Les mois passent et les ennuis s'accumulent pour Me Patrick Postillon, qui régna longtemps en maître à Nice, sur l'une des plus importantes études notariales de France, classée en 2007 première de province avec près de cent salariés.
En violent conflit avec six de ses sept associés, ce notaire atypique de 57 ans va de Charybde en Scylla. Alors qu'il imputait à des associés diverses turpitudes, dont des faux en écritures publiques - des actes ayant été, selon lui, antidatés pour bénéficier d'exonérations fiscales -, il s'est retrouvé mis en examen.
Du pénal au disciplinaire
Poursuivi pour escroquerie (liée à de présumées prestations chômage encaissées par son épouse), abus de confiance (relatif à trois emplois supposés fictifs) et même blanchiment aggravé (à l'occasion de la vente d'un bien personnel), il s'est vu interdire l'accès à son étude.
L'instruction est toujours en cours. Sans attendre la clôture, le parquet de Nice a lancé une procédure disciplinaire qui vient d'aboutir à la destitution du notaire d'origine marseillaise.
« Cela ne changera pas grand-chose », grimace ce dernier. « Déjà, je ne pouvais plus me rendre à l'étude. » Plus sérieusement : « On m'écarte de la profession alors que l'on ne me reproche aucun problème avec la clientèle. »
« Il n'a jamais failli à ses obligations professionnelles », confirme son avocat, Me Gérard Baudoux. Effectivement, Patrick Postillon est destitué pour s'être trop consacré à des activités de marchands de biens (par l'intermédiaire de sociétés civiles immobilières, il loue 1 500 m2 de locaux à la SCP) et à des fonctions commerciales (il possède un haras en région parisienne).
Associée menacée du même sort
« J'ai contre moi le procureur de Nice et les instances professionnelles. Dès lors, je m'attendais à cette sanction disciplinaire qui ne repose sur rien et que je conteste devant la cour d'appel. J'ai dénoncé un certain nombre de choses dont personne jusqu'ici ne se préoccupait, alors il faut m'éliminer, me décrédibiliser. »
La Chambre départementale nie tout parti pris : « S'agissant de la destitution, le représentant de la chambre régionale s'en est remis à la sagesse du tribunal », explique son président, Me Hervé Paillard.
« Quant aux problèmes invoqués de dates sur des actes, les derniers contrôles menés à l'étude n'ont rien révélé. »
Me Postillon maintient cependant ses accusations. En désespérant qu'elles génèrent des poursuites à l'encontre de ses adversaires (1). « On veut me mettre le compte, à moi et à Me Corinne Alpini, qui m'a soutenu et qui est à son tour menacée de destitution. Dans le contexte actuel, je crains fort que cette consœur ne subisse le même sort… »
http://www.nicematin.com/article/corinne-alpini/un-notaire-nicois-lun-des-plus-gros-de-france-destitue.819229.html
Il faut faire confiance en la justice (Hegel) Revue de la presse judiciaire ici........
vendredi 23 mars 2012
jeudi 22 mars 2012
Duflos condamné à 25 ans de réclusion criminelle
Aux assises de l'Oise, Philippe Duflos a été condamné à 25 ans de réclusion pour le viol et le meurtre de Jennifer, à Creil, en 2008. L'avocate générale avait requis la perpétuité.
A 23 heures, la cour d'assises de l'Oise a condamné Philippe Duflos à 25 ans de réclusion criminelle, dont 16 ans de sûreté. L'avocate générale avait requis la perpétuité. Philippe Duflos, 50 ans, a été reconnu coupable du viol et du meurtre de Jennifer Vimeux, le 13 novembre 2008, à Creil.
Mercredi 21 mars 19 heures: Isabelle Verissimo, l'avocate générale, a requis hier à 19 heures à Beauvais, la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans à l'encontre de Philippe Duflos, 50 ans. Elle a demandé aux jurés de la cour d'assises de l'Oise de reconnaître l'ancien gardien du stade de Creil du meurtre, qu'il avoue, mais aussi du viol, qu'il nie, de Jennifer Vimeux, 22 ans, le 13 novembre 2008.
Mme Verissimo a balayé la version de Duflos, qui affirme qu'il a entretenu pendant cinq ans une liaison avec la petite amie de son fils, qu'elle lui a librement prodigué une fellation ce soir-là puis qu'il l'a tuée parce qu'elle voulait dénoncer son fils Nicolas, trafiquant de drogue.
«Un égocentrique qui veut donner une image acceptable»
Factuellement, pour prouver le viol, l'avocate générale s'est appuyée sur le fait que Jennifer avait à de nombreuses reprises confié sa peur, presque son dégoût, de Duflos, et surtout sur les traces d'ecchymoses relevées sur le crâne de la victime, ainsi que les traces d'ADN sous ses ongles, qui confirment à ses yeux la thèse d'un rapport violent et imposé. Psychologiquement, elle a estimé que Duflos a agi parce qu'«en quittant son fils, avec qui il a une relation en miroir, elle le quittait aussi». Qu'il l'a violée «parce qu'elle était son fantasme et que c'était sa dernière chance de l'assouvir». Puis qu'il a menti « parce que cet égocentrique veut donner de lui une image acceptable», et qu'ainsi il « devient le héros de sa propre histoire». Un héros qui tombe les jeunes filles et défend son fils bec et ongles, quand bien même ce dernier, inconsolable de Jennifer, se suicidera en mai 2009.
Deux haines se rencontrent
Avant l'avocate générale, l'avocat des parties civiles, Thierry Thavard, a défendu la mémoire de la jeune fille, «belle, éclatante, amoureuse de la vie ; pas la traînée décrite par celui-là, comme si après l'avoir tuée en 2008, il voulait maintenant la tuer dans le cœur de ses proches».
Ce dernier jour a également permis à la mère et aux sœurs de Jennifer de dire leur douleur et leur colère. «Qu'avez-vous à dire à cette famille qui souffre ?», tonne Me Thierry Thavard, conseil de la famille Vimeux. Duflos les fixe d'un regard terrible. Eux ne baissent pas les yeux. Deux haines se rencontrent lors d'un silence qui semble durer des heures. Enfin, il lâche : «Rien, parce qu'ils se sont foutus de la gueule de mon fils».
La tension monte. La partie civile a demandé à visionner la vidéo de la reconstitution, quand Duflos a mimé sans émotion la scène d'étranglement.
Son avocat MeRobin signale : «Je vais sortir. Le cinéma, à 11 heures, c'est pas mon truc. Les pop-corn, c'est dehors».
MeThavard s'offusque : «Le gobelet de pop-corn, à la famille d'une morte, je ne peux pas l'accepter». Me Robin parle de «dictature de l'émotion». On voit finalement le film, sans lui.
Les Vimeux affrontent l'épreuve, une de plus. Ces gens modestes ont leur dignité. On demande à la maman de quoi Duflos a traité sa fille. Le mot ne peut sortir, alors elle épèle, d'une voix éteinte : «de p-u-t-e».
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Duflos-condamne-a-25-ans-de-reclusion-criminelle
Un an ferme pour des arnaques sur Leboncoin.fr
Ce mardi, un Roannais de 20 ans a été condamné à un an de prison ferme pour avoir escroqué sept victimes via le site Internet Le bon coin pour un préjudice estimé à 1 750 euros.
Les faits remontent à juillet 2010. Le jeune roannais avait mis en vente via des annonces Internet sur Le Bon Coin différents objets: Iphone, iPad, télépone divers et coques de scooter... Il demandait à chaque fois aux acheteurs d'envoyer par courrier le réglement. En revanche, il n'envoyait jamais en retour la marchandise promise.
Le jeune homme déjà condamné pour escroquerie a écopé d'une peine plancher d'un an de prison ferme. Absent à l'audience du tribunal correctionnel de Roanne, un mandat d'arrêt a été décerné à son encontre. Il devra également dédommager les parties civiles.
http://www.leprogres.fr/loire/2012/03/21/un-an-ferme-pour-escroquerie-sur-le-site-du-bon-coin
Les faits remontent à juillet 2010. Le jeune roannais avait mis en vente via des annonces Internet sur Le Bon Coin différents objets: Iphone, iPad, télépone divers et coques de scooter... Il demandait à chaque fois aux acheteurs d'envoyer par courrier le réglement. En revanche, il n'envoyait jamais en retour la marchandise promise.
Le jeune homme déjà condamné pour escroquerie a écopé d'une peine plancher d'un an de prison ferme. Absent à l'audience du tribunal correctionnel de Roanne, un mandat d'arrêt a été décerné à son encontre. Il devra également dédommager les parties civiles.
http://www.leprogres.fr/loire/2012/03/21/un-an-ferme-pour-escroquerie-sur-le-site-du-bon-coin
Deux Roubaisiens condamnés à 12 ans de réclusion criminelle
À l'annonce du verdict, ils ont gardé le même « visage de marbre » qu'ils ont arboré durant les trois jours d'audience. Impassibles malgré les 12 ans de réclusion criminelle prononcée à l'encontre de deux d'entre eux. Le troisième, qui s'était enfui avant les faits non sans avoir tenté de voler du liquide, écope d'un an de prison avec sursis et mise à l'épreuve*.
Ces trois quinquagénaires, en totale déshérence, étaient jugés par la cour d'assises de Douai qui avait à se pencher sur le viol particulièrement sordide de Louise, la voisine et la confidente de l'un des accusés. Peut-être même un souffre-douleur. « Oui c'est un dossier triste, oui la vie est triste » , se désole Me Nicolas Brazy, avocat de la défense.
Des excuses en fin d'audience
Ce jour de juin 2010, dans cette maison découpée en appartements dans le centre de Roubaix, les locataires ont bu plus que de raison. C'est peut-être la seule certitude d'un dossier « qui baigne dans l'alcool ». Car beaucoup de questions restent malheureusement en suspens. Que vont faire ces trois-là dans l'appartement du rez-de-chaussée ? Faire la fête comme ils en ont l'habitude ? Ont-ils fait irruption, une seringue de Valium à la main dans l'idée d'abuser de la locataire ? Toujours est-il que tout dérape assez vite. À peine Thierry S. a-t-il le temps de quitter la pièce que Mohamed M. et Alain K. infligent des rapports sexuels avilissants à la vieille dame. Le premier les nie et explique avoir répondu à une demande de son amie, le second a fini par les reconnaître. « Aujourd'hui, nous sommes tous d'accord pour dire qu'il s'agit d'un viol », admet Me Brazy. C'est S., qui surgira pour leur demander de la laisser tranquille, « la seule lueur de ce dossier », selon l'avocat général. Mais le mal est déjà fait.
Ceci dit, où se place la vérité dans une affaire où se mélange pauvreté, solitude, misère sexuelle et intellectuelle, dépendances à l'alcool ou aux psychotropes, absence de repères ? En réclamant 12 ans de détention pour les deux principaux accusés, l'avocat général a fait pencher la balance de la Justice vers la plaignante. « Le premier pense que ses silences suffiront à lui éviter les foudres de la loi et l'autre que ses mensonges nous abuseront, grince Luc Frémiot qui conclut en citant Paul Eluard. Pensez une dernière fois à la victime, cette vieille petite fille. Après une vie faite de drames, elle est passée sous les arches de la nuit et partout où elle a passé, elle a laissé l'empreinte des choses brisées. » Autant vous dire qu'après le passage à la barre d'une victime diminuée et le talent oratoire de l'ancien procureur de la République de Douai, la tâche des avocats de la défense s'annonçait compliquée. « Plusieurs vérités s'affrontent, plaide Me Christian Cochet. L'épisode de la piqûre est par exemple une vérité incertaine car rien ne permet de dire qu'il s'est réellement passé. Il y a bien une trace mais elle a pu être faite à l'hôpital. Pour moi, la vérité judiciaire doit rester humaine. » Quelques minutes plus tard, Alain K. demandait pardon. Mohamed M. restait arc-bouté dans ses contradictions. « Toute ma vie, je suis resté honnête, explique cet ancien commerçant. Je n'ai jamais blessé quelqu'un. Je regrette ce qu'il s'est passé. Pour elle, j'étais plus qu'un confident. J'espère juste qu'elle a réussi à stopper l'alcool ». Un début d'excuse que la victime n'entendra pas. Trop faible, elle n'a pas pu assister au dernier jour du procès.w Thierry S. n'était poursuivi que pour un délit connexe, à savoir la tentative de vol. Il a rapidement été mis hors de cause par les policiers chargés d'enquêter sur le viol
http://www.nordeclair.fr/Actualite/2012/03/17/deux-roubaisiens-condamnes-a-12-ans-de-r.shtml
Ces trois quinquagénaires, en totale déshérence, étaient jugés par la cour d'assises de Douai qui avait à se pencher sur le viol particulièrement sordide de Louise, la voisine et la confidente de l'un des accusés. Peut-être même un souffre-douleur. « Oui c'est un dossier triste, oui la vie est triste » , se désole Me Nicolas Brazy, avocat de la défense.
Des excuses en fin d'audience
Ce jour de juin 2010, dans cette maison découpée en appartements dans le centre de Roubaix, les locataires ont bu plus que de raison. C'est peut-être la seule certitude d'un dossier « qui baigne dans l'alcool ». Car beaucoup de questions restent malheureusement en suspens. Que vont faire ces trois-là dans l'appartement du rez-de-chaussée ? Faire la fête comme ils en ont l'habitude ? Ont-ils fait irruption, une seringue de Valium à la main dans l'idée d'abuser de la locataire ? Toujours est-il que tout dérape assez vite. À peine Thierry S. a-t-il le temps de quitter la pièce que Mohamed M. et Alain K. infligent des rapports sexuels avilissants à la vieille dame. Le premier les nie et explique avoir répondu à une demande de son amie, le second a fini par les reconnaître. « Aujourd'hui, nous sommes tous d'accord pour dire qu'il s'agit d'un viol », admet Me Brazy. C'est S., qui surgira pour leur demander de la laisser tranquille, « la seule lueur de ce dossier », selon l'avocat général. Mais le mal est déjà fait.
Ceci dit, où se place la vérité dans une affaire où se mélange pauvreté, solitude, misère sexuelle et intellectuelle, dépendances à l'alcool ou aux psychotropes, absence de repères ? En réclamant 12 ans de détention pour les deux principaux accusés, l'avocat général a fait pencher la balance de la Justice vers la plaignante. « Le premier pense que ses silences suffiront à lui éviter les foudres de la loi et l'autre que ses mensonges nous abuseront, grince Luc Frémiot qui conclut en citant Paul Eluard. Pensez une dernière fois à la victime, cette vieille petite fille. Après une vie faite de drames, elle est passée sous les arches de la nuit et partout où elle a passé, elle a laissé l'empreinte des choses brisées. » Autant vous dire qu'après le passage à la barre d'une victime diminuée et le talent oratoire de l'ancien procureur de la République de Douai, la tâche des avocats de la défense s'annonçait compliquée. « Plusieurs vérités s'affrontent, plaide Me Christian Cochet. L'épisode de la piqûre est par exemple une vérité incertaine car rien ne permet de dire qu'il s'est réellement passé. Il y a bien une trace mais elle a pu être faite à l'hôpital. Pour moi, la vérité judiciaire doit rester humaine. » Quelques minutes plus tard, Alain K. demandait pardon. Mohamed M. restait arc-bouté dans ses contradictions. « Toute ma vie, je suis resté honnête, explique cet ancien commerçant. Je n'ai jamais blessé quelqu'un. Je regrette ce qu'il s'est passé. Pour elle, j'étais plus qu'un confident. J'espère juste qu'elle a réussi à stopper l'alcool ». Un début d'excuse que la victime n'entendra pas. Trop faible, elle n'a pas pu assister au dernier jour du procès.w Thierry S. n'était poursuivi que pour un délit connexe, à savoir la tentative de vol. Il a rapidement été mis hors de cause par les policiers chargés d'enquêter sur le viol
http://www.nordeclair.fr/Actualite/2012/03/17/deux-roubaisiens-condamnes-a-12-ans-de-r.shtml
Besançon : quinze ans pour l’étrangleur
Quinze ans de réclusion criminelle ont été infligés hier par la cour d’assises du Doubs à Lyazid Khatir accusé d’avoir tué, à Montbéliard, en l’étranglant avec un câble d’antenne de télévision Nordine Hadjami, un handicapé mental de 50 ans (nos journaux des 15 et 16 mars). Tout au long des trois jours de débats, Khatir a nié être l’auteur du meurtre alors qu’il avait passé une série d’aveux circonstanciés au fil de l’enquête et de l’instruction. Les jurés ont exactement suivi la peine demandée par l’avocate générale Karine Renaud. Au fil d’un réquisitoire clair et étayé, la magistrate s’est fondée sur « les éléments objectifs » du dossier pour convaincre les jurés qu’il n’y avait pas matière à douter. Et que Khatir était bien le meurtrier : « C’est Khatir qui désigne aux policiers le câble comme l’arme, qui décrit comment il a serré, a mis son genou sur le thorax de la victime poussée sur un fauteuil pour serrer plus. Seul l’auteur du meurtre sait comment ça s’est passé, les détails sur la façon de tuer, il les a donnés au juge. Jusqu’à la fin de l’instruction, il n’a pas remis en cause sa culpabilité. Il n’a jamais nié être l’auteur du meurtre jusqu’à la confrontation finale, il a seulement varié sur le transport du corps ». Pour la magistrate, il y a eu escalade de la violence et « on sait que Khatir peut être violent et dangereux quand il a bu et est contrarié ». Bref, Hadjami la victime, fluet et de petite taille, n’a pas fait le poids face à Khatir qui « a dû lui demander de l’argent comme il le faisait beaucoup avec tout le monde, Khatir qui nie l’évidence car devant faire face à un conflit intérieur ».
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/03/17/quinze-ans-pour-l-etrangleur
« Pas de certitudes »
En demandant aux jurés de « dépasser les évidences », Me Randall Schwerdorffer a bien senti que le réquisitoire faisait une synthèse efficace de l’affaire. Le défenseur a plaidé l’acquittement, il ne croit pas aux aveux de Khatir « qui ne collent pas à la réalité du dossier ». En fait, l’avocat s’est évertué à instiller un doute permanent en misant sur « les lacunes du dossier », des zones d’ombre ou de semi-évidence et sur cette demande de supplément d’information faite par le frère de la victime. Celui-ci souhaitait une comparaison de l’ADN inconnu relevé sur le câble avec celui d'un homme vu et décrit par un témoin et pouvant avoir accompagné Khatir lors du transport du corps du défunt enroulé dans le tapis. Paradoxe, le défenseur avait relayé cette demande tandis que M e Eric Müller, partie civile, n’en voyait pas le réel intérêt « tant ce dossier contient des éléments incontestables ». Au final, M e Schwerdorffer a repris, s’est évertué à démonter ces fameux éléments objectifs et a souligné : « La famille de la victime voulait savoir à qui était cet ADN inconnu, on devait explorer cette piste. La vérité judiciaire n’est pas toujours la vérité. Au-delà des évidences, on ne peut dire, c’est Khatir au cerveau en bouillie et tentant de reconstruire une réalité qui a tué, ou c’est Mahnouche qui a tué, ou c’est l’homme dont a été demandée la comparaison d’ADN qui a tué. Il n’y a pas de certitudes dans ce dossier ».http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/03/17/quinze-ans-pour-l-etrangleur
mercredi 21 mars 2012
Besançon : dix ans de réclusion pour l’auteur du meurtre de Morteau après un SMS
« Les individus les plus dangereux sont les gens amoureux : ils sont dans la passion et non dans la raison, sans plus de place pour la réflexion. Le crime passionnel, c’est le crime de l’honnête homme, personne n’est à l’abri. » Au fil de sa plaidoirie, M e Schwerdorffer aura dressé de son client, Yvon Octau, l’auteur du meurtre de cette mère de famille de 39 ans avec laquelle il comptait refaire sa vie (lire notre édition d’hier), le portrait d’un « pauvre homme submergé par ses sentiments ». N’ayant jamais eu affaire à la justice, il venait en effet de prendre sa retraite au terme d’une vie centrée sur son travail, son fils et la pêche, sans autre place pour les femmes que des aventures passagères et des liaisons éphémères qui n’excédaient pas deux mois.
Là, avec cette voisine du dessus de vingt ans de moins que lui et qui lui accordait ses faveurs, il avait cru à l’embellie pour finir sa vie. « La preuve », soulignera la défense, « c’était la première fois qu’il présentait une femme à son fils et à son meilleur ami qu’il connaissait depuis plus de vingt ans. » Bref, elle était devenue sa passion. Mais il n’était pour elle qu’une passade. Et elle en aimait déjà un autre, celui qui lui envoyait les fameux SMS et à qui elle avait parlé d’Yvon Octau comme d’un « voisin qui lui rendait des services, comme garder les enfants ou les emmener à l’école ».
Passion, pulsion… Au second jour du procès, les experts psychologues et psychiatres ont expliqué par « l’angoisse de perte et d’abandon » le « court-circuit » qui s’est passé dans son esprit lorsqu’il a compris que leur brève histoire était finie. « La pulsion a pris le dessus sur la raison. L’alcool aidant, il a préféré annuler celle qu’il sentait partir plutôt que d’assumer sa perte. »
D’où la thèse du crime passionnel développée par la défense qui demandera au jury de « faire preuve d’une particulière clémence ».
Auparavant, les avocats des parties civiles auront décrit la détresse des fils, des sœurs et de la mère de la victime qui « pour la revoir n’ont plus que le cimetière », comme le soulignera M e Levieux, « alors que celui qui l’a abattue, pour ne pas dire exécutée d’une balle en pleine tête, pourra, lui, revoir son fils et ses amis lorsqu’il sortira de prison ».
« Je sais, j’ai tout gâché et je ne me le pardonnerai jamais », a lancé l’accusé lors d’une de ses rares prises de parole. Se rappelant leur année de vie commune voilà une trentaine d’années, la mère de son fils venue témoigner à la barre avait indiqué : « Quand je lui disais que j’allais le quitter, il me répondait que les auteurs de crimes passionnels ne sont jamais inquiétés ». Voici Yvon Octau détrompé. S’il a comparu libre ces deux jours de procès pour avoir été libéré en juillet 2010 après vingt et un mois de détention provisoire, il a regagné hier la maison d’arrêt où, à 64 ans, il doit maintenant purger le restant des dix ans de réclusion qui lui ont été infligés.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/03/21/j-ai-tout-gache
Là, avec cette voisine du dessus de vingt ans de moins que lui et qui lui accordait ses faveurs, il avait cru à l’embellie pour finir sa vie. « La preuve », soulignera la défense, « c’était la première fois qu’il présentait une femme à son fils et à son meilleur ami qu’il connaissait depuis plus de vingt ans. » Bref, elle était devenue sa passion. Mais il n’était pour elle qu’une passade. Et elle en aimait déjà un autre, celui qui lui envoyait les fameux SMS et à qui elle avait parlé d’Yvon Octau comme d’un « voisin qui lui rendait des services, comme garder les enfants ou les emmener à l’école ».
Passion, pulsion… Au second jour du procès, les experts psychologues et psychiatres ont expliqué par « l’angoisse de perte et d’abandon » le « court-circuit » qui s’est passé dans son esprit lorsqu’il a compris que leur brève histoire était finie. « La pulsion a pris le dessus sur la raison. L’alcool aidant, il a préféré annuler celle qu’il sentait partir plutôt que d’assumer sa perte. »
D’où la thèse du crime passionnel développée par la défense qui demandera au jury de « faire preuve d’une particulière clémence ».
Treize ans requis
De l’autre côté du prétoire, l’avocat général réfute cette théorie. « Le crime passionnel n’existe plus en droit français depuis 1975 », martèle-t-elle en parlant d’un « acte sidérant de froideur. Lorsqu’il a compris qu’elle allait le quitter, il s’est levé sans un mot, est allé chercher le fusil dans sa chambre et, à son retour, a tiré sans sommation. Il ne lui a laissé aucune chance. Il l’a éliminée car il refusait qu’elle lui échappe. C’est un crime d’amour propre. » Rappelant qu’il encourt trente ans, elle requiert treize ans de réclusion.Auparavant, les avocats des parties civiles auront décrit la détresse des fils, des sœurs et de la mère de la victime qui « pour la revoir n’ont plus que le cimetière », comme le soulignera M e Levieux, « alors que celui qui l’a abattue, pour ne pas dire exécutée d’une balle en pleine tête, pourra, lui, revoir son fils et ses amis lorsqu’il sortira de prison ».
« Je ne me le pardonnerai jamais »
Stigmatisant un « odieux crime », sa consœur, M e Jacquemet, relèvera qu’à « aucun moment il n’a cherché à avoir d’explication » avant de « choisir d’effacer la victime de la surface de la terre en appuyant sur la détente », comme le dira M e Serri.« Je sais, j’ai tout gâché et je ne me le pardonnerai jamais », a lancé l’accusé lors d’une de ses rares prises de parole. Se rappelant leur année de vie commune voilà une trentaine d’années, la mère de son fils venue témoigner à la barre avait indiqué : « Quand je lui disais que j’allais le quitter, il me répondait que les auteurs de crimes passionnels ne sont jamais inquiétés ». Voici Yvon Octau détrompé. S’il a comparu libre ces deux jours de procès pour avoir été libéré en juillet 2010 après vingt et un mois de détention provisoire, il a regagné hier la maison d’arrêt où, à 64 ans, il doit maintenant purger le restant des dix ans de réclusion qui lui ont été infligés.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/03/21/j-ai-tout-gache
Et la branche tua le voisin…
Le tribunal jugeait hier un chef d'entreprise dont la pelle mécanique fit chuter une branche, fatale à l'agriculteur chez qui ces travaux avaient lieu, à Caupenne.
Délibéré au 24 mai. On saura alors si le tribunal correctionnel présidé par Christine Catugier, aura été à l'écoute du procureur Philippe Pommereul, qui a requis hier une amende de 15 000 €, ou s'il a été sensible à la défense de Me Jean-François Dubois, qui a plaidé la relaxe de son client. Ce dernier, chef d'entreprise de travaux paysagers, répondait de la mort accidentelle de son premier voisin, le 12 janvier 2009. Ce jour-là, la pelle mécanique du prévenu, maniée par un salarié de son entreprise, creusait une mare chez le voisin agriculteur. Dans ses mouvements, la flèche de l'engin heurta une branche qui chuta sur le propriétaire des lieux. Grièvement blessé, cet homme, dont l'épouse et le fils parties civiles étaient présents hier à l'audience, assistés par Me Éric Mathias, décéda quelques heures plus tard dans l'hôpital bordelais vers lequel il avait été héliporté. Un balisage du chantier avec mise en place d'un « périmètre de sécurité » aurait-il permis d'éviter le drame ? Pour l'accusation et la partie civile, il est évident que ces précautions auraient évité le pire. Le prévenu finalement est bien d'accord pour reconnaître que si elle ne s'était pas trouvée « sous la branche », la victime ne l'aurait pas reçue sur la tête. Oui mais pas si facile, dit-il… Et d'expliquer que « les travaux en milieux agricoles » ont leurs spécificités. Parmi lesquelles, le fait que l'agriculteur donneur d'ordre veut se tenir au plus près de la pelle pour « diriger » le chantier et pratiquement le « conduire » au doigt et à l'œil. Du coup, les périmètres de sécurité et autres précautions élémentaires sont difficiles, voire impossibles, à imposer à ce type de client. Au risque de le fâcher et de perdre le marché.
Pour le procureur, ces considérations « n'exonèrent pas le prévenu de son laxisme coupable ». Que confirme la veuve, laquelle a constaté qu'en dépit du drame, l'entreprise n'a pas changé sa façon d'opérer quand elle intervient… en milieu agricole.
Pour la défense, la qualification des faits reprochés au chef d'entreprise n'étant pas la bonne, la relaxe s'impose.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/16/1307761-auch-et-la-branche-tua-le-voisin.html
Délibéré au 24 mai. On saura alors si le tribunal correctionnel présidé par Christine Catugier, aura été à l'écoute du procureur Philippe Pommereul, qui a requis hier une amende de 15 000 €, ou s'il a été sensible à la défense de Me Jean-François Dubois, qui a plaidé la relaxe de son client. Ce dernier, chef d'entreprise de travaux paysagers, répondait de la mort accidentelle de son premier voisin, le 12 janvier 2009. Ce jour-là, la pelle mécanique du prévenu, maniée par un salarié de son entreprise, creusait une mare chez le voisin agriculteur. Dans ses mouvements, la flèche de l'engin heurta une branche qui chuta sur le propriétaire des lieux. Grièvement blessé, cet homme, dont l'épouse et le fils parties civiles étaient présents hier à l'audience, assistés par Me Éric Mathias, décéda quelques heures plus tard dans l'hôpital bordelais vers lequel il avait été héliporté. Un balisage du chantier avec mise en place d'un « périmètre de sécurité » aurait-il permis d'éviter le drame ? Pour l'accusation et la partie civile, il est évident que ces précautions auraient évité le pire. Le prévenu finalement est bien d'accord pour reconnaître que si elle ne s'était pas trouvée « sous la branche », la victime ne l'aurait pas reçue sur la tête. Oui mais pas si facile, dit-il… Et d'expliquer que « les travaux en milieux agricoles » ont leurs spécificités. Parmi lesquelles, le fait que l'agriculteur donneur d'ordre veut se tenir au plus près de la pelle pour « diriger » le chantier et pratiquement le « conduire » au doigt et à l'œil. Du coup, les périmètres de sécurité et autres précautions élémentaires sont difficiles, voire impossibles, à imposer à ce type de client. Au risque de le fâcher et de perdre le marché.
Pour le procureur, ces considérations « n'exonèrent pas le prévenu de son laxisme coupable ». Que confirme la veuve, laquelle a constaté qu'en dépit du drame, l'entreprise n'a pas changé sa façon d'opérer quand elle intervient… en milieu agricole.
Pour la défense, la qualification des faits reprochés au chef d'entreprise n'étant pas la bonne, la relaxe s'impose.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/16/1307761-auch-et-la-branche-tua-le-voisin.html
Le père et le fils se déchirent à la barre
Un père et un fils âgé de 58 et 38 ans comparaissaient hier devant le tribunal correctionnel à Cahors. À l'un et à l'autre, il leur est reproché d'avoir le 15 juillet 2011 à Saint Cirq Bouillaguet commis des violences avec usage ou menace d'une arme.
À la barre, Patrick B, le père et Jérôme B le fils s'ignorent et se déchirent. L'incompréhension est totale, le désamour toujours pas digéré. Ils habitent côté à côté, le père dans la ferme familiale, le fils dans un e caravane. Les rapports entre eux, depuis des années ne sont que source de conflits. Celui du 15 juillet tournera au vinaigre. Excédé d'entendre la musique trop forte, le père éteindra l'électricité. De là naîtra un face à face, dont on ne démêlera pas qui de l'un ou l'autre a commencé. Le père assénera son fils de coups de balai et de menace avec un tisonnier.
Le fils blessera son père d'un coup de couteau. Face aux questions de la présidente Laurence Di Rollo, le fils parlera en ces termes : « Ce monsieur fait des actes de violence depuis que je suis jeune. Ce monsieur croit toujours que j'ai 15 ans, on ne me tape plus dessus à 38 ans. Cet acte, c'est le bout du bout ». D'un ton directif, le père indiquera « avoir assez payé pour lui ». « Toute sa vie, mon client a travaillé. Il vit assez mal que son fils ait eu une vie chaotique. Je demande que le tribunal le relaxe et reconnaisse la légitime défense » indiquera Me Paulette Sudre, pour la défense du père. « Il y a un cumul de comportements des deux qui engendre des actes de violence. Tout a commencé par une énième brimade du père à l'encontre de son fils. Cela est dans un contexte très ancien de violence. De 13 à 18 ans, Jérôme B a été placé dans un e famille d'accueil, ses grands parents maternels. Il a besoin d'une obligation de soins plutôt qu'une obligation d'emprisonnement » plaidera Me Thierry Chevalier à l'encontre de son client. Après délibéré, ils seront condamnés le père à 4 mois de prison assortis d'un sursis et mise à l'épreuve pendant 18 mois, l'interdiction de détenir une arme et de rentrer en relation avec son fils. Jérôme B à 6 mois avec sursis et mise à l'épreuve durant 18 mois, l'obligation de soins, l'interdiction de détenir une arme et de rentrer en contact avec son père.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/16/1307762-cahors-le-pere-et-le-fils-se-dechirent-a-la-barre.html
À la barre, Patrick B, le père et Jérôme B le fils s'ignorent et se déchirent. L'incompréhension est totale, le désamour toujours pas digéré. Ils habitent côté à côté, le père dans la ferme familiale, le fils dans un e caravane. Les rapports entre eux, depuis des années ne sont que source de conflits. Celui du 15 juillet tournera au vinaigre. Excédé d'entendre la musique trop forte, le père éteindra l'électricité. De là naîtra un face à face, dont on ne démêlera pas qui de l'un ou l'autre a commencé. Le père assénera son fils de coups de balai et de menace avec un tisonnier.
Le fils blessera son père d'un coup de couteau. Face aux questions de la présidente Laurence Di Rollo, le fils parlera en ces termes : « Ce monsieur fait des actes de violence depuis que je suis jeune. Ce monsieur croit toujours que j'ai 15 ans, on ne me tape plus dessus à 38 ans. Cet acte, c'est le bout du bout ». D'un ton directif, le père indiquera « avoir assez payé pour lui ». « Toute sa vie, mon client a travaillé. Il vit assez mal que son fils ait eu une vie chaotique. Je demande que le tribunal le relaxe et reconnaisse la légitime défense » indiquera Me Paulette Sudre, pour la défense du père. « Il y a un cumul de comportements des deux qui engendre des actes de violence. Tout a commencé par une énième brimade du père à l'encontre de son fils. Cela est dans un contexte très ancien de violence. De 13 à 18 ans, Jérôme B a été placé dans un e famille d'accueil, ses grands parents maternels. Il a besoin d'une obligation de soins plutôt qu'une obligation d'emprisonnement » plaidera Me Thierry Chevalier à l'encontre de son client. Après délibéré, ils seront condamnés le père à 4 mois de prison assortis d'un sursis et mise à l'épreuve pendant 18 mois, l'interdiction de détenir une arme et de rentrer en relation avec son fils. Jérôme B à 6 mois avec sursis et mise à l'épreuve durant 18 mois, l'obligation de soins, l'interdiction de détenir une arme et de rentrer en contact avec son père.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/16/1307762-cahors-le-pere-et-le-fils-se-dechirent-a-la-barre.html
mardi 20 mars 2012
Cinq accusés aux assises pour le violent braquage de l'Intermarché
Trois détenus dans le box, une accusée qui comparaît libre et un grand absent. Le procès du braquage de l’Intermarché de Villemagne-l’Argentière, près de Bédarieux, s’est ouvert hier matin devant la cour d’assises de l’Hérault.
La première journée a été consacrée à la personnalité des mis en cause, quatre Nîmois de la cité du Mas de Mingue au passé judiciaire bien chargé, et une jeune femme.
Le meneur en cavale
Sauf celle de Khaled Chikr, 29 ans, dit la “Fouine”, absent du tribunal, présenté comme le grand organisateur de ce vol à main armée ultraviolent où le directeur du magasin et le vigile avaient été frappés. La raison : depuis les faits, commis le 19 juillet 2008, il est en cavale, probablement en Algérie. Il affiche sept condamnations à son casier, dont deux pour vol aggravé.
Chikr a embarqué dans l’affaire son neveu, Karim Tahraoui, qui a reconnu sa participation au braquage lors de l’instruction. Âgé de 34 ans, il a déjà été condamné à dix reprises, notamment pour violence avec arme, association de malfaiteurs ou stupéfiants.
Izzet Sahin, 30 ans, dit "le Turc" en raison de ses origines, n’est pas non plus en reste côté justice : maçon de formation, il a fréquenté les palais de justice à six reprises, dont une fois la cour d’assises de la Drôme pour, déjà, vol avec arme, qui l’avait condamné en 2008 à huit ans de prison. Il ne conteste pas non plus son implication.
Seul Abdessamad Yahya, 25 ans, condamné à huit reprises (violences aggravées, drogue etc.) nie en bloc. Vigile, il est accusé d’avoir donné des renseignements sur le dispositif de sécurité du magasin.
Enfin, Sabrina Taino, 25 ans, est la seule à être jugée libre, n’a qu’une petite affaire de stupéfiants sur son casier.
Leur procès doit se terminer jeudi soir ou vendredi.
http://www.midilibre.fr/2012/03/20/assises-cinq-accuses-juges-pour-l-attaque-d-un-intermarche,473880.php
La première journée a été consacrée à la personnalité des mis en cause, quatre Nîmois de la cité du Mas de Mingue au passé judiciaire bien chargé, et une jeune femme.
Le meneur en cavale
Sauf celle de Khaled Chikr, 29 ans, dit la “Fouine”, absent du tribunal, présenté comme le grand organisateur de ce vol à main armée ultraviolent où le directeur du magasin et le vigile avaient été frappés. La raison : depuis les faits, commis le 19 juillet 2008, il est en cavale, probablement en Algérie. Il affiche sept condamnations à son casier, dont deux pour vol aggravé.
Chikr a embarqué dans l’affaire son neveu, Karim Tahraoui, qui a reconnu sa participation au braquage lors de l’instruction. Âgé de 34 ans, il a déjà été condamné à dix reprises, notamment pour violence avec arme, association de malfaiteurs ou stupéfiants.
Izzet Sahin, 30 ans, dit "le Turc" en raison de ses origines, n’est pas non plus en reste côté justice : maçon de formation, il a fréquenté les palais de justice à six reprises, dont une fois la cour d’assises de la Drôme pour, déjà, vol avec arme, qui l’avait condamné en 2008 à huit ans de prison. Il ne conteste pas non plus son implication.
Seul Abdessamad Yahya, 25 ans, condamné à huit reprises (violences aggravées, drogue etc.) nie en bloc. Vigile, il est accusé d’avoir donné des renseignements sur le dispositif de sécurité du magasin.
Enfin, Sabrina Taino, 25 ans, est la seule à être jugée libre, n’a qu’une petite affaire de stupéfiants sur son casier.
Leur procès doit se terminer jeudi soir ou vendredi.
http://www.midilibre.fr/2012/03/20/assises-cinq-accuses-juges-pour-l-attaque-d-un-intermarche,473880.php
Assises du Doubs : mortel SMS à Morteau
C’est les SMS, j’ai pété les plombs, c’est un coup de folie », répète en boucle Yvon Octau, ce 23 septembre 2008, dans la fourgonnette de gendarmerie. Quelques minutes plus tôt, il a appelé son fils en lui expliquant qu’il vient de tuer son amie et compte maintenant se supprimer. Alertés, les gendarmes ont interpellé le Mortuacien, chauffeur-livreur en retraite, devant son domicile. A l’intérieur, dans la cuisine, ils ont trouvé la victime, assise sur une chaise face à la table, les jambes croisées, dos à la porte, tuée d’un coup de feu en pleine tête.
Elle avait 39 ans, lui 61. Ils avaient noué une relation depuis qu’elle avait emménagé avec ses trois enfants dans un appartement au deuxième étage de l’immeuble. Il avait fait quelques menus travaux chez elle, elle avait accepté son invitation à dîner et pris ensuite l’habitude, une fois les enfants endormis, de passer la soirée puis la nuit chez lui. Voilà seulement deux mois qu’ils se fréquentent mais semblent déjà nourrir des projets. « J’avais l’intention de faire ma vie avec elle, on devait prendre un appartement ensemble à la fin de l’année », expliquera Yvon Octau.
Ce soir-là, comme à l’accoutumé, une fois ses deux cadets au lit (âgés de 10 et 5 ans, l’aîné, 15 ans, étant interne), elle descend à nouveau chez l’accusé. Comme toujours, l’apéritif est très arrosé : une bouteille de rosé à deux et plusieurs punchs chacun. « J’avais été abstinent pendant 20 ans avant », indiquera Yvon Octau, « aucune goutte d’alcool, je ne buvais plus que du Coca. J’ai tenu jusqu’au moment où je l’ai rencontrée. Elle me disait ’’allez trinque avec moi’’, j’ai replongé… » Au moment du meurtre, il avait au moins 2,4 g d’alcool dans le sang. La victime presque autant.
Il est 19 h lorsqu’il la voit à nouveau, portable à la main, en train de consulter ses SMS. « Qu’est-ce que c’est ? Qui c’est ? » Elle refuse de s’expliquer. Une fois de plus. Une fois de trop. « Quand il n’y a plus la confiance, ça se passe mal », dira-t-il.
Le voici de retour dans la cuisine, l’arme à la hanche. « Elle a tourné la tête sans un mot, j’ai tiré. » Selon l’expertise balistique, le canon se trouvait à 20 cm maximum de la tête de la victime. Le décès a été instantané.
« Je ne me souviens de rien, je n’ai pas de notions de ça », n’a cessé de dire, hier, l’accusé au premier jour de son procès. Tout juste concède-t-il qu’il était « un peu jaloux ». Pour lui, « quand on veut construire ensemble, on n’a rien à se cacher normalement. Il fallait tout se dire, être sérieux. » Et d’assurer : « Je suis d’un naturel calme. Mais je ne voulais pas la perdre ».
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/03/20/mortel-sms-a-morteau
Elle avait 39 ans, lui 61. Ils avaient noué une relation depuis qu’elle avait emménagé avec ses trois enfants dans un appartement au deuxième étage de l’immeuble. Il avait fait quelques menus travaux chez elle, elle avait accepté son invitation à dîner et pris ensuite l’habitude, une fois les enfants endormis, de passer la soirée puis la nuit chez lui. Voilà seulement deux mois qu’ils se fréquentent mais semblent déjà nourrir des projets. « J’avais l’intention de faire ma vie avec elle, on devait prendre un appartement ensemble à la fin de l’année », expliquera Yvon Octau.
« Quand il n’y a plus la confiance, ça se passe mal »
Reste que depuis trois semaines, la jeune femme semble s’éloigner. Elle est distante et reçoit de nombreux SMS. Lorsqu’il lui en demande la teneur et les auteurs, elle élude d’un « c’est rien, c’est pas grave ». L’enquête révélera qu’elle a effectivement rencontré un autre homme au début du mois de septembre. Elle a répondu à sa petite annonce, ils se sont vus, se sont plus et le week-end précédent, ils l’ont passé ensemble. Yvon Octau l’ignore (elle lui a dit qu’elle était chez sa mère) mais le subodore. Il a été témoin des réceptions de quelques-uns des 150 SMS que le nouveau prétendant a envoyé à la jeune femme depuis le début de leur relation.Ce soir-là, comme à l’accoutumé, une fois ses deux cadets au lit (âgés de 10 et 5 ans, l’aîné, 15 ans, étant interne), elle descend à nouveau chez l’accusé. Comme toujours, l’apéritif est très arrosé : une bouteille de rosé à deux et plusieurs punchs chacun. « J’avais été abstinent pendant 20 ans avant », indiquera Yvon Octau, « aucune goutte d’alcool, je ne buvais plus que du Coca. J’ai tenu jusqu’au moment où je l’ai rencontrée. Elle me disait ’’allez trinque avec moi’’, j’ai replongé… » Au moment du meurtre, il avait au moins 2,4 g d’alcool dans le sang. La victime presque autant.
Il est 19 h lorsqu’il la voit à nouveau, portable à la main, en train de consulter ses SMS. « Qu’est-ce que c’est ? Qui c’est ? » Elle refuse de s’expliquer. Une fois de plus. Une fois de trop. « Quand il n’y a plus la confiance, ça se passe mal », dira-t-il.
« Je ne voulais pas la perdre »
La preuve. Il sort de la cuisine sans rien dire. Se rend dans sa chambre et prend l’une des deux carabines debout derrière la porte, chargées en permanence. Il néglige la 22 Long Rifle munie d’un silencieux et saisit le fusil de chasse 9 mm à canons superposés (« pour tirer les pigeons depuis le balcon »).Le voici de retour dans la cuisine, l’arme à la hanche. « Elle a tourné la tête sans un mot, j’ai tiré. » Selon l’expertise balistique, le canon se trouvait à 20 cm maximum de la tête de la victime. Le décès a été instantané.
« Je ne me souviens de rien, je n’ai pas de notions de ça », n’a cessé de dire, hier, l’accusé au premier jour de son procès. Tout juste concède-t-il qu’il était « un peu jaloux ». Pour lui, « quand on veut construire ensemble, on n’a rien à se cacher normalement. Il fallait tout se dire, être sérieux. » Et d’assurer : « Je suis d’un naturel calme. Mais je ne voulais pas la perdre ».
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/03/20/mortel-sms-a-morteau
Deux frères accusés de viol dans le box des accusés
À première vue, l'affaire qui s'est ouverte hier après-midi devant la cour d'assises de Lot-et-Garonne paraît simple. Au matin du 9 mai 2010, Ghislaine Jacq, à moitié nue, interpelle des pêcheurs au bord de Garonne, au Passage. Couverte d'ecchymoses et de griffures, elle vient de passer la nuit dans les ronces, prostrée, attendant le petit jour pour sortir de sa cachette. Plus tôt, elle a été violée et accuse les deux frères avec lesquels elle a passé une bonne partie de la soirée de la veille à boire. Hospitalisée, elle présente encore une alcoolémie de 1,28 g d'alcool par litre de sang.
Hier donc, les deux frères en question, Guy et Claude Salse, 37 et 42 ans, incarcérés depuis, l'un à Agen l'autre à Gradignan, étaient dans le box des accusés, accusés de viol. Si Claude a toujours nié avoir violé Ghislaine, si celle-ci n'accuse que Guy, ce dernier en revanche continue de soutenir que son frère a d'abord abusé de leur victime avant lui.
Sur les sept enfants qu'auront ensemble Denise et Élie, les parents de Claude et Guy Salse, les quatre garçons seront placés, en foyers et famille d'accueil. « On a eu une enfance malheureuse », racontera à la barre Nicole, cadette de Claude, aînée de Guy. « Ma mère ne s'occupait pas de nous, mon père buvait, frappait les garçons et m'a violée… »
[…] À part Claude, je ne les vois plus .»Tous ces éléments de personnalités, pour riches et intéressants qu'ils soient, ne serviront qu'à éclairer les faits, examinés aujourd'hui. Le verdict est attendu demain soir. Jérôme Schrepf
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/20/1310523-deux-freres-accuses-de-viol-dans-le-box-des-accuses.html
Hier donc, les deux frères en question, Guy et Claude Salse, 37 et 42 ans, incarcérés depuis, l'un à Agen l'autre à Gradignan, étaient dans le box des accusés, accusés de viol. Si Claude a toujours nié avoir violé Ghislaine, si celle-ci n'accuse que Guy, ce dernier en revanche continue de soutenir que son frère a d'abord abusé de leur victime avant lui.
« Quand mon père buvait, il nous tapait »
Voilà le tableau qui était dressé en début d'audience aux six jurés de la cour d'assises par le président Benoît Mornais. Pour le reste, la première journée, consacrée aux personnalités des deux accusés, a surtout brossé un portrait en creux d'une famille « décousue », comme la dépeint Martine, l'un de des trois filles de cette fratrie de 7 frères et sœurs. C'est d'abord Claude, 42 ans, qui s'est levé. « Tombé dans les escaliers lorsqu'il était petit », il souffre d'un retard mental. Tête ronde et large, lunettes à double foyer, chemise lie de vin, scolarisé en instituts médico éducatif et médico pédagogique, réformé P4 du service militaire, il forme des réponses lapidaires aux questions du président Mornais. « Vous vous entendiez bien avec votre père ? -Moui… » « A la maison, ça allait ? - C'était un peu chaud, quand mon père buvait il nous tapait. »Sur les sept enfants qu'auront ensemble Denise et Élie, les parents de Claude et Guy Salse, les quatre garçons seront placés, en foyers et famille d'accueil. « On a eu une enfance malheureuse », racontera à la barre Nicole, cadette de Claude, aînée de Guy. « Ma mère ne s'occupait pas de nous, mon père buvait, frappait les garçons et m'a violée… »
« Garçons intenables »
Évidemment, le récit de Guy, visage prognathe percé de petits yeux noirs collés aux sourcils, diffère peu. Violence, alcool… Il confesse de surcroît avoir été touché et violé par son grand frère Claude alors qu'ils avaient 14 et 9 ans. Les scolarités des 7 enfants sont chaotiques : un seul, le dernier décroche un CAP, les autres n'ont aucun diplôme, la plupart pas de profession. La mère, Denise, qui souffre d'un cancer et n'a pu venir assister au procès de ses deux fils, a démissionné depuis longtemps. Elle avait déclaré aux enquêteurs ne pas « connaître très bien » ses enfants : « Ils ont tous été placés, les garçons étaient intenables.[…] À part Claude, je ne les vois plus .»Tous ces éléments de personnalités, pour riches et intéressants qu'ils soient, ne serviront qu'à éclairer les faits, examinés aujourd'hui. Le verdict est attendu demain soir. Jérôme Schrepf
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/20/1310523-deux-freres-accuses-de-viol-dans-le-box-des-accuses.html
« Ça y est j’ai mis le chauffage »
Sa femme lui reprochait de ne pas chauffer : un habitant de Woincourt a mis le feu à sa maison le 5 février. Il a écopé de prison ferme hier.
Il y a trois mois, la femme de Joël Watbot, 53 ans, retourne chez sa mère. « Pour la troisième fois en 28 ans de mariage, atteste-t-il. En fait, à chaque fois qu’on a eu des problèmes financiers, elle a fui chez ses parents, mais elle n’a jamais voulu travailler. À deux reprises, j’ai épongé les dettes et elle est revenue. J’ai accepté, par amour et pour notre fils, mais là, j’ai vu la vérité en face… »
« Elle ne mérite pas notre maison »
Le couple a pensé se séparer et vendre cette maison de la rue Louchel, à Woincourt (ouest de la Somme), que l’homme a bâtie de ses mains. Mais l’estimation du bien a donné lieu à une nouvelle dispute. « Elle voulait qu’on brade la maison, regrette-t-il. Moi, j’ai mis 28 ans à la construire. Elle, elle ne lui a pas coûté une goutte de sueur. Elle ne la mérite pas. J’ai dit au notaire que je préférais encore la faire sauter. »
Le 2 février, pourtant, la femme revient. Une reprise de vie commune est envisagée, mais elle trouve qu’il fait froid. « Moi, je n’avais pas les moyens de faire rentrer 600 euros de fuel », se souvient Joël. Alors elle repart…
Le lundi, il se lève à 4 heures du matin. Il pense se faire un café et fumer un cigare mais il accroche un vase, qui se brise dans le silence du matin sombre. « J’ai pété un câble. J’ai rassemblé les meubles au centre de la salle, arrosé d’essence avec une casserole et j’y ai mis le feu. »
Il est alors 8 h 20. À 8 h 26, il adresse ce texto à son épouse : « Ça y est, j’ai mis le chauffage dans toutes les pièces mais il n’y a plus de maison. Il y a trois camions de pompiers et les gendarmes mais ça chauffe bien quand même ».
Puis il part chercher du tabac et boire un café chez des amis. Quand la maréchaussée l’informe du sinistre, il répond en toute bonne foi : « Je sais, puisque c’est moi qui ai mis le feu ».
La procureure Cynthia Celino requiert trois ans de prison dont la moitié ferme. Une peine lourde quand on sait que le quinquagénaire n’a jamais été condamné.
« Ce n’est pas un méchant, mais il s’est senti trahi », confirme Me Serra, qui n’évite hélas pas le maintien en détention : son client est condamné à 18 mois de prison dont 9 ferme.
Il encaisse : « Je suis davantage malade de ce que j’ai fait que de la prison. Je ne dis pas que c’est marrant mais tous les jours, je pense à ma maison et à mes 28 ans de mariage… »
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Ca-y-est-j-ai-mis-le-chauffage
Lecœur garde toute sa tête
Il devait accomplir deux peines distinctes de 70 heures et de 100 heures de travail d'intérêt général, pour des faits de vols aggravés. Il n'a jamais reçu les courriers… Et pour cause, en rupture familiale, Yoann Lecœur, 24 ans, est à la rue depuis l'âge de 12 ans.
Mardi, il a écopé de 3 mois de prison ferme pour l'inexécution de ses TIG. A la présidente qui lui demandait comment il envisageait l'avenir, le jeune homme a lâché un simple sourire. Et pour cause, il est sous mandat de dépôt provisoire depuis mars 2010 à la maison d'arrêt de Reims dans le cadre d'une affaire criminelle… pour laquelle, il encourt la perpétuité. Yoann Lecœur est l'un des quatre SDF mis en cause pour le meurtre d'un SDF polonais de 35 ans, retrouvé brûlé et démembré dans un terrain vague à Reims, le 18 mars 2010.
Le crime avait eu lieu le 13 mars 2010, lors d'un barbecue entre compagnons de beuverie sur fond d'alcool, de drogue et de médicaments. Le corps d'un homme démembré et en partie calciné avait été retrouvé dans un terrain vague de Reims, rue du Docteur-Lemoine, près des anciens Docks. La victime, Piotr Kotowicz, était un SDF polonais de 35 ans, dont la disparition avait été signalée une semaine avant les faits. Les jambes, partiellement calcinées du SDF, avaient été retrouvées au fond d'un trou, sous des gravats, dans un sac-poubelle. La tête était à proximité. Malgré les recherches, le tronc et les bras n'avaient pas été retrouvés.
Quatre hommes, SDF également, avaient été mis en examen après ce meurtre sauvage et trois ont été écroués, dont Yoann Lecœur, qui à l'époque avait contesté les faits. Deux ans après le drame, les tenants et aboutissants de cette macabre affaire sont encore loin d'être éclaircis. Aux pertes de mémoire des uns s'opposent les accusations confuses des autres. L'instruction est toujours en cours.http://www.lunion.presse.fr/article/marne/lecoeur-garde-toute-sa-tete
Mardi, il a écopé de 3 mois de prison ferme pour l'inexécution de ses TIG. A la présidente qui lui demandait comment il envisageait l'avenir, le jeune homme a lâché un simple sourire. Et pour cause, il est sous mandat de dépôt provisoire depuis mars 2010 à la maison d'arrêt de Reims dans le cadre d'une affaire criminelle… pour laquelle, il encourt la perpétuité. Yoann Lecœur est l'un des quatre SDF mis en cause pour le meurtre d'un SDF polonais de 35 ans, retrouvé brûlé et démembré dans un terrain vague à Reims, le 18 mars 2010.
Le crime avait eu lieu le 13 mars 2010, lors d'un barbecue entre compagnons de beuverie sur fond d'alcool, de drogue et de médicaments. Le corps d'un homme démembré et en partie calciné avait été retrouvé dans un terrain vague de Reims, rue du Docteur-Lemoine, près des anciens Docks. La victime, Piotr Kotowicz, était un SDF polonais de 35 ans, dont la disparition avait été signalée une semaine avant les faits. Les jambes, partiellement calcinées du SDF, avaient été retrouvées au fond d'un trou, sous des gravats, dans un sac-poubelle. La tête était à proximité. Malgré les recherches, le tronc et les bras n'avaient pas été retrouvés.
Quatre hommes, SDF également, avaient été mis en examen après ce meurtre sauvage et trois ont été écroués, dont Yoann Lecœur, qui à l'époque avait contesté les faits. Deux ans après le drame, les tenants et aboutissants de cette macabre affaire sont encore loin d'être éclaircis. Aux pertes de mémoire des uns s'opposent les accusations confuses des autres. L'instruction est toujours en cours.http://www.lunion.presse.fr/article/marne/lecoeur-garde-toute-sa-tete
lundi 19 mars 2012
La famille des jeunes filles porte plainte contre la SNCF
Après l'accident dramatique qui a coûté la vie à trois soeurs, vendredi soir, sur l'A7 dans la Drôme, leur famille annonce ce matin qu'elle va porter plainte contre la SNCF qui a avait contrarié leur retour en train, faute de billets. L'enquête se poursuit. Pour l'heure, les enquêteurs tentent toujours de comprendre ce que faisaient les trois adolescentes à cet endroit. La piste d'une fugue amoureuse est explorée.
L'enquête se poursuit ce dimanche pour tenter de comprendre les circonstances de l'accident qui a coûté la vie à trois soeurs marseillaises, vendredi soir, sur l'autouroute A7.
D'une part, les enquêteurs exploraient notamment dimanche des SMS amoureux découverts dans le portable retrouvé sur les lieux de l'accident. Dans ce portable appartenant à l'aînée des soeurs, les enquêteurs ont trouvé des SMS amoureux, datés notamment du jour de l'accident, vendredi, sans toutefois savoir à qui ils étaient destinés.
Des amours de gamin
"Ce sont des trucs de gamins comme je t'aime, je ne peux pas me passer de toi et les réponses qui vont avec. Le téléphone est à l'étude par le service NTech (Nouvelles technologies) de la gendarmerie", a déclaré le capitaine Thierry Charpentier. Il a précisé qu'il n'y avait pas d'indices pour situer le destinataire et a appelé à ne pas "se laisser aller aux hypothèses et recoupements", alors que ces SMS ne sont qu'une des pistes de travail des enquêteurs.
Grâce à l'étude de ces messages et des appels passés par les trois soeurs, les enquêteurs espèrent remonter le fil de leur dernière journée de vendredi.
"Il n'y a aucune conclusion à faire pour le moment", a déclaré pour sa part dimanche le procureur de la République de Valence, Antoine Paganelli.
Analyses ADN
D'autre part, les enquêteurs ont effectué des relevés ADN afin de confirmer "à 100%" que les trois jeunes filles fauchées sont des soeurs marseillaises, étape "indispensable" pour comprendre leur présence sur l'autoroute en pleine nuit, a indiqué la gendarmerie.
Menée en étroite collaboration avec le commissariat du 15e arrondissement de Marseille, l'enquête des gendarmes se concentre également sur le "voisinage" de ces jeunes filles pour tenter de reconstituer "le cheminement" et le déroulé de la journée de vendredi.
La piste d'une fugue avancée
La piste de la fugue est ainsi évoquée, mais avec précaution. Selon les premières informations recueillies, il semblerait que les jeunes filles aient quitté vendredi à la mi-journée le domicile familial, situé dans la cité de la Castellane, dans les quartiers nord de Marseille. Les trois soeurs étaient semble-t-il connues pour se balader énormément ensemble, parcourant des kilomètres à pied, selon les témoignages d'habitants de leur quartier rapportés par Samia Ghali, le sénateur-maire des 15e et 16e arrondissement de Marseille.
Carmen, 12 ans, Charlotte, 13 ans et Victorine 19 ans, trois soeurs originaires de Marseille, ont perdu la vie, vendredi soir, peu avant minuit, sur l' A7, dans la Drôme. L'accident s'est produit à hauteur de Saint-Paul-Trois-Châteaux, non loin de Montélimar, dans le sens nord-sud, en direction de Marseille.
Repérées grâce à une vidéo de la SNCF
Faute de pouvoir les identifier dans un premier temps, un appel à témoin a été lancé par la gendarmerie. C'est un couple qui a permis de mettre un nom sur les victimes, signalant qu'il avait voyagé vendredi dans le même train, "au départ de Marseille, que trois jeunes filles qui ressemblaient aux victimes, qui voyageaient sans billet et ont été priées de descendre de ce train à la gare de Pierrelatte (dans la Drôme)", commune située à une quinzaine de kilomètres du lieu de l'accident. Se basant sur ce témoignage, les enquêteurs ont récupéré samedi les images des caméras de surveillance urbaine de Pierrelatte pour les montrer aux frères des victimes, qui les ont alors identifiées. Ce lundi matin, la famille porte plainte contre la SNCF pour pour non-assistance à personne en danger. "Cette plainte a pour but de mettre en cause l'agent de la SNCF et la SNCF qui auraient dû, s'agissant de personnes sans titre et sans papier d'identité, informer la police, d'autant qu'on avait affaire à des gens mineurs", souligne Me Collard, confirmant une information du Parisien/Aujourd'hui en France.
"Elles ont traversé"
"On se demande comment elles ont pu entrer sur l'autoroute, car le point d'entrée le plus proche est à 17 kilomètres", a déclaré le procureur de la République à Valence, Antoine Paganelli, s'interrogeant sur les raisons et les circonstances de leur présence à pied sur l'A7. "Les jeunes filles marchaient sur la bande d'arrêt d'urgence quand, pour une raison encore indéterminée, elles ont traversé devant un poids lourd qui circulait sur la voie de droite. La voiture sur la voie centrale n'a pas pu les voir et les a fauchées", a expliqué un responsable de la gendarmerie en charge de l'enquête. Les parents, qui appartiennent à la communauté des gens du voyage sédentarisés de Marseille, ont pu être localisés grâce à un téléphone portable découvert sur les lieux du drame.
Refus de se mettre derrière les glissières
Un patrouilleur de la société d'autoroute, cité dans Le Parisien, ayant parlé aux trois jeunes filles avant l'accident a été entendu samedi par les gendarmes. Il a expliqué qu'elles avaient refusé d'obéir à sa demande de se mettre derrière les glissières de sécurité. "Elles sont parties en courant en sens inverse la circulation, il a essayé de les rattraper" avant de les perdre de vue, a expliqué un gendarme du peloton d'autoroute d'Orange, dans le Vaucluse voisin, à la frontière duquel s'est produit l'accident.
Le patrouilleur "s'est arrêté à hauteur des filles. Deux sont parties en courant. À celle qui est restée, il a donné les consignes de sécurité, en lui demandant de se mettre derrière la glissière pour attendre les gendarmes car elles n'avaient pas de gilet jaune. En entendant le mot "gendarme", elle se serait enfuie en courant", a précisé un responsable de la gendarmerie de la Drôme.
Le patrouilleur a alors déclenché une alerte signalant sur les panneaux de circulation la présence de piétons. Les pompiers ont ensuite été alertés, peu avant minuit, par des automobilistes ayant renversé les victimes. D'ores et déjà, il est établi qu'aucun des conducteurs les ayant percutées ne présentait de taux d'alcoolémie, a précisé le parquet.
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/accident-mortel-sur-l-a7-la-famille-des-jeunes-filles-porte-plainte-contre-la-sncf-19-03-2012-1636009.php
L'enquête se poursuit ce dimanche pour tenter de comprendre les circonstances de l'accident qui a coûté la vie à trois soeurs marseillaises, vendredi soir, sur l'autouroute A7.
D'une part, les enquêteurs exploraient notamment dimanche des SMS amoureux découverts dans le portable retrouvé sur les lieux de l'accident. Dans ce portable appartenant à l'aînée des soeurs, les enquêteurs ont trouvé des SMS amoureux, datés notamment du jour de l'accident, vendredi, sans toutefois savoir à qui ils étaient destinés.
Des amours de gamin
"Ce sont des trucs de gamins comme je t'aime, je ne peux pas me passer de toi et les réponses qui vont avec. Le téléphone est à l'étude par le service NTech (Nouvelles technologies) de la gendarmerie", a déclaré le capitaine Thierry Charpentier. Il a précisé qu'il n'y avait pas d'indices pour situer le destinataire et a appelé à ne pas "se laisser aller aux hypothèses et recoupements", alors que ces SMS ne sont qu'une des pistes de travail des enquêteurs.
Grâce à l'étude de ces messages et des appels passés par les trois soeurs, les enquêteurs espèrent remonter le fil de leur dernière journée de vendredi.
"Il n'y a aucune conclusion à faire pour le moment", a déclaré pour sa part dimanche le procureur de la République de Valence, Antoine Paganelli.
Analyses ADN
D'autre part, les enquêteurs ont effectué des relevés ADN afin de confirmer "à 100%" que les trois jeunes filles fauchées sont des soeurs marseillaises, étape "indispensable" pour comprendre leur présence sur l'autoroute en pleine nuit, a indiqué la gendarmerie.
Menée en étroite collaboration avec le commissariat du 15e arrondissement de Marseille, l'enquête des gendarmes se concentre également sur le "voisinage" de ces jeunes filles pour tenter de reconstituer "le cheminement" et le déroulé de la journée de vendredi.
La piste d'une fugue avancée
La piste de la fugue est ainsi évoquée, mais avec précaution. Selon les premières informations recueillies, il semblerait que les jeunes filles aient quitté vendredi à la mi-journée le domicile familial, situé dans la cité de la Castellane, dans les quartiers nord de Marseille. Les trois soeurs étaient semble-t-il connues pour se balader énormément ensemble, parcourant des kilomètres à pied, selon les témoignages d'habitants de leur quartier rapportés par Samia Ghali, le sénateur-maire des 15e et 16e arrondissement de Marseille.
Carmen, 12 ans, Charlotte, 13 ans et Victorine 19 ans, trois soeurs originaires de Marseille, ont perdu la vie, vendredi soir, peu avant minuit, sur l' A7, dans la Drôme. L'accident s'est produit à hauteur de Saint-Paul-Trois-Châteaux, non loin de Montélimar, dans le sens nord-sud, en direction de Marseille.
Repérées grâce à une vidéo de la SNCF
Faute de pouvoir les identifier dans un premier temps, un appel à témoin a été lancé par la gendarmerie. C'est un couple qui a permis de mettre un nom sur les victimes, signalant qu'il avait voyagé vendredi dans le même train, "au départ de Marseille, que trois jeunes filles qui ressemblaient aux victimes, qui voyageaient sans billet et ont été priées de descendre de ce train à la gare de Pierrelatte (dans la Drôme)", commune située à une quinzaine de kilomètres du lieu de l'accident. Se basant sur ce témoignage, les enquêteurs ont récupéré samedi les images des caméras de surveillance urbaine de Pierrelatte pour les montrer aux frères des victimes, qui les ont alors identifiées. Ce lundi matin, la famille porte plainte contre la SNCF pour pour non-assistance à personne en danger. "Cette plainte a pour but de mettre en cause l'agent de la SNCF et la SNCF qui auraient dû, s'agissant de personnes sans titre et sans papier d'identité, informer la police, d'autant qu'on avait affaire à des gens mineurs", souligne Me Collard, confirmant une information du Parisien/Aujourd'hui en France.
"Elles ont traversé"
"On se demande comment elles ont pu entrer sur l'autoroute, car le point d'entrée le plus proche est à 17 kilomètres", a déclaré le procureur de la République à Valence, Antoine Paganelli, s'interrogeant sur les raisons et les circonstances de leur présence à pied sur l'A7. "Les jeunes filles marchaient sur la bande d'arrêt d'urgence quand, pour une raison encore indéterminée, elles ont traversé devant un poids lourd qui circulait sur la voie de droite. La voiture sur la voie centrale n'a pas pu les voir et les a fauchées", a expliqué un responsable de la gendarmerie en charge de l'enquête. Les parents, qui appartiennent à la communauté des gens du voyage sédentarisés de Marseille, ont pu être localisés grâce à un téléphone portable découvert sur les lieux du drame.
Refus de se mettre derrière les glissières
Un patrouilleur de la société d'autoroute, cité dans Le Parisien, ayant parlé aux trois jeunes filles avant l'accident a été entendu samedi par les gendarmes. Il a expliqué qu'elles avaient refusé d'obéir à sa demande de se mettre derrière les glissières de sécurité. "Elles sont parties en courant en sens inverse la circulation, il a essayé de les rattraper" avant de les perdre de vue, a expliqué un gendarme du peloton d'autoroute d'Orange, dans le Vaucluse voisin, à la frontière duquel s'est produit l'accident.
Le patrouilleur "s'est arrêté à hauteur des filles. Deux sont parties en courant. À celle qui est restée, il a donné les consignes de sécurité, en lui demandant de se mettre derrière la glissière pour attendre les gendarmes car elles n'avaient pas de gilet jaune. En entendant le mot "gendarme", elle se serait enfuie en courant", a précisé un responsable de la gendarmerie de la Drôme.
Le patrouilleur a alors déclenché une alerte signalant sur les panneaux de circulation la présence de piétons. Les pompiers ont ensuite été alertés, peu avant minuit, par des automobilistes ayant renversé les victimes. D'ores et déjà, il est établi qu'aucun des conducteurs les ayant percutées ne présentait de taux d'alcoolémie, a précisé le parquet.
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/accident-mortel-sur-l-a7-la-famille-des-jeunes-filles-porte-plainte-contre-la-sncf-19-03-2012-1636009.php
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