mardi 12 juillet 2016

L'Etat jugé en partie responsable de la mort d'un militaire tué par Mohamed Merah

La justice a condamné l'État pour avoir supprimer toute mesure de surveillance de Mohamed Merah à la fin de l'année 2011. "Cette faute a compromis les chances d'empêcher l'attentat", indique le tribunal administratif de Nîmes.
Le tribunal administratif de Nîmes a condamné l'Etat, le jugeant en partie responsable de la mort du soldat Abel Chennouf, tué le 15 mars 2012 par Mohamed Merah à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne. Le caporal-chef était accompagné de l'autre parachutiste Mohamed Legouad. Le père d'Abel Chennouf avait déposé plainte contre l'Etat pour non-assistance à personne en danger.

"Le tribunal juge que la décision de supprimer toute mesure de surveillance de Mohamed Merah, prise à la fin de l'année 2011 (...) est constitutive d'une faute engageant la responsabilité de l'Etat compte tenu notamment du profil de Mohamed Merah et du caractère hautement suspect de son comportement, établi depuis plusieurs années et renforcé par ses récents voyages en Afghanistan et au Pakistan", écrit le tribunal dans un communiqué. "Cette faute a compromis les chances d'empêcher l'attentat", précise le tribunal, qui "fixe à un tiers la part de responsabilité de l'Etat".
L'Etat condamné à indemniser la famille de la victime
"Alors notamment que Mohamed Merah avait déjà fait une première victime quatre jours avant l'assassinat de M. Abel Chennouf, le tribunal juge que cette faute a compromis les chances d'empêcher l'attentat et fixe à un tiers la part de responsabilité de l'Etat", ajoute-t-il. Le tribunal condamne également l'Etat à indemniser l'épouse, l'enfant et les beaux-parents d'Abel Chennouf ainsi que le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme. Outre les trois militaires, Mohamed Merah a assassiné en mars 2012 trois enfants et un enseignant d'une école juive de Toulouse avant d'être abattu par les forces de l'ordre lors d'un assaut contre son domicile à Toulouse.

Nancy : il avait piraté un serveur de l’Université de Lorraine

Il a désormais quitté Nancy pour l’autre bout de la France. Julien, 25 ans, n’est pas présent à la barre ce lundi pour répondre des actes commis en mars et avril 2013. Durant cette période, alors qu’il était étudiant en physique à l’Université de Lorraine, il en a piraté l’un des serveurs informatiques. Et ce à l’aide de logiciels de décryptage que l’on peut semble-t-il trouver sur internet. Il a notamment eu accès aux comptes de messagerie de 68 personnels en usurpant leurs identifiants et autres mots de passe. Cela lui a permis d’accéder à diverses bases de données.
« Ces comptes de messagerie appartenaient à des enseignants de l’Institut Jean-Lamour, institut spécialisé dans la recherche sur des matériaux très pointus, qui peuvent avoir des applications industrielles ou encore dans le domaine de la défense », explique le président Haouy. « Nous sommes donc en présence de choses sensibles ». C’est sans doute pourquoi ce n’est ni plus ni moins que la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) qui a mené l’enquête qui a permis de remonter jusqu’à l’étudiant nancéien…
Lors de ses auditions de garde à vue, le jeune homme a déclaré qu’il était passionné par la « sécurité informatique » et a ajouté, sans rire, qu’il voulait « mettre en pratique ses connaissances théoriques, déceler d’éventuelles failles ». Une motivation somme toute assez ludique. « C’est mieux que ce soit moi que quelqu’un qui aurait des intentions malveillantes… ».
Le parquet relève que l’étudiant n’a pas dénoncé ces fameuses failles. « On reste sur notre faim quant à ses véritables objectifs ». Et de requérir 4 mois avec sursis, « une peine de principe ».
Me Olivier Nunge souligne que son client, lors de l’enquête préliminaire, a donné son accord pour une perquisition à son domicile, ce qu’il n’était pas obligé de faire. « Ses motivations, on ne les connaît pas. Toujours est-il qu’après ses études, il va travailler dans des secteurs sensibles et il lui faut un bulletin N°2 de casier judiciaire absolument vierge ». La plaidoirie porte ses fruits. Jugement : 2 mois avec sursis et dispense d’inscription au B2.
Dernière précision : après avoir quitté Nancy, Julien a intégré une prestigieuse école d’ingénieurs, école placée sous la tutelle de… la Direction générale de l’armement.
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2016/07/12/il-avait-pirate-un-serveur-de-l-universite-de-lorraine

lundi 11 juillet 2016

Meutre d'Aurélie Fouquet: Fisal Faïd condamné à 20 ans de prison

Fisal Faïd, le frère du braqueur Redoine Faïd, a été condamné en Algérie à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de la policière municipale Aurélie Fouquet, aujourd'hui, selon une information de Francetv info. Le parquet avait requis une condamnation à perpétuité. Fisal Faïd avait fui en Algérie au lendemain de la fusillade de Villiers-sur-Marne, le 21 mai 2010.
Il avait été acquitté en première instance et a comparu
en appel devant la cour de M'sila


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

P-O : la nonagénaire avait été battue à mort

L 'un des deux suspects de cette agression sanglante, qui avait eu lieu en octobre 2014, clame son innocence.
"Chez nous les gitans, on nous apprend le respect des personnes âgées. Jamais je n'ai tué cette dame !" Ida avait 91 ans, et est morte le jour de Noël 2014, deux mois après avoir été agressée chez elle, en pleine nuit, à Saint-Laurent-de-la-Salanque. Et mardi, devant la cour d'appel de Montpellier, l'un des deux suspects écroués lors de l'enquête continue de clamer son innocence.

Un papier dans la main du juge

Bruno Caragole, 39 ans, a été arrêté plusieurs semaines après le décès de la vieille dame, lorsque Nicolas Martinon - le premier homme soupçonné - a glissé dans la main du juge d'instruction, à la fin d'un interrogatoire, un papier portant son nom. Toxicomane, très connu de la police et de la justice perpignanaise, Bruno Caragole "est décrit comme pouvant être extrêmement violent et impulsif", explique le rapporteur de la chambre de l'instruction, devant laquelle l'homme demande sa libération. "Personnalité border line, épisodes psychotiques…"
Pour l'avocate générale, il est indispensable que celui-ci demeure en détention : "Les psychiatres parlent de dangerosité criminologique, il est violent et incontrôlable quand il est en manque, et il n'a aucune attache familiale, à part sa mère qui couvre ses agissements en lui inventant des alibis." La charge est rude : "Il y a dans ce crime des violences gratuites, et un acharnement inacceptable. Il est indispensable qu'il arrive détenu aux assises."

Retour sur les faits

Ida a été découverte inconsciente, vers 5 h du matin, le 25 octobre 2014, le visage ensanglanté et tuméfié : l'autopsie montrera qu'elle a subi plusieurs fractures du crâne, résultant de coups violents portés à la tête. Mais que lui est-il arrivé ? Nicolas Martinon, qui a prévenu les secours, a tout d'abord expliqué qu'elle s'était réveillée pendant qu'il la cambriolait, et qu'il lui avait donné un coup-de-poing. Il n'a parlé d'un complice que lorsque la malheureuse est décédée, deux mois plus tard, en l'accusant.
"J'ai vu Caragole lui porter des coups." Me Zerby, l'avocat de Bruno Caragole, s'indigne : "Martinon espère s'en sortir mieux en faisant porter les soupçons sur mon client.. Pendant la reconstitution, il a raconté qu'elle était en train de regarder la télévision quand il est arrivé pour la voler. Est-ce qu'on doit prendre pour messe (sic) les paroles d'un affabulateur ?" Après trois jours de réflexion, la cour d'appel a décidé vendredi qu'il restait en prison.
http://www.midilibre.fr/2016/07/10/la-nonagenaire-avait-ete-battue-a-mort,1363984.php
 

dimanche 10 juillet 2016

Braquage sanglant d'Orly : 18 ans de réclusion contre le cerveau présumé

Serge Veron, le cerveau présumé du commando ayant braqué un dépôt de fonds d'Orly en 2011 lors duquel un convoyeur avait trouvé la mort, a été condamné vendredi soir à 18 ans de réclusion criminelle devant les assises du Nord à Douai.
Toujours en fuite, l'un de ses complices, David Gras, a pour sa part écopé de la peine la plus lourde: 25 ans de réclusion criminelle, alors qu'un troisième protagoniste, Jérémy Rousseau, a été condamné pour "complicité" à 12 ans de réclusion criminelle.
D'autres accusés ont été acquittés de toute participation aux vols avec arme qui leur étaient reprochés, mais déclarés coupables du délit d'association de malfaiteurs, et condamnés à des peines situées entre 8 et 13 ans d’emprisonnement.
Lors de son réquisitoire mardi, l'avocat général avait notamment demandé entre 25 et 30 ans de prison à l'encontre de Serge Veron et David Gras, accusés d'être les principaux protagonistes de plusieurs braquages, dont le principal et le plus récent, celui d'Orly.
Le 21 septembre 2011, des assaillants avaient attaqué à l'explosif un centre-fort où la société de transport de fonds Témis entrepose de l'argent liquide, tuant un convoyeur et empochant 8,2 millions d'euros.
"Chef d'orchestre" et "artificier" du braquage d'Orly, selon l'avocat général, Eric Bedos, Serge Veron, 49 ans, était notamment poursuivi pour "meurtre en bande organisée". Il est le seul accusé à avoir reconnu sa participation directe aux faits d'Orly.
Lors de ce procès fleuve entamé le 6 juin et dans lequel dix-neuf personnes étaient jugées, il a présenté ses excuses à la famille de la victime, Giuseppe Di Carlo, 54 ans, mort dans l'explosion de la porte du centre-fort.
"Malgré les excuses répétées, la famille n'entend pas accorder son pardon à Serge Veron, mais cette attitude est un premier pas pour la famille vers la résilience", avait affirmé Me Corinne Matouk, avocate de la famille de la victime, lors de sa plaidoirie.
Le "niveau de compétence" nécessaire pour ce type d'attaques "sophistiquées" impose une "équipe restreinte et formée des mêmes membres qui gardent les mêmes rôles", a souligné de son côté l'avocat général, lors de ses réquisitions de près de 10 heures.
"Nous croyons à l'unicité de cette équipe", avait-il insisté alors que la plupart des accusés ont affirmé tout au long de ce procès ne pas se connaître.
http://www.ladepeche.fr/actu/france/justice/

Agde : la dispute entre jardiniers s'était réglée à la tronçonneuse

Dire qu'ils ne s'aimaient pas beaucoup relève de l'euphémisme. Deux jardiniers d'Agde qui s'occupaient des espaces verts, l'un pour la ville, le second pour une société privée, se sont croisés dans les rues du Cap d'Agde, le 6 juillet. Une rencontre explosive. Ils ont commencé à s'insulter copieusement avant d'en venir aux mains.
Quittant momentanément la bagarre, l'un d'eux est allé chercher une tronçonneuse, une «arme» autrement plus dangereuse qu'un balai de cantonnier. Voyant cela, le second a fui et s'est réfugié dans une boulangerie
Dire qu'ils ne s'aimaient pas beaucoup relève de l'euphémisme. Deux jardiniers d'Agde qui s'occupaient des espaces verts, l'un pour la ville, le second pour une société privée, se sont croisés dans les rues du Cap d'Agde, le 6 juillet. Une rencontre explosive. Ils ont commencé à s'insulter copieusement avant d'en venir aux mains.
Quittant momentanément la bagarre, l'un d'eux est allé chercher une tronçonneuse, une «arme» autrement plus dangereuse qu'un balai de cantonnier. Voyant cela, le second a fui et s'est réfugié dans une boulangerie
http://www.ladepeche.fr/actu/france/justice/

samedi 9 juillet 2016

Béarn : deux pères de famille pillent une voiture au bord du lac de Gabas

Deux pères de famille ont été reconnus coupables de vol dans une voiture qui s’était garée au bord du plan d’eau dimanche.
La tentation était trop forte. Deux hommes jugés pour des vols commis au bord du lac de Gabas, dimanche, étaient jugés jeudi en comparution immédiate. Ces deux pères de famille ont expliqué qu'ils n'avaient pu résister à l'appel du gain facile.
« On n'avait pas programmé de voler, indique Alain A., 47 ans. On est parti comme ça pour se promener. Quand on a vu les gens mettre deux sacs dans leur voiture, ça nous a trop tentés… » Le président n'est pas forcément convaincu par l'explication. D'autant que plusieurs vols à la roulotte (dans des voitures où les vitres sont parfois fracturées) ont été commis au bord du paisible lac ces derniers jours. Marc Magnon soupçonne le duo d'être l'auteur de tous ces larcins.

La fan-zone d'Eslourenties

Une autre explication avait été avancée au moment de la garde à vue qui met du plomb dans l'aile à cette version sur audience.
Les deux hommes ont expliqué qu'ils étaient partis au bord du lac pour assister au match de football de l'équipe de France. « C'est bien connu, il y a une grande fan zone au bord du lac de Gabas », a ironisé la procureure Marion de La Lande d'Olce. « Tout comme il est tout à fait normal de retrouver des tenailles et un tournevis dans votre sac à dos. »
Le tournevis a servi à briser les vitres du véhicule où deux sacs ont été volés. Alain A. s'est exécuté pendant que Johnny W. l'attendait dans une Nissan garée un peu plus loin.
Mais le duo ne savait pas qu'il était épié. Alertés des précédents vols autour du lac, les gendarmes ont mis en place une surveillance discrète. Le démarrage en trombe de la Nissan quelques secondes après un tonitruant bris de vitre ne laissait que peu de doutes sur le rôle de ses deux occupants.

Peines de prison prononcées

Placés en garde à vue, les deux hommes ont expliqué qu'ils étaient en mal de liquidités et qu'ils comptaient revendre le matériel volé. Une réponse qui n'a pas tenu l'épreuve des questions.
« Si vous n'avez pas d'argent, pourquoi vous rendre au lac de Gabas à 30 minutes de route alors que vous avez des plans d'eau plus proches ? » Le président n'a pas plongé.
Me Carine Magne, l'avocate des deux hommes a plaidé la clémence. Elle a rappelé qu'Alain A. n'avait pas de casier et souligné que le récidiviste Johnny W. s'était tenu à carreau depuis plus d'un an.
Le tribunal a condamné le duo à des peines tout juste plus clémentes que les réquisitions. Alain A. écope de 4 mois de prison avec sursis suivis de 140 heures de travaux d'intérêt général. Johnny W. reste en prison où il séjournait depuis dimanche. Il est condamné à 2 ans dont 6 mois avec sursis.

http://www.sudouest.fr/2016/07/09/les-voleurs-du-lac-2429191-4697.php

Suicide de Krisztina Rady: Explications et joutes assassines à l'audience pour diffamation

Le prévenu qui veut poser des questions, des documents que tous les avocats n’ont pas reçus, les problèmes de traduction en hongrois… L’audience pour diffamation intentée par Bertrand Cantat et les parents de Krisztina Rady à son ex-petit ami François Saubadu fut parfois laborieuse, ce vendredi.
Le président du tribunal, afin de juger du caractère diffamatoire de propos tenus par François Saubadu dans VSD en 2013, a dû se replonger dans la polémique qui a entouré le suicide de Krisztina Rady. Dans l’hebdomadaire, François Saubadu accusait Bertrand Cantat de « terreur prsychologique » à l’encontre de Krisztina Rady. Il insinuait également que les parents de la jeune femme « restaient les bras croisés ».

>> A lire aussi : Le tribunal estimera-t-il que Bertrand Cantat a été diffamé ?
Si les débats qui se tenaient au tribunal correctionnel de Paris ont parfois manqué de clarté - puisque tous les protagonistes ne s’exprimaient pas dans la même langue, 20 Minutes en a gardé la substantifique moelle à travers les citations phare de l’audience.

« Je ne fais que rapporter les propos de Krisztina. » François Saubadu a expliqué en ces termes les paroles publiées dans VSD sous la forme d’interview, en 2013 et à travers lesquelles il accuse Bertrand Cantat de « terreur psychologique » sur Krisztina Rady. Cet agent d’artiste qui ne travaille plus aujourd’hui a également indiqué qu'« il y a des choses dont il peut personnellement attester : sur le fait que Bertrand Cantat était violent et qu’il fallait qu’elle s’en aille ». François Saubadu a ainsi reconnu que les propos publiés par VSD étaient restés fidèles à ce qu’il avait rapporté à la journaliste du magazine.
 


« Ils m’envoient le CD avec le message vocal pour que je reste les bras croisés ? C’est impossible ! » François Saubadu a indiqué au tribunal qu’il avait reçu un CD en 2012, contenant le message vocal en hongrois que Krisztina Rady a laissé sur le répondeur de ses parents six mois avant de se donner la mort, avec sa traduction. Les parents de la jeune femme lui ont fait parvenir. D’après lui, ce CD était accompagné d’une lettre expliquant que le couple souhaitant garder de bons rapports avec Bertrand Cantat afin de continuer à voir leurs petits-enfants, ils lui confiaient ce CD pour qu’il essaie de relancer l’enquête sur les circonstances de la mort de Krisztina Rady. Une version que les parents de la victime réfutent totalement. D’après eux, ils ont confié cet enregistrement à François Saubadu après qu’il leur a envoyé une « gentille lettre », pour « le réconforter ».
 


« Trois jours après avoir laissé ce message, Krisztina a dit que ce n’était plus d’actualité. » Le fameux enregistrement, qu’on trouve traduit en français dans son intégralité dans le livre L’Amour à mort, Bertrand Cantat-Marie Trintignant (Ed. de l’Archipel), contient des passages parfois troublants sur le climat dans lequel la jeune femme vit alors. Krisztina Rady y indique qu’elle a « déjà échappé plusieurs fois au pire », faisant état de « preuves ». Selons ses parents, elle leur aurait affirmé quelques jours seulement après leur avoir laissé ce message désespéré, qu’elle ne se trouvait plus dans cette situation, les invitant à ne pas tenir compte de son enregistrement.


« Moi j’aime beaucoup Bertrand, c’est quelqu’un de très sensible. » C’est ainsi qu’a parlé du chanteur sa belle-mère, la mère de Krisztina Rady. Csilla Rady a également ajouté que « les années ont prouvé que Bertrand est un bon père, qui s’occupe bien de ses enfants ». Après la plaidoirie de l’avocat du chanteur de Detroit, la mère de Krisztina Rady a applaudi. Son avocat, Me Leh, a indiqué travailler main dans la main avec les conseils de l’artiste bordelais. « Dire que Bertrand Cantat est un assassin, c’est du délire », a-t-il lancé au tribunal

« Elle était déchirée entre ces deux hommes. Dans un moment de folie, elle s’est pendue. » Pour Me Leh, l’avocat des parents de Krisztina Rady, Bertrand Cantat n’a aucune responsabilité dans le suicide de la jeune femme. Les propos de François Saubadu sont pour lui et les parents un tissu de mensonges. « Ils n’en peuvent plus de ces insinuations, ils veulent la paix », a indiqué cet avocat franco-hongrois. La mère de Krisztina Rady a pour sa part expliqué au tribunal que François Saubadu « n’accepte pas que Krisztina ait choisi son mari et pas lui, c’est pour cela qu’il fait scandale sur scandale ».
 

« On ne quitte pas Bertrand Cantat, ni Marie Trintignant, ni Krisztina Rady. » Une phrase choc lancée par l’avocat de François Saubadu lors de sa plaidoirie. Le conseil n’a cessé de faire des allusions à l'homicide de Marie Trintignant, ex-compagne du chanteur, pour lequel il a été condamné en Lituanie à huit ans de prison en 2004. « Il est débordant d’énergie à la scène et à la ville, ce qui est un peu plus gênant », « Bertrand Cantat a le sommeil lourd. Il s’endort quand Marie Trintignant est au lit, il dort quand Krisztina Rady se pend », a par exemple asséné le conseil.

Le ministère public n’a pas retenu le caractère diffamatoire des propos de François Saubadu envers les parents de Krisztina Rady, contrairement à ceux tenus contre Bertrand Cantat. Les décisions concernant les deux plaintes seront rendues le 14 octobre 2016

http://www.20minutes.fr/culture/bertrand_cantat/

Béziers : elle brûle son fils pour le punir et écope de la prison

L a mère a été condamnée à 18 mois de prison, dont 12 avec sursis. Elle est partie en détention pour six mois.
Une mère de famille de quatre enfants a été condamnée, mardi, à 18 mois de détention, dont 12 avec sursis, et mise à l'épreuve pendant deux ans. Elle a été placée sous mandat de dépôt pour six mois. Elle a été reconnue coupable d'avoir, à Béziers, brûlé son fils de 9 ans avec une cuillère chauffée à blanc.

Des faits signalés par le corps enseignant

Les faits ont été signalés le 22 juin par le corps enseignant, car la victime refusait de parler et avait un pansement sur le bras. Les instituteurs ont fait un signalement auprès des médecins des services sociaux de l'enfance. Une enquête a été diligentée et, très rapidement, la mère a été interpellée, puis placée en garde à vue. Elle a finalement reconnu les faits et a été jugée.
"Je ne pensais pas lui avoir fait autant de mal, a expliqué la mère à l'audience. Je voulais le punir parce qu'il avait fait une bêtise avec la gazinière. Il aurait pu mettre le feu et faire du mal à sa sœur. Je voulais juste lui faire peur, rien d'autre. C'est lui qui a bougé, c'est pour ça qu'il a plein de marques. Il a pleuré et il m'a dit pardon."

Un triste dossier

La victime présente quatre marques profondes de la forme d'une cuillère sur le bras, la main et les doigts. S'il ne parlait pas devant les médecins, c'est parce qu'il avait peur d'être placé dans un foyer comme son frère aîné. Depuis les faits, les quatre frères et sœurs ont été placés.
"C'est un dossier triste, grave et pesant, a insisté la représentante du parquet Jennifer Roussi. Les photos de ce dossier sont très choquantes. Elles démontrent que ces blessures sont très peu compatibles avec un accident comme tente de nous le faire croire la mère. Ce n'est pas une punition banale, nous sommes sur de véritables violences. Vous avez choisi une solution qui est pénalement punissable. Même si elle est débordée par sa famille, il y avait d'autres solutions. Je m'inquiète de voir de tels faits se reproduire." Elle va requérir 12 mois de prison sans mandat de dépôt.
Pour la défense : "Elle n'a pas sciemment blessé cet enfant"
Me Domingot, pour la défense, va dresser le portrait de la prévenue : "C'est une femme courageuse qui a demandé l'autorité parentale, car son ancien mari ne s'occupait pas de ses enfants. Elle n'a pas sciemment blessé cet enfant. Quelle mère pourrait commettre un tel acte en le voulant vraiment. Aujourd'hui, elle mesure la gravité de ce qui est fait. Jamais elle n'a envisagé de lui faire aussi mal. Elle est même tellement attentive au bien-être de ses enfants qu'elle a demandé de l'aide aux services sociaux dès 2015, quand elle a quitté son compagnon pour les sortir d'un cercle de très grande violence. Elle doit être aidée et ne pas être enfermée." La défense n'a pas été entendue et le tribunal a placé la prévenue en détention sur le champ.
http://www.midilibre.fr/2016/07/08/elle-brule-son-fils-pour-le-punir-et-part-en-prison,1362859.php

vendredi 8 juillet 2016

Annecy : verdict dans l’affaire de Lathuile

Depuis vendredi, cinq accusés étaient renvoyés devant la cour d’Assises de Haute-Savoie. Ils répondaient de tentative de vol avec violence ayant entrainé la mort.
Les faits s’étaient déroulés, le 11 novembre 2013, dans un camping à Lathuile. Les 5 individus étaient entrés par effraction dans le camping pour y commettre un cambriolage. Ils ont été mis en fuite par les gérants. Dans sa course, l’un deux a tiré au fusil à pompe dans une porte. Elle viendra toucher mortellement la gérante. Ils avaient été interpellés six mois plus tard, alors qu’ils étaient sous surveillance pour des faits de cambriolage dans la région.
À l’issue des débats contradictoires, José-Fernando Saraiva a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle, Thomas Scheid à 5 ans de prison dont 3 ans avec sursis mise à l’épreuve, Nicolas Benoit à 15 ans de réclusion criminelle, Atmane Mounane à 8 ans de prison et Xavier Scheid à 9 ans de prison.
http://www.ledauphine.com/

Deux Calaisiens condamnés pour le braquage d’un café

Plus d’une centaine de personnes étaient présentes mercredi soir à la réunion sur le futur mur de la rocade, mais les questions ont surtout porté sur le démantèlement de la Jungle
Qui de ces deux personnes d’origine calaisienne a eu l’idée de cambrioler le café-tabac Roger à Eperlecques ce 16 décembre 2014 vers 19 h ? La balle se rejette entre Fabien Chiva (30 ans) et Tony Castelle (42 ans). Les deux hommes se connaissent car ce dernier a donné un coup de main à de menus travaux pour le père du premier.

« À Guînes,
tout le monde s’entraide »

« C’est comme ça à Guînes ! Tout le monde s’entraide ! », lâche l’un des prévenus ! Ce qui n’est pas démenti, c’est que c’est bien Tony Castelle cagoulé qui est entré dans ce bar tenu par une septuagénaire. « Ne bougez pas ou je tire ! » La dame ne s’affole pas : elle a déjà à maintes reprises vécu cette situation. Elle empoigne une chaise et tente de se défendre avec. Il la repousse. Elle tombe sur les fesses.

« Il s’est enrayé ce con »

Elle ne perd pas son sang-froid, se relève et ressaisi une chaise tout en criant au seul client présent : « fais quelque chose, toi ! » Puis, elle entend la gâchette et l’homme masqué commence à maugréer entre ses dents : « Il s’est enrayé ce con ! »
Il repart avec le tiroir-caisse et un butin d’environ 500 euros.
Dehors, Natacha Masson l’attend. Elle n’aurait appris que quelques minutes plus tôt qu’elle servirait de chauffeur pour ce braquage. Du scotch a été mis sur les plaques minéralogiques pour ne pas identifier les numéros. À 2,5 km de là, Fabien Chiva est planqué derrière un tas de betterave. C’est lui qui aurait prêté l’arme.

Ils se sont partagé le butin

Ils se partagent l’argent et Fabien Chiva part manger une pizza à Calais. Dans le box, Tony Castelle actuellement incarcéré prétend que c’est Fabien Chiva qui a tout planifié et manigancé pour financer de la drogue. Fabien Chiva affirme qu’il ne connaissait pas cet endroit avant que son acolyte ne lui en parle.
Le quadragénaire est finalement condamné à 3 ans dont 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve.
Son maintien en détention est ordonné. Le plus jeune écope de 2 ans dont 1 an avec sursis et la demoiselle s’en sort pour la complicité avec 18 mois de sursis.

http://www.nordlittoral.fr/

jeudi 7 juillet 2016

La fille de Liliane Bettencourt convoquée par un juge cet après-midi

La fille de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt est convoquée cet après-midi par le juge Roger Le Loire pour être entendue sur le versement de sommes à Claire Thibout, ex-comptable de sa mère, a-t-on appris auprès d'un de ses avocats
Françoise Bettencourt-Meyers est convoquée "en vue d'une mise en examen pour subornation de témoin" mais le magistrat peut décider de la placer sous le statut de témoin assisté, a précisé Nicolas Huc-Morel. Elle conteste les faits.
Le juge Roger Le Loire a été saisi à l'origine d'une plainte de l'artiste François-Marie Banier. Ce confident de Liliane Bettencourt soupçonne Françoise Bettencourt-Meyers d'avoir payé des témoins pour qu'ils le chargent dans le dossier d'abus de faiblesse, jugé à Bordeaux. François-Marie Banier a été condamné en première instance pour abus de faiblesse à trois ans de prison dont six mois avec sursis, 350.000 euros d'amende et 158 millions d'euros de dommages et intérêts à Liliane Bettencourt.
Il a été rejugé en mai dernier en appel à Bordeaux avec trois autres prévenus et la cour doit rendre son arrêt le 24 août.
A la suite de la plainte de l'artiste, cinq anciennes employées de Liliane Bettencourt ont été mises en examen pour faux témoignage. Parmi elles, l'ancienne comptable Claire Thibout, qui se voit reprocher d'avoir obtenu de Françoise Bettencourt-Meyers un prêt de 300.000 euros fin 2012 et un don 400.000 euros qu'elle assure avoir reçu en raison de son licenciement.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

Double meurtre de Montigny-lès-Metz : Henri Leclaire finalement mis hors de cause

Henri Leclaire n'est finalement pas renvoyé devant les assises dans l'affaire du meurtre de deux petits garçons à Montigny-lès-Metz (Moselle). Le tueur en série Francis Heaulme se retrouvera donc seul dans le box des accusés.
C'est pour lui "la fin d'un long calvaire", s'est réjoui son avocat. Saisie en appel, la chambre de l'instruction a finalement renoncé à renvoyer devant les assises Henri Leclaire dont le nom n'a cessé de refaire surface dans le dossier du meurtre de deux garçons de 8 ans survenu en 1986 à Montigny-lès-Metz.
"La mise hors de cause d'Henri Leclaire est totale", a souligné Me Thomas Hellenbrand. Ce dernier avait interjeté appel d'une première décision, le 20 avril, des juges d'instruction qui, contre l'avis du parquet, avaient décidé de renvoyer Henri Leclaire aux côtés de Francis Heaulme devant les assises de Moselle.
Henri Leclaire avait été le premier à avouer en 1986 le meurtre d'Alexandre Beckrich et Cyril Beining, 8 ans, morts le crâne enfoncé à coups de pierre sur un talus SNCF sur lequel ils jouaient à Montigny-lès-Metz. Mais il s'était rapidement rétracté. Les enquêteurs l'avaient blanchi, relevant des inexactitudes dans ses déclarations. Une reconstitution avait aussi penché en sa faveur, les policiers estimant que sa corpulence l'empêchait de monter le talus.
Mis en cause par "le routard du crime" 
Quelques mois plus tard, un adolescent de 16 ans, Patrick Dils, était arrêté, puis condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Premier mineur à écoper d'une telle peine, il fut, en 2001, l'un des rares détenus français à bénéficier d'une procédure de révision, qui aboutit à son acquittement. La présence du tueur en série Francis Heaulme à proximité du lieu du crime le jour du meurtre, le 28 septembre 1986, avait été un élément clef de cet acquittement.
Mais lorsqu'il a été entendu sur l'affaire, celui que l'on surnomme "le routard du crime" a mis en cause Henri Leclaire : il l'aurait vu, ensanglanté, à proximité des lieux du crime ce même 28 septembre 1986. Ces accusations n'ont pas suffi pour incriminer M. Leclaire qui a bénéficié d'un non-lieu. Et Francis Heaulme a finalement comparu seul, le 31 mars 2014, devant les assises de la Moselle.
Hypothèse "journalistique" 
Le procès a toutefois été ajourné dès le deuxième jour d'audience, après des témoignages de dernière minute incriminant à nouveau Henri Leclaire. Il y avait celui d'une femme devant laquelle il aurait évoqué l'affaire de Montigny après lui avoir livré ses courses, expliquant avoir "attrapé" les enfants, mais pas les avoir tués. Et le récit d'un cheminot, qui s'est souvenu avoir vu un homme "ressemblant à 90%" à M. Leclaire, les vêtements ensanglantés, le jour du double meurtre.
Déjà condamné sept fois pour neuf meurtres, dont deux fois à la perpétuité, Francis Heaulme avait à l'audience réitéré ses accusations contre Henri Leclaire, soutenant l'avoir aperçu en train de descendre le talus en courant, les vêtements en sang. Les deux hommes auraient-ils pu commettre le crime ensemble ? La chambre de l'instruction a estimé jeudi qu'il ne s'agissait que d'une hypothèse"journalistique" et qu'elle n'avait pas à "se prononcer sur une fiction", ont rapporté les avocats à l'issue de l'audience
 
Henri Leclaire n'est finalement pas renvoyé devant la cour d'assises de Moselle dans l'affaire du double meurtre de Montigny-lès-Metz, où le tueur en série Francis Heaulme se retrouvera donc seul dans le box des accusés, ont annoncé aujourd'hui plusieurs avocats.
Saisie en appel, la chambre d'instruction a renoncé à renvoyer devant les assises l'ex-manutentionnaire de 67 ans, dont le nom n'a cessé de refaire surface dans le dossier du meurtre de deux petits garçons en 1986 à Montigny-lès-Metz. C'est "la fin d'un long calvaire", a commenté son avocat, Me Thomas Hellenbrand.
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Violences contre son ex-compagne : «Enceinte, elle ne s'alimentait plus»

Cheveux rasés, jean de marque, un jeune Boudounais de tout juste 20 ans comparaissait pour de lourdes violences et un harcèlement quotidien à l'encontre de son ex-compagne. Les faits, qui se sont tenus d'août 2015 au 27 mars dernier, à Boudou, ont tenu, mardi, une grosse partie de l'audience correctionnelle, le tribunal étant d'autant plus affecté que la plaignante, une femme de 20 ans, à l'époque enceinte, puis jeune mère, semblait aujourd'hui minimiser les mauvais traitements et les humiliations subis durant sept mois. «Des gifles, des coups dans les cuisses, et la présence constante de votre ex à votre domicile, ainsi qu'à la maternité le jour de l'accouchement de votre compagne», tonnait la présidente Vanessa Maury, qui brossait le calvaire de cette jeune mère vivant au foyer de Moissac. Des violences dont la famille, et plus particulièrement les sœurs de l'accusé, s'était émue dans leurs dépositions. «Il y a beaucoup de choses qui sont fausses», déclarait le prévenu, qui évoquait un contexte de violences verbales mutuelles et, du bout des lèvres, des «bousculades» pour évoquer les agressions physiques. À la barre, la victime, accompagnée d'un proche, donnait l'apparence d'une adolescente. «C'est un peu exagéré», lâchait-elle, au grand dam de la présidente Maury et de son assesseur, la juge Anne-Marie Ribeyron, qui voyait un cas typique d'une femme battue minimisant, a posteriori, ces maltraitances conjugales. «Il a passé son temps à la rabaisser, à lui dire qu'elle ne valait rien, plaidait l'avocate de la partie civile. Elle en était arrivée à ne plus s'alimenter, enceinte... Le médecin a d'ailleurs diagnostiqué de cette relation un syndrome de stress post-traumatique (SPT)». De son côté, l'avocate de la défense insistait sur les déclarations de la «famille de l'accusé qui a exagéré à outrance les faits». Suivant point par point les réquisitions du ministère public, le tribunal condamnait le Boudounais à huit mois, dont six avec sursis et mise à l'épreuve
http://www.ladepeche.fr/communes/moissac,82112.html