mercredi 6 juillet 2016

Sociopathe un jour, arnaqueur flegmatique un autre jour

Quand il ne joue pas les escrocs, Florent Saoudi passe le reste de son temps à insulter et menacer la terre entière. Hier, le jeune homme âgé de 21 ans et absent à l'heure de son procès a écopé de 4 et 8 mois de prison. La première série de faits remonte à ce funeste 13 novembre 2015. Ce jour-là, Florent Saoudi dépeint par un expert psychiatre comme un être impulsif et sociopathe téléphone aux urgences de l'hôpital de Carcassonne, où l'une de ses connaissances a été admise quelques heures plus tôt. Au téléphone, l'homme se montre pressant, menaçant, lorsque le personnel soignant refuse de transférer l'appel. Le jeune homme promet alors de venir à l'hôpital avec une kalachnikov. Le soir même ce sera le massacre du Bataclan. La crainte devient alors plus prégnante à l'accueil des urgences. Le 26 décembre, Saoudi remet le couvert à la boulangerie de Caunes-Minervois qu'il promet d'incendier. Le 9 mai dernier alors que son frère est en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie locale pour conduite sans permis et en état d'ivresse, il promet «la misère» à deux gendarmes. Si le prévenu est capable de «débordement émotionnel» aux dires de l'expert psychiatrique, il sait aussi garder son calme et son sang-froid lorsqu'il s'agit de monter une petite arnaque dont il a le secret. Le 18 janvier, il se rend à Trèbes dans un bureau de tabac pour y engager des paris sportifs. Bien qu'il ne gagne pas un kopeck, Florent Saoudi demande au buraliste de valider pour 600 € de paris.

Une arnaque bien rodée

Le paiement ? Pas de problème. Le jeune homme donne une carte bancaire, mais celle-ci est refusée. Qu'à cela ne tienne, il en sort une deuxième. Mais alors que le buraliste tente de procéder à la validation du paiement, Saoudi remplace discrètement les bordereaux de jeux en les remplaçant par d'autres. La deuxième carte, qui appartient à son frère, ne passant pas, Saoudi s'en va en laissant les jeux sur le comptoir. Pour le buraliste, il est déjà trop tard, il ne peut annuler les tickets de jeux, les originaux ayant été empochés par Saoudi. Le 24 février, à Carcassonne, le prévenu réitère sa petite entreprise avec le même succès sous l'œil d'une caméra de vidéosurveillance qui va enregistrer ses moindres faits et gestes. Comme son collègue de Trèbes, le buraliste en est de sa poche, car l a Française des jeux annule un pari sportif que sur présentation du ticket validé. Bien qu'il ait demandé la délivrance d'un mandat d'arrêt, le procureur de la République n'a pas été suivi par le tribunal.
 

Il falsifie le chèque donné par sa mère

Cette maman avait l'habitude d'aider financièrement son fils pour payer l'essence ou la facture d'électricité, mais jamais pour qu'il achète de l'équipement divers et en aucun cas pour plus de 5.800 €.
 
C'est pourtant cette somme que le banquier lui annonce et qui fait tomber cette mère de famille de sa chaise ainsi qu'une signature non conforme qui entraîne le rejet du chèque. Pas besoin de réfléchir 107 ans, elle se souviendrait d'une telle somme. En revanche, elle soupçonne fortement son fils d'avoir falsifié un chèque établi de 80 € qu'elle lui aurait remis en 5.800 €. Un grand écart et de la colère car elle n'avait pas cette somme sur son compte bancaire et parce qu'elle devait se ranger à la dure réalité que son fils l'avait volée. Une fois ce chèque rejeté, il a fallu tout de même payer cette facture et pour cette veuve qui touche une petite retraite, c'est difficile à admettre. D'autant que les relations mère-fils sont tendues, difficiles même depuis longtemps puisqu'il ne travaille pas, occupe gratuitement un logement chez sa mère mais possède de nombreux et gros véhicules comme une Jeep, un camping-car, une Audi 6, un tracteur.
«L'absence de scrupule d'un fils à l'égard de sa mère» conduira le tribunal à alourdir les réquisitions de la procureur : 90 jours-amendes à 20 €.
http://www.ladepeche.fr/article/2016/07/06/2379537-il-falsifie-le-cheque-donne-par-sa-mere.html

mardi 5 juillet 2016

Michel Neyret, l’ancien super-flic, condamné à deux ans et demi de prison ferme

Une peine de quatre ans de prison, dont deux ans et demi ferme, avait été requise à son encontre. L'ancien policier, qui a déjà effectué huit mois de détention provisoire dans ce dossier, ne retournera pas derrière les barreaux, sa peine étant aménageable.
"Je suis soulagé, c'est une parenthèse de cinq ans de ma vie qui s'est refermée
aujourd'hui", a déclaré le policier à l'issue du jugement.
La justice a condamné Michel Neyret pour avoir fourni des informations confidentielles à des membres du milieu lyonnais, présentés comme des "indics", en échange d'avantages, de cadeaux et d'argent liquide, et d'avoir prélevé sa dîme sur des saisies de stupéfiants pour rétribuer des informateurs.
L'affaire avait créé un traumatisme dans la police. Après trente-deux ans de carrière, dont vingt à la tête de la prestigieuse brigade antigang de Lyon, Michel Neyret, adulé par ses équipes et ses supérieurs et décoré de la Légion d'honneur pour ses résultats, était une légende au moment de sa chute.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble

Rennes: «Tu veux que je te tue? Il m'a dit oui et je l'ai fait», explique un prévenu aux assises

L’un supportait le Stade Rennais, l’autre le PSG. Lors d’une soirée football où ils regardaient le match entre la Serbie et la France, deux hommes en étaient venus aux mains. L’affaire était jugée depuis vendredi devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine.

>> A lire aussi: La beuverie devant le match de foot se termine dans le sang
Projeté à terre, le supporter parisien avait vu le propriétaire de l’appartement le menacer avec un couteau de boucher. « Tu veux que je tue ? » lui demande-t-il. « Il m’a dit oui et je l’ai fait ». C’est la brève explication donnée lundi par l’auteur du coup de couteau devant la cour d’assises à Rennes, comme le rapporte Ouest-France. L’invité était mort sur le coup.

Douze ans de prison


Le drame s’était déroulé sur fond d’alcoolisation massive pour les trois amis. Le dernier homme, appelé comme témoin, n’avait rien pu faire pour empêcher le drame. Le prévenu a été condamné à douze ans de prison.
http://www.20minutes.fr/dossier/justice

Un Axonais jugé pour avoir tué son bébé

Il l’appelait «  la puce  ». Le mot doux d’un parent aimant qui tranche avec la dureté des termes médicaux égrenés par le président de la cour d’assises du Nord, Thierry Vouaux. Hémorragies rétiniennes, hématome sous-dural, œdème cérébral majeur, arrachement des articulations, fractures et enroulement des membres.
Pendant plus de deux heures, vendredi, le père d’Alicia, qui a grandi à Hirson, est revenu sur cinq semaines de sévices d’un ton monocorde. Et même s’il s’excuse, aucun tressautement de voix ne vient trahir une quelconque émotion. Une posture diamétralement opposée à celle de la mère, obligée de quitter la salle d’audience, en pleurs et soutenue par son avocate. Son ex-compagne a répété qu’elle n’était au courant de rien.
Lors de l’autopsie, les médecins vont comptabiliser une dizaine de fractures sur les bras et les jambes du bébé. «  Ça arrivait principalement vers 4 heures du matin, quand je me levais pour la changer. J’étais dépassé par les événements. Avec ses pleurs, il fallait trouver une solution. J’avais remarqué qu’Alicia s’arrêtait de pleurer quand je lui tordais les membres.  » Il enchaîne les exemples : «  Je prenais sa jambe droite, je la tournais vers l’extérieur et je tirais d’un coup sec.  »
Et tant pis si l’enfant pleure à chaque fois qu’on la déshabille. Ou s’il entend un craquement bizarre. «  Comme le médecin nous a dit que tout allait bien, je me suis dit que je ne lui faisais pas vraiment mal. Jamais je n’ai pensé que je lui occasionnais des fractures en faisant ça.  » Il parle d’une accumulation de petites choses, de ses problèmes de couple, d’une fatigue accumulée, du chômage qui le hantait, de sa première fille qu’il ne peut plus voir.
http://www.lunion.fr/node/760493

Béziers : le fruit de ses cambriolages était revendu chez des antiquaires

H uit mois de prison pour le voleur, quatre mois pour sa complice.
Vendredi, un homme et une femme ont été condamnés respectivement à huit mois de détention pour des faits de vols et quatre mois avec sursis pour des faits de recels. Le principal mis en cause était poursuivi pour des cambriolages qu'il avait commis dans la région. Puis il était allé chez des commerçants de Pézenas vendre le fruit de ses larcins.
La co-prévenue avait “joué” de malchance. En effet, le jour du contrôle, elle s'était fait voler le livre de police sur lequel elle a obligation de noter tout ce qui rentre et qui sort de son magasin et, en plus, elle avait égaré le nouveau registre qu'elle avait ouvert. Bref, même si la prévenue s'en défend, elle a mis à la vente des objets provenant d'un vol.  "Pour moi, tout était clair. Je n'avais rien à cacher. Il m'avait présenté ces produits, je n'avais pas à douter de sa sincérité."

Des explications farfelues

Le voleur a livré des explications farfelues que personne n'a entendues. Pour le procureur : "L'angélisme de cet escroc est déroutant, mais il ne trompe personne. Je ne les crois pas." Il va requérir huit mois ferme pour le suspect qui est incarcéré pour d'autres faits et quatre mois avec sursis pour sa complice.
Les deux avocats de la défense vont plaider la relaxe pour leurs clients en estimant que rien ne prouvait que les biens vendus provenaient d'un vol et que rien ne prouvait que les prévenus étaient liés à ces vols. Les explications des prévenus n'ont convaincu le tribunal.
http://www.midilibre.fr/2016/07/03/la-marchandise-derobee-etait-revendue-chez-des-antiquaires,1359796.php

lundi 4 juillet 2016

Trafic de stupéfiants : quatre prévenus jugés en comparution immédiate

L e 13 juin, alors qu’ils devaient être jugés en comparution immédiate à Carcassonne, Aurélien, Wilfrid, Jonathan et Marie avaient préféré demander un délai pour pré- parer leur défense, comme la loi les y autorise. Les trois hommes avaient alors été placés en détention provisoire, et la fille sous contrôle judiciaire.
■ Essentiellement de la résine de cannabis

Trois semaines ont passé, et c’est ce lundi, à 14 h, que les quatre trafiquants de drogues présumés vont devoir répondre de « détention», de «transport» et d’«usage» de produits stupéfiants. Des faits commis entre le 3 novembre 2015 et le 7 juin 2016 entre Carcassonne et Castelnaudary. Le mercredi 8 juin dernier, c’est après sept mois d’investigation des militaires de la brigade de recherche de Castelnaudary qu’Aurélien, Wilfrid, Jonathan et Marie avaient été interpellés à Castelnaudary, Villasavary et Carcassonne, dans le cadre d’un petit trafic de stupéfiants, - essentiellement de la résine de cannabis et un peu de cocaïne -, qui sévissait entre la préfecture audoise et la cité chaurienne.
Le lundi 13 juin dernier, une demande de renvoi ayant été formulée par les quatre pré- venus, le tribunal n’avait pas pu aborder le fond du dossier, qui s’appuie sur de nombreuses écoutes téléphoniques. «Une procédure qui est peut-être une grosse montagne qui va accoucher d’une souris», avait ironisé Me Marion Blondeau qui défend les intérêts de Jonathan...
■ Un des prévenus en état de récidive
Sur sa personnalité, Jonathan, déjà condamné à cinq reprises, a été décrit comme une personne en «situation psychologique très fragile». Wilfrid, pour sa part, n’a qu’une seule condamnation à son casier judiciaire. Il est père de trois enfants et vit avec sa compagne qui en attend un autre. Aurélien, qui affiche le plus lourd casier judiciaire avec 20 condamnations, sera quant à lui jugé en état de récidive légale, pour avoir déjà été condamné le 15 décembre 2011 pour des faits identiques.
Pour finir, Marie, qui est la seule à avoir été placée sous contrôle judiciaire dans cette affaire, avait émis le souhait de « mettre fin à sa vie d’avant... » Une position louable, mais il faudra d’abord passer par la case «justice».
http://www.lindependant.fr/2016/07/04/trafic-de-stupefiants-quatre-prevenus-juges-en-comparution-immediate,2224230.php

dimanche 3 juillet 2016

Barrage de Sivens : la justice donne raison aux écologistes

Ils avaient tué un homme à l'arme blanche : 15 et 20 ans de prison pour les deux meurtriers

Un homme a été condamné vendredi soir par la cour d'assises d'Eure-et-Loir à 15 ans de réclusion criminelle et sa compagne à 20 ans pour avoir tué en décembre 2012 de quelque 200 coups de couteau un individu chez lequel ils allaient de temps en temps boire de l'alcool.
Le drame s'était déroulé en décembre 2012 dans un contexte social défavorisé. Un homme et sa compagne ont été condamnés vendredi soir à Chartres à respectivement 15 ans et 20 ans de réclusion criminelle pour avoir tué en décembre 2012 de quelque 200 coups de couteau une connaissance chez laquelle ils venaient de temps en temps boire de l'alcool, à Thiron-Gardais (Eure-et-Loir). L'avocat général de la cour d'assises d'Eure-et-Loir avait requis 18 ans de réclusion contre l'homme et 20 ans contre la femme.
L'audience n'a pas permis d'éclairer le déroulé des faits ni le rôle de chacun, les deux accusés n'ayant cessé de donner des versions différentes et  s'accusant mutuellement. L'homme a simplement affirmé durant l'audience avoir donné un coup de  couteau à la victime de 50 ans, parmi les quelque 200 relevés
La femme, décrite comme ayant l'ascendant sur l'homme un peu simple, a admis être revenue le lendemain du crime pour nettoyer l'appartement où a été retrouvée la victime

samedi 2 juillet 2016

Assises de la Marne: Sylvain Dromard condamné à 30 ans de réclusion, 18 ans pour Murielle Bonin

Le verdict est tombé à minuit, vendredi, après plus de quatre heures de délibérations. La cour d’assises de la Marne a condamné Sylvain Dromard à 30 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de sa femme Laurence, le 15 juillet 2010 à Saint-Martin d’Ablois. Son ex-maîtresse, Murielle Bonin, a été reconnue coupable de complicité d’assassinat et a été condamnée à 18 ans de réclusion criminelle. À l’annonce du verdict, les deux accusés sont restés impassibles. Chloé, la plus jeune fille de Sylvain Dromard, a fondu en larmes. Quelques instants plus tard, elle est tombée dans les bras de son père tandis que Clarisse, la fille aînée, s’est, à son tour, effondrée.

Perpétuité requise contre Sylvain Dromard

La cinquième journée du procès de Sylvain Dromard et Murielle Bonin avait été consacrée aux plaidoiries des parties civiles et aux réquisitions de l’avocate générale. Cette dernière avait, selon ses propres termes, demandé des « condamnations très sévères » dans ce qu’elle qualifie «  d’affaire hors pair, un crime atroce, hors-norme ». « Les condamnations ne peuvent être identiques pour les deux, a expliqué Deborah Cosson au terme d’un réquisitoire d’une heure trois quarts. L’acte est plus odieux car il a été commis par quelqu’un qui était marié avec la victime depuis plus de 15 ans. L’acte est plus odieux car il a été commis par quelqu’un qui a eu deux enfants avec la victime. Sylvain Dromard nie les faits. Il adapte son discours en fonction de ce qui l’arrange. Il a eu des versions différentes. Il avait parfaitement conscience de ce qu’il faisait. C’est pour toutes ces raisons que je requiers à son encontre la réclusion criminelle à perpétuité. »
Concernant Murielle Bonin, l’avocate générale avait requis 20 ans de réclusion criminelle. Pour Deborah Cosson, la complicité d’assassinat de l’ex-maîtresse de l’accusé principal ne fait en effet aucun doute. « Sur les deux derniers mois, le couple avait en moyenne 26 échanges de SMS ou coup de téléphone par jour avec une moyenne de dix minutes par appel. Il y a eu un pic le 14 juillet, la veille des faits et un arrêt brutal le jour même après 17 h 41 (les faits se sont produits entre 20 et 22 heures). Et cela a repris le lendemain matin à 5 heures, ce qui n’est absolument pas dans leurs habitudes… »
Juste avant l’avocate générale, c’était les parties civiles qui avaient pris la parole. Les avocats des deux filles de Sylvain Dormard, étaient convaincus de l’innocence de celui-ci. M e  Chemla désignait même clairement Murielle Bonin comme responsable : « Je suis persuadé que si elle n’a pas d’alibi pour ce soir-là c’est qu’elle était en face de Laurence Dromard ! »
Avocats de la sœur, du frère et de la mère de la victime, M e  Carteret est, lui, certain de la culpabilité des deux. « Nous sommes face à un crime ourdi par un amant et une maîtresse qui ne pouvaient plus se passer l’un de l’autre… »

«Une magnifique erreur judiciaire »

M e  Lambroso, l’avocat de Sylvain Dromard a annoncé dès l’annonce du verdict qu’il interjetait appel dès ce samedi matin. Il parle « d’une magnifique erreur judiciaire » et va demander la remise en liberté de son client en attendant le procès en appel. M e  Carteret, l’avocat du frère, de la sœur et de la mère de Laurence Dromard, s’est dit soulagé pour ses clients. « Justice est passée », même s’il est conscient que de nouvelles épreuves les attendent en appel.
Me Miravete, avocat de Murielle Bonin est « très déçu de cette décision. J’avais nourri certains espoirs à la fin des débats tout comme ma cliente qui est ce soir bouleversée, dans un état de détresse extrêmement important. 18 ans c’est très lourd et elle conteste toujours les faits ».

L’acquittement avait été plaidé par la défense

Les avocats des deux accusés se sont succédé pendant plus de quatre heures devant les jurés de la cour d’assises de la Marne, hier après-midi. Avec la même plaidoirie, à savoir l’acquittement de leur client. Chacun tout de même avec des arguments très différents car depuis le début de l’audience, Murielle Bonin et Sylvain Dromard n’ont pas les mêmes positions sur l’assassinat de Laurence Dromard. Le mari, lui, nie toute participation de près ou de loin à ce drame pour lequel il comparaissait pour assassinat. Son avocat, M e  Lumbroso, a longuement insisté dans sa plaidoirie sur l’absence de certitude ou d’éléments probants dans ce dossier. « Certes Monsieur Dromard est ce qu’il est. Vous pouvez penser que c’est un goujat. Mais vous n’êtes pas là pour juger de sa moralité », a souligné l’avocat. Celui-ci a notamment mis en avant tous les détails de l’emploi du temps et des comportements de son client qui font que, selon lui, Sylvain Dromard n’a pu commettre ce qu’on lui reproche (délais trop courts, habits qui n’ont pas changé alors qu’il est censé les avoir ôtés après avoir tué sa femme, témoin qui dit l’avoir vu vivante à un horaire où il l’aurait tuée…).« Même si vous pensez qu’il n’est pas totalement innocent, le doute doit lui profiter. Vous devez l’acquitter. »
M e  Miravete a également demandé l’acquittement de sa cliente poursuivie pour complicité d’assassinat. Après avoir longuement mis en avant les éléments de l’emprise qu’avait Sylvain Dromard sur Murielle Bonin, l’avocat a souligné l’absence « d’intention criminelle » dans le comportement de sa cliente avant et après le drame. Si c’est elle qui accuse Sylvain Dromard de l’assassinat, M e  Miravete rappelle qu’elle avait été dans un premier temps poursuivie pour « non-dénonciation de crime » ou « non empêchement de crime » avant que cela soit requalifié en complicité d’assassinat. « Complice, c’est quoi, interroge l’avocat. C’est prêter aide et assistance sciemment dans une intention criminelle. Mais là, où est l’intention criminelle ? Si cela avait été le cas, on achète la batte de base-ball qui est supposé être l’arme du crime en espèce et pas en chèque comme l’a fait Murielle Bonin. On détruit le téléphone compromettant avant le crime, pas après ! On n’entretient pas autant de SMS et d’appels téléphoniques après ! »

http://www.lunion.fr/node/758444

vendredi 1 juillet 2016

Meurtre de la coiffeuse de Saint-Martin-d'Ablois : dernier jour de procès

C’est donc le cinquième et dernier jour du procès de l’affaire Dromard. Le verdict est attendu ce vendredi soir aux assises de la Marne. Sylvain Dromard et Murielle Bonin sont poursuivies pour le meurtre de Laurence Dromard, coiffeuse à Saint-Martin d'Ablois (Marne).
Parmi les accusés se trouve le mari de la victime Sylvain Dromard. Mais son sort a probablement basculé ce jeudi soir avec un véritable coup de théâtre (lire ici notre article).

Ce vendredi matin était réservé aux parties civiles. Depuis le milieu de la journée, ce sont les réquisitoires. D’abord celles de l’avocat général. Preuves à l’appui, déclarations sur déclarations, il démontre que les coupables sont en face de lui. Et plus précisément que Sylvain Dromard à bien tué sa femme le 15 juillet 2010 à Saint-Martin-d’Ablois (Marne).

Avant l’avocat général, ce sont les avocats des parties civiles qui ont parlé de Laurence Dromard (la victime), mais aussi des deux accusés (Sylvain Dromard et Murielle Bonin).

Le verdict est attendu ce vendredi soir.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/marne/reims

Meurtre de la coiffeuse de Saint-Martin-d'Ablois : Sylvain Dromard en difficulté

A ce quatrième jour du procès de Sylvain Dromard et Murielle Bonin, Sylvain Dromard n’a pas marqué des points à cette audience de la cour d’assises de la Marne à la suite d’une question de son propre avocat. Cette question met en lumière un nouveau mensonge. Habituellement Sylvain Dromard a réponse à tout, mais là, ce jeudi après-midi, sa réponse n’a pas satisfait la cour. Une pièce du dossier pourrait être fatale à Sylvain Dromard.

Ce jeudi matin, les filles de la victime ont pris la parole

Elles regrettent évidement la disparition de leur même « la meilleure maman du monde ».

Le procès doit s'achever vendredi. Les deux accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité pour "assassinat" et "complicité d'assassinat".
http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/marne

Tribunal de Bordeaux : l'ouvrière avait été happée par une écimeuse

Une ouvrière agricole du château Maison Noble avait été victime d’un très grave accident en 2013 suivi de séquelles importantes. L’affaire a été évoquée, hier jeudi, devant le tribunal.
«C'est un dossier qui est terrible au niveau des faits. » D'emblée, Caroline Baret, présidente de la 4e chambre du tribunal correctionnel de Bordeaux, plante le décor. Il est vrai que l'affaire est douloureuse. À la barre, comparaissent deux salariés, le gérant et la propriétaire du château Maison Noble, des Ukrainiens, dont les vignes sont situées sur la commune de Loubens, dans le canton de La Réole.
La justice leur reproche d'avoir occasionné involontairement de très graves blessures à une ouvrière lors d'une opération d'épamprage.
Les faits remontent au 27 août 2013. La veille, de retour de vacances comme la plupart des salariés du château, le chef de culture fait un tour sur les différentes parcelles et note que la vigne a fortement poussé. Il décide donc de faire passer l'écimeuse attelée à un tracteur pour éclaircir les rangs afin de faciliter ensuite le travail des ouvriers chargés d'épamprer.
Des instructions sont données au conducteur du tracteur ainsi qu'à cinq ouvriers qui se rendent sur la parcelle désignée. L'équipe est en place en début de matinée. Le conducteur de la rogneuse-écimeuse attaque sa mission, tandis que les ouvriers agricoles, à pied, se trouvent à proximité. Après quelques minutes et alors qu'il a effectué un certain nombre de rangs, le tracteur se trouve face à une ouvrière qui est en train d'épamprer. Le conducteur s'arrête immédiatement et lui demande de s'écarter.

Touchée à la tête

La quinquagénaire passe sous le rang de vigne et se trouve hors de danger à une distance d'environ 3,50 m. Le conducteur redémarre et, lorsqu'il tourne au bout de la parcelle, il aperçoit l'employée au sol. Les salariés accourent et découvrent leur collègue, le visage en sang. Pour une raison toujours inexpliquée aujourd'hui, l'ouvrière a eu une partie de la tête happée par les lames de l'écimeuse. Les blessures sont d'une extrême gravité. La quinquagénaire va perdre un œil et son état nécessitera la pose d'une plaque métallique sur une pommette et une arcade. Mais encore plus dramatique, l'hémisphère gauche du cerveau est atteint. Elle va perdre une partie de sa motricité, du langage et de la coordination de ses gestes et paroles.
« Pourquoi n'avez-vous pas décalé les interventions ? », demande la présidente du tribunal au chef de culture. Ce dernier reconnaît qu'il n'aurait pas dû faire travailler les employés à pied en même temps que l'écimeuse.

Relaxe générale

L'Ukrainien, gérant du château, acheté quelques mois plus tôt, avoue qu'il ignorait tout du fonctionnement de l'entreprise et du travail de la vigne, ce qui n'était pas le cas du chef de culture fort de neuf années d'ancienneté sur la propriété.
À son encontre, la vice-procureure Nathalie Mathieu réclamera un an de prison avec sursis. 1 000 euros d'amende avec sursis seront requis contre le tractoriste et une amende de 8 000 euros contre le château, personne morale.
Pour la défense, Mes Sylvie de Lestrange, Charles Dufranc et Henri-Michel Gata ont plaidé la relaxe. Le tribunal les a suivis. L'affaire va se poursuivre au plan civil
http://www.sudouest.fr/2016/07/01/happee-par-une-ecimeuse-2420076-2780.php
 

INFO LE FIGARO - Fabienne Kabou fait appel de sa condamnation

Fabienne Kabou, condamnée vendredi dernier à vingt ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de sa fille Adélaïde, 15 mois, à Berck (Pas-de-Calais), a interjeté appel ce vendredi matin. Elle sera donc rejugée par une autre cour d’assises, probablement celle du Nord, à Douai.
Les experts psychiatres ont estimé que le discernement de cette femme de 39 ans était considérablement altéré au moment de son passage à l’acte criminel : elle n’encourait plus, de ce fait, que 30 ans de réclusion, et non pas la perpétuité.

Le 19 novembre 2013, Fabienne Kabou avait déposé Adélaïde sur une plage, afin que la marée montante l’emporte. La petite fille avait été retrouvée noyée le lendemain matin.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

Alès : il lui éclate le tympan, il prend un an ferme

Elle lui devait 40 € pour l'achat de drogue ; il lui réclame 550 € et la frappe.
Dans le box des prévenus, Salem a du mal à se contenir : "J'ai envoyé cinq ou six messages pour rigoler, mais je me suis excusé. Je me suis mis droit, je travaille en intérim ou au black. Je suis trop gentil, après je me fais enfoncer." De l'autre côté de la barre, Magali, en tant que victime, a une tout autre appréciation des déclarations : "Il m'a dit qu'il allait calibrer mes filles. Il bousille ma vie. Je n'en peux plus."
"Je te butte, toi et tes enfants"
Tout a commencé par un achat de cocaïne. Magali devait 40 € à Salem pour la transaction. Pour une obscure raison, l'homme de 37 ans décrète que des intérêts s'appliquent à ce prêt d'argent. Salem réclame donc 550 € et commence à menacer la femme : "Je vais t'éclater. Je te butte, toi et tes enfants. Je te mets une bombe…"Magali décide de se rendre chez le prévenu pour rembourser sa dette initiale, à laquelle elle ajoute 20 €. Salem, mécontent, continue de la menacer. Il l'attrape par les cheveux et lui frappe la tête au sol.
Les menaces se poursuivent et, quelques jours plus tard, Magali croise Salem en ville. Il veut sa carte bancaire ; elle refuse. Elle lui donne un coup. Lui la frappe aussi au niveau de l'oreille. Le tympan est éclaté ; une opération est nécessaire. Le prévenu reconnaît les menaces envoyées par textos, mais réfute les violences. "Je l'ai juste poussée", clame-t-il.
Dans la salle d'audience, des spectateurs interpellent le prévenu. Malgré les injonctions de la présidente de l'audience, Amandine Abegg, l'un d'eux est expulsé par le substitut du procureur de la République, David Durand. Le magistrat du parquet réclame deux ans de prison ferme, avec mandat de dépôt, à l'encontre de Salem.
Me Sophie Bonnaud, intervient au nom de la défense. Dans sa plaidoirie, elle souligne l'inutilité d'un mandat de dépôt : "Il a davantage besoin d'une obligation de soins. À quoi servira la détention dans son cas ? À rien, puisqu'il ne sera pas en capacité de rembourser la partie civile. Quand il sortira, sa situation sera pire. Il aura perdu son logement, son travail."
Après en avoir délibéré, le tribunal condamne Salem à 2 ans de prison ferme, dont un an assorti d'un sursis avec mise à l'épreuve. À la question de la présidente qui lui demande, avant de rejoindre la maison d'arrêt, s'il consomme des stupéfiants, Salem répond tout de go : "Les stups j'ai arrêté. Je fume juste un joint tous les soirs." 
http://www.midilibre.fr/2016/06/30/il-lui-eclate-le-tympan-il-prend-un-an-ferme,1358318.php