lundi 18 août 2014

Il détrousse et gaze un couple à Cannes: 18 mois de prison ferme

Ils venaient de sympathiser en discothèque, dans la chaleur des nuits cannoises. Ils se sont assis sur un banc à l'aube, afin de casser la croûte devant un snack. Mais aux abords de la gare centrale de Cannes, la soirée a mal fini pour ce jeune couple.
Pour ses agresseurs, aussi. L'un d'eux a écopé de dix-huit mois ferme, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Grasse.
La scène remonte au samedi 21 juillet, vers 6 h du matin. Un Russe de 22 ans et sa nouvelle amie française, 19 ans, discutent en anglais quand deux inconnus les accostent, sur l'air de : « Vous avez une cigarette ? »
L'un d'eux a 20 ans, le second 16. Ils essuient un refus pour la clope, mais qu'importe : c'est plus le sac de la jeune femme qui les intéresse. Ils le lui arrachent sans ménagement. Et pour mieux obtenir gain de cause, le majeur asperge le couple de gaz lacrymogène.
Pas de chance pour les assaillants : des employés de la police ferroviaire ont suivi la scène, et interviennent à grande vitesse. L'adolescent est stoppé dans son élan.
Son complice parvient à s'enfuir, mais là encore, ce n'est pas son soir : ses documents d'identité sont retrouvés sur le mineur. La police vient aussitôt cueillir le second voleur chez lui.
Le tribunal dépasse les réquisitions
Les perquisitions s'avèrent fructueuses : les policiers découvrent la carte grise et les clés d'un véhicule volé. Soufiane Amri devra donc répondre de vol en réunion avec violences et avec arme, mais aussi de recel.
Il ne niera pas les faits bien longtemps : les vidéos captées par la vidéosurveillance sont accablantes.
Dans le civil, le principal responsable de cette animation nocturne est... animateur à la mairie d'Antibes.
Mais il connaît déjà le tribunal grassois : le 15 mai dernier, il a écopé de trois mois de prison pour le vol d'un pass de télépéage. Sans avocat, mais non sans désinvolture, Soufiane Amri explique son geste par le besoin d'argent.
Et tant pis s'il gagnait près de 2 000 e par mois...
Cette fois, ç'en est trop : le procureur Jean-Louis Moreau requiert un an ferme. Le tribunal correctionnel présidé par Marc Joando va même au-delà, en y ajoutant six mois de plus. Soufiane Amri est maintenu en détention.
Son jeune complice, lui, a rendez-vous devant le tribunal pour enfants.

http://www.nicematin.com/cannes/il-detrousse-et-gaze-un-couple-a-cannes-18-mois-de-prison-ferme.1868404.html

dimanche 17 août 2014

Anne-Sophie Parisot, le combat d'une avocate en fauteuil roulant

Petit meurtre entre amis ardennais

REVIN (08). En janvier 2003, un Revinois de 21 ans est tué d’un coup de fusil tiré par un proche. Un crime qui marquera le quartier d’Orzy, d’où étaient originaires les protagonistes.
Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 janvier 2003, une bande d’amis fête un anniversaire et décide de finir la soirée dans un appartement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble de la rue Émile-Zola, à Revin, à proximité des quais de la Meuse. L’alcool coule à flots et les esprits s’évadent dans les vapeurs de cannabis qui tourne dans cette bande de huit camarades originaires du quartier d’Orzy. L’ambiance est légère. Et détendue.
Peu avant de trouver refuge dans cet appartement, deux comparses de cette petite équipe grimpent sur les hauteurs du mont Malgré-Tout, surplombant les méandres revinois de la Meuse. De là, ils s’amusent à décocher des cibles factices à l’aide d’un fusil de chasse qu’Hamza, 24 ans, s’était procuré quelques mois auparavant. À l’heure de fermeture des bars, cette joyeuse bande se retrouve dans l’appartement en question. Lieu où le drame se jouera quelques minutes plus tard.
De retour au chaud, Hamza, meneur de la bande, fanfaronne au milieu de l’appartement, son fusil de chasse à la main. Alcoolisé et sûr de lui, il pointe l’arme vers ses camarades et imite les coups qui partent. Certains baissent le regard. D’autres détournent le canon de l’arme en priant Hamza de se calmer. Ils tentent de le raisonner. De son côté, avachi dans le canapé du salon, Aboubakar, dit « Baker », 21 ans, ose affronter le regard d’Hamza. Ce dernier appuie sur la gâchette de l’arme. Le coup part. Baker n’est plus.

Ils maquillent la scène du crime

Les témoins de la scène sont pris dans un vent de panique. Un des participants décide de prendre la fuite par une fenêtre donnant directement sur la rue Emile-Zola. Les cinq autres sont priés de rester sur les lieux du drame par l’auteur du coup de feu.
Très vite, il est décidé de nettoyer la scène du crime. L’arme à feu disparaît dans les eaux de la Meuse. Tandis que certains s’affairent à effacer les traces de sang, d’autres, dont Hamza, transportent le corps de la victime dans une automobile, prennent la direction de Charleville-Mézières et s’arrêtent dans la pénombre du bois de Montcornet, à une dizaine de kilomètres de Revin. Ils y déposent le cadavre de Baker. Son corps sera découvert par un chasseur sur une aire de débardage le lendemain matin, à demi dénudé. L’auteur des faits et ses complices se retrouveront par la suite dans une boîte de nuit dans le but de consolider leur alibi. Hamza se présentera à la gendarmerie de sa propre initiative au lendemain des faits.
Jugés devant la cour d’assises des Ardennes en mai 2005, les six coaccusés, âgés de 22 à 25 ans, qui avaient aidé l’auteur du coup de feu après le crime, ont été condamnés à des peines allant de six à douze mois de prison. Parmi ces peines prononcées, cinq d’entre eux connaîtront entre deux et quatre mois de prison ferme. Hamza, lui, et après deux années passées en détention provisoire, a été condamné à quinze ans de réclusion pour meurtre par ce même tribunal. Il sera rejugé en décembre 2006 par la cour d’assises d’appel de la Marne qui le condamnera à seize ans de réclusion criminelle.

samedi 16 août 2014

Le militaire filmait ses deux collègues féminines sous la douche

« Tolérance zéro » pour les auteurs de violences sexuelles dans l’armée, déclarait cet hiver le ministre de la Défense après la parution d’un livre dénonçant « l’omertà » sur le sujet. Cette consigne vient d’être appliquée à la lettre, avec la dénonciation au parquet militaire de Reims d’un caporal de 29 ans qui a filmé deux collègues féminines sous la douche.
Une plaignante appartient au 40e régiment d’artillerie de Suippes, la seconde au 40e régiment de transmissions de Thionville, qui est également le corps d’affectation du caporal. Leurs unités étaient en manœuvre au camp de Mailly (à cheval sur la Marne et l’Aube) quand les faits ont eu lieu le 9 août.

Quadruple mise en examen

Les femmes militaires bénéficient d’un créneau horaire pour les douches, interdites aux hommes à ce moment-là. Alors qu’elle se lavait dans sa cabine, la première victime a vu l’écran d’un portable sous la porte ! Le temps de crier et de sortir, le maniaque avait disparu.
Cette chaude alerte ne l’a pas calmé car il recommençait le même soir avec la deuxième militaire. Sauf que celle-ci donnait l’alerte suffisamment tôt. Le caporal n’a pas eu le temps de quitter les douches, retrouvé caché dans une cabine…
Informée, sa hiérarchie l’a renvoyé à Thionville, « à titre de présanction, avant même que nous soyons saisis », indique-t-on au parquet de Reims, où l’on salue « la réaction de l’institution militaire ». « Il n’y a eu aucune volonté d’étouffer cette affaire. De tels agissements ne sont pas anodins. Les deux personnels féminins ont bénéficié du soutien de leur hiérarchie pour déposer plainte à la gendarmerie. »
Arrêté mardi à Thionville, puis ramené à la brigade de Mailly-le-Camp, le caporal a été présenté mercredi au parquet de Reims lui aussi enclin à ne faire preuve d’aucune légèreté. Une information judiciaire a été ouverte, une quadruple mise en examen prononcée.
Le premier délit relève du droit commun : « atteinte à la vie privée par fixation d’images ». Les trois autres sont spécifiques à la justice militaire : « violation de consignes » pour s’être introduit dans les douches hors des horaires autorisés pour les hommes ; « violences sur un subordonné » (la première victime a le grade de première classe) ; « voie de fait sur un supérieur » (la seconde est maréchal des logis). Peine maximale encourue : dix ans de prison !
Le caporal a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. S’est-il fait prendre lors de son coup d’essai ? Rien n’est moins sûr. L’instruction a notamment pour but de vérifier s’il n’a pas filmé ou photographié d’autres collègues sous les douches (dans son régiment ou ailleurs), et de s’assurer que de telles images n’auraient pas été diffusées.

Il prend le nom de son employé pendant plus d'un an

Le permis de conduire, il maintient qu'il ne l'a pas volé, mais trouvé par terre.
«Vous l'avez gardé. Cela s'appelle un vol. Et vous l'avez ensuite falsifié et utilisé pendant plus d'1 an», lui rétorque la présidente élisabeth Gadoullet.
Cet ancien artisan ébéniste est poursuivi pour le vol, la falsification du permis de conduire et la prise d'identité de son employé.
L'ex-chef d'entreprise a perdu son permis de conduire en 2006 et ne l'a jamais repassé. Il a trouvé le moyen de conduire en récupérant le permis de son employé et en apposant sa photo dessus.
Il avait besoin d'un permis afin de louer des véhicules pour l'entreprise.
D'ailleurs, le patron et l'employé ont parfois loué des véhicules ensemble, en utilisant le permis de ce dernier.
Aussi, quand une contravention est arrivée un jour à l'entreprise, à son nom, l'employé a accepté l'explication de «confusion» de son patron. Aujourd'hui, à la barre, l'employé dit sa déception : «J'ai pris un sacré coup aux fesses. Au bout de 10 ans, il y a une confiance qui se fait entre l'employeur et l'employé. Quand on apprend cela, on tombe de haut».
L'ébéniste explique qu'il a «jeté le permis» quand il n'a plus eu besoin de louer de véhicules en raison de la cessation de son activité. Aujourd'hui, il explique qu'il «est en train de repasser son permis».
Jean-Luc Puyo, vice-procureur, souligne que la prise d'identité d'une autre personne est «un fait grave, d'autant plus désagréable qu'il s'agissait de celle de son employé».
Me Christel Marbais, conseil de l'ébéniste, conteste le vol du permis.
«Il n'a pas pensé aux conséquences de ses actes. Il ne les a pas faits au cas où il commettrait des infractions au code de la route, mais seulement parce qu'il avait besoin de louer des véhicules». Le tribunal a condamné son client à 1 mois ferme pour la prise du nom d'un tiers, à 140 heures de travail d'intérêts général et à 4 mois avec sursis pour les autres infractions. Il doit également verser 500 € de dommages et intérêts à son ancien employé.

http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=31441&WS=291720_2501986&WA=6061

vendredi 15 août 2014

Policiers menacés de mort à Bar-le-Duc : de 4 à 10 mois ferme

Dans le box des prévenus, Aboubakar Savane, 30 ans, et Malik Lagraa, 28 ans, ont donné l’image de deux individus doux comme des agneaux, jeudi lors de leur comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc. La justice leur reproche pourtant des violences volontaires en état d’ivresse et en réunion à l’égard de trois victimes (présentant 9, 6 et 5 jours d’incapacité totale de travail), puis des outrages et des menaces de mort à l’encontre de trois policiers qui sont intervenus devant la discothèque H2 O Club, samedi 9 août peu avant 5 h, après qu’une bagarre a éclaté au sein de l’établissement de nuit, en plein cœur de Bar-le-Duc.
Le tribunal a condamné Aboubakar Savane à 14 mois de prison dont 4 mois avec sursis et mise à l’épreuve sur deux ans, Malik Lagraa à 8 mois de prison dont 4 mois avec sursis et mise à l’épreuve sur deux ans. Peines assorties pour chacun d’une obligation de travailler, d’indemniser solidairement chacun des policiers à hauteur de 300 €, et d’un mandat de dépôt à l’audience.

http://www.estrepublicain.fr/justice/2014/08/14/policiers-barisiens-menaces-de-mort-de-4-a-10-mois-ferme

jeudi 14 août 2014

L'agresseur de la Colombette laissé en liberté

«Je suis vraiment désolé. Je voudrais vous demander pardon mais, à votre place, je ne crois pas que je l'accorderai. Je ne suis pas quelqu'un comme ça.»Le regard planté sur ses deux victimes assises dans la salle d'audience, Charles Elie, 22 ans, est apparu accablé hier lors de l'audience du tribunal correctionnel, dans le cadre des comparutions immédiates.
Ce garçon de 22 ans, à l'enfance compliquée, a reconnu être l'homme qui, sous l'emprise de l'alcool et des stupéfiants, a porté deux coups de couteau jeudi dernier rue de la Colombette, à Toulouse (nos précédentes séditions). Dans des circonstances «que l'on a du mal à comprendre», a prévenu le président Roussel. Mais le tribunal n'est pas allé plus loin puisque le prévenu a demandé un délai pour préparer sa défense ; délai qui ne peut être refusé. Il restait au tribunal à déterminer si ce garçon, l'épaule bloquée dans une attelle, attendait la nouvelle audience fixée au lundi 1er septembre, en prison ou en liberté.
«Quand on sort à Toulouse boire un verre, faut-il au préalable s'interroger : vais-je mourir ce soir ?» Le procureur Boyer s'est montré très dur à l'égard du prévenu, pas du tout convaincu par l'idée de le laisser libre. Il a donc requis son maintien en détention mais le tribunal s'est laissé convaincre par Me Nolwenn Jaffre. «Ce qui s'est passé, il ne l'explique pas. Mais jamais il n'a été violent, jamais il n'a eu de souci avec la justice.» L'avocate a aussi argumenté sur la nécessité que son client soit soigné (problème à l'épaule plus crise d'épilepsie ). Le prévenu a été placé sous contrôle judiciaire. «Une décision que ne préfigure en rien le jugement», a prévenu le président.

http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=31332&WS=291720_2501986&WA=6052

mercredi 13 août 2014

2,4 millions d’euros pour une vie détruite

La cour administrative d’appel de Nancy a décidé d’allouer la somme de 2,4 millions d’euros à une femme qui avait développé une sclérose en plaques après avoir été vaccinée contre l’hépatite B. Une décision de nature à relancer le débat sur les risques vaccinaux.
Âgée de 37 ans, lorsqu’elle a contracté l’infection, la requérante, mère de famille, a dû mener un long et épuisant combat de tribunal administratif en cour administrative d’appel, jusqu’au conseil d’État, pour parvenir à ce résultat. La dernière étape judiciaire était l’évaluation à Nancy du préjudice, qui est considérable. Infirmière psychiatrique à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, elle avait dû, comme personnel de santé se soumettre à des vaccinations en 1991, suivies d’un rappel en 1992, ainsi que le prévoit le Code de la Santé Publique.
C’est en 1994 que la pathologie s’était déclarée et que le diagnostic avait été posé. Elle avait tout d’abord développé brutalement un diabète insulinodépendant. Puis, en août 1991, s’étaient manifestés des troubles neurologiques, visuels, accompagnés d‘engourdissements et d’une insensibilité des quatre extrémités, ainsi que d’autres symptômes relevant de la symptomatologie de la sclérose en plaques.
Très active, la victime, sous les atteintes de la maladie avait dû renoncer rapidement à son activité professionnelle. Elle avait été mise à la retraite de manière anticipée au printemps 1997.
La cour d’appel de Nancy a infirmé une décision du tribunal administratif de Besançon datant de 2006, au terme duquel celui-ci rejetait la requête de condamnation de l’État. La Cour s’est appuyée sur des expertises n’excluant pas un lien de causalité entre la vaccination et l’apparition de la maladie, notamment en raison « du bref délai » séparant les vaccins des premières manifestations.
La cour administrative d’appel de Nancy a ainsi reconnu « l’imputabilité du dommage aux injections vaccinales », et a placé l’État en position de présumé responsable. Devant le Conseil d’État, l’infirmière avait eu gain de cause. Restait à chiffrer les réparations.
L’échelle de la douleur
La cour a examiné tous les préjudices dont se prévalait la requérante : son incapacité, la douleur physique, le préjudice esthétique, le trouble dans les conditions d’existence, la nécessité de bénéficier d’une aide extérieure, l’aménagement et la sécurisation d’un logement…
Tout a été passé au crible dans ses conditions de vie pour apprécier au mieux les « troubles de toute nature dans les conditions d’existence de la victime, y compris le préjudice d’établissement, le préjudice d’agrément et le préjudice sexuel ». Une longue liste : son renoncement au piano, et à ses activités sportives, la durée de vie de ses cannes tripodes et le coût d’un fauteuil roulant, l’évaluation de sa douleur : 5 sur une échelle qui comporte 7 niveaux…
L’État a également été condamné à indemniser le centre hospitalier qui employait l’infirmière pour les sommes qu’il lui a été versées alors qu’elle était en congé maladie.

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/08/13/2-4-millions-d-euros-pour-une-vie-detruite-gwlb

mardi 12 août 2014

Il étrangle son mari, elle le plante

La dispute a débuté à propos du chien. Ils ont cru tous les deux qu'ils allaient mourir ce 8 mars 2014, à Tarbes. L'affaire aurait très bien pu se terminer aux assises.
«J'ai dit à Richard (1) de ne pas taper son chien. Il s'est énervé, m'a insulté, donné des coups de poing. J'ai vu rouge. J'ai tiré sur sa chaîne autour du cou et lui ai mis deux tapes sur la tête. J'ai senti un coup sur le côté. J'ai vu Sandra avec un grand couteau ensanglanté. J'ai crié au secours. J'ai cru mourir», raconte Frédéric, à la fois prévenu et victime dans ce dossier.
La présidente Gadoullet lui fait remarquer qu'il a failli étrangler Richard. «Les enquêteurs ont relevé des marques de strangulation». Frédéric rétorque : «Je n'ai pas voulu l'étrangler. Je voulais le maîtriser».
Témoin de l'agression de son mari Richard, Sandra a «eu très peur. Je ne savais pas quoi faire. J'avais le couteau de cuisine à côté de moi. Je l'ai pris et je l'ai planté». Élisabeth Gadoullet lui demande si elle a demandé à Frédéric de lâcher Richard. «Non, j'ai paniqué… Je ne me suis pas reconnue avec cette arme pleine de sang dans la main».
Ce qui est plus gênant, c'est que ni Sandra ni Richard n'ont alerté les secours. Frédéric est sorti de l'appartement de la mère de Richard — avec laquelle il vit — et ce sont des passants dans la rue qui ont appelé les secours. Pendant ce temps, Richard et Sandra se concertent pour dire que Frédéric s'est empalé sur le couteau en reculant. Bref, qu'il s'agit d'un accident. «On avait peur», bredouille Sandra pour justifier cette fausse version.
à la barre, Richard remercie sa femme «de lui avoir sauvé la vie. Sinon, je ne serais pas là… En même temps qu'il m'étranglait, il m'a donné deux coups de poing à la tempe», indique Richard en montrant sa chaîne autour du cou. Son avocate Me Balespouey explique qu'il «a vu la mort de très près. Cette image, il va la voir toute sa vie».

Légitime défense rejetée

L'avocate de Sandra abonde dans le même sens : «L'acte de défense était nécessaire. Si elle n'avait pas agi, est-ce que Frédéric serait encore en vie. Elle a agi en état de légitime défense et ce même s'il n'y a pas eu de sommations». Et de demander la relaxe.
Me Sanz, conseil de Frédéric, et Annie Servat, substitut du procureur, estiment pour leur part que «la réponse a été disproportionnée par rapport à l'attaque, sans sommation, et que le tribunal ne peut pas retenir la légitime défense».
Le tribunal suit l'appréciation du ministère public. Il ne reconnaît pas la légitime défense à Sandra et la condamne à 6 mois avec sursis. Frédéric écope, lui, de 6 mois avec sursis mise à l'épreuve pendant 2 ans avec obligation de soins et d'indemniser la victime. Il doit verser 1.500 € à Richard.
(1) Les prénoms des protagonistes ont été changés

http://www.ladepeche.fr/article/2014/08/12/1932892-il-etrangle-son-mari-elle-le-plante.html

lundi 11 août 2014

Deux jeunes voleuses partent en prison

Deux femmes ont été surprises en flagrant délit de vol de portefeuille par la police, à Toulouse. Expertes, habiles mais peu bavardes, elles n'ont pas convaincu les juges.
«Je sortais de chez le médecin, troublé par les soucis de mon jeune fils. Je suis allée dans un magasin acheter des pelotes de coton. J'ai vu ces femmes dans mon dos, à la caisse. Elles étaient encore là un peu plus tard dans un institut de beauté. Quand j'ai voulu payer, mon portefeuille avait disparu.»
«Vous les reconnaissez?», interroge le président Vergne en montrant Eleonora et Tevana, côte à côte dans le box, l'air profondément désemparées. «Bien sûr. Ce sont elles.» «Les avez-vous vu voler ?», intervient Me Bomstain. «Non». Dans le box, les deux femmes jurent via leur interprète leur innocence.
Pour les policiers de la voie publique, pas de doute sur l'objet du voyage «touristique» de ces deux Bulgares de 20 et 30 ans. «Voler des portefeuilles, surtout les cartes bancaires avec le code», résume le président.«Non, voir une amie pour le week-end.»
«Depuis la Bulgarie ?», s'étrangle la procureur Claudie Viaud pas du tout convaincue par les larmes de crocodiles des deux prévenues.
Elles ont été surprises mardi dernier au centre commercial Saint-Georges. Les plaintes s'accumulaient dans ce secteur. La surveillance de la police a vite payé même si la dextérité des deux pickpockets a bluffé les policiers de la sûreté, pourtant habitués à surveiller «les tireuses». «On a vu la bousculade, pas le portefeuille changer de main», glisse un policier.

Protégez vos codes secrets

La victime n'avait rien vu, rien senti. Quelques minutes plus tard, les deux voleuses étaient arrêtées alors qu'elles venaient de retirer 600 € au distributeur.
«Difficile de nier», note le parquet. Les policiers ont ajouté quatre autres vols. Et malgré les enregistrements vidéo des magasins ou les témoignages des victimes qui les reconnaissaient, les deux copines ont nié avec conviction. «Ce n'est pas nous» répètent-elles aux tribunal.
Le parquet avec requis six mois de prison ferme pour les deux voleuses. Me Jonathan Bomstain a essayé d'éviter à ses clientes la découverte des maisons d'arrêts françaises. Les juges ont baissé le curseur mais ont envoyé les deux femmes en prison pour quatre mois ferme. Les vols à la tire devraient baisser en centre-ville ce qui ne doit pas empêcher la prudence. «Il faut surveiller ses arrières et se protéger quand on tape son code secret, souligne un policier de la sûreté départementale. Sans code, la carte n'a pas beaucoup d'intérêt pour les voleurs.»
http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=31126&WS=291720_2501986&WA=6030

dimanche 10 août 2014

Au tribunal de Montpellier : "Je lui donne de simples gifles"

E n février déjà, ce père avait déjà cogné sur sa future ex. Il a écopé d'un an ferme et a été écroué.
En février déjà, ce Montpelliérain de 27 ans avait eu des gestes malheureux. Puis, au fil des semaines, menaces et invectives se sont poursuivies. Jusqu'à mardi. Lorsqu'il a cogné sur son ex-compagne dont il vivait séparé depuis le mois de mai. Des violences contestées en garde à vue. L'intéressé expliquant que son ex s'était peut-être fait cela toute seule. À moins que ce ne soit la mère de celle-ci.
Vendredi après-midi, dans le prétoire de la correctionnelle, il a suivi la même ligne de défense."Je lui donne de simples gifles." "C'est normal de gifler une femme ?", interroge le président Berthet. Et de poursuivre sans attendre une réponse, hypothétiquement frappée du sceau du bon sens : "Plusieurs personnes témoignent que vous êtes vulgaire, que vous l'insultez. Donc, vous nous dites aujourd'hui qu'il ne s'est rien passé ? Alors, pourquoi a-t-elle porté plainte ?""Je sais pas...", lâche, gêné aux entournures, le prévenu. Qui, lors de sa garde à vue, a également insulté les policiers et cassé une vitre au commissariat central. "Sa mère, elle a de très grandes relations dans la police, avec la Bac !", déclare, tout à trac, le jeune homme. Histoire de rappeler qu'il avait déposé une plainte contre la mère de leur enfant. Une démarche restée sans suite.
 
"Son attitude est inquiétante"
 
"Ce sont des faits honteux, il n'y a pas d'autre terme. Nous ne sommes plus sur un dérapage mais un mode de communication. Cela fait cinq ans que les violences durent, que les vexations s'enchaînent", fustige Me Poilpré en partie civile. "Son attitude est inquiétante. On a une attitude complètement viciée : “J'ai un comportement violent mais elle le mérite.” Nous avons quelqu'un qui a sa propre ligne de conduite. Il a seize mentions à son casier et ne nous montre pas sa volonté de se réinsérer", constate, quelque peu navré, le représentant du parquet. Qui, sur l'audience, requiert un an d'emprisonnement ferme, assorti d'une interdiction de paraître à Montpellier, cinq années de rang.
"Je suis éberluée par les demandes faites aujourd'hui. C'est une forme d'éloignement complet", estime le conseil du prévenu. Celle-ci rappelant cet enfant commun et la présence, en ville, des parents de son client. "Ce qu'il reconnaît, c'est qu'il n'est pas exemplaire et il le sait." Au final, son client a écopé d'un an ferme et a été écroué. Il lui a, par ailleurs, été interdit de paraître dans l'Hérault pendant un certain temps.

http://www.midilibre.fr//2014/08/09/chronique-judiciaire-de-violences-conjugales-ordinaires,1035831.php

vendredi 8 août 2014

Prison ferme pour menaces et tapage nocturne

Dimanche soir, la brigade de gendarmerie de Beauzelle a reçu une quinzaine d'appels de riverains de la cité Blanche importunés par un individu correspondant à un seul et même signalement.
Nourdine Oumrida, déjà bien connu de leur service, sévissait depuis le début de la soirée en klaxonnant et hurlant à bord de son scooter, en importunant les pêcheurs au bord du ramier, enfin, en dégradant le véhicule d'un particulier juste avant de prendre la fuite et d'être interpellé à 0 h 45. Devant les gendarmes, l'homme de 29 ans manifestement alcoolisé saignait du nez. Son transfert à la clinique des Cèdres a donc été décidé. Pendant le trajet, cinq militaires ont fait l'objet d'outrages et pour l'un d'entre eux, de menaces.
Jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Toulouse hier après-midi, le prévenu a tenté de minimiser les faits. Mais présents à la barre, quatre gendarmes confirment leurs allégations. «L'adjudant ment, je ne l'ai jamais menacé de mort, ni lui ni sa famille !» déclare Nourdine debout dans le box des prévenus. «Mon client est alcoolique et a besoin de soins» poursuit alors son avocat Me David Lanes. Face à l'attitude du prévenu qu'il qualifie de «désolante» et au vu de son casier judiciaire comportant dix mentions, le procureur Denis Chausserie-Laprée requiert dix-huit mois de prison dont six avec sursis. Le tribunal a suivi ses réquisitions. Devant son père et sa compagne, Nourdine, qui a également l'obligation d'indemniser les gendarmes ainsi que la propriétaire du véhicule dégradé, a été écroué dans la foulée.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/08/08/1931260-prison-ferme-pour-menaces-et-tapage-nocturne.html

jeudi 7 août 2014

Meurtre ou accident : dernière ligne droite au procès Pistorius

Le procès du champion paralympique sud-africain, accusé du meurtre de sa petite amie en 2013, a repris jeudi matin à Pretoria avec le réquisitoire du procureur. Il sera suivi par la plaidoirie de la défense.

Débuté le 3 mars, le procès d'Oscar Pistorius est sur le point de se terminer. Après plusieurs jours de suspension, il a repris ce jeudi avec le réquisitoire puis les plaidoiries des avocats du champion paralympique.

"La défense a présenté deux axes de défense et a demandé à la Cour d'en choisir un", a attaqué Gerrie Nel, le procureur. "Les défenses de l'accusé sont inconciliables", a-t-il souligné : "Auto-défense ou acte par réflexe, sans s'en rendre compte ? Ca n'est pas conciliable !" Oscar Pistorius a "fabriqué" sa version au fur et à mesure et sa version des faits doit être rejetée, ne serait-ce qu'à cause de son piètre témoignage, pendant lequel il s'est contredit, a-t-il relevé.

Le parquet estime que le sportif a sciemment abattu son amie Reeva Steenkamp au petit matin du 14 février 2013. Selon le procureur, ils se seraient disputés et Reeva se serait réfugiée dans les toilettes, sur la porte desquelles Oscar Pistorius a tiré quatre balles d'une arme hyper-puissante. 
La parole reviendra donc ensuite à la défense, a priori vendredi (mais peut-être dès jeudi, si Gerrie Nel est rapide). Barry Roux, le principal avocat d'Oscar Pistorius, rappellera que l'athlète plaide non coupable.  Oscar Pistorius affirme en effet avoir tué son amie par erreur, croyant ouvrir le feu sur un cambrioleur caché dans les toilettes, en pleine nuit.
Passible de 25 ans de prison
Oscar Pistorius risque une peine incompressible de vingt-cinq ans de prison s'il est reconnu coupable de meutre. La sentence sera plus légère si la préméditation est écartée, et il peut s'en tirer avec une simple mise à l'épreuve si la juge ne retient que l'homicide involontaire. Le décision pourrait prendre plusieurs semaines.
Il pourra éventuellement demander à faire appel, d'abord à la juge Thokozile Masipa et en cas de refus à un tribunal spécial. Si appel il y a, on ne recommencera pas à zéro, mais la Cour suprême d'appel de Bloemfontein examinera les minutes du procès pour déceler une éventuelle erreur de la juge. En cas de condamnation lourde, la défense peut également tenter de faire annuler le procès pour vice de forme.
 

mercredi 6 août 2014

Béziers : il menace son voisin de le tuer avec un sabre japonais

J gé par le tribunal correctionnel de Béziers, le prévenu a été condamné à six mois d'emprisonnement.
"Je vais te tuer !" : voilà ce que lance le prévenu, âgé de 43 ans, à un de ses voisins, en pleine rue, à Béziers, le 29 juillet dernier. La phrase est d'autant plus effrayante que l'homme, selon un témoin, brandit un sabre de combat. La victime se réfugie chez elle, tente de baisser le rideau de fer de son domicile, un ancien local de commerce. L'autre parvient à bloquer le volet et tente de se glisser à l'intérieur.
1,06 g d'alcool dans le sang
L'agresseur est interpellé. Son taux d'alcoolémie affiche un taux de 1,06 g par litre de sang. Il avoue avoir bu quelques mauresques. S'il reconnaît les noms d'oiseaux à l'endroit de sa victime, il nie avoir jamais sorti l'arme de son domicile.
Le témoin a pourtant été formel : "J'avais alerté quelques instants auparavant la victime en le prévenant qu'il se dirigeait vers lui avec un sabre". On retrouve le sabre chez le prévenu. C'est un sabre japonais de décoration, il y a des bouddhas aussi. Cela fait partie de la culture asiatique", explique-t-il.

Le sabre confisqué par la justice
Son casier judiciaire ne plaide pas en sa faveur : quinze condamnations pour port d'armes, outrages, vols en réunion, dégradations, violence sur conjoint.
Ce qui ne laisse d'inquiéter le parquet : "Il a un problème de violence et avec les forces de l'ordre. Dans sa vie il y a de l'alcool, des armes, des stupéfiants. Des gens travaillent pour payer son RSA et lui paie son alcool avec cet argent".
Le parquet requiert six à huit mois d'emprisonnement : "Tous les avertissements n'ont servi à rien. L'alcool ne fait qu'extérioriser sa violence et n'est pas le vrai problème. Que serait-il arrivé si la victime n'avait pas baissé le store ?"
Pour la défense, le témoignage qui charge son client n'est pas fiable : "Il s'agit de la compagne de la victime".
Le prévenu a été condamné à six mois de prison avec mandat de dépôt. Son sabre a été confisqué.


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mardi 5 août 2014

Montigny-lès-Metz : après Dils et Heaulme, le troisième homme chez les juges

Henri Leclaire, celui qu'on surnomme le troisième homme, est plus que jamais en première ligne. Cet après-midi, il a rendez-vous dans le bureau des d'instruction messins chargés de se pencher une énième fois sur le double de Montigny-lès-Metz (Moselle), le massacre à coups de pierre de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, 8 ans, le 28 septembre 1986.
Près de vingt-huit ans après les faits, cet ancien manutentionnaire de 65 ans devrait, selon toute vraisemblance, être mis en examen. Ce qui en ferait, après Patrick Dils (définitivement acquitté en 2002 après deux condamnations) et le tueur en série Francis Heaulme (qui est, lui, toujours accusé), le troisième suspect de cette maudite.
Henri Leclaire n'est pas un inconnu dans cette affaire. En décembre 1986, c'est même le premier à avouer en garde à vue le double crime. Mais, à l'époque, les policiers estiment que plusieurs détails qu'il livre ne correspondent pas à la réalité matérielle du dossier. Il est mis hors de cause. Les enquêteurs poursuivent alors la piste Patrick Dils. Lequel passera quinze années en prison avant d'être innocenté.

Le nom d'Henri Leclaire réapparaît en 2002. Cette fois dans la bouche de Francis Heaulme, à son tour accusé. Le Routard du crime déclare avoir vu ce vieux garçon originaire de Montigny-lès-Metz, le jour des faits, descendre en courant le talus où sont morts les enfants, le tee-shirt taché de sang. Malgré tout, la justice estime que les charges pesant contre lui ne sont pas suffisantes. Il échappe donc au procès. Au mois d'avril dernier, l'hypothèse Leclaire semble donc levée lorsque s'ouvre le procès de Francis Heaulme devant la cour d'assises à Metz.

C'était sans compter le témoignage de dernière minute de Marie-Christine Blindauer. Cette femme de 51 ans explique s'être souvenue d'une discussion troublante qu'elle aurait eue avec Henri Leclaire il y a environ deux ans. Alors qu'il venait lui livrer des courses, l'ancien manutentionnaire se serait épanché sur l'affaire : « A un moment, il est devenu tout rouge, en transe. Il m'a parlé des enfants qui le gênaient. Il m'a dit qu'il avait couru après eux, les avait agrippés et s'en était pris physiquement à eux. [...] Mais il a répété qu'il ne les avait pas tués », raconte-t-elle.

Un autre témoin surprise met également Leclaire en cause. L'intéressé réaffirme son innocence mais, il n'empêche, un profond malaise s'est installé et la cour d'assises ajourne le procès de Francis Heaulme. Dans la foulée, une nouvelle information judiciaire visant nommément Henri Leclaire est ouverte.

Depuis avril, les gendarmes ont réentendu tous ces nouveaux témoins. « Ils ont également retrouvé un homme qui explique avoir vu Heaulme et Leclaire assis côte à côte, un jour, dans un bistrot, précise une source judiciaire. Mais ça ne veut pas forcément dire grand-chose. » Henri Leclaire ne devrait malgré tout pas échapper à la mise en examen. « Nous démontrerons qu'il n'a rien à voir avec cette affaire », martèle son avocat, M e Thomas Hellenbrand. Les investigations devraient se poursuivre au moins jusqu'à la fin de l'année. Pendant ce temps-là, l'insupportable attente des familles d'Alexandre et Cyril se poursuit


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