erreurs», a-t-il admis. Mais, «j'ai toujours, au moment où j'ai pris les décisions, avec les éléments que j'avais, essayé de les prendre en fonction de l'intérêt de la société», a-t-il plaidé.
Folie des grandeurs
Jean-Marie Messier est notamment sur la sellette pour avoir mené au début des années 2000 une stratégie de cessions et d'acquisitions qualifiée par ses détracteurs de «folie des grandeurs» ayant mené le groupe au bord du gouffre.
Il a expliqué au tribunal qu'à ses yeux la constitution d'un groupe mondial basé sur l'idée d'une future convergence entre les instruments de communication et les contenus était pertinente mais trop précoce pour les moyens technologiques de l'époque.
Il s'est également attaché à décrire comment, «dans une sorte d'orage parfait», un ensemble d'événements internes et externes au groupe avaient freiné ses ambitions.
Jean-Marie Messier a notamment mis en cause les attentats du 11 septembre, le scandale Enron, l'éclatement de la bulle internet, le comportement des agences de notation, ainsi que, au sein de Vivendi, des dissensions entre les clans d'actionnaires français et américains.
Une dette colossale et des dépenses de pharaon
En juillet 2002, les marchés avaient découvert que VU ployait sous une dette de 35 milliards d'euros et son PDG avait été contraint à la démission. Le cours de l'action s'était effondrée.
Floués, des centaines de petits actionnaires s'étaient regroupés pour déposer plainte, en France comme aux Etats-Unis. Mercredi, avant le début de l'audience, l'un de leurs représentants a expliqué n'être «pas là pour mettre la tête de M. Messier sur une pique» mais «pour obtenir une juste réparation de notre préjudice».
Pour Didier Cornardeau, président de l'Appac (Association des petits porteurs actifs), l'enjeu du dossier va bien au-delà du cas Vivendi : «Ce qui est en jeu, c'est la sécurité des marchés boursiers et celle des actionnaires sur ce marché. Les actionnaires sont prêts à prendre des risques mais pas à être trompés».
http://www.leparisien.fr/economie/messier-fait-son-auto-critique-au-premier-jour-de-son-proces-02-06-2010-947918.php
Robert Greiner, "obsédé sexuel" et harceleur
Obsédé sexuel" et sujet à des "dérives" parfois violentes : plusieurs témoins ont dressé mardi, devant la cour d'assises du Gard, un portrait très négatif de Robert Greiner, cet ancien pompier jugé depuis lundi pour le viol et le meurtre d'une lycéenne de 16 ans en 1987.
Martine Jaume a été un moment la maîtresse d'un sapeur-pompier, ami et collègue de travail de l'accusé. De Robert Greiner, elle a assuré qu'il la harcelait sur son "lieu de travail comme à la caserne", quand elle rendait visite à son amant. "Il ne parlait que de sexe", a-t-elle affirmé, soulignant qu'elle "avait peur" de lui et avait subi des attouchements de sa part. Son amant, Claude Locaputo, a décrit l'accusé comme "un grand buveur, jusqu'à l'ivresse". Il était "insupportable quand il buvait", devenant alors "bagarreur, excité".
Pas de souvenir sur ce qu'il a fait le soir du crime
De son côté, Michel Felgeirolles, pompier dans cette caserne d'Avignon située près du lycée de la victime, Evelyne Boucher, a souligné les "dérives" de l'accusé et de ses compagnons de chambrée, alors que des femmes étaient invitées à la caserne. Ainsi, il a raconté "qu'une nuit d'été", il a vu "une jeune fille dévêtue, avec les tibias ensanglantés, dehors. Elle m'a dit que Robert Greiner l'avait fait passer de force par la fenêtre", située à un mètre du sol.
Près de 19 ans après les faits, Robert Greiner a été confondu par son empreinte génétique qui correspond à l'ADN retrouvé sur le cadavre de la victime. L'accusé nie toute implication dans les crimes. Lundi, il a envisagé l'éventualité d'une relation sexuelle avec Evelyne Boucher mais dont il ne se souviendrait pas. Il ne se souvient pas non plus de ce qu'il faisait le jour du crime, le 8 décembre 1987. Le lieutenant-colonel Queyla, actuel commandant du poste de secours d'Avignon, a assuré mardi que l'accusé n'était pas "a priori de garde" sur l'ensemble des trois casernes de Sorgues et d'Avignon, ce jour-là. Mais, a-t-il précisé, il peut y avoir un doute "car on n'a plus l'inventaire de la feuille de garde du jour".
TF1NEWS
http://lci.tf1.fr/france/justice/2008-04/robert-greiner-obsede-sexuel-harceleur-4866525.html
Le verdict
Le procès qui a marqué cette année 2009 s'est tenu à… Lyon. La Cour d'assises d'appel du Rhône a confirmé le 2 octobre le verdict rendu par les jurés de la cour d'assises du Gard : Robert Greiner, 57 ans, un ancien sergent des pompiers d'Avignon, a été reconnu coupable d'avoir violé et tué d'une balle dans la tête, en décembre 1987 aux Angles, Evelyne Boucher, une lycéenne âgée de 16 ans. Il a été condamné à la peine maximum : la réclusion criminelle à perpétuité. Lors de ce procès, hypermédiatisé, Robert Greiner, assisté de Mes Gontard et Mourad, n'a eu de cesse de crier son innocence.
Mis en cause 19 ans après les faits par son empreinte ADN qui correspond à celle retrouvée sur le sperme qui souillait la victime, l'accusé a reconnu avoir eu une relation sexuelle. Il ne se souvient pas pour autant de cette adolescente, assurant qu'à l'époque des lycéennes venaient régulièrement à la caserne des pompiers pour y avoir des relations sexuelles. Tout au long des débats, Robert Greiner a donné une vision peu glorieuse de la caserne d'Avignon qui d'après lui était un lieu de débauche. Au cours d'un sévère réquisitoire, l'avocate générale Dufournet a tenu à rendre hommage aux pompiers salis par l'accusé. "C'est ici le procès de Robert Greiner et de quelques hommes qui travaillaient avec lui." L'accusé a formé un pourvoi en cassation
http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/retro-2009-la-perpetuite-confirmee-pour-robert-greiner
Martine Jaume a été un moment la maîtresse d'un sapeur-pompier, ami et collègue de travail de l'accusé. De Robert Greiner, elle a assuré qu'il la harcelait sur son "lieu de travail comme à la caserne", quand elle rendait visite à son amant. "Il ne parlait que de sexe", a-t-elle affirmé, soulignant qu'elle "avait peur" de lui et avait subi des attouchements de sa part. Son amant, Claude Locaputo, a décrit l'accusé comme "un grand buveur, jusqu'à l'ivresse". Il était "insupportable quand il buvait", devenant alors "bagarreur, excité".
Pas de souvenir sur ce qu'il a fait le soir du crime
De son côté, Michel Felgeirolles, pompier dans cette caserne d'Avignon située près du lycée de la victime, Evelyne Boucher, a souligné les "dérives" de l'accusé et de ses compagnons de chambrée, alors que des femmes étaient invitées à la caserne. Ainsi, il a raconté "qu'une nuit d'été", il a vu "une jeune fille dévêtue, avec les tibias ensanglantés, dehors. Elle m'a dit que Robert Greiner l'avait fait passer de force par la fenêtre", située à un mètre du sol.
Près de 19 ans après les faits, Robert Greiner a été confondu par son empreinte génétique qui correspond à l'ADN retrouvé sur le cadavre de la victime. L'accusé nie toute implication dans les crimes. Lundi, il a envisagé l'éventualité d'une relation sexuelle avec Evelyne Boucher mais dont il ne se souviendrait pas. Il ne se souvient pas non plus de ce qu'il faisait le jour du crime, le 8 décembre 1987. Le lieutenant-colonel Queyla, actuel commandant du poste de secours d'Avignon, a assuré mardi que l'accusé n'était pas "a priori de garde" sur l'ensemble des trois casernes de Sorgues et d'Avignon, ce jour-là. Mais, a-t-il précisé, il peut y avoir un doute "car on n'a plus l'inventaire de la feuille de garde du jour".
TF1NEWS
http://lci.tf1.fr/france/justice/2008-04/robert-greiner-obsede-sexuel-harceleur-4866525.html
Le verdict
Le procès qui a marqué cette année 2009 s'est tenu à… Lyon. La Cour d'assises d'appel du Rhône a confirmé le 2 octobre le verdict rendu par les jurés de la cour d'assises du Gard : Robert Greiner, 57 ans, un ancien sergent des pompiers d'Avignon, a été reconnu coupable d'avoir violé et tué d'une balle dans la tête, en décembre 1987 aux Angles, Evelyne Boucher, une lycéenne âgée de 16 ans. Il a été condamné à la peine maximum : la réclusion criminelle à perpétuité. Lors de ce procès, hypermédiatisé, Robert Greiner, assisté de Mes Gontard et Mourad, n'a eu de cesse de crier son innocence.
Mis en cause 19 ans après les faits par son empreinte ADN qui correspond à celle retrouvée sur le sperme qui souillait la victime, l'accusé a reconnu avoir eu une relation sexuelle. Il ne se souvient pas pour autant de cette adolescente, assurant qu'à l'époque des lycéennes venaient régulièrement à la caserne des pompiers pour y avoir des relations sexuelles. Tout au long des débats, Robert Greiner a donné une vision peu glorieuse de la caserne d'Avignon qui d'après lui était un lieu de débauche. Au cours d'un sévère réquisitoire, l'avocate générale Dufournet a tenu à rendre hommage aux pompiers salis par l'accusé. "C'est ici le procès de Robert Greiner et de quelques hommes qui travaillaient avec lui." L'accusé a formé un pourvoi en cassation
http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/retro-2009-la-perpetuite-confirmee-pour-robert-greiner
mardi 1 juin 2010
Un membre du gang des barbares porte plainte contre la police
Condamné à cinq ans de prison pour sa participation présumée au gang des barbares, F. avait retrouvé la liberté depuis sept mois quand les policiers sont venus l'arrêter à son domicile, le 31 mai dernier. Sauf qu'il s'agissait d'une énorme bourde de la police.
À sa sortie de prison, le 23 novembre 2009, F., qui avait été condamné pour avoir fourni une fourgonnette à Youssouf Fofana, s'était vu imposer un contrôle judiciaire strict. Tous les 15 jours, il devait pointer au commissariat de police du centre commercial Le Merlan, à Marseille. Une obligation que F. avait scrupuleusement respectée. La veille encore de son arrestation, il avait pointé audit commissariat. Seul problème, le policier qui était chargé de vérifier que F. honorait bien ses rendez-vous avait noté une autre adresse : celle du commissariat central de Marseille, où, évidemment, personne n'avait jamais vu monsieur F.
C'est d'ailleurs pour cette raison que, le 6 avril 2010, un juge des libertés et de la détention de Créteil délivrait un mandat d'arrêt qui conduisait à l'interpellation, trois semaines plus tard, de l'ancien membre du gang des barbares. Il faudra attendre que le juge des libertés et de la détention de Créteil, alerté par l'avocat de F., Me Bouzrou, se rende compte de la bévue pour que le détenu soit libéré.
Aujourd'hui, F. porte donc plainte pour "faux dans une écriture publique, usage de faux et complicité d'atteinte à la liberté individuelle" contre trois fonctionnaires de police - l'auteur de la méprise et deux de ses supérieurs hiérarchiques - qui se sont trompés d'adresse...
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-06-02/info-lepoint-fr-un-membre-du-gang-des-barbares-porte-plainte-contre-la-police/920/0/462100
À sa sortie de prison, le 23 novembre 2009, F., qui avait été condamné pour avoir fourni une fourgonnette à Youssouf Fofana, s'était vu imposer un contrôle judiciaire strict. Tous les 15 jours, il devait pointer au commissariat de police du centre commercial Le Merlan, à Marseille. Une obligation que F. avait scrupuleusement respectée. La veille encore de son arrestation, il avait pointé audit commissariat. Seul problème, le policier qui était chargé de vérifier que F. honorait bien ses rendez-vous avait noté une autre adresse : celle du commissariat central de Marseille, où, évidemment, personne n'avait jamais vu monsieur F.
C'est d'ailleurs pour cette raison que, le 6 avril 2010, un juge des libertés et de la détention de Créteil délivrait un mandat d'arrêt qui conduisait à l'interpellation, trois semaines plus tard, de l'ancien membre du gang des barbares. Il faudra attendre que le juge des libertés et de la détention de Créteil, alerté par l'avocat de F., Me Bouzrou, se rende compte de la bévue pour que le détenu soit libéré.
Aujourd'hui, F. porte donc plainte pour "faux dans une écriture publique, usage de faux et complicité d'atteinte à la liberté individuelle" contre trois fonctionnaires de police - l'auteur de la méprise et deux de ses supérieurs hiérarchiques - qui se sont trompés d'adresse...
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-06-02/info-lepoint-fr-un-membre-du-gang-des-barbares-porte-plainte-contre-la-police/920/0/462100
Empoisonnement : une infirmière jugée
Le procès d'une infirmière de Viry-Châtillon (Essonne), accusée d'avoir mortellement empoisonné et volé une patiente âgée atteinte de la maladie d'Alzheimer dont elle s'occupait, en août 2007, s'est ouvert ce matin devant la Cour d'Assises de l'Essonne.
Agée de 54 ans, l'accusée, Véronique Metelo, comparaît pour empoisonnement sur personne vulnérable, abus de faiblesse, escroquerie par utilisation frauduleuse de moyen de paiement et vol. Assise dans le box des accusés, droite, le visage fermé, impassible, elle a écouté les faits qui lui sont reprochés.
Simone Bordenave, 76 ans, avait été retrouvée par les pompiers en arrêt cardio-respiratoire au domicile de l'accusée, qui s'en occupait depuis quelques jours. L'autopsie avait révélé un dosage très important de morphine dans le sang de la défunte, alors que cette substance ne faisait pas partie de son traitement médical et que l'infirmière n'était pas habilitée à lui en faire ingérer sans ordonnance.
Véronique Metelo, qui avait convaincu le fils de la défunte de prendre en charge sa mère, dont l'état de santé s'était détérioré, comparaît aussi pour "abus de faiblesse" et "escroquerie", ayant vidé les comptes en banque de la malade pour s'acheter du parfum, des bijoux et de l'éléctroménager.
Dès le lendemain de la prise en charge de la vieille dame, le 7 août, des chèques avaient fait transiter plus de 12.000 euros de son compte vers celui de sa garde-malade. L'infirmière avait ensuite effectué des retraits de plusieurs centaines d'euros et avait réglé de multiples achats au moyen des cartes bancaires de la vieille dame, jusqu'après la mort de celle-ci.
Lorsque le fils et un proche de la victime étaient venus récupérer ses affaires, l'infirmière avait prétendu qu'elle ne détenait pas les cartes bancaires et les carnets de chèques de la vieille dame et leur avait présenté un testament qui lui était largement favorable. Les deux hommes avaient alors demandé au parquet d'Evry qu'une enquête soit diligentée.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/01/97001-20100601FILWWW00461-empoisonnement-une-infirmiere-jugee.php
Agée de 54 ans, l'accusée, Véronique Metelo, comparaît pour empoisonnement sur personne vulnérable, abus de faiblesse, escroquerie par utilisation frauduleuse de moyen de paiement et vol. Assise dans le box des accusés, droite, le visage fermé, impassible, elle a écouté les faits qui lui sont reprochés.
Simone Bordenave, 76 ans, avait été retrouvée par les pompiers en arrêt cardio-respiratoire au domicile de l'accusée, qui s'en occupait depuis quelques jours. L'autopsie avait révélé un dosage très important de morphine dans le sang de la défunte, alors que cette substance ne faisait pas partie de son traitement médical et que l'infirmière n'était pas habilitée à lui en faire ingérer sans ordonnance.
Véronique Metelo, qui avait convaincu le fils de la défunte de prendre en charge sa mère, dont l'état de santé s'était détérioré, comparaît aussi pour "abus de faiblesse" et "escroquerie", ayant vidé les comptes en banque de la malade pour s'acheter du parfum, des bijoux et de l'éléctroménager.
Dès le lendemain de la prise en charge de la vieille dame, le 7 août, des chèques avaient fait transiter plus de 12.000 euros de son compte vers celui de sa garde-malade. L'infirmière avait ensuite effectué des retraits de plusieurs centaines d'euros et avait réglé de multiples achats au moyen des cartes bancaires de la vieille dame, jusqu'après la mort de celle-ci.
Lorsque le fils et un proche de la victime étaient venus récupérer ses affaires, l'infirmière avait prétendu qu'elle ne détenait pas les cartes bancaires et les carnets de chèques de la vieille dame et leur avait présenté un testament qui lui était largement favorable. Les deux hommes avaient alors demandé au parquet d'Evry qu'une enquête soit diligentée.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/01/97001-20100601FILWWW00461-empoisonnement-une-infirmiere-jugee.php
Auch. Il viole sa belle-fille de 15 ans et la met enceinte
Aux assises
Jean-Noël comparaîtra aujourd'hui et demain devant la cour d'assises du Gers. Ce Gersois âgé de 37 ans est accusé de viol sur personne vulnérable, en l'occurrence sur sa belle-fille âgée de presque 16 ans au moment des faits. Des faits qui se sont déroulés en septembre 2007, au domicile familial, dans les environs d'Auch.
La victime n'a pas parlé immédiatement. Et pour cause ! Son âge mental, qui se situe entre 5 et 7 ans, ne lui a pas permis de prendre la mesure de l'interdit qui venait d'être transgressé. C'est donc son corps qui a parlé pour elle, dans les semaines qui ont suivi.
Des maux de ventre et une énurésie subite (incontinence) ont alerté l'institut médico éducatif, où la jeune fille était pensionnaire à l'époque. L'IME lui a fait passer des examens qui ont finalement révélé qu'elle était enceinte. La mère de la victime a demandé une interruption volontaire de grossesse pour sa fille. Or, il s'est avéré que l'ADN de l'embryon était le même que celui du beau-père. Une preuve irréfutable qui a conduit ce dernier à être mis en examen, puis placé en détention provisoire du mois de novembre 2007 au mois d'août 2008, date à laquelle il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire en attendant le procès.
Le suspect, qui n'habite plus le domicile familial, comparaîtra donc libre aujourd'hui et demain, à Auch, avec Me Jean-François Dubois pour avocat.
La peine encourue pour un viol sur une personne vulnérable par quelqu'un ayant autorité est de 20 ans de réclusion criminelle. Le procès doit se tenir à huis clos. La procureur Chantal Firmigier-Michel représentera le ministère public. La cour sera présidée par Benoît Mornet. Me Marie Gomez défendra les intérêts de la mère, qui s'est portée partie civile, et Me Virginie Damezan ceux de la victime.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/06/01/845628-Auch-Il-viole-sa-belle-fille-de-15-ans-et-la-met-enceinte.html
Jean-Noël comparaîtra aujourd'hui et demain devant la cour d'assises du Gers. Ce Gersois âgé de 37 ans est accusé de viol sur personne vulnérable, en l'occurrence sur sa belle-fille âgée de presque 16 ans au moment des faits. Des faits qui se sont déroulés en septembre 2007, au domicile familial, dans les environs d'Auch.
La victime n'a pas parlé immédiatement. Et pour cause ! Son âge mental, qui se situe entre 5 et 7 ans, ne lui a pas permis de prendre la mesure de l'interdit qui venait d'être transgressé. C'est donc son corps qui a parlé pour elle, dans les semaines qui ont suivi.
Des maux de ventre et une énurésie subite (incontinence) ont alerté l'institut médico éducatif, où la jeune fille était pensionnaire à l'époque. L'IME lui a fait passer des examens qui ont finalement révélé qu'elle était enceinte. La mère de la victime a demandé une interruption volontaire de grossesse pour sa fille. Or, il s'est avéré que l'ADN de l'embryon était le même que celui du beau-père. Une preuve irréfutable qui a conduit ce dernier à être mis en examen, puis placé en détention provisoire du mois de novembre 2007 au mois d'août 2008, date à laquelle il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire en attendant le procès.
Le suspect, qui n'habite plus le domicile familial, comparaîtra donc libre aujourd'hui et demain, à Auch, avec Me Jean-François Dubois pour avocat.
La peine encourue pour un viol sur une personne vulnérable par quelqu'un ayant autorité est de 20 ans de réclusion criminelle. Le procès doit se tenir à huis clos. La procureur Chantal Firmigier-Michel représentera le ministère public. La cour sera présidée par Benoît Mornet. Me Marie Gomez défendra les intérêts de la mère, qui s'est portée partie civile, et Me Virginie Damezan ceux de la victime.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/06/01/845628-Auch-Il-viole-sa-belle-fille-de-15-ans-et-la-met-enceinte.html
Affaire Leroux ...qui est Jean Maurice Agnelet ?
Elle était jeune, elle était belle, elle était riche, elle n'a plus donné signe de vie depuis le week-end de la Toussaint 1977, évaporée au volant de sa Range Rover blanche. 29 ans après, l'assassinat d'Agnès Le Roux, l'héritière d'un des plus prestigieux casinos niçois est jugé depuis jeudi devant les assises des Alpes-Maritimes. Le procès de la plus célèbre énigme criminelle de la Côté d'Azur devrait durer quatre semaines. Sur le banc des accusés, seul, l'ex-avocat Jean-Maurice Agnelet qui comparaît libre. Aujourd'hui âgé de 68 ans, l'homme nie toute responsabilité dans la disparition de sa maîtresse de 29 ans. Mais les apparences sont depuis longtemps contre lui.
Flash back sur cette saga. En 1977, la Côte d'Azur vit au rythme de la guerre des tapis verts. Le patron du casino du Ruhl, le Corse Jean-Dominique Fratoni rêve de transformer la Baie des Anges en Las Vegas européen. Son principal concurrent est le Palais de la Méditerranée, casino légendaire de la promenade des Anglais, géré par Renée Le Roux, la mère d'Agnès. Pour obtenir le contrôle de son rival, Fratoni achète le vote de la jeune femme au conseil d'administration du Palais de la Méditerranée et lui verse trois millions de francs (457.347 euros). Trahie par sa fille, Renée Le Roux est mise en minorité, Fratoni obtient le contrôle du Palais de la Méditerranée.
Des éléments compromettants
Dans l'ombre de ce "pacte avec l'ennemi", Jean-Maurice Agnelet, fringant avocat de 39 ans. Amant d'Agnès depuis plusieurs mois, c'est lui qui organise la transaction entre le patron du Ruhl et sa maîtresse. Les trois millions de francs sont versés sur un compte ouvert en Suisse au nom des deux amants. En quelques mois, l'intégralité de la somme change de mains. Direction un compte personnel de Me Agnelet.
Alors quand la jeune femme disparaît le 27 ou le 28 octobre 1977, les soupçons se tournent vers lui. L'accusation croit tenir un mobile, l'argent. Et puis il y a d'autres éléments compromettants pour l'avocat : le peu d'inquiétude qu'il manifeste quant au sort d'Agnès -il est le seul à ne pas laisser de message sur le répondeur de la jeune femme-, et ce "testament" retrouvé bien en évidence lors d'une perquisition chez Agnès en 1978. "Désolée, mon chemin est fini, je m'arrête là. Tout est bien. Agnès. Je veux que ce soit Maurice qui s'occupe de tout." Le document dont il manque la partie supérieure ne comporte ni date, ni signature. Au contraire de sa photocopie découverte au cabinet de Me Agnelet quelques mois plus tard. Pour l'accusation, l'avocat a délibérément placé cette note trafiquée chez Agnès pour faire croire à un suicide. De multiples contradictions dans le discours de l'avocat renforcent les soupçons.
La carte de l'alibi s'effondre
En août 1983, il est inculpé d'homicide volontaire mais il obtient un non-lieu en septembre 1985 parce que le juge d'instruction considère que les charges retenues contre lui sont insuffisantes. L'alibi de Jean-Maurice Agnelet : le week-end supposé de la disparition d'Agnès, il était en compagnie d'une autre de ses maîtresses, Françoise Lausseure, dans un hôtel à Genève. En 1986, l'avocat est condamné à deux ans de prison pour avoir détourné l'argent d'Agnès. Il est radié du barreau.
En juin 1999, c'est le coup de théâtre. Françoise Lausseure admet avoir menti pour protéger son amant. La cour d'appel ordonne la réouverture du dossier. Jean-Maurice Agnelet est mis en examen pour "homicide volontaire" et "séquestration" en janvier 2001. Au cours de ce procès, son défenseur Me François Saint-Pierre entend exploiter "le problème majeur à la base de cette accusation" : "Quand a été commis le crime présumé ? Où ? Par quel moyen ? On n'en sait rien. N'importe quel gangster a droit à une accusation précise. Agnelet aussi". Le corps de la belle brune fantasque n'a jamais été retrouvé.
TF1news
Accusé de l'assassinat d'Agnès Le Roux, riche héritière disparue en 1977 à Nice, Jean-Maurice Agnelet a reproduit lors de son procès en appel le comportement qu'il avait eu à Nice il y a neuf mois.
Son procès s'est tenu devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. Jean-Maurice Agnelet avait été acquitté en première instance dans ce même dossier par la cour d'assises des Alpes-Maritimes en décembre 2006.
Mardi, au deuxième jour d'audience, il a pleuré à chaudes larmes lorsque le président de la cour lui a demandé d'évoquer le souvenir d'Agnes Le Roux, qui fut son amante.
Alternant sanglots et voix chevrotante, l'accusé a décrit par le menu "le calvaire que cette affaire lui faisait endurer depuis 30 ans".
"Pas un jour de ma vie sans y penser", a-t-il dit dans un souffle. "Alors que j'approche bientôt des 70 ans et que je suis las, fatigué. La vérité sur la disparition d'Agnès ? Je la cherche tous les jours Mr le président. Depuis 30 ans, je reçois des torrents d'injures, de calomnies, d'insinuations, on m'accuse de tous les péchés, de toutes les perversions, mais moi je vous le dis, je n'ai pas tué Agnès".
En dépit d'un faisceau d'indices et de présomptions, le corps de l'héritière du casino du Palais de la Méditerranée n'a jamais été retrouvé. Personne n'a pu dire en 30 ans où, quand, comment et par qui Agnès Le roux avait été tuée.
"J'ai vécu avec elle 517 jours" a-t-il précisé, "elle était libre, entre nous c'était un amour fort (...) Pour elle, j'ai fait des folies".
TROIS MILLIONS DE FRANCS
Jean-Maurice Agnelet a reconnu avoir entretenu, dans les années 70, jusqu'à trois ou quatre liaisons concomitantes. Des femmes plus ou moins jeunes qui tombaient sous son charme et pour certaines le couchaient sur leur testament.
Agnès Le Roux a trahi sa mère par amour pour Jean-Maurice Agnelet. Elle lui a fait perdre le Palais de la Méditerranée contre trois millions de francs versés par le rival Jean-Dominique Fratoni.
Françoise Lausseure, une amie de lycée, lui a fait bénéficier de l'héritage de son vieux mari. "Seule Annie Litas, ma première épouse, était pauvre", a-t-il reconnu.
L'ombre de cette première épouse et mère de ses deux fils pèsera d'ailleurs de nouveau sur ce procès. Citée comme témoin à Nice en décembre, elle n'est pas venue. Une nouvelle fois citée à Aix, elle n'est toujours pas là.
Introuvable, Annie Litas serait quelque part en voyage au Maroc. Les recherches entreprises pour la localiser et la faire revenir en France n'ont rien donné.
On sait qu'elle aurait confié à Françoise Lausseure, l'amie d'enfance d'Agnelet, qu'il lui a avoué un jour avoir tué Agnès Le Roux.
Interrogé sur l'endroit où elle pourrait se trouver en ce moment, Jean-Maurice Agnelet a dit qu'il n'avait plus de nouvelles de son ex-femme depuis des années.
"Je sais juste qu'elle m'en veut à mort de lui avoir fait subir à travers cette histoire de disparition d'Agnès une garde à vue et une nuit entière dans le cachot d'un poste de police. Elle a dit à mes fils qu'elle ne voulait plus jamais entendre parler de moi".
Les deux fils de Jean-Maurice Agnelet ont dit à la barre ne pas savoir où était leur mère.
Reuters
Le verdict
Jean-Maurice Agnelet a été condamné, jeudi 11 octobre, à vingt ans de réclusion criminelle pour l'assassinat d'Agnès Le Roux. C'était la peine requise par le parquet devant la cour d'assises d'appel des Bouches-du-Rhône. A l'annonce de la sentence, l'accusé est resté impassible tandis que la famille d'Agnès Le Roux s'est félicitée de la condamnation. A la sortie de l'audience, Maître François Saint-Pierre, l'un des avocats de la défense, déclarait : "le combat continue (…). Nous avons affaire à une erreur judiciaire".
La défense avait demandé précédemment de rendre le " seul verdict juste", soit "l'acquittement de Jean-Maurice Agnelet ". "Je voudrais redire : je n'ai pas tué Agnès Le Roux, je suis totalement étranger à cette disparition, je suis innocent des faits qu'on me reproche depuis 30 ans", avait déclaré en fin d'audience Jean-Maurice Agnolet, un sanglot dans la voix
Le nouvel observateur
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