mercredi 15 août 2012

Jolimont. Il frappe et dépouille sa mère atteinte d'Alzheimer

Elle a 87 ans, est atteinte d'Alzheimer et vit avec son fils aîné. Depuis un an, la vieille dame vit un enfer, elle est couverte de bleus et a été dépouillée de 25000 €. Le fils était présenté hier au tribunal.
Coups de poings sur les cuisses, dans le dos, hématomes aux bras, sous le sein et sous l'épaule, sans compter les gifles... La liste des violences reçues depuis 2011 par cette dame de 87 ans, atteinte d'Alzheimer, fait froid dans le dos. Surtout que ces coups ont été portés par son fils aîné.
Cet homme a été interpellé le 3 août par les policiers de la sûreté départementale. Hier, le tribunal analysait ce qui a poussé ce fils violent de 56 ans à maltraiter sa propre mère malade, dans le quartier de Jolimont, à Toulouse : «Je pète les plombs de temps en temps, mais c'est pas facile de s'occuper d'une mère atteinte d'Alzheimer. Cela fait 3 ans que je sacrifie ma vie.»

Un virement de 25150€

L'homme s'agite dans le box, il interrompt sans cesse le tribunal et regarde sa mère comme si c'était une enfant qui venait de faire une bêtise en le menant jusqu'ici. La vieille dame a été placée sous tutelle au mois d'avril. Vexé de ne pas être le tuteur, le fils l'a amené à la banque pour lui faire signer, à son profit,un virement de 25 150 €. Compte tenu de cette «relation incestueuse avec un fils qui suce le sang de sa mère», a souligné le procureur, le fils violent a été condamné à 12 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans, avec obligation de se soigner.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/08/09/1415907-jolimont-il-frappe-et-depouille-sa-mere-atteinte-d-alzheimer.html

mardi 14 août 2012

Le procès d'une effroyable erreur

L'inattention fugace d'un conducteur : c'est la cause de la mort tragique d'un tout jeune homme de 18 ans, qui circulait à moto non loin d'Ussat, en mai dernier. Hier, le conducteur fautif a comparu devant la justice.
Tee-shirt noir, larges épaules, cheveux courts, regard triste et tête basse: Pierre B...., 32 ans, a comparu hier devant les juges du tribunal correctionnel. Aux questions de la présidente, le jeune homme n'a répondu que quelques mots, d'une voix à peine inaudible: «Je ne l'ai pas fait exprès. Je présente mes excuses». Dans une lettre écrite au lendemain du drame qui s'est noué, le 31 mai dernier, sur la petite route qui court de Tarascon à Ussat, en longeant l'Ariège, Pierre B... dit son désarroi et son impuissance à réparer le mal qu'il a causé: «Si seulement je pouvais revenir en arrière»! regrette le jeune homme.
Mais le mal, le terrible mal, est fait. Irréparable. Ce jour-là, Pierre B..., au volant d'un véhicule de son entreprise, va chercher un groupe de kayackistes à Ussat. Dans une courbe, il lâche la route du regard, et dévie vers le côté gauche de la chaussée. Une moto arrive en face, piloté par un tout jeune homme, qui sera tué sur le coup. Le choc a été particulièrement violent, même si aucun des deux ne roulait vite. Le drame frappe de plein fouet une famille déjà marquée, au cours des derniers mois, par une série de tragédies intimes: la disparition d'un père, et d'un grand-père, à quelques jours d'intervalle. «Cet accident a causé une douleur dont la famille de ce jeune homme peine à émerger, un deuil effroyable», rappellera l'avocat de ses proches d'une voix grave. Pierre B... se tasse sur son banc. Il prend sa tête dans ses mains, envahi par le remords. Ses yeux sont rouges. Dans la salle d'audience, les membres de la famille d'Alexandre se soutiennent mutuellement Des larmes sont furtivement essuyées.
«C'est toujours difficile de juger un homme, expliquera plus tard Olivier Caracotch, procureur de la Répblique. C'est d'autant plus difficile quand existe un tel décalage, un véritable gouffre, entre le fait générateur et ses conséquences. Rien, pour ses proches, ne réparera l'absence d'un fils, d'un frère, d'un ami. La justice ne peut pas répondre à cette attente». Trois ans de prison avec sursis, un an de suspension du permis de conduire: ce sera la peine demandée par le mgaistrat à l'encontre de Pierre B...
«Il n'y avait pas d'alcool, pas de stupéfiants, pas d'excès de vitesse, rappellera pour sa part Me Bernadette Suard, avocate du jeune automobiliste. Mon client n'a jamais été condamné. Il n'a même jamais perdu de points à son permis de conduire. Il a commis une toute petite faute, aux terribles conséquences. Il en est conscient. Il sait que, toute sa vie, il aura sur la conscience la mort d'un jeune homme de 18 ans. Il voudrait soulager la douleur de cette famille. Mais il ne peut pas». A nouveau, des larmes coulent. Mais les larmes ne lavent pas les larmes. Délibéré au 2 octobre.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/08/08/1415112-quand-une-erreur-provoque-un-drame.html

lundi 13 août 2012

Soirée privée à Roquerousse : il avait fauché en voiture un policier Justice

Un conducteur ivre avait renversé un groupe de personnes. Il écope de deux ans de prison
Et si la vérité n'était qu'une question de point de vue ? On serait tenté de le penser, tellement ce prévenu et les témoignages des autres protagonistes des faits survenus le 5 juillet dernier près du domaine de Roquerousse à Salon, divergent.
Pour Mhamed Khaldi, jugé devant le tribunal correctionnel d'Aix pour mise en danger de la vie d'autrui, récidive de conduite sous empire d'un état alcoolique, refus d'obtempérer, violence aggravée, les faits sont simples : "Après la soirée, y'a eu une bagarre sur le parking, je me suis interposé et ça s'est retourné contre moi.
Je me suis refugié dans ma voiture et j'ai reçu des rochers sur le pare-brise. Je voulais fuir mes agresseurs et j'ai pas vu que je percutais des gens, j'ai cru que c'était des voitures ! Alors je voulais aller vite à l'hôpital, mais j'avais pas de visibilité, à cause des pierres sur le pare-brise !"
Dans la soirée, organisée les mercredis au domaine qui loue le site à un organisateur privé, Mhamed Khaldi boit une bière et quatre whiskies. "Un ami à moi devait conduire au retour mais j'ai dû fuir ceux qui voulaient me lyncher", dit-il.
À la sortie du parking, il percute un groupe de plusieurs personnes. Dont un policier venu contrôler la fin de soirée, et qui a vu l'attroupement. Et puis un vigile, qui a atterri sur le capot de la BMW du prévenu. Qui ne s'arrête pas, mais file à toute allure, selon lui direction l'hôpital, donc.
Une course-poursuite s'engage avec plusieurs véhicules de police. "Vous prenez énormément de risques, vous roulez sur les trottoirs, vous percutez une voiture en stationnement et c'est finalement parce que la police bloque la rue, que vous vous arrêtez", retrace la présidente Imbert.
Malgré les sirènes et le gyrophare, le prévenu soutient qu'il n'avait pas vu que c'étaient les forces de l'ordre : "J'ai paniqué. Je voyais rien à cause des rochers. Et ma voiture, c'est une boîte automatique, alors j'arrivais pas à l'arrêter. L'automatique, vous savez, même avec le frein à main, elle roule encore".
Après ce cours théorique sur les boîtes de vitesse, la juge donne la parole au policier heurté par la BMW, puis au vigile qui résume : "J'ai atterri sur le capot, j'ai dû faire une roulade arrière pour me dégager". Pour leurs avocats, Mes Darriberouze et Gassend, "c'est un miracle, que nos clients soient venus sur leurs deux pieds". Me Gassend ajoute même : "Il a littéralement foncé dans le tas !", insistant sur le préjudice moral de son client, "ce policier qui a vu la mort arriver en face".
20€ les cinq consos
"Dans ces soirées privées, on paye 20€ pour 5 boissons et des tapas, alors on se doute déjà qu'il y aura des problèmes", soupire le procureur Battini qui déplore que le prévenu serve encore la même version : "Une altercation entre des personnes non identifiées, alors il veut se mettre à l'abri.
Il part avec le visage en sang et son pare-brise éclaté, persuadé d'être poursuivi par ses assaillants et pas par la police. Sinon, bien sûr, il se serait arrêté..." Elle requiert trois ans dont un avec sursis et mise à l'épreuve, maintien en détention et annulation du permis.
En défense, Me Rebstock tempête, reprenant les éléments fournis par "des témoins, dont certains ont tout à gagner à ce que ces soirées se passent bien, et qui veulent tout faire reposer sur les épaules de celui-ci. L'organisateur, sans licence appropriée, dit qu'il vient voir que tout va bien.
Mon client a le visage ensanglanté et monte dans sa voiture, où il devait d'ailleurs occuper le siège passager... Après la bagarre qui n'est contestée par personne, il décide de fuir et sur sa trajectoire se touve un groupe de personnes qu'il ne voulait pas percuter."
Mhamed Khaldi sera condamné à deux ans de prison avec maintien en détention, annulation de son permis et confiscation de sa voiture. Les frais de fourrière seront à sa charge.

http://www.laprovence.com/article/salon-de-provence/soiree-privee-a-roquerousse-il-avait-fauche-en-voiture-un-policier-justice

dimanche 12 août 2012

Trafic de drogue en Gironde : 18 mois ferme

Deux jeunes, un Lormontais de 26 ans et un Pessacais de 29 ans, ont été interpellés - l'un après une course-poursuite au sprint, l'autre sur place - vendredi dernier, rue Dunan à Lormont, suite à une transaction observée par des policiers de la brigade anticriminalité.
Placés en garde à vue, les jeunes ont d'abord donné de fausses identités, espérant échapper aux poursuites. Ils ont ensuite usé jusqu'au bout leur droit à garder le silence et sont restés mutiques. Mais les enquêteurs de la brigade de sûreté urbaine de Cenon n'ont pas mis longtemps à découvrir leurs vrais noms et adresses.

Perquisition fructueuse
Rien chez le Pessacais. Même le chien « stup » n'a rien reniflé de suspect. Chez le Lormontais en revanche, la perquisition a été fructueuse. Une savonnette de près de 2 kg de résine de cannabis, soigneusement entourée par une bande adhésive de couleur marron pour tenter de masquer l'odeur du produit, a été dénichée.
Près de 13 000 euros ont également été saisis en liasses et dans une enveloppe. Les deux jeunes ont été déférés samedi au parquet. Le Pessacais a été convoqué en justice à une date ultérieure. Après deux nuits passées en prison, le Lormontais était jugé, hier, dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Bordeaux.
Alors que son comité de soutien se manifestait dans la salle, Mamady Ndiaye a été condamné à dix-huit mois de prison ferme. Il a été maintenu en détention.

http://www.sudouest.fr/2012/08/07/trafic-de-drogue-18-mois-ferme-788447-2971.php

samedi 11 août 2012

La fusillade mortelle de Priay : « des minutes qui valent des heures »

« L’affaire qui a marqué ma carrière restera celle de Pierre Chanal et des disparus de Mourmelon. En 1988, j’étais jeune substitut à Mâcon. Un gendarme appelle et me dit qu’il a arrêté l’assassin de Mourmelon ! Il avait contrôlé une camionnette dans les vignes et un auto-stoppeur hongrois était enchaîné à l’intérieur. Je n’oublierai pas l’interrogatoire dans une chaleur étouffante et une atmosphère pesante. C’était une boule de muscles, il était si tendu que les jugulaires du cou étaient saillantes.
Son regard était métallique. Il ne desserrait pas les dents et ne démordait pas de sa thèse d’une histoire sado-maso. Il s’est suicidé avant son procès. Après l’avoir vu je savais qu’il n’accepterait jamais d’être jugé. Des types comme ça, on n’en voit pas beaucoup dans une carrière. Il en reste une sensation d’inachevé, et une part de mystère.
Mais à mon arrivée dans l’Ain, fin 2008, une autre affaire m’a marquée. C’était le 5 décembre. Le parquetier de permanence déboule dans mon bureau. Une voiture vient de forcer un barrage de police à l’entrée de Bourg-en-Bresse. Elle est prise en chasse jusqu’à Priay, et des coups de feu à l’arme de guerre ont été tirés.
Nous y partons en voiture, et en route le colonel m’appelle. Un policier a été gravement blessé dans la fusillade. Des policiers et gendarmes sont choqués car les malfaiteurs ont percuté leur voiture ou l’ont prise pour cible. Un malfaiteur a été tué et l’autre est en fuite. Il se terre, armé dans le village. Il semble être aperçu dans un champ. Pendant plusieurs heures il est recherché avec des chiens, un hélicoptère. Les accès au village sont bouclés par des barrages. La situation est tendue et extrêmement inquiétante car ils ont montré leur détermination en tirant avec des armes de guerre. Il faut évacuer les enfants de l’école primaire qui peuvent être pris en otage. Confiner les habitants chez eux.
En fin d’après-midi, la police judiciaire intercepte une conversation sur le téléphone du fugitif. Il demande à son amie de venir le chercher. Il donne même le nom de la rue et le numéro ! On saura plus tard qu’il se cachait dans une maison vide et avait pris le courrier dans la boîte aux lettres.
La décision est prise de l’interpeller par surprise. Nous faisons croire que le dispositif est levé. Policiers et gendarmes se cachent. Et dans la mairie où est installé notre PC nous éteignons les lumières. Ce sont des minutes qui valent des heures. Dans le noir nous entendons les échanges radios de la PJ : « il est là. Il monte dans la voiture. » J’ai une boule dans la gorge, le cœur bat très vite à ce moment, mais il faut rassurer tout le monde. Il y aurait pu y avoir encore des blessés ou des morts. On se sent démuni dans ces moments-là. On a donné des instructions, mais était-ce la bonne décision ? Et puis j’entends un fracas de tôle, et enfin « objectif neutralisé, sans casse. » Un magistrat est rarement en prise directe avec l’événement à ce point-là. J’ai vu la violence ce jour-là. Mais j’ai aussi vu le professionnalisme de ces policiers pour déterminer le bon moment pour passer à l’action. J’ai eu l’impression d’être dans un film en me disant « ça va se terminer avec combien de morts ? »

http://www.leprogres.fr/ain/2012/08/06/la-fusillade-mortelle-de-priay-des-minutes-qui-valent-des-heures

vendredi 10 août 2012

Les frangins frappaient les policiers

Deux frères, à la barre, répondent d'une seule voix aux questions de Mme Gaboullet, présidente de l'audience. Issus d'une fratrie de triplés, Thomas. J. et Lucas. J. , 20 ans, ne sont pas inconnus des habitants de Séméac pour des frasques qui, plus d'une fois, les ont conduits dans l'enceinte du tribunal.
De nouveaux débordements ont ébranlé la tranquillité de Séméac, dans l'après-midi du 5 juillet 2011. Sur la place de la mairie, un ami des frères J. est impliqué dans une virulente dispute. Les forces de l'ordre, dont la BAC et la brigade motorisée, sont dépêchées.
Alertés du bisbille, Thomas J. et Lucas J. gagnent les lieux «pour voir ce qui se passe», assurent-ils. Dans l'intention de «jouer les justiciers», rétorque la présidence. Aussitôt reconnue - réputation oblige - la paire est «prise à partie» par des policiers, qui reconnaissent dans les deux jeunes hommes les responsables d'une intrusion intempestive à la piscine communale, commise peu de temps avant. Le ton monte. L'humeur est à l'invective. Des insultes fusent à l'adresse des policiers : «e...», «cow-boy», «on te mettra une branlée en civil», rapportent nombre de témoins.
La goutte d'eau. Thomas est interpellé, menotté, conduit dans un véhicule de police, non sans résistance. Revanchard, son frère tente de s'interposer. À son tour, il est neutralisé, puis arrêté.
En dépit des témoignages et de l'analyse médicale qui fait état de blessures sur deux brigadiers, entraînant une incapacité de travail, Thomas et Lucas continuent de nier «toute insulte, toute violence». Au contraire, ils dénoncent «un acharnement» de la part des représentants de l'ordre et se disent «victimes de leur réputation».
Et l'avocate de la défense, Sonia Bernes-Cabanes, de monter au créneau. Fustigeant des «débordements policiers», un déni médical alors même que ses clients présentaient des «blessures flagrantes», elle blâme une affaire «habillée de qualifications erronées».
Propos que ne souffre pas la procureure Myriam Dasté, qui a requis une amende de 600 € pour Lucas et 60 jours-amendes à 10 € pour son frère Thomas.
À la suite d'un débat tempétueux entre le ministère public et la défense, la peine requise sera appliquée, en sus de réparations aux préjudices corporels et moraux des victimes.
Depuis les faits, commis en 2011, aucun acte de délinquance des frères J. n'a été relevé.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/08/03/1412473-les-frangins-frappaient-les-policiers.html

jeudi 9 août 2012

Retour à la case prison pour deux Agenais

Qu'est-ce qui pousse un homme déjà plusieurs fois condamné à commettre, tout juste libéré, un nouveau délit ? Ce qui l'entraîne à replonger, après des mois et des années de détention ? Pas sûr que la réponse soit inscrite dans les livres, en tout cas pas dans le code pénal. Il faut pourtant bien que justice passe, qu'elle reconnaisse les victimes et «protège» la société. Alors, les condamnations s'empilent comme les regrets, sans que l'on sache comment arrêter la spirale…
L'itinéraire de deux jeunes gens, jugés hier par le tribunal correctionnel d'Agen selon la procédure dite de comparution immédiate, a parfaitement illustré ce syndrome de la multirécidive qui laisse quasi impuissants hommes de loi comme psychiatres ou psychologues. Ces deux Agenais, âgés de 27 ans, à qui l'on reprochait, pour le premier, le vol d'une voiture commis dans la nuit de dimanche à lundi, le refus d'obtempérer à une sommation de s'arrêter et une conduite sans permis, et pour le second, le «recel» de ce vol (il était monté dans le véhicule), affichaient un casier judiciaire long comme un chapelet marial à réciter le jour de l'Assomption. 27 condamnations pour l'un et presque autant pour l'autre et un total cumulé, à eux deux, de 18 années passées derrière les barreaux pour des faits de vols, violences, port d'arme prohibé, défaut de permis et autres refus d'obtempérer… On imagine la difficulté de la tâche dévolue à Me Sophie Grolleau, défenseur des deux prévenus, pour les sortir une énième fois de l'ornière judiciaire, alors qu'ils n'étaient en liberté que depuis trois mois, pour l'un et… huit jours pour l'autre. L'avocate agenaise évoqua notamment des «promesses d'embauche» susceptibles de pousser le tribunal à la clémence. Mais les employeurs attendront. Condamnés respectivement à deux ans de prison, dont un an ferme et quatre mois ferme, les deux hommes ont réintégré en suivant la maison d'arrêt. Encore et encore…

http://www.ladepeche.fr/article/2012/08/02/1411627-retour-a-la-case-prison-pour-deux-agenais.html

mercredi 8 août 2012

Le meurtre de la rue Félix-de-Pardieu à la barre

C'est le dernier homicide en date déploré dans la ville de Saint-Quentin. L'affaire sera donc, comme celle de Nauroy, jugée devant la cour d'assises, du 1er au 3 octobre*.
Dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 octobre 2009, au 120 rue Félix-de-Pardieu, des cris retentissent.
Dominique Hurrier, 47 ans, est retrouvé mort, gisant dans son sang. Lardé de sept coups de couteau. José Gil Da Costa, un ami hébergé depuis un an, est mis en examen pour homicide volontaire.
José Da Costa semblait bien sous l'emprise de l'alcool ce soir-là. Le parquet le présente dès sa mise en examen pour homicide volontaire comme « un garçon dont l'intempérance alcoolique est acquise ».
L'enquête permet vite d'établir que, ce dimanche-là, les policiers étaient intervenus une première fois quelques heures avant, pour un différend familial. A propos de l'ex-compagne de Dominique Hurrier présente dans l'appartement. « Il y avait en fait déjà à cette heure-là excès de boisson », a confirmé le procureur. « Puisque les disputes ont fait suffisamment de bruit pour alerter les voisins. Lorsque la police est arrivée, la femme avait déjà quitté les lieux. »
Légèrement blessée, elle a d'ailleurs refusé d'être emmenée à l'hôpital. « Après le départ de la police, l'alcoolisation a continué… »
Ensuite ? José da Costa reconnaît vite s'être battu avec Dominique Hurrier. « Il n'a pas su se maîtriser. Le rapport de force était en sa faveur », conclut le procureur.

« C'est sa gentillesse qui a tué Dominique Hurrier »
Vers minuit, des passants le retrouvent en pleurs, dans la rue, affolé, répétant que Dominique Hurrier était mort. Ce sont eux qui vont alerter les secours. « Il a dans un premier temps expliqué qu'il avait trouvé le cadavre de son ami en rentrant. Il était extrêmement affecté. »
Dominique Hurrier, pour sa part, est décrit comme « gentil » par tout le voisinage, et « sans problème lorsqu'il était seul ». Mais « il laissait entrer beaucoup de monde, il y avait beaucoup de passage », commentait un riverain juste après le drame.
« Des cris », renchérit l'autre. « On se doutait bien qu'un jour ou l'autre, il allait y avoir quelque chose. »
Les amis de Dominique Hurrier, pour leur part, sont éplorés. La victime avait aidé, et hébergé son tueur. Ils assurent : « C'est sa gentillesse qui a tué Dominique Hurrier. »
Les jurés de la cour d'assises de l'Aisne auront trois jours pour en décider.

* La session de la cour d'assises de l'Aisne durera du 28 septembre au 19 octobre. Du 4 au 5 octobre, sera également jugée une affaire de viol survenue à Chauny.

http://www.aisnenouvelle.fr/article/faits-divers-%E2%80%93-justice/le-meurtre-de-la-rue-felix-de-pardieu-a-la-barre

mardi 7 août 2012

La mort de Didier Artur jugée à la rentrée

La mort de Didier Artur, torturé à Nauroy le 18 juin 2009, sera jugée au mois d’octobre devant la cour d’assises des mineurs à Laon.
La session d'assises de la rentrée au tribunal de Laon risque d'être très suivie dans le Saint-Quentinois.
La mort de Didier Artur, 45 ans, à Nauroy en juin 2009, va être évoquée devant la cour d'assises des mineurs de l'Aisne, du 16 au 19 octobre prochain. A huis clos, donc. Deux jeunes hommes, dont Johnny Bletry, 19 ans au moment des faits, et un autre mineur à l'époque, sont mis en examen pour homicide et acte de torture et barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Et un troisième, pour non-assistance à personne en danger : il s'agit d'un frère d'un des deux premiers, mineur. Il connaissait les faits et a fini par parler.
Didier Artur avait été retrouvé nu dans sa chambre, le 18 juin 2009, au numéro 4 du hameau de la Cantine. Victime de l'indicible. Un balai avait été utilisé pour lui infliger les pires sévices.

Interpellés après huit mois d'enquête
Huit mois après, en mars 2010, un mardi matin aux aurores, une douzaine de véhicules de militaires avaient débarqué chez ses voisins. La mère, son mari et deux enfants avaient été placés en garde à vue. Finalement, un des jeunes, mineur, a avoué.
C'est lui qui a donc mis en cause son frère, Johnny Bletry, et un copain. La mère et le beau-père de Johny Bletry déclaraient alors dans nos colonnes : « Didier Artur, on l'aidait. On l'emmenait faire des courses en voiture, acheter des bouteilles. Il buvait. Ce jour-là, on ne l'a pas vu le matin. J'ai envoyé mon fils Johnny. Il est revenu en courant, en criant : maman, il est mort ! Alors, on a appelé le SAMU. Mais nous, on a cru qu'il s'était levé et était tombé. » Jusqu'à ce jour de mars 2010, donc, où son fils a été mis en examen.

L'alcool, toujours
Apparemment, l'alcool a, une fois de plus, joué un rôle dans cette tragédie. « Ce monsieur recevait des jeunes ; il s'est passé quelque chose avec ces jeunes », lâchait à l'époque, discret, le procureur Olivier Hussenet. Mais les auteurs ne se sont pas contentés de blesser leur victime.
Ils lui ont aussi infligé l'indicible. Les actes de barbarie visés par la procédure sont particulièrement pénibles.
Oui, confirme le procureur, il y a bien eu un balai utilisé. « Les faits n'ont apparemment comporté aucune intention sexuelle. » Parmi les deux principaux impliqués, Johnny Blétry parlerait de menaces de mort sur son jeune frère. Son acolyte se souviendrait pour sa part d'une partie de la soirée, et notamment dirait ne pas avoir porté les coups mortels.
Johnny Blétry a connu un parcours scolaire assez chaotique. Jeune majeur, il résidait chez sa mère, jusqu'à sa mise en détention en 2009 dans une autre affaire de vol et violences.
Ce jeune homme a fait un séjour en hôpital psychiatrique en 2008 « par rapport à l'alcool », a confirmé sa maman.
La famille Blétry elle-même confirme que « Johnny et son copain avaient l'habitude d'aller boire chez Didier Artur. »


DIDIER ARTUR, UN HOMME "GENTIL"
Originaire de Saint-Simon, Didier Arthur vivait seul dans cette maison. Il était arrivé dans le hameau il y a une dizaine d'années. Sans profession, il avait noué des relations amicales avec ses voisins. Me Vignon, qui représente le frère et la sœur de la victime, partie civile, rappelait lui dans nos colonnes la mémoire d'un homme « particulièrement gentil ; de santé fragile, qui malheureusement, c'est vrai, avait trouvé réconfort dans l'alcool ». La famille a été « traumatisée de la mort violente » de ce frère, père de trois enfants, dont un décédé, qui vivait du RMI. Il dénonçait des faits d'« une violence qui dépasse tout entendement. » Dans le village, des voisins témoignaient : « On lui portait de la nourriture tous les jours, à Didier Artur. C'était quelqu'un de gentil. »


http://www.aisnenouvelle.fr/article/faits-divers-%E2%80%93-justice/la-mort-de-didier-artur-jugee-a-la-rentree

lundi 6 août 2012

Saintes : il jetait des cocktails incendiaires pour se venger

Douze mois de prison dont huit ferme, telle est la condamnation prononcée par le tribunal correctionnel de Saintes à l'encontre d'un Saintais de 25 ans interpellé alors qu'il avait jeté deux cocktails incendiaires sur la façade d'un immeuble situé rue Saint-François, à Saintes. Les faits remontent à la nuit du vendredi 27 au samedi 28 juillet. Leur auteur n'en était pas, alors, à son premier « exploit » du genre. Dans la nuit du 14 au 15 juillet, il s'en était déjà pris à cet immeuble, y projetant un premier cocktail incendiaire.
Peu de dégâts

Sa deuxième intervention a eu pour témoin un habitant de la rue Saint-François qui a suivi le jeune homme jusqu'à son domicile de la rue Berthonnière. Le témoin a ensuite prévenu le commissariat de police qui a eu tôt fait de cueillir le présumé coupable.
Celui-ci a expliqué ses deux gestes successifs par des perturbations qu'il aurait lui même subies de la part d'un voisin. Ne sachant pas très bien où ce dernier habitait, le jeune homme a jeté ses cocktails sans distinguo sur la façade de l'immeuble où demeure la personne qu'il voulait ainsi punir.
Malgré l'intention destructrice de leur auteur, les jets en question ont provoqué, fort heureusement, que peu de dégâts.

http://www.sudouest.fr/2012/08/01/il-jetait-des-cocktails-incendiaires-pour-se-venger-784195-1531.php

dimanche 5 août 2012

Violences à la boucherie pour 500 g de viande hachée : 4 ans de prison

L’affaire aurait pu finir dans un bain de sang. Une vive altercation a éclaté mardi dernier dans une boucherie de la galerie Richard-Wagner, à Nîmes.
Le motif ?

Un client mécontent de la découpe de viande d’agneau destinée à faire des sandwiches. Le trentenaire aurait d’abord monté le ton avant de renverser des sacs de dattes et finalement s’en aller mais sans que sa colère ne retombe.
Pendant ce temps, dans la boucherie, on tentait de reprendre ses esprits et de remettre de l’ordre. Un peu plus tard, l’homme en colère est revenu pour le deuxième épisode de son explication de textes, version moins tendre, puisque des témoins ont affirmé qu’il était armé d’un fusil à pompe et d’une arme blanche.
Ce qu’il a formellement contesté hier lors de l’audience correctionnelle où il comparaissait pour les violences avec arme mais aussi pour vol. Car, durant les échauffourées, la caisse enregistreuse a disparu, son contenu (800 €) s’est définitivement évaporé. Néanmoins, la caisse a été retrouvée.
Pour une histoire de viande hachée...
Schématiquement, l’homme reconnaît les violences. Mais sans couteau et sans fusil. Pourtant, les témoins seront formels lors de l’enquête. Effrayés par le déchaînement de violence, les uns se sont cachés dans la chambre froide de la boucherie, les autres dans les sous-sols.
Pour cette histoire de viande hachée - pas assez - menue, ce déferlement de violence a conduit le tribunal à s’interroger sur la possibilité de demander une expertise psychiatrique du prévenu. "J’ai déjà eu des expertises pour l’affaire d’agression sexuelle ou la tentative d’homicide, mais on ne m’a rien trouvé de spécial", explique le jeune homme depuis le box.
"Je prends du Lexomil ou du Rivotril, car parfois je m’énerve"
Pour le prévenu, ses malheurs sont liés à une sorte de complot. Il explique qu’il s’est opposé au vol d’une chaîne en or (commis sur une dame). Ce qui l’a confronté à des receleurs patentés. À l’audience, il certifie aussi que certains commerces de son quartier sont des machines à blanchir l’argent de la drogue. "Ce sont tous de gros trafiquants. Leurs magasins : ce sont juste des couvertures !"
Selon le parquet, "la dangerosité" du suspect est avérée avec l’emploi du couteau et d’un fusil pour une affaire "de 500 g d’agneau mal haché". Le vice-procureur de la République, Éric Emmanuelidis, requiert quatre ans ferme.
La défense, Me Julien Dumas-Lairolle, indique que seul le vol de la caisse enregistreuse est reconnu. Il souligne que le fusil n’a pas été retrouvé. Après délibéré, le tribunal a condamné Kamel Traidia à quatre ans de prison dont 30 mois assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve. Il a été incarcéré après l’audience.

http://www.midilibre.fr/2012/07/30/agression-a-la-boucherie-il-est-condamne-a-quatre-ans-de-prison,541606.php

samedi 4 août 2012

Marie, six ans, seule rescapée d’un terrible accident de la route

Sans elle, il n’en serait pas là. S’il n’avait pas un jour croisé le regard de cette petite fille de 6 ans « dotée d’une incroyable rage de vivre », Jean-Pascal Thomasset, le directeur de l’Avema (lire par ailleurs), ne se serait peut-être pas engagé professionnellement comme il l’a fait, au service des victimes.
C’était il y a un peu plus de trente ans, une première expérience bouleversante dans la vie active pour celui qui était à l’époque un jeune soignant en stage d’été au sein du centre médical de rééducation pédiatrique Romans-Ferrari, près de Châtillon-sur-Chalaronne. Elle avait 6 ans, elle s’appelait Marie, toute sa famille venait de périr dans un accident de la route survenu quelques semaines plus tôt, dans l’Ain. Jean-Pascal Thomasset se souviendra toute sa vie de cette rencontre : « Dès le premier soir, j’ai été interpellé par cette petite qui se trouvait avec un groupe d’enfants. C’était une belle petite fille brune, mais elle était marquée, elle avait quelque chose dans le regard, comme les yeux cernés. Je me souviens m’être demandé comment on pouvait avoir des cernes à son âge. »
Son histoire, c’était un choc frontal. Un drame de l’insécurité routière, dans lequel elle avait perdu sa mère, son père et son frère. Elle n’avait plus que ses grands-parents dans la vie.
Presque seule au monde, mais un besoin vital d’expulser sa souffrance par la parole, à la recherche d’une main bienveillante, d’un temps d’écoute : « Je me suis assis avec elle dans sa chambre. Je la revois me raconter son histoire. Elle m’a demandé si je pouvais l’aider à refaire son bandage. J’étais totalement subjugué par cette force de caractère, cette puissance de vie, je n’avais même pas remarqué qu’elle avait un moignon : elle avait été amputée d’une jambe. »
Trente ans après, le souvenir de Marie continue d’accompagner Jean-Pascal Thomasset dans sa vie de tous les jours : « Je pense très souvent à elle. J’avais devant moi une petite fille marquée dans sa chair, qui avait tout perdu par la faute d’un chauffard. Il lui fallait surmonter ce quotidien épouvantable, les soins, la prothèse et la perte de ses proches. Après un tel cataclysme, elle pouvait en avoir pour une vie entière de ressentiments. Mais c’était comme si elle me disait : Regarde, même à 6 ans, on peut trouver les ressources pour s’en sortir, la vie continue, la vie est belle. »
Qu’est devenue la petite Marie ? « On a fait un bout de chemin ensemble et puis je l’ai perdue de vue. C’est comme avec les 5 000 victimes qu’on accueille tous les ans à l’Avema, c’est toujours une frustration de ne pas savoir ce que sont devenus les gens. »

Jean-Pascal Thomasset
À lui seul, il incarne le chemin parcouru depuis plus de vingt ans par les victimes, dans leur quête de reconnaissance, d’écoute et d’assistance. Educateur de formation, Jean-Pascal Thomasset, 52 ans, est directeur de l’Avema (aide aux victimes et médiation dans l’Ain) depuis la création de l’association à Bourg-en-Bresse, en 1993. Premier adjoint au maire de Nantua, il est également secrétaire général de l’Institut national d’aide aux victimes et médiation (Inavem), une fédération nationale qui regroupe, depuis 1986, près de 150 associations d’aide aux victimes à travers toute la France.

http://www.leprogres.fr/ain/2012/07/30/marie-six-ans-seule-rescapee-d-un-terrible-accident-de-la-route

vendredi 3 août 2012

Il voulait mener la vie de château

L'ébéniste était aussi brocanteur... d'objets volés dans des châteaux et maisons cossues. On le soupçonne d'avoir cambriolé le père du député Édouard Courtial.

Comment un cambriolage chez le père d'un député peut permettre de résoudre une série de vols. Cette affaire, qui va être jugée prochainement, en est l'exemple.

Le 19 novembre 2002, le député (UMP) de l'Oise et futur ministre du gouvernement Fillon, Édouard Courtial, n'est pas encore le maire de la commune d'Agnetz, à côté de Clermont. Son père, Philippe, occupe cette fonction.

Cette nuit-là, l'édile s'était levé pour boire un verre d'eau, et n'avait rien remarqué. Quelques instants plus tard, alors qu'il s'est rendormi, des malfaiteurs s'introduisent dans la maison. Ils repartent avec des tableaux, des horloges et de l'argenterie. La valeur des objets volés est estimée entre 45 000 et 61 000 €.

Le cambriolage reste non élucidé, l'enquête est même close. Mais en septembre 2008, les gendarmes obtiennent un renseignement qui relance les investigations. Un certain P. serait impliqué dans ce vol, mais aussi dans d'autres demeures cossues, ainsi que dans des châteaux. La piste est sérieuse : P., aidé d'un autre homme, avait installé une nouvelle cuisine chez Philippe Courtial, entre avril et juin 2002.

Les faits ont eu lieu entre 2000 et 2008


L'enquête sur cet ébéniste qui se voulait aussi brocanteur débouchera sur d'autres affaires de cambriolages. Car au fur et à mesure, les langues se délient. P., à qui on a trouvé des complices présumés, dont trois membres d'une même famille (le fils, son père et une tante) avait une attirance pour les beaux objets des maisons cossues et des châteaux.

Celui de Domfront dans l'Oise, de Saint-Martin-d'Ablois dans la Marne, le château de Franconville à Saint-Martin du Tertre dans le Val d'Oise, ou encore une maison secondaire cossue à Bucquoy (Oise)... Les vols se sont étalés de 2000 à 2008.

Statues, mobiliers anciens, pièces d'or de collection, et même une rampe d'escalier... Le butin était stocké dans un entrepôt de La Neuville-Roy, dans l'Oise, avant d'être revendu sur des brocantes (Mers-les-Bains, Grandvillers, ou encore Douai ou Lille), des salles de vente (Senlis ou Reims), ou encore via des sites internet.

P. nie les faits. Le vol chez le père du député ? «Un complot fomenté par la famille (du parlementaire) avec le concours de la gendarmerie) »... Mais l'enquête que vient de boucler le juge d'instruction, a établi beaucoup d'éléments à charge. Et cet homme de 55 ans devrait être renvoyé prochainement devant le tribunal correctionnel de Beauvais. Pour autant, il ne devra pas répondre de tous les vols dont on le soupçonne : soit les preuves manquent, soit les faits sont prescrits. C'est le cas du cambriolage chez Philippe Courtial.

La tante, elle, devrait être jugée pour complicité. Pendant 20 ans, elle a travaillé au château de Saint-Martin d'Ablois.

Mes Stéphane Diboundje et Hubert Delarue ne devraient pas avoir à plaider. Pour leurs clients respectifs, le fils et le père, le parquet a demandé un non-lieu dans son réquisitoire définitif. Il a fait de même pour le quatrième complice présumé.

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Il-voulait-mener-la-vie-de-chateau

jeudi 2 août 2012

Fuyant un contrôle, le prévenu a fini sa course dans la rivière

En janvier dernier, à Cazouls-les-Béziers, les gendarmes veulent contrôler un homme qui conduit à très vive allure. Ce dernier prend la fuite. Un peu plus loin, il abandonne le véhicule et part en courant et tombe à l’eau. Il est finalement repêché par les pompiers.
Un pistolet à grenaille dans la boîte à gants

Le jeune homme à 22 ans. Père de famille et sans emploi, il comparaît devant le tribunal correctionnel alors qu’il est en détention pour d’autres faits. Il a 17 condamnations sur son casier judiciaire.
Le prévenu a du mal à justifier son comportement. Les gendarmes ont par ailleurs trouvé un pistolet à grenaille dissimulé dans la boîte à gants, une arme de poing de catégorie 7 qu’il transporte sans motif légitime. Là encore, invité à s’expliquer, l’homme avance des justifications floues et peu convaincantes .
Dans le même temps, le prévenu comparait pour deux affaires de vols dans des véhicules, commis à Béziers le 8 mai dernier et à Cazouls-les-Béziers le 28 mai 2011. Dans les deux cas, il a brisé les vitres des voitures pour y substituer sacs à main, auto radio, un téléphone portable et des chèques vacances. Ces derniers seront retrouvés en sa possession quelques mois plus tard lors d’un contrôle de routine.
Peine plancher
Il reconnaît le premier vol, avoue qu’il avait l’intention de revendre son butin et pourtant, dans le même temps, il assure ne pas se souvenir de ce qu’il a fait. En revanche, il indique ne pas être responsable du second vol et nie les faits. Cela surprend le tribunal puisque les chèques vacances l’accablent, à ce propos il indique les avoir pris par hasard à des enfants de sa connaissance. "Je prends souvent des choses dans les mains des enfants pour éviter qu’ils ne se fassent mal" a-t-il expliqué lors de sa déposition. "On imagine mal comment un chèque vacances peut blesser un enfant" réplique la juge sur un ton amusé.
Le Parquet requiert la peine plancher. Le jeune homme a été condamné à 2 ans d’emprisonnement avec maintien en détention, 150 € d’amendes et confiscation des scellées.

http://www.midilibre.fr/2012/07/28/fuyant-un-controle-le-prevenu-a-fini-sa-course-dans-la-riviere,540648.php

mercredi 1 août 2012

Le corbeau de l’Hérault jugé à Paris après l’été

A chaque instant une munition pourra se trouver percutée et son métal vous exploser la tête". En recevant ce courrier le 18 mars 2009, lesté d’une balle de 9 mm, François Fillon, comme avant lui Nicolas Sarkozy, rejoint la longue liste des personnalités visées par cette “Cellule 34” qui met alors sur les dents les forces antiterroristes françaises.
Invalide et malade

Et il faudra des semaines d’enquête à la PJ de Montpellier, sous pression, pour identifier grâce à un ADN sur une enveloppe le mystérieux corbeau. En arrêtant Thierry Jérôme, 54 ans, le 20 septembre 2009 à Hérépian, un village au Nord de Béziers, la police découvre un homme invalide et malade, à la santé mentale chancelante, qui semble avoir agi pour des motifs confus.
Le 10 septembre, Thierry Jérôme sera seul à la barre de la 10e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Plus question de terrorisme dans le dossier : le quinquagénaire est poursuivi pour "menaces de crime" et "détention et transport de munitions de guerre".
"Anarcho-républicain"
Pendant l’instruction, cet homme qui se définit comme "anarcho-républicain" va parfois se placer sur le terrain politique, en expliquant à ses interlocuteurs avoir agi "pour que les gens ruent dans les brancards". Évoquant la loi Hadopi, il précise que "les dispositions gouvernementales bafouent la liberté d’expression des personnes qui s’étaient battues pour les acquérir." Ses cibles ? "Je les choisissais en fonction de l’actualité."
Les balles ? "C’était pour leur mettre la frousse. Il s’agissait d’un rituel." Il paraît parfois être totalement conscient de ses actes : "Sarkozy aurait pu demander via la presse à me parler, mais ils m’ont méprisé. S’ils avaient fait cette demande de dialogue, on aurait pu discuter. J’aurais arrêté tout cela." Mais à plusieurs reprises, il tient aussi au juge comme aux experts des propos quasi-délirants : "Je souffre d’un dédoublement de la personnalité. C’est un autre moi-même qui était derrière mon ordinateur. J’ai craché dans ces courriers tout ce que je ne pouvais pas faire à cause de mon handicap."
Jugé responsable malgré sa psychose délirante
Incarcéré pendant 3 semaines à Fresnes, il sera remis en liberté, notamment à cause de l’avis des experts, estimant qu’il souffre d’une psychose délirante. Une contre-expertise, réalisée plusieurs mois après, va estimer qu’il peut quand même être jugé, malgré les troubles avérés de son comportement.
"Ses traitements font qu’il n’entend plus les voix qui lui ont dicté ses actes", note Me Massimo Bianchi, son avocat marseillais, qui le qualifie de "Goldorak du terrorisme spatio-temporel. J’espère que sa personnalité justifiera une grande clémence. Il est malade, pétri de douleurs chroniques, et n’a commis aucun passage à l’acte." Pour ces menaces de mort répétées, Thierry Jérôme encourt trois ans de prison ferme.

http://www.midilibre.fr/2012/07/28/le-corbeau-de-l-herault-juge-a-paris-apres-l-ete,540655.php