Un couple de musulmans intégristes du Rhône a été condamné aujourd'hui en correctionnelle à Lyon, à un an de prison ferme pour le père et avec sursis pour la mère, pour avoir privé de soins leurs cinq enfants retrouvés dans un état rachitique en 2002 et les avoir empêchés d'aller à l'école.
Estimant que ce père de 47 ans était "entièrement responsable de l'état de ses enfants", le tribunal l'a reconnu coupable de "privation de soins" et de "défaut de scolarisation" et lui a infligé deux ans de prison, dont un an ferme.
Cette peine a été assortie d'une mise à l'épreuve de trois ans avec obligation de travailler pour cet homme, titulaire d'un CAP de chaudronnerie mais qui, depuis une quinzaine d'années, vivait avec sa famille uniquement des aides sociales. Il devra également être suivi médicalement.
C'est au cours d'une visite médicale, en 2002, devant l'état de santé alarmant du petit dernier, un garçon de 5 ans qui présentait la taille d'un enfant de dix-huit mois, qu'un médecin avait donné l'alerte.
Les autres enfants, des filles (8, 10, 14 et 16 ans au moment du signalement médical), "étaient contraints de se vêtir en noir, ne parlaient qu'arabe, ne sortaient jamais, n'étaient pas scolarisés et ne bénéficiaient pas de soins médicaux", selon leur avocate.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/08/97001-20100608FILWWW00583-enfants-prives-de-soins-un-an-ferme.php
Il faut faire confiance en la justice (Hegel) Revue de la presse judiciaire ici........
mardi 8 juin 2010
Ouverture mardi du procès de Jérôme Kerviel, l'homme qui valait cinq milliards
Le procès de Jérôme Kerviel, accusé par la Société générale de lui avoir fait perdre en 2008 près de 4,9 milliards d'euros, s'ouvre mardi devant le tribunal correctionnel de Paris. Durant trois semaines, deux thèses vont se faire face: celle des dérives d'un système financier encourageant la fraude tant qu'elle ne se voit pas, défendue par l'ancien trader, et celle de la banque, se disant victime des agissements frauduleux de son employé.
Jérôme Kerviel, 33 ans, seul prévenu, sera jugé pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et "introduction frauduleuse dans un système de traitement automatisé de données informatiques". Il encourt jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende.
Il lui est reproché d'avoir spéculé sur les marchés européens en dépassant les limites financières assignées par la banque et en masquant ses positions par des fausses opérations. En janvier 2008, le trader avait pris des positions à risques sur les marchés à hauteur de 49 milliards d'euros. La Société générale a toujours déclaré avoir découvert le 18 janvier l'ampleur de ces positions à risques. Les faits ont été rendus publics le 24 janvier par l'ancien PDG de la banque, Daniel Bouton, qui, lors d'une conférence de presse, avait qualifié Kerviel de "terroriste".
Le débouclage de ces positions, entre le 21 et le 23 janvier, a entraîné des pertes de près de 6,3 milliards d'euros, moins 1,4 milliard de gains engrangés par le trader, soit 4,9 milliards d'euros directement imputables à Jérôme Kerviel. La Société générale affirme que ces positions à risques faisaient courir un risque vital à la banque. Une décision contestée par le prévenu qui assure que c'est la banque en débouclant ces fonds qui a perdu 4,9 milliards.
"Je me suis laissé griser. J'avais perdu la notion des choses", avait confié Kerviel lors de l'instruction disant même avoir été pris dans une "spirale" se laissant happer par son succès.
L'ancien trader s'est toujours défendu en disant que sa hiérarchie était informée de ses prises de positions. Son avocat, Me Olivier Metzner, entend démontrer "que Jérôme Kerviel n'a pas abusé de la confiance de la banque" qui "suivait au quotidien ses opérations". Opérations visibles sur les données informatiques de l'établissement bancaire, selon la défense, qui n'ont pas été exploitées pendant l'enquête. Et qui seront utilisées par l'avocat de Jérôme Kerviel lors du procès.
Evidemment, la banque est sur une toute autre ligne, se disant la victime des agissements de son trader. Jérôme Kerviel est "un menteur, un faussaire et a abusé de la confiance de la banque", martèle l'avocat de l'établissement financier, Me Jean Veil.
Les nombreuses opérations de Jérôme Kerviel n'ont pas été relevées par les organes de contrôle de la banque, ce qui lui permet d'assurer que sa hiérarchie a couvert ses positions. L'enquête a montré qu'il avait menti à ses supérieurs, produit des faux documents qui, selon les juges d'instruction, "ont mis en échec les contrôles de la banque".
Un mois avant l'ouverture de l'audience, Jérôme Kerviel s'est lancé dans une opération de communication de grande envergure à l'occasion de la publication de son livre, "L'Engrenage - Mémoires d'un trader" (Flammarion). En période de crise financière, il fallait redonner un visage humain à celui qui a symbolisé les dérives des traders et de leurs bonus faramineux.
La Société générale lui réclame 4,9 milliards d'euros en réparation du préjudice subi. Le 4 juillet 2008, la Commission bancaire a infligé un blâme à la Société Générale et une amende de quatre millions d'euros, le maximum encouru étant de cinq millions. Plusieurs supérieurs hiérarchiques de Jérôme Kerviel ont été licenciés par la banque. AP
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20100607.FAP3249/ouverture-mardi-du-proces-de-jerome-kerviel-l-homme-qui-valait-cinq-milliards.html
Jérôme Kerviel, 33 ans, seul prévenu, sera jugé pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et "introduction frauduleuse dans un système de traitement automatisé de données informatiques". Il encourt jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende.
Il lui est reproché d'avoir spéculé sur les marchés européens en dépassant les limites financières assignées par la banque et en masquant ses positions par des fausses opérations. En janvier 2008, le trader avait pris des positions à risques sur les marchés à hauteur de 49 milliards d'euros. La Société générale a toujours déclaré avoir découvert le 18 janvier l'ampleur de ces positions à risques. Les faits ont été rendus publics le 24 janvier par l'ancien PDG de la banque, Daniel Bouton, qui, lors d'une conférence de presse, avait qualifié Kerviel de "terroriste".
Le débouclage de ces positions, entre le 21 et le 23 janvier, a entraîné des pertes de près de 6,3 milliards d'euros, moins 1,4 milliard de gains engrangés par le trader, soit 4,9 milliards d'euros directement imputables à Jérôme Kerviel. La Société générale affirme que ces positions à risques faisaient courir un risque vital à la banque. Une décision contestée par le prévenu qui assure que c'est la banque en débouclant ces fonds qui a perdu 4,9 milliards.
"Je me suis laissé griser. J'avais perdu la notion des choses", avait confié Kerviel lors de l'instruction disant même avoir été pris dans une "spirale" se laissant happer par son succès.
L'ancien trader s'est toujours défendu en disant que sa hiérarchie était informée de ses prises de positions. Son avocat, Me Olivier Metzner, entend démontrer "que Jérôme Kerviel n'a pas abusé de la confiance de la banque" qui "suivait au quotidien ses opérations". Opérations visibles sur les données informatiques de l'établissement bancaire, selon la défense, qui n'ont pas été exploitées pendant l'enquête. Et qui seront utilisées par l'avocat de Jérôme Kerviel lors du procès.
Evidemment, la banque est sur une toute autre ligne, se disant la victime des agissements de son trader. Jérôme Kerviel est "un menteur, un faussaire et a abusé de la confiance de la banque", martèle l'avocat de l'établissement financier, Me Jean Veil.
Les nombreuses opérations de Jérôme Kerviel n'ont pas été relevées par les organes de contrôle de la banque, ce qui lui permet d'assurer que sa hiérarchie a couvert ses positions. L'enquête a montré qu'il avait menti à ses supérieurs, produit des faux documents qui, selon les juges d'instruction, "ont mis en échec les contrôles de la banque".
Un mois avant l'ouverture de l'audience, Jérôme Kerviel s'est lancé dans une opération de communication de grande envergure à l'occasion de la publication de son livre, "L'Engrenage - Mémoires d'un trader" (Flammarion). En période de crise financière, il fallait redonner un visage humain à celui qui a symbolisé les dérives des traders et de leurs bonus faramineux.
La Société générale lui réclame 4,9 milliards d'euros en réparation du préjudice subi. Le 4 juillet 2008, la Commission bancaire a infligé un blâme à la Société Générale et une amende de quatre millions d'euros, le maximum encouru étant de cinq millions. Plusieurs supérieurs hiérarchiques de Jérôme Kerviel ont été licenciés par la banque. AP
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20100607.FAP3249/ouverture-mardi-du-proces-de-jerome-kerviel-l-homme-qui-valait-cinq-milliards.html
Second procès pour Rose, l'enfant esclave
La cour d'appel de Paris a examiné, lundi, une affaire d'«esclavage domestique»...
Mains sur le visage, Rose est entrée en catimini, hier, dans la 6e chambre de la cour d'appel du Palais de justice de Paris. Depuis octobre dernier, date de son procès en première instance, elle fuit les caméras et les objectifs des photographes, de peur d'être reconnue. D'ailleurs, «Rose» est un nom d'emprunt. Peu avant l'audience, 20 Minutes l'a retrouvée en compagnie de son avocate derrière le tribunal, place Dauphine (1er). Elle est revenue, tremblante et pudique, sur ces derniers mois de galère pour assumer son statut de victime.
300.000 euros de dommages et intérêts
Pour elle, les interviews, c'est une répétition avant de parler devant les juges. Elle utilise les mêmes mots lorsqu'elle raconte son calvaire. Pendant neuf longues années, entre 1997 et 2006, elle dit avoir été considérée comme une «esclave» par sa famille d'adoption. Née au Mali, Rose est amenée dans l'hexagone à l'âge de 11 ans par Aïssata S., une franco malienne, employée de mairie. «Je ne savais même pas ce qu'était la France», glisse-t-elle.
A l'époque, la fillette fait à manger aux parents et aux quatre enfants. Ainsi que les tâches domestiques: vaisselle, repassage, nettoyage de la voiture du mari, taxi de nuit… Un «cas d'esclavage domestique évident», juge son avocate, Me Anick Fougeroux, qui évaluera les dommages et intérêts à plus de 300.000 euros.
Aidée par SOS Esclave, elle est d'abord réticente à lancer une action en justice. «Je culpabilisais. maintenant, je suis persuadée que ces efforts vont aider les autres victimes à s'en sortir», confie-t-elle. La semaine dernière, la jeune femme a passé un CAP. «J'aime le français», lance-t-elle, fièrement. Une langue qu'elle a apprise en regardant la télévision, lors de ses rares moments de répits dans le pavillon familial de Bondy.
La confrontation, devant les juges, avec M. et Mme S. est tendue. La jeune femme s'emporte, et montre des signes de rancœurs. Elle abhorre les invités des parents, la plupart des Maliens, qui ont fermé les yeux sur sa situation. «Ces gens, je ne veux plus les voir. Ils m'ont coupé de mes origines et de ce que je suis». Rose, déracinée, tente désormais de reprendre goût à la vie. Depuis quelques mois, elle est en stage chez un fleuriste. Mais elle prend garde à ce que personne ne connaisse son histoire. «Avec le temps, peut-être, j'en parlerai à mes amis.»
http://www.20minutes.fr/article/576205/Paris-Second-proces-pour-Rose-l-enfant-esclave.php
Mains sur le visage, Rose est entrée en catimini, hier, dans la 6e chambre de la cour d'appel du Palais de justice de Paris. Depuis octobre dernier, date de son procès en première instance, elle fuit les caméras et les objectifs des photographes, de peur d'être reconnue. D'ailleurs, «Rose» est un nom d'emprunt. Peu avant l'audience, 20 Minutes l'a retrouvée en compagnie de son avocate derrière le tribunal, place Dauphine (1er). Elle est revenue, tremblante et pudique, sur ces derniers mois de galère pour assumer son statut de victime.
300.000 euros de dommages et intérêts
Pour elle, les interviews, c'est une répétition avant de parler devant les juges. Elle utilise les mêmes mots lorsqu'elle raconte son calvaire. Pendant neuf longues années, entre 1997 et 2006, elle dit avoir été considérée comme une «esclave» par sa famille d'adoption. Née au Mali, Rose est amenée dans l'hexagone à l'âge de 11 ans par Aïssata S., une franco malienne, employée de mairie. «Je ne savais même pas ce qu'était la France», glisse-t-elle.
A l'époque, la fillette fait à manger aux parents et aux quatre enfants. Ainsi que les tâches domestiques: vaisselle, repassage, nettoyage de la voiture du mari, taxi de nuit… Un «cas d'esclavage domestique évident», juge son avocate, Me Anick Fougeroux, qui évaluera les dommages et intérêts à plus de 300.000 euros.
Aidée par SOS Esclave, elle est d'abord réticente à lancer une action en justice. «Je culpabilisais. maintenant, je suis persuadée que ces efforts vont aider les autres victimes à s'en sortir», confie-t-elle. La semaine dernière, la jeune femme a passé un CAP. «J'aime le français», lance-t-elle, fièrement. Une langue qu'elle a apprise en regardant la télévision, lors de ses rares moments de répits dans le pavillon familial de Bondy.
La confrontation, devant les juges, avec M. et Mme S. est tendue. La jeune femme s'emporte, et montre des signes de rancœurs. Elle abhorre les invités des parents, la plupart des Maliens, qui ont fermé les yeux sur sa situation. «Ces gens, je ne veux plus les voir. Ils m'ont coupé de mes origines et de ce que je suis». Rose, déracinée, tente désormais de reprendre goût à la vie. Depuis quelques mois, elle est en stage chez un fleuriste. Mais elle prend garde à ce que personne ne connaisse son histoire. «Avec le temps, peut-être, j'en parlerai à mes amis.»
http://www.20minutes.fr/article/576205/Paris-Second-proces-pour-Rose-l-enfant-esclave.php
Kerviel ...l'heure des comptes
"J'ai envie de rétablir la vérité parce que mon nom a été traîné dans la boue depuis deux ans (...). Je n'ai pas envie de payer pour un système que je n'ai pas mis en place et surtout que l'on me dépeigne comme quelqu'un de machiavélique qui aurait voulu faire sauter la banque. Mon seul objectif était de faire entrer un maximum d'argent dans cette banque". L'ancien trader de la Société Générale, Jérôme Kerviel, qui s'exprimait ainsi il y a quelques jours sur TF1*, comparaît à partir de ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, accusé d'avoir provoqué une perte de près de 5 milliards d'euros début 2008. Un procès que le jeune homme de 33 ans n'entend pas suivre passivement. Un procès au cours duquel il entend bien pointer la folie d'un système qu'il refuse d'assumer seul.
Pendant trois semaines, les avocats de la Société Générale, partie civile, vont quant à eux batailler pour que les rôles ne soient pas inversés : ce n'est le procès ni de la banque, ni des marchés financiers et de la spéculation débridée, disent-ils, mais d'un employé indélicat qui a menti et mis son entreprise en péril. Selon l'accusation, Jérôme Kerviel a outrepassé son mandat dans d'énormes proportions, en prenant sur les marchés financiers, à l'insu de sa hiérarchie, des positions spéculatives qui ont atteint des dizaines de milliards d'euros. Il a enregistré des opérations fictives pour dissimuler ses engagements réels, et déjoué les contrôles à l'aide de fausses explications et de faux documents.
Au terme de l'instruction menée par les juges Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset, il a été établi que Jérôme Kerviel avait fait exploser les limites tout au long de 2007. Mais ce n'est qu'en janvier 2008 que la banque dit avoir découvert le pot-aux-roses : près de 50 milliards de positions prises sur des indices boursiers européens, qu'elle a dû solder dans l'urgence et dans un contexte défavorable, résultant dans la perte sans précédent qui a conduit le trader devant la justice.
Une pratique courante dans la banque ?
Un assistant trader a été mis en examen, puis blanchi. Un courtier a été soupçonné, plusieurs supérieurs hiérarchiques du trader ont été licenciés, et la Société Générale a été sanctionnée par la commission bancaire, d'une amende de quatre millions d'euros, pour les défaillances de son système de contrôle. En effet, pas moins de 72 alertes lancées en l'espace de 18 mois sur des actions financières faites de Jérôme Kerviel n'ont suscité aucune réaction de la part de la hierarchie de la banque. Mais au final, Jérôme Kerviel, qui a passé 35 jours en détention préventive, est seul poursuivi au pénal, ce qu'il affirme ne pas comprendre. S'il reconnaît avoir eu recours à des opérations fictives, il jure que c'était une pratique courante dans la banque. Il admet aussi avoir perdu le sens des réalités. Mais il dit et répète que sa hiérarchie était au courant de tout et laissait faire, dès lors qu'il gagnait de l'argent. Restera une autre question à éclaircir lors de ce procès : qu'est-ce qui a motivéle jeune trader à prendre de tels risques, alors qu'il est avéré qu'il n'y a eu aucun enrichissement personnel ?
Au coeur d'une tempête médiatique mondiale, le jeune homme a successivement engagé puis congédié pas moins de six avocats, pour s'arrêter finalement sur Me Olivier Metzner, qui passe pour le meilleur spécialiste français du pénal financier. Ce dernier promet des révélations à l'audience. Il affirme notamment avoir trouvé dans des scellés non exploités durant l'instruction la preuve que tout ce que faisait Jérôme Kerviel était visible. Sur la quarantaine de témoins qui viendront témoinger au cours du procès, la défense en a cité 33 (traders, hiérarchie de Jérôme Kerviel, comptables,
juristes...). La Société Générale est la principale partie civile, mais il y aura aussi six petits porteurs face au prévenu.
Poursuivi pour faux, usage de faux, abus de confiance et intrusion frauduleuse dans un système de traitement automatisé des données, Jérôme Kreviel encourt jusqu'à cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende. Il n'aspire qu'à une seule chose aujourd'hui : gagner son procès et retrouver une vie plus calme, en province, loin des sphères financières et de l'agitation médiatique.
http://lci.tf1.fr/biographies/jerome-kerviel-4883875.html
http://lci.tf1.fr/france/justice/2010-06/kerviel-l-heure-des-comptes-est-arrivee-5876017.html
Pendant trois semaines, les avocats de la Société Générale, partie civile, vont quant à eux batailler pour que les rôles ne soient pas inversés : ce n'est le procès ni de la banque, ni des marchés financiers et de la spéculation débridée, disent-ils, mais d'un employé indélicat qui a menti et mis son entreprise en péril. Selon l'accusation, Jérôme Kerviel a outrepassé son mandat dans d'énormes proportions, en prenant sur les marchés financiers, à l'insu de sa hiérarchie, des positions spéculatives qui ont atteint des dizaines de milliards d'euros. Il a enregistré des opérations fictives pour dissimuler ses engagements réels, et déjoué les contrôles à l'aide de fausses explications et de faux documents.
Au terme de l'instruction menée par les juges Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset, il a été établi que Jérôme Kerviel avait fait exploser les limites tout au long de 2007. Mais ce n'est qu'en janvier 2008 que la banque dit avoir découvert le pot-aux-roses : près de 50 milliards de positions prises sur des indices boursiers européens, qu'elle a dû solder dans l'urgence et dans un contexte défavorable, résultant dans la perte sans précédent qui a conduit le trader devant la justice.
Une pratique courante dans la banque ?
Un assistant trader a été mis en examen, puis blanchi. Un courtier a été soupçonné, plusieurs supérieurs hiérarchiques du trader ont été licenciés, et la Société Générale a été sanctionnée par la commission bancaire, d'une amende de quatre millions d'euros, pour les défaillances de son système de contrôle. En effet, pas moins de 72 alertes lancées en l'espace de 18 mois sur des actions financières faites de Jérôme Kerviel n'ont suscité aucune réaction de la part de la hierarchie de la banque. Mais au final, Jérôme Kerviel, qui a passé 35 jours en détention préventive, est seul poursuivi au pénal, ce qu'il affirme ne pas comprendre. S'il reconnaît avoir eu recours à des opérations fictives, il jure que c'était une pratique courante dans la banque. Il admet aussi avoir perdu le sens des réalités. Mais il dit et répète que sa hiérarchie était au courant de tout et laissait faire, dès lors qu'il gagnait de l'argent. Restera une autre question à éclaircir lors de ce procès : qu'est-ce qui a motivéle jeune trader à prendre de tels risques, alors qu'il est avéré qu'il n'y a eu aucun enrichissement personnel ?
Au coeur d'une tempête médiatique mondiale, le jeune homme a successivement engagé puis congédié pas moins de six avocats, pour s'arrêter finalement sur Me Olivier Metzner, qui passe pour le meilleur spécialiste français du pénal financier. Ce dernier promet des révélations à l'audience. Il affirme notamment avoir trouvé dans des scellés non exploités durant l'instruction la preuve que tout ce que faisait Jérôme Kerviel était visible. Sur la quarantaine de témoins qui viendront témoinger au cours du procès, la défense en a cité 33 (traders, hiérarchie de Jérôme Kerviel, comptables,
juristes...). La Société Générale est la principale partie civile, mais il y aura aussi six petits porteurs face au prévenu.
Poursuivi pour faux, usage de faux, abus de confiance et intrusion frauduleuse dans un système de traitement automatisé des données, Jérôme Kreviel encourt jusqu'à cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende. Il n'aspire qu'à une seule chose aujourd'hui : gagner son procès et retrouver une vie plus calme, en province, loin des sphères financières et de l'agitation médiatique.
http://lci.tf1.fr/biographies/jerome-kerviel-4883875.html
http://lci.tf1.fr/france/justice/2010-06/kerviel-l-heure-des-comptes-est-arrivee-5876017.html
Affaire du gang des barbares
Pour l'enlèvement et le meurtre d'Ilan Halimi, le chef du gang des Barbares, Youssouf Fofana, a été condamné à la réclusion à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans. Il a accueilli le verdict en applaudissant. Récit.
Vingt heures, devant le palais de justice de Paris, une rangée de cars de CRS annonce la couleur. Depuis mercredi, les jurés de la cour d'assises de Paris se sont retirés dans le secret le plus absolu pour décider du sort du chef du "gang des Barbares", Youssouf Fofana. L'homme est jugé pour l'enlèvement, la séquestration et l'assassinat d'Ilan Halimi en janvier 2006.
Devant la salle d'audience, une meute de journalistes attend avec impatience que le verdict tombe. C'est l'aboutissement d'une affaire au long cours. Un procès hors norme à la hauteur de la personnalité atypique du principal accusé: un Youssouf Fofana froid, qui n'a montré aucun signe de regret, ni même de compassion à l'égard de la famille de la victime.
Pire, cet "enfant des cités" comme il se définit a multiplié les provocations tout au long du procès, abusant des diatribes antisémites et révocant ses avocats, un à un.
Ce vendredi soir, face aux jurés, il est égal à lui-même. Vêtu d'une chemise bariolée, il apparait souriant, il n'a pas l'air stressé. Il discute même avec ses anciens complices dans le box des accusés.
A l'entrée du président de la cour, le silence se fait pesant. Dans la salle où sont amassés les journalistes, les discussions cessent. Il est 22h15. Commence la lecture des délibérés pour Fofana et ses coaccusés. Le président égrène les réponses aux quelque 150 questions sur lesquelles les jurés ont dû se prononcer.
Dans le box des accusés régne une curieuse apathie, voire de l'indifférence. Une impression qui laisse soudain place à une réaction inattendue de Youssouf Fofana. Il esquisse un sourire et s'applaudit en entendant son jugement: perpétuité avec 22 ans de sûreté, conformément aux réquisitions de l'avocat général.
Le chef du gang ne semble pas surpris. Il a désormais 10 jours pour faire appel.
A la sortie de la salle, l'avocat des parties civiles s'exprime devant un ballet de micros et de caméras. Pour lui, le verdict est un succès en demi-teinte. Il se dit soulagé que Fofana ait eu "la peine la plus forte" mais il regrette le procès à huis-clos: "Je souhaite que ce genre de procès ne se reproduise plus car c'est le silence qui a tué Ilan Halimi. L'intérêt des mineurs l'a emporté sur l'intérêt général."
Plus loin dans le hall, deux proches d'Ilan Halimi crient leur incompréhension devant le verdict. "La fille qui a joué l'appât n'a eu que 9 ans, c'est la perpétuité qu'elle aurait dû avoir".
Appel?
Youssouf Fofana, condamné en juillet à la peine maximale pour la séquestration et l'assassinat en janvier 2006 d’Ilan Halimi, a renoncé à faire appel.
Sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, est désormais définitive. Ce désistement, pour l'heure inexpliqué, sera constaté par la cour d’assises de Paris, au cours d’une audience de pure forme le 15 février.
Conséquence en pratique: le second procès qui doit se tenir du 25 octobre au 17 décembre à Créteil se déroulera sans lui. Il est toutefois vraisemblable que Youssouf Fofana soit cité comme témoin. Pourraient demander son audition le parquet général, le président de la cour, les avocats de la défense ou encore ceux de la partie civile.
Qui sera rejugé?
Seront notamment rejugés les deux complices jugés les plus actifs dans le rapt et la séquestration d'Ilan - condamnés à 15 et 18 ans, là où l'accusation avait réclamé 20 ans de réclusion contre chacun - ainsi que la jeune fille ayant servi d'appât pour attirer le jeune juif dans le piège, condamnée à 9 ans contre 10 à 12 requis.
Sur ses 26 co-accusés - dont deux étaient mineurs au moment des faits, ce qui a justifié le huis clos - deux ont été acquittés et 24 condamnés à des peines allant de 6 mois avec sursis à 18 ans de réclusion.
Aussitôt après le procès cet été, les organisations juives dénonçaient «l’indulgence» de la cour d’assises des mineurs de Paris à l’égard des membres du «gang des barbares», regrettant les peines prononcées à l’encontre des complices de Fofana.
La garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie, avait ordonné au parquet de faire appel contre 14 des 27 accusés de l’enlèvement, de la séquestration et du meurtre du jeune Juif Ilan Halimi en 2006. Youssouf Fofana s'était aussitôt engouffrer dans la brèche, faisant lui aussi appel de sa condamnation.
Le procès sera-t-il public?
Contrairement au procès de première instance, le procès de Créteil pourrait se tenir publiquement. Mercredi, la commission des Lois de l'Assemblée nationale a en effet adopté une proposition de loi visant à alléger la règle du huis clos en cour d'assises des mineurs.
Si le texte suit un processus législatif sans encombre, il pourrait être promulgué à temps pour le procès d'appel.
La nouvelle loi a d'autant plus de chance d'être prête à temps qu'elle a clairement été pensée pour l'affaire Ilan Halimi, par ses auteurs, les députés François Baroin (UMP) et Jack Lang (PS).
Me Francis Szpiner, avocat de la famille Halimi, réclame cette publicité depuis longtemps. Ainsi a-t-il déclaré mercredi aux députés: «C'est le silence qui a tué Ilan Halimi et la justice a prolongé cette conspiration du silence puisque l'opinion publique n'a pas su de quoi il était mort».
http://www.liberation.fr/
Vingt heures, devant le palais de justice de Paris, une rangée de cars de CRS annonce la couleur. Depuis mercredi, les jurés de la cour d'assises de Paris se sont retirés dans le secret le plus absolu pour décider du sort du chef du "gang des Barbares", Youssouf Fofana. L'homme est jugé pour l'enlèvement, la séquestration et l'assassinat d'Ilan Halimi en janvier 2006.
Devant la salle d'audience, une meute de journalistes attend avec impatience que le verdict tombe. C'est l'aboutissement d'une affaire au long cours. Un procès hors norme à la hauteur de la personnalité atypique du principal accusé: un Youssouf Fofana froid, qui n'a montré aucun signe de regret, ni même de compassion à l'égard de la famille de la victime.
Pire, cet "enfant des cités" comme il se définit a multiplié les provocations tout au long du procès, abusant des diatribes antisémites et révocant ses avocats, un à un.
Ce vendredi soir, face aux jurés, il est égal à lui-même. Vêtu d'une chemise bariolée, il apparait souriant, il n'a pas l'air stressé. Il discute même avec ses anciens complices dans le box des accusés.
A l'entrée du président de la cour, le silence se fait pesant. Dans la salle où sont amassés les journalistes, les discussions cessent. Il est 22h15. Commence la lecture des délibérés pour Fofana et ses coaccusés. Le président égrène les réponses aux quelque 150 questions sur lesquelles les jurés ont dû se prononcer.
Dans le box des accusés régne une curieuse apathie, voire de l'indifférence. Une impression qui laisse soudain place à une réaction inattendue de Youssouf Fofana. Il esquisse un sourire et s'applaudit en entendant son jugement: perpétuité avec 22 ans de sûreté, conformément aux réquisitions de l'avocat général.
Le chef du gang ne semble pas surpris. Il a désormais 10 jours pour faire appel.
A la sortie de la salle, l'avocat des parties civiles s'exprime devant un ballet de micros et de caméras. Pour lui, le verdict est un succès en demi-teinte. Il se dit soulagé que Fofana ait eu "la peine la plus forte" mais il regrette le procès à huis-clos: "Je souhaite que ce genre de procès ne se reproduise plus car c'est le silence qui a tué Ilan Halimi. L'intérêt des mineurs l'a emporté sur l'intérêt général."
Plus loin dans le hall, deux proches d'Ilan Halimi crient leur incompréhension devant le verdict. "La fille qui a joué l'appât n'a eu que 9 ans, c'est la perpétuité qu'elle aurait dû avoir".
Appel?
Youssouf Fofana, condamné en juillet à la peine maximale pour la séquestration et l'assassinat en janvier 2006 d’Ilan Halimi, a renoncé à faire appel.
Sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, est désormais définitive. Ce désistement, pour l'heure inexpliqué, sera constaté par la cour d’assises de Paris, au cours d’une audience de pure forme le 15 février.
Conséquence en pratique: le second procès qui doit se tenir du 25 octobre au 17 décembre à Créteil se déroulera sans lui. Il est toutefois vraisemblable que Youssouf Fofana soit cité comme témoin. Pourraient demander son audition le parquet général, le président de la cour, les avocats de la défense ou encore ceux de la partie civile.
Qui sera rejugé?
Seront notamment rejugés les deux complices jugés les plus actifs dans le rapt et la séquestration d'Ilan - condamnés à 15 et 18 ans, là où l'accusation avait réclamé 20 ans de réclusion contre chacun - ainsi que la jeune fille ayant servi d'appât pour attirer le jeune juif dans le piège, condamnée à 9 ans contre 10 à 12 requis.
Sur ses 26 co-accusés - dont deux étaient mineurs au moment des faits, ce qui a justifié le huis clos - deux ont été acquittés et 24 condamnés à des peines allant de 6 mois avec sursis à 18 ans de réclusion.
Aussitôt après le procès cet été, les organisations juives dénonçaient «l’indulgence» de la cour d’assises des mineurs de Paris à l’égard des membres du «gang des barbares», regrettant les peines prononcées à l’encontre des complices de Fofana.
La garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie, avait ordonné au parquet de faire appel contre 14 des 27 accusés de l’enlèvement, de la séquestration et du meurtre du jeune Juif Ilan Halimi en 2006. Youssouf Fofana s'était aussitôt engouffrer dans la brèche, faisant lui aussi appel de sa condamnation.
Le procès sera-t-il public?
Contrairement au procès de première instance, le procès de Créteil pourrait se tenir publiquement. Mercredi, la commission des Lois de l'Assemblée nationale a en effet adopté une proposition de loi visant à alléger la règle du huis clos en cour d'assises des mineurs.
Si le texte suit un processus législatif sans encombre, il pourrait être promulgué à temps pour le procès d'appel.
La nouvelle loi a d'autant plus de chance d'être prête à temps qu'elle a clairement été pensée pour l'affaire Ilan Halimi, par ses auteurs, les députés François Baroin (UMP) et Jack Lang (PS).
Me Francis Szpiner, avocat de la famille Halimi, réclame cette publicité depuis longtemps. Ainsi a-t-il déclaré mercredi aux députés: «C'est le silence qui a tué Ilan Halimi et la justice a prolongé cette conspiration du silence puisque l'opinion publique n'a pas su de quoi il était mort».
http://www.liberation.fr/
lundi 7 juin 2010
Meurtre/Calais: un Anglais condamné
Un Anglais de 48 ans a été condamné aujourd'hui à 15 ans de réclusion par la cour d'assises du Pas-de-Calais, à Saint-Omer, pour sa participation au meurtre d'un agent d'assurances en 2002 à Calais, l'auteur présumé des coups de couteau mortels devant être jugé fin 2010.
Barry Finch, qui n'a cessé de charger son coaccusé au cours de son procès, avait été interpellé en Angleterre puis extradé peu après les faits en compagnie d'un Irlandais, William O'Connor.
Les deux hommes sont accusés d'avoir assassiné, pour lui voler sa voiture, Jean-Jacques Berteloot, 48 ans, dont le corps lardé de neuf coups de couteau avait été retrouvé dans son parking le 1er novembre 2002.
William O'Connor, condamné comme son complice à de multiples reprises pour des vols et des braquages à main armée, sera jugé en décembre. Il est actuellement incarcéré au Royaume-Uni pour son implication dans un autre homicide.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/07/97001-20100607FILWWW00642-meurtrecalais-un-anglais-condamne.php
Barry Finch, qui n'a cessé de charger son coaccusé au cours de son procès, avait été interpellé en Angleterre puis extradé peu après les faits en compagnie d'un Irlandais, William O'Connor.
Les deux hommes sont accusés d'avoir assassiné, pour lui voler sa voiture, Jean-Jacques Berteloot, 48 ans, dont le corps lardé de neuf coups de couteau avait été retrouvé dans son parking le 1er novembre 2002.
William O'Connor, condamné comme son complice à de multiples reprises pour des vols et des braquages à main armée, sera jugé en décembre. Il est actuellement incarcéré au Royaume-Uni pour son implication dans un autre homicide.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/07/97001-20100607FILWWW00642-meurtrecalais-un-anglais-condamne.php
Assises de l'Allier : elle est jugée pour abandon de nouveau né
Une mère de famille de 40 ans comparaît depuis aujourd'hui devant les assises de l'Allier à Cusset pour l'abandon de deux nouveaux-nés, dont les restes ont été retrouvés dans une cave de Montluçon, en février 2009.
Les restes des deux bébés, une fille et un garçon, avaient été découverts le 2 février 2009 par un habitant dans une cave d'un immeuble HLM de Montluçon, où elle avait habité auparavant. L'un d'eux était emballé dans un sac plastique et l'autre était placé dans une glacière enveloppée d'un sac poubelle.
"Je ne sais pas exactement quand ils sont nés", a assuré aujourd'hui à la cour Valérie Gally, situant ses deux accouchements entre 2003 et 2006.
"Cela s'est passé dans le salon, sur le canapé. J'étais seule. J'ai coupé le cordon avec un ciseau", a ajouté tristement la mère. Elle explique avoir ensuite enveloppé les nourrissons, nés viables, dans des couvertures avant de les enfermer dans une chambre. "Je n'ai pas fait d'actes pour les tuer", s'est défendue cette mère de deux autres enfants, alors adolescents.
Ce n'est que plusieurs jours plus tard qu'elle récupérait les corps sans vie des nourrissons.
"Ces enfants, je les voulais. J'étais même heureuse de les porter. Mais je ne sais pas ce qui s'est passé. Je n'ai pas su quoi faire, j'étais seule. J'ai appelé le père, mais, comme d'habitude, je n'ai pas eu de réponse. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi j'ai fait ça. C'était comme un effondrement de tout et qu'on n'en voit pas le fond", a expliqué l'accusée, qui souffre de dépression depuis 2002.
Elle encourt trente ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu demain soir.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/07/97001-20100607FILWWW00587-jugee-pour-avoir-laisse-mourir-ses-bebes.php
Les restes des deux bébés, une fille et un garçon, avaient été découverts le 2 février 2009 par un habitant dans une cave d'un immeuble HLM de Montluçon, où elle avait habité auparavant. L'un d'eux était emballé dans un sac plastique et l'autre était placé dans une glacière enveloppée d'un sac poubelle.
"Je ne sais pas exactement quand ils sont nés", a assuré aujourd'hui à la cour Valérie Gally, situant ses deux accouchements entre 2003 et 2006.
"Cela s'est passé dans le salon, sur le canapé. J'étais seule. J'ai coupé le cordon avec un ciseau", a ajouté tristement la mère. Elle explique avoir ensuite enveloppé les nourrissons, nés viables, dans des couvertures avant de les enfermer dans une chambre. "Je n'ai pas fait d'actes pour les tuer", s'est défendue cette mère de deux autres enfants, alors adolescents.
Ce n'est que plusieurs jours plus tard qu'elle récupérait les corps sans vie des nourrissons.
"Ces enfants, je les voulais. J'étais même heureuse de les porter. Mais je ne sais pas ce qui s'est passé. Je n'ai pas su quoi faire, j'étais seule. J'ai appelé le père, mais, comme d'habitude, je n'ai pas eu de réponse. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi j'ai fait ça. C'était comme un effondrement de tout et qu'on n'en voit pas le fond", a expliqué l'accusée, qui souffre de dépression depuis 2002.
Elle encourt trente ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu demain soir.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/07/97001-20100607FILWWW00587-jugee-pour-avoir-laisse-mourir-ses-bebes.php
Ouverture mardi du procès de Jérôme Kerviel, l'homme qui valait cinq milliards
Le procès de Jérôme Kerviel, accusé par la Société générale de lui avoir fait perdre en 2008 près de 4,9 milliards d'euros, s'ouvre mardi devant le tribunal correctionnel de Paris. Durant trois semaines, deux thèses vont se faire face: celle des dérives d'un système financier encourageant la fraude tant qu'elle ne se voit pas, défendue par l'ancien trader, et celle de la banque, se disant victime des agissements frauduleux de son employé.
Jérôme Kerviel, 33 ans, seul prévenu, sera jugé pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et "introduction frauduleuse dans un système de traitement automatisé de données informatiques". Il encourt jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende.
Il lui est reproché d'avoir spéculé sur les marchés européens en dépassant les limites financières assignées par la banque et en masquant ses positions par des fausses opérations. En janvier 2008, le trader avait pris des positions à risques sur les marchés à hauteur de 49 milliards d'euros. La Société générale a toujours déclaré avoir découvert le 18 janvier l'ampleur de ces positions à risques. Les faits ont été rendus publics le 24 janvier par l'ancien PDG de la banque, Daniel Bouton, qui, lors d'une conférence de presse, avait qualifié Kerviel de "terroriste".
Le débouclage de ces positions, entre le 21 et le 23 janvier, a entraîné des pertes de près de 6,3 milliards d'euros, moins 1,4 milliard de gains engrangés par le trader, soit 4,9 milliards d'euros directement imputables à Jérôme Kerviel. La Société générale affirme que ces positions à risques faisaient courir un risque vital à la banque. Une décision contestée par le prévenu qui assure que c'est la banque en débouclant ces fonds qui a perdu 4,9 milliards.
"Je me suis laissé griser. J'avais perdu la notion des choses", avait confié Kerviel lors de l'instruction disant même avoir été pris dans une "spirale" se laissant happer par son succès.
L'ancien trader s'est toujours défendu en disant que sa hiérarchie était informée de ses prises de positions. Son avocat, Me Olivier Metzner, entend démontrer "que Jérôme Kerviel n'a pas abusé de la confiance de la banque" qui "suivait au quotidien ses opérations". Opérations visibles sur les données informatiques de l'établissement bancaire, selon la défense, qui n'ont pas été exploitées pendant l'enquête. Et qui seront utilisées par l'avocat de Jérôme Kerviel lors du procès.
Evidemment, la banque est sur une toute autre ligne, se disant la victime des agissements de son trader. Jérôme Kerviel est "un menteur, un faussaire et a abusé de la confiance de la banque", martèle l'avocat de l'établissement financier, Me Jean Veil.
Les nombreuses opérations de Jérôme Kerviel n'ont pas été relevées par les organes de contrôle de la banque, ce qui lui permet d'assurer que sa hiérarchie a couvert ses positions. L'enquête a montré qu'il avait menti à ses supérieurs, produit des faux documents qui, selon les juges d'instruction, "ont mis en échec les contrôles de la banque".
Un mois avant l'ouverture de l'audience, Jérôme Kerviel s'est lancé dans une opération de communication de grande envergure à l'occasion de la publication de son livre, "L'Engrenage - Mémoires d'un trader" (Flammarion). En période de crise financière, il fallait redonner un visage humain à celui qui a symbolisé les dérives des traders et de leurs bonus faramineux.
La Société générale lui réclame 4,9 milliards d'euros en réparation du préjudice subi. Le 4 juillet 2008, la Commission bancaire a infligé un blâme à la Société Générale et une amende de quatre millions d'euros, le maximum encouru étant de cinq millions. Plusieurs supérieurs hiérarchiques de Jérôme Kerviel ont été licenciés par la banque. AP
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20100607.FAP3249/ouverture-mardi-du-proces-de-jerome-kerviel-l-homme-qui-valait-cinq-milliards.html
Jérôme Kerviel, 33 ans, seul prévenu, sera jugé pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et "introduction frauduleuse dans un système de traitement automatisé de données informatiques". Il encourt jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende.
Il lui est reproché d'avoir spéculé sur les marchés européens en dépassant les limites financières assignées par la banque et en masquant ses positions par des fausses opérations. En janvier 2008, le trader avait pris des positions à risques sur les marchés à hauteur de 49 milliards d'euros. La Société générale a toujours déclaré avoir découvert le 18 janvier l'ampleur de ces positions à risques. Les faits ont été rendus publics le 24 janvier par l'ancien PDG de la banque, Daniel Bouton, qui, lors d'une conférence de presse, avait qualifié Kerviel de "terroriste".
Le débouclage de ces positions, entre le 21 et le 23 janvier, a entraîné des pertes de près de 6,3 milliards d'euros, moins 1,4 milliard de gains engrangés par le trader, soit 4,9 milliards d'euros directement imputables à Jérôme Kerviel. La Société générale affirme que ces positions à risques faisaient courir un risque vital à la banque. Une décision contestée par le prévenu qui assure que c'est la banque en débouclant ces fonds qui a perdu 4,9 milliards.
"Je me suis laissé griser. J'avais perdu la notion des choses", avait confié Kerviel lors de l'instruction disant même avoir été pris dans une "spirale" se laissant happer par son succès.
L'ancien trader s'est toujours défendu en disant que sa hiérarchie était informée de ses prises de positions. Son avocat, Me Olivier Metzner, entend démontrer "que Jérôme Kerviel n'a pas abusé de la confiance de la banque" qui "suivait au quotidien ses opérations". Opérations visibles sur les données informatiques de l'établissement bancaire, selon la défense, qui n'ont pas été exploitées pendant l'enquête. Et qui seront utilisées par l'avocat de Jérôme Kerviel lors du procès.
Evidemment, la banque est sur une toute autre ligne, se disant la victime des agissements de son trader. Jérôme Kerviel est "un menteur, un faussaire et a abusé de la confiance de la banque", martèle l'avocat de l'établissement financier, Me Jean Veil.
Les nombreuses opérations de Jérôme Kerviel n'ont pas été relevées par les organes de contrôle de la banque, ce qui lui permet d'assurer que sa hiérarchie a couvert ses positions. L'enquête a montré qu'il avait menti à ses supérieurs, produit des faux documents qui, selon les juges d'instruction, "ont mis en échec les contrôles de la banque".
Un mois avant l'ouverture de l'audience, Jérôme Kerviel s'est lancé dans une opération de communication de grande envergure à l'occasion de la publication de son livre, "L'Engrenage - Mémoires d'un trader" (Flammarion). En période de crise financière, il fallait redonner un visage humain à celui qui a symbolisé les dérives des traders et de leurs bonus faramineux.
La Société générale lui réclame 4,9 milliards d'euros en réparation du préjudice subi. Le 4 juillet 2008, la Commission bancaire a infligé un blâme à la Société Générale et une amende de quatre millions d'euros, le maximum encouru étant de cinq millions. Plusieurs supérieurs hiérarchiques de Jérôme Kerviel ont été licenciés par la banque. AP
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20100607.FAP3249/ouverture-mardi-du-proces-de-jerome-kerviel-l-homme-qui-valait-cinq-milliards.html
Un médecin jugé pour viols sur ses patientes
Il aurait endormi ses onze victimes pour commettre ses forfaits...
La cour d’assises des Vosges, à Epinal, juge à partir de ce lundi le docteur Joël Capobianco, accusé d’avoir drogué et violé onze de ses patientes entre janvier 1998 et décembre 2003. Le médecin, qui comparaît libre, présente un casier judiciaire déjà fourni: il a été condamné pour avoir agressé sexuellement une fille sur une plage bretonne et pour avoir filmé sous les jupes de filles, rapporte lundi Le Parisien.
Divagations des victimes, selon l’accusé
Les faits pour lesquels l’homme de 54 ans est jugé se seraient déroulés à son cabinet de Dommartin-lès-Remiremont (Vosges) ou lors de consultations à domicile. Le médecin généraliste ciblait particulièrement des femmes dans un état dépressif et leur injectait du valium à pour les plonger dans un sommeil ou un demi-sommeil. D’après les experts-médicaux, il utilisait également une technique «d’hypno-sédation» qui «pouvait mettre en danger la vie des patientes».
Faux, rétorque l’avocat de Joël Capobianco, pour qui sa technique «était parfaitement au point». L’accusé, lui, nie toutes les accusations et les met sur le compte des «effets secondaires du Valium». Il assure que certaines femmes auraient pu être influencées par la médiatisation de l’affaire. Pour les experts, l’accusé présenterait une forme de «perversion sexuelle» et il aurait tendance à instrumentaliser «sa fonction de médecin».
http://www.20minutes.fr/article/576023/Un-medecin-juge-pour-viols-sur-ses-patientes.php
La cour d’assises des Vosges, à Epinal, juge à partir de ce lundi le docteur Joël Capobianco, accusé d’avoir drogué et violé onze de ses patientes entre janvier 1998 et décembre 2003. Le médecin, qui comparaît libre, présente un casier judiciaire déjà fourni: il a été condamné pour avoir agressé sexuellement une fille sur une plage bretonne et pour avoir filmé sous les jupes de filles, rapporte lundi Le Parisien.
Divagations des victimes, selon l’accusé
Les faits pour lesquels l’homme de 54 ans est jugé se seraient déroulés à son cabinet de Dommartin-lès-Remiremont (Vosges) ou lors de consultations à domicile. Le médecin généraliste ciblait particulièrement des femmes dans un état dépressif et leur injectait du valium à pour les plonger dans un sommeil ou un demi-sommeil. D’après les experts-médicaux, il utilisait également une technique «d’hypno-sédation» qui «pouvait mettre en danger la vie des patientes».
Faux, rétorque l’avocat de Joël Capobianco, pour qui sa technique «était parfaitement au point». L’accusé, lui, nie toutes les accusations et les met sur le compte des «effets secondaires du Valium». Il assure que certaines femmes auraient pu être influencées par la médiatisation de l’affaire. Pour les experts, l’accusé présenterait une forme de «perversion sexuelle» et il aurait tendance à instrumentaliser «sa fonction de médecin».
http://www.20minutes.fr/article/576023/Un-medecin-juge-pour-viols-sur-ses-patientes.php
Etats-Unis : prison à vie pour le meurtrier d'un médecin pratiquant l'avortement
Le meurtrier d'un médecin qui pratiquait des avortements dans une clinique du Kansas aux Etats-Unis a été condamné jeudi 1er avril à la prison à vie. Sa peine est assortie d'une période de sûreté de 50 ans. Scott Roeder âgé de 52 ans, a été reconnu coupable le 29 janvier d'avoir tué le docteur George Tiller par un jury populaire.
Conformément aux recommandations de la procureure Nola Foulston, le juge Warren Wilbert a préféré assortir la condamnation d'une période de sûreté de 50 ans plutôt que de 25 ans car, selon le juge, Scott Roeder avait traqué sa victime avant de la tuer.
Avortements après la 21e semaine de grossesse
Le 31 mai 2009, alors qu'il se trouvait au temple de l'église luthérienne de Wichita, le Dr George Tiller, âgé de 67 ans, avait été tué d'une balle dans la tête. Scott Roeder s'était approché en silence de George Tiller, qui discutait avec un autre fidèle, avait pointé son pistolet sur le front de la victime puis avait tiré. Le médecin pratiquait des avortements après la 21e semaine de grossesse dans une clinique américaine.
Scott Roeder avait avoué le crime mais avait demandé à pouvoir plaider qu'il considérait sa victime comme un meurtrier. Il encourrait ainsi une peine plus proche des cinq ans de prison que de la prison à vie pour meurtre avec préméditation.
Attaqué à plusieurs reprises
La décision du juge Warren Wilbert de l'y autoriser avait inquiété les défenseurs du droit à l'avortement. Ils craignaient que cela ne soit considéré comme l'approbation tacite des violences envers les médecins pratiquant les interruptions volontaires de grossesse (IVG), puisque les coupables pourraient ne plus risquer la prison à vie ou la peine de mort. "En gros, ce juge a prononcé l'arrêt de mort de tous ceux d'entre nous qui aident les femmes. Voilà l'effet de cette décision", avait déclaré le Dr Warren Hern, ami de longue date de la victime, qui pratique des avortements à Boulder, dans le Colorado.
Le Dr Tiller avait déjà été attaqué auparavant. En 1993, il avait été blessé par balles aux bras en 1983 sa clinique avait été la cible d'un attentat à la bombe. Conscient des risques qu'il encourait, George Tiller portait très souvent un gilet pare-balles.
(Nouvelobs.com)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100402.OBS1777/etats-unis-prison-a-vie-pour-le-meurtrier-d-un-medecin-pratiquant-l-avortement.html
Conformément aux recommandations de la procureure Nola Foulston, le juge Warren Wilbert a préféré assortir la condamnation d'une période de sûreté de 50 ans plutôt que de 25 ans car, selon le juge, Scott Roeder avait traqué sa victime avant de la tuer.
Avortements après la 21e semaine de grossesse
Le 31 mai 2009, alors qu'il se trouvait au temple de l'église luthérienne de Wichita, le Dr George Tiller, âgé de 67 ans, avait été tué d'une balle dans la tête. Scott Roeder s'était approché en silence de George Tiller, qui discutait avec un autre fidèle, avait pointé son pistolet sur le front de la victime puis avait tiré. Le médecin pratiquait des avortements après la 21e semaine de grossesse dans une clinique américaine.
Scott Roeder avait avoué le crime mais avait demandé à pouvoir plaider qu'il considérait sa victime comme un meurtrier. Il encourrait ainsi une peine plus proche des cinq ans de prison que de la prison à vie pour meurtre avec préméditation.
Attaqué à plusieurs reprises
La décision du juge Warren Wilbert de l'y autoriser avait inquiété les défenseurs du droit à l'avortement. Ils craignaient que cela ne soit considéré comme l'approbation tacite des violences envers les médecins pratiquant les interruptions volontaires de grossesse (IVG), puisque les coupables pourraient ne plus risquer la prison à vie ou la peine de mort. "En gros, ce juge a prononcé l'arrêt de mort de tous ceux d'entre nous qui aident les femmes. Voilà l'effet de cette décision", avait déclaré le Dr Warren Hern, ami de longue date de la victime, qui pratique des avortements à Boulder, dans le Colorado.
Le Dr Tiller avait déjà été attaqué auparavant. En 1993, il avait été blessé par balles aux bras en 1983 sa clinique avait été la cible d'un attentat à la bombe. Conscient des risques qu'il encourait, George Tiller portait très souvent un gilet pare-balles.
(Nouvelobs.com)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100402.OBS1777/etats-unis-prison-a-vie-pour-le-meurtrier-d-un-medecin-pratiquant-l-avortement.html
dimanche 6 juin 2010
Cinq ans de prison pour une rixe après un match
Une balle avait touché un homme en 2004...
La cour d'assises de l'Isère a condamné vendredi deux Grenoblois. Les deux hommes ont été reconnus coupables de violences en marge d'un match de Ligue 2 de football au cours desquelles un supporter stéphanois avait reçu une balle dans la tête qui l'a laissé lourdement handicapé. A l'issue de trois jours de procès et après trois heures de délibéré, la cour a condamné vendredi soir Aouragh à cinq ans de prison dont deux avec sursis, et Boulenouane à trois mois d'emprisonnement.
Stéphanois contre Grenoblois
Dans la soirée du 2 avril 2004, juste avant une rencontre entre Grenoble et Saint-Etienne, le supporteur Olivier Baraldini, alors âgé de 20 ans, avait participé à une violente rixe opposant des Stéphanois à des jeunes d'un quartier populaire de Grenoble. Au cours de la bagarre, l'un des accusés, Karim Aouragh, qui a affirmé s'être vu remettre un fusil de chasse par son co-accusé Kamel Boulenouane, qui a nié, avait tiré deux coups. Le deuxième avait atteint la victime.
http://www.20minutes.fr/article/575689/Sport-Cinq-ans-de-prison-pour-une-rixe-apres-un-match.php
La cour d'assises de l'Isère a condamné vendredi deux Grenoblois. Les deux hommes ont été reconnus coupables de violences en marge d'un match de Ligue 2 de football au cours desquelles un supporter stéphanois avait reçu une balle dans la tête qui l'a laissé lourdement handicapé. A l'issue de trois jours de procès et après trois heures de délibéré, la cour a condamné vendredi soir Aouragh à cinq ans de prison dont deux avec sursis, et Boulenouane à trois mois d'emprisonnement.
Stéphanois contre Grenoblois
Dans la soirée du 2 avril 2004, juste avant une rencontre entre Grenoble et Saint-Etienne, le supporteur Olivier Baraldini, alors âgé de 20 ans, avait participé à une violente rixe opposant des Stéphanois à des jeunes d'un quartier populaire de Grenoble. Au cours de la bagarre, l'un des accusés, Karim Aouragh, qui a affirmé s'être vu remettre un fusil de chasse par son co-accusé Kamel Boulenouane, qui a nié, avait tiré deux coups. Le deuxième avait atteint la victime.
http://www.20minutes.fr/article/575689/Sport-Cinq-ans-de-prison-pour-une-rixe-apres-un-match.php
Mélodie victime de son ex-petit ami
Mélodie Chouquet, l’étudiante de 20 ans retrouvée morte à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), aurait été tuée par son ex-petit ami, révèle dimanche Le Parisien. Ce dernier aurait laissé un message téléphonique à sa sœur dans lequel il passe aux avoeux. "En pleurs, il disait ‘on s'est disputé avec Mélodie, elle m'a insulté, je l'ai tuée’", a déclaré Pavita Ragoo à propos du message laissé le 28 mai par son frère Mangesh, qui est en fuite. Dans un autre message, envoyé par SMS à sa soeur et dont Le Parisien avait fait état vendredi, Mangesh disait avoir "commis l'irréparable", indiquant qu'il ne "voulait pas se rendre aux flics".
La jeune femme, habitant Le Plessis-Trévise, avait quitté Mangesh il y a trois mois mais le revoyait de temps à autre. "Elle devait commencer lundi dernier un stage chez Pierre et Vacances près de Salon-de-Provence", avait expliqué le père de la victime jeudi. "Elle nous a dit : 'Je sors avec Mangesh'. A tout à l'heure'." Le samedi 28 mai, les deux amants sont localisés grâce à leur téléphone portable, à Deauville, dans le Calvados. Des témoins auraient aperçu le couple dans un restaurant de Trouville. Le scénario d'une escapade romantique se dessine… Jusqu'à l'envoi du SMS. Le lendemain Mangesh, âgé de 23 ans, est aperçu, toujours en Normandie. Il était seul cette fois. D'après les relevés téléphoniques, Mangesh est revenu à Villiers-sur-Marne où il réside, puis à Calais. Le procureur de Créteil Jean-Michel Durand a estimé samedi que cette fuite était "un signe", précisant que la police judiciaire du Val-de-Marne avait mis en place les mesures nécessaires pour retrouver le jeune homme d'origine mauricienne, y compris à l'étranger, notamment l’Angleterre.
Le corps de la jeune femme, qui avait quitté le domicile familial du Plessis-Trévise (Val-de-Marne) pour retrouver Mangesh le 25 mai au soir, a été retrouvé vendredi soir dans une camionnette. Son autopsie doit avoir lieu lundi à l'Institut médico-légal à Paris. Le véhicule a été conduit à la direction départementale de la sécurité publique à Créteil, selon une source policière.
http://lci.tf1.fr/france/2005-06/melodie-retrouvee-vie-4859295.html
Le Verdict du procès (AFP)
Mangesh Raggoo, 24 ans, a été condamné lundi par la cour d’assises du Val-de-Marne à vingt ans de prison pour le meurtre en mai 2005 de son ex-petite amie Mélodie Chouquet, une étudiante 20 ans, qui avait rompu avec lui quelques mois auparavant. Sa peine est assortie d’une période de sûreté des deux tiers. La préméditation n’a pas été retenue par le jury.
M. Raggoo comparaissait depuis vendredi pour assassinat et l’accusation avait requis lundi après-midi trente ans de réclusion. “C’est lourd, il n’a que 24 ans, mais c’est justifié au vu des éléments du dossier”, a déclaré à l’AFP Me Vanessa Dancoing, l’avocate de M. Raggoo, après l’énoncé du verdict.
“Le somnifère (retrouvé à l’autopsie dans le sang de la victime, ndlr) était un élément qui pouvait laisser penser à la préméditation mais ce n’était pas vérifiable”, a-t-elle ajouté. “C’est du gâchis pour tout le monde”, a estimé pour sa part Me Myriam Houfani, représentante des parties civiles. Les derniers mots de Mangesh Raggoo ont été pour la famille de Mélodie. “Je regrette vraiment mon acte et j’espère que la sentence apaisera leur souffrance”, a-t-il dit. Ce procès n’aura pas levé toutes les zones d’ombre de ce dossier. A de nombreuses interrogations de l’accusation et de la cour, l’accusé a répondu : “Je ne sais pas”, évoquant un “trou noir”. Le jeune homme, décrit comme “jaloux” et “border-line” selon l’expert psychiatre, avait mal supporté la rupture de sa relation avec Mélodie quelques mois avant les faits. Inactif depuis deux ans, il était aussi un consommateur quotidien de cannabis.
M. Raggoo a évoqué une fugue commune dans la nuit du 25 au 26 mai. Il aurait proposé à Mélodie de partir avec lui en Angleterre, ce qu’elle aurait refusé. Les deux jeunes gens se seraient alors disputés. “Elle m’a dénigré violemment, je l’ai giflé, on s’est empoigné, je l’ai poussée, elle est tombée sur le sol de la camionnette. Après, je ne me souviens plus”, a-t-il expliqué au cours des débats. Le corps putréfié de Mélodie, dont la disparition avait été signalée le 27 mai 2005, avait été retrouvé le 10 juin sur les bords de la Marne, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), dans la camionnette empruntée sans autorisation par Mangesh à son père. Le corps, qui ne portait “pas de trace de défense”, était enveloppé d’une couette et d’une couverture, recouvert d’une bâche. La jeune fille, dont la tête, portant deux plaies, avait été entourée de ruban adhésif avant d’être enveloppée dans un sac plastique, était morte étouffée. L’autopsie a aussi révélé des traces de somnifère dans son sang. Mangesh Raggoo, qui avait pris la fuite en Angleterre, avait été interpellé à son retour le 21 juin 2005.
La jeune femme, habitant Le Plessis-Trévise, avait quitté Mangesh il y a trois mois mais le revoyait de temps à autre. "Elle devait commencer lundi dernier un stage chez Pierre et Vacances près de Salon-de-Provence", avait expliqué le père de la victime jeudi. "Elle nous a dit : 'Je sors avec Mangesh'. A tout à l'heure'." Le samedi 28 mai, les deux amants sont localisés grâce à leur téléphone portable, à Deauville, dans le Calvados. Des témoins auraient aperçu le couple dans un restaurant de Trouville. Le scénario d'une escapade romantique se dessine… Jusqu'à l'envoi du SMS. Le lendemain Mangesh, âgé de 23 ans, est aperçu, toujours en Normandie. Il était seul cette fois. D'après les relevés téléphoniques, Mangesh est revenu à Villiers-sur-Marne où il réside, puis à Calais. Le procureur de Créteil Jean-Michel Durand a estimé samedi que cette fuite était "un signe", précisant que la police judiciaire du Val-de-Marne avait mis en place les mesures nécessaires pour retrouver le jeune homme d'origine mauricienne, y compris à l'étranger, notamment l’Angleterre.
Le corps de la jeune femme, qui avait quitté le domicile familial du Plessis-Trévise (Val-de-Marne) pour retrouver Mangesh le 25 mai au soir, a été retrouvé vendredi soir dans une camionnette. Son autopsie doit avoir lieu lundi à l'Institut médico-légal à Paris. Le véhicule a été conduit à la direction départementale de la sécurité publique à Créteil, selon une source policière.
http://lci.tf1.fr/france/2005-06/melodie-retrouvee-vie-4859295.html
Le Verdict du procès (AFP)
Mangesh Raggoo, 24 ans, a été condamné lundi par la cour d’assises du Val-de-Marne à vingt ans de prison pour le meurtre en mai 2005 de son ex-petite amie Mélodie Chouquet, une étudiante 20 ans, qui avait rompu avec lui quelques mois auparavant. Sa peine est assortie d’une période de sûreté des deux tiers. La préméditation n’a pas été retenue par le jury.
M. Raggoo comparaissait depuis vendredi pour assassinat et l’accusation avait requis lundi après-midi trente ans de réclusion. “C’est lourd, il n’a que 24 ans, mais c’est justifié au vu des éléments du dossier”, a déclaré à l’AFP Me Vanessa Dancoing, l’avocate de M. Raggoo, après l’énoncé du verdict.
“Le somnifère (retrouvé à l’autopsie dans le sang de la victime, ndlr) était un élément qui pouvait laisser penser à la préméditation mais ce n’était pas vérifiable”, a-t-elle ajouté. “C’est du gâchis pour tout le monde”, a estimé pour sa part Me Myriam Houfani, représentante des parties civiles. Les derniers mots de Mangesh Raggoo ont été pour la famille de Mélodie. “Je regrette vraiment mon acte et j’espère que la sentence apaisera leur souffrance”, a-t-il dit. Ce procès n’aura pas levé toutes les zones d’ombre de ce dossier. A de nombreuses interrogations de l’accusation et de la cour, l’accusé a répondu : “Je ne sais pas”, évoquant un “trou noir”. Le jeune homme, décrit comme “jaloux” et “border-line” selon l’expert psychiatre, avait mal supporté la rupture de sa relation avec Mélodie quelques mois avant les faits. Inactif depuis deux ans, il était aussi un consommateur quotidien de cannabis.
M. Raggoo a évoqué une fugue commune dans la nuit du 25 au 26 mai. Il aurait proposé à Mélodie de partir avec lui en Angleterre, ce qu’elle aurait refusé. Les deux jeunes gens se seraient alors disputés. “Elle m’a dénigré violemment, je l’ai giflé, on s’est empoigné, je l’ai poussée, elle est tombée sur le sol de la camionnette. Après, je ne me souviens plus”, a-t-il expliqué au cours des débats. Le corps putréfié de Mélodie, dont la disparition avait été signalée le 27 mai 2005, avait été retrouvé le 10 juin sur les bords de la Marne, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), dans la camionnette empruntée sans autorisation par Mangesh à son père. Le corps, qui ne portait “pas de trace de défense”, était enveloppé d’une couette et d’une couverture, recouvert d’une bâche. La jeune fille, dont la tête, portant deux plaies, avait été entourée de ruban adhésif avant d’être enveloppée dans un sac plastique, était morte étouffée. L’autopsie a aussi révélé des traces de somnifère dans son sang. Mangesh Raggoo, qui avait pris la fuite en Angleterre, avait été interpellé à son retour le 21 juin 2005.
samedi 5 juin 2010
Morgane Vallée, "un cas d’école des ratés de la justice"
Elle l’appelle par son prénom, comme si c’était l’une de ses amies alors qu’elle n’est que sa compagne d’infortune. En vérité, Morgane Vallée n’a jamais rencontré Marie-Christine Hodeau. Mais, à jamais, un homme rapprochera l’étudiante de 22 ans à celle que les médias ont baptisé « la joggeuse assassinée ». Il s’appelle Manuel Ribeiro da Cruz et, depuis qu’il a avoué le meurtre de Marie-Christine Hodeau après l’avoir enlevée en forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne), il dort à d’une cellule de Fleury-Mérogis (Essonne) en attendant son procès.
Ce 28 septembre 2009, Morgane Vallée ne l’oubliera pas. Ce matin-là, alors qu’elle assiste à l’un de ses cours de la faculté de pharmacie de Tours (Indre-et-Loire), l’étudiante ne se doute pas qu’une assistante maternelle de 42 ans vient d’être kidnappée par l’homme qui l’a elle-même agressée neuf ans plus tôt. Morgane était alors une ado tranquille, qui vivait avec ses parents, son frère et sa sœur dans une maison d’Echilleuses (Loiret). L’un de ses voisins, un trentenaire d’origine portugaise, Manuel da Cruz, a brisé ses rêves d’enfant en la violant. Avec une consigne : « Si tu l’ouvres, t’es morte ! » Morgane a osé braver l’ordre et a raconté son calvaire à ses parents, puis devant les jurés de la cour d’assises du Loiret, en 2002. Da Cruz a été condamné à onze ans d’emprisonnement. Mais a été élargi en 2008 pour… « bonne conduite ». Et est revenu vivre non loin du village de Morgane, avec sa deuxième femme et ses deux enfants. La jeune fille et sa famille ont eu beau prévenir les gendarmes, rien n’y a fait : l’agresseur et sa victime devaient « cohabiter », quitte à ce que la jeune fille s’évanouisse à la vue de la voiture de son bourreau ou fasse « une crise de panique ».
Lorsque le cadavre de Marie-Christine Hodeau a été découvert mercredi 30 septembre 2009 dans un bois de Boissy-aux-Cailles (Seine-et-Marne), Morgane a pris une décision : non seulement, elle ne se taira plus jamais mais, en plus, elle écrira son histoire. La jolie joggeuse blonde, comme elle, a été violée par Manuel da Cruz, rapidement confondu par son ADN et arrêté. Mais la quadragénaire a résisté à son kidnappeur ; elle a même tenté de le faire prendre lorsque, enfermée dans le coffre de sa Peugeot 106, elle a composé le 17 sur son téléphone portable. L’appel – 2 minutes et 17 secondes – a atterri à la gendarmerie la plus proche. Marie-Christine Hodeau, forte d’un sang-froid incroyable, leur a expliqué qu’elle venait d’être enlevée et a révélé le numéro d’immatriculation du véhicule de son agresseur. L’information n’aura malheureusement pas servi à éviter la mort brutale de l’assistance maternelle mais contribué à l’interpellation de da Cruz.
Morgane Vallée, aujourd’hui, ne cache pas sa colère. Comme elle le confie à France-Soir : « Je suis la seule à savoir ce que Marie-Christine a pu ressentir. » Et la jeune fille de 22 ans en est certaine : « il y en a certainement d’autres », écrit-elle dans son ouvrage. Entretien avec une jeune fille qui ne manque pas de courage.
(*) J’ai toujours dit qu’il recommencerait, Morgane Vallée, Oh Editions, 224 p., 18,90 €.
“Je suis la seule à savoir ce qu’elle a dû ressentir”
Propos recueillis par Sandrine Briclot et Nathalie Mazier
France-Soir. Votre livre est-il un témoignage de votre colère ?
Morgane Vallée. J’ai 22 ans, je ne suis pas juge, je ne suis pas ministre, je n’ai aucun pouvoir. Sauf celui d’écrire. Sur le cercueil de Marie-Christine Hodeau, j’ai promis de ne pas l’oublier. Que j’allais faire mon possible pour que la justice ne reproduise pas ses erreurs. J’ai été un cas d’école des ratés dont la justice est capable. Et parce que les paroles s’envolent, j’ai tout expliqué, noir sur blanc, dans ce livre.
F.-S. Vous dites imaginer ce que Marie-Christine Hodeau a dû ressentir, le regard de manuel Da Cruz, notamment, au moment où il la tuait, comme il l’a avoué… Pensez-vous souvent à celle que l’on a surnommée « la joggeuse assassinée » ?
M. V. J’y pense très souvent. Je suis la seule à savoir ce que Marie-Christine a pu ressentir. C’est pour cela que je veux témoigner aujourd’hui. Pour elle. Pour lui rendre hommage et justice. Pour qu’à travers mes paroles, on puisse savoir ce qui lui est arrivé et pour que son crime ne reste pas impuni.
F.-S. L’assassinat de Marie-Christine Hodeau a-t-il réveillé votre propre histoire ? Ou ne vous a-t-elle jamais quittée ?
M. V. Le jour où j’ai appris pour Marie-Christine, je me suis revue à 13 ans… C’est impossible à oublier. Parfois, une odeur, une sensation me reviennent. Il a tué mon adolescence, il a cassé quelque chose dans ma vie mais aussi dans celle de mes proches. Comment oublier l’horreur ? Mais, moi, je suis en vie…
F.-S. Vous pressentez ne pas être la seule victime. Ni la dernière. Pourquoi ?
M. V. Son regard et ses paroles. Je l’entends me dire : « Je sais ce que c’est qu’une vierge. » J’ai toujours dit qu’il recommencerait mais on ne m’a pas écoutée. Comme on n’a pas écouté les deux experts qui disaient la même chose que moi. On a préféré écouter un seul avis : celui qui disait que tout ça c’était sous l’effet de l’alcool… Comme si c’était une excuse. Et voilà le résultat.
F.-S. Pensez-vous que le meurtre de Marie-Christine Hodeau aurait pu être évité ? Et pourquoi ?
M. V. Si on n’avait pas suivi l’expert qui a tout mis sur le compte de l’alcool, si, plutôt, on avait écouté les deux autres experts qui, eux, étaient convaincus qu’il était dangereux, il n’aurait pas été remis dehors. Si il avait été suivi, soigné, si on ne lui avait pas permis de revenir s’installer là où il avait ses habitudes, si on avait veillé à qu’il respecte bien ses obligations à sa sortie de prison, peut-être que ce crime aurait pu ne pas être commis… En tout cas, on aurait fait des choses pour l’éviter. D’accord, il a fait de la prison. Six ans ! Mais le suivi, le traitement, tout ça a été oublié. Et qu’on ne dise pas que c’est impossible. Il faut juste se donner les moyens.
F.-S. Comment vivez-vous aujourd’hui ? Votre ouvrage vous a-t-il permis d’évacuer une partie de votre souffrance ?
M. V. Je vis ! Je suis étudiante en pharmacie. J’ai des amis, des petits copains, je sors. Je ne vais pas lui laisser pourrir toute ma vie ! Ce livre, je l’ai également écrit pour dire à mes proches ce que je ne leur ai jamais dit. Pour qu’ils sachent ce que j’ai vécu, ressenti. Maintenant, c’est dit, une bonne fois pour toutes. J’ai aussi écrit pour toutes les autres filles, celles qui osent parler et celles qui n’osent pas, pour leur prouver que, malgré tout, rien ne nous empêche de continuer de vivre pleinement et de prendre une revanche.
F.-S. Avez-vous un message à adresser aux pouvoirs publics ?
M. V. Ne laissez pas se reproduire les erreurs ! Il faut que la justice ait les moyens de faire appliquer ses décisions. Dans mon cas, il a pu revenir s’installer là où je vivais. Lorsque je l’ai signalé, la seule chose que l’on m’ait dite, c’est : « L’endroit où il est domicilié ne vous regarde pas » ! Pas de moyens, pas de justice. Pareil pour les psys : tout se fait trop vite, sans moyens. L’injustice ne reculera que si on la dénonce, et si on donne à la société les moyens humains et financiers dont elle a besoin.
http://francesoir.fr/faits-divers/morgane-valee-un-cas-d-ecole-des-rates-de-la-justice
Ce 28 septembre 2009, Morgane Vallée ne l’oubliera pas. Ce matin-là, alors qu’elle assiste à l’un de ses cours de la faculté de pharmacie de Tours (Indre-et-Loire), l’étudiante ne se doute pas qu’une assistante maternelle de 42 ans vient d’être kidnappée par l’homme qui l’a elle-même agressée neuf ans plus tôt. Morgane était alors une ado tranquille, qui vivait avec ses parents, son frère et sa sœur dans une maison d’Echilleuses (Loiret). L’un de ses voisins, un trentenaire d’origine portugaise, Manuel da Cruz, a brisé ses rêves d’enfant en la violant. Avec une consigne : « Si tu l’ouvres, t’es morte ! » Morgane a osé braver l’ordre et a raconté son calvaire à ses parents, puis devant les jurés de la cour d’assises du Loiret, en 2002. Da Cruz a été condamné à onze ans d’emprisonnement. Mais a été élargi en 2008 pour… « bonne conduite ». Et est revenu vivre non loin du village de Morgane, avec sa deuxième femme et ses deux enfants. La jeune fille et sa famille ont eu beau prévenir les gendarmes, rien n’y a fait : l’agresseur et sa victime devaient « cohabiter », quitte à ce que la jeune fille s’évanouisse à la vue de la voiture de son bourreau ou fasse « une crise de panique ».
Lorsque le cadavre de Marie-Christine Hodeau a été découvert mercredi 30 septembre 2009 dans un bois de Boissy-aux-Cailles (Seine-et-Marne), Morgane a pris une décision : non seulement, elle ne se taira plus jamais mais, en plus, elle écrira son histoire. La jolie joggeuse blonde, comme elle, a été violée par Manuel da Cruz, rapidement confondu par son ADN et arrêté. Mais la quadragénaire a résisté à son kidnappeur ; elle a même tenté de le faire prendre lorsque, enfermée dans le coffre de sa Peugeot 106, elle a composé le 17 sur son téléphone portable. L’appel – 2 minutes et 17 secondes – a atterri à la gendarmerie la plus proche. Marie-Christine Hodeau, forte d’un sang-froid incroyable, leur a expliqué qu’elle venait d’être enlevée et a révélé le numéro d’immatriculation du véhicule de son agresseur. L’information n’aura malheureusement pas servi à éviter la mort brutale de l’assistance maternelle mais contribué à l’interpellation de da Cruz.
Morgane Vallée, aujourd’hui, ne cache pas sa colère. Comme elle le confie à France-Soir : « Je suis la seule à savoir ce que Marie-Christine a pu ressentir. » Et la jeune fille de 22 ans en est certaine : « il y en a certainement d’autres », écrit-elle dans son ouvrage. Entretien avec une jeune fille qui ne manque pas de courage.
(*) J’ai toujours dit qu’il recommencerait, Morgane Vallée, Oh Editions, 224 p., 18,90 €.
“Je suis la seule à savoir ce qu’elle a dû ressentir”
Propos recueillis par Sandrine Briclot et Nathalie Mazier
France-Soir. Votre livre est-il un témoignage de votre colère ?
Morgane Vallée. J’ai 22 ans, je ne suis pas juge, je ne suis pas ministre, je n’ai aucun pouvoir. Sauf celui d’écrire. Sur le cercueil de Marie-Christine Hodeau, j’ai promis de ne pas l’oublier. Que j’allais faire mon possible pour que la justice ne reproduise pas ses erreurs. J’ai été un cas d’école des ratés dont la justice est capable. Et parce que les paroles s’envolent, j’ai tout expliqué, noir sur blanc, dans ce livre.
F.-S. Vous dites imaginer ce que Marie-Christine Hodeau a dû ressentir, le regard de manuel Da Cruz, notamment, au moment où il la tuait, comme il l’a avoué… Pensez-vous souvent à celle que l’on a surnommée « la joggeuse assassinée » ?
M. V. J’y pense très souvent. Je suis la seule à savoir ce que Marie-Christine a pu ressentir. C’est pour cela que je veux témoigner aujourd’hui. Pour elle. Pour lui rendre hommage et justice. Pour qu’à travers mes paroles, on puisse savoir ce qui lui est arrivé et pour que son crime ne reste pas impuni.
F.-S. L’assassinat de Marie-Christine Hodeau a-t-il réveillé votre propre histoire ? Ou ne vous a-t-elle jamais quittée ?
M. V. Le jour où j’ai appris pour Marie-Christine, je me suis revue à 13 ans… C’est impossible à oublier. Parfois, une odeur, une sensation me reviennent. Il a tué mon adolescence, il a cassé quelque chose dans ma vie mais aussi dans celle de mes proches. Comment oublier l’horreur ? Mais, moi, je suis en vie…
F.-S. Vous pressentez ne pas être la seule victime. Ni la dernière. Pourquoi ?
M. V. Son regard et ses paroles. Je l’entends me dire : « Je sais ce que c’est qu’une vierge. » J’ai toujours dit qu’il recommencerait mais on ne m’a pas écoutée. Comme on n’a pas écouté les deux experts qui disaient la même chose que moi. On a préféré écouter un seul avis : celui qui disait que tout ça c’était sous l’effet de l’alcool… Comme si c’était une excuse. Et voilà le résultat.
F.-S. Pensez-vous que le meurtre de Marie-Christine Hodeau aurait pu être évité ? Et pourquoi ?
M. V. Si on n’avait pas suivi l’expert qui a tout mis sur le compte de l’alcool, si, plutôt, on avait écouté les deux autres experts qui, eux, étaient convaincus qu’il était dangereux, il n’aurait pas été remis dehors. Si il avait été suivi, soigné, si on ne lui avait pas permis de revenir s’installer là où il avait ses habitudes, si on avait veillé à qu’il respecte bien ses obligations à sa sortie de prison, peut-être que ce crime aurait pu ne pas être commis… En tout cas, on aurait fait des choses pour l’éviter. D’accord, il a fait de la prison. Six ans ! Mais le suivi, le traitement, tout ça a été oublié. Et qu’on ne dise pas que c’est impossible. Il faut juste se donner les moyens.
F.-S. Comment vivez-vous aujourd’hui ? Votre ouvrage vous a-t-il permis d’évacuer une partie de votre souffrance ?
M. V. Je vis ! Je suis étudiante en pharmacie. J’ai des amis, des petits copains, je sors. Je ne vais pas lui laisser pourrir toute ma vie ! Ce livre, je l’ai également écrit pour dire à mes proches ce que je ne leur ai jamais dit. Pour qu’ils sachent ce que j’ai vécu, ressenti. Maintenant, c’est dit, une bonne fois pour toutes. J’ai aussi écrit pour toutes les autres filles, celles qui osent parler et celles qui n’osent pas, pour leur prouver que, malgré tout, rien ne nous empêche de continuer de vivre pleinement et de prendre une revanche.
F.-S. Avez-vous un message à adresser aux pouvoirs publics ?
M. V. Ne laissez pas se reproduire les erreurs ! Il faut que la justice ait les moyens de faire appliquer ses décisions. Dans mon cas, il a pu revenir s’installer là où je vivais. Lorsque je l’ai signalé, la seule chose que l’on m’ait dite, c’est : « L’endroit où il est domicilié ne vous regarde pas » ! Pas de moyens, pas de justice. Pareil pour les psys : tout se fait trop vite, sans moyens. L’injustice ne reculera que si on la dénonce, et si on donne à la société les moyens humains et financiers dont elle a besoin.
http://francesoir.fr/faits-divers/morgane-valee-un-cas-d-ecole-des-rates-de-la-justice
Intermezzo : 24 ans de prison pour le meurtre d'André Le Floc'h
Un mois et demi après le début du procès, les deux Français Corinne Caspar et son demi-frère Thierry Beille ont été condamnés vendredi par la justice portugaise à 24 ans de prison chacun pour le meurtre d'André Le Floc'h, retrouvé mort en août 2006 sur son trimaran naufragé. Le tribunal de Lagos les a jugés coupables de meurtre avec préméditation, vol et tentative de dissimulation de cadavre.
L'audience a été émaillée par plusieurs incidents, les deux accusés ayant dû être évacués à deux reprises de la salle d'audience, après qu'ils se furent levés pour crier leur innocence. Les accusés, défendus par le très médiatique Gilbert Collard, ont toujours clamé leur innocence. Dans son réquisitoire, le procureur de la République avait dénoncé la "froideur" des accusés et réclamé "une peine suffisamment lourde pour les faire réfléchir à la gravité de leurs actes". D'après le rapport d'autopsie, André Le Floc'h est mort par strangulation et a été ligoté post mortem.
Leur objectif : tuer André Le Floc'h en haute mer
Tout commence le 16 août 2006, par le chavirage du trimaran Intermezzo aux larges des côtes portugaises lors d'une tempête. Deux des passagers, Thierry Beille et Carole Caspar, sont secourus par la marine portugaise en état d'hypothermie. Le troisième passager, André Le Floc'h, le propriétaire, est retrouvé mort dans la cale après le renflouage de l'épave. Il a les mains ligotées, est lesté d'une ceinture de plomb et présentent des lésions à la tête et au cou provoquées, selon l'autopsie, par une agression.
Thierry Beille, 51 ans, et Corinne Caspar, 48 ans, à l'époque des faits, sont rapidement soupçonnés d'avoir tué André Le Floc'h, un aventurier retraité âgé de 67 ans qui avait racheté le voilier à un concurrent de la Route du Rhum. Les enquêteurs pensent que Corinne Caspar a tout d'abord servi d""appât" pour séduire le propriétaire et lui suggérer une croisière en mer. Elle lui aurait ensuite présenté Thierry Beille afin qu'il soit également invité sur le bateau. Leur objectif : tuer André Le Floc'h en haute mer, se débarasser du cadavre et lui voler son argent. Ils auraient alors été surpris par la tempête. Les soupçons sont aggravés par le fait qu'ils n'ont pas signalé la présence d'André Le Floc'h lors de leur sauvetage.
Tests ADN
Le couple explique qu'André Le Floc'h a tenté de violer Corinne et qu'ils ont dû l'attacher à la suite d'une bagarre. "Il m'a menacé d'un couteau. Il l'a lâché quand Corinne lui a donné un coup", déclare Thierry Beille après sa mise en examen. Interrogé sur les causes de la mort du skipper, il estime qu'il a pu "s'être cogné la tête". "La dernière fois que je l'ai vu (...) il était parfaitement vivant", conclut-il.
Après leur arrestation et face à leurs affirmations contradictoires, les enquêteurs s'interrogent sur la nature exacte des rapports entre Thierry Beille et Corinne Caspar. Sont-ils amants ? Amis ? Frère et soeur ? La dernière hypothèse s'avèrera être la bonne. La mère de Thierry Beille dément tout d'abord tout lien avec ce dernier avant d'expliquer avoir accouché sous X en 1955, son année de naissance. Elle déclare ensuite que Thierry Beille s'est présenté chez elle en 1997 en affirmant être son fils mais qu'elle ne sait pas qui il est réellement. Seule certitude : il exercait une emprise psychologique sur Corinne Caspar, au point que celle-ci quittera tout pour le suivre. Finalement, les tests ADN prouveront qu'ils sont bien demi-frère et demi-soeur.
http://lci.tf1.fr/monde/europe/2007-12/intermezzo-ans-prison-pour-meurtre-andre-floc-4906036.html
vendredi 4 juin 2010
L'ex-voisine de Tony Parker déboutée
Une ancienne voisine de Tony Parker, qui réclamait près d'un million d'euros pour contrefaçon, a été déboutée aujourd'hui par le tribunal de grande instance de Paris, qui a estimé que la vidéo qu'elle avait réalisée du prodige du basket âgé de 12 ans n'avait rien d'original.
En cause, une vidéo de quelques minutes tournée le 6 mars 1994 par Christiane Debieuvre. Cette amie du père de Tony habitait alors en Normandie à quatre kilomètres des Parker. Sur le film, on voit la future star de l'Equipe de France jouer au basket avec sa mère et ses frères, sur le parking de la résidence de Mme Debieuvre.
Ces images ont depuis été transmises par le joueur et son père à diverses chaînes de télévision qui en ont diffusé des extraits.
Déçue que la famille Parker ait utilisé ces images sans son accord, Mme Debieuvre avait assigné père et fils en justice.
Dans un jugement rendu vendredi, la 3e chambre civile du TGI de Paris l'a déboutée, considérant que le film litigieux n'était pas une oeuvre d'auteur.
Mme Debieuvre soutenait que son film relevait d'un choix artistique destiné à donner l'illusion d'un vrai match retransmis à la télévision".
Les juges ont considéré que la vidéo est "dépourvue d'originalité", et qu'elle ne peut être protégée au titre de la propriété artistique. Mme Debieuvre ne peut donc réclamer un quelconque droit d'auteur.
En revanche, elle devra verser 5.000 euros de frais de justice au basketteur et la même somme à son père.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/04/97001-20100604FILWWW00550-l-ex-voisine-de-tony-parker-deboutee.php
En cause, une vidéo de quelques minutes tournée le 6 mars 1994 par Christiane Debieuvre. Cette amie du père de Tony habitait alors en Normandie à quatre kilomètres des Parker. Sur le film, on voit la future star de l'Equipe de France jouer au basket avec sa mère et ses frères, sur le parking de la résidence de Mme Debieuvre.
Ces images ont depuis été transmises par le joueur et son père à diverses chaînes de télévision qui en ont diffusé des extraits.
Déçue que la famille Parker ait utilisé ces images sans son accord, Mme Debieuvre avait assigné père et fils en justice.
Dans un jugement rendu vendredi, la 3e chambre civile du TGI de Paris l'a déboutée, considérant que le film litigieux n'était pas une oeuvre d'auteur.
Mme Debieuvre soutenait que son film relevait d'un choix artistique destiné à donner l'illusion d'un vrai match retransmis à la télévision".
Les juges ont considéré que la vidéo est "dépourvue d'originalité", et qu'elle ne peut être protégée au titre de la propriété artistique. Mme Debieuvre ne peut donc réclamer un quelconque droit d'auteur.
En revanche, elle devra verser 5.000 euros de frais de justice au basketteur et la même somme à son père.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/04/97001-20100604FILWWW00550-l-ex-voisine-de-tony-parker-deboutee.php
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